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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 12:00

Un arrêté paru au Journal Officiel fixe le temps de travail des personnels de direction...
"Le chef d'établissement organise le service pour lui-même et son adjoint, en recherchant la complémentarité des temps de service… Le service de ces personnels ne peut excéder dix demi-journées par semaine. L'amplitude maximale de la journée de travail est fixée à onze heures. Les personnels bénéficient de quarante-cinq jours de repos, dont vingt-cinq jours de congés annuels et vingt jours de réduction du temps de travail"
 

 

J.O n° 216 du 18 septembre 2007

Arrêté du 28 août 2007 fixant les dispositions spécifiques pour l'aménagement du temps de travail des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre de l'éducation nationale

Article 1

En application de l'article 10 du décret du 25 août 2000 susvisé, les personnels régis par le décret du 11 décembre 2001 susvisé qui exercent leurs fonctions dans des établissements d'enseignement ou de formation relevant du ministre de l'éducation nationale sont responsables de l'organisation de leur travail dans le cadre des dispositions fixées par le présent arrêté. A ce titre, le chef d'établissement organise le service pour lui-même et son adjoint, en recherchant la complémentarité des temps de service.
Leur temps de travail est décompté en jours.

Article 2

Dans le respect des garanties minimales définies à l'article 3-I du décret du 25 août 2000 susvisé, le service de ces personnels ne peut excéder dix demi-journées par semaine. 
L'amplitude maximale de la journée de travail est fixée à onze heures.

Article 3

Les personnels mentionnés à l'article 1er bénéficient de quarante-cinq jours de repos, dont vingt-cinq jours de congés annuels et vingt jours de réduction du temps de travail. 
En application du décret du 26 octobre 1984 susvisé, deux jours de fractionnement peuvent s'ajouter aux jours de repos mentionnés à l'alinéa précédent.

Article 4

Le directeur général des ressources humaines de l'éducation nationale, le directeur du budget et le directeur général de l'administration et de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 août 2007.

 

 

 

Cet arrêté qui fixe le temps de travail des personnels de direction est le résultat des négociations de l'an  dernier. Négociations conduites, faut-il le rappeler, par le principal syndicat des personnels de direction.

Ce résultat devrait faire réfléchir les responsables des principaux syndicats du primaire. Eux qui disent s’opposer à un statut de directeur pour conserver le caractère « bon enfant» et convivial de nos écoles savent pourtant que de nombreux établissements secondaires, notamment des collèges, ont des effectifs bien moindres que beaucoup d’écoles. Ces « petits » collèges ont cependant à leur tête un personnel nombreux pour les faire fonctionner contrairement aux écoles qui, quelle que soit leur taille, n’ont qu’un « enseignant chargé de direction ».

Ces mêmes syndicats n’ignorent pas non plus que les « responsables d’école » sont taillables et corvéables à merci et qu’on ne leur demande qu’une chose : que l’école « tourne » correctement, que le travail demandé soit effectué à temps. Ils savent aussi que personne (au sein de l’administration, des syndicats ou des collègues adjoints) ne se préoccupe de leur durée de travail quotidienne ou annuelle.

Preuve s'il en était besoin de la nécessité d'un statut...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 21/09/2007 23:20

Valmori, je me suis mal exprimé: nous ne sommes pas les " patrons " ( je n'aime pas ce terme")de l'école au sens autorité, mais nous sommes quand même les personnes reconnues par tous les partenaires ou parents que l'on sollicite au moindre problème ou pour la moindre décision .
 

Stéphan 21/09/2007 12:24

Entièrement d'accord avec Henry.
Des dirlos ont vu leur salaire amputé dun trentième!
Service non fait… ils assuraient pourtant bien leur classe, mais retenaient l'enquête 19... Ce n'est pas être un relais administratif ça?

Si je te suis bien, Cédric, nous sommes dans le pétrin à cause d'un problème de sémantique?
- autorité fonctionnelle ou autorité hiérarchique.

Quelle traduction dans une institution, une administration, en l'occurrence la nôtre?

Nous réclamons que nos missions et nos responsabilités soient reconnues, encadrées et définies par un texte clair.
Dans notre administration, cela s'appelle un statut (et tu reprendras les exemples cités plus haut).
Nous n'en avons pas, et c'est la raison pour laquelle nous n'obtenons pas les moyens et, en plus, pour laquelle l'on peut allègrement charger notre barque indéfiniment... et, en plus du plus, pour laquell l’IA peut nous sanctionner à loisir.
-"autorité hiérarchique / fonctionnelle " c’est de la rhétorique, de l’ordre du pléonasme vicieux.
Je veux du pragmatique !
Je rêve ?

Henri 21/09/2007 06:28

"L'objectif du ministre qui mettrait en place ce statut serait identique : doter les écoles d'un relais administratif."Non ! je n'y crois pas : je pensais naïvement que c'est ce que j'étais déjà depuis plusieurs années !Que c'était même écrit dans un texte qui date de l'autre siècle (décret n°89-122 du 24 février 1 989) :"Il veille (...) au respect de la réglementation qui lui est applicable"...

VALMORI Patrick 20/09/2007 23:14

Ne sommes-nous pas déjà les "patrons" de notre école? ( dans le sens où nous y sommes plus souvent que n'importe quel autre collègue, ) que nous gérons tous ses petits et grands problèmes, que nous en sommes les représentants les plus visibles
Patrons ou concierges ? Patrons ou larbins ?  Patrons sans moyens. Patrons sans pouvoir décisionnaire. Patrons aux ordres d'un IEN... Bref, patrons façon "canada dry".
Non, Merlin, ce n'est pas ce que j'appelle être patron. On ne le sera qu'en accédant au corps des chefs d'établissement. Tu te rends compte, on aura même la chance d'être soutenus par un syndicat. Je ne crois pas trop aux 1/2 mesures dans ce domaine. Sarko a encore dit ce soir à la télé qu'on n'a plus de sous pour payer les fonctionnaires. Alors, soit on demande un statut et on en accepte les responsabilités et on aura des moyens matériels et financiers, soit on s'entête à demander un simple statut-reconnaissance et on aura les "avancées" qu'on sait et encore : au compte-gouttes.

merlin 20/09/2007 22:56

Ne sommes-nous pas déjà les "patrons" de notre école? ( dans le sens où nous y sommes plus souvent que n'importe quel autre collègue, ) que nous gérons tous ses petits et grands problèmes, que nous en sommes les représentants les plus visibles?
Nous sommes déjà des relais administratifs pour toutes les enquêtes, PPRE ( tient personne ne s'est insurgé que nous soyons garants de la pertinence d'un projet établi par l'instit de la classe, un peu hierarchique, non?), etc.....
La notation? personnellement, je n'y tient pas du tout mais est-on si sûrs que les adjoints ne préfèreraient pas qu'une partie de cette note soit de " proximité", attribuée par un collègue qui les fréqente au quotidien?
Le statut? le jour où il existera , le problème des directions vacantes sera résolu.
Maintenant, beaucoup de choses sont négociables autour de ce statut, pourquoi alors ne pas le faire plutôt que de militer pour un CDMD démagogique qui n'attire même pas les adjoints?

Cedric58 20/09/2007 21:52

Stephan, tu oublies une chose quand tu parles de statut. Un autre mot lui est accollé : directeur. Et du coup, plus rien à voir avec les psys, les PE, les conseillers pédagogiques... Dans l'esprit des parents d'élèves, le directeur dirige. Il est le patron de son école. L'objectif du ministre qui mettrait en place ce statut serait identique : doter les écoles d'un relais administratif. Sinon, à quoi bon pour le gouvernement ?
C'est tout le débat entre une autorité fonctionnelle et une autorité hiérarchique. Moi, je veux m'en tenir à la première. Mais, on peut tout imaginer. Même le fait qu'on nous demande de participer à une partie de la notation des adjoints comme c'est le cas dans le secondaire. Il faut être prudent car on met le doigt dans un engrenage qui peut s'avérer dangereux. Je ne suis pas hostile par principe à un statut. J'en crains plutôt les risques qu'on ne pourrait plus maîtriser.

Stéphan 20/09/2007 17:32

Sincèrement Cédric, j'ai du mal avec ta position.
Non pas qu'elle ne soit pas bien callée sur la mienne... Les différences ont tendance à me rassurer.

Non, c'est que je ne te comprends pas.

D'abord, il faut être clair sur le terme "hiérarchique".
tu l'emploies de façon générique et il perd tout son sens administratif.
-nous serons des supérieurs hiérarchiques qu'à la condition que l'on nous donne le pouvoir de noter et de sanctionner.
Sinon le statut (et c'est ce qu'une majorité écrasante de dirlos réclame) actera l'existant: nous serons ni plus ni moins les supérieurs hiérarchique de nos adjoints qu'aujourd'hui.

Ensuite tu prétends, sur un ton convenu, qu'un statut sera forcement hiérarchique... C'est faux:
-les PE(cadre A) ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des instits (pourtant cadrte B)
-les ATSEM ne sont pas les sup. hiérarcchiques des agents d'entretien
-les profs de gym ne sont pas les sup. hiérarchiques des autres profs.
-Et, en démontrant par l'inverse, l'UNSA & la FSU veulent-ils faire des CP ou des Psyscos. nos supérieurs hiérarchiques en revendiquant un statut pour ces enseignants?

Enfin, tu nous demandes de nous rassurer car le statut sera... mais hiérarchique. On tourne en rond.

Ne crois-tu pas qu'il serait temps de laisser tomber la langue de bois et voir, ENSEMBLE, comment arriver à faire évoluer la situation.
Pour cela les pistes sont connues:
>accepter le fait que les stratégies syndicales pour améliorer l'existant ont échoué.
>prendre en compte, enfin, les aspirations de la base.
>porter ensemble un projet viable.

Je rêve?

Cedric58 20/09/2007 08:52

"Non, Cedric , le boulot de dirlo ne se vit pas bien comme tu le laisses entendre"
Je pense que je me suis mal fait comprendre, Merlin. Loin de moi cette idée que tout est bien dans notre travail de directeur. Sur le constat, je crois qu'on est tous d'accord. Quelles que soient les convictions politiques ou syndicales des uns ou des autres, on ne trouvera aucun collègue pour affirmer qu'il est satisfait de ses conditions de travail.
Le constat établi, ce qui nous différencie c'est sur les solutions à apporter. Je respecte Patrick qui est prêt à accepter un statut hiérarchique. Moi, je m'y refuse. Comme beaucoup de collègues, je pense. Seulement voilà, le jour où nous aurons un statut (et nous l'aurons probablement un jour), aucun doute : il sera hiérarchique. On nous alignera sur les chefs d'établissement. Et qu'aura-t-on gagné ? le droit d'entrée dans le métier par concours ! Belle avancée, pour le coup ! Aura-t-on résolu les problèmes dénoncés par le HCE (inefficacité du primaire...) ? Verra-t-on plus de candidats se bousculer au portillon de la direction ?

merlin 19/09/2007 23:26

 
  Y a-t-il des " faisant fonction" dans les collèges? Pas à ma connaissance. Même si le boulot des principaux n'est pas un long fleuve tranquille, cela n'a rien à voir avec notre " fonction" de directeur.
  Combien de dirlos pourtant compétents jettent l'éponge ? combien , à la moindre incartade sont démis de leur " fonction" dans l'indifférence générale, même s'ils en sont meurtris sur un plan personnel et professionnel? Combien de jeunes " faisant fonction" craquent sous le poids de responsabilités trop lourdes pour eux?
  Non, Cedric , le boulot de dirlo ne se vit pas bien comme tu le laisses entendre: au contraire! et je ne pense pas que celui de chef d'établissement soit pire ( pour les responsabilités, Henri a très bien répondu).

VALMORI Patrick 19/09/2007 18:46

Henri, je suis de ton avis : on a au moins autant besoin d'un statut que les personnels de direction du secondaire. On fait probablement autant d'heures, sinon davantage, qu'eux. Et on ne peut se reposer sur personne. On doit endosser la responsabilité dans tous les domaines et de façon solitaire.
Mais... ça veut dire qu'il nous faut accepter un statut qui nous place résolument dans le corps des chefs d'établissement. C'est la seule façon à mes yeux d'être reconnus comme tels. Et donc de bénéficier de meilleures conditions pour exercer notre métier. Car c'est bel et bien un métier à part entière que celui des directeurs. Je sais ce qu'on va me rétorquer : autoritarisme, petit chef... Que ceux qui le disent viennent prendre ma place. 12 ans que je galère, sans aide, sans être soutenu ni de mon administration ni des syndicats ! Pas question qu'on continue de me prendre pour un larbin. S'il faut opter pour un statut de directeur même hiérarchique, je prends.

Henri 19/09/2007 17:33

Ils sont responsables des profs :- nous sommes responsables des adultes présents dans nos établissements (enseignants, intervenants extérieurs, personnel communal pendant leur temps d'exercice)- leur remplacement (qui prévient les secrétariats des circonscriptions lors des absences des adjoints, répartit les élèves en cas de non-remplacement et "gère" le mécontentement des parents lorsque la coupe est pleine?)- Ils gèrent des surveillants (qui "gère" les différents contrats intervenants dans l'école, établit leurs emplois du temps ?)- doivent mettre en place un service de transport dans la plupart des cas.(qui, en collaboration avec les enseignants référents, fait les démarches auprès de la MDPH afin d'obtenir des transports pour certains élèves (taxis, VSL) ainsi que pour obtenir les AVSi ?)- Ils sont considérés comme employeurs (EVS, AVS, agents techniques…). (Dans certains "coins", j'en connais, désolé, c'est le directeur d'école qui participe au "recrutement" des contrats intervenants dans son établissement : pas employeur, mais recruteur !)- Ils doivent assumer un budget et en sont responsables même s’ils ont un intendant. (Qui "gère" et est responsable du budget attribué par la Caisse des Écoles, qui parfois se révèle assez consistant pour une école par exemple de 260 élèves -c'est mon cas !- ?...et sans intendant !)Faut-il continuer ?

Cedric58 19/09/2007 14:56

Chaque profession a ses avantages et ses inconvénients. Chacune a ses obligations. Doit-on jalouser nos collègues chefs d’établissement ? Vous parlez des collèges pour nous comparer à ceux qui ont un faible effectif. Attention, les responsabilités des principaux sont différentes des nôtres. Ils sont responsables des profs, de leur emploi du temps, leur remplacement. Ils gèrent des surveillants, doivent mettre en place un service de transport dans la plupart des cas. Ils sont considérés comme employeurs (EVS, AVS, agents techniques…). Ils doivent assumer un budget et en sont responsables même s’ils ont un intendant. Toutes choses qui nous sont épargnées même si nos responsabilités sont lourdes et nos charges de plus en plus nombreuses. Et il y a aussi cette différence de durée de vacances (cf arrêté du J.O.). On oublie trop souvent l’obligation de loger sur place et donc d’être un peu le concierge de l’établissement. Sait-on qu’ils sont tenus de demander leur mutation tous les 6 ans ?
 

Bref. Je ne vais pas plaindre les chefs d’établissement. Leur rémunération est plus importante que la nôtre. Mais, est-ce genre de statut que nous voulons ? Il faut réfléchir à toutes les conséquences que nous risquons de découvrir un peu tard. Tous les collègues directeurs sont-ils conscients de ce qui les attendrait ? Je n’en suis pas certain.