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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 13:13

Vendredi 25 janvier, s'est tenue la 7ème réunion du protocole de discussion entre le ministère représenté par M. Duwoye (secrétaire général), M. Nembrini (Directeur de la DGESCO) et M. Macron (DGESCO) et les 3 syndicats associés : SNUipp-FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT.

Cette séance, précédée de réunions bilatérales, mercredi et jeudi, avait pour objectif de conclure le protocole. Le ministère devait présenter ses propositions. Le ministère n'ayant pas présenté de nouveau document, la discussion a porté sur l'affectation des 2 heures libérées et l’organisation du temps de service des enseignants.

Nous vous présentons ci-dessous, le compte rendu effectué par le SNUipp et le SE.

Le SNUipp a marqué son étonnement sur la méthode. Il a rappelé ses exigences d’augmentation de temps pour le travail en équipe, de prise en compte de la charge de travail, de la nécessité de développer les RASED... Il a mis en évidence les inégalités entre les écoles et entre les personnels qu’entraînerait la mise en place du dispositif.
Nous avons rappelé notre demande que ce soit le conseil des maîtres qui décide du dispositif.

Le SNUipp a fait valoir qu’il était maintenant de la responsabilité du Ministre de faire des propositions écrites et précises à partir desquelles il se prononcerait au final, après avoir pris le temps, si nécessaire, de consulter la profession. 

Les parties 1 à 3 du texte du 8 janvier (les principes généraux, le repérage des difficultés des élèves, les dispositifs d’aide et l’implication des parents) devraient être confirmées (avec la référence aux RASED et le rôle décisionnel du conseil des maîtres que le SNUipp avait demandés).

- Concernant l’organisation du service des enseignants, les représentants du ministère ont affirmé que l’utilisation des deux heures libérées par la suppression du samedi matin porterait essentiellement sur du temps d’enseignement devant élèves.

- Le ministère a formulé une proposition de répartition des 2 heures libérées (soit 72 heures sur l’année) :

         - 4 heures pour la concertation (qui s’ajouteraient aux 18 heures existantes dans le cadre de la 27ème heure)
        - 68 heures destinées    : 
                    - à des aides directes aux élèves qui connaissent des difficultés scolaires importantes,
                    - à la prise en charge de petits groupes d’élèves (notamment en maternelle),
                    - à la formation des enseignants à ce nouveau dispositif

        La référence aux études dirigées devrait être supprimée.

En tout état de cause, ces propositions sont en recul par rapport à celles avancées par le ministère lors de la séance précédente (54 heures devant élèves et 18 heures de concertation).
Elles sont extrêmement éloignées de nos demandes de temps de concertation et de prise en compte de l’accroissement de la charge de travail, de mise en place de dispositif au sein de la classe ou de l’équipe.
A ce titre, nous avons affirmé qu’elles étaient, pour le SNUipp, inacceptables en l’état.
   

 


Le SE-UNSA s’y est rendu dans l’objectif de faire clairement des contre-propositions au projet de répartition des 108 heures qui, en l’état, était pour nous inacceptable. Pour mémoire, le Ministère proposait :

- 20h de travaux au sein des équipes pédagogiques et relations avec les parents
- 14h de formation
- 6h de conseils d’école 
- 68h consacrées à des actions directes auprès des élèves en difficulté

Suite à cette proposition du Ministère, le SE-UNSA a livré son analyse à la profession et a demandé l’avis aux collègues sous forme de sondage : « Suppression du samedi matin : quelles conséquences sur l’exercice du métier ? Donnez votre avis sur les 108 heures ! »
 

Les premières remontées (5158) mettent nettement en exergue deux dimensions :

- la demande d’une meilleure prise en compte des besoins de concertation (avec l’apparition, notamment, des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves en situation de handicap) au sein de l’équipe

- mais aussi la reconnaissance de la charge de travail qu’allaient demander ces nouvelles actions en direct auprès d’élèves en difficulté, hors temps scolaire (besoin de concertation avec tous les partenaires concernés, de préparation, d’évaluation, de suivi, de formation spécifique …).

Cette validation de notre demande d’un capital-temps, laissé à disposition des équipes, s’est trouvée confortée et c’est ce que nous avons défendu lors de la bilatérale en faisant des propositions de répartition des 108 heures [du SE-Unsa] déclinées ainsi :

- 22h pour travaux au sein des équipes pédagogiques et relations avec les parents 
- 6h de conseils d'école 
- 12h de conférences pédagogiques 
- 68 heures dévolues à l’aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage ; heures consacrées au repérage des élèves, à des actions directes auprès d’eux, à la concertation et à l’organisation de ces aides (réunions d’équipe éducative, réunions de synthèse RASED …), aux rencontres avec les familles dans le cadre de ce suivi spécifique, aux actions de formation liées au dispositif d’aide aux élèves en difficulté.

Lors de cette bilatérale, nous avons évoqué aussi particulièrement la situation des enseignants de maternelle en contestant le fait que ces enseignants n’auraient rien à faire vis à vis de leurs élèves. Pour nous dépistage, prévention, relation avec les familles, accueil des enfants en situation de handicap offrent largement de quoi s’occuper sans être « sommé » d’aller en élémentaire sur les deux heures à effectuer. Nous avons aussi pointé la charge que ces activités nouvelles vont faire peser sur les directrices et directeurs d’école : quel temps supplémentaire eu égard à leur rôle de coordination et de pilotage dans ce dispositif ?

Sans commenter nos propos introductifs, le Ministère n’a pas fait la synthèse qu’on aurait pu attendre suite aux 6 plénières et aux bilatérales. Il nous a demandé, à nouveau, de repréciser nos propositions. Celle du SE-UNSA étant claire (nous avions même fait une contribution écrite), le secrétaire général [du ministère] a interrogé le Sgen et le Snuipp pour connaître leur demande de répartition des 108 heures.

Leurs réponses ont été les suivantes :

- pour le Snuipp, une indication « précise mais souple » doit être faite sur les heures d’actions directes auprès des élèves. Pour le Snuipp ces indications horaires sont nécessaires pour prendre en compte les situations diverses et éviter les inégalités sur le terrain. Le Snuipp a fait part d’une nouvelle demande : une consultation des collègues

pour le Sgen, l’idée d’un capital-temps est à retenir mais les propositions du Ministère en l’état semblent convenir.

Suite à notre insistance, le Ministère a tenté une synthèse en faisant la proposition suivante :

- 22h pour travaux au sein des équipes pédagogiques et relations avec les parents, permettant la préparation des 68h 
- 6h de conseils d'école 
- 12h de conférences pédagogiques 
- 68 heures dévolues à l’action directe auprès des élèves qui pourraient correspondre à trois blocs identifiés : 
    
_ les heures de soutien (actions directes auprès des élèves) 
    
_ les prises en charge de petits groupes de besoins en maternelle notamment (actions directes auprès des élèves) 
    
_ actions de formation pour les enseignants, avec la volonté exprimée que cela se traduise en répartition horaire précise déclinée dans les textes réglementaires.
    

Pour le ministère le nouveau dispositif qui donne deux heures de plus aux enseignants pour la prise en charge d’élèves en difficulté est une amélioration des conditions de travail.

Le SE-UNSA a clairement exprimé son désaccord sur ce découpage horaire artificiel qui méconnaît la réalité de notre métier. Pour l’illustrer, le SE-UNSA a utilisé une image : Suffit- il de décréter d’arroser une plante pendant 2 heures pour qu’elle pousse ?

Nous avons donc à nouveau explicité les raisons de notre désaccord :

- Il est incompréhensible, pour nous, de « décrocher » arbitrairement le temps de préparation et de mise en œuvre du temps d’action auprès des élèves. De plus accorder seulement 4h en plus pour faire ce travail frise le ridicule. 
- Il faut faire enfin confiance aux équipes et au professionnalisme des enseignants pour organiser au mieux les 68h en y incluant le temps de concertation nécessaire. C’est le sens de la liberté pédagogique que nous défendons. C’est aux enseignants d’apprécier ce qui doit être mis en oeuvre dans le cadre de ces heures. 
- La prescription horaire trop précise, de la part du Ministère, est un non sens pédagogique vu la diversité des situations.

S’agissant de l’amélioration des conditions de travail annoncée par le ministère le SE-UNSA a mis en garde contre l’alourdissement de la charge de travail que ces heures pourraient représenter en fonction des choix qui seront faits par le ministre.

La balle est maintenant dans le camp du Ministre : c’est lui qui devrait trancher le débat.

 

Nous tenons également à porter à la connaissance de nos lecteurs le communiqué du SNE-CSEN. Ce syndicat n'a pas participé au protocole de discussion sur le "samedi matin" mais a, néanmoins, été reçu mercredi au ministère. 

Le SNE a été reçu le mercredi 23 janvier par Xavier Darcos.

Concernant ses propositions pour «définir un nouvel horizon pour l’école primaire », le SNE a demandé au Ministre, entre autre, que :

-        Pour les adjoints, les 72 heures de classe dégagées par la suppression des samedis matins soient considérées comme des temps institutionnels destinés à plus de concertation au sein des équipes, à plus de formation,  à une meilleure prise en compte des actions et des projets en faveur des élèves en difficulté, aux réunions avec les parents et leurs fédérations et aux rendez-vous avec les familles comme avec tous les autres partenaires de l’école, municipalité et associations.

-        Pour tous les directeurs d’école, leur soit laissée la liberté d’utiliser les 2 heures ainsi libérées, pour la gestion de leur école, sachant qu’une nouvelle mission va s’ajouter à toutes celles qui leur incombent déjà. A la suite de cette audience,  le Président du SNE a adressé une lettre au Ministre pour insister sur cette proposition.

 
Courrier adressé à Xavier Darcos par Jean-Claude Halter, président du SNE-CSEN
:
 
A la suite de l’audience que vous avez accordée au SNE-CSEN, je me permets d’insister en réitérant la demande que je vous ai faite, de laisser à tous les directeurs d’école la liberté d’utiliser les 2 heures libérées le samedi matin pour la gestion de leur école, sachant qu’une nouvelle mission va s’ajouter à toutes celles qui leur incombent déjà.

En effet, si ce n’est pas le directeur de l’école, dont l’une des missions est de diriger le Conseil des Maîtres, qui d’autre mettra en place, organisera, suivra, et garantira auprès de l’Administration mais surtout auprès des parents des élèves, le bon fonctionnement de ces heures de soutien en faveur des élèves en difficulté ?
[…] 
Cette mise en place, pour qu’elle se fasse dans de bonnes conditions pour tous, demandera du temps et de la disponibilité. C’est ce qui manque le plus actuellement à la majorité des directeurs d’école.

Je suis persuadé que les parents d’élèves apprécieront de trouver un directeur d’école disponible pour les informer et les rassurer sur le bien-fondé des actions proposées pour leurs enfants.

Les enseignants nommés sur les postes de remplacement seront appelés à intervenir dans les écoles, ils pourraient donc palier auprès des enfants les heures que les directeurs d’école consacreraient à la mise en œuvre et au pilotage de cet ambitieux projet. Les adjoints seront ainsi libérés des contraintes institutionnelles et pourront se consacrer pleinement à leur enseignement.

Dans l’attente de voir bientôt la mise en place d’établissement du premier degré, ce serait un premier pas vers la reconnaissance du métier de directeur.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

stéphan 01/02/2008 20:06

Anne-Marie,

Le problème, c'est que chacun peut, à loisir, mettre ce qu'il imagine derrière le terme "supérieur hiérarchique".

Pour un enseignant du premier degré, le premier échelon hiérarchique – et le seul qu'il ait habituellement à connaître - est l'IEN, qui dispose d'une certaine autorité en matière de pédagogie, mais qui n'exerce qu'un rôle relativement mineur dans l'évolution de la carrière et dans le domaine administratif, puisqu'il n'est pas en charge de la gestion des personnels de sa circonscription et qu'il n'est pas ordonnateur de crédits.
...
Même pour un IEN on n'emploie pas le terme de « supérieur » mais « échelon »...

Il est évident qu'un statut confortera la position hiérarchique du dirlo dans l'école.

Sur le fond, donc, je vous rejoins totalement, reste que la forme est importante car il s’agit de convaincre, non d’imposer.



mat pu j.prevert 01/02/2008 13:32

Stéphan, j'ai assez dit ici mon aversion pour les syndicats qu'on appelle à tort "majoritaires" pour me permettre de confirmer ce que dit le collège Dedel. C'est vrai que vous ne trouverez aucun texte disant que les directeurs ont "autorité" sur leurs adjoints. Vous le trouverez, en revanche pour tout ce qui concerne le personnel municipal.
C'est là justement le problème que nous rencontrons : il nous faut un statut qui dise clairement que nous avons "autorité" sur toute l'équipe enseignante. Je ne demande pas de noter mes collègues mais je souhaite que notre position hiérarchique soit reconnue et sans ambiguïté. Il faut que ce soit clair et net. C'est ce que j'entends par supérieur hiérarchique. Et il me semble que tant que nous ne serons pas clairs avec nous-mêmes sur ce point, nous ne parviendrons pas à nous faire entendre.
Ceci précisé, Stéphan, j'approuve les termes de votre commentaire.Anne-Marie

Stéphan 01/02/2008 10:37

Tu as une drôle de lecture de l'Histoire...
Tu peux préciser:
Il n'a pas autorité sur eux.

Qui autorise les intervenants extérieurs "ponctuels", qui autorise les sorties sans nuitées, qui fixe les services des instituteurs et des professeurs, qui répartit les moyens d'enseignement, qui fixe les modalités d'utilisations des locaux scolaires, qui répartit les élèves, qui préside le CM, le CE, qui représente l'institution, ....?
avec une évidence bien plus qu'une exigence, la concertation.
• organise, fixe, répartit, représente... anime Sont les verbes employés dans le texte de 89, largement inspiré des positions de la FEN de l'époque, donc, fortement imprégnée de la tradition scolaire de notre chère République.
Et ces verbes induisent bien une position d'encadrement.

Cette "tradition", n'a jamais fait du dirlo un instit comme les autres, bien au contraire. Elle affirme que le dirlo est bien un enseignant, mais avec des missions bien différentes... Nuance!

Tant que le contrat implicite passé entre l'école et ses partenaires était fort, le besoin de reconnaissance statutaire ne s'est pas posé.

Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Le contrat doit être explicite et les différents acteurs reconnus dans un cadre clair d'exercice de leur métier (les parents d\\\'élèves n'ont-ils pas eu un statut?).

C'est d'ailleurs la raison de l'échec (que tu soulignes en répétant\"pas assez") d'une stratégie syndicale uniquement basée sur l'AVOIR.

Enfin, compare ce qui est comparable. Un collège n'a pas la même proximité, les mêmes rapports avec ses usagers.
Un statut venant reconnaître nôtre rôle, nos missions et nos responsabilités spécifiques ne changerait en RIEN les relations dans les écoles et ne ferait pas de nous ni des principaux, des des proviseurs.
Simplement des directrices e des directeurs d'écoles.

Dedel 30/01/2008 22:36

La tradition, c'est une école dans laquelle tous, directeur et adjoints exercent le même travail auprès des élèves avec le même objectif : leur réussite scolaire et leur épanouissement personnel. Evidemment, le directeur exerce des responsabilités de par les textes. Cela, personne ne le nie. Et il a un supplément de salaire et une bonification indiciaire (certes très modestes, voire insuffisantes, j'en conviens) ainsi qu'un système de décharge (insuffisant, lui aussi, je le reconnais également). Mais, les textes ne placent pas le directeur au-dessus de ses adjoints. Il n'a pas autorité sur eux. Uniquement sur le personnel municipal. La tradition, c'est aussi de partager le travail, de s'entendre pour décider ensemble, en conseil des maîtres, des répartitions d'élèves, de l'attribution des classes, du fonctionnement de la coop, de celui de l'école. Et ça fonctionne ainsi depuis plus d'un siècle. Pas partout, je veux bien le croire car les humains ne sont pas parfaits. Mais, peut-on imaginer une école de 3 classes, donc 3 enseignants dont l'un serait le chef des 2 autres qui, eux, font le même boulot, avec les mêmes enfants, les mêmes familles ? Bonjour l'ambiance !Il suffit de voir dans les collèges et les lycées à quel point un fossé s'est creusé entre la direction et les profs. Veut-on transposer ce modèle dans nos petites structures ? Moi, si on me l'imposait, je préfèrerais arrêter, je te le dis tout de go.

stéphan 30/01/2008 20:51

Dédel, mon commentaire t'interrogeait surtout sur la façon dont tu te sers de la "tradition".



Tes commentaires feront sans doute plaisir aux militants de la CGC ou à ceux de la CFTC... organisations "traditionnelles"

Mais l'Histoire, la vraie, t'intéresse-t-elle?

Dedel 30/01/2008 14:22

Stephan tu cites d'autres syndicats qui vont dans ton sens. Je veux bien mais, ensemble, ils pèsent combien ? Est-ce qu'on les voit sur le terrain en dehors des périodes d'élections professionnelles ? Défendent-ils les collègues, tous les jours sur le terrain ? Participent-ils aux réunions ministérielles sur la vie de l'école ? Les vois-tu en tête de cortège das manifs ? Participent-ils seulement aux manifs ? En organisent-ils ? Quel est leur programme ? ...etc.
Et, question subsidiaire, si tu me le permets, Stephan : Pourquoi les directeurs ne votent-ils pas pour ces syndicats qui ont pourtant l'air d'aller dans le sens que tu décris comme pro-directeur ? Peut-être, tout bêtement, parce qu'ils ne les croient pas crédibles dans leurs revendications affirmées tous les 3 ans...

stéphan 30/01/2008 09:10

S@lut Dédel,
Il est très facile de se complaire dans la démagogie.
C’est l’Hôpital qui se moque de la Charité…
-Je te signale que le SNE n’est pas le seul sur cette ligne,
La CFTC et la CGC (syndicats « représentatifs ») réclament les 2 heures en décharge, FO se prononce le 31, et on l’a lu, comme à son habitude, le SE ne se mouille pas.
Qui est minoritaire ?
Un syndicat n’a pas à défendre, une catégorie du personnel ?
Ajoute, quand il s’agit des dirlottes et des dirlos.

Démagogie ?
Pourquoi vouloir casser ce qui fonctionne plutôt bien dans les écoles qui, par tradition, travaillent sans supérieur hiérarchique à leur tête ?
Depuis quand « la tradition » ?
Quand et où l’école a t-elle fonctionné sans « chef » ?
-Qui autorise les sorties scolaires les plus fréquentes ?
-Qui autorise les intervenants extérieurs ?
-Qui organise les services ?
-Qui est responsable du personnel municipal qui travaille dans l’école ?
-Qui préside les Conseils ?
-Qui répartit les moyens ?
-Qui procède à l’admission des élèves ?
-Qui est l’interlocuteur des autorités locales ?
-À qui sont confiés les locaux scolaires ?
-Qui est responsable des personnes et des biens
-Qui…. ?

Voilà un extrait de la circulaire de 1908 qui instaure le Conseil des Maîtres :
Il va sans dire qu'il ne peut être question de diminuer et d'affaiblir l'autorité du directeur. Un de mes prédécesseurs, dans sa circulaire du 13 janvier 1895, traçait en ces termes la tâche qui lui incombe : "Le directeur d'une école ayant sous ses ordres plusieurs instituteurs adjoints, les uns déjà titulaires, les autres stagiaires, a la responsabilité de la bonne organisation pédagogique de l'enseignement. Il a le devoir, et par conséquent le droit, de guider les maîtres, surtout ceux qui débutent, de coordonner leurs efforts vers le but commun. A l'école primaire, plus qu'ailleurs peut-être, il importe de ménager avec un soin jaloux le temps des élèves, de leur épargner le tâtonnement des méthodes, de prévenir ou de combler les lacunes résultant du manque de concordance entre les diverses classes qu'ils ont à franchir". Ce langage n'a rien perdu de son autorité ; il répond à des nécessités tout aussi impérieuses aujourd'hui qu'il y a treize ans. J'ajouterai que le directeur, choisi parmi les maîtres les plus éprouvés pour ses services, son expérience et sa valeur personnelle, représente dans l'école un élément de fixité, de permanence et de tradition.

Tu n’a pas le droit de réécrire l’histoire pour justifier un positionnement strictement idéologique.

Réclamer un statut pour les dirlos, c’est la seule manière de faire reconnaître notre spécificité. Ce faisant, il n’y a aucune raison de déstabiliser les relations existantes dans les écoles puisque ce n’est que la traduction administrative de la …. Tradition.

D’ailleurs le SNUipp ne réclame-t-il pas un statut pour les CP ?
Pour les psyscos ?
Afin de reconnaître leurs …. Spécificités !

Clientéliste le SNUipp ?

Dedel 29/01/2008 14:06

Une chose m'étonnera toujours : comment ne pas admettre qu'un syndicat d'enseignants ait obligation morale de prendre en compte l'ensemble de ses mandants et donc de se conformer à ce que lui demande la majorité ?Le dernier congrès a confié un mandat à l'équipe dirigeante. Elle doit donc s'y conformer lorsqu'elle représente ses adhérents et militants dans une négociation. Pourquoi vouloir casser ce qui fonctionne plutôt bien dans les écoles qui, par tradition, travaillent sans supérieur hiérarchique à leur tête ? N'oublions pas que les écoles sont dans leur immense majorité de petites structures de 1 à 6 ou 7 personnes et qu'on voit mal comment on pourrait tout chambouler, du jour au lendemain, en y nommant un chef. De cela, nos adhérents ne veulent pas. Et nos dirigeants doivent en tenir compte quand ils négocient avec un ministre quel qu'il soit. Il ne faut pas toujours penser qu'on en veut aux directeurs, croyez-le bien.

Henri 29/01/2008 12:09

"Surtout quand on est une organisation si peu représentative et qui ne participe pas aux discussions."Ah ! qu'il est agréable ce doux sentiment de mépris qui suinte bassement dans l'expression :"si peu représentative" !!!!!!!!!!!!!!!! Que voilà une belle conception de la démocratie ! seuls les "majoritaires" ont le droit de ceci, de celà ! les autres n'ont qu'un droit : fermer leur gueule !...c'est d'ailleurs ce que les "majoritaires" demandent aux dirlo', puisqu'ils les noient dans la catégorie "enseignants-comme-les-autres"....Quant à l'expression "syndicat catégoriel", on sent combien le clavier a envie de taper le mot "corporatiste" et la messe sera dite !Mais elle ne le sera que pour les "croyants", béatement agenouillés devant la sacro-sainte croix qui leur débite depuis des lustres le bréviaire éculé des litanies dépassées !

Dedel 29/01/2008 09:08

Il est très facile de se complaire dans la démagogie. Surtout quand on est une organisation si peu représentative et qui ne participe pas aux discussions.Il faut aussi faire des propositions concrètes qui tiennent la route et ne pas se contenter de voeux pieux pour une catégorie de personnels bien ciblés. Ou alors, il faut dire clairement qu'on se veut être un "syndicat catégoriel". Il n'y a pas de honte à ça, mais faut le dire clairement.

Stéphan 29/01/2008 08:11

Bonjour,

D'accord avec ton commentaire Cedric, je n'en changerai qu'un seul mot:

Tu écris:
Il me semble difficile d'être plus clair.

Je dirai, qu'il est plutôt facile de faire plus clair...

Comme quoi, il y a un vrai malaise pour les organisations syndicales majoritaires à évoquer clairement leur position au sujet des dirlos....

merlin 28/01/2008 22:47

Pas très difficile: le commentaire du SNE est, sur ce point , plus développé, plus clair, et il met les dirlos " au centre du système éducatif".....................

Cedric58 28/01/2008 14:24

@ Patrick
Je pense que tu as lu trop rapidement. Revois le compte rendu du SE. Tu peux y lire :
"Nous avons aussi pointé la charge que ces activités nouvelles vont faire peser sur les directrices et directeurs d’école : quel temps supplémentaire eu égard à leur rôle de coordination et de pilotage dans ce dispositif ?"
Il me semble difficile d'être plus clair.

VALMORI Patrick 28/01/2008 14:02

Une fois de plus, le constat est simple : les syndicats qui participent à la discussion (encore un protocole...) n'ont rien demandé pour les directeurs. Le SNE l'a fait, nous dit-il, lors d'un rendez-vous au ministère et par courrier. Très bien. Mais que vaut la demande d'un syndicat non associé aux discussions par rapport aux deux "mastodontes" co-gestionnaires ? Je pense que pour avoir la "paix sociale", Darcos s'alignera au plus près de ces derniers. Hélas pour nous...