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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 13:24

Comme nous n’avons cessé de le répéter dans nos précédents articles, les « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école » organisés par le SNUipp ce mardi 23 octobre n’étaient que poudre aux yeux.

Le décor : petite salle parisienne à peine remplie aux 2/3, composée de militants ou adhérents dont une moitié, seulement, de directeurs.

Le déroulement : 2 heures le matin et encore moins l’après-midi.

Les interventions : sans intérêt majeur. Un premier exposé historique (et soporifique) de Claude Lelièvre, l’un des meilleurs connaisseurs de l'évolution du système éducatif français à travers les âges. Agrégé de philosophie, ancien professeur d’école normale, il enseigne l’histoire de l’éducation à la Faculté des Sciences humaines et sociales de la Sorbonne (Paris V), sur l’évolution de l’enseignement public en France…

Un second exposé (plus intéressant mais pas nouveau) de Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’éducation nationale, auteur d'une enquête réalisée en 2006 auprès de 822 directeurs d'écoles maternelles et élémentaires pour le compte de la Mgen : « le climat des écoles primaires », livre dans lequel il décrivait que "le moral des directeurs d'école est au "36e dessous" et leur état "est pire que ce que l'on craignait".

L’après-midi, intervention intéressante mais écourtée de Claudine Paillard Présidente de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes). Certains grondements montent de la salle provenant de participants qui rongent leur frein devant l’absence de débats. La dernière heure sera donc consacrée à ce qui aurait dû être l’objet de ces « Etats généraux ».

Quelques directeurs interviennent pour réclamer un statut de directeur. D’autres intervenants (adjoints et/ou délégués syndicaux) expriment leur crainte de voir « le directeur coupé de ses collègues » en cas de création d’un statut. Une expérience de direction collégiale est également évoquée comme le seront aussi d’autres sujets tels que « la grève administrative », « les EPEP », « Base élèves », le (faible) taux de syndicalisation des directeurs… S’en suivent les réponses immuables de l’équipe dirigeante conduite par Gilles Moindrot : "demande des levées des sanctions financières" (retenues sur salaire) et d’une "renégociation du protocole signé par le SE-Unsa", poursuite du « blocage administratif », succès du SNUipp qui a obtenu « le retrait de certains champs de Base élèves »…

Et le non-événement se termine, comme il se doit, par un communiqué (probablement préparé de longue date) dans lequel, pour toute réponse appropriée à la demande de statut des directeurs, le SNUipp revendique « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ». On ne pouvait être plus clair ! Seule « utilité » de ce non-événement : avoir ouvert les yeux des quelques rares collègues qui voulaient encore croire à une évolution possible du SNUipp.

 


Communiqué du SNUipp :

"Les tâches et les responsabilités liées à la direction et à la vie de l’école ont considérablement augmenté, se sont complexifiées du fait de l’évolution du fonctionnement des écoles. Et ce, tant du point de vue des relations avec l’administration, qu’avec les collectivités territoriales.

Depuis sept années maintenant, le SNUipp-FSU avec les collègues et d’autres organisations, a engagé l’action autour des questions de direction et de fonctionnement de l’école. Depuis encore plus longtemps, nous portons ensemble des revendications pour obtenir des améliorations et une reconnaissance de la mission effectuée par nos collègues. Ces revendications restent aujourd’hui toujours d’actualité.

Les mobilisations ont obligé le Ministre précédent à ouvrir des négociations. Pour autant, les mesures prises ces dernières années pour tenter de répondre aux problèmes posés, notamment dans le cadre du protocole de 2006, ne répondent pas ou peu aux revendications.

L’abaissement du seuil de décharge au niveau des écoles des 4 classes que la mobilisation a permis d’obtenir s’effectue au détriment de la formation continue et initiale. La nécessité d’une aide administrative que reconnaît le Ministre se met en place en augmentant fortement la précarité.

La mise en place d’EPEP n’apporte pas de réponse aux difficultés. Ce n’est pas en donnant un rôle primordial aux collectivités territoriales dans le pilotage et la gestion des écoles, ce n’est pas en leur donnant plus d’autonomie, en les dotant d’un chef d’établissement, que nous verrons aboutir notre projet de transformation de l’école, pour la réussite de tous les élèves, pour l’égalité d’accès au service public d’éducation.

En réponse aux mobilisations, le ministère a opposé des sanctions financières, pensant ainsi faire cesser le blocage administratif. C’est faire peu de cas de la ténacité et de l’engagement des collègues sur l’ambition de transformer l’école ! Ce n’est pas la solution ! Ni sur ce dossier, ni sur d’autres. Nous demandons l’annulation de toutes les sanctions.

Aujourd’hui, les questions autour de la direction et du fonctionnement de l’école restent entières. Pour nous, le dossier reste ouvert et nécessite la réouverture de négociations. Pour assurer la direction et le fonctionnement de l’école, de la réussite pour tous, le Snuipp revendique :
du temps supplémentaire pour la direction, pour toutes les écoles ; la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ;
une définition claire des tâches administratives et un allègement significatif de celles-ci ;
une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d’école et - une amélioration des rémunérations ; la création de postes administratifs et les emplois statutaires correspondant ;
une formation relative à la prise d’u poste de direction avec un module « travail en équipe » ;
un temps de concertation inclus dans le temps de service pour le travail en équipe et une première étape à « 24 + 3 ».

Le SNUipp-FSU appelle à poursuivre le blocage administratif dans les formes décidées par les départements. Il appelle les écoles qui sont dans l’expérimentation, à ne pas transmettre la saisie des effectifs dans Base-élèves. Il demande l’arrêt de l’expérimentation de Base-élèves et un bilan. Il prend les contacts unitaires nécessaires, avec les organisations syndicales, de parents d’élèves, pour engager dans les plus brefs délais de nouvelles étapes de mobilisation"
.

  

 

Comment en est-on arrivé là ? Ce n’est naturellement pas le fruit du hasard si cette journée a été si peu productive. Dans l’Histoire, les « Etats généraux » précèdent et accompagnent les révolutions. Pouvait-on attendre du SNUipp une « révolution » sur ce thème ? Les positions de ce syndicat sur la question de la reconnaissance des directeurs sont bien connues et sont, avant tout, idéologiques. Ce qui réduit considérablement la possibilité d’évolution.
Les « Etats généraux » du SNuipp sont un énorme gâchis. Ils n’ont donné lieu à aucune reprise médiatique, n’apportent rien et seront vite oubliés. Comme nous l’avions dit, ces « Etats généraux » n’étaient qu’un alibi pour laisser croire que le syndicat s’intéresse au sort des collègues. C’était aussi une façon de se démarquer du SE-Unsa et de faire revenir à soi les brebis égarées avant les prochaines élections professionnelles de 2008.
Pourquoi ce flop total ? Plusieurs raisons expliquent cet échec. Toutes sont liées au manque de volonté du SNUipp d’écouter et d’entendre les directeurs. Ce faisant, les directeurs croient de moins en moins que la solution à leur problème passe par les syndicats majoritaires. Ils sont même persuadés que ces syndicats sont un frein à une véritable reconnaissance de leur métier. Ils se sont donc désintéressés des réunions préalables organisées par les sections locales, réunions marquées par une participation quasi inexistante des directeurs. D’où l’absence manifeste  de préparation constatée à Paris ce mardi.

Ni surprise, ni déception à l’issue de ces « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ». Annoncés à grands coups de trompe, ils se sont transformés en une énorme farce sans lendemain. Et le problème des directeurs demeure d’actualité…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Phil Truffert, école Giono Miramas, 13 14/06/2008 19:21

Chers collègues DIRECTEURS et fiers de l'être, Essayons de positiver un peu , nos syndicats commencent à employer le mot "directeur", l'association de défense de nos idées prospère, le site est un outil quasi incontournable pour tous, on commence à entendre les mots "reconnaissance avec les 60h", et on sent que notre non-métier est pris en compte par de plus en plus de personnels du 1er degré...Bien sûr que les syndicats doivent rechercher l'unité, défendre les collègues, MEME LES DIRECTEURS! Suivre les dossiers, MEME CELUI DE LA DIRECTION D'ECOLE!!!Si on nous met la tête dans le guidon en nous surchargeant de nouvelles tâches administratives et organisationnelles, avec toutes les responsabilités qui vont avec, il faut réfléchir un peu, prendre du recul.Deux solutions se présentent à nous :1) Faire des grèves d'1 jour contre la mauvaise politique de Darcos, les programmes, les postes en moins, ET PERMETTRE AU MINISTRE DE JUSTIFIER SON S.M.A. et grossir les rangs du privé.2) DIRE "STOP" à toutes les annonces du ministre et aux demandes des I.A., en demandant le temps nécessaire à la mise en place concertée avec les parents et les maires, MAIS SURTOUT les décrets qui vont avec Devinez laquelle ne me convient pas en tant que dirlo?

Froment 05/11/2007 23:14

Non LM, je ne suis pas défaitiste (commentaire 14). La réponse est probablement celle qu’a donnée Jacques Attali dans l’émission « Ripostes » ce dimanche 4 novembre : « Les chercheurs, les enseignants, ce n’est pas de 2 ou 3 % qu’il faudrait les augmenter, mais de 50 % ! Seulement, il ne sert à rien de parler d’amélioration du pouvoir d’achat avec les contraintes budgétaires actuelles. Cela n’est pas possible sans réformes structurelles (fiscalité, fonctionnement de l’Etat…) pour réduire la dette de la France ». Tu imagines ce que représente l’accroissement de la dette ? 2 000 euros par seconde ! Oui, tu as bien lu : 2 000 euros par seconde. Voilà le cadeau qu’on laisse à nos enfants. Voilà ce qui me fait croire qu’on ne peut raisonnablement espérer une vraie solution à nos problèmes. Et comme toi, je le regrette amèrement. Mais c’est, hélas, une réalité incontournable.
 

Laurent 05/11/2007 19:23

"D'ailleurs, aujourd'hui, tout le débat sur la direction des écoles ne s'articule qu'autour des idées du GDID."Le projet de statut de cette association est très largement inspiré des revendications du SNE à ce sujet depuis plus de vingt ans.Même si cela n'enlève rien au mérite des militants  du GDID, si je les soutiens entièrement,  rendons à Cesar ce qui lui appartient ...

merlin 05/11/2007 11:30

La France n'a pas de sous, donc les dirlos n'auront pas de statut, le Président aura son augmentation, tout le monde est content... une question cependant me taraude: pourquoi cet appel à la grève le 20/11 , dont une des revendication est le pouvoir d'achat, mesure qui , si elle était retenue, coûterait.......au moins!
Pas d'avantage de postes non plus, trop cher aussi, pas de statut pour les CP et psys, économisons.
Dans l'Education Nationale serrons-nous la ceinture à tous les niveaux.....d'autres profiterons de masses d'argent qui existent quoique certains en pensent.

stéphan 04/11/2007 21:25

S@lut Véronique,

Ces quelques commentaires te réconcilient avec le monde enseignant.
T'as de la chance... Ton post ne risque pas de me réconcilier avec le type de syndicalisme qui transpire dans tes propos.

Mes manches, ça fait 30 ans qu'elles sont retroussées et, si tu es une bonne lectrice (c'est une condition sine qua non...) tu liras beaucoup plus de réflexion et de remise en cause D'idées reçues que de lamentations.

Jette tes œillères et tu verras que ce que tu appelles des plaintes (nos conditions de travail) sont actées par le rapport de la DESCO qui, fait unique a été approuvé par les syndicats…
Résultat ? rien…
Qui fait le jeu du pouvoir ?
Qui, d’ailleurs, a l’habitude de jouer avec lui ?



Il y a eu, un peu plus haut, une question faussement naïve qui nous interrogeait sur le rapport entre le statut et l'obtention des moyens nécessaires pour assumer nos missions...
•A-t-on apaisé la crise que traverse les directeurs d'école depuis 10 ans, endigué la grave vacance des postes, en ne basant les revendications de 7 ans de grève administrative que sur l'AVOIR?

•7 ans de grève administrative (un record), Gouvernement et Syndicats d’accord sur le constat (rarissime),pour avoir, au final, un proutocole qui ne règle aucun problème mais engendre des missions nouvelles et permet la punition de dirlos pour service non fait (unique !)

Alors oui, il y a 4 ans est né une association de dirlettes et de dirlos( très impliqués dans les luttes en cours) qui s’est donnée pour mission de les aider et les défendre.
De prendre acte de l’échec des stratégies proposées par les syndicats et trouver des pistes pour sortir de l’impasse, du ronron avec lequel on nous endort.

>Pourquoi nous donner plus puisque nous sommes des enseignants comme les autres ?
Voilà où ça coince. (car, il ne faut pas l’oublier, ça coince grave !)

Si nous avons besoin de temps, d’un salaire à la hauteur de nos responsabilités et d’un contour précis de nos tâches c’est parce que nous exerçons un métier spécifique dans l’EN.
Il faut au préalable le reconnaître afin de pouvoir nous attribuer les moyens nécessaires.
L’ÊTRE avant l’AVOIR, l’ÊTRE afin d’obtenir l’AVOIR.

Tu vois (si tu as su ouvrir large ton esprit) on est assez loin des jeux de pouvoir, mais bien dans l’analyse, la proposition et l’action.
D’ailleurs, aujourd’hui, tout le débat sur la direction des écoles ne s’articulent qu’autour des idées du GDiD.

C’est une évidence, pas de conciliation possible entre les luttes de pouvoir et l’investissement pragmatique pour l’intérêt des personnels.

Quand à la critique du SNUipp, je ne voudrais pas l’oublier :
>Pourquoi tenir des états généraux pour avoir à la sortie le même texte qu’au départ ?
>Comment concilier le « blocage administratif » et le remplissage de base élève qui enterre ce genre d’action.
>Comment appeler les parents à soutenir le CM décisionnaire alors qu’ils ne sont représentés qu’au CE ?
>Pourquoi nous refuser un statut alors que l’on en revendique un pour les CP et les Psyscos ?
>Pourquoi continuer à proposer les mêmes choses qui échouent depuis 10 ans ?


LM 04/11/2007 11:32

Véronique, soit tu es naïve, soit tu es une militante acharnée (ce qui pour moi est loin d'être péjoratif ).MAIS ES-TU OU AS-TU DEJA ETE DIRECTRICE ?Pour moi, les états généraux du snuipp ont été une vaste fumisterie, d'autant que ce syndicat avait déjà été reçu par la commission ministérielle sur le métier d'enseignant et avait déjà donné son opinion, aux antipodes des demandes des directeurs, comme tu peux en juger en regardant les vidéos des auditions, sur le site du gouvernement.C'est à peine si son représentant a prononcé le mot "directeur" !Alors pas étonnant que ce syndicat soit devenu la "bête noire" des directeurs et de ceux qui les défendent.Ce n'est pas "ne pas être constructif" que de le dénoncer.Et que mes propos "n'encouragent pas les syndicats à travailler pour nous", tu m'excuseras, mais c'est pour cette raison qu'ils existent, donc, quoi qu'il advienne, c'est leur mission. ILS DOIVENT TRAVAILLER POUR NOUS !Mais pour cela, encore faut-il qu'ils acceptent de nous écouter."Se retrousser les manches" dans ces syndicats, très peu pour moi. Je crois même qu'avec leurs derniers agissements, il n'y aura bientôt plus un directeur syndiqué au snuipp !Quant à créer un syndicat supplémentaire, je n'en vois pas l'utilité. Ce serait disperser no forces.Il y en a déjà tant, et certains d'eux se battent pour les directeurs. Autant leur permettre d'être davantage représentés sur le territoire lors des prochaines élections professionnelles.Froment et Gège, pourquoi êtes-vous si défaitistes ?Ne peut-on pas avoir raisonnablement l'espoir qu'il existe des gens sensés pour se rendre compte de la réalité de l'école ?Encore une fois, aider les directeurs, ce n'est pas uniquement leur donner du temps. Ca, c'est l'argument des syndicats qui n'ont pas envie que ça avance et qui n'ont comme seul argument que le "plus de moyens", effectivement de plus en plus indigeste pour la population.

Véronique Masson 03/11/2007 10:44

Les deux derniers commentaires me réconcilient un peu avec le monde enseignant qui passe son temps à se plaindre sans essayer de s'interroger. Vraiment, j'en ai assez de lire des critiques antisyndicales. A croire que le plaisir de certains, c'est de taper sur les syndicats et en particulier sur le SNUipp, votre bête noire ! Ne voyez-vous pas que vous faites le jeu du pouvoir ? Ne pourriez-vous pas être constructifs de temps en temps ? Tout est prétexte à critiques négatives. Ne peut-on voir dans ces Etats généraux le côté positif : la réflexion engagée pour essayer de solutionner tant soit peu les difficultés de la fonction. Croyez-vous que vos critiques vont encourager les syndicats à travailler pour nos ? Pourquoi ne créez-vous pas un syndicat si c'est si facile de résoudre le problème que nous rencontrons ? Pourquoi, tout simplement, n'essayez-vous pas de vous retrousser les manches à l'intérieur des syndicats au lieu de les vilipender ?

Froment 03/11/2007 09:58

En total accord avec le commentaire précédent. Cependant, il convient de préciser que ce n'est pas seulement à cause de ces seuls éléments que nous ne pouvons prétendre à rien en ce moment. Si le pays n'était confronté qu'aux seules difficultés que décrit Gège, on serait en droit d'exiger que le budget de l'Education nationale soit augmenté pour donner suite aux légitimes revendications des directeurs de ce pays. Après tout, on augmenterait sensiblement la part du déficit budgétaire annuel. Ce ne serait pas un drame si l'on considère que les dépenses en matière d'éducation sont un investissement et qu'il n'est pas anormal de faire supporter le poids d'un investissement éducatif par les générations futures.
Seulement voilà : nous ne sommes pas dans cette situation où l'on pourrait alourdir un peu plus la dette. Elle est déjà colossale et la première des priorités est de la réduire. Impossible pour quelque gouvernement, de droite comme de gauche, de rendre cette dette encore plus insupportable qu'elle ne l'est actuellement.
Je crois que lorsqu'on a ces données en tête, on ne peut pas raisonnablement croire en un miracle pour les directeurs d'école.

Courriel GÚge 02/11/2007 21:15

"Avoir un statut rapportera bien davantage aux directeurs que le seul temps supplémentaire... quand l'ensemble des tâches d'un métier est bien cerné, le temps nécessaire à son accomplissement devient évident."Temps supplémentaire, ça veut dire décharges. Et décharges, ça veut dire création de postes. Et création de poste, ça veut dire gros budget supplémentaire. Tout ça c'est plus facile à dire qu'à distribuer : le pays est fauché, complètement fauché ! On entre dans une zone de turbulences (flambée du pétrole, manifestations des pêcheurs professionnels, inflation, baisse du pouvoir d'achat...). Le gouvernement va devoir faire des choix draconiens pour essayer de calmer le mécontement des différentes catégories sociales qui vont entrer en ébullition. Faut pas compter avoir un quelconque coup de pouce dans le domaine des décharges en ce moment. Ni dans celui de la reconnaissance financière d'ailleurs. Faudra attendre des jours meilleurs. Autant dire que le problème des directeurs est reporté aux calendes grecques. Gège
 

LM 01/11/2007 17:00

Aucune question n'est jamais stupide.Avoir un statut rapportera bien davantage aux directeurs que le seul temps supplémentaire (indispensable, naturellement) que réclament pour nous (avec pas trop d'énergie) le snuipp et consorts.Et de fait, quand l'ensemble des tâches d'un métier est bien cerné, le temps nécessaire à son accomplissement devient évident.D'ailleurs, j'ai moi aussi une question:Puisque ces syndicats se disent conscients de l'énormité des responsabilités et des tâches dévolues aux directeurs, mais qu'ils pensent que le directeur ne doit pas avoir le statut correspondant à cela, POURQUOI NE RECLAMENT-T-IL A GRANDS CRIS PAS UNE ELIMINATION D'UNE GRANDE PARTIE DE CELLES-CI ?(ppms, responsabilité des locaux, ...)D'ailleurs, les adjoints devraient eux aussi réfléchir à cette attitude, car dans l'optique du fameux "Conseil des Maîtres Décisionnaire" ou de la formidable "Direction Collégiale", ça veut dire qu'ils ne seraient pas plus défendus et respectés, puisque tout serait partagé.

E.E.PU WANTIEZ - ANNAY 31/10/2007 18:43

Bonjour chers collègues,Une question rapide par manque de temps (stupide sûrement ! )" En quoi un statut va-t-il permettre aux Directeurs de disposer deplus de temps pour leurs missions ? "

merlin 27/10/2007 10:13

Même commentaire: un moment tenté par l'abstention ( pourtant il va falloir que je les organise ces élections.... et sans décharge de temps supplémentaire....sur mon temps perso, bénévolement , comme un bon petit militant syndical... et pourquoi ils ne le feraient pas eux , les militants? ....ils sont bien des instits-comme-les-autres, donc comme moi?... et en plus ils seront motivés!) mais je voterai; et pas pour un syndicat qui pense que les dirlos sont tous des fachos en puissance et des larbins en devenir!!!!

LM 26/10/2007 23:54

A G.Vinel :A qui est-ce, de rechercher l\\\'unité ? A nous, ou au snuipp ?Pour défendre quelles revendications ? Les nôtres ou les siennes ?Tu vois, moi, je me sens plus représentée par les "organisateurs de consultations" et les "ouvreurs de fenêtre" que par les représentants du snuipp.Quant à l\\\'aide et la défense des collègues, tu m\\\'excuseras, mais je te trouve extrêmement malhonnête.Quiconque va faire un tour sur le site incriminé (dirlo.org) peut y trouver presque tous les renseignements concernant la direction d\\\'une école (bien plus que sur le vademecum officiel), et s\\\'il ne les trouve pas, il peut sans problème contacter quelqu\\\'un par le site qui lui apportera l\\\'aide demandée.TOUT CA BENEVOLEMENT, SANS DECHARGE SYNDICALE, SANS SUBVENTION DE L\\\'ETAT.Je connais des départements dans lesquels le snuipp est très représenté (et a beaucoup de collègues déchargés) où le site n\\\'est même pas mis à jour chaque semaine.De toutes façons, à part des appels à la grève et aux manifestations, on n\\\'y trouve pas grand chose d\\\'utile pour nous.Dans certains endroits, quand on téléphone et qu\\\'on pose une question qui ne rentre pas dans LA "ligne", on a le droit à une tirade moralisatrice.Parfois même aussi, certains directeurs n\\\'ont pas été défendus par les délégués syndicaux...Pour finir, moi, en 2008, je voterai, aux élections professionnelles, mais pour un syndicat qui défendra le statut de directeur et j\\\'encourage tous les directeurs à en faire de même !S\\\'abstenir ne ferait que renforcer le pouvoir de ceux qui ne veulent pas ce statut.

vinel 26/10/2007 17:14

Les critiques me semblent faciles lorsqu'on ne fait qu'organiser des consultations et proposer une fenêtre ouverte au deversement de fiel envers les syndicats.
Car enfin, quelle est votre représentativité, à part celle que je viens de citer ?
Peut-être serait-il plus judicieux de rechercher l'unité de revendications ?
Ou alors participer aux élections professionnelles et prendre en charge tous les rôles syndicaux: présence légitime dans toutes les instances, défense des collègues, suivit des dossiers....
Mais là cela demande un vrai investissement et pas seulement d'entretenir les discordes pour tenter d'en tirer les marrons du feux.
G. Vinel

Mme Chaptal 26/10/2007 14:25

Je suis directrice de l'école de Dunes et j'en ai plus qu'assez derecevoir du courrier où je ne peux lire que des critiques envers unsyndicat ou un autre. Quand est-ce que vous pourrez vous entendre tousensemble pour faire avancer les choses au lieu de vous épuiser à vousdénigrer les uns les autres?Du concret et surtout de l'entente entre vous tous, c'est tout ce quel'on vous demande, pas de petites guerres entre vous tous. Je ne faisplus jamais grève car je n'ai plus envie de m'investir. Les petitesguerres entre syndicats sont pesantes, elles ne font rien progresser etnous ne pouvons pas être crédibles auprès des autorités supérieures.Mme Chaptal

courriel perso_manu 26/10/2007 09:17

L'objectif de ces Etats généraux était-il tout entier tourné vers l'élaboration du statut de directeur ? Non. D'ailleurs, ça n'a jamais été dit lors de leur préparation. Alors pourquoi en faire maintenant le reproche ?
Le but recherché était d'abord de réfléchir aux problèmes rencontrés par les directeurs : manque de temps, manque de reconnaissance, manque de moyens, délimitation des responsabilités, allègement des charges, formation à l'animation d'une équipe...
Autre but, et pas des moindres, relancer la négociation avec le ministère en lui signifiant que le fait d'avoir signé le protocole n'a en rien réglé le problème.
L'expérience montre qu'une journée, c'est beaucoup trop court pour traiter à fond tous ces objectifs. A-t-on les moyens de réunir plus de 200 enseignants en séminaire comme peut le faire le MEDEF avec ses adhérents ? C'est toute la difficulté de notre syndicalisme : une affaire de moyens.
 

merlin 25/10/2007 23:16

Triste mascarade. Où sont les collègues de septembre qui anonçaient un " scoop" qui nous laisserait tous bouche bée ?
   N'oublions jamais...... bientôt 2008.............ne tendons pas l'autre joue!

Preux-au-bois 25/10/2007 14:58

vivement le boycott des élections syndicales de  2008...

VALMORI Patrick 25/10/2007 14:03

Dans un précédent commentaire, je parlais de "barnum"... Je ne pensais pas si bien dire.
Avis à la population...
De passage à Paris, en représentation unique, Le "SNUipp Barnum Circus" a tenu sa grande séance à Paris le mardi 23 octobre ! Tous les absents ont eu tort, ils auraient pu rire grassement, tous frais payés... Grand numéro de Gilles Moindrotdans le rôle de Monsieur Loyal... Ne ratez pas le prochain spectacle que prépare le SNUipp avant les élections de 2008...