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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 22:34

C'est un véritable programme que X. Darcos a présenté le 28 janvier devant les cadres de l'éducation nationale à l'Esen, évoquant  successivement le primaire, le secondaire, les enseignants.

A l'École supérieure de l'Éducation nationale, Xavier Darcos a insisté sur le rôle grandissant de l'évaluation dans le système éducatif et du travail des enseignants. Le ministre veut garantir la liberté pédagogique des professeurs et évaluer leurs résultats. Selon le ministre, cela implique pour les corps d'inspection de redéfinir la façon dont est évalué le travail des enseignants.

 

Peu d'observateurs du système scolaire se posent cette question pourtant essentielle : que serait une administration de plus d'un million de fonctionnaires, accueillant chaque jour près de douze millions d'usagers, sans la présence d'un encadrement efficace et dévoué ?

Que deviendrait la liberté pédagogique des enseignants, à laquelle je suis très attaché, s'ils n'avaient pas la possibilité d'être évalués régulièrement par des inspecteurs spécialistes de leur discipline ?
Serions-nous aussi attachés à l'autonomie des établissements si nous ne pouvions compter sur la capacité des personnels de direction et des inspecteurs chargés de la vie scolaire ?

Où se perdraient les impulsions ministérielles sans le relais indispensable des services déconcentrés de l'Education nationale ?
Et que saurait le ministre de l'état du terrain, en dehors de son expérience personnelle, s'il ne pouvait compter sur la vigilance de ses recteurs et de ses inspecteurs d'académie ?

Vous qui avez choisi de devenir inspecteurs d'académie, inspecteurs de l'Education nationale ou conseillers d'administration scolaire ou universitaire, vous connaissez l'importance et la difficulté des fonctions que vous occuperez lorsque vous aurez achevé votre formation à l'ESEN.

Je suis venu vous dire qu'elles seront encore plus décisives au cours des mois et des années à venir, car mon intention n'est pas seulement de faire en sorte que l'Education nationale fonctionne bien, ou un peu mieux, mais qu'elle redevienne la clé de tous les progrès de notre société.

Je ne peux pas me résoudre à ce que, chaque année, des rapports officiels et des enquêtes internationales pointent du doigt l'incapacité de notre école à endiguer l'échec scolaire et son recul dans les classements internationaux. L'école française ne devrait avoir de place qu'au premier rang !
Je ne peux pas me résoudre à ce que l'école ne soit plus présentée comme le rempart à tous les déterminismes, mais comme un lieu de reproduction des injustices sociales. Là n'est pas le projet scolaire auquel nous sommes tous attachés !
Je ne peux pas me résoudre à ce que, pour 150 000 élèves chaque année, dix années de scolarité obligatoire s'achèvent par un échec, malgré tout le dévouement des personnels chargées de leur formation et de leur orientation. L'échec scolaire n'est pas une fatalité !

Parce que nous voulons tous la réussite de l'école, et avant tout celle des élèves, nous ne devons pas avoir peur de la voir évoluer, revoir ses priorités, changer ses pratiques, lui fixer de nouvelles ambitions.
Car l'institution scolaire n'est pas cette grande masse immobile que se plaisent à décrire tous ceux qui ne connaissent pas sa formidable capacité à se transformer pour répondre aux attentes de la société. Mais elle a connu trop de réformes d'un jour, trop d'élans vite retombés, trop de circulaires répétant des circulaires identiques, pour ne pas être vigilante sur la portée réelle des intentions de ceux qui la dirigent.

Aujourd'hui l'école est au cœur d'un projet de société, porté par le Président de la République, qui veut réconcilier l'égalité des chances, le mérite et l'excellence. C'est une nécessité pour permettre à chaque Français, quelle que soit sa place dans la société, de pouvoir tirer parti de la globalisation des rapports humains et de ne pas rester à l'écart de la société de la connaissance qui requiert des qualifications toujours plus élevées.

Pour relever ces enjeux, la politique que je conduis a trois grandes priorités : redonner à la scolarité obligatoire un sens et une cohérence, pour que chaque élève maîtrise parfaitement les connaissances et les compétences fondamentales qui lui seront nécessaires tout au long de sa vie ; donner à chaque élève les mêmes chances d'acquérir une qualification reconnue dans l'enseignement professionnel ou dans l'enseignement supérieur ; rétablir l'égalité des chances entre tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale ou leur condition physique.

La période de la scolarité obligatoire fait peser sur nous un véritable impératif de réussite, car c'est elle qui détermine la performance globale de notre système éducatif. A mesure que les niveaux de qualification s'élèvent, la persistance d'un taux d'échec scolaire fort à l'issue de l'école primaire devient encore plus alarmante.

Que deviendront les 40% des élèves qui ne maîtrisent pas parfaitement la lecture et l'écriture au terme de cinq années d'école primaire et les 15% des élèves qui ne les maîtrisent quasiment pas, dans une société de technologie avancée, où la moindre production industrielle suppose la maîtrise de logiciels de commandes numériques ?
Quelle chance de progrès laissons-nous à ceux qui sortent de l'école avec si peu de vocabulaire, et tant de lacunes grammaticales, qu'ils ne parviendront pas à exprimer correctement leurs pensées, leurs attentes, leur colère aussi d'avoir été laissés sur le bord du chemin ?

C'est la raison pour laquelle je souhaite que nous fassions porter nos efforts en priorité sur l'école primaire, comme l'a indiqué le Président de la République à l'occasion de sa conférence de presse de janvier 2008. Je veux mettre fin à ce curieux paradoxe d'une école primaire qui a l'un des volumes horaires annuels les plus élevés au monde pour des résultats qui se situent à peine dans la moyenne des pays développés. Je présenterai très prochainement les détails de mon plan pour l'école primaire, mais je veux dès aujourd'hui vous en présenter quelques axes directeurs.

Dès l'année prochaine, l'organisation des cours se déroulera du lundi au vendredi et les cours du samedi matin seront supprimés pour laisser aux familles le temps partagé qu'elles réclamaient depuis des années. L'allègement du volume horaire des élèves permettra ainsi à la France de se rapprocher de la moyenne européenne tout en dégageant un potentiel d'heures qui seront réutilisées pour apporter une aide individualisée en français et en mathématiques pour les élèves qui rencontreraient des difficultés dans l'apprentissage de ces disciplines.
Les modalités de report de ces heures sur le reste de la semaine font actuellement l'objet de discussions avec les syndicats enseignants, qui en ont d'ores et déjà acté le principe dans un protocole de discussion signé de façon majoritaire au mois de novembre.
A cela s'ajouteront des stages de remise à niveau qui seront proposés aux élèves en difficulté pendant les congés scolaires. Ces stages d'une semaine se mettront en place dès les congés de printemps 2008 ainsi que pendant les grandes vacances et seront assurés par des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires.

Dans ce cadre horaire plus rationnel, les enseignements suivront des programmes rénovés qui seront plus clairs, plus précis, plus détaillés. Ces programmes, qui entreront en vigueur dès la rentrée 2008, traduiront un niveau d'exigence élevé mais réaliste, en accord avec le socle des fondamentaux.
Ils constitueront une véritable aide pour les maîtres avec, en français et en mathématiques notamment, une progression très claire du CP au CM2.

Je veux mettre fin aux clivages et aux affrontements idéologiques qui suivent habituellement toute nouvelle édition des programmes scolaires, pour rétablir un consensus très large autour des connaissances qui doivent être transmises par l'école.

Ce consensus doit pouvoir s'appuyer sur des évaluations objectives, régulières, transparentes, des résultats obtenus par les élèves. Je souhaite mettre en place une double évaluation, pour les classes de CE1 et de CM2, qui aura lieu en milieu d'année. Ces évaluations permettront de voir comment chaque élève se situe par rapport aux objectifs définis dans les nouveaux programmes et de remédier, le cas échéant, aux difficultés constatées. Les résultats obtenus par chaque école seront mis en ligne sur Internet pour permettre aux parents d'en avoir connaissance.
Ces évaluations, dont nous effectuerons une synthèse nationale, nous permettront aussi de ne plus dépendre des seules études internationales pour juger des progrès accomplis par notre école.

Naturellement, j'attends beaucoup des inspecteurs de l'Education nationale pour accompagner les professeurs des écoles dans la mise en œuvre de ces nouveaux programmes et des évaluations qui les accompagnent. Je souhaite que vous vous exprimiez et que vous trouviez des relais dans les médias quand le débat sur les programmes scolaires du primaire va s'ouvrir.
Il ne faut pas qu'on entende dans ce débat uniquement la voix de ceux qui font profession de nier les ambitions de l'école.

Je suis persuadé que les progrès que nous ferons accomplir à l'école primaire rendront caduque la question du collège unique. Car si le collège doit aujourd'hui faire face à une telle hétérogénéité des niveaux scolaires, c'est bien parce que les élèves qui sortent de l'école primaire sont loin d'être égaux dans leur maîtrise des connaissances et des compétences fondamentales ! Naturellement, je poursuivrai et j'approfondirai la logique des programmes personnalisés de réussite éducative, créés par la loi Fillon sur l'avenir de l'école, qui apportent une vraie valeur ajoutée aux élèves en difficulté.
[...]

J'attends aussi beaucoup des corps d'inspection dont le rôle d'évaluation, d'animation, de formation et d'expertise sera essentiel dans la conduite du changement. Je sais naturellement que le travail d'un IEN n'est pas celui d'un IA-IPR, que les contraintes territoriales des uns ne sauraient être confondues avec les difficultés disciplinaires des autres, mais je sais aussi que les uns et les autres partagent la même capacité d'impulsion, la même déontologie rigoureuse, la même exigence intellectuelle faite d'une expertise régulièrement entretenue et actualisée au contact du terrain.

Vos responsabilités sont d'ailleurs renforcées et les évaluations qui rendent compte de votre performance tous les 3 à 5 ans permettent de mesurer la qualité du travail accompli sur le terrain.

Votre rôle sera d'autant plus important que l'évaluation à l'école est à l'aube de grands changements. Il y a naturellement la question de l'évaluation globale du système, à laquelle se consacrent les deux inspections générales du ministère avec lesquelles vous travaillerez de façon quasi-quotidienne. Mais nous devons surtout redéfinir la façon dont nous évaluons le travail des enseignants. Cette réflexion, qui touche au cœur du métier d'inspecteur, a d'ailleurs été engagée dans le cadre de la commission Pochard sur la redéfinition du métier d'enseignant.

Il existe actuellement deux pistes de réflexion. La première est liée au plan primaire mais la dépasse largement : il s'agit de tirer toutes les conséquences de la liberté pédagogique que je souhaite garantir aux enseignants. J'ai toujours dit que je préférais évaluer les résultats plutôt que d'inspecter la conformité des méthodes employées aux injonctions ministérielles.

Cela suppose de réorienter l'évaluation vers les acquis et la progression des élèves. Il s'agit d'une révolution copernicienne, qui suppose que l'inspecteur soit face à la classe pour en observer les réactions. Nous allons ouvrir prochainement une réflexion sur les modalités de mise en œuvre de cette réforme et je souhaite que les stagiaires de l'ESEN puissent y apporter toute leur contribution.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

stéphan 01/02/2008 19:25

En résumé, si on doute de l'efficacité d'une grève de 24 h, mais qu'on n'a pas les moyens d'en mener une de plusieurs jours, que fait-on ? On renonce à tout moyen d'action ?
Non, sauf à considérer qu'il n'existe que cette alternative.
Il est urgent de rendre le pouvoir à l'imagination!

Comprenons-nous bien au sujet des 2h:
-Ce n'est pas une fin en soi et c'est beaucoup moins anecdotique que ce tu penses, Che. Même si elles ont été décidées à la va-vite et pour des raisons politiciennes (comme le SMA).
Mais voilà… la mise en œuvre interpelle le fonctionnement de l’école… Ce qui nous place au centre du jeu.

Décider de nous donner ces 2 heures en décharge, c'est nous considérer "à part"... et mettre le doigt dans l'engrenage.
C'est la raison pour laquelle les conseillers de Darcos (lui serait assez d'accord) ne veulent pas, aidés (objectivement) par le SNUipp.
Quitte ensuite à accepter que les dirlos et dirlottes dérogent.


Cedric58 01/02/2008 14:59

Bonjour Henri,
Tu soulèves un vrai problème : celui de la grève de 24 heures. Dans les AG, c'est une question récurrente. Beaucoup de syndiqués se posent la question de l'utilité ou plutôt de l'efficacité d'une grève de 24 h. Et, souvent nous sommes sceptiques. Mais il nous faut faire avec ce phénomène de société qu'on retrouve aussi bien dans la politique, le syndicalisme que l'associatif : il est de plus en plus difficile de mobiliser les foules.Nous savons bien que même parmi ceux qui réclament une grève dure, longue, marquante, beaucoup ne font que le dire et qu'ils ne suivraient pas si on la lançait. Pour des raisons de pouvoir d'achat en premier lieu. Les fins de mois sont difficiles pour tout le monde et il ne viendrait à l'idée de personne de reprocher à quelqu'un de ne pas s'engager dans un long conflit qui lui ferait perdre plusieurs journées de salaire.
Autre point soulevé par ta réflexion : est-on assuré qu'une grève longue qui deviendrait vite impopulaire ne se retournerait pas contre nous ? Ne prendrait-on pas le risque d'une fuite vers le privé ? Et il faut garder à l'esprit que l'école n'est pas "productive" au sens où une grève ne bloque pas la production et encore moins l'économie. Aurait-on, dans ce cas plus de chances d'être entendus par le gouvernement ? Pas sûr !
En résumé, si on doute de l'efficacité d'une grève de 24 h mais qu'on n'a pas les moyens d'en mener une de plusieurs jours, que fait-on ? On renonce à tout moyen d'action ? On baisse les bras ? On s'avoue vaincu d'avance ? C'est une question très difficile, Henri.

Henri 01/02/2008 07:42

"Henri, es-tu prêt à faire une grève "jusqu'au-boutiste" ?N'ayant que peu à voir avec l'animal préféré de Pavlov, je ne vais effectivement pas me précipiter à la moindre injonction vers des comportements qualifiés de "jusqu'au boutistes".(au fait ! c'est où, le..."bout" ?) et que ce texte émane de Sud ou d'un autre point cardinal m'importe peu !Ce qui est intéressant, c'est qu'au moins, la question est enfin posée (tout au moins par écrit !) de la grève rituelle, récurrente et ...réactive (tiens ! on retrouve le réflexe pavlovien !) à laquelle les "responsables" syndicaux nous convient...Que cette réflexion est proposée à l'ensemble des partenaires syndicaux, associatifs ou autres...Que la Raison est conviée à l'emporter sur les oeillères et les bréviaires dont la réponse ci-dessus est aussi un témoignage : car croire qu'une journée de grève est un signal au gouvernement (la belle affaire dont il se moque pertinemment !), qu'elle montre à celui-ci le mécontentement (comme s'il l'ignorait !) fait encore partie des têtes baissées, le nez dans le missel des croyances !

Dedel 31/01/2008 19:01

Henri, es-tu prêt à faire une grève "jusqu'au-boutiste" ? Combien la feraient ? Facile de dire qu'une grève de 24 heures ne sert à rien. Il faut reconnaître que c'est souvent vérifié. Mais il faut passer à l'acte et là, on ne trouve plus grand monde.
Cette pétition est le fait des syndicats SUD. Ils ont le courage d'aller au bout de leurs actions. Hélas, ils sont souvent peu suivis et n'ont pas toujours une attitude responsable dans les conflits.
Une grève de 24 h a quand même le mérite de montrer un mécontentement et le signal arrive vite aux oreilles des gouvernements...
 

che 31/01/2008 18:03

Je suis plutôt d'accord avec anne marie.
Les 2 heures sont pour moi une idiotie mal ficelée qui va créer de fabuleux problèmes pour les dirlos, pour les familles, pour les enseignants. Utiliser une stupidité pour tenter d'en tirer un avantage me semble car on ne fonde pas un truc solide et sain sur des fondations pourries.
Un statut pour le dirlo qui le reconnait dans ses fonctions et attributions est la seule voie. L'aspect "hiérarchique" est une question de mot. Hiérarchique, nous le sommes déjà dans l'école (voie hiérarchique etc) en revanche nous ne sommes pas supérieurs hiérarchique des enseignants et cela doit rester.. d'où ce que l'on appelle au GDID statut non hiérarchique (différent des principaux car l'école est différente du collège)
L'intégration dans le corps des principaux, je suis contre.. pour les mêmes raisons. l'école et le collège fonctionnent différemment et le rôle du directeur est différent de celui des principaux, même si des tâches se recoupent. De plus quitte à proposer quelquechose de nouveau...
Concernant le nombre de dirlos.. et donc d'écoles, c'est sûr qu'il y a quelquechose à faire.. Le satut de dirlo va avec un nouveau statut de l'école (regroupements pédagogiques etc..) rien à voir avec les EPEP(copié sur les collèges) , mais un statut particulier aux écoles, à leur congfiguration, à leur fond "communal".. des réflexions sont en cours au GDID sur ce plan.
CHE

Henri 31/01/2008 16:20

Le droit de grève est compromis ? Certes ! mais n'est-ce pas l'essence même d'une conception de la grève qui est fortement remis en question actuellement ; document à l'appui :"Ce texte-pétition adressé aux directions des organisations syndicales est une initiative de salariés de la fonction publique de divers syndicats et non-syndiqués. Notre démarche commune part du constat de l’inefficacité des appels à des grèves ponctuelles de 24 heures sur des mots d’ordre, certes justes, mais si généraux qu’ils tendent à brouiller les objectifs d’une grève, à l’élaboration desquels nous, salariés, sommes de moins associés par nos directions syndicales."Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus et lire la suite, rendez-vous sur le site :
http://sauvonslagreve.free.fr/

E.E.PU WANTIEZ PLACE ROGER SALENGRO ANNAY 31/01/2008 13:19

Le droit de grève semble fortement compromis voire inefficace.Pourquoi ne pas suivre l'exemple des chauffeurs de taxis ?Se faire enfin entendre le mercredi ou le samedi par des actions extérieures au lieu de travail et surtout en attirant les médias.

mat pu j.prevert 31/01/2008 09:47

"il y a des mesures qui ne coûtent rien;-donner les 2 heures libérés par le samedi matin en décharge"
Attention au piège, Stephan ! Je participe peu aux commentaires mais je les lis régulièrement. Combien de fois j'ai pu lire, ici et ailleurs, les reproches faits au syndicat SE. Le fait d'avoir signé le protocole nous a privés d'une vraie réflexion sur le métier de directeur et surtout a donné des prétextes aux ministres pour ne pas aller plus loin. On le voit bien dans la réponse que Monsieur Darcos a faite à un député où il cite le protocole et ses mesures : le quart de décharge aux 4 classes, les 2 jours aux écoles de moins de 4 classes, les EVS, les deux fois 15 €...
Il ne faudrait pas que les mêmes collègues qui ont fait ces reproches (que j'approuve car ils sont réels et justes) tombent dans le piège de réclamer les 2 heures du samedi pour les transformer en décharge administrative. Pourtant, ce ne serait que justice ! Mais on repartirait dans ce cercle infernal qui fait que le ministre aurait un nouveau prétexte pour ne pas aller plus loin dans une réforme plus globale de la direction d'école.
Je l'ai déjà écrit ici, je pense que nous devons être plus radicaux dans nos exigences. Il nous faut une vraie réforme de la direction d'école. Il faut tout mettre à plat et remplacer les demi-mesures par de réels apports : un STATUT reconnaissant l'autorité du directeur sur son équipe (laissons la notation aux IEN), l'intégration dans le corps des chefs d'établissement (nous aurons ainsi un vrai syndicat pour nous représenter), une grille salariale spécifique, une indemnité de direction adaptée (comme les chefs d'établissement), des décharges appropriées et des moyens matériels du XXIème siècle...
Vous voyez, Stephan, pour toutes ces raisons, je pense que ce serait une erreur de s'arc-bouter sur ces 2 heures du samedi pour les transformer en décharge. Ce serait faire le jeu du ministre et de nos syndicats qui n'en demandent pas tant. A la fin, ça se retournerait contre nous.Anne-marie

Froment 31/01/2008 08:18

Stephan, au moment même où tu écrivais ton commentaire, la commission européenne adressait un nouvel avertissement à la France pour l'enjoindre de ne pas reporter le dressement de ses comptes de 2010 à 2012...
C'est dire si la situation est préoccupante pour notre budget et nos finances.

merlin 30/01/2008 19:47

Ce n'est effectivement pas une question de budget, ce sujet a été abordé souvent sur ce forum. Le problème est ailleurs: les syndicats majoritaires sont dans la non reconnaissance des dirlos. Ils doivent être considérés comme des enseignants comme les autres, noyés au sein d'une équipe dont ils font partie sans prérogatives particulières. Acte.
Le MEN s'accomode très bien de cette situation: il a besoin dans les écoles de décideurs, de responsables, de chevilles ouvrières... nous sommes tout cela et plus et ce pour un coût dérisoire. Les intérêts du MEN et des syndicats se retrouvent donc , pour des raisons différentes, sur notre dos.
Il est vrai que nous faisons notre boulot et davantage , que nous avons à coeur que notre école tourne, donc pas de soucis, le boulot supplémentaire qui nous attend à la rentrée avec ces nouvelles mesures sera fait...dans l'indifférence générale.
Soyons certains au moins que les dirigeants syndicaux auront les palmes académiques pour bons et loyaux services rendus au MEN; le contraire serait injuste!

stéphan 30/01/2008 17:18

pas d'accord Froment,

Les caisses sont vides mais "on" trouve des €uros pour une prime aux principaux, proviseurs et leurs adjoints.
Les caisses sont vides mais "on" trouvera de quoi payer en heures sup. les enseignants volontaires qui encadrerons les stages de remise à niveau pendant les vacances.

Et puis, il y a des mesures qui ne coûtent rien;
-donner les 2 heures libérés par le samedi matin en décharge.

...

Non, Froment, ce n'est pas QU'une question de budget, il y a une réelle volonté d'occulter notre rôle dans l'école.

Froment 30/01/2008 14:04

Ce que dit Luc, c'est une vraie et bonne raison, je le pense aussi. Mais, ce n'est pas la seule.Admettons que la première raison soit satisfaite, c'est à dire que les syndicats plaident pour un statut et, allons plus loin, acceptent un statut hiérarchique, eh bien, je crois qu'on ne nous l'accorderait pas pour autant.Pour une raison toute simple : il y a en France plus de 50 000 directeurs. C'est énorme ! Comment revaloriser tout ce monde en une seule fois ? Impossible ! On nous dit et redit à longueur de discours que "les caisses sont vides". Ce qui est vrai, qui peut le nier ? Or accorder un statut, ça n'est pas uniquement un texte, une circulaire, sinon ça ne sert à rien, c'est du vent. Il faut que ça s'accompagne de mesures très coûteuses en décharges, créations de postes, grille salariale, indices, indemnités... Bref ! Chacun a compris que c'est du domaine du rêve par les temps qui courent...

stéphan 30/01/2008 13:12

S@lut Luc,

Pour ma part je te rejoins entièrement, d'autant plus que, je le dis souvent, nous avons, aujourd'hui, la responsabilité hiérarchique dans l'école sans aucun des avantages lié à ces missions.

Le statut que nous revendiquons ne pourra que reconnaître ce fait indéniable, et nous assurer protection et moyens.

Par contre, il nous semble totalement inutile, en l'état, d'en rajouter.
Quand nous proposons un statut non hiérarchique (terme impropre, je lui préfère "original"), nous disons en quoi:
-pas de notation ni de sanctions.

Cela reste du domaine des IA, via les IEN.

Par ailleurs, le MEN ne propose pas de donnant-donnant.
Il ne veut pas nous reconnaître, il sait ce que cela lui coûterait.
En cela, il est objectivement aidé par les syndicats majoritaires...




Courriel IA 30/01/2008 11:17

Comme le collègue précédent, je pense qu'on n'a rien à espérer de tout ce qui se prépare actuellement.
Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une période où les gens attendent de plus en plus de l'Etat, de son Administration et de ses agents. On le voit bien : tous les discours de nos gouvernants vont dans le sens d'une responsabilisation toujours accrue des rouages de l'Etat. Que ce soit l'ANPE, l'UNEDIC, la Sécu, les forces de police, les hôpitaux... A tous il est exigé économies et résultats. Pour l'école, c'est pareil. La tendance est à confier davantage d'autonomie aux établissements. Qui dit autonomie dit transfert de compétences et d'autorité. C'est ce qui va être le cas prochainement pour les collèges et lycées. L'Etat accepte de déléguer mais il veut s'assurer que le fonctionnement en sera pour le moins amélioré. Or, nous, dans l'enseignement primaire, nous voulons être reconnus "directeurs" et c'est bien le moins, eu égard au travail que nous fournissons et aux charges de travail qui sont de plus en plus lourdes.Mais, et c'est ce qui semble avalisé par la majorité des collègues, nous refusons toute forme de hiérarchie. En cela, nous sommes victimes de la forte pression syndicale qui a fait de ce thème un véritable tabou qui ressemble aux tables de la loi. On peut comprendre les arguments avancés et qui sont tout à fait recevables, c'est vrai. Cependant, nous sommes à contre-courant des gouvernants qui vont dans le sens de ce que réclame l'opinion publique : des services publics modernes, efficaces, capables d'apporter des réponses immédiates à leurs préoccupations quotidiennes... L'école n'échappe pas à ce cadre. Elle doit être performante, sécurisante et les parents veulent des interlocuteurs fiables et responsables.Comment imaginer qu'un ministre va nous reconnaître des droits alors qu'on refuse les devoirs qui inhérents à notre fonction : la responsabilité hiérarchique ? Comment croire qu'on nous accordera un "statut de directeur" si nous ne voulons pas nous comporter en directeur mais simplement en responsable d'école ?
Ce que j'exprime, je le sais, n'est pas partagé par les collègues directeurs qui s'expriment sur ce site. Il me semble (mais je ne l'ai pas retrouvé) qu'UNE collègue a déjà soutenu cette "thèse". Sans succès, puisqu'elle n'a pas été suivie par d'autres commentaires allant dans ce sens. Probablement serai-je critiqué... Pas grave.
Je termine en disant à tous les collègues que, malgré nos divergences sur ce point, j'apprécie le travail entrepris pour une reconnaissance de notre métier. Hélas, je ne la sens pas venir.Bonne journée à tousLuc Tisserant

VALMORI Patrick 29/01/2008 22:50

Toujours RIEN au sujet des directeurs... Pas un mot !!! A croire qu'ils ne jouent aucun rôle dans la réussite de l'école. Les IEN, eux, verront leurs responsabilités accrues et c'est grâce à eux, probablement, que tout ira mieux...
On n'a vraiment rien à espérer... Le statut, c'est pas pour demain.