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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 10:34

Il nous est parfois reproché, par quelques rares sympathisants du SNUipp, de publier des articles à charge contre ce syndicat. Il est vrai que cette organisation ne manifeste pas un vif intérêt à soutenir la volonté des directeurs d'école de voir leur métier reconnu par un véritable statut professionnel.

Force est de constater que la contestation à l'égard de la direction de ce syndicat essaie également de se faire entendre de l'intérieur. Nous publions, ci-dessous, dans son intégralité, l'analyse faite par le courant "Ensemble" d'orientation syndicaliste radicale fondé en 2001 dans le SNUipp. Le texte que nous transcrivons est disponible sur le Site d'informations militantes animé par les minorités syndicales des SNUipp-FSU (Ensemble) et SNASUB-FSU (PSL).

Ce texte se suffit à lui-même, nous n'y ajouterons aucun commentaire.

 

Texte intégral
Un syndicaliste averti se doute bien qu’une telle commission, comme l’avait été avant elle la commission Thélot, n’a d’autre objet que de préparer l’opinion à des mesures législatives dont les lignes essentielles sont déjà tracées dans le secret des cabinets ministériels. Quand on voit les décisions en matière de suppression de postes, de réduction de la durée de la scolarité pour les élèves, de poursuite des sanctions contre les directeurs en lutte, on n’a pas de mal à deviner dans quel sens iront ces mesures.

Quel sens peut prendre alors la participation d’une délégation syndicale à une telle commission ? Elle ne devrait y aller que pour dénoncer les mesures déjà prises par ce gouvernement, et affirmer avec force ses propres revendications. C’est ce qu’on attendait de la délégation du SNUipp, entendue à sa demande par la commission le 15 octobre dernier. Malheureusement, comme on pouvait le craindre, la délégation composée des trois secrétaires généraux du SNUipp (G. Moindrot UA, M. Baby UA et R. Bousquet EE) n’a fait qu’exprimer publiquement sa nullité revendicative.

Transformation de l’école : pour G. Moindrot, on ne peut concevoir une revalorisation du métier d’enseignant sans donner “un nouvel élan” à l’école : plus de maîtres que de classes, 24+3, polyvalence d’équipe… C’est à l’exposé de ces revendications rituelles que G. Moindrot va consacrer l’essentiel de son intervention. La délégation trace laborieusement le tableau confus de l’école transformée où les échanges de services seraient généralisés, où l’on n’enseignerait plus certaines matières, où l’on alternerait petits groupes puis grands groupes, et où l’on passerait beaucoup temps en réunions et en discussions. Pas un mot sur le fait que le gouvernement supprime des milliers de postes, que cela se traduit par des hausses d’effectifs dans les classes. G. Moindrot veut bien reconnaître que “là où il y a 25 ou 30 élèves, au cours préparatoire, surtout là où les élèves ont des difficultés il faut pouvoir baisser” mais c’est pour affirmer immédiatement que ce n’est pas l’essentiel, que le plus important c’est la mise en place d’un “dispositif plus collectif, plus discuté, plus divers“. “Plus de souplesse” comprennent les membres de la Commission. “C’est pas moi qui le dit” répond G. Moindrot, avec un rire gêné. Lorsque le Président de la Commission demande si la suppression du samedi matin correspond à la revendication du 24+3, la réponse de G. Moindrot est très embarrassée. En effet, alors que tous ses mandats s’y opposent, le SNUipp a accepté le protocole proposé par Fillon pour discuter de la mise en œuvre du “moins d’école” voulu par Fillon et Sarkozy.

    Le SNUipp répond aux questions de la commission Pochard


Moyens : La délégation du SNUipp n’aborde pas la question des moyens nécessaires à la réalisation de ses revendications en matière de transformation de l’école. Pendant que la direction du SNUipp rêve de temps pour la concertation et de plus de maîtres que de classes, le gouvernement supprime les postes par dizaine de milliers : c’est ça la réalité des écoles.

Evaluations : G. Moindrot intervient très longuement et à plusieurs reprises sur la question des évaluations de CE1 et CM2. Ce n’est pas inintéressant, mais est-ce vraiment le sujet ? N’y a-t-il pas d’autres revendications à défendre devant une commission chargée de l’évolution du métier d’enseignant ?

Salaires : Pour G. Moindrot la revalorisation du métier passe “un petit peu” par la question de la rémunération. En fait, vraiment très peu : il annonce timidement qu’on a perdu 20% de pouvoir d’achat depuis le début des années 80, mais revendique seulement une amélioration en début de carrière au moyen d’une prime d’installation, et un passage plus facile à la hors classe en fin de carrière. G. Moindrot ne réclame pas de rattrapage général du pouvoir d’achat par une augmentation des salaires, et il se contente de proposer une prime pour l’achat d’un ordinateur portable tous les 4 ou 5 ans… soit environ 10 euros par mois !

Direction d’école : G. Moindrot constate que la profession est “hermétique” à une évolution vers un fonctionnement hiérarchique dans l’école. Il ne dit rien sur des questions de responsabilité, de charge de travail, rien sur les sanctions, ni sur les décharges, ni sur la rémunération des directeurs : il se contente d’exprimer un besoin de formation, de visites plus fréquentes de l’inspecteur ou du conseiller pédagogique, d’un bureau pour les moins bien lotis…

Temps de travail : alors que R. Bousquet affirme que le temps de travail hebdomadaire des enseignants du primaire atteint voire dépasse 40 heures par semaines, alors que G. Moindrot souligne que notre niveau de qualification est le même que celui d’un enseignant du secondaire, ni l’un ni l’autre ne revendique l’abaissement de notre temps de service pour le rapprocher de celui des enseignants des collèges et lycées. Cette revendication est pourtant un mandat du SNUipp.

EPEP : la perspective de regroupement d’écoles dans un établissement public est très vaguement évoqué par le président de la commission. G. Moindrot se déclare “pas très chaud” pour de grosses structures qui font “usine à gaz“. Pas un mot sur les projets du gouvernement d’expérimenter les EPEP, projets qui bouleverseraient notre métier s’ils étaient mis en œuvre.

Retraites : pas un mot de la part du SNUipp sur nos revendications, ni sur les difficultés d’enseigner liées au recul de l’âge de départ à la retraite. In extremis, alors que la délégation du SNUipp est sur le point de partir, le président de la Commission évoque “le poids” et la difficulté d’exercer le métier d’enseignant en fin de carrière. G. Moindrot écarte alors avec un mépris à peine dissimulé les attentes des milliers de collègues “enseignants fatigués” qui “veulent faire autre chose“, et évoque l’idée de seconde carrière plutôt pour les collègues prêts à faire “un effort d’adaptation“, toujours avec le flou et l’approximation qui ont caractérisé son intervention depuis le début.

Ce n’est pas la défense de nos intérêts qui aura fatigué les secrétaires généraux du SNUipp ce jour-là. On comprend mieux l’indignation de tous les militants et adhérents du SNUipp qui ont vu cette vidéo lamentable diffusée sur le site du ministère. (fin de citation)

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

MAT PAUL LANGEVIN 17/12/2007 13:58

Et quel intérêt constructif trouvez-vous à répandre les dissenssions au sein du SNUIPP?

Les directeurs en lutte 17/12/2007 13:59

Parmi les raisons qui nous ont conduits à "répandre les dissenssions au sein du SNUipp", l'une, au moins, nous semble essentielle :
   - Rétablir la vérité au sujet de l'audition du SNUipp par la commission sur l'évolution du métier d'enseignant. En effet, le compte rendu écrit par la tendance "Ensemble" est plus conforme à la réalité des faits que le communiqué largement diffusé par la direction du SNUipp. Il suffit de visionner la vidéo pour le constater.

MAT PAUL LANGEVIN 17/12/2007 11:20

Dénoncer la nullité ailleurs est un bon moyen pour ignorer la sienne. Quelles propositions faites-vous à part cogner d'une manière systématique et imbécile sur le SNUIPP?? Si l'on retire cet acharnement dont on peut dire qu'il est névrotique, il reste quoi de votre disours et de vos revendications??
 

Les directeurs en lutte 17/12/2007 11:21

Bonjour,
Si vous aviez lu avec attention l'article que vous incriminez, vous auriez remarqué que ce texte a été écrit par des adhérents du SNUipp, regroupés dans la tendance "Ensemble" qui milite, en tant que minorité, à l'intérieur du SNUipp .
Vous auriez également noté que nous nous sommes abstenus de tout commentaire.
Il s'agit, bel et bien, d'un réglement de comptes à l'intérieur du SNUipp. Vous pouvez retrouver ce texte sur le site de la minorité "Ensemble" du SNUipp.

mat51-IA 14/12/2007 22:47

Y aurait pas comme une faiblesse à la FSU, ces derniers temps ? Une fin de trimestre difficile, on dirait... Un gros coup de fatigue... Moindrot en dessous de tout devant la commission et le grand chef Aschiéri tout raplapla à la radio... Que se passe-t-il les gars ? Un coup de mou ?
Yannick

VALMORI Patrick 14/12/2007 14:02

Quiconque se permettrait le quart des critiques contenues dans cet article serait sur le champ qualifié de faisant preuve d'antisyndicalisme primaire. Voilà qui ressemble à une entreprise de déstabilisation de la direction. Et savez-vous ce que la direction syndicale a rétorqué à cette attaque en règle ?