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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:06

 

A quoi servent les différents rapports remis au gouvernement ? La question mérite d’être posée tant on a l’impression que les ministères n’en tiennent aucun compte. C’est le cas dans l’Education nationale.

 

Dans un rapport publié le 12 mai et intitulé " L'éducation nationale face à l'objectif de la réussite de tous les élèves ", la Cour des comptes préconise d'investir davantage dans l'école primaire et dans l'accompagnement des élèves en difficulté.

La France fait " en proportion moins d'efforts en direction du primaire" alors qu'il s'agit du "moment le plus important pour l'élève ", déplore Didier Migaud. Dans ses recommandations, le rapport de la Cour des comptes préconise d'"accroître la part des financements allouée à l'école primaire, en privilégiant le traitement de la difficulté scolaire".

Or, on apprend que, dans le même temps, le ministre de l’Education nationale demande aux recteurs « de dégager les gisements d'emploi possibles » pour répondre à l’exigence gouvernementale de supprimer 16 000 postes en 2011.

Le document ministériel énumère tous les « leviers » possibles pour encore et toujours dégraisser le mammouth.

 

Les mesures les plus faciles ont déjà été prises :

-       suppression de postes de remplaçants à tel point que certaines académies doivent faire appel à des vacataires (étudiants, retraités)

-       suppression de certaines options en lycée

-       baisse du taux de redoublement

-       baisse de l’offre de scolarisation des moins de trois ans

-       suppression d’enseignants spécialisés (maîtres E et G, RASED)

-       préparation du bac professionnel en 3 ans au lieu de 4

-       réforme du lycée

-       réforme de la formation des enseignants

 

En trois ans, 50 000 postes ont été supprimés. En 2012, 80 000 auront été détruits. Le plus difficile est à venir car la saignée a été si forte qu’il faut maintenant faire preuve de la plus grande imagination pour trouver quelques traces de gras sur le dos du mammouth.

Les IA sont chargés d’explorer toutes les pistes pour supprimer des postes dans les 3 années à venir. Oublié le rapport de la Cour des Comptes. Oublié le classement PISA. Seule doit être prise en compte la règle comptable du « un sur deux » qui est devenue la politique éducative de l’Education nationale.

 

Certaines mesures drastiques concernent la suppression de collèges de moins de 400 élèves, la réduction de personnels administratifs en EPLE, la rationalisation de l’offre éducative en lycée ou de formation en lycée professionnel… Nous nous attacherons, ici, à ne décrire que les mesures touchant le premier degré.

 

Schéma d’emplois 2011 – 2013

 

Contexte : mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013, sans dégrader les performances globales.

 

Les gisements d’efficience peuvent relever :

-       de décisions nationales à caractère réglementaire déclinées au niveau académique (ex des mesures relatives au temps de travail des enseignants)

-       de la mobilisation de certaines marges identifiées dans les académies, aidée et accompagnée solidairement par l’administration centrale, qu’il s’agisse de finalités nouvelles à atteindre ou des  différentes modalités pour y parvenir (ex taille des classes, remplacement, traitement des enseignants hors les classes et des décharges…)

 

A partir des différents éléments disponibles depuis RGPP 1, une mission IGF a conduit des études depuis septembre 2009 avec quatre académies sur le rendement de leviers « à la main des académies »

Les pistes identifiées ne constituent pas une liste fermée : chaque académie peut la compléter par des leviers qu’elle estime être en capacité de mobiliser.

 

 

Principales marges de manœuvre recommandées par le ministère : les leviers académiques identifiés

 

L’augmentation de la taille des classes

 

Le relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture

« L’augmentation de la taille moyenne des classes a un impact direct et très important sur les besoins en E.T.P. dans le premier degré. La définition et l’utilisation des seuils d’ouverture et de fermeture de classes peuvent contribuer efficacement à une augmentation du nombre moyen d’élèves par classe.

En théorie, une augmentation de 1 élève par classe en moyenne devrait se traduire, au niveau national, par une économie de près de 10 000 classes, soit un peu plus de 4% du contingent total. »

 

La réduction du nombre d’écoles

« La fermeture de petites écoles est progressive sur le moyen terme et peut encore progresser, en accord avec les communes concernées. En effet,  à la rentrée 2009, on recensait 4 971 écoles à classe unique et 11 538 écoles avaient une ou deux classes, soit 23,56 % des écoles. Le nombre de RPI a augmenté ces dix dernières années : il est passé de 4 636 à 4 879 mais dans certaines académies, des regroupements de ce type devraient être développés. »

 

La réduction du besoin de remplacement et ouverture du vivier de remplacement

« Il s’agit pour l’académie d’explorer une voie qui consiste à organiser tout ou partie des sessions de formation continue en dehors des pics d’absence (automne et printemps) ou mieux, en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires) »

« Une piste d’optimisation du coût en emplois du remplacement réside dans le recours à des non titulaires en substitution à des titulaires pour assurer une part du remplacement, les non titulaires présentant une ressource plus flexible dont le rendement est proche de 100 %. »

 

La baisse de la scolarisation des enfants de moins de trois ans

« Il s’agit pour les académies de mesurer les gains en emplois qui peuvent être générés par une baisse de la scolarisation à deux ans lorsque celle-ci peut être considérée comme le « fruit de l’histoire » et ne correspond pas aux objectifs d’égalité des chances assignés à cette politique. Cette mesure s’adresse essentiellement aux académies dont le taux de scolarisation à deux ans excède significativement le taux moyen national. »

 

Sédentarisation des enseignants « hors la classe »

 

RASED

« La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à vingt-quatre heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Cet effort représente l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants entièrement dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin.

Dans ce nouveau contexte, la contribution des enseignants spécialisés des RASED doit évoluer.

 

Plusieurs scénarios doivent être examinés :

 

-       suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ;

-       suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures ad hoc (milieu rural par exemple) ;

-       un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires.

 

Coordination / Animation pédagogique

S’agissant des conseillers pédagogiques ou « faisant fonction » (environ 3 620 emplois), le ratio d’encadrement moyen est de 89 enseignants par conseiller et le ratio le plus élevé de 116 enseignants par conseiller. Il est probable que la « bonne cible » nationale est comprise entre les deux. Aussi, vous est-il demandé de procéder à un examen de l’activité des conseillers pédagogiques et de leur productivité.

 

Pour les personnels affectés à d’autres fonctions (animation, coordination, activités au profit d’autres organismes), la pertinence de ces missions doit être réévaluée.

Cela concerne plus précisément :

 - Les enseignants affectés à l’enseignement à l’extérieur des écoles (1 987,5 emplois)

 - Les personnels en situations diverses (MAD, fonctions exceptionnelles, PACD/PALD, décharges syndicales) (1 783,5 emplois)

 

Ce vivier doit être recentré sur les missions prioritaires du système éducatif et constitue une véritable marge.

 

Intervenants en langue étrangère (intervenants extérieurs et assistants étrangers)

Depuis plusieurs années, le cursus des professeurs des écoles leur permet d’être habilités à enseigner les langues vivantes à l’école. Ce sera également le cas des professeurs des écoles recrutés à compter de la rentrée 2010.

Il convient donc de s’interroger sur le potentiel des personnels extérieurs à l’école destinés à l’enseignement des langues vivantes.

 

 

Les premières réactions n’ont pas tardé.  

 

C'est le SNPI Fsu, syndicat des inspecteurs, qui réagit le plus sévèrement aux documents ministériels, "Il est nécessaire que chaque inspecteur refuse mensonges et manipulations ainsi que le soutien à une politique de démantèlement de la fonction publique aux conséquences désastreuses… Jusque-là n’avaient été tentées que des transformations partielles ; cette fois-ci, c’est un ensemble de mesures dont les conséquences seront désastreuses pour la réussite scolaire des élèves. Le système éducatif déjà ébranlé par les mesures précédentes n’a jamais été aussi gravement menacé".

 

La Fnaren, une association qui réunit des enseignants des Rased, dénonce les nouvelles suppressions de postes envisagées. "Supprimer de nouveaux postes aurait pour conséquence immédiate de voir s'élever encore le nombre d'élèves en grande difficulté scolaire et de détériorer le climat des écoles".

 

Pour le SE-Unsa, "tous les postes Rased devront donc être maintenus : ceux tenus par des titulaires Capa-Sh, par des faisant fonction ainsi que les postes vacants".

 

Enfin le Snuipp, souligne les contradictions entre le projet ministériel et les attentes de la société. "Alors que la Cour des comptes vient de dénoncer l’insuffisance du pourcentage du PIB consacré à l’école primaire et d’indiquer que le nombre d’élèves poursuit son augmentation, le ministre demande… l’examen et le chiffrage d’hypothèses inacceptables et insupportables pour l’avenir des élèves. "

"Il s’agit avec le schéma d’emploi 2011-2013 d’une véritable hémorragie d’emplois envisagée dans les écoles élémentaires et maternelles qui n’a qu’un but : ne pas remplacer un enseignant sur deux partant en retraite".

"Enseignants, parents, élus et citoyens doivent pouvoir connaître les conséquences des décisions prises en matière budgétaire. Le SNUipp rappelle qu’il demande l’abandon du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part en retraite. Dès le mois de juin, il appelle les enseignants des écoles à participer aux initiatives qui seront décidées en faveur de l’emploi. Il proposera à toutes les organisations et associations partenaires de tenir une initiative d’ampleur nationale en faveur de l’école ".

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

henri 06/06/2010 12:47



"Le problème de l’éducation nationale, c’est que depuis de nombreuses années la politique réactionnaire des gouvernements se nourrit du conservatisme des syndicats et vice
versa."


Commentaire d'un "lecteur de blog" !


Ici :


http://ecole.blog.lemonde.fr/2010/06/01/ce-blog-se-meurt-et-nous-on-pleure-2/#xtor=RSS-32280322


 



Grégoire 06/06/2010 11:26



Une commission d'enquête pour établir la vérité sur les 20 ans d'immobilisme concernant les directeurs d'école ?


c'est ça  ? Sinon il faudrait revoir le titre et l'objet de ce forum.



David CABAS 05/06/2010 22:07




Face au chantage de l'empire financier :


 


Crise des « subprimes », crise bancaire, accélération de la destruction de l'agriculture, de l’industrie et des emplois. Puis aujourd’hui crise de l’euro, crise de la dette publique des
États, destruction du service public, chantage sur les retraites. Sans oublier les divers plans injustes pour sauver les banques !


 


Nous devons nous organiser et nous mobiliser massivement pour demander à faire la lumière sur la crise financière en convoquant immédiatement une commission d'enquête parlementaire !


 


Nous ne devons pas faire le choix de la défaite ! Alors rejoins moi sur mon groupe facebook : http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


 


David CABAS


david.cabas.over-blog.fr


 






thierry fabre 03/06/2010 20:09



"...du caca de socio traîtres ? du prout libéralo-conservateur ?..."


Foutrequeue, vertuchou et cornegidouille !


Ami Grégoire, que de virulente scatologie en ces invectives outrancières !!!


Fi donc, mon bon, et sachons redonner lettres de noblesse et novelle jeunesse aux ancestrales, mais si jolies expressions, telles que "vipères lubriques" et autres "hyènes dactylographes"


 


Ceci dit, c'est vrai que je commence à m'inquiéter... Cela fait deux jours que le syndicat préféré d'aucuns sur ce blog a reçu le texte cité plus avant. Ben, c'est curieux, y l'ont toujours pas
signé...


Un ordinateur en panne ?


Une connexion défaillante ?


Une tendinite aigue ?


L'on s'interroge....


 


Thierry fabre



Grégoire 03/06/2010 19:22



Quelle avancée ! disais-je.



Grégoire 03/06/2010 19:21



C'est vrai , on oublie mais qu'est-ce que j'aimerais en faisant cela faire passer le message à nos partenaires de l'école ( parents mairie etc ) . Sûr qu'ils nous soutiendraient eux !


En attendant le texte collectif quel avancée ! : ils en disent quoi les trolls snuippiens ? du caca de socio traîtres ? du prout libéralo-conservateur ?


Ca plus les résultats des enquetes GDID plus la cour des comptes ( je ne mets pas Montaigne pour ne fâcher personne ) cela devient plus qu'une tendance mais une inflexion irréversible .


Allez soyez beaux joueurs et signez ! sinon cela va commencer à faire désordre.


 



merlin 03/06/2010 17:18



Je serai tenté de dire qu'une grève des dirlos est impossible ...puisque les dirlos n'existent pas ...statutairement parlant ( sans jeu de mot laid)...


  Alors peut-être une grève des adjoints chargés de direction, ça, ça doit être possible et puis ce n'est pas catégoriel puisque ce sont des adjoints qui font grève... mais la
récupération est possible assez facilement, le Snuipp parlera ( en cas de succès) d'une action de masse des adjoints en faveur de la direction d'école qui réclame plus de moyens et plus de temps
pour se réunir afin de faire fonctionner le machin nommé " CDMD".


 En cas de faible mobilisation ce sera bien entendu la preuve que les équipes pédagogiques rejettent l'idée même d'un échelon hiérarchique dans l'école et qu'il est urgent de ne rien
faire.... pas simple!



Pierrot Lombard 03/06/2010 15:22



Pascal, il n'est pas question d'aimer tout le monde, ou de détester tout le monde d'ailleurs.


Juste sortir de ce jeu stérile qui nous a fait dériver vers ce  sytème à la con qui merdouille à
mort à un prix délirant 


... comme tu dis si bien. 


PS: En fait tu fais comme tu le sens, pas la peine d'être désolé pour tes "camarades démocrates", en tous les
cas pas pour moi


 



Christian Fau 03/06/2010 15:12



Désolé de te décevoir, Pascal, mais le Christian qui s'est exprimé plus haut, ce n'est pas moi. Quant au reste, pas la peine d'y répondre.



françou 03/06/2010 14:11



Moi je VEUX être catégorielle. C'est le début du statut!



grégoire 03/06/2010 14:04



Tiens une idée : grève des directeurs .


avantage : visibilité stratégique


une journée sans dirlo ce serait pour certain la démonstration par l'absence du caractère incontournable de leur travail pour faire tourner les écoles


inconviéniant : on va encore se faire traiter de catégoriel ( je m'en tape )


je signe



françou 03/06/2010 13:57



Faut il vraiment revoir tout le système pour améliorer nos sorts de dirlos? ON NE PEUT PLUS ATTENDRE. C'EST L'EPUISEMENT!!! Oui le système tombe et chacun fait comme il veut pour
agir: syndicats , politique , votes , bars ou résignation. Mais on est en train de vivre sur le mythe selon lequel les dirlos PEUVENT et DOIVENT ramasser ce qui tombe et, sans temps , sans moyen
, sans statut. Mais il faut qu'on spécialise les dirlos d'une façon ou d'une autre. Il n'est pas possible d'admettre qu'ils aient
une classe et accessoirement........


Oui à la déclaration commune citée plus haut et qui ne concerne que les directeurs.


Oui , éventuellement à une journée de grève mais que pour les directeurs , pour parler d' eux (elles). Sans esprit d'individualisme car je suis aussi
enseignante, et ce n'est pas sûr que le jour où il faille choisir je ne décide pas de le rester ,mais si je suis assurée d'avoir dans mon école un(e) dirlo qui a les moyens de me donner
l'occasion de faire mon métier sérieusement.



Pascal Oudot 03/06/2010 13:08



On peut effectivement tout lire sur ce site, on peut même y découvrir que les enseignants du RASED sont tous des feignasses !


 


Ce n'est pas ce que j'ai écrit, mais j'apprécie le raccourci, qui simplifie tout et évite de réfléchir sur le fond. Attaque-moi, vas-y, je m'en fous royalement. Je te dirai même que tu ne vas pas
assez loin. Lâche-toi, traite-moi de ce qui te passe par la tête, je m'en tampone.


 


Lamentable, en effet de voir un enseignant (éducateur ?) avoir de pareilles réactions. On n'empêchera pas les sanguins de livrer leur "réflexion" brute de décoffrage... Des "Frédéric
Lefebvre" de service, tu en trouve partout. Mais, bon, "tout ce qui est excessif...".


 


Christian, l'enseignant comme l'éducateur t'emmerdent. Tu n'interviens ici, et ailleurs, QUE pour me rentrer dedans. Tu ne m'aimes pas, soit, je te le rends bien. Fous-moi la paix, Ok? Sois une
fois dans ton année un peu intelligent, laisse tomber, tu ne m'impressionnes pas.


 


Maintenant, désolé d'avoir des opinions qui ne sont manifestement pas les vôtres, chers camarades démocrates. Vous aimez tout le monde? Moi pas. Aucune raison de soutenir un sytème à la con qui
merdouille à mort à un prix délirant -Coluche disait un truc du même style, non?



Grégoire 03/06/2010 12:24



Arrivé à ce point il me semble que tout se mélange : l'électeur le fonctionnaire le syndiqué...


Concernant l'évolution et le projet politique de ce gouvernement , la réponse est simple : le vote et le militantisme politique.C'est le principe de la démocratie. Que certains découvrent ou
s'indignent aujourd'hui me fait bien rigoler.


Ils étaient où ? ils étaient ? où ils étaient où les électeurs ? ( sur l'air de l'OM Thierry  )


Concernant les syndicats :


Soit on adhère à la manière troskyste pour jouer les coucous et faire pencher la balance ( j'ai essayé trop dur de rester zen devant la mauvaise foi et les révolutionnaires d'opérettes ). Soit on
attend que le fruit soit blette et tombe de lui même pour reconstruire ailleurs et mieux. ( j'attends toujours hélas ! ) D'où la nécessité d'un engagement associatif GDIDien pour compenser et
infléchir en attendant mieux.


Concernant notre beau métier de fonctionnaire : on fonctionne en espérant que les points 1 et 2 feront pencher le vent de l'histoire.



Pierrot Lombard 03/06/2010 11:26



Ewen,


Dommageable (et pas dommage!) qu''après le communiqué du texte commun tu t'attaches à répondre à la marge, aux extrêmes.


Pour éviter de "revenir à nos moutons, il n'y a qu'à rester près d'eux!


qu'on fasse évoluer, qu'on se pose pour réfléchir..


On l'a fait quand? On en a eu du temps depuis 20 ans non?


L'avis qui domine en ce moment parmi mes proches au niveau professionnel est le suivant, plus de grève
bidon, un vrai blocage. Je partage complètement cet avis.


Moi aussi... Et ce blocage ne peut se faire qu'avec le soutien des partenaires de l'école. C'est possible, il y a la place, reste la volonté.


Et comment en est-on arrivé à désigner nos grèves comme bidon?


Je te le redis, parce qu'il y en a marre des décomptes de manifestants sans dire pourquoi ils sont dans la rue, sans dire pourquoi ils reprennent leur boulot comme si rien n'était...


Ce contenter de dire NON, c'est faire le lit de ceux qui ont pour but la marcahndisation de l'école (eux ont leur projet!).


 


Même réflexion Christian, la solution n'est pas dans les extrêmes. Si les travailleurs et salariés de ce pays étaient des "révolutionnaires" ça se saurait... 


S'il y a un clône de Lefebvre sur le site, toi tu en es son symétrique. 


Il faut aller jusqu'au bout des logiques que l'on exprime:


> idéologie libérales, donner des gages au marché.... Quelle est la ligne que tu préconises?


> idéologie étatiste et suppression des marchés, ou tu t'inscris dans la "logique" en régulant dans un projet humaniste?


Si tu es dans le premier cas, c'est clairement sans moi! mon NON, je ne l'associe pas à cette vision du monde.


Je suis dans la 2ème, et c'est nous prendre encore pour des truffes que d'affirmer:


Notre seul espoir (très mince en réalité), c'est l'ampleur des réactions.


parce que ce n'est pas vrai, il n'y a qu'à reprendre l'histoire récente*. (de Monory à Darcos en passant par les retraites...). Notre seul espoir, pas si mince que ça justement, c'est la
mobilisation autour d'un projet pour l'école. Il est là, il n'y a qu'à mettre justement son idéologie dans sa poche et travailler ensemble.


* l'histoire sans la réécrire. Dans son compte-rendu de l'audience auprès de Reiss, FO écrit que même Monory avait dû renoncer à son projet de maîtres directeurs.


C'est FAUX FO!


Le décret est bien passé et les listes des maîtres directeurs remplies. C'est le gvt Fabuis (je crois...) qui l'a abrogé! 


 



henri 03/06/2010 11:05



On s'éloigne un peu du sujet (le statut des directeurs d'école) mais l'appel aux partis politiques (je suppose ceux que l'on qualifie "de gauche") laisse quand même, Christian assez songeur !


Citation:


"Dans son programme présidentiel de 2007, le Parti socialiste annonçait des « services publics confortés ». Mais, quand il fut au pouvoir, le PS a
surtout conforté leur démembrement."


http://www.leplanb.org/Comment-le-PS-a-reforme-les.html


L'espoir fait vivre..dit-on...





Christian 03/06/2010 10:22



"on peut même y découvrir que les enseignants du RASED sont tous des feignasses ! ... quel ridicule !"


Lamentable, en effet de voir un enseignant (éducateur ?) avoir de pareilles réactions. On n'empêchera pas les sanguins de livrer leur "réflexion" brute de décoffrage... Des "Frédéric Lefebvre" de
service, tu en trouve partout. Mais, bon, "tout ce qui est excessif...".


 


Je préfère revenir à l'objet de l'article. J'y vois deux raisons qui ont poussé le gouvernement à prendre ces mesures et elles sont complémentaires.

La première, c'est que tout est bon pour donner des gages aux marchés. Peu importe si, pour y parvenir, il faut subordonner l'avenir de notre jeunesse au maintien de la notation "AAA" par les
agences internationales.

La seconde, c'est l'idéologie libérale dans toute son oeuvre. D'abord faire des économies qui mettront à mal le fonctionnement de l'école. Il ne sera pas difficile de montrer ensuite que
l'Education nationale ne fonctionne pas bien. Le fruit sera mûr pour le privatiser...

Il est quand même intéressant de savoir que tout cela devait rester confidentiel. Ce qui démontre que le gouvernement n'est pas très à l'aise avec le coup tordu qu'il lance. Sinon, pourquoi le
faire en douce ?

Notre seul espoir (très mince en réalité), c'est l'ampleur des réactions. Tous les syndicats, tous les partis politiques, les associations de parents, le monde associatif en général, tous
dénoncent cette attaque en règle contre l'école. Tous sauf deux : Frédéric Lefebvre et son clone sur ce site...



henri 03/06/2010 09:06



"je remercie énormément mon / ma collègue directrice  /teur  du travail énorme qu'elle / il  fournit bien au delà de ses heures pourtant bien nombreuses pour assurer le
fonctionnement de l'école, trouver des solutions aux multiples problèmes qui surgissent (famille, administrations, adjoints, etc)"


C'était juste pour revenir à nos moutons...



Ewen 03/06/2010 07:48



On peut effectivement tout lire sur ce site, on peut même y découvrir que les enseignants du RASED sont tous des feignasses ! Et tous les commerçants des voleurs, tous les politiques des pourris,
tous les..... quel ridicule !


Je pourrais citer ici quelques cas bien concrets où le travail effectué avec ces feignasses m'a permis de sortir de la m..... des élèves qui n'avaient plus que l'école pour s'occuper
d'eux, c'est encore le cas en ce moment même et je remercie énormément ma collègue maitre G du travail énorme qu'elle fournit bien au delà de ses heures pourtant bien nombreuses pour trouver des
solutions au cas d' un pauvre petit bonhomme complètement perdu ( entre autre )....enfin...


Revenons à nos moutons ( serait-ce le mot exact ). Si les projets sont bien nécessaires, si en l'absence de projet, rien ne se fait, il est des moments où le projet doit être précédé d'un NON
ferme et clair. La politique du clan au pouvoir actuellement ne mérite pas autre chose que cela.


En tant que directeur, je n'ai pas envie de voir des classes plus chargées dans mon école avec les élèves que nous recevons aujourd'hui, je ne veux pas pas que les maitres G disparaisssent (
qu'on fasse évoluer, qu'on se pose pour réfléchir..), je ne veux pas faire appel à des personnels non formés, mal payés, qui ne connaissent même pas le monde de l'école pour venir remplacer les
enseignants, ......qu'on cesse de nous prendre pour des c... ! qu'on cesse de démolir sous un discours lamentable. Celui de Chatel en ce moment n'est rien d'autre que l'application des ordres de
son maitre qui maitrise parfaitement la com. L'avis qui domine en ce moment parmi mes proches au niveau professionnel est le suivant, plus de grève bidon, un vrai blocage. Je partage complètement
cet avis.



Grégoire 02/06/2010 19:56



C'est-t-y pas beau !


C'est un peu plus que bouger son cul sur un clavier.


Voilà enfin, un point de départ revendicatif . Finalement l'intelligence ça se partage!



jeanroger 02/06/2010 18:34






Communiqué de presse


le 02-06-2010 à 17:57





Ecole Publique : Ecole Publique, Direction d'école
Après plusieurs mois d’échanges et de réflexions, un texte commun vient d’être ratifié par 4 syndicats enseignants ( SE-UNSA, SGEN-CFDT, SCENRAC-CFTC, Avenir-Ecole CFE-CGC ) et par le GDID,
association nationale des directrices et directeurs d’école publique)

Depuis des années, enquêtes et sondages (Ministère, MGEN, DGESCO, syndicats, IFOP, etc...) ont mis en évidence:
- l'aggravation du malaise des directrices et directeurs d'école
- la désaffection continue pour cette fonction
- la difficulté de pérenniser les équipes pédagogiques et de fonder dans le temps les divers projets des écoles
- les dysfonctionnements et difficultés de fonctionnement de l'École Publique que cette situation engendre  

Face à cela, les projets actuels d'EPEP ne garantissent pas l'indépendance du projet pédagogique ni le maintien de structures de taille raisonnable et d'un réseau scolaire de proximité. Ils ne
répondent donc ni aux attentes des directrices et directeurs d'école, ni à celles des équipes pédagogiques, ni à celle de l'ensemble des personnels.  

La direction d'école, aujourd'hui, doit conjuguer Etre et Avoir  

Répondre aux questions:
- du temps de décharge car la charge de travail est trop lourde
- des moyens et du matériel
- de l'amélioration de la formation initiale et continue
- de l'augmentation de la rémunération des directeurs d'école

Par ailleurs, il est nécessaire de:
- clarifier et préciser les responsabilités des directrices et directeurs d'école
- revoir le décret de 89 inadapté et obsolète face à l'empilement des responsabilités et aux évolutions de l'école, notamment dans ses relations avec les communes
- redéfinir le cadre juridique, administratif, légal de la direction d'école
- répondre aux besoins de reconnaissance des directrices et directeurs d'école  

Parce que l'adaptation de la réalité de l'École Publique aux nécessités de notre temps, et les difficultés rencontrées par nos collègues dans l'exercice professionnel l'exigent, nous demandons au
Ministère d'ouvrir une concertation sur toutes les dimensions de la direction et du fonctionnement d’école.

Thierry CADART Secrétaire Général du SGEN-CFDT
Christian CHEVALIER Secrétaire Général du SE-UNSA
Franck GIRARD Président d’Avenir-Ecole CFE-CGC
Michel TRUDEL Président du SCENRAC-CFTC
Alain REI Président du GDID



Noé BABET 02/06/2010 15:13



Laissons les Syndicats faire leur boulot . Ils ont obtenu la confiance de collègues . Ils représentent la profession .


Quand il y a des problèmes , ils ne s'entendent pas dans des actions communes . Chacun y va de son côté . On n'arrive plus à les suivre et à les croire . Dommage , c'est la raison pour laquelle ,
ils perdent leur crédibilité .


A croire que chacun défend son beefteck...



denis08 02/06/2010 13:46



"Je ne suis pas particulièrement inquiète de la divulgation d'un rapport soi disant secret etc etc..." Le problème, françou, c'est qu'il ne s'agit pas d'un énième rapport sur le mammouth
(on pourrait laisser le temps faire son oeuvre, les tiroirs du ministère regorgeant de ce genre de littérature). Non, là, il s'agit de fiches de travail à remonter, par les IA et rectorats, au
ministère, dans le cadre de la préparation des prochaines rentrées scolaires 2011/2013. Ce n'est donc pas de la parlote; le ministère est entré dans l'action (RGPP oblige...).


Faut-il s'en étonner ? Non. Sarkozy, reconnaissons-lui ce mérite, l'avait annoncé dans sa campagne pour l'élection présidentielle.Et il a obtenu une majorité pour le légitimer dans son action.


Il fallait être sacrément naïf pour imaginer qu'on passerait entre les gouttes, ou penser qu'il n'oserait pas (mais là, il faudrait plus parler d'inconscience que de naïveté !).


L'ordonnance ayant pour but d'achever le mammouth est maintenant connue, le secret médical nayant pas tenu. Les plus optimistes (les plus sarkozistes aussi) y verront les moyens d'abréger les
souffrances de la bête...


Mais nous, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?


On propose quoi, pour remplacer le mammouth ? Et nos bonnes idées, ne sont-elles pas en retard d'un métro au moins, pour éviter d'être contre ce qui nous arrive sans propositions alternatives qui
nous aideraient à nous raccrocher à quelques lueurs d'espoir ?


Et on peut compter sur qui ? Un syndicat "majoritaire" (Mais qu'a-t-il fait de sa "majorité") ? Et peut-on compter sur un dinosaure pour sauver un mammouth, sans friser l'anachronisme ?


Les responsabilités de ce qui s'apparente de plus en plus à un naufrage sont tellement multiples qu'en ressasser quelques une n'a plus grand sens.


Pour ma part, s'il reste une chance de sauver le service public d'éducation, elle réside dans des démarches du type de celle engagée par le GDID (merci Pierrot, merci Thierry, collègues que je
n'ai pas le plaisir de connaître, autrement qu'au travers de ce que vous écrivez et qui rassérène) avec toutes celles et ceux qui refusent et le fatalisme et l'immobilisme sur la question :
associations, syndicats, forces vives de bonne volonté.


Le chemin n'est pas évident de prime abord. Mais puisqu'il existe, il n'y a pas à hésiter.


 



jean-marc 02/06/2010 13:31



"Certes les divisions syndicales ont leur part de responsabilité mais il n'y a pas que ça..."
Je ne suis pas mieux placé que mes collègues pour donner un avis impartial vu que j'ai, moi aussi, arr^été de me syndiquer au moment de l'éclatement de la FEN.
Je pense, cependant, qu'il est trop facile de toujours charger la mule (le snuipp). N'oublions pas que l'offre n'a jamais été aussi grande. Il y en a pour toutes les sensibilités. Et, hélas, il
faut faut bien constater que les autres syndicats ne sont pas mieux pourvus en adhérents. Ce serait même le contraire.
Le SE, on peut comprendre puisqu'il nous a trahis en 2006. Mais sa situation n'était pas florissante avant. Alors... Le SNE et le SCENRAC sont favorables au statut des dirlos. Ils ne les attirent
pas pour autant. Pourquoi ? FO, la CFDT ramassent des miettes. L'explication doit être ailleurs que dans la seule déception des responsables syndicaux qu'on ne voit pas sur le
terrain.
Je commence à avoir de la bouteille, comme on dit. Je n'ai jamais beaucoup vu les délégués du personnel venir dans les écoles que ce soit 10, 20 ou 30 ans en arrière. Et si on s'en
tenait à cet argument, ça voudrait dire "tous pourris" puisqu'aucun syndicat ne s'en sort bien.
Si on regarde du côté des partis politiques mais aussi des associations, c'est pareil. On a la même difficulté à trouver des adhérents et des militants. Je pense que ça correspond à un changement
de comportement des uns et des autres. Reconnaissons que nous sommes devenus beaucoup plus individualistes. C'est un fait établi et ça se constate dans la vie de tous les jours. Je crois que les
sociologues l'expliquent beaucoup mieux. D'où, probablement l'impact quasi inexistant des grèves, des manifs ou autres journées d'actions. Le gouvernement le sait et il a, de fait, plus de
latitude pour passer outre les mouvements d'humeur. Sauf quand il s'agit d'étudiants. Là, l'effet M. Oussekine joue encore.
Ceci n'est qu'une modeste réflexion et sans volonté de donner la leçon à quiconque.



Pierrot Lombard 02/06/2010 11:03



je me souviens bien de ce temps là Simon... 


Effectivement, on peut s'interroger:


> Comment se fait-il qu'avec les moyens dont disposent aujourd'hui, les syndicats (notamment en décharges, mais aussi en moyens de com.)  il y a si peu de syndiqués?


Parce que'en ce temps là, Simon, les véritables vecteurs du SNI c'étaient les dirlos, ils étaient sur place, considérés et militants.


Où sont les délégués syndicaux aujourd'hui?


Par chez moi, dans les équipes IEN ou TR... Et ça fait belle lurette (et encore gai luron) que je n'ai plus vu l'ombre d'un délégué venir mobiliser dans les écoles...


Se bouger le cul? 



Jmichel 02/06/2010 10:54



Non, merlin je te suis complètement sur ton constat.


la grève, on l'a déjà dit ici plusieurs fois, c'est comme les factures ça revient à périodes fixes.


Si certains syndicalistes qui tournent autour de ce site pourraient me dire ce qu'ils font de leur décharge????


En 28 ans de carrière, je n'en ai jamais vu venir dans les écoles..... Comment savent-ils ce dont nous avons besoin?


Comme Thierry l'a maintes fois fait remarquer, quelles sont leurs actions pour les dirlos?? J'entends VERITABLES actions, pas des effets d'anonces, des signatures de protocole, ou des réunions
qui tiennent plus de la claque que du rassemblement en vue de discuter.


Alors oui, à part donner par téléphone le résultat des mouvements, que font-ils?


Si, nous, nous ne bougeons pas, ils continueront de un pas de moon walk, ce pas qui donne l'illusion d'avancer alors qu'on recule.



merlin 02/06/2010 10:18



" il n'y a pas que ça..." et il y a quoi d'autre? ça mérite d'être précisé.


Pourquoi les " anciens" dans les écoles ne sont-ils pratiquement plus syndiqués et militants alors qu'ils l'ont été pendant des années?


Pourquoi les " sympathisants" syndicaux ne suivent-ils pas les mots d'ordre de leur syndicat favori?


Pourquoi les "jeunes" ne sont-ils ( selon leur propre aveu) le plus souvent syndiqués que pour avoir des conseils et ou avantages pour le mouvement? ... et pas du tout pour de nobles raisons de
devenir de l'école?


Suis-je le seul à faire ce constat? ...ou reflète-t-il une réalité nationale?


L'angoisse me gagne et mon gémissement se termine en râle de douleur! 



Simon 02/06/2010 10:00



'Je me souviens du temps' aussi où les enseignants étaient syndiqués et se bougeaient le c.  autrement qu'en gémissant sur un clavier sur ce que les autres auraient du faire...Certes
les divisions syndicales ont leur part de responsabilité mais il n'y a pas que ça...



françou 02/06/2010 09:51



Je ne suis pas particulièrement inquiète de la divulgation d'un rapport soi disant secret etc etc... ce qui me ferait plus réagir ce sont les commentaires télé avec ce chiffre : 22 élèves par
classe. Et vas-y qu'on manipule encore. On divise les élèves par le nombre total d'enseignants sauf qu'il n'y a que 83°/o de collègues en responsabilité de classe. Alors si"ils" donnaient un
statut aux directeurs , ben on serait plus comptés dans les enseignants non? Et ils l'auraient leur chiffre magique de 23 élèves par classe. Ca arrangerait tout le monde ,même les collègues très
déchargés ...Ya une erreur dans mon raisonnement?



merlin 01/06/2010 20:19



Je me souviens du temps où cet article aurait, sur un claquement de doigt du syndicat de l'époque , envoyé 80% des instits du moment dans la rue. Ecole fermées dans leur quasi totalité. Nostalgie
de ma part? Que nenni mais je pense quand même que si on en est arrivés là où nous sommes, la responsabilité en revient bien à celles et ceux qui " incarnent" en tant que " syndicat majoritaire
ou représentatif" ce fiasco.


  Vous êtes responsables du manque de vision pour l'école qui a conduit la grande majorité ( ne vous déplaise) des enseignants à rester dans leurs salles de classe les jours de manif.


Vous êtes responsables du désintérêt des mêmes PE pour le devenir des Rased et autres MAD....


Vous êtes responsables des mesures qu'il nous faudra bien avaler ( même si vous organisez une nouvelle " journée de protestation" car vous n'avez rien à proposer, si ce n'est le plus de ... qui
ne leurre personne.


 Alors vous rendez les mouvements de dirlos coupables de bien des choses car selon que vous serez puissants ou misérables..... on connait la suite.



Denis 01/06/2010 19:51



Et oui Kermg, on a tous des mois de juin qui ressemblent peu ou prou à ça mais comme nos représentants personnels s'en tapent ou ne s'en aperçoivent pas, ça menace de durer.


Non, vil mécréant que je suis, une tit' grévouniette d'une journée pour dire "on n'est pas contents"... et ce sera le bonheur. On aura paumé un trentième et on retrouvera le boulot le
lendemain... Merci qui ?



kermg 01/06/2010 19:09



Bonjour,


Je lis. Bien sûr, je ne me réjouis pas de cette "réorganisation économique" de l'école. Bien sûr que cela me touche.


Je ne pleure pas, je ne suis pas démoralisé, je ne souhaite rien. Mais, et nous les dirlos…


Dirlo de 6 classes j'ai une Pe2 comme décharge. Oui, mais elle est en stage massé comme il dise. Comme il n'y a plus  de ZIL, bah, je n'ai plus de décharge...


Ma collègue T1 suit un stage bizarroïde : comme il n'y a plus de sous, elle effectue des heures ici ou là, sans lien les unes
avec les autres...Elle est remplacée par une Pe2. La dite Pe2 rencontre des conseillers qui viennent, tiens, bizarre, le jour de ma décharge. Et comme un collège sort, j'ai gardé ma classe.
Partagé mes 27 élèves sur 3 classes déjà  toutes à 26... je ne m'y suis pas résolu.


Sur ces jours de décharge (idiot que j'étais, je n'avais pas pensé que je ne serai pas déchargé) j'avais l'enquête de l'OMS dans mes murs,
les inscriptions des CP; le passage des Cm2 en 6ème : collège de secteur, privée, hors secteur... l'enquête LVE à remplir, la classe découverte à organiser ( on y va en vélo) et accessoirement,
un mur de l'école qui tombe, des commandes à passer pour bénéficier de tarifs avantageux, la fête de l'école de ce vendredi soir, la situation de l'AVS à éclaircir, l'ordinateur à faire
réparer, les logiciels à demander d'installer, les commandes pour l'an prochain, les exercices à préparer fissa et à corriger pour mes élèves..., et j'en oublie... j'en passe 


Bah c'est normal ! Je suis un dirlo. Aucun souci, donc.


Quand je rentre, je suis fatigué. On me dit: tu n'avais qu'à pas faire. Juste. Alors pas de classe découverte. Pas de boulot pour mes élèves
4 lundis. Pas de préparation vélo. Pas de fête de l'école où on a des parents qui nous soutiennent et pas de remontée LVE donc ma collègue T1 en aurait pris pour son grade à tous les coups :
qu'importe qu'elle soit en stage...


Mon IEN reconnaissante m'a gentiment proposé de récupérer 3 jours. Le jour du retour de classe découverte et de la fête de la musique à
laquelle nous participons. Et surtout, le 2 juillet...


Juste un rappel d'un quotidien de dirlo que bien des dirlos doivent connaître...



Pierrot Lombard 01/06/2010 16:36



Plusieurs choses Théo.


Rapidement  sur le respect, si c'était vrai, s'il y avait la moindre parcelle de respect à mon égard, cela ferait belle lurette (et gai luron, je n'y résiste pas) que nous aurions entamé un
débat sur le fond que je réclame depuis trop de temps.


Tout aussi rapidement sur mon "aversion" supposée du SNUipp; tu te trompes encore, j'ai une aversion certaine pour les personnes qui me prennent pour une truffe. Sur le dossier des directeurs, c'est vrai, je suis opposé aux positions du SNUipp, mais pas que. FO n'est pas en
reste.


Dans ton dernier commentaire tu bottes encore en touche. 


Car je m'oppose au projet de ce gouvernement mais sur les bases d'une alternative crédible, seule capable de mobiliser et de sortir d'une logique purement comptable dans laquelle
on a toujours été perdants.


Votre stratégie a montré ses limites, pourquoi s'entêter... à moins d'y trouver son compte.(on reste dans le domaine économique )


Je t'ai énuméré la liste, incomplète, d'associations et de syndicats qui ont déjà bien avancé dans la réflexion, tous vont dans le même sens et nous sommes largement majoritaire. Alors pourquoi
"s'opposer aux côté de qui on voudra" (FO faisant déjà cavalier seul!) alors qu'il y a l'espace pour s'opposer ensemble?. 


Théo, et les autres, les victoires à la Pyrrhus il y en a marre! Les mobilisations pour entretenir vos boutiques ras-la-casquette.


Tous ensemble contre (c'est la théorie du NPA), et puis on fait quoi une fois que l'on a "repoussé"? On attend la prochaine?


Parce que c'est la seule chose que l'on peut espérer en se mobilisant contre: repousser. Et à force de repousser, ben...On arrive au bout du bout... Sans rien.


 



thierry fabre 01/06/2010 14:41



"face à un projet global, construit, appuyé par un pouvoir politique, idéologique, médiatique, la défense aveugle de l’existant, le conservatisme aberrant de l’absence de projet, ne fait
qu’ouvrir des boulevards à ceux que, soi-disant, l’on combat…"


Merci, Théo, que venir aussi vite et aussi bien apporter un si vibrant exemple à ce que je disais plus haut... Avec des opposants dans ton genre, Chatel peut effectivement dormir du sommeil de
l'injuste.
Au passage, ce n'est pas ton syndicat qui claironnait victoire l'an dernier et se targuait d'avoir empêché la moitié des suppressions de postes sur les Rased. ? On ne change vraiment pas une
équipe qui perd...


Thierry fabre



Théo62 01/06/2010 14:12



Pierrot, on lit ce leitmotiv "projet à proposer". D'accord je respecte ton analyse même si elle n'est pas la mienne. Quand tu parles projet avec l'Andev, l"Unaf, l'AMF, la Peep, la Fcpe, le SE,
le Sgen..., tu fais allusion au statut de l'école. C'est bien ça ? Et au statut de dirlo ? Je te répète, je respecte ton idée.


Mais crois-tu que c'est ce qui empêchera Chatel de dormir tranquille ?
Les collèges et les lycées ont un statut, il me semble. Leurs responsables aussi. Pourtant, dans les mesures annoncées, on en a bien une qui dit que les petits établissements vont être (ou
pourraient être) fermés. On a aussi une mesure qui précise qu'il y matière à supprimer des postes d'administratifs. Malgré le statut d'établissement et malgré le statut de chef
d'établissement.
Et tu persistes à nous dire que ce projet peut (pourrait) empêcher Chatel de supprimer les 16000 postes ?
Je sais que tu as une aversion maladive à l'égard du SNUipp, alors je te mets quelques lignes du SE-Unsa (un de tes partenaires, nous dis-tu) pour te montrer que sur ce sujet, les syndicats sont
sur la même ligne.


"Dans le premier degré, la recherche d’économies conduit à abandonner le dispositif de remplacements actuel au profit de vacataires. Les
Réseaux d’Aide (RASED) restent une cible privilégiée. Persistant à confondre les différents dispositifs, le ministère préconise la disparition des psychologues scolaires et des maîtres
spécialisés dans l’aide pédagogique. La réduction du taux de scolarisation des enfants de deux ans, quant à elle, est toujours considérée comme un gisement de suppression d’emplois. Avec
aujourd’hui 15% d’enfants scolarisés, les objectifs de la loi Fillon ne seront donc pas tenus. Quant à la formation continue, visiblement trop coûteuse, elle devra trouver sa place hors temps
scolaire.


Dans cette recherche de rendement à tout crin, les petites structures sont particulièrement visées : pas de salut pour les petites écoles
ou les collèges de moindre taille. L’aménagement du territoire et l’École de proximité ne sont plus à l’ordre du jour.
Pour le SE-UNSA, le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux montre là toute son absurdité. La recherche d’économies budgétaires
broie désormais toute ambition éducative pour notre pays. Alors que la crise imposerait un investissement éducatif hors du commun, c’est exactement le choix inverse qui est fait"

C'est signé Christian Chevalier sous le titre " Budget 2011 : planification méthodique des destructions massives d’emplois"
Et je ne peux que t'inviter à contrer ce sinistre projet aux côtés de qui tu voudras, l'essentiel est de s'y opposer. Tu n'ignores pas que les dirlos ne seront pas épargnés si les suppressions
ont lieu. Comme l'a écrit quelqu'un avant moi, toucher au nombre de classes, ça revient à toucher aux décharges. Supprimer des écoles, ça veut dire autant de postes de dirlos en moins...etc.




thierry fabre 01/06/2010 13:06



A Simon,


En matière de poncifs, je peux faire bien mieux…


Quelques exemples ?


- sur le site de Greenpeace, je n’ai jamais trouvé le moindre article sur l’Oémeu…


- sur le site de l’Oémeu, je n’ai jamais trouvé le moindre texte sur le FMI


- sur l’ex- blog de Strauss-Kahn, c’est curieux, mais il parle assez rarement des baleines…


 


Par contre, sur Directeurs en Lutte, c’est curieux, on ne parle pas des dirlos, ni de leurs luttes. Mais certains se font rigueur de nous parler de La Lutte, La Vraie, La Finale, celle qui cause
de tout, sauf des ceusses-dont-on-ne-doitpas-prononcer-le-nom !!!


 


Ils s’en font rigueur ? Pardon, ils en font métier…


Ils n’enseignent pas, ils militent…


Ils ne dirigent pas une école. Pas si bêtes, ils laissent ça aux gueux que nous sommes…


Par contre, ils sont férus de Bonne Parole, et persistants à nous dire que nos petits problèmes ne sont que pipi de matou diabétique par rapport à l’urgence de La Lutte, La Vraie, La Finale…


 


Je n’irais pas jusqu’à ranger Ewenn dans cette catégorie, d’autres que lui y ont plus de mérite, mais, en tous cas, Moira, je ne peux en rien partager ton avis positif sur son commentaire, ne
serait-ce que pour cette phrase qui concentre à merveille tout ce contre quoi je m’élève :


« A défaut de se battre ensemble pour des projets intelligents, battons-nous pour empêcher les destructions ! »


 


Pas besoin de se replonger dans l’étude d’Aristote et de sa logique pour signaler, humblement, que, si on n’est pas capables de se battre pour des projets intelligents, on se résout à mener des
bagarres d’imbéciles…


Pas besoin non plus d’être grand clerc pour comprendre que, face à un projet global, construit, appuyé par un pouvoir politique, idéologique, médiatique, la défense aveugle de l’existant, le
conservatisme aberrant de l’absence de projet, ne fait qu’ouvrir des boulevards à ceux que, soi-disant, l’on combat…


Avec ce genre d’opposition, Chatel est tranquille…


 


Bon, ceci dit, je veux bien que certains ne veulent en rien changer une équipe qui perde. Je dis simplement, qu’avec d’autres, on ne vous suivra pas sur cette voie.


 


Quand à La Lutte, La Vraie, La Finale, Simon, oserais-je t’indiquer qu’en la matière, je n’ai pas trop de leçons à recevoir ? La Lutte Finale, je l’ai chantonnée assez souvent pour savoir
encore distinguer :


- un Bo-Bo d’un prolo


- un vrai problème d’un effet d’annonce


- une vraie lutte d’un miroir aux alouettes


 


Thierry fabre




Pascal Oudot 01/06/2010 12:59



Comme d'hab', les pourris sont de sortie, avec leur cortège de catastrophes. Je suis sur le terrain, moi, je subis le contrecoup de vos conneries depuis trente ans, alors arrêtez de venir me
seriner vos âneries de fin du monde, et disparaissez de ma vue, je ne vous supporte plus. Les RASED vont disparaître? Belle affaire, ils n'ont jamais servi à rien sinon à planquer les feignasses.
Les effectifs vont augmenter? Bande de rigolos, j'en avais 35 dans ma maternelle quand j'ai débuté, et dans ce qu'on n'appelait pas encore une ZEP. Ras-le-bol de vos discours ridicules: enlevez
vos oeillères, débouchez vos oreilles, et surtout fermez vos claque-merde. Laissez travailler ceux qui travaillent, eux, et ne passent pas leur temps à se masturber de "luttes", de "combats", de
"résistance". Bande de nazes, allez donc prendre une classe -ça vous changera de vos décharges syndicales- et essayez de faire votre travail correctement.



Grégoire 01/06/2010 12:21



ET si on faisait une fois le pari de l'intelligence sur l'inculture et le prêt à penser bête et méchant.


Lecteur depuis toujours du volatile, et des rapports de la cour des comptes, je n'attends pas les cris d'horreur des commis de service pour savoir que la République ( comme tout système ) abrite
des profiteurs de tout poil. Ce débat là ne m'intéresse pas.


Dénoncer est une chose, proposer une autre. J'ai ,en mon temps  informé, milité  autour de moi pour faire comprendre  de la réalité du projet actuel d'education . Pour quel
résultat ? Il fut élu. Point barre. J'attends la prochaine en espérant que cette fois-ci l'analyse remplacera la propagande, l'intelligence le conformisme intellectuel.


ET si je suis en colère c'est pas tant contre ceux qui font naturellement ce pour quoi ils existent ( je les combats depuis 30 ans ) mais contre tous ces tartufes, ces faux culs qui par idéologie
par conformisme  ont bloqué toute tentative de faire évoluer l'education nationale et qui aujourd'hui vont pouvoir se refaire une virginité en surfant sur l'énormité des choix de ce
gouvernement.


Oui les choix faits sont inadmissibles, oui il faut les combattre  en proposant un projet pour l'école  alternatif crédible sans tabou ( du genre petit chefaillon etc... ) , non je ne
le ferai pas en m'enrôlant sous les bannières de ceux qui ont leur part de réponsabiloité dans ce désastre.


Et pour l'argumentation, l'enjeu veut mieux que du racolage de bas étage .



henri 01/06/2010 11:53



Ce qui est assez sidérant chez certaines commentateurs (qui se reconnaîtront) c'est leur cécité sur la conduite de la politique de l'EN depuis pas mal d'années !


Une politique n'est jamais mené que sur du long terme, quoi que l'on en pense : des réformes menées à la va-vite, au coup par coup sont improbables : les politiques ont le temps devant eux et si
une "casse" doit prendre 10 ou 20 ans, elle sera menée !


Cécité ou absence de mémoire ? Petit rappel : 1 981 : début de deux septennats "de gauche" (deux septennats = 14 années ! pas mal, non ?), avec européannisation et début des libéralisations des
politiques économiques et sociales ! Retour de la droite avec périodes de cohabitation...


Curieux que l'on fasse l'impasse sur ces périodes où la "gauche" "aurait pu faire"...mais où elle n'a fait que tracer une voie royale à la politique actuellement menée par "la droite" (laquelle
s'y est engouffrée sans problème !) Et que l'on sache, on ne voit guère de véritable projet porteur de  changement (hormis dans les mots, les slogans bien éloignés des réalités et des
affaires)


Le jeu binaire se poursuit en voulant exonérer (par aveuglement ? par volonté ?) les uns en s'en prenant uniquement aux autres ! La lucidité est aussi l'attitude qui consiste à regarder partout,
même dans son propre "camp" !


Quant à savoir que les ministres ou autres s'en mettent plein les fouilles, cela ne peut intéresser que les benêts de service (désolé pour eux)...



Pierrot Lombard 01/06/2010 11:23



Complètement de l'avis de Grégoire sur les effets contre productif de comparaisons vaseuses qui n'ont fait que renforcer le conservatisme dans l'EN en neutralisant toutes tentatives de Réforme
(avec un R majuscule synonyme d "évolution" et pas de "suppositoire"!).


Cette fois, ça y est, il est à terre. Le mammouth qu’on voulait dégraisser depuis des
années n’a plus que la peau sur les os…. Il ne s'en remettra pas.


Sauf que personne n'a JAMAIS rien tenter pour faire bouger le fonctionnement du Mammouth. Maintenant on risque de le payer cher, parce que ceux qui crient au loup aujourd'hui le font depuis 20
ans de la même manière.


A défaut de se battre ensemble pour des projets intelligents, battons-nous pour empêcher les destructions
!


Ewen, dans ton commentaire tu donnes les réponses à tes questions. C'est justement ce défaut de projet, cette incapacité à construire, cette facilité à ne vouloir s'unir que "contre" qui est la
source de nos maux! 


À force de laisser s'externaliser le pilotage et la régulation des problèmes des écoles par les IEN et leur équipe (parce que c'est aussi dans ce lard là que le MEN essaie de trancher) on a
affaibli l'école et permis la possibilité de son dépeçage.


Alors faut-il se résigner et rentrer résigner dans une stratégie qui a montrer ses limites?


Non, et c'est là où je rejoins "tout à fait Thierry".


Il y a  l'espace nécessaire pour la proposition, et une large mobilisation autour d'un projet.


 Plusieurs associations représentatives, comme l'ANDEV, l'UNAF, la FCPE, la PEEP, l'AMF, le GDiD... Et des syndicats (SE, SGEN, CFTC éduc, CGC édic... )  construisent ce projet avec une
réelle intention d'aboutir.


C'est la seule manière d'échapper à la casse de l'école et surtout de contrer ceux qui ont immobilisé le mammouth et donc facilité sa découpe.



Simon 01/06/2010 10:39



 T.Fabre : 'l’on parle de tout, sur Directeurs en Lutte, sauf de lutte et de directeurs'
Tu pousses le bouchon un peu loin...Thierry. Ne pas parler de cet article qui conditionne notre avenir de Dirlos (augmentation des tailles de classes et seuils d'ouverture
fermeture soit, si moins de classes, donc - de décharge, de temps voire de pognon et + de boulot ...) laisse songeur. On pourrait notamment  faire l'inventaire des
incidences sur notre fonction. On peut par contre se dispenser effectivement des comparatifs poncifs, c'"est mieux dans le Canard...



Moira377 01/06/2010 09:14



Complètement de l'avis d'Ewen. C'est un scandale sans nom. On n'a plus d'argent pour l'éducation de nos enfants mais on organise l'Euro 2016 qui va nous coûter les yeux de la tête. A l'arrivée,
comme toujours, le budget prévisionnel aura été doublé ou triplé.
Pendant ce temps-là, les Allemands investissent dans l'éducation, dans la recherche et dans l'innovation. Demain, on pleurera parce qu'on n'aura plus d'industrie, plus d'emplois faute d'avoir
investi à temps et à bon escient.
Ewen a raison, ce n'est plus une question de dirlos ou d'adjoints. C'est le problème des citoyens.
Si nous ne réagissons pas, qui peut croire qu'on nous accordera le moindre début de commencement de reconnaissance ?



thierry fabre 01/06/2010 09:10



« Le plus grave, des faits ou de leur dénonciation ? »

Les faits, sans nul doute, mais les faits se reculent, lorsqu’on est acculé…

Et, à considérer ces faits avec un minimum de recul, on se demande aussi QUI dénonce, et POURQUOI ?

C’est en effet bien gentil de multiplier les exemples politico-économiques, les exégèses économico-catastrophiques, la politicarderie la plus crasse à longueur de commentaire, mais pour quel
intérêt sur ce blog ?
A priori, s’il s’agit de dénoncer les politiciens de tous poils, entre le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo, il y a bien mieux et mieux informé que Directeurs en Lutte. S’il s’agit donc de
multiplier les copiés/collés des infos de ces deux journaux, cela ne fera qu’amplifier le constat que l’on parle de tout, sur Directeurs en Lutte, sauf de lutte et de directeurs.

Il y a pourtant, dans l’actualité récente, des sujets qui auraient mérité article et commentaires, telle cette condamnation par la justice d’un secrétaire départemental d’un très représentatif
syndicat enseignant. Condamné non pour avoir occupé son IA, non pour son activité syndicale, mais, tout simplement, pour harcèlement envers une directrice d’école.
Tu dois connaître, Gégé…

Ou, si l’on veut à tout prix faire dans le poujadisme défendu par certains, se questionner sur nos dernières grèves avec cette lancinante interrogation sur le choix des dates. En 30 berges
d’école, je n’ai jamais vu de jour de grève  autre que les mardis et les jeudis
« Je ne suis pas curieux, mais je voudrais savoir… », vieille chansonnette

Thierry Fabre



Gégé 01/06/2010 08:40



@Grégoire
"ce genre de commentaire fait le lit de tous les pougadismes. Cela n'apporte rien économiquement ( des clopinettes ) et politiquement ( que renforcer les extrêmes )"

Tu as raison Grégoire... Faut pas parler des scandales à répétition... C'est pas bien... Delanoë a eu tort de dénoncer les frais de bouche de Chirac... Les journalistes n'auraient pas dû parler
des "folles dépenses" de Rachida Dati... Bon, elle a fait exploser le budget du ministère de la Justice en multipliant les réceptions, les additions records au resto, les frais de maquillage...
Fallait-il reprocher à Hoyandet la location d'un jet à 116 000 euros pour aller faire une conférence aux Antilles ? Non... c'est mesquin de lui reprocher ça... Une paille... Et le député Dosière,
il exagère à toujours mettre son nez dans les comptes de l'Elysée... Est-ce qu'il devrait dénoncer la progression du budget 6 fois supérieure à celle de l'Etat ? C'est petit... hein, Grégoire ?
Le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le bling-bling... Faut pas parler de tout ça, Grégoire. Tu as raison... Et en plus, ça pourrait donner de mauvaises idées aux électeurs qui pourraient être
tentés de virer nos bons politiciens... Tu as raison, Grégoire ça fait le jeu des poujadistes et des extrêmistes...


Mais dis-moi, Grégoire, le plus grave, ce sont les faits ou leur dénonciation ?



Ramey 01/06/2010 00:08



Formation des enseignants non plus nationale, mais académique ou départementale et r"duite à sa plus simple expression.


Dans notre école, 1 congé de paternité de 2 semaines annoncé 1 mois à l'avance non remplacé.


Dans notre école encore, 1 congé maladie d'une mi-temps de deux semaines non remplacé non plus.


Aucun financement des projets d'école cette année.


Nous sommes entrée dans la phase active de destruction de l'école publique.


Heureusement, les dirigeants syndicaux vont nous proposer une grève d'un jour qui renversera la situation. Merci à eux.


RAMEY JC



Philjo 01/06/2010 00:06



Noé tu fais encore des progrès !!  J'espère que tu n'es pas enseignant et que tu t'amuses bien à cultiver l'incohérence dans tes commentaires.


Certes, il ne faut pas nier les réalités mais en même temps, Grégoire, ne crois-tu pas qu'il faut être lucide et réaliser que la crise a bon dos ? ... et les commentaires catastrophiques nous
annonçant la fin du monde font, à mon avis, le jeu de ceux qui dans leur vision comptable et marchande de l'école nous préparent des réformes violentes.


 



Gregoire 31/05/2010 22:31



Tu vois ce genre de commentaire fait le lit de tous les pougadismes. Cela n'apporte rien économiquement ( des clopinettes ) et politiquement ( que renforcer les extrêmes ). Nous assistons non pas
à l'effondrement de l'Education Nationale mais de tout un pays dans tous les domaines. Aujourd'hui on attaque l'os, c'est vrai et je suis plus qu'inquiet mais surtout pour les petites gens. La
confrontation brutale d'un manichéisme idéologique et d'une crise économique sans égale depuis 1929 nous plonge dans le désarroi total.


Résister n'est pas nier les réalités d'un monde qui a vécu sa croissance des trentes dernières années à crédit. Aujourd'hui le principe de réalité se substitue au principe de plaisir. Seulement
l'éducation c'est l'avenir et les enjeux sont énormes. Nous allons entrer dans une zone de très grandes perturbations et les solutions ne sont pas dans le passé mais dans l'innovation et le
travail. Le vieux monde est vraiment derrière nous camarade.



Zellof 31/05/2010 22:13



Cette fois, ça y est, il est à terre. Le mammouth qu’on voulait dégraisser depuis des
années n’a plus que la peau sur les os…. Il ne s'en remettra pas.
La destruction de l’école publique est en bonne voie. Chacun peut maintenant se rendre compte que toutes les réformes entreprises par Sarkozy avaient toutes un seul et même objectif :
détruire des postes. On nous a fait de beaux discours sur les bienfaits des réformes entreprises. Aujourd’hui, même les plus optimistes doivent l’admettre : ce gouvernement se fiche
complètement de la jeunesse et de l’efficacité des mesures à mettre en œuvre sur un plan pédagogique. Comment éviter le découragement et l’amertume des enseignants ?



Deux faits sont à rapprocher de ce qui se passe dans notre école…


 


Pendant que le gouvernement racle les fonds de tiroirs dans l’EN, un projet
vise à installer le ministère de la Défense, les états-majors et les principaux services dans le XVème arrondissement de Paris. Hervé Morin souhaitait y installer une piscine de type olympique
(50 m, 8 couloirs, 55 millions d’euros).


Finalement
ce ne sera qu’une malheureuse piscine de pauvres (25 m, 4 couloirs, 30 millions dont 10 millions d’investissement et 20 millions de fonctionnement)…


 


Alors que plusieurs Etats européens - Royaume-Uni, Espagne, Italie ou Grèce - ont décidé de réduire le train
de vie de leurs ministres pour accompagner des plans de rigueur, un député français a proposé, à son tour, des mesures d'économies visant notamment les ministres cumulards. René Dosière
(apparenté socialiste), fin connaisseur des comptes de l’Elysée a déposé plusieurs amendements prévoyant que les ministres qui ont conservé un mandat de maire ou d’élu local ne perçoivent,
«au titre de ses mandats locaux, aucune rémunération, aucune indemnité et aucun avantage».


Les ministres peuvent «cumuler
jusqu’à 1,5 fois leur traitement» qui s’élève à 14.000 euros mensuels, soit «21.000 euros», a
expliqué Dosière. Il suggérait aussi, pour les élus locaux cumulards, de plafonner leurs indemnités au montant de l’indemnité de base d’un parlementaire (5.487 euros).
Un
amendement en ce sens avait été présenté devant de nombreux journalistes en conférence de presse. Quelques minutes plus tard, cet amendement défendu dans le cadre de la réforme des collectivités
était rejeté dans l’hémicycle, sans aucun commentaire de la part de la majorité ni du gouvernement. (Libération)



henri 31/05/2010 21:41



Les nouvelles attaques de ce gouvernement vont, je l'espère, décider les directeurs autant que leurs adjoints à descendre dans la rue.


J'avais cru comprendre que directeurs et adjoints étaient la même chose et voilà donc qu'on les différencie ! Qui peut m'expliquer ?


Et à quel titre les "directeurs" descendraient-ils "dans la rue" (ah ! la rue ! quel beau mot !) sur le point particulier de la "destruction de
l'école" ? Auraient-ils quelque "pouvoir" pour s'y opposer ? Représenteraient-ils à ce point une "force" quelconque pour organiser une forme d'opposition ? Ne me dites pas qu'ils
peuvent mobiliser et agréger autour des forces d'opposition ?


En clair sont-ils comme les autres oui ou non ?


Qui peut m'expliquer ?



Pascal Oudot 31/05/2010 21:15



Le salaire doit être calculé sur le nombre d'élèves dans la classe .


 


N'importe quoi!