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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 09:08

Après avoir dévoilé son intention de publier sur Internet les résultats des évaluations de CE1 et CE2 dans le but de permettre aux familles de mieux choisir leur école (lire notre article), Xavier Darcos propose une réforme de l'inspection des enseignants.

Les inspecteurs pourraient eux-mêmes faire cours pour tester le niveau des élèves

 

Ce sera bientôt fini, la présence discrète de l’inspecteur au fond de la classe. Il viendra souvent et pourrait vérifier lui-même les connaissances.

Xavier Darcos n’en finit plus de tenter de réformer l’école. L’autre chantier de l’évaluation auquel il se consacre concerne non plus les élèves mais les enseignants eux-mêmes. Il ne limitera pas à l’école primaire mais bien à l’ensemble de l’enseignement. Comment juger le travail des profs ? C’est l’éternel problème de l’éducation. C’est aussi l’un des points centraux des travaux de la commission présidée par le conseiller d’Etat Marcel Pochard et chargée de préparer un Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant. On le sait, contrairement à ses prédécesseurs, le ministre se moque du choix des méthodes pédagogiques. Pragmatique, il veut des résultats. L’une des pistes est tout d’abord de raccourcir les délais entre deux inspections d’enseignant. Actuellement en moyenne de cinq ans, il pourrait s’agir de le diviser par deux. Pour cela, le ministre n’exclut pas d’augmenter le nombre d’inspecteurs et de les recentrer sur leur fonction principale.

Surtout, une nouvelle méthode d’inspection est à l’étude. Il s’agirait non plus d’inspecter seulement l’enseignant, mais également les élèves, ce qui permettrait de juger du résultat d’un enseignement et de voir si les enfants ont ou non acquis des connaissances avec leur professeur. « Juger un enseignant en fonction du résultat des élèves est très arbitraire, déplore Luc Bérille secrétaire général du SE-Unsa. Car cela dépend en grande partie de la situation de l’établissement dans une zone sensible ou pas ». « Nous tiendrons naturellement compte des lieux et des zones géographiques où se dérouleront les inspections », explique-t-on au ministère.

L’initiative séduit en tout cas cette enseignante qui veut bien jouer le jeu « si l’inspecteur prend aussi le temps de dialoguer avec nous, de comprendre nos difficultés voire de se tenir régulièrement informé de nos problèmes ».

Dans le secondaire, la commission Pochard réfléchit également à l’articulation entre la note dite pédagogique, arrêtée par les inspecteurs, et la note dite administrative, arrêtée, elle, par le recteur, sur proposition du chef d’établissement. Cette dernière qui compte pour 40% de la note globale évalue notamment le rôle joué par l’enseignant au sein de l’établissement, son sens du travail en équipe et la qualité de ses relations avec l’ensemble de ses interlocuteurs.

A.Sé (Le Figaro - 17/12/2007)

 

Mercredi 19/12, Alain Bentolila remet son rapport sur l'école maternelle réalisé à la demande du ministre. Une occasion supplémentaire pour Xavier Darcos d'afficher une idée nouvelle de réforme. Voici les premières réflexions livrées par Alain Bentolila

 

Vers une scolarisation obligatoire dès 3 ans

L 'école pourrait-elle devenir obligatoire dès trois ans au lieu de six ? C'est une des propositions d'Alain Bentolila. Ce linguiste rend un rapport au ministre de l'Education dans lequel il se penche sur l'école maternelle. Pour le conseiller du ministre, la maternelle est à la base de toute notre éducation.

"Les graines de l'illettrisme en germe dès la maternelle"

Toute notre scolarité dépend-elle de la maternelle ? C'est en tout cas l'avis d'Alain Bentolila, linguiste et conseiller du ministre de l'Education Xavier Darcos. Il doit remettre ce mercredi un rapport où l'école maternelle est particulièrement visée. Parmi ses points faibles : des maternelles devenues "garderies", des enseignements déstructurés et des instituteurs peu ou mal formés. Comme mesure phare, Alain Bentolila propose donc de rendre la scolarité obligatoire dès l'âge de trois ans au lieu de dix pour notamment éviter l'absentéisme.

"On rentre dans l'école obligatoire. Nous faisons en sorte que cette école ne soit pas une école pour laquelle les obligations des parents passent en premier par rapport à l'obligation scolaire. Nous voulons affirmer très clairement qu'elle a ses propres apprentissages et ses obligations et ses contraintes. Un enfant vient pour apprendre le métier d'élève" explique Alain Bentolila en avant-première sur RTL.

Une quinzaine de propositions de réforme sera présentée au ministre. Le linguiste propose ainsi des ateliers en petits groupes, dans lesquels le maître lirait des histoires aux enfants. Car si certains rencontrent des problèmes de lecture au CP, c'est avant tout parce qu'ils manquent de vocabulaire et maîtrisent mal l'expression orale selon le linguiste. "Quand on rate son apprentissage de la lecture et de l'écriture par déficit de la langue orale, tout le reste s'enchaine. Je ne suis pas loin de penser que le couloir qui mène à l'illettrisme à 17 ans commence à l'école maternelle. Les graines de l'illettrisme sont déjà là en germe. Donc, il faut donner à l'école maternelle toute son importance. Elle est la condition même du refus de la fatalité" explique Alain Bentolila.

Il préconise aussi de mieux former les enseignants et leurs inspecteurs, qui sont souvent d'anciens profs du second degré.

Relire les propositions de Xavier Darcos

 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

VALMORI Patrick 20/12/2007 09:01

Dans la volonté du ministre de "recentrer les inspecteurs sur leur fonction principale", il ya paut-être une idée à creuser et à exploiter.
En effet, si les IEN doivent se consacrer essentiellement à l'évaluation des enseignants, il va bien falloir les libérer de charges quotidiennes qui se sont alourdies au fil des ans. C'est leur principal syndicat qui le dit. Pourquoi ne pas effectivement profiter de cette réforme pour donner plus de poids aux directeurs, plus de pouvoir de décision (sorties, autorisations d'absence, validation des projets, habilitation des intervenants...) et libérer du temps aux IEN. Pour nous, ce pourrait être l'occasion de justifier un statut pour (re)définir clairement nos responsabilités, nos missions... et nous accorder enfin les moyens de les mener à bien.
Réforme de l'inspection et réforme de la direction, ça peut aller de pair, il me semble. A nos syndicats (!!??) de jouer.

Nadine 19/12/2007 22:45

Alain Bentolila "préconise de mieux former les inspecteurs, souvent d'anciens profs du secondaire"... Sous-entendu, ils n'y connaissent rien en primaire... Et on va leur confier nos élèves ? On risque d'avoir des situations cocasses... Je conseille aux collègues qui se feront inspecter de la sorte de se maintenir prêts à intervenir au cas où leur IEN serait totalement débordé par nos chers bambins...