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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 10:05

RTL - 11 janvier 2008 – Journal de 7 heures présenté par Christophe Hondelatte et Sophie Orange.

 

Ch Hondelatte – « C’est Noël après Noël pour les 14 000 chefs d’établissement, proviseurs et principaux de collèges et leurs adjoints.

- Sophie Orange : Ils viennent de recevoir une prime de 750 €, 375 € pour leurs adjoints. Bonjour Armelle Lévy. C’est vous qui nous révélez cette information ce matin sur RTL. Pourquoi ce cadeau du Ministère de l’Education nationale ?

- Armelle Lévy : Oui, cette décision, elle a été prise directement à Matignon, juste avant les vacances de Noël et elle vise à récompenser leur présence et leur efficacité. Les chefs d’établissements et leurs adjoints ont fait face aux divers mouvements lycéens. Ils luttent contre la violence scolaire. C’est donc vécu comme une récompense du travail fourni.
Cette prime ne concerne pas les directeurs d’école qui n’ont pas du tout le même statut. D’ailleurs, ils ne sont pas au-dessus de leurs collègues, alors que pour être principal de collège ou proviseur de lycée, il faut passer un concours particulier.

- Sophie Orange : Et que pensent les profs de cette prime ?

- Armelle Lévy : Cette prime suscite des réactions très vives dans les salles de profs.

- Christophe Hondelatte : En salle des profs, ça jase… Hein, Armelle Lévy ?

- Armelle Lévy : Oui, au moment où les augmentations sur les salaires piétinent dans la fonction publique, cette récompense ne plait pas à tout le monde. Les enseignants sont, à vrai dire, plutôt vexés, à l’image de Daniel Robin co-secrétaire national du SNES.

- Daniel Robin : Si on résume les primes de Noël vues par le ministère de l’Education nationale, les chefs d’établissements 750 €, les adjoints 375 € et les autres personnels zéro… Et où le message commence à être, en particulier, inacceptable, c’est que cette prime est motivée par leur présence et leur efficacité. Sous-entendu, si nous, on a zéro, c’est parce qu’on n’est pas présent et pas efficace. Et ça, c’est un message que nous avons bien entendu et qui provoque des réactions fortes, en particulier des personnels enseignants. Il y a un sentiment d’une totale injustice. Nous, on ne serait pas contre que tous les enseignants, sans exception, touchent 750 € le mois prochain.

- Armelle Lévy : Et Daniel Robin jette de l’huile sur le feu. Il s’étonne que les chefs d’établissements touchent 750 €  de prime et leurs adjoints deux fois moins.

- Daniel Robin (SNES) : Moi, je trouve ça extraordinaire. C’est sans doute que les adjoints travaillent 2 fois moins que les chefs. Ben, écoutez, moi, je sais pas… ou qu’ils ont fait 2 fois moins d’efforts et qu’ils ont été 2 fois moins présents…

- Armelle Lévy : En tout cas, si le gouvernement espérait, avec cette prime, diviser pour mieux régner, c’est gagné. Philippe Guittet le responsable du SNPDEN qui représente les chefs d’établissements apprécie la récompense et met les points sur les « i ».

- Philippe Guittet (SNPDEN): Ça fait toujours plaisir. On était quand même dans une période difficile avec les mouvements lycéens, les problèmes de violence… Donc, il y a une demande qui est très forte sur les chefs d’établissements. Nous n’avons pas l’impression d’être achetés si c’est cela que veulent dire certains…

- Armelle Lévy : Cette prime du gouvernement divise donc les personnels de l’Education et le 24 janvier vous ne verrez pas manifester les chefs d’établissements aux côtés des enseignants dans les rues pour défendre les salaires dans la fonction publique, leur statut les oblige à ouvrir leurs collèges et leurs lycées les jours de grève et d’assurer la sécurité des élèves.

 

Confirmation du ministère qui a fourni les explications suivantes :

"Ils ont eu à gérer le mouvement lycéen et doivent mettre en place les heures de travail après l'école décidées par le gouvernement", a-t-on commenté dans l'entourage de Xavier Darcos.

On a fait valoir en outre qu'étant cadres, les proviseurs et leurs adjoints ne bénéficient pas des heures supplémentaires.
A titre d'exemple, on a cité le cas d'un professeur certifié faisant deux heures supplémentaires chaque semaine durant l'année, qui gagne 2.300 euros nets contre 2.000 euros nets avant l'exonération de charges votée cet été. A cela s'ajoute 300 euros d'impôts en moins, les heures supplémentaires étant exonérées d'impôts.

 
Dans les écoles maternelles et élémentaires, aucun risque de division puisque gouvernement et syndicats sont d’accord pour mettre tous les personnels dans le même sac… N’oublions pas que pour les principaux syndicats du primaire, les directeurs d’école sont des enseignants-comme-les-autres… Donc pas de prime de Noël qui viendrait récompenser leur présence et leur efficacité…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Stéphan 15/01/2008 08:18

Bonjour Dédel,

Ceux qui réclament une reconnaissance statutaire des dirlos, soit 93% d'entre eux, ne sont pas entendus.
Tout continue à se décider très loin du terrain, entre gens qui "savent"...

Je connais TRÈS bien les dangers que représentent les EPEP.
C'est bien pourquoi, non seulement nous nous y opposons, mais nous appelons nos membres à ne pas y engager le moindre petit doigt.
c'est bien pourquoi, nous multiplions les réunions avec les partenaires de L'école (en plus des syndicats), les Maires, mais aussi l'ANDEV et les Parents...
Nous ne sommes donc pas les alliés objectifs de Darcos, mais ses seuls opposants (sur le sujet des directions des écoles).

Mais nous nous faisons que très peu d'illusion sur les personnages que nous retrouverons à la tête de ces EPEP (si elles voient le jour). Ceux que tu appelles « les super-directeurs » :
> Les mêmes qui, en 1987, étaient inscrits sur les listes d'aptitudes pour être "maîtres-directeurs".

Alors, s''il te plaît, arrête de crier au loup. On sait depuis fort longtemps les intentions et le crédit que l’on doit porter au berger qui s’ennuie.
Si l'école est menacée, c'est qu'elle est mal protégée, c'est que ses soi-disants capitaines (au moins 13 syndicats différents pour le primaire !) l'ont désertée depuis trop longtemps, préférant le confort des salons à l’air plus contraignant du terrain.

>Il n'y a aucune raison, à part l'aveuglement, pour ne pas reconnaître la spécificité des dirlos dans une école, leur rôle de responsable, de pivot, d'interlocuteur sont essentiels.
>Il n'y a aucune raison, à part l'entêtement, de ne pas faire le constat d'un échec des stratégies basée exclusivement sur plus d'avoir.
>Il n'y a aucune raison, à part l'endoctrinement, d'opposer un CMD à la demande de reconnaissance des dirlos...

Nous ne cherchons pas à être des super-machins-choses, ni des réferents-coordonnateurs-de-trucmuche.
Nous voulons ÊTRE les DIRECTRICES et DIRECTEURS de nos ÉCOLES PUBLIQUES.

PS : Si l'écoute, (l'humanisme), était une qualité répandue chez nos représentants, nous n'aurions pas besoin de réclamer à cors et à cris…

Dedel 14/01/2008 22:40

Hélas Stephan, rien à voir entre les RPI, les RRE et les EPEP "façon Darcos". Le problème, vois-tu, c'est qu'en réclamant à cors et à cris un statut de directeur, on risque de l'avoir mais ce sera un "package" avec, en cadeau, la création d'EPEP. Les regroupements, ce ne seront pas les RPI ou les RRE actuels mais des regroupements dirigés directement ou indirectement par un maire avec un super directeur pour la forme. Un super directeur chargé de mettre en oeuvre les décisions du CA. Un surper directeur qui pourra être viré ou non reconduit dans sa fonction en cas de désaccord avec le financeur-décideur. Nous, ces risques, nous n'en voulons pas. Parce qu'il sera impossible de faire machine arrière. Et qui décidera de ces regroupements ? Ce sera Darcos ou son successeur mais ni toi ni moi. Je crois qu'il faut bien y réfléchir Stephan.

merlin 14/01/2008 22:37

Assez d'accord avec toi Dedel sur ton analyse des EPEP, mais pas trop sur les coupables de la mise en place prochaine des EPEP.
Sont-ce ceux qui aujourd'hui militent pour un statut du dirlo dont le but est justement d'éviter cette main mise des Maires de l'IA .... et d'autres? Non.
Sont-ce les pôvs dirlos auxquels on se garde bien de demander l'avis sur ce qui est bon pour eux ? Non.
Alors les responsables très coupables ce sont bien ceux qui refusent un statut, qui veulent garder les dirlos sous influence et qui demain négocieront probablement avec l'IA quelques uns de ces postes honnis pour leurs propres militants ( il est bien prévu que celui qui monte le projet EPEP ne sera pas forcément nommé sur le poste?)
Alors Dedel, s'il te plait, à chacun ses opinions et son point de vue, mais n'inversons pas les rôles , c'est de l'arnaque!

stéphan 14/01/2008 20:36

Bonsoir Dedel,

Bravo pour replacer le débat sur du strictement politicien.

Le GDiD ne veut pas des EPEP façon Darcos.
Nous lui avons dit, l'avons écrit, rencontrons, demain, l'association de maires de France et plusieurs syndicat à ce sujet (mercredi chargé...).

Les alliés objectifs des gouvernements sont ceux qui "cogèrent" l'EN depuis des lustres (même si c'est moins vrai depuis l'éclatement de la FEn)
>ceux qui refusent toute évolution du métier, s'enfermant dans le statut quo qui fragilise l'école et la rend vulnérable.
La preuve:
•les EPEPE
•le service minimum

>ceux qui signent des proutocoles et se lavent les mains des problèmes engendrés (dans mon dep. pour récupérer des postes on étend les décharges-PE aux écoles de 5 classes et plus! Résultat moins de décharges pour les dirlos. Alors que la cour des comptent qui a épinglé les décharges abusives chez les enseignant avait souligné l'utilité des décharges pour les dirlos... ).

En ce qui concerne les regroupements le GDiD est clair:
Je me permets de citer M. Fabre, en espérant qu'il ne m'en veuille pas trop:
"La plupart d'entre nous sont d'acccord pour estimer que les projets de Darcos de regroupements à très grande échelle seraient néfastes à l'Ecole Publique. Pour autant, tout regroupement n'est pas en lui-même porteur de danger, pour peu qu'il corresponde à des nécessités scolaires, pédagogiques et reste à taille humaine. A tel point, il ne faut pas l'oublier que plus du tiers des écoles en France sont déjà "regroupées" !
17 000 écoles font déjà partie de RPI, ou de RRE. Loin d'avoir esquinté l'école, ces regroupements ont permis de sauvegarder bon nombre de classes en milieu rural..."


Dedel 14/01/2008 16:14

Je me trompe peut-être mais je reste persuadé que notre salut ne peut venir que des regroupements d'écoles. Avec moins de directeurs, c'est vrai.•J'en suis également persuadé!
Savez-vous que vous êtes les alliés objectifs de Darcos qui a pour ambition, plus que Robien, de mettre en place les EPEP ? Je ne sais pas si vous le savez mais à la tête des EPEP, vous aurez un maire tout puissant puisqu'il sera le financeur ? Pour "superviser" l'ensemble de cette usine à gaz, vous aurez un super directeur, déchargé, supérieur hiérarchique, nommé selon le bon vouloir de l'IA, pour un temps donné, larbin du maire... Et à côté, vous aurez les pauvres petits directeurs, sans moyens, sans décharges, complètement démunis qui devront trimer sur le terrain. Beau résultat !

Stéphan 14/01/2008 15:53

Je me trompe peut-être mais je reste persuadé que notre salut ne peut venir que des regroupements d'écoles. Avec moins de directeurs, c'est vrai.
•J'en suis également persuadé!

Groupe scolaire André Malraux 14/01/2008 13:49

Bonjour"Statut original pour les dirlos". Soit. Stephan, d'accord : une école est différente d'un collège ou d'un lycée. Mais on peut aller plus loin dans la distinction.Qu'y a-t-il de commun entre une école de 1,2 ou 3 classes et une de 13, 14 ou 15 classes voire plus ? Alors, faut-il multiplier les statuts ? C'est compliqué et je t'avoue que je vois mal le ministère aller dans ce sens. Je me trompe peut-être mais je reste persuadé que notre salut ne peut venir que des regroupements d'écoles. Avec moins de directeurs, c'est vrai.Bonne journée.Martial

stéphan 12/01/2008 18:41

Première chose Martial, il y a très peu de "grosses écoles" en France (difficile de prendre la tienne comme référence)... Parce que le maillage de l'école est plus serré que celui des collèges et des lycées...
C'est l'école communale, ou l'école du quartier... D'où "la proximité".
Il serait stupide de vouloir réaliser de grosses concentrations alors qu'elles montrent leurs limites (ZEP, mais aussi certains gros collèges…).
Il faut garder cette proximité.
Par contre, en respectant cet objectif, des regroupements sont possibles:
>même bâtiment, RPI...

Deuxième chose, je suis tout à fait pour que le dirlo soit le "chef d'établissement".
Comment en serait-il autrement si l'école avait un statut d'établissement public (que revendique le GDiD)?

D'ailleurs, aujourd'hui, nous avons les missions d'un chef d'établissement:
>que cela soit au niveau de la sécurité, de l'organisation, de la présidence des Conseils...

>Je dis juste que nous pouvons très bien assumer le poste de chef d'établissement sans devoir noter, ni sanctionner les collègues (quels sens cela aurait dans une école de 4, 5, 6 classes ?).
Qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter à nos missions, elles sont déjà conséquentes et cohérentes... elles relèvent d'une administration de proximité (pardon pour les répétitions).
• les parents sont beaucoup plus présents en maternelle (en élémentaire aussi!) qu'au collège. La pression des élus est plus forte au primaire que dans le secondaire, l'exposition est plus intense au primaire...
Étant au coeur du projet, nous pouvons voir les résultats de nos choix et être réactifs.
Si on devait établir une comparaison avec un mandat électif, je rapprocherais le dirlo d'un maire, le principal ou le proviseur plutôt d'un député ou mieux, d'un sénateur.

L’école étant structurellement différente d’un collège ou d’un lycée, il n’y a pas de fausse pudeur à réclamer un statut original pour les dirlos.


Groupe scolaire André Malraux 12/01/2008 10:49

la structure de nos écoles ne peut être comparée à celle du secondaire.
Stephan, je te décris ma situation : 353 élèves. 14 classes. Garderie périscolaire matin et soir. 4 études surveillées. 5 personnels d'entretien. 13 surveillantes de cantine. 5 intervenants sportifs rémunérés. Décharge complète pour gérer l'ensemble.
Le collège du secteur (en perte de vitesse car fortement concurrencé par le privé) : 325 élèves. 1 principal. 1 principal adjoint. 1 intendant. 1 CPE. 1 gestionnaire de BCI. 2 assistants d'éducation. 3 1/2 postes de surveillants.
Ce principal, quelles que soient ses qualités, ses heures de présence, son efficacité, sa lutte contre les violences (il reçoit mes élèves), mérite-t-il plus que moi une prime de 750 € ? Qui de lui ou  de moi est le plus contraint à tout traiter dans son établissement ? Bref, on pourrait discuter pendant des heures sur le sujet...
Je suis d'accord avec ce que dit la collègue Anne-Marie. Aucune raison de ne pas être assimilés aux chefs d'établissement. Aucune raison de nous montrer si modestes dans nos revendications. Aucune raison de ne pas nous affirmer.
Parce qu'il ne faut pas détruire, mais au contraire consolider, le lien social, nous n'avons aucun intérêt à se calquer sur le secondaire, sauf à vouloir des regroupements surhumains et à voir occuper les postes de direction par des "non-enseignants", des gestionnaires purs!).
En quoi le lien social serait-il plus distendu dans mon école que dans le collège voisin qui compte moins d'élèves ? Pourquoi ne créerait-on pas de vrais postes de directeurs avec de réelles décharges adaptées aux effectifs ? Au contraire, ce serait une possiblilité de promotion pour les enseignants qui, pour une raison ou une autre, ont envie de faire autre chose que d'enseigner mais qui souhaitent continuer à travailler dans une école. Actuellement, il n'existe rien. Enseignant, tu es, enseignant tu restes même avec une fonction de direction non reconnue et mal payée.
L'acte majeur de notre autonomie c'est le projet d'école. Il ne peut se monter sans le dirlo… À partir de là, je ne vois pas comment « noter » un collègue (devenir son supérieur hiérarchique)Sauf à inventer une note administrative… Idée inopportune et hors sujet mais qui pourrit le débat autour de la notion de supérieur hiérarchique
Si on observe ce qui se passe dans le secondaire, les profs rejettent-ils le fait qu'ils soient notés, en partie, par leur chef d'établissement ? Est-ce une revendication de leurs syndicats, pourtant plus puissants que les nôtres ? Pourquoi serait-ce différent chez nous si un jour on devait nous l'imposer ? Pourquoi ce qui ne pose aucun problème dans les collèges et les lycées deviendrait un handicap majeur dans le primaire ?Là encore, je rejoins Anne-Marie, la pollution ne vient pas d'une éventuelle position hiérarchique du directeur. Elle est liée surtout au fait que nous refusons cette idée que nous n'osons pas assumer. Oui, le sujet est encore tabou pour le plus grand nombre des collègues, du moins en public. Car il suffit d'être entre directeurs et de discuter entre nous pour s'apercevoir que beaucoup regrettent de ne pas pouvoir s'appuyer sur des textes clairs pour remettre dans le droit chemin certains de leurs adjoints... Sujet tabou, oui mais en réunion publique...
Pour conclure, quand on veut trouver du fric, on en trouve….
Alors là, bien d'accord avec toi. Quand il n'y en a plus, y en a encore...
Bon week-end.Martial

stéphan 12/01/2008 09:40

Bonjour,

Anne marie, tu fais fausse route.
Les dirigeants du secondaire ont un STATUT. Celui-ci encadre leur métier et les protège. Il correspond au fonctionnement des établissements (terme juridique) du secondaire.

Nous n'avons pas la même mission. Nous sommes:
- sans doute le dernier service public de proximité.
-la structure de nos écoles ne peut être comparée à celle du secondaire.

Parce qu'il ne faut pas détruire, mais au contraire consolider, le lien social, nous n'avons aucun intérêt à se calquer sur le secondaire, sauf à vouloir des regroupements surhumains et à voir occuper les postes de direction par des "non-enseignants", des gestionnaires purs!).

>l'école a une Histoire et une mission particulière dans la société qu'il faut préserver.
Cette société a énormément évolué, ses attentes et ses exigences se sont faites plus fortes... Et nous peinons à y répondre.
Longtemps protégée par le lien fort qu’elle entretenait la société, elle est de plus ne plus mis en cause
>l'école doit pouvoir exister, pour cela il lui faut être plus réactive, donc plus autonome:
-être reconnue comme établissement public, pouvoir gérer un budget sans en faire une usine à gaz.
-être incarnée par un responsable,
•pivot des actions menées,
•interlocuteur des nombreux partenaires,
•animateur d'équipe pédagogique.

Ce qui place bien le dirlo "au-dessus" des "adjoints" (ce qui est le cas aujourd'hui) sans le transformer en sous-IEN.
L'acte majeur de notre autonomie c'est le projet d'école. Il ne peut se monter sans le dirlo… À partir de là, je ne vois pas comment « noter » un collègue (devenir son supérieur hiérarchique)
Sauf à inventer une note administrative… Idée inopportune et hors sujet mais qui pourrit le débat autour de la notion de supérieur hiérarchique.

Nous avons donc raison de ne pas céder au manichéisme, d’être exigeants et défendre une conception pragmatique de notre service public de proximité.

•dans le secondaire un statut reconnaît et encadre les missions des responsables. Conséquence il est écouté et surtout entendu.
•dans le primaire le responsable et nié. Conséquence on ne lui attribue aucun des moyens qu’ils réclament.


Au sujet de la prime…

Il est quand même ahurissant de voir comment on en arrive à n’avoir plus qu’un syndicalisme politicien, éloigné des préoccupations des salariés.

Quand même, qui provoque la division si ce n’est le texte de la FSU.
Il n’est pas anormal que les responsables des établissements, parce qu’ils n’ont pas droit aux heures sup. soient primés. Cela n’a rien à voir avec le boulot des profs qui doit être valorisé…
Pourquoi se servir de cela pour jouer ce genre de partition si ce n’est pour marquer des point vis-à-vis de l’UNSA.
Les élections professionnelles approchent… Faut commencer à compter ses troupes.

PS. Pour conclure, quand on veut trouver du fric, on en trouve….



mat pu j.prevert 12/01/2008 08:14

"mais quand il y a des bons points à distribuer, on nous rappelle avec mépris que nous ne sommes pas du tout au-dessus de nos collègues.Nous ne voulons d\\\' ailleurs pas l\\\' être".
C'est ce que je disais l'autre jour : tant que nous aurons ce discours, nous ne serons pas entendus et nous n'obtiendrons rien. Porquoi cette peur d'assumer le rôle de DIRECTEUR avec tout ce que ça suppose d'autorité, de responsabilité, de position hiérarchique ? Faut-il avoir honte d'être "au-dessus" de nos collègues ? Croyez-vous que les principaux et les proviseurs auraient obtenu cette prime s'ils avaient tenu le discours que nous tenons ?Anne-Marie

tlhermitte17 11/01/2008 23:39

Diviser pour mieux régner, le gouvernement sait faire.
Le comble, c\\\' est que le premier commentaire émane d\\\' un responsable du snuipp qui se réjouit presque ouvertement que les directeurs du primaire, eux, ne touchent rien.Travail en équipe pour la direction? On sait très bien qu\\\' en cas de pépin , tout le monde s\\\' en fout et on se retrouve tout seul à gérer.Si au ministère ils ont vent de votre contentement, ils vont bien se marrer.Sérieux les gars, vous êtes vraiment satisfait de notre situation actuelle de directeur ?
Dès que l\\\' administration s\\\' adresse à nous, elle commence toujours par " il est de la responsabilité du directeur de ...",  mais quand il y a des bons points à distribuer, on nous rappelle avec mépris que nous ne sommes pas du tout au-dessus de nos collègues.Nous ne voulons d\\\' ailleurs pas l\\\' être, mais il ne faudrait pas se servir de nous que comme de la chair à canon.
C \\\'est lamentable du sol au plafond.

VALMORI Patrick 11/01/2008 19:05

Entendu ce soir à la radio le ministre justifier la prime qui fait débat parmi les profs... Voici, en substance, ce qu'il a dit :
"Les principaux et les proviseurs ont énormément de travail... Ils n'arrêtent pas de la journée... Beaucoup de responsabilités... Ce sont des cadres, ils ne peuvent pas faire d'heures sup'... Les profs peuvent gagner beaucoup plus, il leur suffit de faire des heures sup'... Ils ont bien géré les mouvements lycéens...etc."
Les directeurs d'école n'ont pas de longues journées, eux... Ils ne font QUE la même chose que leurs collègues adjoints... Ils n'ont pas de responsabilités importantes, sans doute...
Merci à nos syndicats qui ont su mettre en valeur notre fonction, notre métier... On vous le rendra aux prochaines élections professionnelles... On fera votre campagne... Comptez sur nous !

merlin 11/01/2008 18:37

Ouf! on l'a échappé belle! Comme l'écrit avec une grande pertinence Dedel, quel climat dans les écoles si nous avions été concerné par cette prime inique:
" Pourquoi t'as une prime et pas moi ?
- Ben, j'ai travaillé tard tous les soirs, j'ai préparé toutes les réunions, j'ai asssisté à tous les PPRE....
- Ca compte pas, t'es un collègue comme les autres!
- Mais j'ai aussi plus de travail , et puis des responsabilités en plus...
- Et moi , j'ai une classe!
- Ben , moi aussi et j'ai même plus d'élèves que toi!
- Ca compte pas, il l'a dit le ministre......"
Bref, l'horreur! Heureusement, nous sommes des enseignants qui enseignent ; par contre le MEN se souvient aussi que nous sommes dirlos à plein temps pour nous retirer notre trentième de salaire, normal.......
Et puis les syndicats sont d'accord. Egalité de salaire, d'autorité et puis le travail de dirlo  , c'est pas si crevant, y'a une équipe .....
Les syndicats , y sont forts: ils organisent 3 à 4 grèves par an pour protester contre des suppressions de postes qui se feront quand même, pour réclamer un rattrapage de salaire qu'on n'aura pas mais ils réussissent à nous faire imposer un service minimum qu'on aura!
 Finalement, Darcos, il faudrait qu'il la donne au SE et au Snuipp la prime de 750 euros parceque côté efficacité , il a des alliés au top.  Faut surtout pas en changer s'il veut garder sa note de super ministre!

VALMORI Patrick 11/01/2008 17:15

"Ils ... doivent mettre en place les heures de travail après l'école décidées par le gouvernement"
Mais nous, ce n'est pas ce qu'on aura à faire quand il s'agira de mettre en place le soutien dans le cadre des 2 heures libérées le samedi ? Qui sera chargé de mettre en place et superviser toute l'organisation ? L'IEN ? Notre "directeur adjoint" ? Ou le principal du collège du secteur ? Au fait, le SNuipp et le SE ont-ils réagi à cette annonce de prime ? Ils n'ont rien à dire sur le sujet ?

Fanouch 11/01/2008 12:54

> le travail en équipe est primordialLe travail de direction se fait en équipe ??? C'est nouveau ça !!> Snuipp49 ..Ha pardon, j'avais pas vu !!

Henri 11/01/2008 12:49

Bravo pour ton commentaire plein de perspicacité et de finesse d'analyse ; j'ignore si les uns sont meilleurs que les autres, si le Ministère sait jouer de la division remarquablement !Ce que je sais, c'est que dans le secondaire les "chefs d'établissement" ont un statut qui les distinguent des collègues enseignants : cela n'étant nullement péjoratif à l'égard de ces derniers par ailleurs ! Leur travail n'est pas le même ; leur gestion de l'établissement est autre que celui de leurs collègues. En quoi cela serait-il "injuste" qu'une rémunération différente soit allouée aux uns et aux autres ? Dans toute administration publique ou privée, à échelon et statut différents, rémunérations différentes : cela n'a jamais bousculé les neurones de qui que ce soit, me semble-t-il !Quant à ton parallèle avec les directeurs d'école et les adjoints, il serait là aussi bien juste, si leur métier était effectivement reconnu comme il devrait l'être (temps et heures supplémentaires faites, lourdes responsabilités à assumer, etc...si tu es directeur, tu devrais le savoir !) par tous les partenaires que la rémunération soit en rapport avec leur travail, hormis l'obole de 15 € attribuée grâce à la signature d'un certain protocole ! et une indemnité bien loin de reconnaître le travail effectué !Notons enfin, que dans le secondaire, les syndicats se sont bien mobilisés depuis longtemps pour les "chefs d'établissement", alors que dans le primaire, chacun étant "égal" à son voisin, n'est-ce pas....Mais c'est vrai qu'à tes yeux, tout cela est "une chance inouïe (...) parce que, justement, nous sommes tous sur un pied d'égalité(..)....Bonne chance !

Dedel 11/01/2008 10:40

Cette histoire lamentable est la parfaite illustration de ce qui arriverait à l'école primaire si un jour les directeurs devenaient des chefs d'établissements du genre de ceux du secondaire. On a cette chance inouïe d'avoir une ambiance de travail sereine parce que, justement, nous sommes tous sur un pied d'égalité, alors ne jalousons pas le climat des collèges et lycées qui est en train de se détériorer un peu plus. D'autant que nous sommes des petites entités et que le travail en équipe est primordial, chez nous.