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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 23:24

La carte scolaire n'est plus ce qu'elle était. Et les parents cherchent fréquemment à y faire échapper leurs enfants: c'est le cas pour 40% des collégiens de Paris. Les parents utilisent deux principales stratégies pour contourner ce qui était initialement un découpage administratif.

Au départ (en 1963), l'idée était simple: chaque écolier, collégien ou lycéen devait être scolarisé dans l'établissement le plus proche de son domicile, selon un découpage administratif. Mais, en quatre décennies, les choses ont changé. L'écart a tellement grandi entre les établissements de centre-ville (où vivent souvent les élèves les plus aisés) et les autres que la carte scolaire ne joue plus son rôle de mixité sociale. Devenus consuméristes, de nombreux parents refusent d'inscrire leurs enfants dans un établissement à la réputation insuffisante au seul prétexte qu'il est situé près de chez eux. Mieux vaut leur infliger des trajets quotidiens, parfois longs, pour en rejoindre un autre, mieux coté. A Paris, 40% des collégiens ne fréquentent pas le collège dont ils dépendent.

Pour contourner la carte scolaire, les parents n'ont que deux solutions: inscrire leurs enfants dans le privé -mais les places y sont si rares que certains collèges bouclent le recrutement de leurs sixièmes dès la Toussaint précédente- ou obtenir une dérogation. Cette procédure doit être entreprise auprès de la mairie (pour les écoles) ou du rectorat (pour les collèges et les lycées). La dérogation n'est en principe acceptée que si les raisons invoquées par les parents sont justifiées: proximité géographique par rapport aux domiciles de parents divorcés, choix d'une option rare, rapprochement de fratries...

60% chez les cadres mais seulement 18% chez les ouvriers

Mais, dans les faits, elle l'est aussi parfois lorsque les parents trichent, par exemple en faisant intervenir une connaissance influente. Le rectorat de Paris reçoit ainsi chaque année 1 700 demandes de passe-droit. Environ 250 sont acceptées. A ce petit jeu, les enseignants, les journalistes et les politiques se révèlent redoutables.

Autre option pour les resquilleurs : mentir sur la domiciliation. Comment? En achetant une chambre de bonne grande comme un placard mais perchée en haut d'un immeuble rattaché à tel collège ou lycée; ou en usant de l'adresse d'un proche habitant le secteur recherché; ou encore en achetant à un concierge complice une boîte aux lettres vide, puis en fabriquant de fausses quittances pour "prouver" la domiciliation...

Dans les deux cas (demande de dérogation en bonne et due forme ou tricherie), les parents les plus aisés s'en sortent le mieux. Le sociologue Marco Oberti a montré que dans le département des Hauts-de-Seine, la part des élèves fréquentant un autre collège que celui dont ils dépendent grimpe à 60% chez les cadres, alors qu'elle n'est que de 21% chez les employés et de 18% chez les ouvriers
.

Alexandre DUYCK
Le Journal du Dimanche

 

La suppression de la carte scolaire est-elle susceptible d'amener davantage d'égalité sociale ? Xavier Darcos semble croire à cette hypothèse. "Je commencerai à supprimer progressivement la carte scolaire à partir de la rentrée prochaine" a-t-il annoncé au congrès de la Fcpe. "Ce système ne fonctionne pas dans les quartiers où le besoin de mixité sociale est plus fort que dans les autres. Je considère que l'égalité des chances passe par une redéfinition de nos instruments de mixité sociale, tout en supprimant progressivement la contrainte qui pèse sur les familles". Dans une logique toute libérale le ministre semble croire que la liberté de mouvement des familles permettra de remédier à la ségrégation scolaire.

A vrai dire, d'autres voix s'élèvent pour dénoncer la carte scolaire. Ainsi le sociologie Mario Oberti, auteur d'un ouvrage à paraître sur le sujet, dénonce, dans la revue Claris, la carte scolaire. "Présentés comme un dispositif de lutte contre la ségrégation scolaire, ces résultats mettent en évidence son faible impact sur les pratiques des classes moyennes et surtout supérieures, qui subissent le moins les contraintes spatiales. Les classes populaires voient au contraire leur assignation spatiale renforcée par une assignation scolaire qui fonctionne de façon beaucoup plus efficace à leur égard. Effet paradoxal d’une mesure visant à lutter contre les inégalités sociales à l’école et qui s’applique précisément de façon profondément inégalitaire en faveur des classes les plus favorisées". Ainsi la carte scolaire serait devenue plus qu'inefficace : un carcan pour les plus défavorisés. La renforcer "serait une façon de pénaliser les plus pauvres et de protéger les intérêts des mieux lotis" comme l'écrit G. Félouzis

Mais suffit-il de supprimer la carte scolaire pour mettre fin à la discrimination ? L'exemple des pays qui ont mené cette politique devrait nous éclairer. C'est le cas par exemple de la Belgique ou des Pays-Bas où la disparition de la carte scolaire a conduit à un renforcement de la ségrégation sociale et ethnique. C'est encore plus vrai quand le système diversifie les types d'établissement creusant encore davantage l'écart entre eux. Ainsi François Dubet et Marie Duru-Bellat peuvent écrire "il ne suffit pas de dénoncer la carte scolaire pour proposer une politique et, plus encore, une politique plus juste que celle que l'on condamne. La seule suppression de la carte scolaire serait probablement un remède pire que le mal. En effet, on imagine aisément que, comme sur n'importe quel marché, les acteurs ayant le plus de ressources et d'informations s'en tireront nettement mieux que les autres et que, une fois encore, les plus démunis auront moins de choix, moins d'opportunités et moins encore de chances de réussir dans l'école". Dans cet objectif, en supprimant la carte scolaire, le gouvernement s'attaquerait à une valeur fondamentale de l'Ecole : le tabou de l'égalité. Sous prétexte d'une égalité des chances toute théorique, il inscrirait au fronton de l'Ecole une nouvelle devise, celle de l'inégalité fondatrice.
 
  
L
es incidences sur l'école primaire

La modification de la carte scolaire dans un premier temps, puis sa suppression dans les années à venir aura une incidence sur les écoles maternelles et élémentaires.

S'il est vrai que la carte scolaire est essentiellement contournée à compter du collège, elle peut entraîner des modifications d'effectifs sur les écoles. La fluctuation des effectifs aura pour conséquence la redistribution des décharges de directeur. Le risque de rendre les directions de ces écoles encore moins attrayantes n'est pas négligeable. Autres conséquences probables : l'augmentation du nombre de directions vacantes et la nomination de débutants sans formation à la tête de ces établissements...

Prenons l'exemple d'un collège à "réputation insuffisante". La suppression de l'obligation d'inscription pour les enfants du quartier se traduira par une baisse significative de ses effectifs. Baisse d'effectifs qui sera constatée également dans l'école de quartier pour des raisons pratiques (conduite, regroupement des enfants d'une même famille) ou de suivi scolaire cohérent (liaison école / collège...). La situation pourra être inversée pour les écoles voisines d'un collège à "bonne réputation". 

Déjà, de nombreux maires s'inquiètent des conséquences prévisibles de gestion des bâtiments et personnels communaux. Certaines écoles se trouveront trop petites pour accueillir tous les volontaires alors que d'autres se videront. Nécessité d'agrandir ici et d'entretenir des locaux vides ailleurs...

Cette réforme annoncée par Nicolas Sarkozy et confirmée par Xavier Darcos risquent de faire grincer des dents. Un sondage publié aujourd'hui dans Ouest-France montre que la question divise les Français (54 % favorables au maintien, 43 % à la suppression). Surtout, depuis la dernière loi de décentralisation, les collectivités locales (la ville pour les écoles, le département pour les collèges, la région pour les lycées) dessinent elles-mêmes les cartes scolaires en vigueur. Si un conseil général refuse de "désectoriser" un collège, que pourra faire l'Etat ?

"Les départements voient le projet d'un très mauvais oeil, assure Bernard Toulemonde, ancien inspecteur général de l'Education nationale. Ils évaluent bien le coût éventuel. Les collèges de bonne réputation seront débordés par la demande et devront s'agrandir, les transports scolaires devront être considérablement renforcés..." 

Ultime et amusante précision : les conseils généraux de droite râlent autant, si ce n'est plus, que ceux de gauche contre le projet gouvernemental.

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

Patrick 30/05/2007 22:01

J. Heurtaux est conseiller municipal à Nogent sur Marne. Il s'était présenté à la députation, avait fait 1 % avant d'être rendu inéligible pendant 1 an par le Conseil Constitutionnel parce qu'il avait refusé de rendre public ses comptes de campagne. Il estimait qu'ayant^été battu, il ne servait à rien de les publier.
Il s'est prononcé pour Bayrou dernièrement. C'est quelqu'un qui n'hésite pas à affirmer ses idées.

george 30/05/2007 21:55

@ Patrick !J'étais allé faire un saut sur le site de J. Heurtaux ! je n'avais pas vu ceci mais une série d'articles assez..."libéraux" !!!C'est dans la même lignée !Cordialement.

Patrick 30/05/2007 21:40

@ Georges
Je ne pense pas que J. Heurtaux ait voulu faire de l'humour. Voici ce qu'il écrit sur son blog au sujet de la carte scolaire :
"Pourquoi les enseignants ne veulent pas, en règle générale (très fortement majoritaire même !) de la suppression de la carte scolaire? La raison en est toute simple.1. Qui dit carte scolaire dit monopole d'affectation et donc absence totale de concurrence entre les établissements.2. Les enseignants ne sont pas réellement managés par une hiérarchie locale. Le directeur d'école n'a pas de réel pouvoir sur chaque enseignant. J'ai même entendu cette aberration : "En tant que fonctionnaire nous sommes en quelque sorte propriétaire de notre poste"! Incroyable mais vrai ...3. Les enseignants sont certes "inspectés" par des inspecteurs d'enseignement mais une fois tous les quatre ans en moyenne ... autant dire qu'ils font ce qu'ils veulent quand ils le veulent, comme ils le veulent... ou presque!
Face à une telle réalité, on comprend parfaitement que la plupart des enseignants n'ont aucune envie que ça change!
Or, si la carte scolaire est profondément assouplie dans l'immédiat puis supprimée à terme, il est bien évident que ces diktats émanant des enseignants vont, pour le moins, s'amenuiser ...
Attention cependant au revers de la médaille! Les parents doivent pouvoir conserver, de plein droit, la possibilité d'inscrire leurs enfants dans l'établissement relevant de la carte scolaire, c'est à dire proche de leur domicile sans que la direction de cet établissement puisse leur opposer une fin de non recevoir au motif qu'il n'y aurait pas de place. Faute de quoi, ce sont les enseignants qui choisiront les enfants et non les parents qui choisiront l'établissement ... Attention au piège!
Le but de l'opération, dans mon esprit, c'est de mettre les enseignants au pas de l'aurorité qui les paie et non l'autorité qui les paie au pas des enseignants qui ne voudraient en faire qu'à leur tête. 
Autrement dit faire entrer dans la tête des enseignants qu'ils sont fournisseurs d'une prestation de service auprès des enfants placés sous l'autorité des parents, lesquels deviennent alors des clients et sont traités comme tels.
Ca fait quelques changements en perspective en terme d'organisation et ... beaucoup plus en terme de mentalité et de comportement."
ou encore ceci :
"Moi, ce que je veux, c'est une mise en concurrence des établissements scolaires ... afin de stimuler les enseignants !"
et encore :
"Il faut donner aux Chefs d'Etablissement le pouvoir d'embaucher s'ils en ont le besoin (et don de débaucher pareillement !)".

george 30/05/2007 21:25

J'ignore si J. Heurtaux a souhaité faire de l'humour ; mais son expression "complexe scolaire" qui, un temps m'a fait sourire, à la réflexion ne me paraît pas si inappropriée...C'est vrai que l'École est devenue un véritable complexe : le nombre des rôles qui lui sont dévolus (résoudre X difficultés, pallier X carences, mettre en relation X partenaires, concilier X demandes souvent contradictoires de ces mêmes partenaires, etc...), les acteurs institutionnels qui gravitent autour (État, Mairies,etc...)  ont opacifié sa place dans le tissu institutionnel, social, syndical...Si pendant longtemps l'École en tant que pivot essentiel de la République était parfaitement identifiée, son image est devenue plus que floue de nos jours du fait de cette...complexification !C'est le problème de l'École qui est devenu également complexe. Les nombreuses "recettes" d'ordre pédagogique, les modes de recrutement des personnels (de l'École Normale aux IUFM), les modifications de statut de certains d'entre eux (des instit'' aux PE), les rôles multiples joués par des membres de cette communauté éducative (les enseignants, les psycos', les intervenants divers...) : bref ! une véritable auberge espagnole !L'École a subi un émiettement, une parcellisation de ses rôles, de ses missions, de ses objectifs, de ses...ambitions ! Irais-je trop loin en disant que le directeur d'École est resté, dans cette tourmente, un des maîtres-pivots de l'École ? Si ses missions, sa "fonction", ses attributions se sont elles aussi complexifiées, il n'en demeure pas moins que la définition de sa position est demeurée stable : au fond, il continue à n'avoir que l'identité instable de n'être que celui qui fait fonction de...Alors, peut-être que au sein de ce maëlstrom, l'attribution digne, raisonnable, légitime d'un statut, permettrait au degré le plus simple ("premier") une première clarification qui positionnerait le directeur au centre d'un maillage, il est vrai, bien...complexe !Peut-on rêver, face à ce complexe, thérapie plus douce ?

Patrick 30/05/2007 18:56

@ Jacques Heurtaux (commentaire 32)
"Eh bien! Moi qui ne suis pas  directeur ni même enseignat, je vais mettre les pieds dans le plat! 1. Diriger un complexe scolaire, c'est un métier en soi. Même s'il est souhaitable d'avoir été enseignant, cela ne me parait pas absolument indispensable.2. Un directeur de complexe scolaire (je dis bien coplexe scolaire, pas école!), ce doit être un patron qui dispose d'une autorité HIERARCHIQUE sur les enseignants qui y travaillent.3. Rien de tel que la CONCURRENCE pour stimuler les énergies ...4. L'Education Nationale ne fonctionne pas pour elle-même mais pour les enfants qui y suivent, sur décision de leurs parents respectifs, leur scolarité.5. Un directeur de complexe scolaire doit, bien netendu, disposer d'un secrétariat."
Oui, voilà une intervention d'une personne étrangère au sérail. Il existe le complexe de cinéma, le complexe d'oedipe... mais pas le complexe scolaire sur le plan institutionnel.
Voilà une position très nettement affirmée pour un rôle hiérarchique du directeur. Tout peut se discuter. Le débat est ouvert.

merlin 30/05/2007 18:23

 Amélie, on peut certes considérer différemment notre métier de directeur: la classe peut être prioritaire et l'administratif réduit à sa plus simple expression. Peu ou pas de projets, le minimum de réunions. On peut aussi ( et plus il y a de classes, plus on y passe de temps), considérer sa fonction de directeur comme un deuxième métier, y passer du temps, monter des projets, susciter des initiatives des collègues et les accompagner dans leurs démarches, se battre pour acquérir du matériel peut-être de nouveuax locaux...bref , un travail de chef d'établissement à part entière et là , le travail de classe devient plus lourd et on a besoin de temps et de reconnaissance.
  Mais la présence d'un interlocuteur disponible et présent, c'est bien aussi pour l'école publique toute entière!

Pierrot 30/05/2007 17:43

@mélie, je te retourne les mêmes remerciements pour tes amabilités.

Dans ton premier post, tu te disais énervée par les jérémiades des dirlos du forum du GDiD, souffre que je sois agacé par tes écrits.

J’ai dû mal à supporter les « moi je ». La position sociale de tes parents et l’éducation qu’ils ont su te donner, ne t’octroient aucune prérogative particulière et ne peuvent te servir d’alibi aux jugements que tu portes sur certains dirlos.
Que sais-tu ne nos expériences, de notre éducation, de notre origine sociale et de nos engagements ?
Et même, en quoi cela devrait-il nous rendre dociles ?

Je n’aime pas ta façon caricaturale d’opposer l’administratif à la classe.
L’administratif, quand on est directeur, retrouve toutes ses valeurs positives.
Nous ne sommes pas une administration intermédiaire, mais de proximité, au service direct des usagers.
L’administratif du dirlo est loin de se borner aux 7 fiches du dentifrice (vade-mecum), il est au cœur du tissu social de la commune, du quartier.

C’est un administratif basé sur l’organisationnel et le relationnel, où chaque projet, chaque décision ont des incidences sur la vraie vie de ton école.
Conséquences qu’il nous faut assumer en étant très exposés et sans hygiaphone.

Et c’est passionnant !
Mais je comprends facilement que beaucoup aient besoin de rompre leur isolement, besoins de partager, besoin de savoir s’ils sont seuls à faire sans compter, besoin simplement de parler…
Ceux-là, au lieu d’aider, tu les culpabilises.

Je n’aime pas non plus ta manière caricaturale de dire que nous cherchons à être « totalement déchargés ».(si c’était le cas, je ne serais pas dirlo…)

Lis nos propositions (nous ne faisons pas que pleurer). Il n’en est pas question.

Nous demandons d’abord la reconnaissance d’un métier nouveau que toutes les enquêtes désignent, et que tu nies, en faisant croire que c’est n’est qu’un peu de bricolage.


Bien sûr que nous réclamons les moyens d’assumer notre fonction, mais pas sans avoir défini préalablement et clairement notre métier.

C’est là qu’est notre originalité, une réflexion sur notre boulot, un concept novateur et des outils pour installer le débat.
Nous résumer à des lamentations et à la fois arrogant et méprisant.

Jacques Heurtault 30/05/2007 16:46

Eh bien! Moi qui ne suis pas  directeur ni même enseignat, je vais mettre les pieds dans le plat! 1. Diriger un complexe scolaire, c'est un métier en soi. Même s'il est souhaitable d'avoir été enseignant, cela ne me parait pas absolument indispensable.2. Un directeur de complexe scolaire (je dis bien coplexe scolaire, pas école!), ce doit être un patron qui dispose d'une autorité HIERARCHIQUE sur les enseignants qui y travaillent.3. Rien de tel que la CONCURRENCE pour stimuler les énergies ...4. L'Education Nationale ne fonctionne pas pour elle-même mais pour les enfants qui y suivent, sur décision de leurs parents respectifs, leur scolarité.5. Un directeur de complexe scolaire doit, bien netendu, disposer d'un secrétariat.

Amélie Touray 30/05/2007 15:54

Merci pour votre amabilité, chers collègues ! Vous êtes vraiment très sympathiques.
Georges, sache que j'ai eu 2 directions dans ma carrière :
22 ans dans une école maternelle à 3 classes en campagneDepuis 7 ans dans une autre école maternelle à 6 classes en semi-urbain.
Mes parents qui étaient ouvriers m'ont élevée en me donnant le goût de l'effort, du travail bien fait... Je ne les entendais jamais se plaindre malgré leur vie dure. J'ai dû hériter ça d'eux. Je ne suis pas contre les avancées sociales mais il arrive un moment où la décence commande de se montrer discret. Je ne me considère pas comme une privilégiée mais quand j'ouvre les yeux autour de moi, j'ai l'impression de n'être pas si mal lotie. J'aime mon métier même si j'arrive en fin de carrière. J'aime les enfants, la classe... L'administratif, ce n'est pas ma tasse de thé. Déchargée complètement, je pense que je m'ennuierais.
Je suis désolée de vous livrer sincèrement le fond de ma pensée. Je ne fais pas partie de ces gens qui se croient toujours obligés de noircir le tableau pour se donner de l'importance. Sans doute préférez-vous ceux qui hurlent avec les loups. Je n'en suis pas. 

george 30/05/2007 15:27

@ Émile !Cher collègue !De grâce ! n'inversons pas les vapeurs ! pour l'heure, c'est la douce Amélie qui a pris à partie des directeurs ici présents (ou ailleurs !) et qui s'expriment de amnière argumentée, raisonnée : on peut n'être pas d'accord et le dire en argumentant et en raisonnant !Sous-entendre que les dits-directeurs sont des fainéants, des pinailleurs, des pleureuses d'Église, qui devraient se fouetter tous les soirs en songeant aux millions (tant que ça ?) de sans-emplois, de sans-logis-qui-pendant-que-vous-....22 ans sans décharge ! bravo ! très sincèrement bravo !  (au fait, pour combien de classes ? Où ? Dans quel milieu ?...)Y-a-t-il lieu de s'en glorifier ? C'est affaire d'appréciation !Pour le reste, il faudra qu'Amélie se lève bien tôt si elle pense qu'avec ses..."arguments", elle parviendra à me culpabiliser dans ma demande de reconnaissance, d'un statut pour les directeurs d'École...Vraiment bien tôt...et avec de tout autres arguments !!!Cordialement.

merlin 30/05/2007 15:05

Emile: quand on post, il faut accepter d'être contrarié par d'autres ayant une vision différente. C'est la règle , il faut l'accepter et la gentille Amélie peut absolument contredire les arguments fallacieux que nos plumes fielleuses ont porté à la sagacité critique des lecteurs de cette honorable publication virtuelle.
A bientôt Amélie.

Emile Markey 30/05/2007 14:04

Eh, les gars... Vous lui avez taillé un costard sur mesure à la petite Amélie. Elle ne reviendra pas de sitôt faire entendre sa douce musique... Sa besace est pleine. Vous y allez fort !
Elle exagère, c'est vrai. Il y en a plus que vous ne pensez, des collègues comme elle. Pas facile de les bouger ! Dans ma circo, quand on lance le débat sur le thème du statut, du protocole et de ses mesurettes engrangées... sur une vingtaine, on en trouve toujours au moins 5 ou 6 pour vous mettre le moral à zéro... "On se plaint toujours... On coûte cher à la société... On a de la chance d'avoir un boulot avec tant de vacances... on n'a qu'à devenir inspecteur si on veut un statut de chef... c'est de notre faute si les syndicats sont si peu puissants..." Bref, qu'est-ce qu'on se prend !!!

Pierre Lombard 30/05/2007 12:45

Personne ne retient personne gentille Amélie, quelle étrange agressivité pour quelqu’un qui se dit comblée.

-Aurait-on idée de qualifier de jérémiades les Remplaçants qui veulent continuer de percevoir leur ISSR le mercredi et le WE.
-Aurait-on idée de leur dire que s'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à prendre une classe?
-Aurait-on idée de dire aux CP qui revendiquent un statut que s'ils ne sont pas contents de leur sort, ils n'ont qu'à faire autre chose?

•L'enquête de la MGEN, tu en dis quoi?
Jérémiades?
•Le rapport de la DESCO sur l'alourdissement de nos tâches, tu en fais quoi? fantasme?

Le forum du GDiD, le blog de directeurs en lutte, la bouteille à l'encre ne font que refléter la réalité dont tu sembles bien éloignée. (93% des dirlos favorables à un statut !)
Peut-être est-ce toi qui devrait passer la main, Heureuse Amélie, y as-tu songé ?

Tu me fais penser à Dany BOON,
" lever les pouces en l'air et chantons:je suis bien, tout va bien..."
22 ans de direction ça attaque... flapie Amélie


En plus, Plaisante Amélie, 10% des directions, soit environ 5000 par an, ne sont pas choisies, mais imposées.
Ceux-là aussi doivent lever les pouces et danser avec toi , espiègle Amélie?

Heureusement que nous avons une histoire prestigieuse, et que nos illustres anciens ont su proposer les améliorations toujours nécessaires et lutter pour leurs idées… nonobstant le bonheur et la fierté qu’ils éprouvaient dans l’exercice de leur métier d’instit.

Pierrot

Robert 30/05/2007 12:31

A Amélie,
Je suis enseignant comme les autres depuis 31 ans , sans le 1/4 de décharge pendant 3 ans alors que les textes étaient passés , mais l'application de la loi se mettait en place en fonction des moyens budgétaires.
J'aime mon métier tout comme toi , il n' y a aucune jérémiades , aucune honte à défendre ses conditions de travails pour le l'intérêt de tous et en priorité des enfants.
Je ne pinaille pour rien, car cela fait des années que j'en suis pour mon temps personnel, mes propres fonds et mes convictions à défendre à l'amélioration de notre éducation nationale .
Mon combat est plus pour l'être que l'avoir . Et cette vieille rengaine > c'est un peu pour s'exonérer de tous combats pour l'amélioration des conditions de vie de tout un chacun .
Nous sommes , Amélie , sûrement plus nombreux que tu ne le crois à être devant des élèves et une direction et le reste ...

thierry fabre 30/05/2007 10:46

Amélie, quel méli-mélo, dis...
Il faut bien invoquer le bon Bobby Lapointe pour détendre l'atmosphère après ton message !
A tenter d'y répondre:
"J'aime mon travail..." C'est bien, mais penses-tu donc être la seule ? A priori, celles et ceux qui, parmi nous, prennent de leur temps et de leur énergie pour tenter de l'améliorer, l'apprécient autant que toi. A la différence près que nous ne nous sentons pas obligés de distribuer bons et mauvais points selon que l'on pense ou non comme nous...
"se plaindre...geindre...jérémiades..." Vieille lune rebattue... Tu n'es pas la première à faire ce genre de remarque. Même réponse donc: lis le forum du site du GDID avec un minimum d'honnêteté, sans a prioris fâcheux, et tu y trouveras plus de gens qui rient, qui râlent que de Jean qui pleurent.
"pensez aux millions de chômeurs..." Ca touche au grotesque, Amélie... Au petit jeu du "plus malheureux que soi" on trouve sans peine de quoi relancer la donne. Pense aux millions de chômeurs qui dans d'autre pays n'ont pas notre système d'indemnisations ! Pense aux SDF et à leurs tentes rouges. Pense aux pauvres et aux déshérités de la planète ! Et ne pense surtout pas aux parachutes dorés de certains capitaines d'industrie... A suivre ton raisonnement, il faudrait tout accepter, tant qu'il restera objectivement plus malheureux que soi en ce bas monde ? Je veux bien en ce cas accepter que l'on supprime toute décharge de direction, mais je ne suis pas persuadé que cela sortira un seul chômeur de ce pays de la mouise...
"...Que ça m'énerve..." Faut pas Amélie... On peut discuter, s'opposer, échanger sans se croire obligés de s'énerver. Sinon on retombe dans le bon vieux Lapointe :
"...Mais même amidonnée l'amibe Même l'amibe malhabile Emmiellée dans la bile humide L'amibe, amie, mine le bide... "
Thierry fabre

georges 30/05/2007 10:28

@ Amélie !Très sincèrement et avec tout le respect que je te dois, ton commentaire est d'une ineptie à faire pleurer les pierres !Désolé pour :- les collègues qui font autre chose que se plaindre sur le site du GDID ou ici même parfois et qui tentent avec difficulté d'élaborer un projet pour les directeurs d'École : ce que tu balaies d'un grand geste auguste en qualifiant ceci de "jérémiades" (à moins que nous ne lisions pas les mêmes choses !)- pour les "millions de chômeurs"  que tu associes assez anachroniquement à ton commentaire. Comme si observer et déplorer la précarité autour de soi était un argument pour bloquer toute revendication : nous avancerions à grands pas à reculons !En ce qui me concerne, c'est parce que j'aime bien enseigner et parce que j'aime aussi mon métier de directeur d'École  que, ayant une demi-décharge, je vois les effets dévastateurs de mon boulot : dévastateurs pour les 31 CM1 dont je dois m'occuper aussi !À moins comme tu le suggères de nous considérer comme des feignasses ne demandant qu'à ne rien f...Bien cordialement !

merlin 30/05/2007 10:25

"Taillables et corvéables à merci", ....le retour!
Chers EVS soyez reconnaissants: vous avez un emploi de m.... sans pérénnité mais il y a plus malheureux que vous!
Chers instits, soyez reconnaissants: vous avez bossé dur pour un salaire...modeste mais vous êtes des feignants donc déjà trop payés pour ce que vous faites!
Chers dirlos, soyez reconnaissants: 1/2 journée, 1 journée, parfois plus! pour glander dans votre bureau sans élèves, faudrait pas se plaindre en plus!
  Désolé avec vous , chère Amélie, mais sur cette terre , il y a des gens qui pensent encore qu'il y a quelques avancées sociales qui restent à conquérir, même si nous profitons honteusement de celles gagnées par nos prédécesseurs!

Amélie Touray 30/05/2007 10:07

Vous pinaillez pour 6 jours de décharge par an... C'est fou comme les gens aiment bien enseigner quand ils n'ont pas d'élèves devant eux !
Je suis directrice depuis 29 ans dont 22 sans décharge et 1/4 depuis. J'aime mon travail. Personne ne retient ceux qui ne veulent plus enseigner. Les gens n'arrêtent pas de se plaindre, de geindre.. De temps à autre, je vais lire le forum du GIDD. Que ça m'énerve de lire ces jérémiades à longueur de colonnes ! Pensez un peu aux millions de chômeurs qui n'ont pas notre chance ! Ils se contenteraient bien de notre boulot, même sans les 6 jours de décharge !

Robert 30/05/2007 09:15

Il n'aura pas fallu un an pour que le quart de décharge qui était la seule petite reconnaissance du travail effectué par le dirlo ne devienne qu'une "variable d'ajustement" liée aux besoin de la formation intiale rendant la direction encore plus difficile à gérer
Tout à fait Che, et les stages filés de PE2 dans les écoles de 6,7 et 8 classes ont déjà cours, aucune réaction du syndicat signataire du protocole, si ce n'est pour protester contre la lenteur de la mise en place de celui-ci.
Un protocole complètement dévoyé et adapté suivant les académies, un Protocole à géométrie variable , avec pour baromètre la LOLF.
A Sébastien,
> Grande victoire les CAV, CAE sont reconduits jusqu'en août 2008, une forte pression des IEN auprès des dirlos pour en recruter.
L'éducation nationale , annexe de l'ANPE ?

patrick Louet 29/05/2007 23:05

Vois tu, Sébastien, je viens de lire aujourd'hui sur un bulletin syndical, un entrefilet rendant compte de la dernière CAPD.
Les stages filés de PE2 seront étendus l'année prochaine aux directions d'école de 6/7/8 classes car l'iufm ne veut plus que les PE2 "déchargent" les directeurs exercant en TPS maternelle. Les 6 jours manquants devraient être assurés par des brigades.
Alors l'année prochaine, je serai déchargé ou formateur de PE2? Et ces brigades, elles viendront quand il n'y aura pas de remplacement? A jour variable ... ce qui va être facile pour s'organiser... Sans compter le suivi du travail dans la classe sur l'année qui ne sera évidemment pas le même qu'avec un titulaire.
Il n'aura pas fallu un an pour que le quart de décharge qui était la seule petite reconnaissance du travail effectué par le dirlo ne devienne qu'une "variable d'ajustement" liée aux besoin de la formation intiale rendant la direction encore plus difficile à gérer
Crois tu que l'entrefilet en question mentionnait "une protestation vive", "une levée de sourcils" des représentants syndicaux.durant la CAPD?. Point de tout cela.. juste une information signant en creux l'accord tacite des syndicats.
Merci donc au protocole et aux syndicats pour l'intérêt et la défense de la direction d'école.
Tu parles de confiance... d'accord mais il faudrait alors au moin "faire semblant" de s'intéresser au problème.
CHE

Pierrot 29/05/2007 22:50

L'union fait la force, et c'est pourquoi, comme l'a souligné Thierry Fabre, notre main reste tendue.

>Rejoindre, je le redis, OUI, mais sur quelles bases?

>Agir de l'intérieur?
Personnellement je n'y suis pas arrivé, mais je n'abandonne pas, j'essaie d'un extérieur de proximité.
L'objectif restant que l'on puisse trouver un consensus autour de la reconnaissance du dirlo.

La confiance ne peut se fonder que sur des positions claires.

Tu sais Sébastien, je n'attends pas à ce que l'on reprenne à la virgule précise, notre proposition de statut.
C'est un acte qui doit permettre la discussion.


Enfin, moi non plus je ne les crois pas "hermétiques".
Maintenant il faut trouver le moyen pour qu'ils s'ouvrent.

Le GDiD est un bon outil.

Michel Levasseur 29/05/2007 22:48

C'est évident, Merlin. Voilà bien longtemps que les gros bataillons ont fondu comme neige au soleil... Et le réchauffement climatique ne laisse présager rien de bon pour les effectifs des syndicats qui vont continuer à fondre...
Comme toi, je suis persuadé que le statut est jouable pour peu que les interlocuteurs soient de bonne volonté et surtout de bonne foi. Si les syndicats l'avaient voulu, nous l'aurions déjà, ce statut. Et ce, avec n'importe lequel des ministres, de gauche ou de droite. Mais voilà, ils ont peur de la confrontation avec les syndicats. Ou plus exactement, ils feignent de les craindre... Pourquoi iraient-ils prendre des risques de briser la "paix sociale" ? Autant flatter les syndicats en leur laissant croire qu'ils sont tout puissants... Sur un plan psychologique, c'est bien joué.
En fait, cette situation arrange tout le monde : syndicats et gouvernement...

merlin 29/05/2007 22:28

Je suis moins optimiste que toi sur la force réelle des syndicats: les gros bataillons ont, j'en ai bien peur, fondu depuis le mouvement des retraites ( retraite...prémonitoire?).
 Ceci dit, je ne crois pas non plus que la négociation sur un staut, si elle devait avoir lieu, obligerait les syndicats à montrer leurs gros muscles: un peu d'écoute et de négociation seraient sans doute suffisants pour trouver des solutions au problème des directeurs d'école. Si on n'y arrive pas, c'est que les syndicats ne veulent pas d'un statut pour les dirlos et menaceraient même si ce statut devait montrer le bout de son nez...difficile alors de se saborder pour faire évoluer les positions de l'intérieur!

Sébastien 29/05/2007 21:36

Pierrot
Je n'oppose pas le GDID et les syndicats. La reconnaissance, tout le monde est pour. Seulement, il faut se donner les moyens de ses objectifs.
Tu sais bien qu'aucun ministre ne donne quoi que ce soit à moins d'y être contraint par une épreuve de force dans une négociation. Je ne suis pas un adversaire du GDID. Je m'interroge sur sa capacité d'action. Que peut-il faire sans troupes constituées de gros bataillons capables de descendre dans la rue ? De quelle capacité de nuisance dispose-t-il pour impressionner un gouvernement ? Qui représente-t-il réellement ?
Alors que s'il appelait à rejoindre les syndicats pour les renforcer, il pourrait devenir une force d'appoint non négligeable et très appréciée. Il deviendrait vraiment UTILE.
Il pourrait aussi influer de l'intérieur sur la position des syndicats. Ne les crois pas hermétiquement fermés à toute idée novatrice. Je suis persuadé qu'avec un minimum de confiance, de belles luttes peuvent être conduites ensemble. L'union fait la force, Pierrot.

Pierrot 29/05/2007 20:09

@ Sébastien:
Pourquoi opposes-tu les syndicats et le GDiD?
Nous ne jouons pas sur les mêmes terrains.

Le GDiD est une assoc. 1901 qui se donne pour but la reconnaissance du métier de directrice / directeur des écoles par un statut original et non-hiérarchique.
Nos outils; la réflexion, la mise en commun, l'entraide, par la parole rendue aux acteurs de terrain et sa plus large diffusion.

Pas de quoi effrayer un syndicat, au contraire, ça ne peut être qu’un outil supplémentaire si on se donne pour missions l'écoute attentive et la défense des intérêts des salariés.
À priori, c'est le ministère qui a le plus craindre de voir une force nouvelle venant alimenter les façons de concevoir notre métier (l’émancipation, la liberté à qui cela peut-il faire peur ?).

Je veux bien te suivre sur « les miettes ». Je crois, comme Thierry, que c’est exactement ce qu’on nous jette (comme à des pigeons), mais je veux bien admettre que c’est une question d’appréciation.

Alors pourquoi ne pas dire au départ d’une action ce que l’on en attend, à partir de quel moment on estime avoir « gagné » ?
Cela serait plus honnête, on nous prendrait pour des adultes et nous pourrions nous engager en toute clarté.
>Ça n’est JAMAIS le cas. Et, après toutes les défaites énoncées par Robert, après tant de compromissions… On nous ressert les mêmes « on a gagné », « c’est mieux que rien », « heureusement qu’on était là », « grâce à nous on a évité le pire »…
ça me fatigue un peu…
Quand on perd, on perd. Savoir le reconnaître c’est pouvoir se remettre en cause et être en capacité de gagner.


Je voudrais aussi te faire remarquer Sébastien, que le gouvernement ne joue pas sur du velours avec nous.
JAMAIS !
Mais en usant et abusant des divergences syndicales.

Ce n’est pas avec le GDiD que de Robien a signé son protocole (qui lui permet d’affirmer devant les députés qu’il a réglé à moindres frais le conflit des dirlos) , mais avec le SE, un syndicat (très minoritaire, puisque les 12 autres ont rejeté l’accord).

C’est aux collègues qui sont syndiqués au SNUipp, au SGEN, à la CGTéduc, au SNE, à SUD… qu’il faut tenir le discours du rassemblement (bon courage), pas à nous.
C’est bien sur le seul terrain syndical que le MEN se frise les moustaches.
>Quelle incidence a le GDiD sur les méthodes de lecture ?
>Quelle incidence a le GDiD sur les horaires des profs du 2° ?
Le MEN nous entube en la jouant « syndical », pas associatif.

Le GDiD est fédérateur par nature parce que c’est une association, que son domaine est transversal et son approche pragmatique.



Robert 29/05/2007 18:38

A Sébastien,
Création d'un Statut ( PE) ==> Un même métier ,deux, corps, deux grilles de salaire pour un travail identique !
> Intégration de tous dans le corps des PE ==> échec.
> Revalorisation salariale ( rattrapage) ==> échec.
> Augmentation des décharges ==> échec.
> Du temps pour les équipes ==> échec.
> Retraites ==> échec.
Statut pour les directeurs ==> Blocage idéologique amenant à une catastrophe annoncée==> Statut imposé.
> Réel volonté de syndicats pour s'unir et s'imposer ==> échec , treize syndicats actuellement défendant leur chapelle et arc-boutés sur leurs frêles dogmes.
Etc...et puis les petits , les sans grade, qui labourent le terrain et voudraient du changement , qui pointent les difficultés quotidiennes. Un fossé, non, un gouffre s'est installé entre ceux qui savent et les ignorants .
Tu as raison Sébastien laisse-toi guider, un jour tu seras libre !

georges 29/05/2007 17:36

@ Sébastien !Tu écris : "Pas de problème pour le gouvernement. Il joue sur du velours."Permets-moi d'ajouter qu'il joue d'autant plus sur du velours depuis la signature d'un certain protocole à partir duquel il a considéré que le dossier de la direction (pardon ! je préfère des directeurs d'École) était clos, tandis que le syndicat signataire ne cesse ici-même et ailleurs de glorifier les "avancées" offertes par ce même protocole !Curieux la cécité qui habite certains collègues !Il y a donc :- le "bon combat livré par les uns (et bien sûr le mauvais, celui des autres, comme il se doit !) ;- et hors des syndicats, point de salut ! (normal puisque eux livrent ce même bon combat !)Merci pour les caricatures !@ Justyn !Tu écris :"Ont-ils peur de la réaction de nos adjoints si nous étions dotés d'un statut ?"Pour avoir peur d'une telle attitude, encore faudrait-il que ces mêmes adjoints aient été un jour consultés sur la notion du statut ! Or (que l'on me détrompe si je commets l'erreur!) ni les principaux intéressés, nous, les directeurs ni les adjoints n'ont été consultés par ces mêmes organisations !Si peur il y a, il faut lui une autre raison, une autre cause sans lesquelles cette peur n'a aucune existence autre que fantasmatique...Cordialement !

Sébastien 29/05/2007 16:10

José, ce que tu dois bien comprendre c'est que cette vision différente de la direction empêche les choses d'avancer. Le problème c'est que cette division va de plus en plus loin. Depuis que le GDID a fait son sondage, certains collègues se sont mis en tête que les syndicats étaient opposés à leur combat. Pas du tout ! Ce n'est pas le bon combat que livre le GDID. Résultat des courses : l'antagonisme est tel qu'il devient impossible de travailler ensemble comme tu le souhaiterais. Vraiment impossible !
Tout ce que propose les syndicats est considéré comme des miettes (dixit Thierry Fabre). Du coup, tu penses bien que les ministres s'en donnent à coeur joie. Pas de problème pour le gouvernement. Il joue sur du velours. Il faudrait que certains se rendent compte que sans les syndicats, ON N'EXISTE PAS... malgré les beaux discours.

thierry fabre 29/05/2007 15:51

Excellente question, José,...
Il faudrait cependant la poser à d'autres que nous...

Se mettre d'accord, on ne demande que ça. Difficile cependant avec des gens qui, par blocage idéologique ou esprits de boutique se refusent purement et simplement à tout contact, toute entrevue avec notre association.
A croire que de recevoir et discuter avec une association de dirlos serait à leurs yeux reconnaitre implicitement l'existence des directeurs d'école, et non de ces fameux "instits-chargés-de-la-direction" qu'ils souhaient voir maintenus.
A te dire très clairement les choses, nous avons été reçus l'an dernier par le SNUDI-FO, le SE-UNSA et le SCENRAC-CFTC. Nous avons pu discuter, échanger, dialoguer avec ces trois syndicats.
De leur côté le SNUIPP, le SGEN-CFDT et SUD n'ont jamais daigné répondre à plus d'une dizaine de courriers, et autant de mails,ces deux dernières années.
Ce qui ne change rien à notre souhait d'entamer avec l'ensemble des syndicats des discussions sur la direction d'école, afin d'arriver à cet accord dont tu parles, et que l'on espère. On ira même jusqu'à leur payer le pot dont tu parles, si c'est nécessaire...

Il n'en reste pas moins que la levée des blocages serait d'autant plus aisée si notre association regroupait encore plus de collègues. Nous sommes déjà plus d'un millier de dirlos au GDID. Si demain, nous étions 5 à 6000, quel syndicat pourrait encore prendre le risque de négliger un tel courant d'idées ?

D'où ma question sur le fait d'exister, qui n'était pas une moquerie de ma part (toutes mes excuses si tu l'as perçu ainsi) mais bien la question fondamentale qui distingue notre démarche de celle de certains syndicats.
Nous mettons en effet l'accent sur ETRE et AVOIR
AVOIR, c'est ce que l'on nous propose depuis des années, de se bagarrer pour trois miettes qui ne règlent en rien le problème
ETRE, c'est ce que nous voulons. Nous pensons en effet qu'une fois la direction d'école reconnue, il sera bien plus facile d'obtenir le temps, les moyens, le salaire de notre travail.

A ce titre notre demande d'un statut, ce n'est pas se payer de mots faciles. C'est un ensemble, un projet construit avec des centaines de collègues. Tu le trouveras en page d'accueil du site du GDID.

"Est-ce que j'existe ?" n'est pas une question perso, mais une réflexion professionnelle que je te pose parce que chacun d'entre nous, au GDID se l'est posée à un moment ou un autre...
Je comprends celles et ceux qui souhaitent rester dans le cadre de la fonction actuelle en tentant d'y aménager quelques aspérités.
Mais je ne partage pas ce point de vue, pensant que cela ne débouche sur rien d'autre que de mettre l'école publique dans le mur...
A chaque collègue de voir.

Cordialement
Thierry fabre-qu'est-tout-content-de-taper-un-message-pendant-son-quart-de-décharge-que-ça-lui-donne-l'impression-de-l'école-buisonnière.

José Kervar'ch 29/05/2007 15:23

Thierry Fabre,
Je n'ai pas l'impression de ne pas exister, mon collègue. J'ai les pieds bien sur terre, le cerveau bien à sa place, sois rassuré.
Tu comprends, j'entends parler "statut" depuis un an. Les uns pour dire qu'il le faut, les autres pour dire qu'il n'en faut pas. Le temps passe et rien n'avance ! Y en a marre de ces enfantillages ! Mettez-vous d'accord, rencontrez-vous autour d'un pot s'il le faut ! Mais de grâce, arrêtez de vous bagarrer ! On est tous à la même enseigne, des dirlos des villes et des dirlos des champs ! Qu'attendez-vous pour mener campagne ensemble contre le ministère ?

thierry fabre 29/05/2007 15:00

"ON ne va pas sauter... qu'ON nous donne... qu'ON arrête... qu'ON nous laisse..."
Voial un ON bien indéfini, José...
C'est qui , ON ? (ne répondez pas à cette question)

Tu envisages la direction d'école d'une curieuse façon, José.
Si le problème relevait uniquement d'une poignée de cacahouètes en plus ou en moins, de quelques mesures catégorielles, il y a belle lurette que ce serait réglé.
Après tout, d'années en annnées, de mesurettes minables en avancées à engranger, rien n'y a changé grand chose, ce qui semble bien prouver que la question se situe à un tout autre niveau.
Ce que tu réclames, on le demanderait tous, sans exception
Sauf qu'il faut l'obtenir, et que l'on est bien loin du compte
Deux méthodes donc:
- celle consistant à quémander l'aumône et à mégoter pour trois brimborions, tous les 5 ou 6 ans...
- celle impliquant de se battre pour que notre métier soit reconnu, ce qui implique un statut, et c'est l'essentiel, tout ce qui va avec...

J'ai choisi la seconde méthode. Je comprends que l'on se contente du mendigotage de la première solution, mais ce que je compends mal, c'est pourquoi le ministère irait donner quoi que ce soit à des gens qui n'existent pas, exerceant une fonction non reconnue...

Tu as peur d'exister, mon collègue ?

Thierry fabre

José Kervar'ch 29/05/2007 14:03

On va pas sauter sur notre chaise comme un cabri en criant : Le statut ! le statut ! le statut !
Qu'on nous donne des décharges, du fric, un ordinateur correct avec haut débit, un logiciel de gestion des classes et qu'on arrête de nous mettre sur le dos de plus en plus d'enquêtes bidon, de paperasses à remplir, de journées de ceci ou de cela et qu'on nous laisse faire notre boulot en paix. C'est tout ce qu'on demande !

Justyn Harchy 29/05/2007 13:23

@ Georges
Bien d'accord avec vous quand vous dîtes : "Un statut ne peut être que ce que nous en ferons, ce que nous bâtirons, tel qu'il est réfléchi, améliorable et non un absolu".
Mais qui est ce "nous" dont tu parles ? Les directeurs, je suppose. Tu sais bien que seule une organisation (syndicat ou coordination) peut négocier avec un gouvernement. Or, nos syndicats (hormis le SNE) ne veulent pas s'occuper de nous. On ne les intéresse pas. Trop peu nombreux ? Je ne comprends pas leur démarche. Ont-ils peur de la réaction de nos adjoints si nous étions dotés d'un statut ? C'est bizarre cette conception du métier. Je parle de celle des syndicats, bien sûr. Je suis "jeunot" dans la direction (1ère année). Je n'ai pas tout suivi et j'avoue que je suis assez désorienté par toutes les querelles qui agitent le monde syndical.

georges 29/05/2007 12:13

@ Hélène !Un statut ne peut être que ce que nous en ferons, ce que nous bâtirons, tel qu'il est réfléchi, améliorable et non un absolu (ce que tu appelles un "morceau de papier")...Le statut concrétiserait la reconnaissance d'une position particulière : celle du directeur face à des partenaires institutionnels ; ce qu'il est déjà en partie aujourd'hui, mais quelque peu noyé dans un flou juridique et administratif !Il me semble que dès lors s'ensuivrait (par la force des choses ?) une autre conception de l'École, dotée d'une autonomie, d'une plus grande marge de manoeuvre et de souplesse...L'École n'aurait-elle pas à ce moment-là un rôle de premier plan à jouer dans une nouvelle "redistribution" qui s'esquisse ?Hypothèses...

Blandine Liebbehrt 29/05/2007 10:25

Déjà, cette situation que tu dis détériorée, Hélène, le sera encore plus par la suppression de la carte scolaire. Evidemment, un statut n'apporterait rien de plus qu'une reconnaissance de la fonction. C'est déjà bien, j'en conviens. Mais est-ce que la seule reconnaissance va inciter les adjoints à se lancer dans la direction, j'ai des doutes, de GROS DOUTES... Il faudrait tellement plus, tellement plus...

HélÚne 29/05/2007 09:39

Je ne sais pas si un statut changera grand-chose à une situation tellement détériorée ?!?!
Un statut n'est rien d'autre qu'un morceau de papier mais ce qui nous intéresse, c'est les moyens de mieux travailler, un salaire décent... Est-ce qu'un statut est une garantie suffisante ? Les syndicats n'en sont pas convaincus du tout.
 

Géraldine Fuech 29/05/2007 09:25

Déclaration de Xavier Darcos
Xavier Darcos: la carte scolaire actuelle ne disparaîtra pas avant 2010 Le gouvernement va supprimer progressivement la carte scolaire à partir de cette année, mais "il faudra bien trois rentrées scolaires" pour qu'elle ait disparu, déclare le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos dans un entretien publié mardi dans Le Parisien-Aujourdhui.
 

"Il faudra bien trois rentrées scolaires (jusqu'à celle de 2009 au moins, ndlr) pour que la carte scolaire actuelle ait disparu car nous devons, parallèlement, mettre en place les outils de régulation qui garantiront une vraie diversité sociale" dans les établissements, affirme le ministre.
 

Le principe de la carte scolaire veut qu'un enfant soit inscrit dans un établissement en fonction de son lieu d'habitation.
 

M. Darcos assure qu'il ne "remettra pas en cause la règle générale" permettant d'avoir son enfant scolarisé au plus près de son domicile. Mais il entend "favoriser des choix plus larges".
 

"Ce qui changera dès la rentrée prochaine, poursuit-il, c'est que le nombre d'élèves qui pourront s'inscrire dans un établissement situé en dehors de leur secteur de rattachement augmentera".
 

Le ministre proposera "d'ici la fin du mois de juin de conduire une expérimentation dès la rentrée 2007". Pour la mener "nous n'aurons pas besoin de faire voter une loi (..) Elle reposera sur des dispositions légales existantes. Sur la base des résultats obtenus, cette expérience sera généralisée à partir de la rentrée 2008", ajoute-t-il.
 

M. Darcos affirme vouloir "mettre fin, sur ce sujet, à la guerre souterraine qui oppose les familles à l'institution scolaire". "La seule guerre scolaire qui vaille c'est celle qui combat la relégation et la ghettoïsation dont s'accomode trop souvent notre société", indique-t-il encore.
 

 

Jacques Lot 29/05/2007 09:20

Si les écoles de quartier se vident, que deviendra le directeur qui va perdre sa décharge (1/4 ou 1/2) ? S'il part, qui prendra la relève ?
Vite, vite, il est urgentissime de donner un statut aux directeurs !!! (avant qu'il n'y ait plus de volontaires pour exercer cette fonction)

Alban Gontron 29/05/2007 09:17

On va se retrouver avec encore plus de directions vacantes !
De ce mal naîtra peut-être un bien ? Le ministère se décidera peut-être à encourager les enseignants à demander un poste de direction...
Les syndicats se rendront peut-être compte de l'urgence à soutenir les "collègues chargés de direction" ?
Sinon... On va droit dans le mur !