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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 13:11

Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a demandé, mardi 8 janvier, la mise en place d'un service minimum d'accueil dans des écoles maternelles et élémentaires dès le 24 janvier, jour de grève dans l'éducation nationale. "Il est demandé aux recteurs et inspecteurs d'académie de participer à son expérimentation [du service minimum], avec les maires des communes volontaires, dès le 24 janvier prochain, date de grève nationale à l'éducation nationale", indique ainsi une circulaire de M. Darcos. Le ministre avait jusqu'ici annoncé la mise en place de ce service, contesté par les syndicats, pour la rentrée 2008.

"Le financement de ce service sera assuré à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes", lit-on dans cette circulaire communiquée à la presse mardi. La somme prévue est de 90 euros de un à quinze élèves accueillis et 90 euros de plus par tranche de quinze élèves supplémentaires. En contrepartie, les communes volontaires devront assurer un accueil durant les heures normales d'enseignements, soit six heures par jour.

   
Après l'interview (sur RTL) de Gérard Aschiéri, sur ce sujet, Il était évident que le gouvernement ne rencontrerait aucune difficulté à mettre en oeuvre son projet de service minimum.

Nous vous invitons à relire l'article que nous avions publié le 12 décembre 2007 et intitulé : « Quand Gérard Aschiéri, patron de la FSU, reçoit une leçon de militantisme en direct sur RTL »

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Henri 11/01/2008 07:44

@ Valmori !Vous n'êtes, cher collègue, qu'un impénitent défaitiste !Pour preuve : le 24 janvier, la Xème grève d'une journée va montrer une fois de plus la détermination féroce des syndicats dont vous doutez de l'efficacité, la mobilisation importante dont ils sont capables et surtout l'argumentaire très nouveau mis au point pour ce nouvel élan de l'action revendicatrice...A l'issue de cette journée d'intense réflexion et de mobilisation des membres de l'enseignement primaire, les "troupes" sollicitées pour cette nouvelle coupure dans la semaine, rentreront dans le rang, retrouveront dès le lendemain vendredi 25 janvier leur classe, peut-être la mine chagrine et le teint triste en s'apercevant (peut-être !) que depuis quelques heures avant, rien n'a changé !En attendant certainement le nouvel appel à la mobilisation qui, etc...etc...Chacun aura montrer ses gros muscles, sa prétendue petite existence face à ses camarades ou adversaires potentiels (en vue des élections professionnelles à venir !)Nous avons (en doutiez-vous ?) des forces incroyables...

VALMORI Patrick 10/01/2008 22:48

Merlin, nos "homologues" du secondaire (proviseurs et principaux) n'ont pas obtenu que cette prime exceptionnelle.
Le décret n° 2007-1731 qui vient de paraitre (J.O du 9 décembre 2007) modifie le décret n° 2006-778 qui créait la bonification indemnitaire pour les échelons terminaux des grades sous conditions d’ancienneté. La rédaction initiale excluait de fait les personnels de direction du champ de cette bonification. La nouvelle rédaction est plus favorable et tous les personnels de direction de 2ème classe ayant au moins 5 ans d’ancienneté au dixième échelon devraient bénéficier d’une bonification indemnitaire de 700 € bruts pour 2007.
Ils ont un syndicat, un VRAI, qui sait se bouger pour ses adhérents et revendiquer dans leur intérêt.
Grand succès du SNPDENLe SNPDEN se félicite de la parution au Journal officiel du 30 novembre des textes négociés et budgétisés à la suite de sa manifestation, mais dont la publication tardait exagérément. Ceci avait conduit le SNPDEN à exprimer son vif mécontentement à ce sujet et annoncer la reprise d’une action spécifique à l’occasion de son conseil syndical national (CSN) des 28 et 29 novembre.
 

Le CSN avait fixé une date butoir au 3 décembre, date à laquelle une nouvelle action serait engagée selon des modalités préparées à cette occasion. La publication des textes rend inutile la mise en œuvre de cette action dont la menace a contribué à la publication attendue.
 

En revanche, le SNPDEN proteste vivement contre l’apparition de la notion de performance de l’établissement dans l’attribution de l’indemnité des personnels des établissements ambition-réussite (1000 €).
 


Nous, on a... le SNUipp, le SE, le SGEN et on récolte une retenue sur salaire pour service non fait...
C'est peut-être avec nos retenues sur salaire que le ministère a pu accorder une prime à nos "homologues" du secondaire...

mat pu j.prevert 10/01/2008 22:27

Mais à qui la faute, Merlin ? Aux syndicats ? Bien sûr, comment ne pas voir qu'ils ne nous défendent pas, qu'ils ne veulent pas de nouvel échelon hiérarchique. Ils ne s'en cachent pas. Ils le disent aux ministres, aux divers rapporteurs qui les reçoivent, ils l'écrivent dans leurs revues. Nous n'avons rien à attendre d'eux. Je veux parler des "gros" syndicats.Mais la faute aux seuls syndicats ? Alors, là, je dis NON ! Les directeurs ont aussi leur part de responsabilité et elle n'est pas mince. Ils le disent eux aussi, ils ne veulent pas devenir CHEF d'ETABLISSEMENT ! Ils ne réclament pas l'intégration dans le corps des chefs d'établissement. Ils ne veulent pas assumer la responsabilité hiérarchique. Alors faut-il s'étonner qu'on n'arrive pas à nous faire entendre ? Non, Merlin, la volonté n'y est pas. Du moins, elle est encore trop timide, trop timorée. Elle n'est pas assez perceptible pour être audible par nos gouvernants.

merlin 10/01/2008 19:03

Pour Froment: communiqué officiel: prime de noël de 750 euros pour les chefs d'établissement et la moitié pour leurs adjoints.
Que les syndicats du primaire se rassurent: rien pour les dirlos qui ne sont pas ( on le rappelle) des chefs d'établissement.
Motif: remerciement pour leur présence et leur efficience; certes nous avons assuré les réunions de rentrée pour notrze classe et pour les nouveaux parents, avec les associations de parents d'élèves, l'Usep, nous avons assuré " la cohérence du dispositif des PPRE" de notre école, mis en oeuvre les PAI, réuni les commissions d'orientation et équipe pédagogiques, organisé et présidé Conseils des maîtres, de cycle et d'école, signé les autorisations de sorties et veillé au bon déroulement des premiers exercices incendie, réglé les derniers retards de commandes de fournitures et clôturé les factures pour la mairie....
   mais heureusement nous ne sommes pas des chefs d'établissement, nous avons aussi notre classe avec nos 26 élèves comme les collègues et notre journée de décharge qui nous permet bien entendu de faire tourner l'école en 6 heures tapantes! Pas de soucis de téléphone , ni de dérangement pendant la journée pour de sordides histoires de remplacement!
          Merci les syndicats du primaire!

mat pu j.prevert 09/01/2008 18:31

Stephan, je ne suis pas certaine que vous ayez raison sur la définition du pouvoir hiérarchique. Voyez le cas des IEN, ce ne sont pas eux, à vrai dire, qui nous notent et nous sanctionnent si besoin est. Pourtant, ne sont-ils pas perçus comme nos supérieurs hiérarchiques ? Je reste persuadée que tant que notre discours ne sera pas plus net, plus clair, il ne sera ni écouté ni entendu.Pourquoi cette crainte de la hiérarchie ? Nous transformerons-nous en "p'tits chefs" cruels et autoritaires parce que nous aurons un statut ? Croyez-vous que nos adjoints aient cette crainte ? Non seulement, je ne le pense pas mais, je suis même convaincue que cette idée ne les effleure même pas.Je ne comprends pas bien la distinction que vous faites entre "être juge et partie" et la relation avec le fait de devoir "continuer à monter, défendre, porter le projet d'école...". Combien de fois n'a-t-on entendu les directeurs se plaindre qu'ils devaient "porter le projet d'école" seuls car dans l'équipe personne n'y croit et ne s'y intéresse ? Je l'ai même lu dans des rapports officiels de l'administration. Est-ce que ça ne nous aiderait pas un peu d'avoir un minimum d'autorité reconnue ? Ce sont des propos qu'on entend assez régulièrement mais en catimini, c'est vrai. Je ne sais pas si c'est lié à ma désormais longue expérience de directrice ou plus simplement à l'âge qui se fait certain... mais je supporte de moins en moins le manque de courage de bon nombre de directrices et directeurs. On dit que le métier infantilise. C'est vrai.

merlin 09/01/2008 17:59

Anne Marie, j'ai fait grève contre les maîtres directeurs, convaincu que le directeur se devait de ne pas se différencier des adjoints ( j'étais tout jeune directeur alors).
Depuis, j'ai pu constater que nous avons au fil des années , eu toutes les responsabilités prévues pour les maîtres directeurs, sans que les syndicats sourcillent, et sans que nous ayons l'ombre d'une reconnaissance statutaire.
Le statut hierarchique ou pas ( le débat est effectivement ouvert), ne concernerait pas 100% des dirlos actuels car il y aurait nombre de regroupements d'écoles de proximité : le nombre d'indeminités de direction serait donc moindre qu'il ne l'est aujourd'hui. On trouve bien de l'argent pour payer les principaux, pour leur verser des primes de noël, pourquoi n'y aurait-il jamais rien pour les dirlos?
    Il s'agit d'une pure intox syndicale n'ayant trouvé aucun autre argument valable pour refuser un statut aux directeurs.
  Ceci dit , je ne pense pas que la grève du 24 permette un rattrapage du pouvoir d'achat; son but est surtout de permettre aux syndicats de se donner l'impression d'exister.

stéphan 09/01/2008 17:42

Bonjour,
les caisses sont vides.
•Il y a des mesures qui ne coûtent rien... que de la reconnaissance. Par exemple décider que les 2 heures dégagées par la libéralisation du samedi matin soit 2 heures de décharge pour les dirlos.
On peut aussi imaginer un plan sur plusieurs années...
On peut aussi imaginer (rêver?) voir l\\\'EN faire des choix plutôt que du saupoudrage...

le dirlo supérieur hiérarchique
Il faut absolument que l'on reste dans le même domaine de discussion.
Nous sommes des fonctionnaires d'état, nous exerçons notre métier dans une Institution.
À partir de là, le vocabulaire prend un sens.

Dans l'administration, le supérieur hiérarchique est celui qui note et sanctionne. Nous ne pouvons être celui-là car nous devons continuer à monter, défendre, porter le projet d'école... Nous ne pouvons pas être juge et partie.
Et si on veut une école plus efficace, plus réactive, plus proche, il faut rester "partie".

Par contre, sur les questions de sécurité, d'organisation nous avons un certain pouvoir (certain) sur nos "adjoints".
Mais l'essentiel de notre boulot c'est bien d'être au centre des relations qui se tissent dans et autour de l'école.
C'est ce rôle de pivot, d'interlocuteur de tout un réseau social, de meneur d'équipe autant qu'animateur, qu'il faut nous reconnaître.
C'est en cela que nous avons une spécificité. Si c'est pour ressembler à des IEN, il n'y a qu'à dessiner des circos. plus petites...

Je crois que nous avons raison de ne pas céder aux fausses simplifications qui aboutissent à ne définir que 2 camps:
>statut = chef
>lécole ne veut pas d’un chef.

Comme tu le soulignes, on ne sort pas de cette analyse manichéenne depuis 87.

L'école a besoin d'un pilote, d'un responsable... d'un directeur, parce que l’école doit renforcer son rôle moteur dans l’organisation du tissu social, dans le service public de proximité. Pour cela point besoin de noter ou de sanctionner, juste de clarifier notre position.
Dans l’Administration, cela se fait par un statut.

mat pu j.prevert 09/01/2008 14:49

Je rebondis sur ce qu'a écrit le collègue Henri quand il dit que "La situation des directeurs, pour en revenir à notre sujet, ne date pas de ce printemps 2 007 mais de quelques calendes assez peu grecques par ailleurs !"Moi, je pense que notre erreur, notre grande erreur, date de 1987 lorsque nous avons bêtement refusé la réforme des "maîtres directeurs". On le paie encore aujourd'hui. Je me souviens du tollé fait par le SNI à l'époque. J'étais jeune directrice et il me semblait qu'il y avait une certaine forme de reconnaissance dans ce statut. A cette date, j'ai quitté le SNI pour ne plus jamais me resyndiquer. Je n'étais pas d'accord à 100% sur les éléments de cette réforme. Le nom, déjà, ne me plaisait pas. Pourquoi pas "directeurs" tout simplement. Avec le recul, je me dis qu'on tenait quelque chose et qu'en 20 ans on aurait pu obtenir de réelles améliorations de ce statut. Comme ça s'est passé, au fil des ans, pour les principaux de collège.Vingt ans plus tard, j'ai l'impression qu'on n'a pas avancé. Les mentalités ont-elles évolué ? A peine. Certes, les directeurs osent prononcer le mot "statut" mais c'est encore tabou puisqu'on ne l'emploie que dans l'expression "statut non hiérarchique". Expression qui nous plombe, je pense car il y a antinomie entre "directeur" et "non hiérarchique". Imagine-t-on une entreprise dans laquelle le directeur n'aurait pas de pouvoir sur ses subordonnés ? Comment demander d'être reconnu "directeur" mais à la condition de ne pas avoir à exercer de pouvoir sur les membres de l'école qu'on dirige. Pour moi, nous faisons fausse route nue nouvelle fois. Et je comprends les gouvernements successifs qui ne nous entendent pas car notre discours n'est pas clair. D'ailleurs, les syndicats vont dans le même sens car ils savent, eux, que tout statut de DIRECTEUR ne peut être que hiérarchique. Sinon, quel intérêt auraient-ils à ne pas en vouloir ?Voilà. C'est la première fois que j'écris ce que j'ai sur le coeur depuis trop longtemps. Je sais que mes propos seront mal perçus. Tant pis. Après tout, mon expérience de directrice "vieille France" m'autorise à dire ce que je pense même si peu de collègues partagent mon avis.Anne-Marie

Froment 09/01/2008 10:36

Je me suis mal fait comprendre, Merlin.
Qu'on lutte pour sauvegarder notre pouvoir d'achat, c'est le minimum, me semble-t-il. Et les syndicats sont dans leur rôle en déposant un préavis de grève le 24 janvier. Je te signale, au passage, que l'objet de cette grève ne concerne pas que le pouvoir d'achat mais aussi les suppressions de postes.
Ce que je disais dans mon post précédent, c'est qu'en dehors du rattrapage éventuel du pouvoir d'achat, légitime et normal, les directeurs ne doivent pas se bercer d'illusions sur une hypothétique reconnaissance professionnelle par ces temps difficiles.
Ne nous leurrons pas et ne leurrons pas les collègues. Une reconnaissance ne sera véritable que si elle est assortie d'un statut. Et un statut n'a de sens que s'il est accompagné de mesures substancielles tant sur le plan des responsabilités (textes clairs) que celui des aides matérielles (décharges, ordinateurs, Internet...) et naturellement financières (revalorisation indiciaire conséquente, primes...). Or tout cela n'est pas possible actuellement. Rien que les décharges, c'est un budget colossal en créations de postes par milliers. Tu imagines un instant le gouvernement dire que non seulement il cesse de supprimer des postes mais qu'au contraire il en crée des milliers pour alléger la charge de travail des directeurs ? Qui pourrait être suffisamment naïf pour croire à un tel miracle ?

merlin 09/01/2008 09:37

Soit Froment, suivons ton raisonnement et allons tous travailler le 24 janvier. Je me demande d\\\'ailleurs bien pourquoi les syndicats dans une quasi unanimité pousse les enseignants à la grève sur le thème du pouvoir d\\\'achat, de meilleurs salaires, de plus de postes.... alors qu\\\'ils savent que "les caisses sont vides" et que ce baroud d\\\'honneur ne sert donc à rien, si ce n\\\'est à affaiblir les fins de mois de fonctionnaires pas trop payés. Et puis, laissons un peu de marge au gouvernement pour faire un geste en faveur des toubibs ( Roselyne déclarait qu\\\'elle avait 700 milions d\\\'euros dans sa musette) ou pour alléger les charges des chefs d\\\'entreprise. Soyons solidaires et c....jusqu\\\'au bout!

Froment 08/01/2008 22:56

La messe est dite : les directeurs n'ont rien à attendre de sonnant et trébuchant avant bien longtemps.
Le président de la République Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu'il allait donner "la priorité à l'école primaire", prévenant que "cette politique prendra du temps", pour "être mise en oeuvre" et pour "produire ses effets", lors de sa première conférence de presse à l'Elysée. "Nous donnerons la priorité à l'école primaire que l'on a trop longtemps délaissée sans voir que son affaiblissement était la cause principale des difficultés croissantes du collège", a expliqué le chef de l'Etat. Cette politique prendra du temps, du temps pour être mise ne oeuvre, du temps pour produire ses effets mais le rapport de nos enfants à la culture, au savoir, à la pensée est ce qu'il y a de plus essentiel pour l'avenir".
Puis
"S'agissant du pouvoir d'achat, qu'attendez-vous de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides..."
Tout est dit. On réformera certainement l'école mais à coût constant. Ce qui signifie que les directeurs n'ont pas à se bercer d'illusions...

Henri 08/01/2008 18:36

Cédric58, sans vouloir t'offenser et entamer un débat qui nous mènerait fort loin (mais passionnant !), je pointerai juste que la situation dans laquelle nous sommes n'est nullement due à l'avènement d'un nouveau président de la République ; voilà, déjà au moins vingt ou trente ans que la déliquescence du monde politique et syndical a été entamée et menée à bien (probablement par les individus même !)La situation des directeurs, pour en revenir à notre sujet, ne date pas de ce printemps 2 007 mais de quelques calendes assez peu grecques par ailleurs !Libre enfin à toi de croire en ceci ou en celà, d'espérer un nouvel élan de la..."gauche" française (c'est ça le P. S. dont tu parles ?) et d'écrire tes verbes au futur !On peut continuer à s'aveugler longtemps ; la lucidité, elle, ouvre d'autres  horizons !Sans rancune !

Cedric58 08/01/2008 17:52

Henri, sans vouloir t'offenser, tu oublies, je pense, que l'élection très nette de Sarkozy a bouleversé la donne. On le voit bien, l'opposition politique a volé en éclats. Où est le PS ? Dans quel état est-il ? Mais est-ce à dire pour autant qu'il n'existe plus ? Ce serait aller vite en besogne. Il lui faut du temps pour se relever. Le début de la guérison sera sans doute lié au score aux municipales.
Si l'opposition politique est à ce point KO, comment peut-on espérer que les syndicats s'en sortent mieux et réussissent à se faire entendre dans un champ de ruines ? Là aussi, il faut du temps. Il faut attendre que l'état de grâce s'estompe. Je crois que c'est commencé, à en croire les sondages. Le moment approche où le discours syndical redeviendra audible. Pour l'instant, ça n'est pas encore le cas, hélas. Et c'est la raison pour laquelle le gourvernement se dépêche de mettre en place le service minimum. Mais n'en concluons pas que les syndicats sont morts. Non, ils ont réagi et protesté à l'annonce de ce mauvais coup.

Henri 08/01/2008 17:28

La désertification de l'École primaire par les "contre-pouvoirs" (véritables syndicats et non pantomimes, clarification des positions et des rôles de chacun des acteurs et notamment des directeurs relégués par les mêmes au rang de petites marionnettes quasiment inexistantes...) ouvre effectivement une voie royale à des bouleversements futurs ; peut-être pas aussi importants qu'on semblerait le penser - ou que les syndicats en cette période d'approche d'élections professionnelles voudraient le faire croire, se donnant par là-même une aura perdue depuis longtemps et en recherche d'os à ronger !Car dans ce service minimum, si le directeur était depuis pas mal de temps en mesure d'avoir un rôle et un pouvoir d'organisation véritable on peut faire l'hypothèse que ce sujet aurait depuis longtemps été résolu, en collaboration effectivement avec les mairies mais non pas à la débotté comme cela peut se dessiner...Le ministère joue les bulldozers se réjouissant de l'absence d'opposition (syndicale) ou de partenaire (les directeurs malheureusement bien oubliés par les uns et par les autres) en mesure de "cadrer" l'organisation de l'école dans ce type de situation...

Yann Meyfroid 08/01/2008 16:06

FSU et UNSA : même combat. On retrouve les mêmes expressions alambiquées chez Aschiéri et Bérille. Au lieu de parler chacun dans son coin, ils auraient pu se fendre d'un communiqué commun : ils disent la même chose ! Que d'audace dans la résistance au service minimum ! Darcos devait être mort de peur ou... mort de rire.

Cedric58 08/01/2008 14:06

Patrick, permets-moi de te rappeler le communiqué du SE :
SERVICE MINIMUM DANS LES ECOLES : PAS TOUCHE AU DROIT DE GREVE !
 

Apparu confusément en juillet autour du débat sur les transports, le service minimum dans les écoles primaires est devenu clairement en septembre un objectif pour le ministre de l'Education nationale.
 

Les sujets de tension n'étaient-ils pas assez nombreux en cette rentrée scolaire placée sous le signe des retraits massifs d'emplois ? Il faut croire que non, puisque le ministre a jugé bon de rajouter désormais celui du droit de grève.
 

Soucieux des conditions de scolarité des élèves et conscient des difficultés des parents, le SE-UNSA a toujours considéré la grève comme un ultime recours à n'utiliser qu'après échec de toutes les procédures de dialogue.
 

Pour autant, le SE-UNSA rappelle que cette liberté compte parmi les critères permettant de juger du caractère démocratique d'une société. Pour notre syndicat, les plus de 300 000 enseignants du 1er degré ne sauraient être exclus de ce droit fondamental reconnu par la constitution à tous les citoyens.
 

Le SE-UNSA n'est pas hostile à l'organisation de garderies. Mais, dès lors qu'en cas de grève, le principe d'un accueil obligatoire par des enseignants serait retenu, cela signifierait remettre automatiquement en cause leur droit de grève.
 

Le SE-UNSA appelle donc le ministre à bien peser ses propos et ses actes. Il l'appelle à commencer par mettre en oeuvre l'actuelle réglementation qui privilégie le dialogue social pour prévenir les conflits. S'il s'engageait à l'appliquer, et notamment à engager des négociations dans la période d'un préavis de grève, il innoverait utilement en devenant l'un des premiers ministres de l'Education nationale à tout simplement respecter la loi…
 


On ne peut pas dire que les syndicats ont ouvert un boulevard au gouvernement. Simplement, le rapport de forces n'est pas en notre faveur depuis l'élection de Sarkozy.

VALMORI Patrick 08/01/2008 13:48

Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, semble penser X. Darcos. Faut dire qu'un boulevard s'ouvrait devant lui, les syndicats ayant déserté le terrain syndical depuis belle lurette. L'aimable discussion de notre cher Aschiéri face au journaliste de RTL était un encouragement pour le ministre.