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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:11

 

Le SNUipp prendrait-il peu à peu conscience qu’il lui faut s’intéresser davantage aux directrices et directeurs d’école ? Ou n’est-ce que la proximité des élections professionnelles qui l’incite à ratisser large ? Toujours est-il que le supplément au n° 357 de « Fenêtre sur cours » du 12 septembre 2011 est entièrement consacré au dossier brûlant intitulé « Direction et fonctionnement de l’école ».

L’on y retrouve des formules choc telles que :

« Halte à la surcharge ! »

«STOP ! La coupe est pleine »

« Je réponds quand j’ai le temps »

« Il faut aider les directeurs »

« Dans l’action pour changer la donne »

« Tout repose sur la direction d’école »

…Etc. Bref, le SNUipp semble dire aux directeurs d’école « Je vous ai compris ! » 

Il faut d’ailleurs reconnaître que le terme « directeur » n’est plus un mot tabou dans la presse du syndicat majoritaire. Lorsque le SNUipp exige la création d’emplois d’aide administrative « pérennes de la fonction publique, avec une réelle carrière, une grille indiciaire, des droits et une réelle formation », il évoque naturellement les EVS. L’on s’attend tout naturellement qu’il pose les mêmes revendications s’agissant des directeurs d’école : « réelle carrière, grille indiciaire, droits et réelle formation »… Que nenni !
Certes, le SNUipp déclare que « le ministère doit, sans plus attendre, ouvrir de véritables négociations sur l’avenir de la direction et du fonctionnement des écoles : missions redéfinies, formation adaptée, temps de décharge revu… »

Hélas ! Le terme « statut » ne figure pas dans cet édito… Alors, peut-être, aura-t-on la chance de le trouver dans la partie du dossier intitulée « Fonction ? Métier ? Une formation ! »… 

« Direction d’école : un enseignant avec une responsabilité et des compétences multiples. Une fonction qui a fortement évolué… en un métier ? 

Dans les textes qui régissent l’école, la direction d’école est une fonction particulière qu’assure un enseignant du primaire. Ses missions sont définies dans un décret de 1989 (décret 89-122 du 24/02/89).

Admission des élèves, répartition dans les classes, travail des personnels communaux en service à l’école, animation de l’équipe pédagogique, intégration des élèves en situation de handicap… autant de responsabilités qui, avec le temps, se sont multipliées et complexifiées. A cela s’ajoute Base-élèves, accompagnement éducatif… Ces quelques exemples récents, pour certains contestés, montrent que les directrices et directeurs ont dû faire face à de nouvelles exigences. Toutes ces tâches font-elles que dorénavant la direction d’école est devenue un « métier », vocable qui jusqu’ici ne s’est pas imposé ?  

Frédéric Saujat a étudié avec son équipe l’activité des directeurs. Il écrivait dans « Fenêtre sur cours » en 2007 : « Si je reprends la définition que j’utilise dans mes travaux, le terme « métier » relève à la fois du sentiment d’appartenir à une histoire commune, à une culture commune, ce qui conduit à la construction de compétences partagées. Il y a quelque chose de cet ordre-là dans ce qui caractérise l’activité du directeur » mais il soulignait, par ailleurs, qu’il y a une résistance à parler de  « métier » dans la volonté de garder la continuité avec l’activité de l’enseignant. Pour le SNUipp, il est important que le directeur continue à mener une action pédagogique dans son école pour la cohésion de l’équipe.  

Des compétences particulières

Que l’on parle de métier ou non, les compétences demandées aux directrices et directeurs sont-elles les mêmes que celles de l’enseignant dans sa classe ? Non, pourrait-on dire au jugé car la multiplicité des tâches aborde des domaines très différents. Les sollicitations viennent à la fois de prescriptions descendantes (la hiérarchie, l’institution, avec tous les relais que l’on peut imaginer jusqu’à l’IEN de circonscription) mais aussi des prescriptions ascendantes qui viennent soit des usagers de l’école (les parents, les élèves), soit des collègues, soit des problèmes survenus dans l’école. Frédéric Saujat résume : « les compétences que le directeur doit mettre en œuvre sont de plusieurs ordres : des compétences organisationnelles, des compétences d’animation de l’équipe pédagogique, des compétences de contrôle. »  

Une formation à inventer

Aujourd’hui, les compétences utiles au directeur ne sont pas définies du fait même qu’elles ne font l’objet d’aucune formation. Le stage proposé par l’institution ressemble plus à une information sur le travail prescrit, les missions du directeur, le fonctionnement de l’école, qu’à une formation à partir de l’activité réelle que le travail de direction requiert.

Comment animer une réunion ? Comment élaborer un projet d’école ? Les directeurs sont obligés de se débrouiller avec ce qu’ils savent faire en puisant dans leur expérience d’enseignants mais ils n’ont pas d’outils professionnels mis à leur dispostion pour mener à bien ces tâches-là.  

C’est pourquoi le SNUipp demande une formation spécifique et reconnue des directrices et directeurs, autre mesure indispensable pour que leur travail, leur engagement, soient reconnus. »  

S’il est manifeste que le SNUipp progresse dans sa reconnaissance du rôle du directeur d’école, il a encore quelques difficultés avec la reconnaissance du métier de directeur d’école.

Dès le sous-titre de l’article « Une fonction qui a fortement évolué… en un métier ? », l’on peut s’interroger sur la forme de la phrase. Pourquoi la ponctuer d’un point d’interrogation alors que la question ne se pose plus depuis tant d’années ? Quand tous les observateurs avertis parlent de métier pour qualifier le travail du directeur d’école, le SNUipp se pose encore la question !

Il convient également de notifier au SNUipp qu’il met la charrue avant les bœufs lorsqu’il écrit « Aujourd’hui, les compétences utiles au directeur ne sont pas définies du fait même qu’elles ne font l’objet d’aucune formation. »

Osons lui dire que si les compétences utiles ne sont pas définies, c’est parce que la fonction n’est pas reconnue comme un véritable métier et qu’il n’y a donc pas lieu de lui offrir une formation spécifique. Il faut d’abord reconnaître le métier par un véritable statut professionnel. Les compétences requises et les missions seront alors clairement définies et une formation adéquate s’imposera d’elle-même… 

Enfin, il est à noter que, dans un dossier de 6 pages consacré à la fonction ou au métier de directeur d’école, le SNUipp a réussi la performance de ne pas utiliser une seule fois le mot « statut » !

Une performance qui relève de l’exploit si l’on pense que l’une des colonnes de ce supplément relate l’enquête réalisée en mai 2011 par le SNUipp pour s’enquérir auprès des principaux intéressés de leurs conditions de travail…

Si évolution il y a, et elle est indéniable, force est de constater qu’elle est bien lente… Ce nouveau supplément de 6 pages consacré à « la direction et au fonctionnement de l’école » suffira-t-il à convaincre les directrices et directeurs à accorder leur confiance au SNUipp ? Le doute est permis…  

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

P. Crilat 14/09/2011 21:05



Question à zézé ; depuis 1981 nos salaires ne sont plus indexés sur le coût de la vie.


Pourquoi et comment cela s'est-il arrêté ?



merlin 14/09/2011 18:56



Pour les plus jeunes sur ce forum: comment faire taire le Gégétus primatus. Balancer une série de questions sur les positions et résultats du Snuipp; Le silence suit à chaque fois mais Gégé
reviendra balancer son fiel sur un autre sujet.


  toujours pour les plus jeunes selon Gégé: le Snuipp était contre les emplois jeunes puis les EVS , ensuite il devient pour à coup de " adhérez, nous vous défendrons"...


Les normaliens , dans les années 80 passaient un Deug durant leurs 3 ans de formation rémunérée, aujourd'hui, ils se payent leurs études à Bac + 5 ... un progrès....


Dans les années 70, un prof émargeait à peu près au niveau d'un capitaine: aujourd'hui, on peine à arriver au niveau du Sous-off.... pourtant notre formation doit être au nivau officier!


La défense d'emplois statutaires de secrétariat va placer les dirlos dans une situation bizarre: la secrétaire aura plus de temps à consacrer à l'école que le directeur....


Les syndicats ne s'expriment pas beaucoup sur qui va être le vrai responsable et référent de ces emplois... et pour cause!


Alors les jeunes, un conseil d'un qui balance entre deux âges: plongez dans les archives syndicales pour savoir qui a promis quoi et ce qui a été obtenu, bonne formule pour se faire une opinion
et comme dirait Chatel dans sa leçon de morale:


  Les promesses n'engagent que ceux qui y croient!



Pascal Oudot 14/09/2011 15:59



Nom de nom... Il faut immanquablement que le connard de service nous sorte quatre perles à la suite. Tu as raison, couillon de Gégé, nous sommes tous des imbéciles sauf toi.


 


Mais...


 


qu'aurait à gagner le SNUipp à se montrer démago, tricheur, menteur, flatteur...etc. ????


 


Tout. L'image du syndicalisme en général, du syndicalisme enseignant, et du SNU en particulier, est très mauvaise. Vous pourrez le constater de vous-mêmes dès le mois prochain. Mais ta
description de votre stratégie est frappante, je t'en remercie.


 


 Sauf si vous êtes jeune dans le métier, vous connaissez sa réputation de sérieux et de fiabilité, tout de même !


 


J'ai trente ans de métier et la réputation du SNU n'est effectivement plus à faire: amateurisme, clientélisme, sujétion à des idéologies surannées... la totale!


 


Dire le contraire, ce serait prendre la majorité des enseignants pour des imbéciles puisqu'ils le placent largement en tête dans les élections pros !!!


 


Voilà une interprétation que je te laisse avec bonheur, ayant horreur des andouilleries tirées par les cheveux: parce que le SNU "serait" en tête des élections pro, cela signifierait que les
votants sont intelligents? Elle est excellente, je me régale. Je me régale d'autant plus que le SNU avait bénéficié d'un effet anti-SE après la signature du protocole, effet qui n'existe plus. Et
comme les enseignants effectivement ne sont pas des cons, on va bien rigoler.


 


Et je termine en disant à Denis que le SNUipp ne promet rien, mais alors, rien du tout. C'est un syndicat responsable.


 


Aaah, ça, on a avait bien noté, mais merci de nous le repréciser: le SNU ne promet rien, ne dit rien, ne fait rien. Le SNU, c'est le néant. Deo gratias, et surtout dès octobre
requiescat in pace.



Gregoire 14/09/2011 14:56



Faut-il ressortir tous les posts sur le thème du cheffaillon aux ordres?


Je trouve cela lamentable affligeant et pathétique. Lorsqu'on cumule la duplicité de notre administration qui sait mais continue à nous vende la gestion à distance de l'école virtuelle tout en
nous plaignant, la docilité des directeurs en réunion ien qui se lâchent autour de la machine à café mais se tiennent coi devant le chef, les collègues adjoints qui ont une vision à géométrie
variable de notre rôle selon leurs intérêts du moment, et maintenant le syndicat majoritaire qui vient nous dire qu'il nous a toujours aimé en oubliant le point de la hors classe, le CMD,
l'ignorance du GDID et des "éléments de langage" qui évitent même de dire notre nom et ben on devient amer.


Les seules satisfactions pour moi restent les enfants les parents et les relatons mairie.



merlin 14/09/2011 14:47



Pas de chance pour toi ( et pour moi) mais plus très jeune dans le métier donc j'ai le recul nécessaire pour me souvenir de la plupart des promesses non tenues, des revirements et reculades du
Snuipp ( et d'autres soyons juste).


  Mais je reste positif, juste quelques questions: les syndicats ont accepté l'élévation du niveau de recrutement des PE à Bac +5. Soit.  Quel est le niveau de salaire d'un PE sortant?
Quel est le niveau de salaire et évolution de salaire d'un autre fonctionnaire de même niveau de qualification ( cadre A) ? Quelle prise en compte des acquis de l'expérience dans la
revalorisation salariale pour les plus anciens?


  Vous réclamez des EVS avec emploi pérenne ( donc un statut...).


Quel sera leur volant d'heures par semaine? Qui les recrutera IEN ? IA ? en tout cas pas les dirlos. Leur " patron sera donc l'IEN.


 Quelles seront leurs attributions sur un plein temps: peut-on imaginer une gestion de BE dont le seul dirlo a aujourd'hui accès par les EVS?  Ces personnes ne risquent-elles pas de
devenir le bras armé des IEN dans les écoles? puisque le dirlo sera dans sa classe les trois quarts du temps pendant que les secrétaires administratifs seront disponibles pour répondre au
téléphone et donc répondre à l'IEN entre autre ? Ne deviendront-elles pas à terme les interlocutrices privilégiées des parents puisque le dirlo aura d'autres occupations dans sa classe? En bref,
est-il sérieux et raisonnable de demander des emplois pérennes et à plein temps pour aider des gens qui n'ont ni temps, ni statut? La démarche inverse ne serait-elle pas plus logique et
performante?



Denis 14/09/2011 13:54



Ouh la la Gégé, attention, terrain glissant...


Le snuipp a été placé en tête des élections pros ce qui prouverait qu'il est sérieux, fiable, responsable... Moi je veux bien, mais alors, quid de Sarkozy et de l'ump..? Sont pas arrivés là par
la grâce d'un coup d'état que je sache...



Gégé 14/09/2011 12:09



M'enfin, Henri et Merlin... réfléchissez un instant... qu'aurait à gagner le SNUipp à se montrer démago, tricheur, menteur, flatteur...etc. ???? Sauf si vous êtes jeune dans le métier, vous
connaissez sa réputation de sérieux et de fiabilité, tout de même ! Dire le contraire, ce serait prendre la majorité des enseignants pour des imbéciles puisqu'ils le placent largement en tête
dans les élections pros !!!

Et je termine en disant à Denis que le SNUipp ne promet rien, mais alors, rien du tout. C'est un syndicat responsable.



Denis 14/09/2011 11:43



A l'approche des élections : sénatoriales, professionnelles, présidentielles, législatives, c'est fou comme on voit fleurir les bonnes intentions, les promesses de lendemains qui chantent, les
"j'ai changé, promis juré, craché", les "viens chéri, il y a du feu chez moi"...


Mais au final, ça me fait le même effet qu'une vieille péripatéticienne trop fardée : pas très bandant...



Pierrot Lombard 14/09/2011 10:35



... Et il y a peu quand nous disions que directeur est un métier qu'il est urgent de reconnaître (statut) que les compétences à mettre en oeuvre et les responsabilités à assumer n'ont rien à voir
avec elles des PE devant leur classe, on nous traitait de cheffaillons, de fachos qui cherchaient à caporaliser l'école...


Le virage du SNUipp démontre que nous sommes largement majoritaires chez les dirlos, et sans doute chez les adjoints aussi.



merlin 14/09/2011 09:01



Je ne me joindrai pas non plus au concert de louanges sur les supposées bonnes intentions à notre égard de certains syndicats dont le Snuipp. Lecteur attentif de la presse syndicale, je ne vois
aucune reconnaissance de notre spécificité, de reconnaissance mais des constats faussement accablés dont le seul remède semble être le retour d'emplois précaires ...; c'est peu, inadapté et
facile.


Les élections approchent à grands pas efffectivement et nombreux sont ceux qui, après nous avoir méprisés voir vilipendés, se disent qu'une partie des voix des dirlos et un peu d'implication de
leur part pour solliciter les collègues pour le vote électronique ne seront pas de trop à l'heure des comptes.


Les dirlos sont débordés? la faute à qui? Quel syndicat a demandé une dispense de l'APE pour les dirlos?


les charges s'alourdissent? Quel syndicat a reéllement mené une lutte pour que BE soit un outil à notre service et non pour le MEN ? qui a lutté contre Affelnet? ( et j'écris bien lutté , je ne
parle pas de déclarations de principe vite oubliées)


la reconnaissance de nos heures non rémunérées, de nos responsabilités? le point de HC pour tous les dirlos? Qui a lutté pour.... qui a lutté CONTRE?


L'affirmation claire et nette que le dirlo n'est pas un PE comme les autres mais bien le pilote de son établissement ... et non un fumeux CDMD?


Je pense que je voterai aux prochaines élections pour qui? j'hésite encore mais je sais très bien pour qui je ne voterai pas, suivez mon regard...



henri 14/09/2011 06:42



Entre "langue de bois" et "mauvaise langue", on finit par s'y perdre un peu !


Quoique...Un très ancien Ministre de l'Éducation Nationale (bon bougre par ailleurs) dont seuls peut-être de très anciens se souviennent, Edgar Faure, disait que ce n'était pas la girouette qui
tournait mais le vent ! Entre élections professionnelles et opportunisme...


Je n'ai probablement pas reçu le même "F. C." que d'autres ou bien m'a lecture doit en être bien différente : pas vu d'évolutions, de rapprochement, de changement mais un discours qui doit
environ remonter (comme un vieux réveil) au temps lointains de Lascaux !


EVS, bouée de sauvetage pour la "direction d'école" ! Quant aux directeurs...


Circulez ! il n'y a toujours rien à voir !



Lionel 13/09/2011 20:36



Oh Christian, ce que tu peux être mauvaise langue quand même


 


Il y aurait des élections bientôt ? Et c'est pour cela que Snoopy nous pondrait un papier nous brossant dans le sens du poil ? Mais pourquoi donc ? Pour nosu faire du Sarkosy promettant aux
enseignants de mieux les payer alors que l'OCDE vient de montrer que nous étions les plus mal payées de leur zone ? Non, je n'ose croire cela.


 


Dites, rassurez-moi : les élections ne sont pour rien dans cette prise soudaine de position et dans cette encore plus soudaine pour les dirlos et dirlettes ?


 


Mais naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan. Bossez tranquilles braves dirlos, Snoopy se penche enfin sur l'idée d'une réflexion préalable à l'hypothétique étude de l'éventuel projet d'une lointaine approche
d'un statut.



Pierrot Lombard 13/09/2011 19:33



Tu as de la chance, toi, Pierrot, de pouvoir etre catégorique sur des questions aussi difficiles !! Je crois que le sujet mérite pour le moins réflexion et qu'on
ne peut trancher comme tu le fais.


...Allons Théo, un peu de sérieux. Lis le texte du SNUipp, les réponses de Saujat date de 2007! Pas le temps de réfléchir en 4 ans, des états généraux et le rapport Reiss?


 


...Elles doivent faire l'objet d'un large débat. Les conséquences de toutes les décisions envisagées doivent être analysées sérieusement.


Et vous avez débattu avec qui depuis 4 ans? 


Le GDiD à discuté avec FO, la cgt, nous avons  rencontré le PS (Julliard en charge du programme éducation), l'AMF, la FCPE,  et on travaille à une initiative d'encergure avec
le SE, le SGEN, la CFTC, Avenir école et le SIEN, l'ANDEV.


On vous a écrit plusieurs fois, même SUD nous réponds, pas vous! 


Il faudra que tu m'expliques ce que tu appelles "débat".


Il ne faut pas perdre de vue que la majorité des écoles est constituée de petites équipes dans de petites structures. L'aspect humain est primordial pour
travailler ensemble. Tous ces paramètres et notamment ceux de la taille de l'établissement doivent être pris en compte. 


Tu continues à mélanger 2 choses:


- la définition d'un statut pour TOUS les dirlos, et l'endroit où il exercera son métier.


l'ÊTRE et l'AVOIR...


 


La pêche aux voix n'est pas le style de la maison, Pierrot. Nous sommes un syndicat responsable.


... Et qui ne pratique pas la langue de bois...



christian 13/09/2011 19:10



Je suis ému. Cette soudaine démonstration d'affection entre le GDID et SNOOPY, c'est touchant. Belle lune de miel! Puis au moins ça sent pas les élections qui arrivent, ça semble vraiment
sincère. Je suis ému...pas vous?


Ch



Théo62 13/09/2011 18:40



"On remarquera facilement que le SNUipp dans ce complément de FsC n'apporte jamais de réponse syndicale aux questions qu'il pose"
Tu as de la chance, toi, Pierrot, de pouvoir etre catégorique sur des questions aussi difficiles !! Je crois que le sujet mérite pour le moins réflexion et qu'on ne peut trancher comme tu le
fais.
Et ce n'est pas pour ratisser large, comme tu le dis. Pas du tout. Les collègues, qu'ils soient directeurs ou adjoints, nous connaissent bien et savent que nous ne sommes jamais complaisants dans
le but de flatter. Ce sont de vraies questions qui sont soulevées. Elles doivent faire l'objet d'un large débat. Les conséquences de toutes les décisions envisagées doivent être analysées
sérieusement. Comme l'a dit Dedel, il faut pas provoquer une cassure du corps des PE. Il ne faut pas perdre de vue que la majorité des écoles est constituée de petites équipes dans de petites
structures. L'aspect humain est primordial pour travailler ensemble. Tous ces paramètres et notamment ceux de la taille de l'établissement doivent être pris en compte. 
Il n'y a pas non plus de revirement au sujet des EVS comme j'ai pu le lire. Notre position a toujours été claire. Nous avons dit non aux EVS de 2006 parce qu'il s'agissait d'emplois précaires
destinés à masquer le chômage et à arrêter la grève administrative qui commençait à inquiéter fortement le ministère.
Nous sommes en 2011 et, les tâches des collègues directeurs se sont encore alourdies et nous pensons qu'une aide administrative est indispensable au fonctionnement de l'école. Mais, nous y
mettons une condition : que ces emplois soient pérennes et surtout bénéficient d'une solide formation. Qu'ils soient un métier de l'éducation et non un emploi précaire jetable chaque mois de
juin.
En tout cas, sache que nos prises de position n'ont aucun but électoraliste. La pêche aux voix n'est pas le style de la maison, Pierrot. Nous sommes un syndicat responsable. Est-ce le fait
du hasard si nous bénéficions de la plus forte confiance de la profession ?



henri 13/09/2011 15:38



@ Pascal Oudot !


Félicitations pour avoir obtenu les compliments de qui vous savez !



Pierrot Lombard 13/09/2011 13:47



Si certains collègues notent une évolution dans les idées et réflexions du SNUipp portant sur la direction d'école...


Ce qui serait intéressant consisterait à sortir de l'hypothèse et nous dire s'il y a bien une évolution du SNUipp.


On remarquera facilement que le SNUipp dans ce complément de FsC n'apporte jamais de réponse syndicale aux questions qu'il pose:


Directeur = métier? oui selon la grille de lecture de F.Saujat.


Directeur = compétences ≠ PE? oui selon F. Saujat.


 


Ce faisant, électoralement, le SNUipp ratisse large et se réserve de répondre NON ou OUI selon qui le questionnera.


 


Évolution, je ne sais pas, mais le SNUipp n'est plus en capacité de tenir la ligne sur laquelle il était jusqu'à présent: dirlo = enseignant com'lez'ôtres! Preuves qu'il prend conscience de ce
que veulent la grande majorité des dirlos.


Action unitaire?


Que je sache la grève du 27 l'est, non?


et sur le dossier qui nous préoccupe, ben le SE, le SGEN, CFTC éduc, Avenir École, le SIEN... bossent ensemble en relation avec l'ANDEV, la fcpe, l'AMF... afin de mener une action commune et
peser sur les candidats de la présidentielles (fin novembre).


Si le SNUipp cherche l'unité sans que cela sois un rassemblement sous sa bannière, il est le bienvenue.


il est du devoir de toute organisation syndicale de veiller à éviter une coupure entre adjoints et directeurs. C'est pour cette raison que nous pensons que ledirecteur doit continuer à mener
une action pédagogique au sein de l'école. 


Qui a prétendu le contraire? 


C'est la base de notre crédo.Le directeur est un PE (c'est dans le rapport Reiss) De plus dit comme ça on est tout à fait d'accord:  une action pédagogique ≠ avoir la responsabilité d'une
classe. 


 


Un métier + des compétences spécifiques + un formation spécifique = STATUT.


 


Et aujourd'hui, le danger de cassure avérée c'est celle qui s'est installée entre l'école et les équipes de circo., là on est moins regardant sur le fait de garder une action pédagogique... Et on
a tort.



Gégé 13/09/2011 13:43



Il ne faut pas toujours voir le mal partout, Henri. Il ne faut pas chercher des contradictions là où il n'y en a pas. Il faut parfois accepter de reconnaître que tout n'est pas ou tout blanc ou
tout noir. C'est ce que fait Pascal Oudot. C'est courageux de sa part car il n'hésite pas à casser du sucre sur le dos des syndicalistes. Mais au moins, il sait faire la part des choses.



Pascal Oudot 13/09/2011 12:54



Merci Dedel, une fois n'est pas coutume de ma part, pour ce commentaire digne et constructif. Bon, je rejoins Pierre et surtout Alain qui réclame un dialogue ouvert. Mais je suis heureux qu'un
représentant du SNU ait ici un discours de bon aloi sans racolage.



henri 13/09/2011 11:56



Revenu de sa position de 2 006, lorsque le SE avait signé le protocole, le syndicat majoritaire reprend le flambeau en 2 011 et plus que jamais se fait le défenseur des EVS. D'ailleurs, il ne
voit dans ce dispositif que la SEULE issue au malaise, pour ne pas dire plus, des directrices et directeurs d'école.


Opportunité électorale ? Une part de ceci probablement, ce qui ne serait pas très "grave". Cécité totale ou autisme ? Les nombreuses contradictions de ce supplément en sont la preuve manifeste,
contradictions qui relèvent de l'équilibrisme : tout pour ne pas utiliser le mot de "statut", contourner les mots et les formules pour ne pas regarder en face la réalité : et là; c'est beaucoup
plus grave !



Alain REI 13/09/2011 09:34



C'est la raison pour laquelle le GDID réclame depuis 10 ans la création d'un statut spécifique pour les directrices et directeurs
d'école.
Il faudrait peut-être lire en vrai nos propositions et engager une discussion qui oubli un peu le passé (même s'il est porteur de notre histoire) pour se tourner vers un avenir que l'on souhaite
meilleur pour les directrices et directeurs mais avant tout pour notre école du premier degré.
Quand le GDID parle de statut c'est bien dans une globalité, un recrutement cohérant, une formation adapté, et une perspective d'évolution de carrière établie.
Concernant le syndicalisme moderne et ses capacités à tenir compte des évolutions de la société, nous partageons cette analyse : oui les syndicats savent tenir compte des réalités, certains
plus rapidement que d’autres. Et tant mieux si le SNUIPP bouge véritablement son approche et de manière durable et non conjoncturelle(les mauvais esprits voient les élections professionnelles
arriver à grands pas).
La division de la profession ? Les directeurs d’école aujourd’hui sont isolés et leur reconnaissance loin de diviser « La profession » permettra juste aux différents métiers de
l’école de s’exprimer en cohérence.
Alain REI


 


 



Dedel 13/09/2011 08:53



Si certains collègues notent une évolution dans les idées et réflexions du SNUipp portant sur la direction d'école, eh bien c'est tant mieux. C'est la preuve que rien n'est figé et que le
syndicalisme moderne sait tenir compte de l'évolution de la société. Pour les collègues véritablement impliqués dans le syndicalisme, ce n'est ni une surprise ni une découverte.
Je voudrais juste préciser 2 choses :
- la volonté de faire pression sur le gouvernement passe par une action unitaire. Le SNUipp a pris contact avec ses partenaires syndicaux pour lancer un mouvement d'ampleur dans l'unité.
- il est du devoir de toute organisation syndicale de veiller à éviter une coupure entre adjoints et directeurs. C'est pour cette raison que nous pensons que ledirecteur doit
continuer à mener une action pédagogique au sein de l'école. La cohésion de l'équipe enseignante est un atout pour l'école primaire. Veillons à la préserver. Or, on sait, depuis Monory et sa
tentative de diviser la profession par la création de maîtres directeurs que la tentation est forte à l'intérieur des différents gouvernements. Notre action a toujours permis d'éviter cette
cassure. Le danger est toujours présent et la vigilance ne doit pas se relâcher.



Pierre Lombard 13/09/2011 07:49



... Et en page 6, dans Et si nous étions plus nombreux:


"La tentation existe de comparer les moyens humains dont disposent les écoles avec celle des collèges de taille semblable, la différence est nette!


Dans une &école de 8 classes, par exemple, pour 2àà élèves, le directeur a une seule journée de décharge pour assurer ses missions et dans le meilleur des cas, une aidde administrative à
temps complet, voire pariel.


Dans un collège de même taille, l'établissement est dirigée par un-e principal-e sans charge de classe assisté d'un-e secrétaire et même parfois d'un-e agent comptable. Les collégiens sont
encadrés, de plus, par un CPE et plusieurs assistants-es d'éducation.


Comment le ministère peut-il justifier de la suppression des emplois d'aide administrative déjà insuffisant et rabotés chaque année alors que les exigences de l'administration se
multiplient.


Ben voilà que le SNUipp reprend la comparaison avec le collège, jusque là honni .


 


Comparaison avec le collège et son Principal, directeur = métier, compétences différentes de celles d'un PE, formation spécifique ==> STATUT, non?


Mais on remarquera que tout est en mode "question", et pas de réponse directe... Pour moi le SNUipp ratisse large, c'est de la com électorales.


Une satisfaction tout de même, et de taille. Le SNUipp prend en compte le rapport de force issue du combat des dirlettes et des dirlos (combat, le mot n'est pas trop fort) et n'ose plus se
positionner sur" dirlo=enseignant comme les autres"  ,