Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:14

Communiqué du SNUipp :

Nous venons de recevoir un nouveau projet que le ministère a décidé de proposer à la signature des organisations syndicales.

 

Vous en trouverez ci-dessous la dernière version. Elle comporte plusieurs évolutions par rapport au texte ministériel daté du 8 janvier dans l’organisation du travail des enseignants.

 

- le temps consacré au travail en équipe et aux relations avec les parents passe de 20 heures à 24 heures en intégrant l’élaboration et le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés.

 

- le temps consacré aux animations pédagogiques et à la formation passe de 14 h à 18 heures.

 

- 60 heures (au lieu de 68 h) sont consacrées à des actions directes auprès des élèves et « au temps d’organisation correspondant ».

 

- un examen particulier pour les directeurs d’écoles. (quoi ? Dossier à suivre...)

 

Le ministère a lié toute modification du texte présenté le 8 janvier à la signature d’un accord.

 

Nous avons rappelé, en tout état de cause, notre volonté de consulter toute la profession sur les décisions du ministère.
 

Document du ministère

Aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissages à l’école primaire

 

 
Principes généraux

 

La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est fixée à 24 heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent 2 heures d’enseignement au maximum pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Ces deux heures viennent renforcer l’action des maîtres et la différenciation pédagogique qu’ils mettent en oeuvre dans la classe avec, le cas échéant, la participation d’autres maîtres, notamment les enseignants spécialisés des RASED.

 

Par ailleurs, le service des enseignants est de 27 heures hebdomadaires dont 24 heures d’enseignement à tous les élèves et 3 heures (108 heures annuelles) spécifiquement consacrées à l’aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage, aux travaux au sein des équipes pédagogiques, aux relations avec les partenaires de l’école, ainsi qu’à des actions de formation.

 

Cette aide est prioritaire et nécessite une identification précise des élèves concernés, une méthodologie adaptée, une nouvelle organisation du temps d’enseignement aux élèves ainsi qu’une nouvelle organisation du travail des enseignants.
 

 

1. Le repérage des difficultés des élèves

 

Conformément aux règles habituelles :

 

- le maître de la classe effectue le premier repérage dans le cadre de l’évaluation du travail scolaire des élèves ;

 

- le conseil des maîtres prend les décisions et organise les aides ;

 

- l’IEN valide les décisions prises et assure la régulation au niveau de la circonscription.

 

Pour ce travail, les enseignants disposent :

 

- des programmes du premier degré, références en matière de connaissances et de compétences à atteindre à chaque niveau ;

 

- d’outils personnels, de banques d’outils, mis en oeuvre dans chaque classe avec l’appui du conseil de cycle ;

 

- des évaluations nationales, références précises à des moments clé de la scolarité.
 

 

2. Les dispositifs d’aides

 

Il s’agit de proposer une réponse adaptée à chaque élève, prenant la forme d’un Programme Personnalisé de Réussite Educative. Il s’agit de proposer une réponse adaptée à chaque élève, prenant la forme d’un Programme Personnalisé de Réussite Educative.

 

Il n’y a pas de dispositif national unique, l’instance la mieux à même d’élaborer un dispositif adapté est le conseil des maîtres qui prendra appui, le cas échéant, sur l’équipe éducative.

 

Le maître de la classe, dans le cadre de l’équipe pédagogique de l’école, met en oeuvre les aides et en assure la coordination lorsqu’il ne les conduit pas entièrement lui-même.

 

D’autres interventions en petit groupe peuvent être mises en oeuvre, par exemple en maternelle.

 

Il s’appuie pour cela sur l’ensemble des moyens disponibles. Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves. Pour la renforcer, notamment dans l’éducation prioritaire, le maître peut être aidé, par les enseignants spécialisés, les maîtres surnuméraires, les autres maîtres de l’école dans le cadre d’échanges de services ou d’horaires décalés.

 

Les élèves qui ont besoin d’aides complémentaires, peuvent bénéficier de deux heures d’enseignement au-delà de ces 24 heures hebdomadaires.

 

Chaque conseil des maîtres définit, dans le projet d’école, un volet d’aide qui prévoit : le repérage des élèves, les modalités d’aides mises en place, l’évaluation de leurs effets en terme de progrès des élèves. Ces modalités peuvent évoluer au cours de l’année.

 

Ce volet du projet d’école sera présenté au conseil d’école et validé selon les procédures habituelles.

 

Le cas échéant, il prévoira, en relation avec les collectivités territoriales, l’articulation avec l’accompagnement éducatif.

 

La mise en place des dispositifs d’aide peut également amener à rechercher un fonctionnement sur 9 demi-journées.
 

 

3. L’implication des parents

 

Le dialogue avec l’enfant et ses parents est indispensable pour identifier les points d’appui permettant de conduire une action d’aide positive et efficace, pour mieux comprendre les raisons d’une difficulté qui peut n’être que passagère, pour engager chacun dans un processus de réussite scolaire.

 

Un emploi de temps pour chacun des élèves concernés, sera présenté aux parents. L’adhésion des parents doit être systématiquement recherchée.
 

 

4. L’organisation du travail des enseignants

 

Au-delà des 24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves, les 108 heures annuelles que doivent effectuer les enseignants sont réparties, selon les modalités suivantes :

 

- 24 heures de travaux en équipes pédagogiques et relations avec les parents, intégrant l’élaboration et le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés ;

 

-18 heures d’animation pédagogique et de formation ;

 

- 6 heures de conseil d’école obligatoire ;

 

"60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d'organisation correspondant, ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle. Dans le cas où ces actions ne mobiliseraient pas tout ce temps pour un enseignant, les heures disponibles seront consacrées au renforcement du temps de formation hors la présence des élèves"

 

A l’école maternelle, ce dispositif, comme les autres dispositifs de la prévention de la difficulté scolaire, sont centrées sur la première des priorités de cette école : la maîtrise orale de la langue française. Les enseignants d’école maternelle peuvent être amenés à intervenir auprès d’élèves du cycle des apprentissages fondamentaux à l’école élémentaire.

 

L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier.

 

Ces éléments serviront de base pour la rédaction des textes réglementaires.

Retour à la page d'accueil

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
commenter cet article

commentaires

Cedric58 11/02/2008 18:31

Pourquoi le SE-UNSA signé ?Tout simplement parce que le SE-UNSA défend un syndicalisme réformiste qui porte les revendications des collègues en s’appuyant, de la manière la plus démocratique qui soit, sur ses mandats de congrès, qui sait s’opposer à chaque fois que c’est nécessaire, qui sait se faire entendre et proposer et qui sait signer, encore une fois de la manière la plus démocratique, après avoir vérifié que ses mandats le lui permettent et soumis la décision à son Conseil National. Compte tenu des avancées significatives que chacun(e) pourra apprécier, dire NON eût été un coup de force. Compte tenu de la position du ministère qui avait accepté de discuter et prendre en compte les attentes des collègues, mais qui avait déclaré qu’il appliquerait le texte initial, et de manière rigide, en cas de refus des organisations, dire NON eût été irresponsable. Alors que nous avons tous pu mesurer, lors des RISTT organisées dès l’automne, l’inquiétude et l’attente des collègues sur le sujet, dire NON eût été une marque de mépris. Quand on veut arriver à l’heure, il vaut mieux éviter de partir en retard, et les mains dans les poches, surtout avec un président dont la stratégie est de vouloir toujours prendre ses interlocuteurs de vitesse. Penser qu’il aurait pu en être autrement est une faute politique grave.

Jean-Claude 08/02/2008 21:24

Encore un syndicat qui manifeste une satisfaction sans retenue : le SGEN-CFDT qui a signé cet accord sans même se poser le problème du travail supplémentaire que la réforme va engendrer pour les directeurs. Il claironne fièrement le communiqué suivant que je viens de recevoir sur ma boîte mail :Le Sgen-CFDT a signé hier avec le ministre le texte organisant la réaffectation des deux heures libérées par la suppression du samedi matin dans les écoles primaires. Ce texte a été élaboré au travers de nombreuses réunions de travail et le Sgen-CFDT le juge positivement pour plusieurs raisons : - L'objectif visé, l'aide aux élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage, est judicieux.- Le contenu de l'aide proposée, prise en charge individualisée ou en petits groupes ainsi que l'augmentation du temps dédié au travail d'équipe, constituent une évolution importante de la conception du métier enseignant.- La part d'initiative importante confiée aux équipes enseignantes pour définir les modalités de leur action est un facteur essentiel de réussite du dispositif. Le Sgen-CFDT se félicite d'avoir pu mener à bien une négociation importante, preuve s'il en fallait que, lorsqu'il est possible, le dialogue social est plus productif que l'affrontement. Pour autant, il regrette que la question des rythmes scolaires (rythmes annuels mais surtout lourdeur de la journée) n'ait pas fait l'objet du débat qu'elle mérite, débat qui aurait dû se mener en lien avec la suppression du samedi matin. La décision unilatérale et précipitée du ministre ne l'a pas permis, c'est une occasion ratée de mener un important débat public. Enfin, le Sgen-CFDT tient à préciser que cet accord, pour important qu'il soit, ne vaut pas approbation de la politique éducative globale du gouvernement.

St�phan 07/02/2008 09:17

Une précision quand même, car je crains que l'on ne parle pas de la même chose...
Je ne défends ni la position du SE (CERTAINEMENT PAS!) ni celle du MEN.

Je constate, simplement, et c'est vrai d'une manière positive, que, contrairement aux autres fois, il n'a pas été possible de faire comme si nous n'existions pas en tant que dirlo.

Sur le fond, CHE, d'accord avec toi, sur les motivations bassement politiciennes, sur le fait que ça va nous retomber sur le paletot, que c'est de la merde... OK!
Mais ça j’ai l’habitude !
Sauf que cette fois-ci, et je n'y vois que le fait que les dirlottes et les dirlos commencent à se faire entendre, il n’a pas été possible de faire comme si nous étions comme les autres.
Je te rappelle que SE et SNUIPP ont interrogé « la profession » sans distinguo…
Ce sont eux qui sont rentrés dans le jeu du MEN…
C’est à partir de là, et pas des premières déclarations de Darcos, que nous sommes apparus comme incontournables.

Et cela n’a rien à voir avec un os que l’on nous donne à ronger, le MEN n’a pas passé de deal avec les dirlos, rien ne nous empêche de critiquer la suppression du samedi matin et l’utilisation des 2 heures…
N’empêche qu’il n’a pas été possible de pondre un texte mêlant adjoints et dirlos…

Rien ne nous empêche individuellement ou collectivement de se joindre au SNUipp, à FO, à la CGT, à SUD, qui refuse la signature.
De constater amèrement que le SE continue de confondre compromis et compromission…
Reste qu’ils n’ont pas trouvé, encore, le moyen de ne pas différencier les adjoints des dirlos.

Et ça c’est une première qui va dans le sens de la reconnaissance du métier de dirlo.

mat pu j.prevert 06/02/2008 23:22

"une destination différente de ces 2 heures pour les dirlottes et les dirlos résonnerait comme l’annonce de la naissance d’un nouveau corps : directeur d’école."
C'est aller un peu vite en besogne, Stéphan que de croire qu'il suffit de nous accorder 2 heures pour qu'on soit sur le début de la reconnaissance institutionnelle. Je pense que les syndicats, en cette d'année d'élections professionnelles, ne peuvent pas faire moins que relayer tant soit peu notre discours. Et le ministre sait que la situation est tendue. Voilà qui lui permet de lâcher un peu de lest à moindre coût. Je crois que ça ne va pas plus loin. Il ne faut pas commencer à s'imaginer qu'on a partie gagnée. Hélas...
Je partage le coup de colère de CHE. Tout ce qu'il (ou elle ?) écrit dans son commentaire se vérifiera sur le terrain très rapidement. Et on verra que la reconnaissance n'est pas au rendez-vous car on nous laissera nous "dépatouiller" dans notre coin, comme d'habitude.Anne-Marie

che 06/02/2008 22:59

Ca veut dire quoi cette phrase.. rien.. Qu'on examinera l'application particulière? comme on a "examiné" l'expérimentation de BE, des remplacements par les PE2, les réunions de dirlos hors temps scolaires devenues quasiment obligatoires (on est invité mais on y émarge) etc.. etc... Où as tu vu qu'on allait "donner" les heures aux dirlos? Si c'est de cela qu'il s'agit.. raconte.. Pourquoi ne pas le metre tout de suite? Pourquoi un futur examen?
Ce que je vois, c'est que on va être dans un merdier de première.. nous et personne d'autre. Qui va être responsable de l'organisation de cette daube.. le dirlo. Qui va gérer les conflits sur les heures à faire.. le dirlo.. Qui va chercher sans trouver la réponse à cette question à mille francs.. Les enfants font 24 H.. Ceux qui restent sont donc en heures facultatives.. On fait l'appel? On note les absents à l'activité facultative? On vérifie et surveille que machin est bien resté.. Et si le maitre est malade.. On renvoie les mômes? qui sont censés être à l'école.. Non? Qui les garde? Le dirlo?
Je sais.. On s'arrangera.. La positive attitude!
Franchement, je crois que darcos a tort de se priver.. On a tellement l'habitude de courber l'échine. Sarko disait qu'on ne remplacerait pas les curés.. il a tort.. on est comme eux.. Ils croient en Dieu.. Nous on croit au Père Noël
CHE

stéphan 06/02/2008 18:32

Anne-Marie, Merlin et Che, au sujet des 2 heures, vous vous trompez.

La situation n’a rien à voir avec celle qui a conduit à la signature du protocole, présenté, je le rappelle, comme la conclusion de 7 ans d’(in)actions syndicales…
Protocole qui n’a rien réglé en terme de « reconnaissance ».
Pour ces 2 heures, c’est totalement différent.
>D’abord parce que ce n’est pas porté part un des syndicats majoritaires, c’est une vraie demande du terrain, émanant des dirlottes et des dirlos (nous assumons déjà nos tâches après les heures de classes …)

>Ensuite, l’enjeu, ici, se situe bien au niveau de l’ÊTRE. Ce n’est pas le fait de nous donner les 2 heures qui est gênant pour le MEN ou pour le SNUipp.
Mais, ce faisant, ils admettent qu’il faille distinguer notre spécificité, que nos charges nous différencient des adjoints… que nous ne sommes pas des enseignants comme les autres.

Contrairement au protocole qui est un enterrement, même pas de première classe, une destination différente de ces 2 heures pour les dirlottes et les dirlos résonnerait comme l’annonce de la naissance d’un nouveau corps : directeur d’école.

Le Men et le SNUipp ne s’y trompent pas, eux, et font tout pour nous laisser dans la nasse…

merlin 06/02/2008 14:41

Un seul défaut à toutes ces consultations " démocratiques": le rôle des dirlos dans le dispositif n'est même pas évoqué alors qu'il sera central dans tous les systèmes proposés
    Vous avez dit démagogie?

Dedel 06/02/2008 14:11

Nous, au SNUipp, on est intervenu pour que le ministère tienne compte de l’avis exprimé par les quelques 20 000 collègues qui ont répondu à l’enquête que nous avons initiée : alourdissement de la charge de travail, et augmentation du temps de travail en équipe.Ce texte qui nous est proposé comporte encore des insuffisances, c’est vrai, mais nous notons avec satisfaction que le temps de travail en équipe, l'organisation, la mise en place des PPRE et des projets de scolarisation des élèves en situation de handicap sont intégrés dans le temps de service. Et aussi, que le rôle du Conseil des maîtres est reconnu dans l'élaboration et la définition du dispositif.Mais, des questions subsistent. Celles liées aux fortes inégalités entre les écoles et entre les enseignants en fonction des secteurs géographiques. Il y a aussi la question du « maître en surnombre » qui n’est pas réglée. On peut aussi nourrir quelques inquiétudes sur l’existence des missions des RASED et la formation continue. Des menaces planent toujours. En l’état actuel du texte qui ne répond pas exactement et complètement aux attentes de la profession, le SNUipp a décidé de consulter les enseignants des écoles avant de donner sa réponse à Darcos.Concrètement, comment ça va se passer ? Les écoles vont recevoir un journal « spécial consultation » avant le début de ces vacances. Il contiendra une enveloppe T pour la réponse à retourner avant le 29 février pour laisser le temps aux premiers vacanciers (zone B) d’examiner le texte et de pouvoir donner leur avis. Le questionnaire sera aussi sur Internet. On pourra répondre en ligne, également.Pas question de céder à l’ultimatum du ministre qui envoie le texte le 4 février et demande de le signer le 5. Pour nous, c’est une question de principe, la consultation de la profession est un préalable incontournable.
 

mat pu j.prevert 06/02/2008 13:52

" on vous file 2 heures tous les mois , soyez heureux et ne demandez plus rien , d'ailleurs vos syndicats ont signé, ...on connait la suite: juste un petit peu de boulot en plus!"
Je suis complètement de votre avis, Merlin. C'est exactement la position que j'ai défendue sur ce site il y a quelques jours. J'avais eu la surprise de voir qu'un (ou une ?) collègue était d'accord avec mes propos. C'était CHE (excusez l'orthographe si je me trompe).
Le problème, Merlin, c'est que d'autres syndicats réclament ces 2 heures pour les directeurs (SNE, SCENRAC, entre autres). Je peux comprendre qu'on en soit à ramasser des miettes quand on a faim. Mais, comme je l'avais dit : attention au piège ! Parce que ça sera comme avec le protocole du SE, on nous dira qu'on a eu des "avancées".Anne-Marie

merlin 06/02/2008 12:41

 L' application aux dirlos feront l'objet d'un examen particulier: ça veut dire quoi?
On fabrique une usine à gaz qui va générer des compte-rendus, des évaluations, des sélections, des plannings..... une partie de ce travail sera de la compétence du CDM décisionnaire, soit, mais le reste?
Ce sera donc le dirlo....mais celui çi aura (peut-être) un peu de temps mais il reste enseignant ne l'oublions pas, donc avec le même boulot que le CDMD.... et il va prendre l' "effet protocole 2" autrement dit:
" on vous file 2 heures tous les mois , soyez heureux et ne demandez plus rien , d'ailleurs vos syndicats ont signé, ...on connait la suite: juste un petit peu de boulot en plus!

VALMORI Patrick 06/02/2008 11:55

Voilà, maintenant, on sait que c'est grâce au SE que les directeurs vont être privilégiés...
"de prendre en compte la tâche particulière des directrices et directeurs d’école (surtout ceux qui ne sont pas déchargés ou qui n’ont qu’une décharge partielle, ce qui est la majorité des cas), avec l’ajout d’une phrase : « L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier ».
Encore une avancée... Décidément, il nous aime bien, le SE-Unsa... Mais, ça m'intéresserait quand même que notre bienfaiteur Luc Bérille développe un peu plus son idée...
 

Cedric58 06/02/2008 11:45

Pour info, le SE a signé le relevé de conclusions. Il s'agit, comme le dit Luc Bérille d'adopter une position responsable et de ne pas toujours repousser les avancées aux calendes grecques avec le risque de ne rien avoir. A signaler que Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, a lui aussi apposé sa signature le 5 février.
"De septembre à février le SE-UNSA, en toute transparence, a systématiquement informé la profession à l’issue de chaque réunion au ministère. Le SE-UNSA considère que le relevé de conclusions, dans lequel le ministre s’engage (rédaction des textes réglementaires à partir de ce document) permet :-  d’augmenter de façon significative le temps dévolu à la concertation : → 6h de plus dans la partie « travaux en équipe » qui passe de 18 à 24h → une souplesse dans la partie « actions directes » qui passe de 72 à 60h et qui inclut un « temps d’organisation ». -  de préserver les enseignants de maternelle qui initialement allaient devoir prendre systématiquement les élèves d’élémentaire en charge. On le retrouve avec les ajouts : « le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés » dans la partie 24h de travaux en équipe, « ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle » dans la partie 60h. -  de prendre en compte la tâche particulière des directrices et directeurs d’école (surtout ceux qui ne sont pas déchargés ou qui n’ont qu’une décharge partielle, ce qui est la majorité des cas), avec l’ajout d’une phrase : « L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier ».
-  de prendre en compte la spécificité des RASED dont il n’était pas du tout question au départ. C’est le SE-UNSA qui a défendu l’ajout des PPRE et le rôle des RASED. -  d’augmenter malgré le contexte budgétaire, le temps de formation des enseignants sur leur temps de service. Tout au long des discussions, le SE-UNSA s’est opposé à la volonté du ministère d’imposer un alourdissement de la charge de travail des collègues. Le SE-UNSA a eu la volonté, pour sa part, de faire respecter l’ensemble des enseignants, en évitant un dispositif prescriptif (avec les exigences autoritaires qui en auraient découlé) sur l’utilisation des 2h. C’est pour cette raison que le SE-UNSA est allé au bout de la négociation et qu’au final, au vu du projet de relevé de conclusions, il a décidé de le signer.Le SE-UNSA illustre ainsi sa conception d’un syndicalisme utile, capable de s’opposer et de proposer, obtenant des avancées concrètes pour les personnels quand d’autres s’abritent derrière des postures." (Luc Bérille - SE-Unsa)