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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 17:57

A l’instar des organisations syndicales nationales, les syndicats d’enseignants traversent une crise majeure sans précédent : perte massive et continue d’adhérents, non renouvellement des adhésions, manque cruel de militants, mobilisation difficile… 

Face à un tel constat, on pourrait s’attendre à une forte remise en cause de la ligne directrice qui a conduit à ce désastre. Rien n’y fait ! Pas même les échecs. Au contraire, les équipes dirigeantes sont reconduites dans leur mandat avec un score écrasant (cf notre article sur le score albanais). 

Ce constat accablant l’est encore plus si l’on se réfère à la défiance qui s’est installée entre les dirigeants syndicaux et les directeurs d’école. 

Comment en est-on arrivé à cette catastrophe ? Les exemples sont hélas nombreux depuis la signature du protocole en mai 2006. 

En apposant sa signature, le SE-Unsa a mis fin à 7 années de grève administrative pour un résultat plutôt maigre et jugé très insuffisant par les directeurs d’école. Certes, une mesure (la plus importante) a apporté une aide appréciée par les collègues des écoles à 4 classes. Un quart de décharge leur a été octroyé. Mais dans quelles conditions ! Et à quel prix ! Pas de moyens supplémentaires mais des étudiants IUFM sans formation autre que celle donnée sur le terrain par les directeurs eux-mêmes. Des étudiants IUFM en stage filé avec pour conséquences immédiates pour beaucoup de directeurs de ne pouvoir choisir leur jour de décharge, pour d’autres (ceux d’écoles à 5, 6, 7, 8 classes) une réduction de la décharge en temps annuel. Enfin, pour tous les enseignants, une réduction des stages de formation continue. Belle avancée ! 

Une autre mesure, la mise en place d’EVS sans formation, sans avenir pérenne, est un pis-aller. Certes, des milliers de directeurs ont fait acte de candidature et obtenu ce moyen. Cela montre à quel point le dénuement de leur fonction est immense pour en être réduit à accepter une aussi mauvaise solution ! 

Rappelons-nous la campagne du SNUipp qui n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer la précarité des EVS, appeler au boycott de l’embauche d’EVS et qui, quelques mois plus tard, se fait le plus ardent défenseur de ces emplois appelés à disparaître en juin 2007 et qui viennent d’obtenir un sursis d’un an… Quel revirement ! (cf notre article

Comment leur accorder notre confiance ? 

Lors de la signature du protocole, le SE-Unsa et le SNUipp ont « consulté l’ensemble de la profession »… Pseudo consultation sur leur site respectif, chacun pouvant donner son avis autant de fois qu’il le souhaitait… On en rit encore ! (cf notre article

Comment peut-on leur accorder notre confiance ? 

Le GDID a, quant à lui, confié à l’IFOP le soin d’organiser une consultation de l’ensemble des directeurs en septembre 2006. Une vraie consultation incontestée car incontestable avec les résultats que l’on sait : une participation jugée exceptionnelle par l’institut de sondage, des scores sans appel sur des sujets capitaux (93 % pour un statut) apportant un démenti cinglant aux syndicats qui affirmaient encore que « les directeurs ne veulent pas d’un statut »… Mais de cette consultation, silence radio sur les ondes syndicales. Un silence assourdissant qui en dit long sur le degré d’écoute des dirigeants syndicaux et leur prise en considération des problèmes exprimés par la base. 
Comment leur accorder notre confiance ? 

La grève administrative n’étant plus de mise, le SNUipp et le Sgen-CFDT ont inventé la notion de « blocage administratif » de l’enquête 19. Ils ont conjuré les directeurs de ne pas céder aux menaces de sanctions financières de l’administration. Jamais, le ministère n’oserait effectuer une retenue sur salaire pour « absence de service fait », ont-ils répété… On connaît la suite. 
Comment leur accorder notre confiance ? 

Au cours de cette année scolaire, le ministère a mis en place des groupes de travail notamment sur l’expérimentation des EPEP et l’étude d’un statut d’emploi. Il y a invité l’ensemble des organisations syndicales et même des « experts de terrain » dont des représentants du GDID ! Sacrilège ! Le SE-Unsa en a pris ombrage, considérant qu’au titre de seul signataire du protocole, il lui revenait de droit d’être l’interlocuteur privilégié du ministère pour assurer le suivi du protocole… 

De leur côté, le SNUipp et son acolyte (son satellite le Sgen-CFDT) décidaient de boycotter ces groupes de travail tant que les menaces de sanctions ne seraient pas levées. Geste noble, s’il en est, sauf que l’on apprenait que dans le même temps, le SNUipp était reçu au ministère, à sa demande, pour débattre du travail de ces groupes… (cf notre article

Peut-on leur faire confiance ? 

On n’oubliera pas non plus les nombreuses querelles intestines qui ont secoué le SNUipp et le SE-Unsa tout au long de cette année scolaire. Animosité de tous les instants qui met à mal la solidarité syndicale. (cf notre article

Dernier exemple en date, celui que nous envoie un fidèle lecteur de notre blog. Nous retranscrivons dans son intégralité le message qu’il a reçu via la boîte mail de l’IA 59 et qu’il nous a fait parvenir :
 

«Travailler plus (près du prince) pour gagner plus : du Sarko avant la lettre ! 
Lors de la CAPD du 29 mai a été abordé le passage à la hors classe.  
Ces "promos" ont concerné 0,012 % des collègues qui pouvaient y prétendre. Cette injustice salariale n'était pas suffisante : l'Inspecteur d'Académie a décidé que 2 collègues placés respectivement à la 760ème et à la 2480ème place méritaient de remonter à la 90ème et à la 91ème place (les 2 dernières permettant l'accès à la hors classe) !! Cette décision "légale" mais unique dans les annales de la CAPD a évidemment été dénoncée par les organisations syndicales siégeant. Toutes ? Que nenni ! Pas pour le SE-UNSA ! Le SNUipp-FSU a demandé un vote à bulletins secrets : les représentants du SE-UNSA ont refusé de participer au vote. L'IA avait bien précisé, par 3 fois, au cas où certains IEN n'auraient pas compris le message, que l'Administration voterait d'un seul homme : si le SE-UNSA avait participé au vote à bulletins secrets, certains IEN qui sont favorables au respect du barème auraient pu voter selon leur conscience. 

Le fait, pour un IEN, de voter publiquement contre son IA est considéré comme une faute professionnelle et passible du Conseil de Discipline. Voilà pourquoi le SE-UNSA a joué ce vilain jeu : l'Inspecteur d'Académie peut lui dire merci ! 

Pour le SNUipp-FSU Nord 
Les représentants du personnel »

 

La réponse du SE-Unsa n’a pas tardé :

« Le SE/UNSA a très vite dénoncé l’inéquité qui existe dans l’accès à la hors-classe selon que l’on travaille dans le premier ou dans le second degré : en effet, le ratio des collègues certifiés promus approche 5% des promouvables quand celui des PE n’est que d’à peine plus de 1,2% (et non 0,012% comme une autre organisation syndicale a pu l’écrire). Nous avons proposé que les moyens économisés sur les intégrations dans le corps des PE soient utilisés pour améliorer le contingent hors-classe des PE.

A la réception des documents préparatoires à la CAPD, nous rendant compte que deux collègues étaient promus hors barème, nous avions manifesté à l’Inspecteur d’Académie notre désaccord. Lors de la CAPD, l’IA nous a informés que, bien que conscient de l’opposition des organisations syndicales aux promotions hors barème, il maintiendrait sa décision comme il en a le droit. 

Prévoyant que nous pouvions en venir au vote, il s’était assuré, comme pour chaque CAPD importante, de la présence de toute la représentation de l’Administration. Bien naïf celui qui peut croire que les représentants de l’Administration ne vont pas suivre leur IA dans ses décisions. 

Contraint au vote, l’IA a imposé deux choses :
-d’abord que ce vote se fasse à bulletin secret (contrairement à ce que certains ont pu écrire, le compte rendu de CAPD en attestera) et non à main levée,
-que la CAPD valide ou non la liste dans son ensemble.

Immédiatement, les représentants du SE-UNSA ont déclaré qu’ils ne prendraient pas part au vote.
Pourquoi ? L’IA nous proposait d’accepter ou de refuser toute la liste.

D’autres que nous auraient dû prendre le temps de la réflexion.
ØSi nous avions participé au vote et accepté la liste, nous aurions accepté le fait du prince comme d’autres ont pu le faire il y a quelques semaines en n’émettant aucune opposition à ce que l’IA nomme en CAPD Mouvement une collègue sur un poste qu’elle n’avait même pas demandé.
ØSi nous avions participé au vote et refusé la liste, nous aurions remis entre les seules mains de l’IA la possibilité de constituer la liste hors-classe comme il l’entendait ». 

Le Sgen-CFDT y est allé de son petit couplet :

 

 

"Pour la première fois dans le département, M. L'Inspecteur d'Académie a souhaité faire accéder à la hors-classe 2 collègues n'ayant pas le barème (gains respectifs :  210 et ... 2400 places !). Bien qu'il soit dans son droit, nous avons protesté contre le principe de déroger à la règle sachant que les deux bénéficiaires étaient évidemment pris sur le contingent "normal" de 91.
Malheureusement SEULES 2 ORGANISATIONS sur 3 (le Sgen-CFDT et le Snuipp-FSU) ont protesté et voté contre cette injustice ! ..." 
  

 
 

Comme on peut le voir, on ne se fait pas de cadeaux entre syndicats ! On n’hésite pas à « balancer » et à régler ses comptes...! 
Méritent-ils notre confiance ? 
 
  
Ce catalogue loin d’être exhaustif nous permet de comprendre les raisons qui ont peu à peu vidé ces organisations syndicales de leurs militants, adhérents ou sympathisants… 

Pour regagner notre confiance, il leur reste beaucoup à faire ! Certes, tout n’est pas perdu. Mais il faudrait commencer par changer les équipes responsables de ce gâchis. On est loin du compte…
   

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 12/06/2007 22:45

Comprenons-nous bien: j'entends par " foi du charbonnier" , la capacité que certaines personnes ont ,de défendre l'indéfendable avec conviction.
Exemple: au mois de mars, tu manifeste contre des emplois précaires ( CPE), au mois de juin , tu applaudis le recrutement des EVS ( c'est un exemple).
Les collègues syndiqués auraient manifestement dû intervenir lors de cette réunion. Il ne l'ont pas fait et ont eu tort. Il n'y a pas mort d'homme. Cependant à vouloir défendre cette erreur avec des arguments plus que factieux, ça devient la " foi du charbonnier" qui croit en dieu parcequ'on lui a dit de croire et sans se questionner.
Rien à voir avec la demande de statut qui peut certes sembler répétitive à qui ne veut pas l'entendre,  mais qui représente une demande forte de gens qui sont concernés par ce problème. Ceux-là débattent, défendent leurs idées contre les puissants syndicats qui disposent de moyens de communication et de relais de terrain bien supérieurs, tout en marquant des points en terme d'adhésion et de sympathisants.
Le charbonnier pourrait alors s'interroger, et même poser des questions s'il n'a pas tout compris...

Yvan 11/06/2007 22:09

Excuse-moi, Merlin... mais répéter à longueur de forum sur le GDID "on veut un statut ! on veut un statut ! on veut un statut !", tu ne crois pas que c'est aussi ce qu'on appelle la foi du charbonnier ? Hors le statut, le monde n'existe plus , Merlin ?

merlin 11/06/2007 18:19

C'est ce qu'on appelle la foi du charbonnier: si les représentants syndicaux se taisent c'est forcément pour notre bien , certes mais ne dit-on pas aussi: qui ne dit mot, consent?

Yvan 10/06/2007 23:10

Merci de ton compte rendu. Je salue ton courage. Tu vois je ne suis pas spécifiquement contre tout ce peut faire un membre du GDID.
Simplement, je te demanderais de n'être pas injuste avec les syndiqués. Probablement se trouvait-il des syndiqués du SNUipp et du SE-Unsa dans ta réunion avec l'IEN. Ils ont probablement jugé inopportun de faire apparaître leurs divergences devant un représentant de l'administration (l'IEN). En cela, ils ont eu raison. C'est toujours détestable et souvent contre-productif. Je suppose qu'ils ne baissent pas les bras pour autant. Ils agissent certainement dans des entrevues qui s'avèrent souvent plus fructueuses car personne ne se sent mis en difficulté devant une assemblée prompte à juger. Sur un plan psychologique, c'est mieux, tu en conviendras. Le jour où ils obtiendront des résultats ou des concessions, ils le diront et tu apprécieras leur démarche. Je comprends ta déception. Elle est normale car les négociations se déroulent dans la confidentialité. Fais-leur confiance, ils agissent comme des pros, rôdés qu'ils sont aux interventions délicates.

george 09/06/2007 14:32

Merci Che pour ton témoignage tout frais !Juste une remarque :"on en saura plus peut être après le 22"...Ça correspond à peu près au délai de 10 jours (pardon ! 9 aujourd'hui !) accordé par des collègues au Congrès du SNUIpp pour enfin répondre aux questions que nous posons de manière...impatiente !

merlin 09/06/2007 14:16

 
     Même constat .

Robert 09/06/2007 14:01

Merci , Che ,
J'ai vécu la même expérience , ouvrir ma gueule en réunion IEN/Directeurs , et les représentatnts de syndicats présents la fermer !
Nous ne sommes  pas les seuls à avoir vécu cela , je pense , mais quelle déception !
Pire pendant la grève administrative des responsables syndicaux qui transmettaient leurs effectifs aux IEN alors que dans le même temps ils appellaient aux blocages d'informations, et je suis sûr de ne pas avoir été le seul à vivre cela !
B2i arrive , chez nous , je vous raconterai , la réaction syndicale ou intersyndicale ou nullissime !
J'en sais quelque chose , je fus le seul à contester Base Elève lors de la première réunion , toujours en réunion IEN/Dirlos, mais où étaient les collègues syndiqués ? Ou responsables syndicaux ?
 
 

patrick louet 09/06/2007 09:30

Je t'avais promis, Yvan, de te faire le rapport de la réunion de dirlos de vendredi avec notre IEN et des prises de positions des directeurs syndiqués (certainement nombreux dans l'assistance comme tu me l'as expliqué) de mon coin sur les "dossiers chauds"..
1H45 de réunion 'invitation" avec feuille d'émargement à signer.(45 dirlos) Nous avons été 2 à refuser de signer (on n'émarge pas une feuille de présence à une réunion où on vient en tant qu'invité) dont:
1H 15 de monomogue sur les futures conférences pédagogiques, le socle de compétences et le livret de compétences sur lequel il faut réfléchir mais qu'on a pas encore. Silence religieux
15 minutes sur le B2I, la nouvelle attestation "premiers secours" et bases élèves qui sera étendue à 40 écoles du coin (2jours de stages pour les dirlos concernés).. Une question de ma part sur le sujet et les problèmes posés (ethique, mairies non volontaires, temps passé par le dirlo, disparaition ou non du cahier matricule.. Réponse.. "pas de commentaires à faire, c'est une obligation"... Côté collègues.. silence religieux
5 minutes de réponses à des questions diverses.. fiche dialogue etc..
et enfin, possibilité de poser des question (5 minutes)
EVS pour l'an prochain.. réponse.. "il y a deux semaines, le maintien semblait probable.. depuis deux jours, c'est moins sûr, on en saura plus peut être après le 22" ... Honnêteté et précision de l'IEN.. Silence complet des dirlos..
Stage PE2 filé que j'arrive enfin à placer, car cela ne semblait pas être un sujet prévu au programme..  Petite passe d'arme rapide.. le directeur formateur, les obligations liées à la formation (emploi du temps) etc.. L'IEN confirme clairement et très aimablement.   Je conteste les arguments et précise les problèmes.... La salle se tait..  J'insiste un peu, attendant le relai d'autres dirlos en stages filés de la salle (il y en a) et surtout de ceux qui sont syndiqués ("ils sont certainement nombreux selon ce que m'a dit, Yvan" pensais-je...)
Le silence devient assourdissant...
L'IEN clos la petite passe d'arme très simplement... "Vous n'êtes pas d'accord?? Vous en avez le droit. Notifiez le et on vous enlèvera le stage filé pour le positionner sur une autre école"
J'attends un remarque d'un collègue d'un syndicat rugissant que déshabiller Paul pour donner à Jacques quant Jacques crie trop fort n'est pas normal.. Grand silence..
Mais ou étaient tes copains, Yvan?  Sur le fond.. pour moi la réunion a été rentable.. Si je demande, on m'enlève le stage pour le refiler à un moins râleur.. Dis moi? Dois je le faire en jouant le "chacun sa M...", ou dois continuer à dénoncer ce stage filé, atteinte à la reconnaissance du travail de dirlo,(mais aussi d'adjoint d'ailleurs), ce qui est je crois" l'esprit syndical.".
mais alors.. pourquoi est ce moi qui m'y colle .. je ne suis pas syndiqué et tu me taxes d'anti syndicalisme..
Pour clore cette petite histoire, le représentant SNUI, qui n'est pas de ma circo, a fait son boulot.. Courrier à l'IA et demande d'entretien.. avec des dirlos concernés.. J'irai  car vois tu Yvan.. Je respecte les syndicats quand ils se battent et je suis prêt à toutes les synergies
Salut et cordialement
CHE

thierry fabre 08/06/2007 00:02

Toujours aussi hargneux, Yvan... Tu veux parler chiffres ?
Très bien, il suffit pour cela de se fournir aux meilleures sources, les données chiffrées du Ministère et du SNUipp...
- En 2005, le taux de participation a continué de chuter, passant à 60, 80 %, alors qu'il était de 70,86 % en 1999. En 6 ans, 10 % de collègues en moins à participer au vote... Ca devrait poser question !
- D'après le SNUipp, ce syndicat compterait environ 56 000 membres. Or, il ne recueille que 89 823 voix aux dernières élections. Il y a un truc de bizarre... Comment admettre qu'au delà de ses seuls adhérents, le premier syndicat enseignant n'arrive à attirer les suffrages que de moins de 34 000 collègues ? Comment sérieusement croire que le principal syndicat du premier degré n'arrive, au delà de ses seuls militants, qu'à obtenir moins de 10 % des votes ? En arithmétique électorale, il y a comme un truc qui cloche.... Sauf à croire que le nombre d'adhérents est sérieusement gonflé...
- 45 % des voix, c'est bel et bon. Mais il faut pousser le bouchon un peu plus loin, mon bon Yvan. Par exemple en constatant qu'avec ses 89 823 voix, le SNUipp regroupe bien moins de collègues que ceux qui ont cru bon de s'abstenir ( 143 000 , excusez du peu...)
- Enfin, on peut pousser les chiffres au bout de la logique: avancer les 45 % de voix est un peu juste. Il faudrait aussi voir ce que cela représente réellement. Or, il y avait en 2005, aux dernières élections, 343 719 inscrits. Le nombre de voix obtenus par le SNUipp représente donc 26,13 % des inscrits, soit un collègue sur quatre. On peut aussi, à contrario, en déduire que 3 instits sur 4 n'ont pas voté pour le SNUipp.
26 % des inscrits, 45 % des votants, peu importe. Cela place de toute façon le SNUipp en première place et lui confie une importante responsabilité dans la défense des collègues. Deux éléments incontestables.
Il est donc tout à fait normal que nous attendions plus et mieux du SNUipp, que nous regrettions d'autant plus son autisme à l'égard des pov' dirlos que nous sommes et que nous ne rechignions pas, de temps à autre, à émettre quelques menues critiques devant son inaction flagrante, sa volonté de nous nier et son refus du dialogue. Tout comme il serait normal que ses militants, au lieu de chercher désespérement des boucs émissaires à leurs échecs , se préoccupent un peu de chercher ce qui cloche chez eux, au lieu de venir nous pontifier, chiffres bidons à l'appui.
Comme quoi, somme toute, on est achti utiles, Yvan. Ca te permet d'éviter de réfléchir...
Thierry Fabre

patrick louet 07/06/2007 23:17

Mais non Yvan, je ne mens en rien.. 'il y a bien un dirlo syndiqué dans ma circo" n'est pas une affirmation mais une question.
Il y en a 10/20/40 ?? .. OK, tant mieux, j'en sais rien, je te crois.. J'en suis heureux.. je ne serais donc pas tout seul à m'élever contre ce stage filé demain et nous serons 10/20/30 à refuser cette tâche de formation qui ne nous échoit pas, face à l'IEN
Super.. Tu me rassures.. Je te raconterais demain soir..
CHE

Yvan 07/06/2007 22:36

CHE surpris en flagrant délit de mensonge ! Pour être gentil, on va ajouter "par ignorance"...
Je te cite :
"Il y a bien, sur 50 ou 60 dirlos dans ma circo,  au moins un mec syndiqué.. quand même.."
Comment peux-tu dire une chose pareille ? Le SNUipp, rien que lui, syndique un peu plus de 15 % des directeurs... Tu y ajoutes ceux syndiqués au SE-Unsa, au SNE, au Sgen et à FO... On est forcément loin de ce que tu affirmes.
Dis-moi, tu le fais exprès pour tromper les lecteurs de ce site ou simplement par ignorance ? Dans ce dernier cas, quand on ne sait pas, on ne dit rien, CHE. On évite ainsi le ridicule.

patrick Louet 07/06/2007 22:25

Un peu de fatigue en te lisant..  Yvan..
Je commence à en avoir ma claque de me défendre contre ceux qui ne sont pas mes "ennemis", les syndicats, en perdant de l'énergie et du temps pôur lutter contre ceux qui le sont vraiment,.. Ceux qui sont en train de bousiller l'école à laquelle je crois.
Je ne sais pas sais pas de quel syndicat tu es ou qui tu défends. Tu veux nous aider? Tu fais partie des représentatifs? Demain j'ai réunion avec les dirlos et l'IEN de mon  coin. Il parait que je suis retenu pour le stage filé en décharge avec une école de 8 classes et je ne suis pas d'accord..
C'est en désaccord avec le protocole signé par les uns.. ce n'est pas rès en phase avec le CMD décisionnaire des autres, c'est totalement abberant pour mon avis personnel quant à la reconnaissance de mon boulot de directeur.. Et je n'entends pas les voix syndicales qui s'élèvent..
téléphone à tes potes des syndicats pour me soutenir demain.. Il y a bien ,sur 50 ou 60 dirlos dans ma circo,  au moins un mec syndiqué.. quand même.. je suis dans le 71.. Je verrai demain qui monte au créneau et qui s'écrase lamentablement, et je verrai qui affaiblit qui.
Je suis assez simplet comme garçon.. Il y a une ligne avec deux côtés.. Le côté de ceux qui défendent la cause des dirlos  (et je crois des instits car cela va ensemble) et l'autre.. On est d'un côté ou de l'autre. De quel côté es tu?
cordialement CHE

merlin 07/06/2007 18:34

Très juste Robert et on peut même s'étonner de la célérité dont l'Administration a fait preuve en tannant les dirlos afin d'assurer la plus large participation possible. Ils ne   sont pourtant pas officiellement du même côté de la barrière?
   Enfin quand il s'agit de défendre la démocratie, on ne peut qu'être d'accord................................

Robert 07/06/2007 18:27

A Sébastien,
Pourquoi la majorité des syndicats sauf un , si je ne fais point d'erreur , ne veulent absolument pas de vote par correspondance ?
Pourquoi des organisations de vote différentes par Académies ?
Pourquoi un vote et un dépouillement différé ?
Aucune élection ne se pratique de la sorte en véritable démocratie.On vote et dépouille à la suite, et un résultat immédiat .
La crainte de ne pas atteindre le quorum a été tellement forte en 2005, que les syndicats n'ont cessé d'appeler au vote , et les IA aussi ont fait pression à leur manière en relançant les écoles centre de vote pour établir rapidement un quorum validant par informatique. Les élections coûtent en temps et organisation.
Je serai curieux de voir en 2008 , le quorum non-atteint et peut-être un début de réflexion syndicale sur la cause.

georges 07/06/2007 15:03

@ École Jacquard-Tourcoing.Mouais ! Curieuse la référence..."historique" ! A-t-elle valeur d'argument ? Si oui, argument bien pauvre, plus proche du discrédit que de la réflexion ! Et là, effectivement, ce n'est pas un progrès !Si non, avec un peu de Lumière, la Raison y ferait quelques progrès !Merci École Jacquard-Tourcoing de nous éclairer...

Ecole Jacquard - Tourcoing 07/06/2007 13:14

merci du conseil...Sortez les sortants !... comme disait Poujade en son temps... admirons les progrès du progrès !

georges 07/06/2007 13:10

"Pourquoi ne pas demander à un collègue en charge de classe et désigné par l'IEN de s'occuper de tout ça?"...et placer la demi-journée de vote hors-temps scolaire (un samedi matin par exemple) ce qui permettrait effectivement de voir des collègues se précipiter nombreux pour assumer une telle responsabilité et apprécier à sa juste valeur la vie du CDMD...Allez ! je plaisante ! c'était juste pour faire un peu d'humour et montrer que, parfois, on se marre !

merlin 07/06/2007 12:44

Robert: je pense que les dirigeants syndicaux se sont posés des questions et ils y ont répondu: voir leur demande peu de temps après les résultats , d'étendre aux écoles de moinsde 8 classes la tenue d'un bureau de vote par le directeur de l'école, lequel doit renvoyer les résultats dans la journée...
 Première mesure donc, pour éviter l'hémorragie des voix; un seul oubli, il n'y a aucune demande de moyens supplémentaires pour permettre au dirlo d'officier dans de bonnes conditions (demande des urnes et isoloir ,   installation du bureau, affichage, tenue du bureau, comptage et envoi des résultats...
 Comme quoi il n'y a pas que l'Administration qui nous considère comme ses larbins. Pourquoi ne pas demander à un collègue en charge de classe et désigné par l'IEN de s'occuper de tout ça? on serait dans la logique du CDMD!

Pierre Lombard 07/06/2007 10:08

Déroutant de lire la justification de la com. de Sarkozy... Et de ses méthodes:
-pour qui se prend-on pour critiquer...

Et, en même temps, on ne peut que constater, avec tristesse, l'écart entre les motivations de chacun:
Sébastien tu ne te raccroches qu'aux attributs du pouvoir, alors que le GDiD s'ancre dans le réel.
>le % que tu donnes, de façon brute, légitime la représenttivité des syndicats.
Qui la remet en cause?

Mais, alors qu'on nous le présente comme une grande victoire (encore une!) et une affirmation de la justesse de ses positons, qui ne sont, de fait, pas critiquables puisque soutenues électoralement, ce taux inquète en haut lieu, car il est reconnu comme extrèmement faible!
>un positionnement pour les institutionnels, pour alimenter leurs discussions dans leur bulle.
>un discours "matamore" pour ceux d'en bas...

>Sébastien, tu te fourvoies dans une mauvaise com., alors qu'il y aurait tant de choses à faire ensemble...
Et les critiques, la capacité de se remettre en cause, sont des signes de bonne santé démocratique.
C'est le fait de rester sourd qui est inquiétant.

Sébastien 07/06/2007 09:19

Robert
Quand on dit que Sarkozy a été élu avec 53,06 %, c'est par rapport aux suffrages estimés.
Idem pour les résultats des élections professionnelles.
Et le fait que les centres de vote soient ou non dans les écoles, ça ne change rien aux résultats, mon cher Robert.

Robert 07/06/2007 08:10

A Sébastien,
Je ne comprends pas exactement ce que tu signifies par " des organisations qui recueillent jusqu'à 45 % de voix aux élections professionnelles ? " .
Ce que je sais , ce sont ce que les résultats 2005 nous apprennent :

Au niveau national, 343653 instits et profs d’école étaient concernés par ces élections. 10 organisations se présentaient aux suffrages. Le taux de participation s’est élevé à 60,80%. Il est en baisse notable de 6,34% par rapport à 2002 (208 938 votants pour 226 563 en 2002). On note 9116 bulletins blancs ou nuls (2,65).
 A noter la participation qui a fortement baissé, le pourcentage de nuls et blancs . L'obligation pour les 8 classes et plus d'être des Centres de vote.On pourrait à juste titre se poser la question suivante : Et sans les écoles Centre de vote ?Que seraient les résultats des élections pros si elles se déroulaient de manière uniforme pour toutes les écoles, par correspondance ou par informatique, et strictement individuellement  , sans obligation d'organisation par les directeurs.
Si tu ne te poses pas de questions Sébastien, les responsables syndicaux se les ont posées après les résultats 2005. Mais se sont-ils posées les bonnes ?

Ouaibmaster du dirlo.org 07/06/2007 06:46

Bonjour à tous,
Pour ceux qui seraient intéressés par les statistiques du site de "l'officine".
http://www.dirlo.org/images/perso/statistique.gif
On peut les consulter en permanence sur le site.
Bien cordialement.

georges 07/06/2007 06:22

Bonjour Sébastien !Autant d'exclamations, autant de colère exprimée : chacun sait que celle-ci est mauvaise conseillière !Emporté comme souvent par ton mépris ("peite troupe") peu aimable à l'égard de directeurs d'École qui sont peut-être tes "collègues" (au fait, qu'es-tu réellement ?) tu te laisses aller à tes propos excessifs.- faire trembler des organisations ? Merlin l'a indiqué, cela n'a jamais été l'objet d'une modeste association ; problème à tes yeux : comme la petite bête, celle-ci monte, monte, monte...Son audience s'accroît, son forum est un lieu de conseils, de débats, de réflexion (et d'humour aussi!) dont nous attendons l'équivalent ailleurs. Ce forum est lu non seulement par ses adhérents mais (certainement toi-même!) par les membres des organisations dont tu parles : et il y a lieu de s'en féliciter !- es-tu sûr de tes "45% de voix aux élections professionnelles" ? au passage, peux-tu m'indiquer qui organise ces élections et en assume la responsabilité ?- avant de prêter à "l'officine marseillaise" (excuse-moi, j'aime beaucoup cette expression ; "officine" pour moi évoque toujours la pharmacie, ce qui en l'occurrence est assez flatteur !) des ambitions qu'elle n'a pas, accorde-lui d'abord le droit d'exister, la capacité de contredire, d'être un lieu de réflexion, de propositions.Cela porte depuis longtemps un beau nom : la démocratie.Bien cordialement.

merlin 06/06/2007 23:45

Sébastien : nous n'imaginons rien, nous ne voulons faire trembler personne, on va peut-être éviter l'eau froide ( attendons des températures plus clémentes) mais nous pouvons encore débattre avec ceux qui le souhaitent d'un sujet qui touchent un certain nombre d'enseignants à savoir : la reconnaissance du métier de directeur d'école.
(encore merci à DEL de nous accueillir sur ce forum)

Sébastien 06/06/2007 23:35

@ Michel, @ Georges, @ Merlin et compagnie...
Pour qui vous prenez-vous ? Vous n'imaginez pas que votre petite troupe va faire trembler des organisations qui recueillent jusqu'à 45 % de voix aux élections professionnelles ? Vous rêvez les amis...
Réveillez-vous ! Frottez-vous les yeux ! Passez-vous la tête sous l'eau froide ! Réfléchissez un peu ! C'est grotesque !

merlin 06/06/2007 23:30

   Michel,
Tu peux , en tapant " GDID" aller sur le forum et exposer ton opinion.
  Ce site à la particularité de permettre à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice ou de critiquer les opinions  " majoritaires" émises sur le forum. Nombreux sont ceux qui souhaiteraient débattre avec la même liberté sur les sites syndicaux mais ce n'est apparemment toujours pas possible ( sauf pour le SNE je crois).
     Ils n'ont peut-être pas de gens compétents en la matière.... ( je parle d'informatique bien entendu!)

Michel Daumont 06/06/2007 23:23

Merlin, Georges,
Je pense comme vous que les diviseurs ne sont pas là où on les désigne parfois. "Ils" savent faire tout seuls, comme des grands...
Je pense que nous ne devons plus faire preuve de complaisance à l'égard de ces syndicats. Nous devons nous fixer comme objectif de les faire évoluer et si ce n'est pas possible, de contribuer à obtenir leur remplacement.
On ne peut plus continuer indéfiniment avec ces équipes qui ont montré leurs limites. Nous ne devons plus craindre de leur dire ce que nous en pensons. Ne pourriez-vous passer ce mot aux membres du GDID ?

george 06/06/2007 21:49

Bien vrai, Merlin ! En règle générale, c'est une certaine association, (une officine marseillaise ainsi que l'indiquait un collègue ici-même) qui est accusée de semer la division dans la belle unité de "nos représentants" !Affligeant ! désolant ! dévastateur surtout : car tandis que, pour des raisons idéologiques, stratégiques, des questions de zones d'influence, les syndicats se livrent une guerre non plus larvée mais à visage découvert, la situation des directeurs d'École "au mieux" ne change pas, au pire se détériore ainsi que le montrent les dernières informations en provenance des Stages Filés, des EVS. ( voir sur un autre sujet les commentaires de Che).Si l'on pouvait formuler quelques voeux :- changer les équipes ;- écoute de la base ;- rencontre avec des collègues ;- tenir compte des remontées, des réflexions qui se font "ailleurs" ;- ouverture d'un véritable dialogue avec les acteurs concernés : les directeurs eux-mêmes ;...des voeux qui, inscrits dans la réalité, seraient le signe d'une véritable ouverture, une véritable "révolution" dans les pratiques et les idées.un denier voeu : que tout ceci ne soit pas des voeux...pieux !

merlin 06/06/2007 19:49

 
 et ce sont les mêmes qui demandent de faire taire les critiques au nom de l'unité parceque la division c'est pas bien etc...
 "Faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais!" ........................

Jeanine 06/06/2007 19:27

A la question posée, je réponds sans hésiter NON NON et NON !!!