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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 18:35

Après les universités, c'est au tour des écoles de s'engager sur la voie d'une autonomie accrue. Hier, une lettre de mission conjointe de l'Élysée et de Matignon a été adressée à Xavier Darcos. Parmi la quinzaine de chantiers évoqués, qui rappellent les priorités du président Sarkozy en matière éducative, le gouvernement engage le ministre de l'Éducation nationale à faire preuve « d'audace et de conviction », réclamant « plus de souplesse » pour les établissements scolaires. L'objectif : permettre aux équipes éducatives de développer leur projet pédagogique plus librement. Pour ce faire, une plus grande marge de manoeuvre leur sera accordée, sous la tutelle des académies. Déjà mis en oeuvre dans certains des 249 collèges « ambition réussite », le principe devrait être appliqué à terme à tous les établissements. Les chefs d'établissement et les professeurs devraient notamment davantage maîtriser le temps consacré à chaque enseignement, le développement de projets innovants, l'organisation des cours, l'utilisation des heures supplémentaires et la composition de leur équipe, sans néanmoins choisir les enseignants. Enfin, les directeurs pourraient utiliser leur budget suivant les priorités établies. En contrepartie de ce bouleversement du paysage scolaire, une évaluation des établissements et des élèves serait mise en place. (Le Figaro)

 

Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi donner "plus de souplesse et d'autonomie" aux établissements scolaires, de façon qu'ils puissent avoir leur "propre projet pédagogique", dans une lettre de mission à son ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
Réaffirmant sa volonté de voir supprimée la carte scolaire - comme il l'avait dit durant sa campagne électorale - le président de la République demande à son ministre de "faire preuve d'audace et de conviction", dans cette lettre co-signée par le Premier ministre François Fillon.
"Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements" qui permettra aux parents de choisir une école en fonction "du projet pédagogique mis en oeuvre" et non de son niveau supposé, écrit-il.
"Pour cela, vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en oeuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre", ajoute-t-il à l'adresse de M. Darcos.
Le chef de l'Etat demande également au ministre d'identifier "une trentaine d'établissements les plus en difficulté". "Vous vous fixerez l'objectif d'en diviser par deux leurs effectifs (...) Vous doterez ces établissements en difficulté d'équipes éducatives renforcées", avec "des projets éducatifs innovants".

"Vous étendrez progressivement cette politique, dont le but est de mettre fin à tous les ghettos scolaires", affirme M. Sarkozy.
Demandant à nouveau la création d'"internats de réussite éducative en zone urbaine", il demande également à M. Darcos de "permettre aux 5% des meilleurs élèves" de chaque lycée d'intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles ou à une université technologique.
M. Sarkozy veut également que "la place du sport à l'école soit doublée" et "l'enseignement culturel et artistique significativement renforcé".
Sur l'ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultat, dont "la réduction de l'échec scolaire et de l'illettrisme", "la réduction des inégalités scolaires", "la scolarisation des enfants handicapés" et "la revalorisation de la condition enseignante". (AFP)


Les Echos confirment : 17 000 suppressions de postes en 2008

X. Darcos avait informé de la suppression de 10 0000 postes dans l'éducation nationale en 2008. Selon Les Echos, qui présente le ministre comme "pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats, le chiffre réel pourrait être de 17 000 postes en moins. Cela représente la moitié des suppressions de postes de fonctionnaires en 2008 ce qui correspond au poids de l'éducation nationale dans la fonction publique."
Cette nouvelle annonce a entraîné des réactions de la Fsu, du Se-Unsa et des parents de la Fcpe. La Fsu, "ne prend pas l'article des Echos pour argent comptant" mais prédit des effets sensibles sur la qualité de l'enseignement. Pour le Se-Unsa, "ces annonces volontairement non confirmées indiquent que les besoins éducatifs sont considérés comme secondaires par le gouvernement".  La Fcpe "craint que le gouvernement ne continue à faire croire aux parents d’élèves que  cette diminution importante des moyens n’aura aucune conséquence sur l’encadrement des élèves, les conditions d’apprentissage  dans les écoles et les établissements scolaires, les possibilités de choix d’orientation ou encore l’accueil des jeunes en situation de handicap".

L'article des Echos

Alors que le ministre de l'Education avait parlé de 10.000 postes en moins, le non-remplacement d'un départ en retraite sur deux aura un impact beaucoup plus fort. La Défense, les Finances et l'Intérieur seront aussi très concernés.
Les apparences sont parfois trompeuses. En annonçant la semaine dernière que le nombre de postes supprimés à l'Education nationale tournerait « aux alentours de 10.000 » en 2008, Xavier Darcos avait fait sensation. Manifestement, le propos, s'il a eu le mérite de faire passer l'idée que le chiffre serait élevé, n'était que tactique pour un ministre pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats. Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, s'est d'ailleurs bien gardé de confirmer quoi que ce soit... car l'arbitrage sera en réalité proche de 17.000, selon des sources gouvernementales.
En effet, la contribution de l'Education nationale au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera forcément très forte, même si l'Enseignement supérieur et la Recherche, désormais autonomes et politiquement prioritaires, seront épargnés : à elle seule, l'Education, avec 1,217 millions d'équivalent temps plein travaillé, représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35.000 au total. Les chiffres définitifs seront confirmés au moment des lettres plafonds qui partiront de Matignon au lendemain du débat d'orientation budgétaire, inscrit le 16 juillet à l'agenda de l'Assemblée nationale.
1 milliard d'économies
Après l'Education, c'est la Défense qui fournira le plus gros effort, avec la suppression de quelque 6.000 postes. Viendront ensuite les Finances et l'Ecologie (ex-Equipement), où les contrats de performance triennaux déjà en vigueur prévoient le non-remplacement de deux départ en retraite sur trois l'an prochain, soit respectivement 3.000 et 1.700 postes supprimés, ainsi que l'Intérieur, avec 2.500 suppressions. Le solde sera réparti entre les autres ministères, sachant que la Justice bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le président de la République a promis d'accroître ses moyens.
En année pleine, ce dispositif doit permettre de dégager 1 milliard d'euros d'économies, dont la moitié sera restituée aux fonctionnaires, selon le voeu de Nicolas Sarkozy. En 2008, le temps que la machine s'enclenche, seuls 250 millions d'euros devraient revenir dans les caisses de l'Etat. Mais comme l'explique Bercy, la réduction des effectifs vise aussi à rendre l'administration plus efficace. Et, surtout, elle ne touche ni les collectivités territoriales, ni l'hôpital.
Sur un plan pratique, les modalités seront arrêtées par le Conseil de la modernisation des politiques publiques. Cette instance, qui vient d'être créée pour engager une révision de la dépense en profondeur, est présidée par le chef de l'Etat lui-même. Sur la réforme de l'Etat, l'Elysée a bien l'intention d'être « très très ambitieux ». (Guillaume Delacroix)

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

;-) 07/07/2007 22:13

Sacré Olivier. Kléber: fallait le trouver ! lol

Kléber 07/07/2007 08:34

Je lis "autonomie des écoles". N'y a-t-il pas confusion dans l'esprit du journaliste du Figaro. Je pense que le mot  "écoles" est utilisé dans son sens générique pour désigner les établissements scolaires en général. Il s'agit certainement exclusivement des collèges et lycées. Comment les écoles primaires qui n'ont aucun statut juridique pourraient-elles avoir une certaine autonomie, même pédagogique ? 
D'où la nécessité, pour exister, de les doter d'un statut ainsi d'ailleurs que leurs responsables : les directeurs.