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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 09:24

Protocole de discussion entre le Ministère de l’Education nationale le SNUipp-FSU, le Sgen-CFDT et le SE-UNSA

 

L’École primaire est la clé du succès de la poursuite d’études jusqu’à l’insertion dans la vie active. C’est à juste titre que les français y sont attachés. Les données les plus récentes font apparaître que l’école ne parvient pas à faire réussir tous les élèves.

 

La lutte contre l’échec scolaire apparaît donc comme une priorité, qui doit rencontrer un large consensus de tous les acteurs.

 

Dans cette perspective, un groupe de travail placé auprès du DGESCO, a déjà fait des propositions communes pour l’école maternelle. La décision de supprimer les cours le samedi matin a ouvert un nouveau champ de réflexion sur le temps scolaire qui doit s’inscrire dans la problématique générale de réussite de tous les élèves.

 

Le SNUIPP, le Sgen-CFDT, le SE-UNSA et le ministre de l’éducation nationale décident d’engager des discussions en s’appuyant sur les principes suivants :

 

• L’école maternelle joue un rôle important qui doit être conforté dans la socialisation, et la scolarisation des élèves comme dans la prévention des difficultés scolaires

 

• Le traitement de la difficulté scolaire, notamment les 15% d’élèves en très grande difficulté, est une priorité de l’école élémentaire. Les moyens doivent être renforcés là où le besoin d’école est le plus fort.

 

• Dans les écoles où la difficulté scolaire est la plus récurrente, le principe « plus de maîtres que classes »pourra être retenu et la relation aux familles renforcée.

 

• L’école est le lieu pertinent d’organisation des pratiques reposant notamment sur la liberté pédagogique, l’autonomie et la responsabilité des équipes et l’évaluation des élèves.

 

Sur le fondement de ces principes, les syndicats et le ministre de l’éducation nationale conviennent d’un programme de travail portant sur le réinvestissement des heures libérées par la suppression des heures de cours du samedi matin. Avec la 27ème heure déjà consacrée à la concertation et à la formation, ce sont 108 heures qui sont rendues disponibles dans l’année.

 

 

Le travail lancé en commun concernera :

 

• Le principe d’utilisation de ces heures et les modes possibles d’organisation de la semaine qui en découleront.

 

• Les modalités d’organisation et de répartition de ces heures, afin de renforcer le travail en équipe et la formation des enseignants et leur articulation avec les dispositifs actuels d’aide aux élèves en difficulté et de formation continue des enseignants.

 

Le dispositif sera mis en place à la rentrée 2008. Le calendrier de ces discussions s’établit de la façon suivante :

 

- Novembre/ décembre : discussions et élaboration d’un document réalisé à partir de ces discussions

 

- Janvier : finalisation des mesures et élaboration des textes réglementaires et le cas échéant des directives pédagogiques nécessaires.

 

 

La première séance a réuni le jeudi 22 novembre au Ministère, Xavier DARCOS, des membres de son cabinet, des représentants de la DGRH et de la DGESCO. et les trois organisations syndicales concernées par le protocole : SE-UNSA, Sgen et Snuipp.

 

Un calendrier et des thèmes de travail ont été élaborés. Une série de quatre réunions est prévue d’ici les vacances de Noël : les 26 novembre, les 6, 13 et 20 décembre.

 

Il a été décidé de mener une réflexion autour de plusieurs problématiques :

 

- l’identification du public d’élèves concernés par les heures de soutien et le cadre de la prescription aux familles

 

- le contenu de ces deux heures, en lien avec le temps scolaire (donc les 24h d’enseignement scolaire)

 

 - l’organisation du temps de travail pour les enseignants (que faire de ces 108 h : relation aux familles, préparation du travail, soutien, besoins de formation, travail en équipe et concertations ...)

 

En janvier 2008, les répercussions sur les textes réglementaires seront étudiées pour aboutir à leur examen en instance nationale de concertation (CSE et CTPM).

 

 

Chacun des trois syndicats (Snuipp, Sgen, Se-Unsa) a fait connaître ses positions sur l'utilisation des heures libérées.

 

Le SNUIPP rappelle ses revendications par le biais d’une pétition adressée au ministre. Il réclame "un allègement des effectifs de classe, 3 heures de concertation hebdomadaires incluses sur le temps de service, Plus de maîtres que de classes, la prise en compte des nouvelles tâches dans un temps de service allégé"

 

 

 

Le Sgen-Cfdt demande plus de liberté pour les équipes. "Parvenir à combiner un objectif commun et des modalités diversifiées selon les réalités locales, en faire l’évaluation et en déduire des évolutions constituent une démarche susceptible de mobiliser les équipes enseignantes. Pour le Sgen-CFDT confier des responsabilités et des moyens (les deux heures) aux personnels est le meilleur moyen de construire un dispositif efficace au service des jeunes et de leurs familles".

 

 

Le SE-UNSA exige une révision du temps de service des enseignants du 1er degré afin de voir prises en compte un certain nombre de tâches qui tendaient à se développer, en dehors de ce temps de service : « Pour le SE-UNSA l’évolution du métier d’enseignant implique une nouvelle définition des services des enseignants afin de reconnaître toutes les dimensions de leur travail. Certaines activités pratiquées depuis plusieurs années en dehors des heures dites de « service » doivent être officiellement intégrées : concertation, accompagnement pédagogique des élèves, équipe éducative pour la scolarisation d’enfants en difficultés ou en situation de handicap, suivi individualisé, aide au travail méthodologique, relations avec les familles, élaboration des projets d’école. Le SE-UNSA revendique que 3 heures soient dégagées rapidement dans les actuelles obligations de service hebdomadaire pour ces activités destinées à l’aide aux élèves et à la concertation au sein de l’école et entre les différents niveaux d’enseignement (écoles, collèges, lycées). »

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Laurent 03/12/2007 21:00

J'ai lu quelque part que le sne a demandé officiellement au ministre de donner ces deux heures du samedi matin aux directeurs, en complément de leur décharge, en lieu et place du soutien aux enfants en difficulté.

VALMORI Patrick 28/11/2007 23:20

Quel sac de noeuds, ces bisbilles entre syndicats !
Voilà maintenant que FO pique une grosse colère et se demande ce que cache ce protocole de discussion qui ressemble à de la cogestion... Jaloux de n'être pas de la partie ?

patrick louet 26/11/2007 21:58

"Darcos a imposé une 3eme heure de sport???? " J'en ris encore..
Dans l'escarcelle de Laporte, il n'y a pas que le jambon au nombre des contrats pub.. Il y a aussi La marque "Darcos" .
CHE
 

Fabienne 26/11/2007 10:54

Que va-t-il sortir du chapeau de ce nouveau protocole ?
2 heures de cours en moins par semaine, soit 72 heures par an. Va falloir imposer une cure d'amaigrissement aux programmes. Or on commence par ajouter une heure de sport en septembre 2008. C'est ce qu'a annoncé, dimanche sur Canal +, Bernard Laporte, nouveau secrétaire d'Etat aux sports. On passera de 3 à 4 heures...
Bernard Laporte annonce que le nombre d'heures de sport obligatoires en école primaire passera de trois à quatre à la rentrée 2008, soit une heure par jour.
"On veut effectivement, à travers l'école, d'abord faire en sorte que le sport retrouve ses lettres de noblesse, parce que je crois que c'est ce qui manque. On ne peut pas dire on fera du sport si on a le temps. Non, le sport doit être une priorité", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Sports sur Canal+.
Avec le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, "on avance. Il a imposé une troisième heure à l'école primaire obligatoire. Il y en aura une quatrième, c'est-à-dire une heure de sport par jour à l'école primaire à partir de la rentrée 2008", a-t-il précisé.