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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 22:16

 

Le phénomène s’amplifie. Des témoignages de plus en plus nombreux nous parviennent de collègues qui voient leurs conditions de travail se dégrader depuis la signature du protocole. Il s’agit essentiellement de directeurs exerçant dans des écoles de 5 à 9 classes.

Petit rappel : L’une des dispositions essentielles du protocole signé par le SE-Unsa et le ministère en mai 2006 concerne la journée de décharge accordée aux directeurs de 4 classes. Cette nouvelle est naturellement bien accueillie par les intéressés. Ce n’est que justice.

Hélas, comme nous le disions à l’époque, cette mesure qui s’apparente à du bricolage présente de graves conséquences pour les autres directeurs.

Bricolage, disions-nous, parce que cette mesure ne s’accompagnait pas de créations de postes. Le protocole proposé par Gilles de Robien prévoyait d’assurer les décharges par du personnel IUFM (PE2).

Bricolage encore parce que ces élèves-enseignants ont été affectés dans les écoles sans que le directeur ait le choix du jour de sa décharge et donc parfois de son propre emploi du temps.

Bricolage toujours parce que certains départements étant excédentaires en PE2, l’administration en a profité pour les affecter sur les écoles de 5, 6, 7 classes ou plus afin de récupérer les titulaires remplaçants utilisés sur les décharges des directeurs concernés. Ce qui n’est pas sans conséquences pour nombre de collègues car compte tenu des obligations des PE2 d’effectuer 3 stages dans l’année (un dans chaque cycle), ils ne peuvent pas assurer la décharge du directeur 6 jours par an.

En effet, la décharge constitue le premier stage en responsabilité, les 2 autres étant répartis en 2 fois 3 semaines. Ainsi, chacun des directeurs d’écoles à 5 classes et plus perd donc 6 journées dans l’année par rapport à ce qu’il avait précédemment. Certes, il avait été dit que ces décharges perdues pourraient être compensées par des journées assurées par des titulaires remplaçants. Quand on sait combien déjà il est difficile de remplacer les enseignants absents, on peut craindre qu’il le soit davantage encore pour assurer les décharges perdues.

Bricolage enfin que de mettre ces PE2 en situation de responsabilité de classe, dès le début de l’année, sans formation préalable. Afin de ne pas donner un surcroît de travail aux directeurs qu’il s’agit de décharger, rappelons-le, les IUFM doivent assurer le suivi de leurs stagiaires. Or, ce suivi pédagogique est si limité que, dans certains cas, des directeurs se trouvent dans l’obligation d’aider leur PE2 en perdition s’ils ne veulent pas pénaliser leurs élèves ou perdre des familles qui ne supportent pas que leur enfant soit victime des carences de l’Education nationale. En effet, quelques cas de départ volontaire d’élèves, heureusement très rares, nous ont été signalés !

Comment un directeur peut-il être serein le jour de sa décharge administrative s’il voit sa classe en difficulté de fonctionnement ? Comment peut-il accepter de voir sa décharge être amputée d’1/6 alors qu'elle est déjà tellement insuffisante,  ?

Un comble, tout de même, de voir une mesure annoncée par le SE-Unsa comme une « avancée » pour certains, se transformer, de fait, sur le terrain en un recul des conditions de travail pour d’autres. Ce syndicat avait-il pris le temps de réfléchir aux conséquences de sa signature ? Un an après, avec le recul, quel bilan en tire-t-il ? Nos collègues aimeraient bien le savoir…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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Milo 28/11/2007 22:13

Je suis dans l'Hérault, mais j'ose espérer que ce n'est pas le seul département de France dans lequel cela se passe comme ça !C'est en effet très intéressant de confronter les différents fonctionnements et c'était une partie du but de ce message.

J.M. ac-62 27/11/2007 15:50

@ Milo
"Par chez moi, les choses se passent un peu mieux "
Mais "chez toi", c'est où ?
Intéressant de confronter les fonctionnements différents.
Merci.J.M.

Milo 26/11/2007 23:54

Par chez moi, les choses se passent un peu mieux :- Les PE2 en supplément ont été proposés aux adjoints désirant décloisonner en Anglais, s'occuper de projets, ...Aucun directeur de plus de 4 classes, à ma connaissance, n'est déchargé par un PE2.- Pendant le stage de 3 semaines, les PE2 sont remplacés dans les écoles par des TR. Je suis TR, et j'ai été amenée à remplacer ces PE2. Comme 'ai été directrice et que je crois connaître un peu le problème, je me permets donc de vous donner mon opinion : Les écoles de 4 classes sont le plus souvent soit des écoles maternelles, soit des écoles primaires de petits villages.Ce sont donc deux réalités différentes.- Dans le premier cas, le directeur a souvent en charge la petite section, avec la possibilité de travailler pour sa direction pendant la sieste.Si ce n'est pas le cas, il a les ATSEM pour prendre en charge les enfants lorsqu'il doit régler un problème.Il y a même des ATSEM qui se retrouvent seules en classe une grande partie de la journée !(Ce qui ne veut pas dire que tous les directeurs de maternelle sont des planqués !)La décharge par un PE2 n'est donc pas forcément une gène.- Dans le second cas, le directeur a un charge une classe à cours multiples, avec des élèves "tout venant", qui sont devant lui du matin au soir.C'est plus difficile pour le PE2, et donc pour le directeur. Il sera amené à faire davantage de rencontres après la classe pour préparer les leçons, parfois à intervenir pendant la journée pour que ça se passe bien ...L'aide apportera souvent des problèmes et des responsabilités nouvelles.Un des principaux problèmes de la lutte des directeurs, c'est que les conditions d'exercice sont très différentes selon les endroits.Chacun s'est sont arrangé dans son coin, pas toujours légalement, sans se rendre compte que c'est une solution à court terme, qui parfois anéantit une solution plus globale.

Christian - dirlo trÚs en colÚre 26/11/2007 13:38


Froment, tu n’as pas l’impression de te laisser embobiner par le discours ambiant ? Tu n’as pas encore compris que c’est le patronat qui nous serine les mêmes sornettes depuis des lustres pour ne pas augmenter ses salariés. Cette fois, c’est notre « cher » président qui reprend à son compte les arguments des patrons : il n’y a plus de pognon dans la maison France ! Il en a quand même trouvé un peu pour lui, de quoi augmenter son salaire de plus de 200 % et même pour se réserver une suite de 800 m² dans le plus grand Sofitel de Chine…  
 

Il y a beaucoup de richesse en France, suffisamment pour nous trouver les moyens de mieux faire fonctionner l’école. Comme tu le dis, c’est une question de volonté politique. Sauf que, toi, tu la vois et moi non. Ce qu’il fait, c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Froment 25/11/2007 21:25

CHE, tu as certainement raison sur le fond. Tout comme tu dois admettre les arguments de Véronique pour qui la journée déchargée est un bouffée d'oxygène. C'est ce que disent les collègues qui ont une école de 4 classes. Ils y voient surtout le bénéfice immédiat. Comment le leur reprocher ?
En fait, le problème est double : volonté politique et coût.
La volonté politique. Je pense de plus en plus qu'elle existe. Au moins que la conscience est bien réelle qu'il faut évoluer vers une reconnaissance institutionnelle. Les ministres successifs n'ont pas le courage d'affronter les syndicats. Il y a comme une sorte de jeu à se faire peur entre eux. Alors, on biaise et on pense, côté gouvernement, contourner le problème en créant les EPEP. Et de plus, ça coûtera moins cher que de revaloriser 50 000 directeurs.
Le coût. En fait c'est là que réside la difficulté de la reconnaissance institutionnelle qui passe par une dépense importante (revalorisation des salaires, des indemnités et surtout les moyens en postes à créer). En ces temps de pénurie budgétaire, c'est la quadrature du cercle. Impossible à régler. Impossible ! Fillon l'a encore dit ce week-end : le pays est sans le sou.
Et c'est le coût d'une telle réforme qui annihile la volonté politique. Si on fait abstraction de ce raisonnement, on peut toujours parler, discuter, espérer mais la désillusion sera alors très forte.

patrick LOUET 25/11/2007 16:58

En fait, en relisant votre message, je prends peu pour moi votre "accusation de manque de solidarité", alors une réponse...
Qu'on appelle cela "décharge" ou "formation", c'est affaire de point de vue selon qu'on se place côté directeur ou côté IUFM. Pour moi, c'est quand même un temps de décharge qui me permet de souffler un peu et d'emporter moins de travail chez moi le soir.
Bien sûr que cela dépend du côté où l'on se place en ce qui concerne "décharge ou fformation"  Et pourtant, il n'y a en réalité qu'un seul côté..  Etre déchargé signifie que l'administration reconnait le travail fait et le nécessaire temps à y consacrer.. Stage signifie en fait que pour les besoins de la formation intiale on utilise une classe qui ne devrait pas l'être. Côté dirlo, son travail est donc considéré comme secondaire .. Preuve en est les semaines de stages imposées non "déchargées". On a pas demandé si c'était celles qui nous étaient le plus "pratiques". Est ce manquer de solidarité que de trouver cela anormal au lieu d'avoir donné une vraie décharge aux école de 4 classes?
(Je passe les questions de responsabilité tant concrète que morale. Le PE2 n'est pas encore "validé" il le sera quand il sera T1. Concernant son "enseignement", le titulaire de la classe (le dirlo) est donc entièrement responsable de l'action du stagiaire.. Charge supplémentaire donc)
Vous en tirez un avantage immédiat.. tant mieux pour vous.. A voir, globalement si ce sera un avantage réel. Vous êtes dans une situation où tout se passe bien?  tant mieux pour vous.. Mais d'autres ne sont pas dans la même situation.. et pas que des dirlos qui étaient déchargés. Mais le fait de voir son avantage personnel immédiat sans replacer "l'avancée" dans un contexte plus général n'est il pas aussi un peu "manquer de solidarité"?
Mais ce n'est pas cela que je dénonçais ce matin. C'est le manque de solidarité des collègues qui n'acceptent pas les quelques jours perdus. Sans ce montage (stage filé / formation / décharge), les directeurs d'école à 4 classes n'auraient rien obtenu du tout. Nous serions encore à galérer comme je l'ai fait pendant 9 ans. Les collègues de 5, 6 classes ou plus ne peuvent-ils pas le comprendre ?
Argument quelque peu "moraliste" intéressant que je vais chercher à comprendre. Question de "privilège" en fait. Celui qui a un tout petit peu alors que d'autres ont moins est donc, selon votre raisonnement privilégié. Plutôt que de se battre pour à donner le "petit peu" à ceux qui n'ont pas.. Enlevons ce "petit peu" à ceux qui l'ont au titre de la solidarité. Intéressant débat, très en vogue en ce moment.
Le fait d'être déchargé n'est pas un privilège, pour moi, c'est la simple reconnaissance qu'n métier comme le notre a besoin de temps pour être mené à bien.. Avec 200 gamins, 13 adultes, des enfants hadicapés, des SESSAD dans l'école, je ne "soufflais" pas durant mes 6 heures de décharge de privilégié qui ne m'empêchaient pas de consacrer 20/25 heures hebdomadaires en dehors des heures.. Comme vous je suppose. L'objet de faire reconnaitre ce travail et d'imposer son respect... même pas pour nous d'ailleurs mais pour le bon fonctionnement des écoles.
Mais finalement je suis heureux de voir que cette nouvelle "équité" nivelée par le bas vous permettra de souffler un peu.
Cordialement
CHE

Véronique Descamps 24/11/2007 18:40

"Un certain nombre d'entre - nous, vu la situation dans laquelle tout est bon à prendre pour ne pas y laisser sa santé, ont évidemment pris les miettes et accepté la précarité des autres".
Emgann, on comprend à vous lire que vous n'êtes pas dans le cas des directeurs à 4 classes. Je peux vous dire que, pour moi, une journée par semaine, c'est loin d'être négligeable. En tout cas, ce ne sont pas des miettes. C'est presque insultant ce que vous dîtes, du moins par la façon de le dire : nous en serions à ramasser les miettes...

patrick louet 24/11/2007 15:33

Cedric
Je ne reviendrai pas sur l'accord signé.. Mais il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir les problèmes qui se posent maintenant.
la simple péréquation des PE et du nombre d'écoles répondant aux critères dans les départements entrainait la dérive, dès la signature du texte.
La simple lecture des règles inhérentes à la formation (univesitaire je le rappelle) entrainait le problème des emplois du temps. Tu sais que les PE qui pour une raison ou une autre ne valideraient pas ce stage peuvent se pourvoir si ils n'ont pas fait toutes les matières durant ce stage .. et ils gagneront. D'où les pression.
Ce ne sont pas les IEN ou les IA qui sont concernés.. Le rapport qui profile l'évolution de ce stage vient de l'Inspection générale et répond à une volonté de faire des "écoles des lieux de formation".
Tu dois connaître aussi ce texte d'il y a 2 /3 ans qui a éliminé de la formation initiale les dirlos titulaires du CAFIMF et qui menaient de front les deux fonctions (avec indemnité et décharge). J'en suis.. J'ai été sommé de choisir entre dirlo et IMF pour règle de non cumul. raison invoquée "gênant pour les enfants du fait de 3 personnes dans la classe (titulaire et deux décharges)... Aujourd'hui nous serons au bas mot 3 et sûrement plus
En fait on me demande de faire gratuitement ce que je faisais payé il y a deux ans.
Enfin et surtout.. Le SE s'était engagé lors de la signature à suivre la mise en place du yexye pour éviter les dérives (nombreuse littérature sur ce thème). l'accord n'est pas respecté.. Il dérive fort. L'an prochain ce sera pire du fait du nombre de listes complémantaires. Où est il? Que dit il? Je n'ai pas lu une ligne depuis le début de l'année.
Une idée? Pourquoi ne pas avoir imposé le versement de l'indemnité de maitre d'accueil temporaire aux dirlos concernés ?
CHE

Ghislaine Pelletier 24/11/2007 12:47

Dans l'Eure, les six jours de décharge perdus, sont remplacés par des brigades, à des dates fixées en début d'année, mais qui ne correspondent à rien.
Cet ainsi que cette semaine, mes élèves de grande section auront eu trois enseignants dans la classe, le jour de décharge étant suivi du jour de décharge exceptionnel.
Quand le PE2 qui assure la décharge régulière sera absent, trois semaines en janvier, il faudra bien faire le travail quand même, même sans aucune aide.
Je crois que le prochain jour de décharge exceptionnel, je vais vraiment avoir envie de rester chez moi.
 

emgann 24/11/2007 10:49

Les mesures mises en place par l'incompétent De Robien, en dehors d'une aumône qui amuse les observateurs, c'est surtout d'avoir fait croire qu'il s'agissait d'une avancée, petite et transitoire mais une avancée.Il s'agit en fait d'un texte qui empêche toute nouvelle discussion pour un bout de temps puisqu'on a laissé croire ( avec un bon accompagnement des médias par le grand Incompétent) que les directeurs avaient obtenu gain de cause ; rappelons - nous les fameux 20 % d'aumentation !
Un certain nombre d'entre - nous, vu la situation dans laquelle tout est bon à prendre pour ne pas y laisser sa santé, ont évidemment pris les miettes et accepté la précarité des autres.
Je reste convaincu que la seule lutte à mener c'est bien de rien avoir dans un premier temps pour exiger une reconnaissance de notre profession, un statut, un salaire et du temps. Encore faudrait -il qu'on en soit capables.Le syndicat qui a signé le protocole est responsable de la casse et ne représente personne parmi les directeurs.

Cedric58 23/11/2007 22:21

Véronique,Je comprends ton exaspération. Je ne pense pas qu'il y ait tant de collègues qui manifestent leur mécontentement à l'encontre des directeurs de 4 classes. Pour ma part, je n'en connais pas. Leur colère est tournée vers l'Administration qui n'a pas respecté le protocole.
Patrick,Il faut se remémorer les conditions du protocole. Le SE a signé parce qu'il se rendait compte que les discussions n'iraient pas plus loin et qu'on risquait de tout perdre. Rappelle-toi l'enjeu : plus de 7 000 directions à classes concernées, plus de 1 600 ETP (Equivalents à Temps Plein). Enorme ! S'il avait fallu créer ces postes, c'était un budget de 55 millions d'euros ! Impensable, tu l'imagines sans peine.
Le problème est venu ensuite quand il s'est agi, SUR LE TERRAIN, d'appliquer les mesures du protocole. Les recteurs, les IA n'ont pas respecté l'esprit du texte. Certains en ont profité pour économiser des postes que leur réclamait le ministère.
Véronique et PatrickEssayons de comprendre et surtout de rester solidaires. Si lutte il doit y avoir, c'est celle qui consiste à exiger le respect stricto senso du texte signé en 2006. Et tu as raison, Patrick, ne laissons pas les IUFM nous confier la responsabilité du suivi de la formation des PE2. Nous ne sommes pas formateurs et nous ne sommes pas payés pour jouer ce rôle. Nous devons aussi rester maîtres de nos emplois du temps, de la conduite de nos projets. Il appartient au stagiaire de s'adapter à notre classe et non l'inverse. Nous devons exiger de nos IEN d'avoir l'intégralité de nos jours de décharge. L'idée émise par J.M. ac-62 (1er post) me semble une solution : faire tourner les stages en responsabilité dans les écoles alors qu'ils servent actuellement à la formation continue. Une piste à creuser, peut-être.

Véronique Descamps 23/11/2007 21:42

Qu'on appelle cela "décharge" ou "formation", c'est affaire de point de vue selon qu'on se place côté directeur ou côté IUFM. Pour moi, c'est quand même un temps de décharge qui me permet de souffler un peu et d'emporter moins de travail chez moi le soir.
Mais ce n'est pas cela que je dénonçais ce matin. C'est le manque de solidarité des collègues qui n'acceptent pas les quelques jours perdus. Sans ce montage (stage filé / formation / décharge), les directeurs d'école à 4 classes n'auraient rien obtenu du tout. Nous serions encore à galérer comme je l'ai fait pendant 9 ans. Les collègues de 5, 6 classes ou plus ne peuvent-ils pas le comprendre ?
Voilà pourquoi j'ai poussé ce coup de gueule. Navrée de vous avoir agacé par mes propos mais il est des moments où l'égoïsme de certains devient vraiment insupportable.

patrick louet 23/11/2007 19:42

Véronique
Personne ne conteste que des décharges pour les tous les dirlos soient indispensables. Mais le stage PE2 n'est pas une décarge même si vous la considérez comme cela pour l'heure.
C'est une formation et à ce titre, elle entraine des obligations en particuliers au niveau de l'organisation de la classe. Vous ne le sentez peut être pas pour l'heure, mais ne vous inquiétez pas, cela viendra.
Lisez donc le rapport sur les stages filés (voir site du GDID.. c'est le moyen le plus sûr de le trouver car il n'est évidemment pas envoyé aux dirlos des stages filés)
Pour mon cas.. 200 élèves et un stage filé.. pas de "décharge" durant les 3 première semaine de septembre. (adaptation le prmier jour donc tutelle, puis absence, puis stage d'adaptation à l'emploi chez un IMF)
Accrochage avec l'IUFM car je refuse de réformer mon emploi du temps au cours de l'année pour que la PE2 fasse toutes les matières (c'est la loi de la formation)
Accrochage avec les formateurs car je refuse d'adapter mes "outils" de classe aux besoins de la formation
Accrochage avec la PE2 car je refuse de suivre un thème de travail qu'elle met en place et qui est nécessaire à un document qu'elle prépare dans le cadre de la formation.
6 jours de décharges qui seront non assurés.. Il n'ya a plus de remplaçant
Et  au bilan 56 heures de taf pour la direction le soir en septembre
J ne sais pas si je suis individualiste, mais je ne trouve pas que rendre plus difficile la tâche que je faisais jusqu'alors vous a apporté quelque chose
CHE

merlin 23/11/2007 18:16

Véronique, tous les dirlos ont le droit d'être déchargés convenablement par des personnels compétents et formés, nos classes n'étant pas des terrains d'expérimentation.
Prendre aux uns le peu qu'ils ont pour donner des miettes aux autres n'est pas une solution viable ( d'où la " crise " de syndicalisation dont tu parles) car à force de gérer la misère en demandant aux gens de dire merci ne dure qu'un temps.
Alors Véronique, si tu veux être considérée comme une directrice d'école et disposer du temps et de la reconnaissance qui devrait aller avec cette fonction, rejoins ceux qui luttent pour que les dirlos aient du temps , des moyens et un statut, il existe une association qui essaie de faire avancer le débat.

Véronique Descamps 23/11/2007 08:37

Ce matin, après vous avoir lu, je suis exaspérée.
Pendant 9 ans, j'ai travaillé sans aucune décharge dans ma petite école de campagne. Personne n'a pleuré sur mon sort. Depuis l'an dernier, j'ai une journée par semaine et encore, pas toute l'année.
Et maintenant, parce que j'ai une direction de 4 classes, je serais responsable de ce qui arrive à mes collègues à qui on a retiré une partie de leur décharge pour m'en attribuer un quart ?
Je constate que le monde enseignant est à l'image de la société. Il est dévoré par l'égoïsme et l'individualisme. A chacun ses petits avantages. Au diable le voisin qui se débat dans la difficulté. Et on s'étonne qu'il y ait de moins en moins de syndiqués ?
Comment font-ils ces collègues qui inculquent certaines valeurs à leurs élèves si eux-mêmes ne savent pas faire preuve de solidarité ?

J.M. ac-62 22/11/2007 23:05

Chez nous, nous avons proposé que les stages filés des PE2 aient lieu chez les directeurs qui perdent 2 fois 3 semaines en compensation des journées de décharge supprimées. En fait, on proposait d'accueillir des PE2 devant changer de cycle. Une sorte de turn-over pour qu'on ne soit pas lésés. L'IUFM ne peut rien faire. La décision appartient à l'IA. On attend encore...