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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 09:45

Darcos : «Il faut faire de l'école à l'école !»

Dans Le Figaro, le ministre de l'Éducation lève le voile sur les grandes lignes de son plan pour l'école primaire. Nicolas Sarkozy devrait détailler la réforme dans les prochaines semaines.

LE FIGARO. Vous expérimentez aujourd'hui le dispositif du service minimum. Combien de villes vont-elles jouer le jeu ? 
Xavier DARCOS. Environ 1 900 communes, qui représentent 8,5 millions de Français, ont décidé d'accueillir les enfants dont les enseignants font grève. On y dénombre aussi bien de grandes villes, telles que Toulouse, Le Havre, Saint-Malo, que des communes plus rurales. Toutes témoignent du même engagement : faciliter la vie des familles durant les jours de grève. Je déplore cependant de ne pas retrouver dans cette liste de ville dont le maire est socialiste. À dire vrai, il n'y a pas de seuil absolu à partir duquel cette première expérience pourrait être considérée comme un succès ou un échec. C'est une première étape, qui ne peut que s'améliorer par la suite, quand les communes auront pris l'habitude du dispositif. Il faut d'ailleurs rappeler que 81 % des électeurs souhaiteraient que leur maire mette en place un système d'accueil des enfants en cas de grève. D'autant plus que le mécanisme financier est très simple, et neutre pour les communes puisque l'État finance ce service à partir des sommes retenues sur les salaires des enseignants grévistes. 

Faudrait-il que les enseignants déclarent réellement à l'avance s'ils feront grève ou pas ?   
C'est ce que nous dira le résultat de cette journée.  

Où en est la réforme de l'école primaire lancée à l'automne ? 
Il faut faire de l'école à l'école ! Notre plan pour l'école primaire vise à dresser les objectifs avec clarté sur ce que doivent savoir les enfants au primaire. Il faut en finir avec le sabir des circulaires et des instructions pédagogiques. Avant, les enfants d'ouvriers ou de paysans partageaient la même culture que les enfants de bourgeois. Tous devaient connaître la date du bap­tême de Clovis, savaient placer les fleuves sur une ­carte et connaissaient les départements. Aujourd'hui, on a perdu ces repères-là. Ce qui est important, c'est aussi, bien sûr, la maîtrise de la langue. Notre projet prévoit aussi la suppression des cours le samedi matin. Les élèves français reçoivent, en moyenne, une cen­taine d'heures de cours de plus que leurs camarades étrangers. Je veux qu'on revienne à des semaines moins chargées pour la grande majorité des élèves, et que les heures dégagées par la suppression des cours le samedi matin servent à proposer un soutien scolaire aux 20 % d'enfants en grande difficulté. Car la vraie performance d'un système scolaire, ce n'est pas d'amener 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac mais d'assurer la réussite de tous ses élèves. 

Vous vouliez aussi que les parents puissent accéder plus facilement au contenu des programmes ? 
Je travaille actuellement à la rédaction de programmes plus courts, plus lisibles, qui seront distribués aux parents en début d'année. Il est grand temps de revenir à un consensus entre la famille et l'école et de retrouver une culture partagée entre les générations. Ce qui manque, c'est que chacun comprenne ce que la nation attend de son école.  

Comment faire évoluer les carrières des enseignants lorsqu'ils n'ont plus la foi ? 
Le travail que je veux entreprendre à partir des constats que formulera la commission Pochard vise, justement, à redonner aux enseignants le plaisir et la fierté d'exercer leur métier. Cela étant, je crois qu'il est nécessaire de réfléchir aussi à la mise en place de passerelles vers d'autres fonctions pour ceux qui ont envie d'entreprendre une seconde carrière.
  
  


 

Le rapport Attali "libéralise" l'Ecole

Remis le 23 janvier au président de la République, le rapport Attali consacre une large place à l'Ecole. Sa première décision vise à ce que " tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l’écriture, le calcul, le travail de groupe, l’anglais et l’informatique" ce qui passe pour lui par une réécriture du socle commun. 
Les autres propositions reprennent des thèmes à la mode à droite : autonomie des établissements, évaluation des profs par les "usagers", libre choix des établissements. L'ancien "sherpa" de François Mitterrand a récupéré également l'idée d'un service civique des jeunes en l'adaptant au collège.

Rappelons l'objectif assigné à J. Attali : proposer des mesures pour "doper la croissance". Si l'incidence du libre choix des établissements pour doper la croissance ne saute pas aux yeux, en revanche, on voit nettement l'aspect idéologique qui sous-tend cette proposition...

 

 

 
 

 

La mise en place concrète du service minimum dans les écoles semble bien compliquée et les couacs s’accumulent. Après les maires de Lyon et de Chambéry qui récusent les affirmations du ministre, plusieurs collègues (départements 06, 51, 59, 62, 69, 71...) nous ont fait part de "bizarreries". Dans certains cas, les villes ne sont pas volontaires mais se retrouvent sur la liste publiée sur le site du ministère... C'est le cas que relate le journal "Nord-Eclair" dans son édition du 23 janvier.

 

"Ainsi, hier midi, le ministère de l’Éducation nationale, qui affirme que plus de 1 600 communes de toute la France sont volontaires pour l’expérimentation, a publié la liste des villes concernées sur son site Internet (www.education.gouv.fr). Sauf qu’à y regarder d’un peu plus près, quelques-unes étaient plus « désignées » que « volontaires ». À la mairie de Wasquehal, qui figurait sur la liste, on assure ainsi « ne même pas avoir été interrogé » sur l’éventuelle participation de la ville.
À Marcq-en-Baroeul, qui figure aussi sur la liste officielle du ministère, l’administration semble ne pas être allée au bout du courrier adressé par Bernard Gérard, député-maire UMP de la commune, « qui a signifié que, pour le 24 janvier, les délais étaient trop courts et qu’il n’était pas souhaitable de mener l’expérimentation au vu des modalités proposées », nous apprennent ses services. À Linselles, c’est par la presse que les services municipaux ont appris qu’ils étaient « volontaires » pour le service minimum. « Nous nous sommes basés sur des réponses écrites et orales », expliquait l’inspection académique de Lille, hier soir, évoquant « des déclarations d’intention ».

À Lambersart, par contre, Marc-Philippe Daubresse persiste et signe sur le volontariat de sa commune pour participer à l’expérimentation. Et si le député-maire UMP de Lambersart a dit «oui» à Xavier Darcos, c’est avant tout parce que « c’est une expérimentation et que cela permettra de voir si c’est faisable ou pas ». Marc-Philippe Daubresse, seul maire volontaire de la métropole lilloise si l’on excepte les communes de Faches-Thumesnil et d’Haubourdin (présentées comme « volontaires en attente de confirmation » par l’inspection académique de Lille, ndlr), a également insisté sur les conditions qu’il dit avoir posées avant d’accepter : « Que le service se limite à un service d’accueil et de garde et que cela soit fait sur la base du volontariat des personnels de mairie. » Finalement, hier soir, sur le site de l’Éducation nationale la liste officielle des communes « volontaires » ne comportait plus les noms de Marcq-en-Baroeul, Linselles et Wasquehal..." Nord-Eclair 23/01/2008

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

merlin 24/01/2008 23:03

Allons ! pas de pessimisme, enfin une bonne nouvelle pour les syndicats: Mr Wurtz, sur Europe 1 , déclarait qu'avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 , l'Etat allait économiser environ 1 milliard, que la moitié de cette somme irait au désendettement....;et l'autre moitié pour la revalorisation de catégories de fonctionnaires mal reconnus actuellement!
   C'est pas nous ça? Voila une nouvelle qu'elle est bonne! Nos syndicats vont s'empresser de signaler à ce sympathique Monsieur que nous existons, que nous sommes méritants et très mal reconnus et nous serons enfin un peu revalorisés!
   J'attends la bonne nouvelle!

VALMORI Patrick 24/01/2008 21:25

La grève dans la fonction publique pour les salaires et l'emploi, à l'appel de la quasi-totalité des syndicats, était moins suivie jeudi 14 janvier que lors d'une précédente journée d'action le 20 novembre. (Le Monde)
Si la grève est moins suivie, ce n'est pas tant que les gens ne seraient pas aussi mécontents qu'on le dit. Ils le sont vraiment et de plus en plus.
En fait, je pense qu'ils sont résignés et qu'ils ne croient plus en ces moyens d'actions. La grève d'une journée dans la fonction publique est complètement inefficace. Elle ne bloque pas l'économie ni même la bonne marche du service. Le fonctionnaire ne bloque pas la production.
Prenons le cas de l'enseignement. Qu'importe que les enfants n'aient pas de cours, qu'ils n'aient pas acquis de savoirs ou connaissances aujourd'hui. Ce qui compte, c'est qu'ils soient gardés. D'ailleurs, le ministre lui-même ne pense pas autre chose sinon il réagirait lorsque les enseignants ne sont pas remplacés en cas d'absence (maladie, stage...). Comme ils sont "gardés", tout va bien. Nos journées de grève n'avaient déjà pas beaucoup d'impact alors, si, de surcroît, le service minimum se met en place, il en sera fini de ce moyen d'action. Il deviendra totalement inefficace et il y a gros à parier que les prochaines grèves de 24 heures seront de moins en moins suivies dans l'enseignement.
Résignés, les enseignants le seront de plus en plus...

Dedel 24/01/2008 15:37

Attention de ne pas prendre pour argent comptant les chiffres avancés par le ministère. Même chose à chaque manif : le gouvernement minimise toujours les chiffres. Pour s'approcher de la vérité, il faut souvent les multiplier par 2. C'est bien connu.

élem_michelet 2 24/01/2008 12:58

Le snuipp-fsu n'en finit plus avec sa manie de sonder. Il y a pris goût. Mais il confond sondages et prévisions. Problème de panel ? Ses chiffres sont très différents de ceux du ministère.
"Une moyenne de 34,21% des personnels de l'Education nationale, essentiellement des enseignants, étaient en grève jeudi, lors de la journée d'actions des fonctionnaires, selon les chiffres publiés à 11H45 par le ministère concernant 27 académies sur 30. Ce chiffre montre une participation en deçà de la précédente journée d'actions à l'appel de la quasi-totalité des fédérations de fonctionnaires, le 20 novembre, qui avait enregistré, selon le ministère une participation de 38,98%. Dans le détail, selon le ministère, 38,45% des professeurs des écoles ont débrayé, 38,45% dans les collèges, 36,52% dans les lycées généraux et technologiques et 31,54% dans les lycées professionnels.
Le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, avait pronostiqué mercredi soir 53% de participation dans les écoles et le Snes-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées, a annoncé jeudi une moyenne de 55% de grévistes, selon un décompte partiel portant sur 400 établissements répartis sur tout le territoire."
Prochaine étape pour le snuipp-fsu : sonder les directrices et les directeurs...