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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 13:58

La signature du protocole en mai 2006 a eu pour corollaire d'accorder 1/4 de décharge aux directeurs de 4 classes. Pour ne pas avoir à créer de postes budgétaires, le ministère a usé d'un stratagème : l'utilisation de PE2 en stage filé

De nombreux inconvénients ont été dénoncés tant par les syndicats non signataires que par les directeurs eux-mêmes : décharges au rabais, suivi des PE2, formation insuffisante, diminution des stages de formation continue, travail supplémentaire pour les directeurs...

L'Inspection Générale de l'Education nationale vient de publier un rapport dans lequel elle analyse les difficultés rencontrées sur le terrain et soumet au ministère quelques propositions pour améliorer la formation des PE2.

 

Formation des enseignants : l’inspection générale est-elle le corps du Ministère le plus à l’écoute du réel ? Dans un rapport récemment publié, elle réclame que les maîtres et les établissements qui accueillent des stagiaires deviennent un vrai pôle-ressource pour la formation des stagiaires, avec les moyens financiers et statutaires clairement définis dans une convention. Un rêve ? 

Premier constat : le choix des classes d’accueil des PE2 a davantage répondu à un impératif administratif (décharger les directeurs à 4 classes, compléter un service à 80%...) qu’à une logique de formation (mettre le PE2 en stage dans la classe de quelqu’un susceptible de l’accueillir et de l’aider). A tel point que l’inspection générale recommande d’éviter de mettre les PE2 dans une classe où il complète le service d’un enseignant, ou d’écarter les classes « peu adaptées » ou « trop difficiles ». A terme, le rapport demande de construire un réseau d’enseignants accompagnateurs, dont les compétences devraient se rapprocher de celles de maîtres formateurs temporaires. 

Le rapport ose poser une question qui fâche : une école peut-elle être un lieu de formation ? Non, répondront sans ambages ceux qui craignent le retour à la « formation sur le tas » ou la diminution des heures de cours à l’IUFM. Oui, oseront ceux qui pensent qu’il est urgent de dépasser les stériles oppositions entre « théories » et « pratiques », mais bien de faire de ce va-et-vient entre terrain et IUFM la garantie d’être mieux en capacité de prendre en charge tous les aspects du métier : maîtrise des contenus et de la didactique, mais aussi gestion de la classe, prise en compte de l’hétérogénéité, relations dans l’école… Un des savoirs de l’enseignant chevronné, c’est par exemple de savoir s’économiser pour durer : ce n’est pas forcément une injure à l’innovation, mais la composante essentielle de tout métier. 

Si les PE2 apprécient le principe du stage filé, ils estiment que la charge de travail du stage filé correspond à 50% de leur temps de travail de la PE2. Cela pose donc avec acuité la nécessaire « articulation entre leurs questionnements pratiques et les réponses apportées lors des retours à l’IUFM », et pose la question du mémoire professionnel. Les formateurs des différentes catégories (IUFM, circonscriptions, maîtres-formateurs…) doivent donc apprendre à renforcer leur collaboration, à croiser leurs compétences pour un véritable travail suivi autour des compétences professionnelles, de la première année à l’IUFM à la deuxième année de titularisation, soit 4 années pour la mise en oeuvre du cahier des charges de la formation… 

Pour le 2nd degré, les stagiaires, qu’on essaie souvent de « protéger » des lieux les plus difficiles, se déclarent inquiets par rapport à leur affectation à venir. Les grandes disparités de niveau de classe (collège, lycée, types de classes) amènent l’Inspection Générale à demander aux rectorats de réfléchir « aux modalités qui permettraient aux stagiaires de se familiariser avec d’autres facettes de leur profession ». Concernant le suivi des PLC2, « tout repose sur le conseiller pédagogique » : certains sont jugés trop directifs, même si la plupart instaurent un rapport « de compagnonnage ». La présence du chef d’établissement est recommandée pour les réunions PLC-conseillers pédagogiques. 

Pour le début de l’année, le rapport demande en outre une préparation spécifique par l’IUFM, soit en réunissant les stagiaires avant la pré-rentrée ( ?), soit en reportant la prise en main des classes à la deuxième semaine de l’année (ou au moins au deuxième jour de l’année). 

Sur le plan de la gestion des moyens,  le rapport note que les dotations des académies « incluent les moyens des stagiaires », rendant fréquent une sous-dotation des académies lorsque le nombre de stagiaire finalement recruté ne correspond pas à la prévision. Dans le premier degré, les moyens en formation continue (remplacement des enseignants en stage par des PE stagiaires) diminue d’environ 50 000 journées-stagiaires. Le rapport demande donc à la DGESCO de rééquilibrer la dotation en poste des académies touchées par cette baisse, d’autant plus que la demande d’organiser 4 semaines de stage en T1 et 2 en T2 réduit encore le volume de remplacement disponible pour le reste de la formation continue des enseignants « ordinaires ». 

Le rapport insiste enfin sur la nécessité de réaliser dans le premier degré ce qui existe dans le second : une « reconnaissance explicite » des fonctions de tuteur, avec l’engagement financier correspondant et un vrai statut : « on ne peut plus se contenter, comme aujourd’hui, de quelques heures de rencontre annuelles d’information avec les corps d’inspection ou avec les formateurs de l’IUFM. Une véritable formation de formateurs doit être enfin mise en place à leur intention, qui recouvre en particulier les pratiques de formation des adultes et celles de leur évaluation ». On en rêve, d’autant plus que l’Inspection Générale demande de passer de véritables conventions avec les « établissements d’accueil » des stagiaires, indiquant les moyens horaires, indemnités de suivi… dont pourraient bénéficier l’établissement « afin de compenser les contraintes que constitue un accueil de qualité des stagiaires ».

Quelques "morceaux choisis" de ce rapport...

« Enseigner est un métier qui s’apprend. Faire cours et faire apprendre, conduire une classe et individualiser son enseignement, exiger des efforts et donner confiance, susciter l’intérêt, évaluer les aptitudes et percevoir les talents, aider à l’orientation. Tout cela nécessite une formation initiale et continue approfondie : rien ne doit être laissé aux aléas de la vocation pédagogique ou du hasard professionnel » (Extrait de l’annexe du cahier des charges de l’IUFM).
[...]
Le cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM confirme le schéma retenu par la circulaire : le stage en responsabilité des PE2 est désormais constitué d’un stage filé d’une durée de 30 jours, durant lequel le stagiaire a la responsabilité d’une classe à raison d’un jour par semaine et de deux stages groupés d’une durée de trois semaines chacun, au cours desquels le stagiaire prend en charge la classe tenue par un titulaire qui bénéficie pendant ce temps d’un stage de formation continue. Le stage filé et les deux stages groupés doivent permettre au PE2 d’exercer dans chacun des trois cycles de l’école primaire.
L’organisation du stage filé constitue la principale innovation. Elle modifie profondément l’organisation et le contenu de la formation initiale des professeurs des écoles. De ce fait, le stage filé a constitué le principal objet de l’étude conduite par les inspecteurs généraux. 
[...]
Le choix des classes du stage filé a davantage répondu à un impératif administratif (décharger de cours les directeurs des écoles à 4 classes) ou à une opportunité locale (complément de service des enseignants exerçant à 80 % ou, tout simplement, recherche de maîtres volontaires pour laisser leur classe à un stagiaire) qu’à une logique de formation. 
[...]
Le niveau de la classe du stage filé

 

Le nombre de classes maternelles mobilisées est important. Ce constat peut conduire à une certaine satisfaction au regard des impératifs de la formation mais il convient, cependant, d’exprimer des réserves sur le fait que ces classes sont souvent des petites, voire des très petites sections.

Ces niveaux ne sont pas les plus opportuns :
Les stagiaires prennent la classe sans formation préalable. Dans les classes de cycle 2 ou 3, ils peuvent, dans une certaine mesure, pallier leurs méconnaissances pédagogiques par la connaissance de quelques contenus d’enseignement. Dans les petites ou très petites sections, ils risquent, en revanche, au moins dans un premier temps, d’être complètement démunis face à l’exigence de gestes professionnels spécifiques qu’ils ne maîtrisent absolument pas. 

L’affectation en petite et très petite sections répond à la nécessité de décharger de cours le directeur de l’école maternelle qui, jusqu’à présent, choisissait souvent d’exercer dans ces classes afin de disposer d’un peu de temps l’après midi, pendant que les élèves font la sieste, pour effectuer leur travail de direction. Il n’y a pas lieu de les priver de la décharge à laquelle ils peuvent dorénavant prétendre mais il serait souhaitable de les inciter, lorsqu’ils sont remplacés par des PE2, à prendre une classe de grande section ou de moyenne section. 
[...]
Dans tous les cas, le problème de l’articulation et de la continuité entre le travail du stagiaire et celui du titulaire se pose. Il est cependant plus facile à résoudre lorsque le titulaire est présent dans l’école.

Il expose, a contrario, les PE2 aux plus grandes difficultés lorsqu’il doit travailler en complément de service d’un enseignant qui, ayant opté pour un temps partiel, n’est guère enclin, a priori, à investir un peu de son temps libre pour rencontrer le stagiaire.

Dès l’année 2007-2008, il paraît donc nécessaire, dans toute la mesure du possible, d’éviter cette formule
[...]

Au sein de l’école

Les PE2 ont été diversement accueillis. Des cas de franche hostilité (assez rares), d’indifférence, de surprise (directeurs non prévenus) sont signalés mais généralement les stagiaires ont été plutôt bien reçus. Quand ils remplacent un titulaire absent de l’école, ils sont davantage livrés à eux-mêmes tandis que, lorsque le titulaire est présent (directeur ou maître déchargé), les contacts se sont établis assez normalement.

L’attitude des directeurs oscille entre une position de principe, défendue par certaines organisations syndicales et consistant à refuser d’assumer une fonction de formateur non prévue par le décret fondant leurs missions, et une tendance naturelle à aider autant que faire se peut un jeune collègue. Certains directeurs, plus spécialement ceux sortis récemment de l’IUFM, puisent même dans leur décharge nouvellement attribuée un temps conséquent pour aider le PE2.

Il conviendra de chercher des éléments de réponse à la question suivante : comment une école sans formateur institutionnel peut-elle constituer, néanmoins, un lieu de formation ? 

Quelques perspectives se dessinent, que la constitution d’un réseau d’accueil devrait concrétiser :

- certaines portent sur le choix de l’école : dans un département de notre échantillon, dès la rentrée 2007, des PE2 seront affectés dans des écoles repérées comme plus propices à la formation (les titulaires y assurant actuellement les décharges de direction seront affectés dans des écoles sans profil particulier) ;

- d’autres concernent les directeurs, qui doivent être mieux informés de leur rôle et davantage associés aux formateurs, sur la base d’un modèle s’apparentant à celui du « compagnon d’apprentissage ». En tout état de cause, la fonction de « directeur accueillant » mérite d’être précisée. 

Les directeurs d’école seront mieux informés et mieux associés au processus de formation. Ils devront veiller à ce que, au sein de l’école, un enseignant assure l’accueil et l’accompagnement du stagiaire. 

Le premier chantier à mener, cela a été souligné déjà dans ce rapport, concerne la constitution dans chaque académie d’un vrai réseau d’écoles et d’établissements d’accueil des stagiaires.
[...]

La part des très petites et petites sections d’école maternelle doit être réduite pour les PE2...
[
...]

C’est en effet sur les directeurs, principaux et proviseurs, que reposent sans doute une part de l’évaluation du stagiaire. Les directeurs et chefs d’établissement, s’ils sont des partenaires actifs de la formation, doivent être considérés comme tels et faire l’objet d’un soutien à ce titre de la part des corps d’inspection et des IUFM. 
[...]

L’arrêté du 19 décembre 2006 rappelle que « la formation commence à la date de rentrée des professeurs » pour que les stagiaires « puissent participer aux activités de prérentrée » ; de manière originale, la circulaire d’application du 22 février 2007 est en retrait par rapport à cette disposition : le stagiaire « prend part si possible, aux travaux de prérentrée ». 
[...]

Préconisations communes au premier et au second degrés.

Elaborer au plus tôt un cahier des charges du « maître de stage » et de l’école ou de l’établissement d’accueil en stage, comprenant les capacités et actions attendus des maîtres de stage, des directeurs d’école et chefs d’établissement, leur accompagnement, leur formation et la reconnaissance de leur rôle par l’institution, les conditions d’organisation des stages".


Le rapport de l’Inspection générale

http://media.education.gouv.fr/file/26/7/5267.pdf

 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 04/06/2007 23:29

Gilles: excuse-moi mais à vouloir défendre l'indéfendable on finit par passer pour un bouffon à grelots. Il est plus sincère de dire que le SE a depuis longtemps décidé de brader une grève administrative dont il ne savait que faire et qu'il fallait évacuer par n'importe quel moyen (mais discrètement ) le problème des dirlos .
    C'est sincère, c'est juste et chacun se fait son opinion.

Kléber 04/06/2007 22:50

De Thierry Fabbre :
"ces responsables nationaux du SE, bien moins obtus, admettaient que, même en l'état, ce protocole ne s'appliquait pas de manière satisfaisante".
Un doux euphémisme... quand on sait ce qu'on sait...

Gilles 04/06/2007 22:45

De saines lectures, des rencontres intéressantes et fructueuses... Très bien. Continue et tu vas pouvoir prendre ta carte au SE-Unsa... Je plaisante, bien sûr, mais pourquoi pas ?

Patrick LOUET 04/06/2007 19:22

Mais Gilles.. L'IEN n'outrepasse pas ses droits.. Loin s'en faut.. Tu as mal lu ou compris les textes.. Un stage PE est un stage de formation supérieure.. et il répond à des cadres que notre IEN, en accord avec l'IUFM et sous couvert de l'IA met en musique.
Ils appliquent ce qu'ils doivent appliquer et que la signature du protocole a avalisé. Non seulement ils ont le droit.. mais, à leur place.. ils ont raison de le faire.
Ne rejetons pas sur eux l'erreur commise. ils n'ont rien caché. Ils suffisaient de faire le rapprochement entre stage IUFM et décharge
Te rappelles tu à ce propos qu'un PE2 n'est pas PE dans une circo. A la fin de son stage validé.. la liste des PE2 sortant est communiquée à l'IA qui "l'engage". Ce petit détail est intéressant.. Un PE2 est un étudiant en formation pro payée par son futur employeur, pas un employé de cet employeur.. Son stage filé n'a rien avoir avec un remplacement de brigade.
Le protocole signait ce nouveau mode de fonctionnement dont tu découvriras toutes les facettes peu à peu. Peut être d'ailleurs est ce la modernisation de l'école qui est en cours.. je préférerais que tu me dises cela.
Pour ce qui est du doigt sur la couture du pantalon.. ne sois pas inquiet pour moi.. Mais puisque tu as des idées.. fais m'en passer quelques unes.. je suis preneur.. Tu as les points cruciaux ci dessus.. Donne moi les angles institutionnels de répondre.. Tu vas rire.. Ils sont néants car l'IA ne fait qu'appliquer le protocole lié aux nécessités induites par ce protocole.
Cordialement CHE

thierry fabre 04/06/2007 19:01

Je te remercie, mon bon Gilles de me conseiller de bonnes et saines lectures. Lectures que je connais d'autant mieux qu'elles ont été le support de l'entrevue que le SE-UNSA a accordé au GDID en Décembre 2006. Nous y avons rencontré Luc Bérille, Dominique Thoby et Stéphanie Valmaggia.
Différence entre eux et toi, ces responsables nationaux du SE, bien moins obtus, admettaient que, même en l'état, ce protocole ne s'appliquait pas de manière satisfaisante. Les exemples que nous avancions étaient pourtant qualifiés de "dysfonctionnements mineurs" que le Comité de Suivi du protocole corrigerait dans le temps.
Le temps a passé, et nous constatons aujourd'hui l'inanité de ce protocole. A le reprendre point par point:
Les EVS ? Aucune avancée sur le fond de la précarité de ces contrats, aucune avancée sur la formation qualifiante de ces personnels, jetables à merci. Nous sommes en Juin, et, dans quelques jours, leurs contrats se finiront sans qu'aucune assurance d'une reconduction de leurs contrats leur soit donné clairement.
Les EVS et la direction ? Contrairement aux beaux discours, bon nombre d'IA commencent à mettre en place des "référents EVS", des "chartes", toutes mesures qui nous feront payer très cher en boulot supplémentaire l'aide apportée par ces EVS.
Les décharges 4 classes ? Elles se révèlent de plus en plus pour ce qu'elles sont: de simili-décharges au rabais, accompagnées d'obligations multiples: perte du choix de la classe, perte de l'organisation interne dans le partage des matières, obligation d'accompagnement pédagogique nous donnant la casquette supplémentaire de formateurs gratuits. Qui plus est, loin de se résorber, la démarche consistant à mettre ces PE2 en sage filés comme décharges de direction pour les 5, 6 classes et plus se généralise un peu partout. Déshabiller Pierre pour habiller Paul, ce n'est pas une avancée, mais un déculottage...
Le vademecum ? Une guignolade pitoyable au bout d'un an d'attente Les 30 euros ? En d'autres temps, c'était 30 deniers le prix du silence. Trente euros pour plus de 6 ans de lutte... La belle affaire...
Finalement, Gilles, ce qu'un an d'expérience de ce protocole confirme, c'est bien la justesse de ce que le GDID disait dès Avril 2007. Cet accord n'a rien résolu et ne répond en rien aux attentes des collègues. Sauf erreur de ma part, je n'ai jamais constaté le moindre enthousiasme, le plus petit bonheur chez les collègues au mot de "protocole".
Défendre cet accord, c'est avancer du rien pour mieux masquer du vide...
Thierry Fabre

Gilles 04/06/2007 18:56

CHE
Est-ce aussi la faute du SE-Unsa si les IEN se mettent à outrepasser leur rôle et à faire du zèle ?
Faut pas exagérer, non plus ! Et tout mettre sur le dos du syndicat. C'est trop facile !
Aux directeurs aussi de ne pas tout accepter, le petit doigt sur la couture du pantalon ! Faut aussi prendre ses responsabilités, CHE !

Patrick LOUET 04/06/2007 17:55

pour donner quelques infos supplémentaires à Gilles pour qu'il en fasse part au SE, voilà un petit compte rendu de mon entretien du jour avec mon IEN suite à mes questions pratiques du fait de l'honneur qui m'est fait d'être choisi pour un stage filé l'an prochain à la place de ma décharge.
Les 6 jours manquants?  Ils seront assurés par des brigades FC sans pouvoir garantir que ce sera la même mes deux fois
Les samedis? Ils étaient illégaux. une décharge de directeur d'un quart c'est 36 jours.. Donc fini.
Le type de décharge? Atention monsieur ce n'est pas une décharge "hors de la classe", mais de la formation continue.. Il faudra, sans être toujours dans la classe, consacrer le temps indispensable, si cela est nécessaire au PE2 à la bonne tenue du stage.
Les séquences? Il faudra prévoir dans votre emploi du temps des adaptations car le PE doit (contrat de formation) s'essayer à toutes les situations et matières.
Le cadre de référence d'accueillant de pE2 filé.?. Il est en cours de construction dans un froupe de travail. Il sera communiqué aux maitres accueillant. Il est évident qu'il sera nécessaire de prévoir de temps de concertation et de discussion avec les formateurs (CP et IUFM)
Le "mémoire de fin de PE2"? Il est évident qu'il sera nécessaire de prévoir une adaptation des projets de classe en fonction du thème central de travail du PE2
"il ne faut pas prendre le stage filé comme une simple décharge, c'est une formation qui comporte ses nécessités auquelles il faudra vous adapter.
C'est tout chaud.. Ce n'est pas romancé.. Et c'est expliqué d'une manière très aimable, sans animosité aucune.
CHE

georges 04/06/2007 15:44

Heureusement Gilles que tu es là pour nous permettre de sécher les larmes des directeurs totalement démunis que le SE-Unsa a bien consolé depuis !Encore merci !

Gilles 04/06/2007 13:53

Merci de ces rappels... L'un d'eux confirme mes dires : celui intitulé "le SE-Unsa se justifie".
Je ne peux qu'en conseiller la lecture à Thierry Fabre. Il est certaines choses qu'il avait oubliées et que l'article rappelle fort opportunément. Notamment le fait que le SE-Unsa n'avait pas obtenu satisfaction complète sur ses demandes et qu'il a préféré accepter des avancées notables plutôt que tout refuser et laisser les directeurs totalement démunis.

Précisions des "directeurs en lutte" 04/06/2007 13:45

Quelques précisions des "directeurs en lutte"...Thierry Fabre a raison de rappeler que : "dès la fin des "négociations", nous avons été nombreux à signaler au SE que beaucoup  de  départements connaissaient un nombre de PE2 bien supérieur à celui des directions de 4 classes. Il y avait grand danger que ces PE2 aillent déglinguer la quotité et la qualité des décharges des écoles de 5, 6, 7 classes et plus. Remarques niées à l'époque par le SE, avérées aujourd'hui. Désolé d'avoir eu raison quand vous aviez tort..." Ici même, dans ces colonnes, nous avons souvent souligné les problèmes que ne manqueraient pas de poser l'utilisation de PE2 en stage filé. Pour mémoire, quelques articles traitant de ce sujet :
A propos des stages filés
http://directeurenlutte.over-blog.com/article-2698829.html Le SE-Unsa se justifie
http://directeurenlutte.over-blog.com/article-2742004.html L’utilisation des PE2 à Paris
http://directeurenlutte.over-blog.com/article-3023368.html 
Le rapport de l'IGEN confirme ce que nous n'avons cessé de dénoncer : la légèreté avec laquelle le ministère et le SE-Unsa ont étudié le dossier avant de signer le protocole. L'un savait, l'autre n'a pas voulu savoir... Tous deux sont également responsables.Olivier pour les "directeurs en lutte"
 


thierry fabre 04/06/2007 12:47

A Gilles
c'est vilain de mentir, mon petit...
En tant que marseillais de l'officine marseillaise, je peux passer sur tes petites amabilités, mais pas sur tes gros mensonges.
Trop facile de dire que le SE-UNSA a signé un accord de principe que le méchant ministère déformerait sciemment.
C'est quand même oublier, et tenter de faire oublier, deux éléments importants.
Tout d'abord, dès la fin des "négociations", nous avons été nombreux à signaler au SE que beaucoup  de  départements connaissaient un nombre de PE2 bien supérieur à celui des directions de 4 classes. Il y avait grand danger que ces PE2 aillent déglinguer la quotité et la qualité des décharges des écoles de 5, 6, 7 classes et plus. Remarques niées à l'époque par le SE, avérées aujourd'hui. Désolé d'avoir eu raison quand vous aviez tort...
Par ailleurs, tu omets curieusement de signaler l'existence d'un "comité de suivi" du protocole, comité de suivi dont on nous avait vanté l'efficacité future, comité décliné localement en comités départementaux, ici ou là, comités qui se montrent bien incapables d'assurer un suivi correct de cet accord de dupes...
Bilan réel du protocole: 30 euros pour solde de tout compte et un vademecum-mentholé. Bien peu pour avoir bradé des années de lutte. Très peu pour tenter de faire taire les petites voix discordantes des pov' dirlos que nous sommes...
Thierry Fabre

georges 04/06/2007 12:19

Re @ Gilles !Malgré ta mise au point, tu continues à focntionner par "réflexe" : une officine, lieu où se "trame" quelque chose !À ma connaissance, à Marseille (dont je ne suis pas d'ailleurs) il ne se trame ou complote rien de bien obscur ; un site est ouvert, des idées et des écrits sont consultables, un forum est à la disposition de tout collègue désireux de faire partager ses points de vue, ses opinions, ses désaccords éventuellement !Tu sembles considérer qu'il faut "relativiser" la représentation de la dite-officine (qui est une association et ne prétend pas être autre chose!) : qu'à cela ne tienne, si tu le souhaites, tu peux en faire partie, il n'y a aucune exclusive et te permettra de rééquilibrer la "représentation d'un syndicat, si celle-ci te semble bien réelle !Reste plus sérieusement, les questions posées sur le rapport cité en référence et dont pour l'instant nous n'entendons que le silence bruyant de la représentation syndicale .Toujours cordialement.

Jean-Benoît Dauchez 04/06/2007 09:08

Bizarre... l'absence de réactions syndicales... Gêne, indifférence ? L'info ne leur est pas encore arrivée ? Volonté d'étouffer dans l'oeuf ?
Ne serait-ce pas le rôle d'une organisation syndicale de se saisir d'un tel rapport pour poser quelques questions au ministre dans le but d'améliorer le système ? Je ne comprends pas ce silence...

Gilles 04/06/2007 08:45

Georges
J'ai employé le terme "officine marseillaise" en raccourci de ce que représente cette association.
1) officine : (1643) lieu où se trame quelque chose : officine de fausses nouvelles (définition du Larousse)
2) marseillaise : lieu d'implantation géographique
Tu vois, faut pas le prendre mal. Mon expression ne traduit que la réalité. Même si pour toi, ça représente du monde, relativise par rapport à la représentation d'un syndicat.
Ne vois surtout aucune animosté derrière ces termes.Cordialement.Gilles
 

georges 04/06/2007 06:47

@ Gilles."Tu es démasqué, mon gars. Je parie que tu fais partie de l'officine marseillaise."Difficile de se débarrasser de certains réflexes : tout désaccord est compris comme opposition donc à exclure du champ étroit de la  Vérité ; pas de contestation surtout, on ne veut voir qu'une seule tête et si besoin est, mobilisons les bonnes vieilles méthodes policières !Ce serait dégueulasse si ce n'était tout simplement minable et lamentable...Georges-un-membre-de-l'officine-marseillaise.Cordialement.

Patrick LOUET 03/06/2007 23:42

Voyons Gilles.. la question n'est pas de savoir si le SE cogestionne ou pas.. la question est qu'il était évident que le MEN gèrerait de cette manière les décharges.
C'est de ne pas l'avoir envisagé qui est dramatique.
Il suffit de foutre un petit peu son nez dans la formation intiale pour savoir que cette suite était non pas prévisible, mais inhérente au stage filé même.
Si tu veux, je te raconterais la suite de l'histoire.. Et en plus, si on se place côté IUFM, elle est normale et logique..
rappel, Gilles.. L'IUFM n'est pas la circo mais "la FAC" et les objectifs et nécessités sont différentes.
J'ai 8 classes, gilles.. j'avais 25 % de décharge.. l'année prochaine j'ai un stage filé avec 6 jours de brigades si elles sont libres et logiquement, la perte des samedis..+, à la lecture du texte des obligations face à la formation initiale..
Merci.. d'avoir pensé à nous.
Che

Gilles 03/06/2007 22:37

Sébastien
Garde-les pour toi tes remarques désobligeantes sur le SE-Unsa !
Tu es démasqué, mon gars. Je parie que tu fais partie de l'officine marseillaise.
Le SE-Unsa a signé un accord de principe : 1/4 de décharge pour les collègues ayant une école de 4 classes. Ensuite n'oublie pas que c'est l'administration qui gère les attributions, la gestion du système. C'est sur ce point que Robien a détourné le principe. Alors, comprends bien que le SE-Unsa n'est pas co-gestionnaire et que la responsabilité des difficultés ne peut lui incomber.
 

george 03/06/2007 21:40

@ Émilie !Bravo pour ta remarque :"L'administration ferait mieux de considérer que le temps de direction est indispensable et qu'il faut dégager du temps pour l'accomplir au lieu de le "voler" à l'école..."À quoi j'ajouterai que ce n'est pas en utilisant des "rustines", des placebo que la situation des directeurs sur le territoire français en sortira améliorée ; ces stratégies ne font qu'installer un statu quo qui soulage bien du monde et évite de regarder le problème des directeurs/trices en face !Cordialement.        

Sébastien 03/06/2007 21:38

@ Mylène
Je crains que les directeurs ou surtout les directrices de 4 classes en maternelle n'aient d'autre choix que d'abandonner la section de petits pour bénéficier d'une décharge. On leur demandera peut-être effectivement de choisir avant d'envoyer un PE2 en stage filé.
Et avec les PE2 récupérés en maternelle, on déchargera les écoles de 6,7,8 ou 9 classes sous forme de stage filé. Les remplaçants qui effectuaient les décharges de ces écoles-là pourront alors venir grossir le bataillon des remplaçants "ordinaires". Ce faisant, on pourra réduire le nombre de remplaçants et faire des économies de postes... Ce sera indolore et ça passera inaperçu. Pas de protestations de parents ou d'élus devant les IA et les rectorats. Pas mal, ce scénario, n'est-ce pas ?
On pourra alors, dans un grand élan du coeur, crier tous ensemble : MERCI LE SE-UNSA !
Oui, merci au SE-Unsa  d'avoir signé sans réfléchir aux conséquences. Cela porte un nom : irresponsabilité !

MylÚne 03/06/2007 21:27


"Le nombre de classes maternelles mobilisées est important. Ce constat peut conduire à une certaine satisfaction au regard des impératifs de la formation mais il convient, cependant, d’exprimer des réserves sur le fait que ces classes sont souvent des petites, voire des très petites sections. Ces niveaux ne sont pas les plus opportuns "

Ces phrases m'inquiètent. J'ai bénéficié cette année d'1/4 de décharge. Si je veux continuer à l'avoir l'an prochain, ne me demandera-t-on pas de changer de classe et de prendre la grande section, par exemple ?

Dans ce cas, ce que je gagnerais en décharge, je le perdrais l'après-midi puisque, je l'avoue, je profite de la sieste de mes bambins pour travailler dans mon bureau.

Emilie 03/06/2007 21:13

"L’affectation en petite et très petite sections répond à la nécessité de décharger de cours le directeur de l’école maternelle qui, jusqu’à présent, choisissait souvent d’exercer dans ces classes afin de disposer d’un peu de temps l’après midi, pendant que les élèves font la sieste, pour effectuer leur travail de direction"
C'est une façon de reconnaître qu'on ne donne pas les moyens aux directeurs d'effectuer son travail administratif. Le temps dégagé par la sieste des petits le permet. L'administration ferait mieux de considérer que le temps de direction est indispensable et qu'il faut dégager du temps pour l'accomplir au lieu de le "voler" à l'école...

Joëlle 03/06/2007 15:48

Edifiant ce rapport... Merci de l'avoir porté à la connaissance de tous.

Romuald 03/06/2007 15:05

Merci pour ce très très intéressant article. Il est quand même extraordinaire que ces infos nous parviennent par des directeurs eux-mêmes ( à travers un site). Il est évident que les syndicats devraient nous le communiquer. Il est vrai que ce serait gênant pour eux, notamment pour le signataire du protocole...
Tout ce que contient ce rapport, les directeurs l'ont dit au cours de cette année. La synthèse a dû être facile à faire pour les inspecteurs généraux...
Nous avons tous fait ces constats amers contenus dans ce dossier.  On comprend que le ministère se fichait des conséquences. Il était sur la fin de la mandature et voulait laisser un geste.
Mais comment le SE-Unsa n'a-t-il pas réfléchi aux conséquences de ce que prévoyait le protocole ? Y avait-il urgence à signer. On était à 7 ans de grève administrative... un mois de plus pour conduire la réflexion, ça changeait quoi ? On se dit qu'il y avait d'autres raisons à cette signature pour mener cette course effreinée à être le premier ou le seul à signer !
Si le système doit évoluer vers une meilleure formation, il est évident que ce sera au détriment des directeurs. Le rapport cite le trop grand nombre de stagiaires dans les petites classes de maternelle... Faudra-t-il changer de cours pour avoir droit au 1/4 de décharge ?
Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres...