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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 16:02

Le ministre Xavier Darcos a assuré vendredi 24 août, sur Europe 1 qu'il allait "s'inspirer" du rapport du Haut Conseil de l'Education. Ce rapport, on le sait, dresse un constat très sévère sur l'école primaire. Le HCE fait également des propositions pour améliorer le fonctionnement et l'efficacité de l'école.

En 1998, un rapport similaire avait déjà été rendu à Ségolène Royal. Il n'avait donné lieu à aucune suite. Comme la plupart des publications de ce type, il avait reçu les honneurs d'un enterrement de première classe. En sera-t-il de même cette fois-ci malgré les promesses ministérielles de s'en inspirer ?

Rien ne permet d'en être assuré. En effet, plusieurs faits n'incitent pas à un optimisme démesuré...

Certes, le ministre a déclaré :

"Il est toujours intéressant d'avoir un avis extérieur, c'est stimulant et nous allons nous inspirer évidemment de ce que nous dit le HCE pour faire en sorte que l'école primaire soit plus réactive, plus centrée sur les fondamentaux et surtout qu'elle se préoccupe de ceux qui sont le plus en difficulté".

MAIS, il a également rappelé que le contenu du rapport s'appuyait sur "les années antérieures à 2004" et que, "depuis, la loi Fillon a répondu à une partie des difficultés que rencontrait l'école primaire".
"Nous savions déjà ce que dit le HCE", a-t-il précisé, en référence au constat que 15% des élèves du primaire rencontrent de très grandes difficultés dans les apprentissages fondamentaux et que 25% ne sont pas en mesure de suivre au collège.
"Les enfants dont les difficultés sont repérées assez tôt ont parfois du mal à se récupérer, jusqu'à la 6ème", a-t-il confirmé, en ajoutant que "c'est un domaine sur lequel nous allons travailler".

 

Autrement dit, ce rapport, pour intéressant qu'il soit, est presque caduc puisque la loi Fillon a en partie résolu les problèmes dénoncés.

Ensuite, il faut garder à l'esprit que le président de la République a hésité jusqu'au dernier moment entre Xavier Darcos et Michel Barnier pour le poste de ministre de l'Education nationale. Nicolas Sarkozy ne faisait pas confiance à Xavier Darcos pour réformer ce ministère sachant qu'il est issu du sérail...

Enfin, il convient de noter que le ministre de l'Education nationale ne figure qu'en 9ème position protocolaire du gouvernement, ce qui ne le place pas au rang des priorités.

Si l'on ajoute qu'il devra se heurter aux syndicats dits majoritaires notamment pour ce qui concerne le statut des directeurs, il y a malheureusement à craindre que ce rapport connaisse la même destinée que ses prédécesseurs et qu'une fois encore, la montagne accouche d'une souris...

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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merlin 30/08/2007 22:39

Jean-Jacques: le fait d\\\'être syndiqué n\\\'empêche aucunement de militer aussi au sein d\\\'une association de dirlos en faveur d\\\'un statut.
Cela ne trahit en rien l\\\'idée que les uns et les autres peuvent avoir de l\\\'école. Seule une idéologie passéiste empêche certains d\\\'envisager l\\\'idée même d\\\'une reconnaissance statutaire pour ceux qui pourtant font beaucoup pour l\\\'école publique.
Une autre voie ( voix ?) est possible mais le nombre sera déterminant!

Stéphan 30/08/2007 19:07

Loin delà l'idée de vouloir te tiédir, Fargnier, mais ton raisonnement présuppose que le(s) gouvernement(s) on l’intention de nous donner un statut dit hiérarchique.

Ce n'est absolument pas le cas.
Je te conseille la lecture de ce document:
http://www.dirlo.org/modules.php?name=Max_iFrame&op=viewpage&id=7
Le statut comme monnaie d'échange.
Édifiant, non ?

La question du statut du directeur n’est pas idéologique, elle est naturelle, pragmatique, inéluctable.

Maintenant,, je peux partager ta froititude sur ce que recouvrira ce statut.

Mais, en pessimiste raisonnable, je pense que l’on peut faire entendre notre voix, encore faut-il trouver des partenaires pour entrer dans l'indispensable négociation que tu évoques.

là, ce n'est pas gagné.

Jean-Jacques Haltier 30/08/2007 18:25

il faut que les syndiqués harcèlent leur " hierarchie" pour se faire entendre ( bon courage!...) (Merlin)
Tu as raison de dire "bon courage". Je suis au SNUipp (avant j'étais au SNI) en désaccord formel avec la direction syndicale sur le statut à accorder aux directeurs.
Je reste syndiqué alors que j'ai eu cent fois envie de claquer la porte mais je suis issu d'une famille qui a toujours lutté sur le plan syndical et politique (on ne se refait pas...). J'ai toujours un peu l'espoir en moi d'oeuvrer de l'intérieur, de faire bouger les lignes, d'ébranler les consciences... Eh bien, crois-moi, Merlin, c'est TRES TRES TRES DIFFICILE !!! Parfois, j'ai l'impression de parler à un mur. D'une part parce que les esprits ne sont pas mûrs du tout pour recevoir ce type de discours tabou et d'autre part parce que les directeurs sont très minoritaires dans les assemblées.
Tu vois, c'est presque mission impossible. Il faut avoir la foi !
 
 

merlin 30/08/2007 18:11

  La consultation Ifop  l'an dernier  organisée par le GDID a permis aux dirlos de faire entendre une voix qu'on leur confisque souvent en parlant en leur nom sans les consulter.
Attendre en silence ne donnera rien de bon: il faut que les syndiqués harcèlent leur " hierarchie" pour se faire entendre ( bon courage!...) , que les non syndiqués se rapprochent d'associations comme le Gdid afin d'apporter leur pierre à l'édifice et nous pourrons alors peser dans la balance ( n'oublions pas de faire des propositions pour le fonctionnement de l'école, lié à la direction)

Fargnier J. 30/08/2007 17:25

Ce n'est pas l'idée du statut qui m'effraie. C'est plutôt le fait qu'on n'a personne pour le négocier. Je suis en désaccord avec les syndicats sur la représentation qu'ils se font ou qu'ils donnent des directeurs. On ne peut pas compter sur eux. C'est une des raisons qui m\\\'ont fait les quitter. Le problème c'est qu'un statut, ça se négocie, ça se discute. Or, vous connaissez Sarkozy comme moi. Vous savez bien que s'il lui prend l'envie de nous coller un statut, il le fera selon son bon vouloir. Personne pour le freiner ou le contrer. Les syndicats refusent l'idée même d'en débattre avec les ministres. Voilà ce qui me rend plus que frileux sur cette idée de statut pour laquelle je suis pourtant proche de vos idées.

Stéphan 30/08/2007 14:59

Bonjour,
je suis dirlo, je ne suis plus syndiqué et sympathisant du GDiD.
Voilà pour les présentations.

À Michel,
Non, l'auteur de l'article de l'expresso n'a certainement pas raison sur le fond. Il détourne le fond, et pire, son propos est démagogique et manipulateur (et assez loin de l'humour donc).

J'ai bien relu le rapport, je connais les aspirations du GDiD, et rien ne laisse prétendre que tous les maux dont souffre l'école trouveront remède dans la reconnaissance du métier de directeur.
Personne ne le prétend, mais, en partant de ce faux principe, on monte un faux débat qui occulte le vrai.
La preuve? Ton commentaire.
Soyons pragmatiques et critiquons (dans son sens positif) les actions et les revendications qui nous ont conduit dans cette impasse plutôt que de bâtir des scénarii catastrophes

Le statut serait un signe fort qui permettrait justement de sortir de l’impasse, en situant la négociation autour de notre spécificité.
Par contre, la reconduite de la grève administrative, proposée par le SNUipp, sans revendiquer une reconnaissance, nous y enfonce un peu plus loin.
D’ailleurs, je ne sais pas ce que revendique le SNUipp…. Ils en sont à lancer des mots d’ordre sans que l’on sache pourquoi on devrait s’y inscrire.

Alors, je veux bien être prudent, Fargnier, mais, jusqu'ici où nous mène cette prudence?
un proutocole
des sanctions pour service non fait (unique dans l'EN).
La mise en place pépère de base élève
Et la perspective, vu les blocages internes, des EPEP dirigés par des élus…

Et si on tentait l’originalité, si on allait goûter les fruits que l’on veut nous confisquer, si on tentait une réflexion autonome ?


merlin 30/08/2007 14:58

  Voila bien 15 ans que je suis dirlo sur une vingtaine d'années de carrière!
Les discours sur la nécessaire reconnaissance de notre fonction, je les ai tous entendus de la part de tous les syndicats. Résultat? rien; ou plutôt plus de responsabilités ( autorisations de sorties, PPRE...), quelques protestations syndicales de principe ... et la mesure s'applique!
C'est ce qui m'a convaincu de la nécessité d'un statut. Là encore, nous pourrions être unis pour réclamer un statut non hiérarchique que nous aurions eu des chances d'avoir. Mais c'est trop pour nos représentants semble-t-il.
Alors, oui, nous aurons peut-être un statut tout ficelé qui ne correspondra pas au souhait réel des dirlos mais je suis certain que ce jour là , on prendra car nous avons trop attendu pour rien. La faute à qui?

Fargnier J. 30/08/2007 09:31

"A-t-on besoin d'un statut pour avoir une amélioration financière?" demande Merlin.
Je n'en suis pas certain. J'ai définitivement cessé d'être syndiqué voilà 8 ou 9 ans quand j'ai compris que nos syndicats ne voulaient pas se battre pour nous. Je reste persuadé qu'on aurait pu améliorer notre condition de directeur sans forcément passer par un statut si, année après année, on avait eu des revendications claires et nettes sur les moyens nécessaires à notre fonction, sur nos responsabilités, sur le temps indispensable de décharge...etc.
Mais nos syndicats ont toujours nié nos difficultés, toujours refusé de les porter en haut lieu...
Faut-il un statut ? Franchement ça me fait peur car le jour où un gouvernement nous accordera un statut, il ne nous fera pas de cadeau. On nous donnera un statut qui sera un beau paquet tout ficelé qu'on n'aura pas à négocier ni à discuter. Il nous mettra face à des responsabilités qu'on n'aura peut-être pas envisagées et qu'on devra assumer. Et je crains fort qu'il ne soit purement et simplement un statut hiérarchique.
Je préfèrerais qu'on se batte pour faire reconnaître notre spécificité, faire admettre nos besoins matériels et humains, nos revendications financières et nous fixer des missions claires. Tout cela peut se retrouver dans un statut, je sais. MAIS un statut comprendrait bien d'autres domaines... Alors prudence !!!
 

merlin 29/08/2007 23:11

J\\\'interviens en qualité de directeur: oui je pense qu\\\'un statut améliorera notre travail quotidien ( en terme de décharge et de reconnaissance juridique), oui je pense qu\\\'un statut améliorera la reconnaissance financière à laquelle nous avons droit en raison de nos responsabilités et des heures que nous effectuons ( actuellement en pur bénévolat) , oui je pense que cela profitera à l\\\'équipe pédagogique et que cela facilitera les relations avec les parents et mairie ( en raison du temps dégagé ) et oui je pense que cela résoudra le problème des directions vacantes imposées aux collègues adjoints qui n\\\'en veulent pas.
   A -t-on besoin d\\\'un statut pour cela? Aparemment oui parceque depuis longtemps nous n\\\'avons rien eu sans statut ( à part du boulot en plus ) !

Michel_IA75 29/08/2007 14:57

Bonjour
Je préfère le dire : je suis syndiqué au snuipp mais je précise que ce n'est pas à ce titre que j'interviens.
Je pense que la vérité se situe entre les les 2 positions exprimées par ce site et par le commentaire de l'expresso.
S'il s'agit de reconnaître le travail du directeur, que personne ne nie, alors oui passons par un statut s'il n'est pas d'autre possibilité de l'officialiser. S'il faut un statut pour être mieux payé, mieux aidé dans les tâches quotidiennes... personnellement je n'y vois aucun inconvénient. Et donc, je comprends le combat mené par ce site.
S'il faut laisser croire qu'un statut réglera les problèmes de la direction mais aussi de l'école en général, alors je dis qu'on trompe les collègues directeurs et l'ensemble des acteurs (enseignants, parents, élus...). Ce n'est pas acceptable. Et je dis que l'éditorialiste de l'expresso a raison. Evidemment son style et son humour peuvent choquer. Mais sur le fond, rien des propos raisonnables et surtout très justes.
Voilà pourquoi les 2 positions exprimées ici sont recevables.

Cédric58 28/08/2007 17:35

Avez-vous vu ce qu'écrit "l'expresso" de ce jour au sujet du statut et du rapport HCE ?
Du côté des contrevérités, l’analyse à la serpe du rôle du directeur est un régal : globalement, tout irait mieux si le directeur d’école avait un vrai statut hiérarchique, pouvait imposer des modifications pédagogiques à ses adjoints et piloter son conseil d’administration comme un vrai patron. On se demande sur quelle étude ce genre de propos peut être étayé : chacun sait combien, dans le second degré où ces conditions sont réunies, le chef d’établissement obtient des résultats spectaculaires sur la mobilisation pédagogique de ses enseignants, unifie les pratiques au service des élèves à la dérive et met en œuvre la différenciation pédagogique…
On ne pourra plus nous accuser d'être les seuls, au SE-Unsa à dire de telles vérités.
Je suppose que mon commentaire sera censuré...

mat-montessori 27/08/2007 17:09

Je ne partage pas votre pessimisme concernant les réformes. Je pense que Sarkozy n'est pas homme à se défiler devant les difficultés. Aussi je m'attends à ce qu'il "dicte" à son ministre quelques réformettes pour améliorer le système et laisser une petite trace comme tous ses prédécessuers.
En revanche, pour ce qui est du statut qui nous intéresse, je suis plus pessimiste. Il n'osera pas heurter de front le SE et le Snuipp. Je ne m'attends à rien d'essentiel dans ce ce domaine. Quelques miettes, au mieux.