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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 10:51

Le SNUipp vient de rendre publics les premiers résultats de sa consultation nationale sur l'utilisation des 2 heures libérées le samedi matin. Les dirigeants de ce syndicat annoncent "près de 10 000 réponses".

En voici la synthèse :

Quelle opinion portez- vous sur l’annonce de la suppression de classe du samedi matin et de ses conséquences pour les élèves et les enseignants ?
Synthèse : 61,72% pour la suppression - 36,34% contre la suppression

Selon vous, à quoi devraient être affectées ces heures dégagées ?
Synthèse : exigence d’une prise en compte de la charge travail et du travail en équipe 

 

Le ministère annonce que les heures dégagées seront affectées à la prise en charge des élèves rencontrant des difficultés.
29,12% pour 2h de soutien,
53, 38% pour 2h de concertation
67,72% pour 2h partagées concertation/soutien 

 

Si les 2 heures dégagées étaient affectées au développement du partenariat, de la concertation, des relations avec les parents...,seriez-vous :
Synthèse : 63,85% pour le partenariat, équipes… 

Un problème que posent ces deux heures : accepteriez-vous d’intervenir sur ces 2 heures : Synthèse : intervention au plus près du cycle

dans une autre école ?   Non : 79.12%
dans la commune voisine ?   Non : 85.82%
de la maternelle à l’élémentaire ?   Non : 1699 soit 55.78%
de changer de cycle ?   Oui : 48.52%    Non : 43.5% 

 
La prise en charge des élèves hors du temps de classe peut-elle, selon vous, constituer une réponse efficace aux difficultés d’apprentissage ?
Synthèse : efficace pour 42,84% inefficace pour 53,32%, grand scepticisme

Parmi les modes possibles d’organisation de prise en charge des élèves envisagés par le ministère, quelle appréciation portez- vous ?
Synthèse : Plutôt deux fois par semaine mais pas le midi, le soir ou le mercredi
 
trois ou quatre fois par semaine    NON : 60.34%
deux fois par semaine    OUI : 53.84%
une fois par semaine    NON : 62.15%
le soir après la classe    NON : 58.63%
le midi    NON : 68.71%
le mercredi matin    NON : 77.87% 

 
Pour vous, qui doit décider de l’utilisation et de l’organisation de ces heures ?
Synthèse : C’est le conseil des maîtres qui décide

MEN : 8%
IEN : 4%
Conseil d’école : 13.07%
Conseil des maîtres : 71%
Autres : 4.1%
Ne se prononcent pas : 2.89% 
 
 
Ces résultats amènent quelques réflexions :
Une nette majorité se déclare favorable à la suppression des cours du samedi matin. En cela, les enseignants suivent la majorité des parents.
Les enseignants ayant répondu souhaitent que les heures libérées soient également consacrées à des travaux hors présence des élèves. De fait, ils se prononcent pour un soutien à raison de 2 séances par semaine. Le temps disponible étant consacré à la concertation, au partenariat...
 
Quant à l'exploitation qui pourrait être faite à partir des autres questions, les réponses sont tellement contradictoires qu'elles constituent un véritable sac de noeuds...

Ainsi, si les enseignants acceptent d'effectuer des heures de soutien à  d'autres élèves que les leurs, ils ne sont pas prêts à travailler dans une autre école. On le sait bien, les collègues de maternelle risquent d'être appelés à aider ceux de CP de l'école (plus ou moins) voisine. Or, 55.78% disent refuser de passer de la maternelle à l'école élémentaire...

Ainsi encore, si les enseignants sont favorables au soutien 2 fois par semaine, ils ne sont d'accord pour l'effectuer ni le midi, ni le soir, ni le mercredi matin... ni le samedi.

Bon courage au SNUipp pour démêler l'écheveau...

Notons également que le SNUipp a "oublié" une proposition dans sa consultation... Une proposition qui aurait pu être spécifique aux directeurs... pour leur demander, par exemple, s'ils ne seraient pas favorables à utiliser, en partie, ces heures à les libérer un tant soit peu de leur charge administrative... Mais, le SNUipp craignait sans doute de voir grossir un peu plus le sac de noeuds...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Dedel 25/01/2008 13:47

Tu es dans l'idéologie syndicale, la leçon bien apprise avec les gentils instits, les moins gentils dirlos, les caisses de l'Etat vides qui justifient l'absence de revalorisation.....
Très franchement, je ne me reconnais pas dans ce que tu dis de moi. Je crois qu'on rencontre tous les mêmes problèmes, en tant que directeur. Ce qui peut varier d'un collègue à à un autre, c'est la façon de les gérer. On n'a pas tous le même tempérament. Moi je crois qu'on peut réussir à s'entendre quand on travaille en petite équipe (c'est le cas des écoles), en bonne entente et comme je le disais : en faisant confiance et en laissant chacun être responsable des actes et de ses faits et gestes. C'est une conception qu'on a ou qu'on n'a pas du travail en commun. C'est quelque chose qui correspond à mon état d'esprit. Maintenant, je peux concevoir que ça n'aille pas à tout le monde.
Quant à l'histoire des "caisses vides", non, ce n'est pas un langage de syndicaliste. Bien sûr qu'il faut savoir être réaliste mais on peut être revendicatif tout en ne dépassant pas les limites du raisonnable et de la crédibilité.

merlin 25/01/2008 13:03

Nos discours se croisent Dedel pour une raison simple: nous ne raisonnons pas sur le même registre. Tu es dans l'idéologie syndicale, la leçon bien apprise avec les gentils instits, les moins gentils dirlos, les caisses de l'Etat vides qui justifient l'absence de revalorisation.....
Je suis dans la réalité de terrain , dirlo de campagne, confronté au quotidien, aux équipes volontaires, à celles qui le sont moins et je vois mes charges de travail augmenter tous les ans: l'année prochaine, JE devrai organsier les 2 heures de soutien, les évaluations ministérielles, l'accueil des enfants pendant les 2 heures et il faudra probablement que je sois présent à l'école ( pour des raisons réglementaires et de sécurité) de 8h à 19h30.....
  Quel collègue acceptera ça, pour rien de plus à la fin du mois, pour la gloire et l'amour du service public? et la nounou à payer? le gamin à récupérer au collège ? et en cas de problème, les parents à accueillir , au dernier moment, sans l'avoir prévu?
parceque c'est ça le boulot de dirlo, être disponible pour les problèmes des autres, gérer les siens, faire le tampon pour que la mauvaise humeur ne remonte pas jusqu'à l'IEN lorsque la collègue n'arrive pas toujours à l'heure, se faire insulter parcequ'on a signalé à l'IA les absences non justifiées sur demande de la collègue... Quel collègue prendra le bébé ....pour 0 euro par mois ( souviens-toi Dedel, les caisses sont vides...): alors de la part des collègues, oublie ton partage des tâches, ils et elles ne demandent qu'une chose: que le dirlo de l'école soit le dirlo, fasse son boulot, sois dispo et compétent et que surtout..... ils et elles puissent bosser dans leur classe sans avoir la vie empoisonnée par tous les problèmes des collègues et de l'école.
Note: je suis pour le transfert total des responsabilités, je ferai ma part , pas plus, et j'attends que les autres fassent la leur. Je refuse d'être le dirlo des responsabilités et emm..... divers avec un CDMD décideur mais pas responsable: OK ?

Dedel 25/01/2008 09:09

On ne demande pas la suppression du directeur ni qu'il ne soit qu'un observateur. Dans ton exemple, Merlin, celui de la répartition des élèves dans les classes, si les collègues adjoints se savaient investis d'une égale responsabilité, ils adopteraient un autre comportement que celui que tu décris. Par la force des choses.Je ne sais pas comment tu fonctionnes, mais si tes collègues sentent qu'ils n'ont pas leur mot à dire, ils ne peuvent pas adopter un comportement responsable. Dans ce cas, chacun tire la couverture à lui. C'est moche mais c'est humain. On dit souvent que la fonction fait l'homme. Investis quelqu'un d'une responsabilité et très souvent, il saura s'en montrer digne.

merlin 24/01/2008 23:15

Dédel, je suis certain que tu as au moins quelques notions sur le comportement d'un groupe: il y a toujours un " leader", nommé par moi le " plus fort en gueule", un "timide", un observateur.... comme chez les 7 nains...
Soit quelqu'un est là pour fixer les règles et les faire respecter, soit le groupe des pédagos les plus sympas devient vite une jungle sauvage au moment de la répartition des classes par exemple...;ou du choix des services etc....
Quel dirlo n'a pas eu à modifier quelques listes d'élèves un peu trop " bien" choisies au dépend du petit nouveau dans l'école?
 C'est ce système que vous préconisez en transformant le dirlo en observateur dans son propre établissement; désolé mais ma relative expérience me permet d'écrire que tout n'est pas toujours pour le mieux dans le meilleurs des mondes de pédagos et qu'un Responsable est indispensable pour que les droits et devoirs de chacun soient respectés.

stéphan 24/01/2008 18:31

Ce que je reconnais volontiers et avec le sourire, c'est ta fabuleuse faculté aux contorsions verbales, Dédel.

Car, si tu prends le temps de lire cette lettre, tu comprendras qu'elle tourne complètement le dos à la consultation et à sa synthèse telle que tu l'as exprimé ici:
Dédel :
Vous verrez que lorsque ça se mettra en place, chacun prendra ses responsabilités pour que l'enfant en sorte gagnant

le SNUipp (les chefs, pas ceux qui discutent de la consultation)

C’est pourquoi nous demandons la mise en place dans un premier temps de 3 heures de concertation (24 +3) par semaine sur le temps de service.

Allez, on passe à autre post ?

Dedel 24/01/2008 15:34

Tu vois Stéphan, on n'a pas renié nos idées. On n'a pas un double langage. On a des convictions. On s'adapte quand il le faut (c'est le cas cette fois) en acceptant de discuter car on ne veut pas jouer la politique du pire. Mais on maintient nos convictions et on les réaffirme si nécessaire. Et ça a le mérite de la clarté, reconnais-le.

VALMORI Patrick 24/01/2008 11:20

Et les directeurs... toujours les éternels oubliés dans les courriers du SNUipp !!! A croire que dans les écoles, il y a des enseignants, une équipe, parfois l'intervention du RASED, mais pas de directeur. L'équipe tourne toute seule et à coup sûr, elle tourne bien et probablement malgré le "chargé d'école"...

stephan 24/01/2008 11:03

reçu ce matin dans ma boîte mail:

Adresse du SNUipp au Ministre de l’Education nationale

Monsieur le Ministre,


Le contexte budgétaire, la volonté de ne pas remplacer le départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux pèsent lourdement sur le fonctionnement des écoles et les possibilités de transformation de l'école. Après le 20 novembre, les personnels exprimeront à nouveau avec force leurs exigences le 24 janvier.
C’est dans ce contexte de réduction massive de postes dans l’Education que vous avez décidé, sans aucune concertation de supprimer le samedi matin dans les écoles. Cette suppression et les modifications proposées auront des conséquences importantes sur l’organisation de l’école et du service des enseignants.
Depuis, les annonces sur les évaluations, le classement des écoles selon leurs résultats, le service minimum d’accueil, les attaques contre la laïcité, etc. soulèvent encore plus d’inquiétude et d’opposition.
Les dispositifs envisagés à la suite de la suppression de la classe le samedi matin, la réduction de deux heures d’enseignement pour tous les élèves, l’alourdissement de la journée scolaire pour certains ne peuvent résoudre les difficultés lourdes que rencontrent certains élèves. Le dispositif conduira à augmenter les inégalités entre les écoles et entre les personnels, inégalités auxquelles le SNUipp s’oppose.

Pour le SNUipp, la transformation de l’école et la nécessité de faire réussir tous les élèves constituent une exigence majeure. Elles appellent au contraire davantage de créations de postes dans le premier degré pour diminuer le nombre d’élèves par classe et permettre la mise en place de dispositifs nouveaux avec plus de maîtres que de classe et sans réduire le temps scolaire pour tous les élèves.
De nombreux travaux de chercheurs montrent au contraire qu’à la place d’une aide hors du temps de classe, la difficulté scolaire doit relever d’une prise en charge individuelle en petits groupes ou collective pendant le temps de classe ou au sein de l’équipe. Elle doit être pensée sur le temps des apprentissages au sein de la classe en s’appuyant sur les RASED qui doivent être développés. Nos collègues aspirent à la mise en place de dispositifs tels que « plus de maîtres que de classes » qui permettraient de travailler en groupe et de pouvoir dédoubler certaines séquences. A ce titre, le regroupement après la classe d’élèves rencontrant des difficultés ne peut constituer une solution. C’est un désaccord de fond avec vos propositions. Mieux enseigner aujourd’hui nécessite de sortir de l’exercice trop solitaire de notre métier. Travailler en équipe permet d’avoir le recul nécessaire et des regards croisés sur les difficultés et les réussites des élèves. Il est donc indispensable d’y consacrer du temps supplémentaire de concertation.
Les missions des enseignants se sont accrues : équipes éducatives, réunions avec les parents, PAI, conseil des maîtres, PPRE, évaluation, scolarisation des élèves en situation de handicap… Cela se traduit par un accroissement important de la charge de travail qui doit être reconnu dans le temps de service. C’est pourquoi nous demandons la mise en place dans un premier temps de 3 heures de concertation (24 +3) par semaine sur le temps de service.
D’ailleurs les 10 000 premières réponses dépouillées de la consultation du SNUipp « Donnez votre avis » montrent avec force la volonté des enseignants de bénéficier davantage de temps pour mieux travailler en équipe.
La transformation de l’école que nous portons et l'exigence de davantage de travail en équipe nous amènent à juger sévèrement vos propositions qui ne correspondent ni à l’ambition de faire réussir tous les élèves, ni aux besoins des écoles, ni aux aspirations des familles et des personnels. Nous portons une appréciation négative du texte ministériel que nous ne validerons pas en l’état.

Pour toutes ces raisons Monsieur le Ministre, soyez assuré, qu’après le mouvement de grèves des 20 novembre et 24 janvier, les enseignants des écoles poursuivront leurs actions avec détermination.

Comme quoi...
Tu crois qu'ils ont lu mes commentaires?
Je plaisante bien sûr...

Dedel 23/01/2008 23:16

l'apologie du "plus fort en gueule" ou du plus " charmeur" ou " habile
Tu nous prêtes de bien vilaines intentions, Merlin. Relis nos publications. Je te mets au défi d'y trouver ce genre de propos.
Il me semble que la revendication du SNUipp, le mandat qu’il doit porter, c’est 24h devant les élèves + 3 en travaux d’équipe, non ?N’est-ce pas en contradiction avec ce que vous nous proposer avec le MEN ?
Le propre d'une organisation responsable, c'est quand même de s'adapter à la situation et de réagir en conséquence. On a un ministre qui a pris une décision autoritaire, sans consultation, celle de supprimer le samedi matin. Dans le même temps, il se dit ferme dans ses intentions de ne pas faire cadeau de ces heures aux instits. Que faire ? Accepter son dictat ou essayer d'en adoucir les méfaits ? Nous avons choisi la discussion et le ministre a reculé (oh, très peu, je sais) en n'imposant pas de récupérer ces 2 heures uniquement face aux élèves. On ne va pas s'en glorifier mais c'est quand même mieux que l'idée de départ de Darcos.
Quant à ce que dit Stéphan sur les raisons sociétales du gouvernement dans sa décision de supprimer le samedi, je suis totalement d'accord. Il n'y faut voir aucun aspect pédagogique.

stéphan 23/01/2008 21:56

@ Dédel
Il me semble que la revendication du SNUipp, le mandat qu’il doit porter, c’est 24h devant les élèves + 3 en travaux d’équipe, non ?
N’est-ce pas en contradiction avec ce que vous nous proposer avec le MEN ?
(la lecture de vos débats internes et savoureuse)

>Si le MEN voulait imposer, il l’aurait fait. (voir les retenues pour service non fait.).
Ce n’est pas le cas, car il a très bien vu, lui, les limites de la chose.

S’il décide de supprimer le samedi matin, c’est pour des raisons sociétales, d’accroissement du temps libre, prendre en compte les difficultés que peut occasionner la séparation des parents…Soit, qu’il le fasse, mais la contrepartie aurait pu être :
>compensation pour notre retard en pouvoir d’achat, par exemple.
Mais on pourrait aussi mettre en avant une amorce de rapprochement de nos heures de service avec celles des autres profs (collèges, lycées, spé. …), ou encore insister sur le fait que la journée de nos élèves est déjà trop chargée…

Et puis, il n’y a qu’à les laisser se dépatouiller, quitte à contre-proposer ou/et s’opposer.

Mais, c’est évident, nous sommes dans l’exemple même de ce que l’on appelle la cogestion. Ce qui explique le petit post nerveux de notre collègue de l’école Ecole.E-Blan-81
VIVE LA DIRECTION COLLECTIVE…. Mais que dans les écoles, un nonos pour faire mumuse, pendant qu’à l’étage au-dessus, où l’obéissance servile ne pose pas de problème, on puisse continuer, tranquillement, à penser pour nous…


merlin 23/01/2008 19:28

" la direction ne peut se partager" , certes, mais le SE et le Snuipp ne veulent pas partager les responsabilités liées à la direction. Ils veulent simplement que le directeur cesse d'être le référent de l'école, celui ( ou celle) qui peut éventuellement trancher. Le directeur gère son équipe de façon à ce que personne ne soit lésé; c'est son propre " intérêt" dans le sens où une équipe dans laquelle il y a peu ou pas de conflits simplifie grandement le quotidien du dirlo. Les syndicats pré-cités souhaitent un travail d'équipe sans chef à sa tête: c'est l'apologie du "plus fort en gueule" ou du plus " charmeur" ou " habile"; à une logique d'intérêt justement collectif, on oppose le règne des intérêts privés, chacun cherchant au minimum à préserver ses interêts.
Le dirlo dans ce système est précarisé dans sa fonction et doit assumer des décisions qui ne sont pas forcément les siennes tout en étant responsable de leur application. Nous pouvons alors prévoir des directions vacantes, des intérims, à la plus grande joie de ceux qui espèrent tirer les marrons du feu en se posant en recours....devinez qui?

Louis Ghesquier 23/01/2008 14:49

Direction collective...
Ceux qui utilisent cette expression, savent-ils ce qu'elle signifie ? Savent-ils qu'elle est essentiellement utilisée dans les partis politiques, le plus souvent pour cacher une certaine faiblesse inavouée ou inavouable ou au contraire pour faire passer les pires atrocités au nom du peuple par le biais d'un parti...
Dans l'histoire, les faits sont nombreux. Le parti communiste soviétique (Staline et autres) et son clone chinois (Mao) se sont servis de cette appellation "direction collective". Ils en faisaient une théorie. Une telle direction collective présuppose l'inégalité du développement des individus dans la société, comme le fait toute direction, car si tous les individus étaient également développés, la direction ne serait pas nécessaire du tout. Ils avanceraient tous de leur propre entente, dans la direction appropriée à la poursuite de leurs intérêts. L'inégalité de développement est une loi de base du Marxisme.
On connait la suite...
Mais nos contemporains n'ont pas forcément abdiqué et renoncé à cette idée. Ainsi, de nos jours, en 2008, François Hollande déclare : "Je conduis avec une équipe, avec un collectif parce qu'il faut associer tous les talents et toutes les formes de responsabilité dans la campagne". Hervé Morin souhaite, pour son nouveau parti, le Nouveau Centre, une direction collective et collégiale.
 

Alors si l'expression est à la mode, comment être surpris que certains "beaux esprits du SNUipp" ne l'utilisent pas à leur tour ? Le problème, et il est de taille, c'est d'une part qu'ils sont ultra minoritaires à le souhaiter et d'autre part qu'ils ne nous expliquent jamais ce qu'ils mettent derrière ce concept. Car, tant sur le plan du fonctionnement que sur celui de la responsabilité juridique, la direction ne peut se partager ou être collective ou collégiale.

che 23/01/2008 11:55

Et vas y donc qu'on en remet une couche..
C'est incroyable cette histoire de "directeur petit chef" que l'on recolle à chaque fois.  Alors soyez clair, les gars. La direction collective.. Bon d'accord.. Ne pourriez vous pas nous l'expliquer clairement, concrètement, pratiquement plutôt que se placer sur le registre de l'incantation. Prenez tâches par tâches.. c'est facile.. et donnez pour chaque tâche comment se décide ou se résout le problème.
On se réunit à chaque souci? on délibère? On vote? On répartit les tâches.. et l'indemnité au pro rata des tâches prises en charge par chacun? Et si une tâche n'intéresse personne. Elle est tirée au sort dans le CMD?
Un CMD pour gérer l'école.. Bonne idée.. Supprimer tous les dirlos à la rentrée n'est pas plus incroyable que le coup de 24 H sans décisions prises en Février.. Faites une proposition concrète avec la répartition des tâches pour chacun et proposez l'idée à la profession..  Pourquoi pas? Mais de grâce  évitez  les pensums désincarnés
CHE

Ecole.E-Blan-81 23/01/2008 09:33

Cela montre bien que le SNUipp a raison quand il demande plus de travail en équipe et plus de maîtres que de classe. VIVE LA DIRECTION COLLECTIVE. NON AUX PETITS CHEFS ET À CEUX QUI VOUDRAIENT L'ÊTRE

che 23/01/2008 09:32

Pourquoi, tu as des infos.. La décision de l'organisation est prise? Les dirlos ont été reconnus déjà faire ces deux heures? Les collègues doivent faire le soutien pour la classe du dirlo? La répartition des heures est faites.. Celle choisie est celle du Snui ? du SE? Je savais pas.. Un scoop.
En bref le cadre est défini? Au fait, le dirlo est responsable pendant le temps scolaire. Pendant ces deux heures, il sera responsable aussi? sur toute la semaine? Devra t il être là?
Les horaires.. on les fait depuis des lustres.. Ca va changer? Comment s'organisera le temps de soutien.. à 16h30 pile? ou un demi heure plus tard pour laisser un temps de relax et gouter aux gamins avec une demi heure de ballant pour les instits qui resteront gratuit à l'école.. Travailler plus?
Je ne réclame rien.. Je dis qu'on ne tente pas de planter  une cohérence après coup..Comme c'est le cas ici. cela devient n'importe quoi où de toute manière on y perd à tous les coups.
Le GVT impose.. Bien.. On fait, on râle, on conteste, on s'oppose.. On a au moins une cohérence pour cela
Participe à la daube et tu te tais car "vous avez signé" donc vous étiez d'accord.. (Voir le protocole du SE)
CHE

Dedel 22/01/2008 23:06

"Fallait pas en discuter pour ne pas sembler organiser avec."
Tu sais ce qui se serait passé, CHE ? On nous aurait imposé 2 heures de soutien par semaine. Quand je dis "nous", ça veut dire à TOUS LES ENSEIGNANTS, y compris le directeur. Et on aurait peut-être dû nous réunir en plus pour dégager les modalités du soutien (quels enfants, à quel rythme, selon quelles modalités...). Je ne comprends pas ta position puisque, me semble-t-il, tu réclames du temps pour l'organisation de ce soutien.
Accorde-nous d'avoir au moins sauvé une partie de la donne en obtenant de ne pas consacrer les 2 heures devant les élèves.

che 22/01/2008 18:49

La consultation C'est bien.. démocratique et tout et tout..  Bien. Enfin de toute manière, il semble qu'on a pas vraiment le choix.
maintenant, je pige pas tout.. Comment 67 % peuvent vouloir concertation et soutien.. 29 % que soutien et 53 % que concertation ?
Je comprend pas non plus Si les 2 heures étaient pour le partenariat, 63 % seraient pour le partenariat en synthèse?
je comprends pas comment 1699 contre l'intervention des maternelles en primaire font 53 %  de quoi? des 10000?
Le coup de quand pour le soutien est super.. Cela donne quoi? le matin entre 7 et 8H, aux récrés?
quand à la décision par le fameux CMD.. j'imagine le vote
ecole de 8 classes + 5 maternelles.. il risque fort d'avoir autant de propositions que de personnes..
Au fait.. on en est où sur QUI?? est considéré comme en difficulté.. On fait un quizz hebdomadaire dans les classes pour choisir les heureux bénéficiaires des heures sups? J''vois les malins qui vont bachoter la veille pour ne pas rater l'entrainement de foot de 5h la semaine suivante.
sérieusement.. l'idée est creuse.. c'est de l'habillage.. pas une réelle réflexion sur l'aide aux gamins qui ont des problèmes. Fallait pas en discuter pour ne pas sembler organiser avec.
mais cela détourne les gentils instits des trucs sur lesquels ils se font entuber.. pouvoir d'achat, retraites, alourdissement des charges de travail, non reconnaissance du travail en plus du temps de classe , directeurs, EPEP et j'en passe..
CHE

stéphan 22/01/2008 18:18

…Qu'il se débrouille ! Mais pas en imposant n'importe quoi.
-Sauf qu’il ne propose RIEN, et c’est à nous de nous débrouiller.

… c'est aussi une façon de faire des contre-propositions.
-sauf que, pour faire des « contre-propositions », il faut, au préalable, avoir des propositions.

…Et vous verrez que lorsque ça se mettra en place, chacun prendra ses responsabilités pour que l'enfant en sorte gagnant.
-donc, s’il faut du temps « hors scolaire » pour faire notre job pour les élèves en difficulté, c’est que nous ne savons pas prendre nos responsabilités pour, qu’aujourd’hui, l’enfant sorte gagnant ?


Quant à s’appuyer sur un acte démocratique en parlant de cette consultation, c’est employer de bien grands mots pour pas grand-chose.
•10 000 réponses sur plus de 330 000 enseignants en primaire…
La consultation de l’IFOP sur les dirlos a recueilli plus de 10 000 réponses sur 50 000 possibles. Le SNIupp n’a jamais dit que c’était un acte démocratique… Au contraire, c’était de la manip.

Parmi les modes possibles d’organisation de prise en charge des élèves envisagés par le ministère, quelle appréciation portez- vous ?

Synthèse : Plutôt deux fois par semaine mais pas le midi, le soir ou le mercredi
OUPS !
Pour ma part, je n’y vois pas un sac de nœud…
Seulement du désarroi, de l’incompréhension, un refus de rentrer dans un jeu truqué.

Les enseignants pensent que l’on pouvait très bien donner ce samedi sans contrepartie (passer au 35h). Et ceux qui voudraient s’investir dans du soutien, ou si le MEN voulait les y inciter, il aurait pu le faire en instaurant des heures sup. pour les volontaires.

Voilà une proposition qui prend en compte les intérêts des salariés, et qui ne les poussent pas à accepter de se faire tondre tout en les culpabilisant.
Je dois t’avouer que j’ai du mal à digérer cette phrase, qui aurait pu sortir sous la plume à Darcos :
Et vous verrez que lorsque ça se mettra en place, chacun prendra ses responsabilités pour que l'enfant en sorte gagnant

Dedel 22/01/2008 12:41

L'objectif de cette consultation n'est pas de prendre les décisions à la place du ministre. C'est lui qui a voulu mettre en place le soutien pour les 15% d'enfants en difficulté. Qu'il se débrouille ! Mais pas en imposant n'importe quoi.Voilà la raison qui a conduit le SNUipp à consulter la profession. C'est un acte de démocratie et c'est aussi une façon de faire des contre-propositions. C'est vrai que l'avis des collègues est parfois partagé. Et alors ? Ne faudrait-il consulter la profession que lorsqu'on connaît les réponses par avance et encore, à condition qu'elles soient nettes ? Ce n'est pas notre conception. Les résultats sont contrastés sur certains points. Nous transmettrons au ministre. En toute fin, ce ne sera pas à l'IEN de trancher comme vous semblez le craindre. Pour nous, c'est clair, c'est aux équipes, sur le terrain, dans chaque école, de trouver la meilleure solution. Et vous verrez que lorsque ça se mettra en place, chacun prendra ses responsabilités pour que l'enfant en sorte gagnant.

VALMORI Patrick 22/01/2008 12:29

Bien vu et bien dit, Henri. En dernier ressort, sauf à vouloir que ce soit l'IEN, faudra bien que quelqu'un tranche et prenne la décision. On ne va quand même pas demander à l'IEN de venir imposer un mode de fonctionnement ! Alors, ce sera "qui vous savez", une fois de plus. Et si ça ne va pas, c'est lui qui essuiera le feu des critiques. Comme toujours.

Henri 22/01/2008 11:57

L'essentiel à retenir me semble être tout simplement ceci :"ils [les enseignants] ne sont d'accord pour l'effectuer ni le midi, ni le soir, ni le mercredi matin... ni le samedi."Cela donne bien entendu une idée de la disponibilité de "l'équipe", du temps prêt par les adjoints à accorder sur leur temps de loisir, de famille, personnel, etc...C'est la voix du CDMD ?Que celui-ci "décide", mais n'applique pas, cela ne nous étonnera guère : il y aura bien quelqu'un qui lui sera disponible pour "gérer" tout cela...Vous avez deviné qui, bien entendu...celui qui a été bien oublié dans cette... "consultation"