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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 08:43

Redéfinition du métier : premières auditions, premières attentes ?

C'est aujourd'hui que la Commission sur le métier d'enseignant inaugure ses auditions. Installés il y a tout juste une semaine par le premier ministre, ses 12 membres ont une lourde tâche. Ils doivent  réfléchir à la mission des enseignants, à son exercice, à la durée du service, à la formation, la carrière, l'évaluation,la rémunération et la reconnaissance du métier d'enseignant. Et tout cela ils doivent le faire au pas de course puisqu'on attend d'eux la remise d'un "livre vert" à la fin du premier trimestre.

Du métier d'enseignant, on connaît sa lourdeur (préparations, corrections, suivi des élèves, rencontres avec les parents ou encore réunions avec les collègues...) et la pénibilité. La pénibilité du métier est liée à l'isolement de l'enseignant, à l'émiettement des temps de formation, au climat scolaire souvent lourd dans nombre d'établissements. Les experts ont pu mettre en avant une complexification croissante du métier, liée aux réformes, génératrice d'un "malaise enseignant" que les études officielles confirment.  Selon une étude de l'Esen, "9 enseignants sur 10 reconnaissent l'existence d'un malaise interne. 6 sur 10 se sentent personnellement concernés". Le malaise touche particulièrement les enseignants les plus expérimentés, le cap des 20 ans de métier étant déterminant".  La surcharge de travail peut aussi être paradoxalement liée dans ces contextes aux tentatives des enseignants de satisfaire simultanément les demandes officielles et leurs propres conceptions du métier".

Mais la commission devra aussi tenir compte des attentes légitimes des familles. Elles sont en droit d'attendre des enseignants des relations plus fréquentes (on sait que c'est un des points faibles du système français), un suivi plus individualisé de leur enfant, plus de cohérence dans l'organisation, les exigences et les attentes des enseignants au sein de la même classe.

La commission est-elle à même de faire évoluer positivement la condition enseignante ? Les qualités de ses membres peuvent le laisser espérer. Pourtant plusieurs éléments penchent vers un diagnostic pessimiste.

Le premier a été fourni par X. Darcos lui-même ce week-end. Il a montré comment, sur un enjeu qui concerne tous les acteurs de l'Ecole, le temps scolaire, il est capable de trancher sans prendre l'avis de personne. Voilà qui augure mal des auditions et du rapport.

Le second élément est évidemment budgétaire. On sait à l'avance que, quelles que soient les recommandations de la commission, elles devront être compatibles avec une baisse programmée des dépenses d'éducation. Pas facile d'améliorer le métier d'enseignant alors qu'on supprime des postes...

Le travail de la commission aurait pu être aidé s'il était accompagné d'une définition du type d'école voulu par le pays. Mais le gouvernement se garde bien d'avoir des conceptions originales sur l'Ecole en dehors du registre budgétaire. Or faute d'avoir élaboré un projet pour l'Ecole, de lui avoir donné des objectifs, on voit mal comment le gouvernement pourrait proposer une réforme du métier capable de répondre aux besoins et aux attentes. On ne peut pas changer positivement le métier d'enseignant sans poser la question de l'école que l'on veut.

 

 

Le commentaire de Bruno Racine, président du HCE

 

De la longue interview de Bruno Racine sur les missions de l'école maternelle, nous avons retenu le passage qui concerne le rôle du directeur d'école.

Question : "Le rapport dénonce les enseignants qui ne sont pas devant des élèves. Et c'est un peu énervant parce que nous savons qu'ils ne font pas rien : ils sont formateurs, ils travaillent dans les Rased etc. Alors n'y a-t-il pas une contradiction dans votre rapport entre demander une évolution de l'Ecole et lui en refuser les moyens humains ?"

 

Réponse de Bruno Racine : "Globalement on pense que c'est l'émiettement de l'école qui fait obstacle au travail collectif et au changement. C'est davantage un problème d'organisation, entre le niveau de la classe et de l'I.A., que de moyens. Les inspecteurs sont trop peu nombreux et trop sollicités par ailleurs pour que l'accompagnement pédagogique soit efficace. Il faut donc un échelon intermédiaire. Et il nous semble que le directeur peut être cet échelon à condition d'en redéfinir le rôle. Actuellement l'émiettement des écoles et leur isolement sont un problème".

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 03/10/2007 23:15

Un gouvernement en position de force veut précariser l'emploi: les étudiants descendent dans la rue , hors appareil syndical , juste en colère, animés par quelques " coordinations " étudiantes, rejoints par les travailleurs, dont ceux de l'éducation nationale, avec des syndicats à la traine qui tenteront de récupérer les fruits des avancées ... avant de signer pour l'un d'entre eux un protocole officialisant l'emploi précaire dans l'éducation nationale!
    Non Cédric, les gens ne sont pas égoïstes, ils savent encore se mobiliser pour certains  combats mais le reste du temps, les élucubrations de certains appareils parisiens les laissent froids ( et il est vrai que nombre de dirlos font aussi partie de ceux qui se désinteressent de nos sujets de discussion sur ce forum et d'autres!

Cedric58 03/10/2007 22:48

"c'est la réalité des écoles, dans lesquels les grands débats sur les Epep, Base élèves, la direction collègiale et autre Conseil des Maîtres décisionnaire ne sont connus que par le dirlo lui-même..."
Merlin, je serais tenté de te corriger et de dire "...par certains dirlos...". Je me rends compte que de nombreux collègues ne s'intéressent que de très loin à tous ces problèmes. N'as-tu jamais rencontré de collègues peu au fait de l'actualité de leur métier ? Ce phénomène rejoint le fait dont j'apportais témoignage : peu de directeurs syndiqués. Lassitude, découragement, désintérêt de la chose publique, individualisation forcenée de la société...? Un peu de tout, hélas. 

Henri 03/10/2007 22:02

"Les grands débats sur les Epep, Base élèves, la direction collègiale et autre Conseil des Maîtres décisionnaire ne sont connus que par le dirlo lui-même, les collègues ayant d'autres chats à fouetter avec leur classe et les réunions de cycle."...et ils ne sont pas les seuls, Merlin : j'ai eu un entretien avec "mon" IEN la semaine dernière, entretien largement consacré à la situation des dirlo' : lui-même ignorait quasiment tout de ce qu'est le projet des EPEP !...quant au reste, sa connaissance devait certainement aussi dérisoire !Alors, crier au loup en permanence ?

Cedric58 03/10/2007 21:50

Quand on adhère à un syndicat, c'est la même chose pour un parti politique, on est rarement en adéquation avec toutes les orientations qu'il décline. C'est une question de philosophie personnelle que de militer ou non. Le risque est grand que chacun ne pense qu'à soi et se désintéresse de l'intérêt général.
Si, comme le dit Froment, on ne peut rien espérer à cause de la situation financière du pays (je partage globalement son analyse) et si, comme le disent d'autres collègues, on ne croit plus au combat syndical, alors, c'est certain, on n'obtiendra rien de rien. C'est désespérant et je ne veux pas croire à ce scénario.

stéphan 03/10/2007 19:31

S@lut Cédric, rigolo ton dernier post...

Combien de dirlos ont renvoyé leur carte d'adhérent au SE après la signature du proutocole?

Combien de dirlos avez-vous embarqués dans la longue grève administrative et lâchés en rase campagne alors que plusieurs centaines d'entre nous se sont vu retirer un 30° de leur salaire pour service non-fait (alors que toutes les enquêtes ont prouvé le nombre exponentiel d'heures que nous assurons).

Et tout ça c'est notre faute, parce que nous désertons les syndicats?
Mais qui déserte, Cédric, qui abandonne qui?

Je te signale, en plus, que ton analyse est complètement faussée par la vigueur que l'on retrouve dans les associations, dont le GDiD.

Allez, dors bien.

merlin 03/10/2007 18:40

  Je continue de mettre à disposition le courrier papier...qui la plupart du temps est jeté sans avoir été ouvert; je n'édite pas les mails, la consultation est libre et ....gratuite ! mais n'interesse personne!
  Je rassure nos collègues syndiqués la lecture du BO ne soulève pas plus d'enthousiasme, mes collègues ne lisant que les chapitres passés au stabilo par mes soins.
  c'est la réalité des écoles, dans lesquels les grands débats sur les Epep, Base élèves, la direction collègiale et autre Conseil des Maîtres décisionnaire ne sont connus que par le dirlo lui-même, les collègues ayant d'autres chats à fouetter avec leur classe et les réunions de cycle.
  Les syndicats se sont stupidement privés de leur meilleur ambassadeur: le dirlo. Tant pis pour eux.
 

Henri 03/10/2007 17:15

On peut longtemps gloser très justement sur la désaffection à l'égard des syndicats. Il est vrai, pour peu que l'on ait quelques années d'exercices derrière soi, qu'il fut une époque où, dès sorti de l'École Normale, le nouvel instit' était pris "en charge" effectivement par le dirlo dans les écoles où il circulait ou était nommé.De même, MGEN, MAIF, MAE, Autonome, etc...étaient présentes sur tous les "fronts" dans les écoles avec comme relai le dirlo', et le syndicat (globalement parlant) était sur la même ligne.D'où la syndicalisation pendant des années des "sortants" de l'EN...Comparaison aujourd'hui : ce tissu "social" (assurances, protection de tous ordres...) bat de l'aile : il n'est que d'avoir des contacts par exemple avec la CASDEN et les groupes ci-dessus cités, pour savoir la difficulté actuelle pour "pénétrer" le monde enseignant.Bien des choses ont changé et loin de moi l'idée d'indiquer que cela n'avait lieu que grâce aux dirlos' ! Cependant, sa "mise à l'écart" implicite dans l'enseignement primaire aura probablement fortement influencé ce changement.De l'École Normale aux IUFM, des instit' aux PE, etc....beaucoup de choses, tels la chute des dominos, ont entraîné des mutations.De plaque tournante au sein des écoles, "on" a bien tendu à ne faire du dirlo'  qu'un élément comme les autres, ce que, chacun le sait pour peu qu'on veuille bien ouvrir les yeux, il n'est pas !Si l'on pouvait, on oserait presque un pari quasi pascalien : reconnu, institué, avec un rôle fondé sur un STATUT, une reconnaissance institutionnelle réelle, le dirlo' ne serait-il pas à nouveau en mesure de redonner, ou tout au moins de contribuer à redonner vigueur au tissu de protection sociale (à tous les niveaux, y compris syndical) nécessaire ?

VALMORI Patrick 03/10/2007 12:01

C'est comme ça que ça se passe, Merlin. Je vais même plus loin : dès qu'un journal syndical arrive, il va à la poubelle. Les mails, poubelle. Les syndicats ne me connaissent pas en tant que directeur. Je n'existe que comme facteur. Qu'ils ne comptent pas sur moi ! S'ils veulent que les adjoints soient informés, qu'ils leur adressent le courrier, les revues... Après tout, chacun a ou peut avoir une adresse mail.
Depuis, comme le dit Merlin, plus d'adhérents chez moi. Plus de grévistes. Rien ! C'est dommage mais c'est mon seul moyen de réaction.

merlin 03/10/2007 11:35

 Oui les directeurs ont déserté les syndicats ...mais pour déserter, il faut en avoir fait partie!
  Il n'y a que 20 ans de ça, les dirlos étaient pratiquement tous syndiqués et les chevilles ouvrières des syndicats: on téléphonait au syndicat à chaque nouvelle circulaire administrative pour savoir quelles étaient les consignes et l'info était transmise immédiatement aux adjoints, les grèves étaient alors massivement suivies.
Lorsque les dirlos ont commencé à se faire entendre en qualité de dirlos en demandant une reconnaissance de dirlo, les syndicats les ont progressivement écartés parceque "pas dans la ligne" , ( beaucoup se sont écartés tous seuls lassés de se faire allumer à chaque réunion). Ce que j'écris doit rappeller des souvenirs aux anciens.
Un effet probablement pas imaginé de cette désertion: les dirlos ont cessé toute implication dans les consignes syndicales, donc plus de relais dans les écoles ... et des instits peu motivés par la perte d'une journée de salaire... si " en plus "  le " chef" vient bosser, pas de gréviste puis plus de syndiqués.
     L'arroseur arrosé!

Cedric58 03/10/2007 10:53

Les directeurs ont déserté les syndicats. C'est un fait. Maintenant ils se plaignent de ne pas être écoutés. A chacun de faire son mea culpa. Dans ma section, on est 2 directeurs. Tu te rends compte ! Que faut-il en déduire ? Que les autres ne se préoccupent pas de la vie syndicale, tout simplement. Les enseignants sont à l'image de la société : ils veulent tout, tout de suite mais faut surtout pas leur demander de lutter l'obtenir. C'est regrettable mais c'est comme ça.

merlin 03/10/2007 10:40

Mais je respecte Cedric! Chacun vote pour qui il veut et c'est bien.
Ce que je regrette c'est que la pêche aux voix l'emporte sur le fond: militer pour un statut des dirlos pourrait ne pas être populaire ( quoique...) auprès des adjoints. Donc, les adjoints étant plus nombreux que les dirlos , on invente des formules alambiquées et irréalistes sur un plan fonctionnel afin de faire croire que l'on s'interesse au " problème de la direction de l'école"!
  Les limites de cette politique syndicale, c'est que plus personne ne se motive pour des combats que l'on ne mène pas d'où la chute effrayante du nombre de syndiqués dans une profession qui était il y a quelques années syndiquée probablement à plus de 70%!

Yves Sueur 03/10/2007 10:29

Le discours de la France en faillite, j'en ai ma claque ! Il ne sert qu'à maintenir la pression sur les salaires et les revendications de la "basse classe".
Quand on augmente les généralistes, on sait qu'on va creuser le déficit de la sécu. Mais on le fait quand même. C'est une puissance électorale qu'on veut préserver.
Quand on distribue 15 milliards d'euros sous forme de cadeau fiscal, on sait qu'on va creuser un peu plus la dette publique. On le fait quand même.
Autour de nous, en Europe, on a d'autres pays voisins qui ont un endettement plus important que le nôtre et on n'en fait pas une affaire d'état comme ici.
La dette, la mondialisation, les délocalisations... autant d'épouvantails agités en permanence pour culpabiliser les travailleurs et les empêcher de se battre pour conserver leurs avantages acquis et accepter de subir une perte de pouvoir d'achat.
J'estime qu'on ne doit pas céder à ce chantage ignoble et que si nous pensons que nous sommes sous-payés, exploités, pas assez reconnus, eh bien, il faut lutter et réclamer notre dû.
Dépenser pour l'éducation des enfants, ce n'est pas endetter le pays, c'est faire un investissement pour l'avenir. Et un investissement, ce n'est pas une dette !

Cedric58 03/10/2007 10:06

"Si tous nos nombreux syndicats s'étaient entendus..."  " chacun drague quelques précieuses voix en flattant les uns ou les autres"
C'est la démocratie, ça, Merlin. Toutes les sensibilités sont représentées. Maintenant, les instits sont-ils ou non responsables de cet état de fait que tu sembles regretter ? Je réponds OUI. Car, s'ils le voulaient, il leur suffirait de n'accorder leurs voix qu'aux grandes centrales (Unsa, Fsu, FO, CFDT, CSEN). A partir du moment où ils votent pour les petites chapelles syndicales, on doit les respecter.
 

merlin 03/10/2007 09:20

 Peu de chances d'être entendus: certes, je suis assez d'accord mais pas sur les raisons.
Si tous nos nombreux syndicats s'étaient entendus pour reconnaître l'urgence d'une évolution de notre métier en acceptant de travailler sur ce qui serait l'école de demain ( et pas forcément l'épouvantail EPEP mais une école mieux structurée et plus autonome), je suis persuadé que nous aurions déjà progressé.
Rien de cela, chacun drague quelques précieuses voix en flattant les uns ou les autres, en essayant ( sans succès d'ailleurs) de dresser les adjoints contre les dirlos, bref, une cacophonie grâce à laquelle le gouvernement peut avancer sur ce dossier à la vitesse qu'il veut en brandissant le protocole comme gage de sa bonne volonté ( lire la réponse de la question au gouvernement posée par Hollande).
Si tu es attentif aux messages indiquant qu'il faut se serrer la ceinture, écoute avec la même attention les nouvelles qui feront apparaître quelques millions d'euros pour d'autres catégories sociales souvent mieux loties que nous!

Froment 02/10/2007 18:47

Pas plus que toi, Henri, je ne suis un spécialiste de l'économie. Mais je prête attention à ce qui se dit sur le sujet. Les analyses sont convergentes pour dire que la situation financière n'est pas brillante.
"La France devra renforcer son effort de réduction du déficit". C’est ce qu’a dit Jean-Claude Junker, le président de l'Eurogroupe.
le commissaire européen en charge des affaires monétaires (J. Almunia) doute de la capacité de Paris d'atteindre son objectif 2007 d'une réduction du déficit public à 2,4% du PIB, après 2,5% en 2006. Il réclame des efforts supplémentaires.
La France est en mise en demeure de maîtriser ses dépenses. On peut ajouter les critiques de Trichet, Président de la BCE...
Je ne cherche pas à défendre le gouvernement, à lui trouver des excuses, à l'absoudre par avance de ne rien nous donner... Non, je ne fais qu'expliquer pourquoi, à mon sens (et j'espère me tromper) on a peu de chances d'être entendus. Faut-il baisser les bras pour autant ? Non, évidemment ! Mais il faut être lucide pour affronter la déception. 

Henri 02/10/2007 17:45

"La situation budgétaire et financière de la France est très préoccupante."N'étant nullement économiste (pour autant que l'économie soit une science exacte, il semble bien difficile de faire projections, prévisions et autres plans), je ne me hasarderai pas à tenir de tels propos qui ne relèvent que dans la croyance en la parole des experts, des "décideurs" ou des médias dont c'est en général un des plats de résistance...Mais bref, supposons !"Préoccupante" pour qui ? Certainement pas pour nous, pauvres dirlos ! ou alors, admettons qu'elle l'est depuis fort longtemps ! Avons-nous quelque chose à perdre ? Non, sauf les quelques aumônes gracieusement distillées par moments très fugaces que l'on a parfois du mal à se souvenir, depuis combien de temps, n'est-ce pas ?....Cessons les lamentations compassionnelles sur "l'état du pays" : il n'est en faillite que pour ceux pour qui la faillite n'est que la meilleure façon de s'enrichir...sur le dos des autres !Il y a encore, désolé, de l'espoir...celui des désespérés !

Froment 02/10/2007 13:26

Je me suis mal fait comprendre, Merlin. Je ne dis pas du tout qu'il ne faut rien réclamer (augmentation, statut, moyens...). Non, je suis simplement persuadé que la situation budgétaire et financière de la France est très préoccupante et que, de ce fait, il est très peu probable qu'on obtienne quoi que ce soit, sinon des broutilles. Et, crois bien que je le déplore comme toi. J'ai déjà tellement été déçu par des faux espoirs que je suis devenu très réaliste.

merlin 02/10/2007 12:42

 
  Si on suit le raisonnement de Froment, il ne faudrait pas revendiquer parceque pas de sous: soit.
   Ne réclamons pas de postes supplémentaires pour les classes, pas d\\\'augmentation pour les conseillers pédagogiques ( § fenêtre sur cours), pas plus de Rased, pas de nouveau statut pour les psys scolaires, je continue?
    Il me semble derrière ses propos que seuls les dirlos sont visés et seraient seuls responsables du déficit budgétaire alors que d\\\'autres revendications aussi onéreuses échapperaient à cette règle.... comprenne qui pourra!

Cedric58 01/10/2007 22:42

@ CHE
Je pense qu'il y a de la place entre le "grand soir" et la résignation. Vouloir tout, tout de suite, ce serait absurde. Les enseignants ne sont pas en position de force pour exiger quoi que ce soit. Le pouvoir actuel est encore en état de grâce et il lui est facile d'expliquer que les priorités sont la lutte contre le chômage et l'amélioration du pouvoir d'achat. Alors, à côté, que pèsent nos états d'âme? Pas de grand changement à attendre pour les dirlos.
En revanche, rien ne nous interdit de nous faire entendre et de tenir sur des revendications "raisonnables". Je n'aime pas ce mot pourtant je crois qu'il peut nous permettre d'être entendus. Expliquons encore et toujours la difficulté de notre métier pour réclamer des améliorations en temps et en moyens. Expliquons encore et toujours que nos salaires ne sont pas à la hauteur de nos responsabilités.
On dit souvent qu'il faut demander beaucoup pour obtenir peu. C'est généralement vrai. C'est classique. Aujourd'hui, la situation est différente. On ne fait pas le poids. Mais je suis persuadé que le gouvernement peut lâcher du lest pour avoir une sorte de paix sociale. Si on se montre trop cassant, il montera l'opinion contre nous.

P LOUET 01/10/2007 18:50

on a tous conscience de ce qui se prépare.. pas de réveil difficile à prévoir donc. cela n'empêche pas de penser, de proposer et d'essayer de démontrer le bien fondé  de ce que l'on pense.
On se fait planter? c'est dans le domaine des possibilités.. et même des probabilités quand on voit le fonctionnement actuel du gvt et quand on lit les différentes déclarations. surdité, volonté de "réformer" sans concertation vraie, refus de prendre en compte les propositions du terrain.. c'est vrai le temps est aux ordres bien plus qu'au travail collectif pour aller de l'avant.
Mais, en cas d'échec, il restera à ceux qui n'étaient pas d'accord avec les choix qui sont en train d'être faits, une chose qu'on ne peut enlever.. Leur charisme et le fait de ne pas avoir retourner leur veste pour prendre le vent.
Les EPEP, les dirlos d'EPEP ne sont pas des solutions qui feront mieux tourner les écoles.. au contraire.. le travail de grouillot  au quotidien que nous faisons en ce moment a besoin d'un statut pour lui donner une reconnaissance, pas d'un "porteur de valise", responsable de l'EPEP, inféodé au conseil d'administration à majorité municipale , là pour donner "les grandes orientations"..
car toutes les petites tâches qui font la vie d'une école.. elles seront toujours là. Et qui les fera? Le PE? Va donc.. on sait que la défense idéale, imparable, c'est l'inertie.. Pas d'engagement, pas d'investissement.. la présence absente.. Le choix qui est en train d'être fait entrainera ce mode de fonctionnement dans les écoles.. pour le plus grand malheur des enfants.
CHE

Froment 01/10/2007 09:38

Le 17/09, ici même, j'écrivais ceci (désolé de me citer) :
"En pleine période de restrictions budgétaires, n’est-il pas utopiste d’espérer obtenir un statut avec tout ce que cela suppose (décharges, revalorisation indemnitaire, moyens matériels…). Je crois qu’on peut encore rêver longtemps…"
C'était vrai et ça reste vrai, hélas ! Les 2 textes de cet article sont clairs et vont dans le même sens : impossible de vraiment redéfinir le métier sans un véritable coup de pouce budgétaire. Comment penser qu'on aura un statut (avec ce que cela suppose comme moyens budgétaires, évidemment) si l'objectif premier est de réaliser des économies ? C'est la quadrature du cercle.
Mes chers collègues, on peut toujours rêver, mais le réveil sera difficile pour ceux qui y croient encore...