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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 21:03

Nouveau Président de la République, nouveau gouvernement et premières rencontres avec les syndicats qui ne savent plus où donner de la tête...

A peine nommés, les nouveaux ministres entament une semaine marathon et reçoivent, à tour de rôle, les principales organisations de salariés.

 Éric Woerth: ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

Les fonctionnaires ont perdu leur ministère à part entière. Placés sous la responsabilité du budget et des comptes publics à Bercy, ils devront composer, tant en matière d'emplois que de politique salariale, avec les objectifs fixés dans sa campagne par le président de la République, Nicolas Sarkozy. En recevant séparément depuis lundi 21 mai les représentants des fédérations syndicales de la fonction publique, Eric Woerth, le nouveau ministre, leur a ainsi rappelé l'engagement du chef de l'Etat de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite - 40 % des 5,2 millions fonctionnaires doivent cesser leur activité d'ici à 2015 - et d'affecter une partie des économies réalisées à des revalorisations de rémunérations. Il a par ailleurs évité de s'engager sur la politique salariale et les augmentations pour l'année 2007 que son prédécesseur, Christian Jacob, avait laissées en suspens.
 
S'il est resté ferme sur les principes, M. Woerth a adouci le propos sur la méthode. Il a notamment indiqué son intention de ne pas avoir "une vision comptable des choses, mais une vision humaine". Il a aussi annoncé mardi sur LCI : "En contrepartie du (départ) d'un sur deux, il faut montrer que les fonctionnaires, qui se sont paupérisés d'une certaine façon, pourront en recueillir les fruits."
 

Premier sur la liste des syndicats reçus, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a retenu l'aveu du ministre selon lequel la règle du non-remplacement "pouvait poser des problèmes et que cela ne pouvait pas s'appliquer partout, notamment pour l'éducation nationale".

 

 Xavier Darcos : ministre de l'Education nationale

Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a commencé mardi 22 mai à recevoir les syndicats pour une "première prise de contact". La première fédération de l'Education, la FSU, et son secrétaire général Gérard Aschieri, ainsi que son syndicat du second degré le Snes, ont ouvert le bal mardi. A suivi le Snalc-CSEN, apolitique mais souvent étiqueté à droite. Mercredi, le Sgen-CFDT, puis SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d'établissement et enfin le syndicat Indépendance et Direction. Jeudi, la Société des agrégés avant une réunion avec les recteurs. Les rencontres se poursuivront la semaine prochaine avec les autres syndicats.

 

Les syndicats comptent bien en profiter pour rappeler leurs revendications, au premier rang desquelles l'abrogation du décret Robien. Xavier Darcos devrait ne bénéficier d'aucun "état de grâce" et doit déjà faire face aux récriminations des syndicats contre les mesures prises par son prédécesseur Gilles de Robien. Outre le temps de travail des enseignants, la FSU apportera plusieurs dossiers dans son cartable: les moyens, les zones d'éducation prioritaire (Zep), le droit de grève, la formation des enseignants en IUFM, l'apprentissage à 14 ans, etc. Autre dossier délicat, celui de la carte scolaire que Xavier Darcos veut faire disparaître en deux ans, avec un assouplissement intermédiaire dès la rentrée prochaine.

L'assouplissement de la carte scolaire. M. Darcos avait déclaré souhaiter l'assouplir dès la rentrée prochaine, et la supprimer à la rentrée 2008. "Est-ce qu'elle est juste (actuellement) la carte scolaire ?", qui scolarise les enfants dans les écoles et collèges de leur quartier, s'est interrogé mardi le ministre devant la presse, lors de son premier déplacement dans un collège classé 'Ambition réussite' (ex-ZEP) d'Asnières."La carte scolaire n'est pas une assignation à résidence", a-t-il ajouté, en sous-entendant qu'elle pouvait devenir contre-productive "si on n'arrive pas à assurer la mixité scolaire et si les parents ne peuvent pas discuter avec les enseignants dans les établissements ou se sentir intégrés dans l'école". Il n'a pas cependant voulu confirmer le chiffre de 10 à 20 % des affectations qui bénéficieraient de l'assouplissement de la carte scolaire dès la rentrée prochaine, "avant d'avoir vu les syndicats cette semaine" et parce qu'une telle réforme "ne se fait pas en quinze jours".
 

Le vouvoiement à l'école. Le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos a jugé mardi "indispensable" que les élèves vouvoyant leurs enseignants et "préférable" que les enseignants vouvoient les lycéens, lors d'un déplacement au collège André-Malraux d'Asnières. Il a cependant immédiatement précisé qu'il ne transcrirait pas cette idée dans un texte s'imposant à toute la communauté éducative. Pour lui, les professeurs doivent "marquer" leur autorité pour qu'"il y ait une certaine verticalité". Interrogé sur la proposition de Nicolas Sarkozy, lors de la campagne électorale, que les enfants se lèvent à l'arrivée de leur enseignant dans la classe, M. Darcos a assuré ne pas être "pour que les élèves se mettent au garde à vous". Même s'"il est important qu'à l'école le respect s'installe", a-t-il ajouté.
 

"Tous ensemble, tous ensemble..." Non, ce n'est pas Ségolène Royal qui harangue ses supporters déçus du balcon du siège du PS rue de Solférino...

"Tous ensemble", c'est le mot d'ordre du SNUipp pour interpeller le ministre de l'Education nationale sur le problème des EVS dont le contrat se termine en juin prochain.
 
"Tous ensemble, EVS, enseignants, parents, réclamons : 
la transformation des postes EVS en postes statutaires et pérennes de la fonction publique 
la possibilité pour les actuels EVS d’accéder à la formation et au recrutement pour ces postes statutaires
".
 

Pourtant, souvenons-nous... Le SNUipp n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer cette mesure figurant dans le protocole signé par "un syndicat minoritaire"... (relire notre article du 17 avril)

"Transformer les directeurs d'école en agents recruteurs de personnels à statut précaire ne relève en aucun cas d'une quelconque "revalorisation" des fonctions de direction mais vise plutôt à en faire des acteurs de l'accélération de la précarité du travail. A l'heure où les mobilisations collectives viennent de faire reculer le gouvernement sur son projet de CPE, comment pourrait-on accepter l'arrivée massive dans les écoles de personnels précaires, d'autant qu'aucune perspective d'embauche ni de formation, n'est même envisagée ? Rappelons que le SNUipp-FSU a toujours revendiqué des créations de postes statutaires pour le secrétariat, les BCD, l'accompagnement des enfants porteurs de handicaps...

Si le manque de moyens aussi bien pour la direction d'école que sur l'accueil des enfants en situation de handicap est une fois de plus pointé par le Ministère, celui-ci cependant n'apporte pas les réponses adéquates en proposant une fois de plus de recruter un personnel aussi précaire et non formé. Le SNUipp ne peut cautionner un tel dispositif".
 
Le SNUipp appelait alors au boycott du dispositif. Depuis, ayant constaté que les directeurs avaient massivement recruté des EVS, il change son fusil d'épaule et se fait l'ardent défenseur des emplois voués à disparaître à la fin de l'année scolaire.
 

Dans un communiqué diffusé mardi 22 mai, le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp) demande à Xavier Darcos des réponses sur la situation des EVS, créés dans le cadre de la loi de Cohésion sociale, en remplacement des emplois-jeunes, dont les contrats arrivent à échéance le 30 juin. Le syndicat entend aussi obtenir des assurances concernant "l'avenir des missions assurées par les EVS: aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap, aide à la direction d'école, vie scolaire".

 

Sur la base de ces revendications, le SNUIpp organise mercredi 23 mai "une journée nationale d'action marquée par des rassemblements, des conférences de presse, des audiences dans tous les départements", selon son communiqué.
 
Le SE-Unsa, signataire du protocole, n'est pas en reste. Il entend demander au ministre de reconduire le dispositif, l'une des "avancées engrangées" en mai 2006.
 

"Au premier rang des dossiers prioritaires, le gouvernement trouvera ceux des 'Emplois vie scolaire'", écrit le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) qui considère qu'il "y a urgence". "Pour eux, ce sera l'ANPE et, souvent, le chômage. Pour le système éducatif, ce sera l'interruption des missions auxquelles ils contribuaient", ajoute l'organisation syndicale.

 

Le SE-UNSA "interpelle dès à présent le ministre de l'Education nationale pour que les missions assumées aujourd'hui par les EVS soient pérennisées". Il invite également les enseignants à envoyer des courriels au Premier ministre François Fillon "pour un traitement urgent de ce dossier".

 

 

Une folle semaine... à donner le tournis à n'importe quel dirigeant syndicaliste...

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

dianu patricia 01/06/2007 09:13

actuellement en contrat d'avenir j'ai beaucoup de doutes quand au renouvellement de mon contrat au 30 juin l'inspection m'a dit d'attendreles elections legislatives, pourriez vous me dire ce qu'il en est, je suis agent administratif/contrat d'avenir?

Pierrot 29/05/2007 23:18

"Tu vois, Pierrot, j'apprécie ce blog car il ne pratique pas la langue de bois vis à vis des syndicats. C'est ce que nous devons tous faire si l'on veut se faire respecter des dirigeants syndicaux : ne manifester ni faiblesse, ni indulgence à leur égard."

>J'espère que tu ne me vises pas là?

ça pourrait faire marrer quelques "syndicaux" de lire que je puisse leur manifester faiblesse ou indulgence...

Joël 29/05/2007 23:01

Tout ce que tu dis est vrai, Pierrot. Simplement, je crois qu'il faut arrêter de se faire peur avec des syndicats comme SUD-Education et le Sgen-CFDT qui n'existent pas. Le premier n'a que le nom mais ne représente rien. Le second a perdu ses adhérents "en masse" quand la CFDT a été signataire des accords sur les retraites. Il n'y en avait déjà pas beaucoup... Pour le coup, il ne reste plus rien.
Je pense qu'on devrait moins se gêner avec le SNUipp et le SE-Unsa. Après tout, se gênent-ils pour s'opposer aux souhaits de la quasi totalité des directeurs (j'ai toujours en tête les 93 % qui réclament un statut) ?
Tu vois, Pierrot, j'apprécie ce blog car il ne pratique pas la langue de bois vis à vis des syndicats. C'est ce que nous devons tous faire si l'on veut se faire respecter des dirigeants syndicaux : ne manifester ni faiblesse, ni indulgence à leur égard.

Pierrot 29/05/2007 21:31

Une dernière salve avant de déposer les armes.

Je partage ton avis sur la "force supérieure" qui fige.
Mais, j'entends l’idéologie comme une sorte de dogme.

C'est sans doute vrai chez SUD, au SGEN aussi...Mais je ne le ressens ni au SNuipp, ni au SE.
En tous les cas, pas aussi clairement exprimé.

Pour les raisons évoquées:
>coupure de la base
>une base de moins en moins "idéologique" (le simple fait d'être majoritaire et très implanté induit un syndicalisme par procuration, par assurance).
>traumatisme du décret Monory
>La compétition pour rester en tête des 13 syndicats de l'EN.

Ors la place de premier n'est pas acquise définitivement pour le SNUipp. le SE le talonne en se positionnant sur un segment plus "réformateur", tandis que le segment "autogestionnaire" (clairement idéologique) est copyrightisé (?) par SUD ou le SGEN.

La marge de manoeuvre (il s'agit bien de manoeuvrer) est donc étroite, et le sujet des dirlos glissant, source de trop risques et pour le SE et pour le SNUipp.
Ils ont peur d’y laisser des plumes.
>d'où un statu quo confortable pour eux, destructeur pour nous et même pour l'école.
>d’où la signature du protocole par le SE : coup de poker pour Jouer les « importants »... Manqué !
Regarde, même cette histoire de CMD, pour le coup idéologiquement très marqué, arrive comme un cheveu sur la soupe, sans conviction ni socle solidement préparer...

Je crois que la force qui les paralyse est plus de l'ordre de la mauvaise tactique que de celui de la conviction.

En tous les cas, que la force, la vraie, la positive, celle que nous voulons partager, soit avec toi.


Joël 28/05/2007 23:21

@ Pierrot
"Je crois, aujourd'hui, les mentalités (de toute la profession) prête à accepter un dirlo "statufié".Ça ils ne le sentent pas, parce qu'ils sont coupés de la base".
Ils sont coupés de la base, c'est une certitude. Mais même s'ils ne la sentent pas, comme tu dis, et je suis d'accord avec toi, ils sont capables d'entendre tout de même. Ils savent lire aussi. Ils ont forcément entendu parler de la consultation IFOP. Ils en ont lu les résultats, c'est évident. La preuve : ils ne disent plus que "les directeurs ne veulent pas de statut".
Alors, s'ils ont entendu, s'ils ont vu, s'ils ont lu et que malgré tout, ils n'en tiennent aucun compte, c'est qu'ils sont dominés par une force supérieure qui leur ôte toute possiblité de penser sereinement... On peut appeler cette force : IDEOLOGIE.
Vraiment, Pierrot, c'est de l'idéologie à l'état pur.

Robert 28/05/2007 21:35

A Georges ,
Tu as tout compris et tu as mis moins de 7 ans !
Mais eux n'ont pas compris que maintenant il y a forclusion !
Et tout avance sans eux ou avec eux mais d'abord nos idées  !
Le terrain a pris la main !!!!! Trop tard pour les nationaux avec un retard et décalé de la base !

Pierrot 28/05/2007 21:15

J'ai peut-être tort Joël...
Là-dessus, comme sur d'autres points, je ne demande qu'à être convaincu... Et tu es convaincant.

Je pense que le traumatisme qu'à laisser l'échec de la lutte contre le statut des maîtres-directeurs est l'explication à la paralysie des syndicats quand il s'agit des dirlos.
Ils ont été bien contents de ne pas entendre parler de nous pendant une 15 d'années.
15 années blanches pour nous.
Les syndicats sont capables d'envisager un statut spécifique pour les CP, les Psyscos? faire verser l'ISSR le mercredi et les WE (pas de crise de vocation chez les TR...)
Mais quand il s'agit de nous, des miettes à la marge!

Mais, pas par pure idéologie (tu remarques Joël, je fais un pas vers toi avec en introduisant l'adj. "pure"), parce qu'alors, ils y aurait des propositions réelles de fonctionnement, une vision.

Introduire la reconnaissance du métier, même pour se démarquer, serait revenir sur les blessures laissées par Monory.

Ce qui, me semble-t-il, est une fausse analyse.
Je crois, aujourd'hui, les mentalités (de toute la profession) prête à accepter un dirlo "statufié".

Ça ils ne le sentent pas, parce qu'ils sont coupés de la base (qui a énormément changée depuis les IUFM), et ils ont peur de s'engager à cause de vieilles chimères qui leur ont coûté très cher à l'époque (les coordinations avaient pris les commandes, et, une fois le décret signé, beaucoup d'instits ont déchiré leur carte).

Donc, je ne dis pas que les syndicats majoritaires sont prêts à nous suivre sur le statut, certainement pas.
Mais, je crois (encore) que le blocage est à chercher ailleurs que dans l'idéologie au sens de "doctrine".

george 28/05/2007 20:58

@ Robert ! (salut !)"Surdité", tu as dit "surdité" ?Et pourtant, "ils" savent, "ils" pensent pour nous, "ils" détiennent la science qui leur permet de savoir quelles sont les attentes des "enseignants des écoles" !Cette science dont on se demande d'où "ils" tirent les prémices, car qui a été consulté pour répondre aux questions sur les attentes des "enseignants des écoles" ?Certainement pas les directeurs !Sratégie du mensonge !Sratégie de la Vérité détenue par essence : "en vérité, nous vous le disons, les  "enseignants..." ne veulent pas d'un statut pour les directeurs ! Cela est vrai puisque nous le disons!Stratégie du chantage : accorder un statut serait "mettre  de l'huile sur le feu" Surdité, aveuglement, et mutisme quant au dossier des directeurs d'école !À quand une consultation précise et honnête des directeurs d'École sur leur véritable souhait ?Qu'attendent les syndicats pour l'organiser, en donnant effectivement la parole aux princiapux concernés ?Nous attendons ...

Joël 28/05/2007 19:59

@ Pierrot
Je ne partage pas totalement ton analyse, Pierrot.
Je pense que l'opposition des dirigeants syndicaux à un statut de directeur est vraiment idéologique. Je pense même que la stratégie utilisée pour ne pas y parvenir découle de l'idéologie et non l'inverse.
C'est vrai qu'ils sont empêtrés dans des luttes intestines. On peut dire aussi que leur seule ligne de conduite est dictée par l'idéologie. C'est ce qui explique qu'ils ne sont nullement à l'écoute de leur adhérents ou de leurs militants.
Cette idéologie est d'ailleurs si forte qu'elle leur interdit même de se démarquer d'un syndicat à l'autre. S'il n'y avait pas d'idéologie, ils seraient plus stratégiques dans leur choix d'actions et de revendications. Ils n'hésiteraient pas, par exemple, à prendre le contre-pied de l'organisation rivale ou concurrente.
En fait, je crois qu'on peut dire qu'il règne chez eux une pensée unique qui n'a pas évolué depuis 68 et probablement même depuis l'après-guerre. La réflexion est annihilée par l'idéologie dont ils ne peuvent se départir.
Merci à Robert d'avoir cité UN texte du SNUIPP pour appuyer mes propos. Je n'ai pas eu besoin de le rechercher...  Il y en a tellement d'autres.
A noter, tout de même que les arguments utilisés ont quelque peu changé depuis la consultation IFOP / GDID...
 

Diabolicus 28/05/2007 18:54

Je ne sais pas où vous avez trouvé cette info sur les EVS, mais sur le site du snuipp voilà ce qui est écrit: "A quelques semaines de la sortie scolaire, le Ministre de l’Education Nationale, lors d’une audience n’a donné à la FSU aucune réponse, repoussant à la fin juin une éventuelle décision gouvernementale."
Voilà qui est malheureusement beaucoup moins optimiste...

Pierrot 28/05/2007 17:15

Joël, je me fais mal comprendre.

Je suis en accord parfait sur tout ce que tu dis, sauf que je pense, et c'est tout à fait personnel, que l'opposition à la reconnaissance du métier de directeur d'école, affichée par les dirigeants syndicaux, est faussement idéologique, mais purement stratégique.
Même si cette stratégie passe par un discours qui se prétend idéologique.

Regarde les arguments avancés ici:
- par Pierre:
La méthode Coué pour nous dire le protocole c'est bien parce que ceux qui savent l'ont signé.
- Et par Patoune:
Dissolvez GDiD et retrouvez l'unité derrière ceux qui savent.

>Rien sur le fond, sur le pourquoi de la crise actuelle que traverse les dirlos.
On ne parle même plus du rapport de la DESCO, pourtant, fait rarissime, il faisait consensus entre syndicats et MEN. Résultat: un vade-mecum de 7 fiches!



Pas question de dédouaner qui que ce soit. Mais je ne crois pas en leur stupidité.
Je les crois conscients, ce qui est encore plus coupable, mais empêtrés dans des luttes qui ne concernent que les boutiques et incapables de recoller à une réalité qu'ils ont négligée trop longtemps.

Ils bottent en touchent (protocole, CMD) et on trinque.

C'est pourquoi il ne faut pas attendre d'eux la solution, mais créer le rapport de force nécessaire pour enclencher le mouvement.




Robert 28/05/2007 16:55

A Joël,
Pour corroborer le fait que les représentants nationaux ont toujours été contre toute idée de Statut.





Débat parlementaire sur la loi d’orientation : alerte direction d’école





 






 






 




 




 







 







 







 



vendredi 18 février 2005
 

Dans le cadre du débat parlementaire, plusieurs députés ont proposé des amendements visant à instituer soit un nouveau statut pour les directeurs et les écoles, soit un « cadre fonctionnel » pour les directeurs. Ces dispositions ne figurent pas dans le projet de loi présenté par le Ministre de l’Education Nationale. Elles n’ont fait jusqu’ici l’objet d’aucune annonce et d’aucune information de la part du gouvernement. Elles ne correspondent en rien aux attentes des enseignants des écoles.
 

Le SNUipp rappelle que la majorité des directeurs et des directrices, avec le soutien des équipes pédagogiques, est en grève administrative pour obtenir du temps supplémentaire pour le fonctionnement de l’école ainsi qu’une meilleure reconnaissance de leur fonction. Le SNUipp et les enseignants du premier degré ne veulent pas d’un statut d’EPLE pour les écoles, de la mise en place d’un statut pour les directeurs ou de toute autre mesure similaire. Ces modes d’organisation ne correspondent pas au fonctionnement des écoles, dont les deux tiers comptent 4 classes et moins et vont à l’encontre du développement du travail en équipe.
 

Le SNUipp attire l’attention des parlementaires et du gouvernement sur l’émotion et les réactions que créerait l’adoption de telles mesures par le parlement. Est-ce le moment de jeter de l’huile sur le feu ?
 

Les parlementaires souhaitent-ils ajouter une motivation supplémentaire à la mobilisation et aux actions des enseignants en faveur de l’école et de la réussite des élèves ?
 

PARIS, le 16 Février 2005.
 







 






 
A Patoune,
> Hors les syndicats, nous ne pouvons rien.
Et avec les syndicats, peux-tu me citer les immenses améliorations de nos conditions :de statut ( toujours des PE et des Instits !), de travail , salariales et retraite pour finir ?
Oui, Patoune nous réussirons hors les syndicats et leur surdité !
S'ils voulaient bien saborder leurs dogmes et commencer par accueillir les représentants du vrai terrain que nous sommes , partager leur décharge syndicale pour que nous puissions mettre en oeuvre les revendications de 93% des 10 094  dirlos consultés par l'IFOP !
Ou mieux encore , offrir leurs décharges aux membres du GDID pour regoûter au terrain pendant 5 ans !
Mais je rêve comme toi Patoune !

Joël 28/05/2007 13:59

@ Pierrot
Comment peux-tu dire ceci :
"Je ne crois pas que les cadres nationaux du SNUipp ou du SE soient "idéologiquement" contre un statut du dirlo.En cela je suis peut-être optimiste".
Qui s'exprime dans les colonnes de la presse syndicale ? Qui parcourt les médias ? Qui rencontre les ministres et ses conseillers ? Pas le militant de base, Pierrot !
Or, jusqu'à la consultation IFOP, on a pu lire et entendre les dirigeants syndicaux expliquer que "les directeurs ne veulent pas d'un statut" ou encore "les directeurs ne font pas la grève administrative pour obtenir un statut".
On a même connu des ministres qui expliquaient que "les syndicats sont hostiles à un statut de directeurs". Quand un ministre emploie l'expression "les syndicats enseignants", tu crois qu'il parle des militants ?
Que n'a-t-on entendu sur les ondes Luc Bérille et son acolyte Gilles Moindrot déverser ce genre d'inepties ? On n'a pas rêvé non plus : c'est bien le SNUipp qui menaçait le ministère de "casus belli" en cas de statut du directeur. Faudrait relire tous les articles de ce blog, l'un y est consacré.
Non, Pierrot, on ne peut disculper les dirigeants des syndicats majoritaires d'avoir travaillé contre les directeurs. Le fait est établi. Les écrits sont nombreux (médias, revues syndicales, sites des sections départementales...). Et les propos n'étaient pas tenus par des militants de base mais par des "chefs"...

Pierrot 28/05/2007 13:38

@ Joël,
Je ne crois pas que les cadres nationaux du SNUipp ou du SE soient "idéologiquement" contre un statut du dirlo.
En cela je suis peut-être optimiste, mais je rejoins ce que dit un peu plus haut Merlin sur le fait que les syndicats sont comme coupés de la base.(sans remettre en cause la sincérité et le militantisme des délégués locaux.)
Les syndicats ne savent pas gérer la diversité des opinions que peux exprimer une base.
Culturellement et historiquement, dès qu'il y a "opposition", il y a scission ou transfert vers un autre syndicat (le SNI a donné le SE et le SNUipp, à la suite de l'accord de la CFDT sur les retraites, le SGEN a perdu beaucoup d'adhérents au profit de SUD et de la CGTéduc. , à la suite de la signature du protocole beaucoup de dirlos ont quitté le SE...).

Ce qui aboutit à quelque chose d'unique: le nombre de syndicats dans l'EN: 13!
Y a t-il 13 conceptions différentes de défendre les enseignants?

>Pour exister il faut se démarquer... On surveille l'autre, on fait attention à ne pas se laisser dépasser, on occupe des positions. On gère stratégiquement un sigle.
Voilà ce qui éloigne les syndicats de la base et diminue le nombre de militants.

Sur la question des dirlos, c'est évident.
>Si tout le monde est d'accord pour ne s'occuper que d'AVOIR, comment se fait-il qu'il n'y ait rien de significatif dans ce domaine depuis des années pour arriver à la situation actuelle ?
Parce que cet accord "idéologique" ne peut être clairement énoncé, le risque de "confondre" les boutiques est trop grand.
D'où la précipitation du SE à signer, afin de se démarquer, et la bienveillance du SNUipp qui n'a pas de solution de rechange originale.

>Même chose pour les actions contre le dernier décret deRobien sur le temps de travail des profs.
Première grève unitaire, éclatement dès le lendemain...

•Mais qui paie les conséquences de ces divisions… La base

Je suis donc optimiste parce que pour y arriver ce n'est pas un verrou idéologique qu'il faut lever, mais établir un rapport de force en notre faveur.

Et ça, c'est en train de se faire.

bruno 28/05/2007 11:39

"  Dernier exemple en date, ils viennent d'obtenir la reconduction des EVS pour la prochaine année scolaire. Quand on sait que des dizaines de milliers de collègues directeursn'attendaient que cela pour avoir un peu d'aide, on se rend compte du décalage entre les adversaires de cette mesure et la réalité sur le terrain. "
de Patoune, le 26 mai 2007
Je ne lis pas forcément cette info de la même manière que toi.
pimo on ne sait pas encore si les EVS seront reconduis et encore moins sous quelle modalité : Pour 6 moas de juillet à décembre ce qui rentre dans la gestion 2007, ou pour l'année scolaire 2007/2008, si t'as les infos merci de me les donner, à cette date, l'iA ne les avait pas encore !
secondo cette victoire me fait penser à celle de Koucher ou de Besson; Il est temps de demander un mesure qui est presque sur le point d'aboutir au ministère.
Tertio tu sembles dire que des dizaines de milliers de dirlos n'attendent rien d'autres. Bien! Prouve-le maintenant!
 
Quand à rejoindre un syndicat je n'attends que ça, mais accepte que je souhaite connaître ses position claire en ce qui concerne la fonction exercé par ma petite personne.
Et ce n'ets pas faute de poser des questions, c'ets plutôt faute d'obrenir des réponses.
Mais peu^-être est-il antisyndical de ne pas faire une confiance aveugle à des syndicats?

Joël 28/05/2007 10:23

Il faut absolument que le dossier soit réexaminé. On ne peut décemment en rester à ce sinistre protocole qui n'a rien résolu du tout. C'était du "foutage de gueule". Pour moi le SE est plus responsable que Robien car il avait pour objectif de casser le mouvement des directeurs pour éviter d'arriver un jour au statut. Que Robien ait saisi l'occasion de "faire un geste à moindre coût", j'arrive à comprendre. Il a saisi l'aubaine comme l'aurait fait n'importe quel ministre de quelque bord qu'il soit. Après tout, pourquoi aurait-il consenti à beaucoup plus que ce que ne lui demandait le SE. Le SNUipp n'a pas à se réjouir de cette situation car il est assimilé au SE par bon nombre de directeurs. Aucun des deux ne veut reconnaître la fonction de directeur. Leur objectif commun : essayer de nous diviser en espérant nous contenter avec quelques miettes éparpillées ici et là, un peu comme s'ils nous prenaient pour des pigeons.

Pierrot 28/05/2007 10:08

Si Darcos parle "d'éventuellement rouvrir le dossier", c'est qu'il est fermé!
Fermé par la signature du SE en bas du protocole...

Mais, Élise, je suis un incorrigible optimiste.
C'est pourquoi j'espère que ce dossier la restera fermé et que Darcos ouvrira, enfin, celui qui nous concerne.

Mon souci, c'est qu'il a plusieurs gros chantiers sur la table (universités, service minimum, carte scolaire...)
Et que, la signature du SE au bas du protocole lui laissant les mains libres, il peut se servir de ce dossier comme variable d'ajustement, sans être obliger d'ouvrir un nouveau front.

>une piste, la reconnaissance des "métiers" différents des profs...


george 28/05/2007 07:44

Bonjour Élise !C'est vrai, nous l'avons tous lu : le Ministre "pourrait" rouvrir le dossier des directeurs d'École (je préfère cette expression à "direction d'École", assez impersonnel), il "se dit prêt à....", et même "éventuellement"..Cela fait beaucoup de précautions oratoires !Oui, soyons optimistes !Mais ne nous masquons pas que les interlocuteurs ont une conception des "avancées (suis mon regard, aussi !) qui sont plutôt des reculs, disons des statu quo par rapport à des demandes précises, raisonnées et légitimes...Ce qui malheureusement, tempère souvent l'optimisme que l'on peut s'accorder...Cordialement

Elise 27/05/2007 23:28

Pierrot,
"Nos échanges, ici, ne doivent pas nous masquer le fait qu'au plan national le dossier "direction" est bouclé."
Dans leur dernier article, les "directeurs en lutte" écrivent que le ministre Darcos pourrait éventuellement rouvrir ce dossier. Je suppose que l'info est crédible. Ne désespérons pas. Soyons même positifs et espérons que ça débouchera sur de vraies "avancées"... Tu vois à quoi je fais allusion... suis mon regard...
Cordialement.

merlin 27/05/2007 15:59

Pierrot
  Il me semble que les syndicats ont changé la donne: ils sont censés défendre les aspirations d'une profession. Depuis quelques années, leurs revendications s'éloignent ( et pas seulement sur le sujet de la direction) de plus en plus de ce que pensent les enseignants. Ils imposent et ne proposent plus. D'où la désaffection que l'on connait.
Le statut proposé par le GDID se construit avec les remarques et propositions des collègues; c'est pourquoi, il " colle " de plus en plus à ce que souhaite une majorité. La démarche est fondamentalement différente.
  

Pierrot 27/05/2007 13:19

P@toune,

tu nous dis:
"Derrière la fonction, il y a une personne, non ?"
-Alors pourquoi ne pas parler des personnes?
Combien d'enquête de la MGEN faudra-t-il pour que l'on se préoccupe de nous?

Sais-tu le soin que l'on porte à la rédaction des articles syndicaux?
Pourquoi éviter le mot "directeur", si ce n'est pour des raisons stratégiques: ne pas rentrer dans un début de reconnaissance ne serait-ce que par le verbe, tout en laissant croire le contraire.

Nos échanges, ici, ne doivent pas nous masquer le fait qu'au plan national le dossier "direction" est bouclé.

Je dois dire merci à qui?

merlin 27/05/2007 11:23

Patoune: un exemple concret du travail d'un directeur de province.
   Dans quelques semaines, je vais travailler jusqu'au 13 juillet comme tous les ans, et ce pour mettre les listes à jour, archiver, régler les dernières commandes, ranger, inventorier...
Je serai de retour à l'école vers le 20 août pour les inscripitions, recevoir les commandes, classer , répartir, vérifier les locaux, distribuer les courriers et notes diverses...
 Je n'ai pas besoin alors d'une " aide à la direction et au fonctionnement de l'école ou de l'équipe " car l'équipe est en vacances!
  Je n'ai besoin que d'un statut qui me reconnaisse dans mon métier de directeur ( ne t'en déplaise")et qui m'accorde la paie qui va avec .  C'est basique peut-être mais important au quotidien.

george 27/05/2007 11:05

@ Patoune !"Effets de vocabulaire" ? tu continues sur ta lancée : "aider le directeur", dis-tu ! Voilà qui nous éloigne quelque peu du sujet ! Celà, certains (SE) s'y sont employés à leur manière et s'en glorifient d'ailleurs ici-même avec une foi du charbonnier solidement ancrée et en "truquant" quelque peu la réalité, ce qui est le propre des croyants accrochés à leur foi (voir le sujet ci-dessus et les commentaire de Pierre et Yves)Ce dont il est question, ne t'en déplaise, et malgré que tu ne veuilles pas le voir, c'est la question du statut des directeurs et non des placebo, des emplâtres sur des jambes de bois qui font le bonheur de certains mais qui laissent intact le sujet que tu t'obstines à nier !Désolé !Cordialement.

Patoune 27/05/2007 10:23

@ Pierrot et Georges
Derrière la fonction, il y a une personne, non ? Alors, si on améliore le fonctionnement, on aide le directeur, me semble-t-il ? Pourquoi s'obstiner à le nier en faisant des effets de vocabulaire ?

george 27/05/2007 09:57

@ Patoune !J'arrive un peu tard, Pierrot m'ayant soufflé ma réponse :- la direction d'École est un fonctionnement ;- le directeur d'École  est une personne !Personnellement, je ne confonds pas les deux : parler du premier point, c'est nier des personnes ! ...et si tu es lecteur/trice de la presse syndicale, tu remarqueras bien souvent que c'est le problème de la direction d'École qui est soulevé (du moins en gros titre !!!) ....Les mots sont trop importants pour que l'on joue avec...Pour le reste, se dire prêt à .... fait partie du catalogue des bonnes intentions ; j'espère, je souhaite que ce voeu se traduise dans la réalité et non, comme pernicieusement tu l'indiques, pour "être systématiquement contre"...Cordialement.

Pierrot 27/05/2007 09:37

@ Patoune,

Tout pareil que Merlin...
J'en prends l'engagement à toutes les réunions organisées par les syndicats sur le sujet de la "direction et fonctionnement de l'école".
Je n'en rate pas une. Et, dans le 06, avant les sanctions, nous étions plus nombreux du GDiD que du SNUipp (SE inexistant).
Cela n'a jamais empêché des échanges instructifs.
Je rappelle que le SNUipp 06 a, le premier, lancer une consultation sur le sujet.

>J'ai suivi la grève administrative, le GDiD l'a toujours soutenue. J'ai arrêté quand le SNUipp a sorti d'un chapeau le CMD. (je ne parle pas de la compromission du SE)


Mais, et c'est là où je me pose des questions sur ta sincérité Patoune, les mots ont un sens:
se battre pour améliorer les conditions de travail des dirlos, ce n'est pas pareil que de parler de la direction d'école et de son fonctionnement.
Dans le 2° cas, on nie la personne.
Et, si tu es un peu au fait de l'action syndicale (comme politique), tu sais que chaque mot est bien pesé et employé afin de ne pas se servir d'un autre trop précis.

Une fois la reconnaissance du dirlo et de son rôle essentiel dans l'école, acquis, mon retour au bercail sera d'actualité.
En attendant, je me servirai des outils qui sont les nôtres pour faire en sorte que les dirlos soient entendus.

toi Patoune, tu les nies, et même sous le couvert d'une plume gentillete, ce n'est pas joli-joli.

Tu nous dis de rejoindre une tribu, mais peux-tu me dire ce que tu attends d'elle pour améliorer nos conditions de travail.

"Les fantômes du syndicat des marchands de certitudes
Se sont glissés jusqu'à ma dune, reprochant mon attitude
C'est pas très populaire le goût d'la solitude

{Refrain:}
Quand t'es dans le désert
Depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut t'faire jouer
Les yeux bandés"
tu connais?

Patoune 27/05/2007 08:49

@ Georges
"peux-tu m'indiquer où tu as lu que le Ministère "se dit prêt à rouvrir le dossier" ? Merci".
C'est dans l'article des "directeurs en lutte" : "changement de ministre, changement de méthode".
Pourquoi parler de monolithisme quand on sait qu'il y a plus de 10 syndicats rien que pour le 1er degré ?  Chacun peut déjà trouver un courant de pensée qui soit proche de ses idées. Pourquoi ajouter à la division ?
Tu joues sur les mots : "dossier de la direction", "dossier des directeurs d'école".. Pour être systématiquement contre, Georges ?

george 27/05/2007 07:15

@ Patoune !Chère collègue !Ta conception de la diversité démocratique est époustoufflante : au fond proposer le "sabordage" du GDID au profit des syndicats consiste en réalité à faire taire des voix discordantes qui entonnent des petites musiques déplaisantes...à tes yeux tout au moins !Désolé ! cela relève d'une vision totalitaire de l'expression des personnes : tous unis derrière un groupe, plus fort derrière syndicat, pour donner d'unune seule voix ! Monolithisme de la représentation, monolithisme de la revendication... : en clair, la vérité est d'un seul côté et hors de cette position, point de salut ! (Que de mauvais souvenirs d'ordre historique de tels propos réveillent-ils !)Les faits sont têtus ? En réalité c'est plutôt l'obstination averrée de ne pas regarder la réalité en face qui l'est ! Détourner l'attention vers les EVS, Base Élèves de temps à autre, etc...mais les directeurs d'École sont bien absents de tout ce programme (par parenthèse, peux-tu m'indiquer où tu as lu que le Ministère "se dit prêt à rouvrir le dossier" ? Merci)Proverbe chinois : "Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt"...Je rejoins (pour ton plus grand plaisir) Merlin : quand les syndicats rouvriront le dossier des directeurs d'École et non de la direction, le feront sans oeillères, sans refus a priori d'entendre des voix différentes, alors nous serons probablement nombreux à nous retrouver à leurs côtés (tout en continuant un petit bonhomme de chemin avec le GDID) pour sortir de cette situation...Cordialement.

Patoune 26/05/2007 23:42

@ Merlin
Le sujet est trop sérieux pour qu'on se permette de le prendre à la légère. Le nouveau ministre se dit prêt à rouvrir le dossier de la Direction d'école. Soyons vigilants et surtout SOYONS UNIS pour aborder cette négociation. Seul l'intérêt des directeurs doit compter. Faisons fi des étiquettes partisanes. L'avenir de notre fonction se jouera là.

merlin 26/05/2007 23:17

 Chiche! dès que le Snuipp ou le SE ( ou les deux) défendrons le statut des dirlos et cesserons de faire la promo des emplois  kleenex dans l'Education Nationale, je m'engage à reprendre ma carte de syndicaliste actif  ( tout en restant fidèle au GDID bien entendu)!

Patoune 26/05/2007 22:21

Rien n'y fait. Ni vos propos, ni vos critiques n'y changeront rien. Les faits sont là et ils sont têtus. Hors les syndicats, nous ne pouvons rien. Nous sommes démunis. Vous les critiquez beaucoup. Vous niez leur puissance. Malheureusement, ça ne repose sur rien d'autre que du dépit de la part de certains.
Dernier exemple en date, ils viennent d'obtenir la reconduction des EVS pour la prochaine année scolaire. Quand on sait que des dizaines de milliers de collègues directeursn'attendaient que cela pour avoir un peu d'aide, on se rend compte du décalage entre les adversaires de cette mesure et la réalité sur le terrain.
Pierrot, Merlin, Georges... cessez de faire fausse route. Nous avons tous besoin de collègues comme vous. Les syndicats ont besoin de collègues passionnés et dynamiques pour avancer. Vos interventions en témoignent. Ne gâchez pas cette force qui pourrait être si utile à tous.

Pierrot 26/05/2007 19:50

@ Patoune,
Il est posible d'avoir raison trop tôt...
Il est possible d'avoir raison seul...
Mais le critère de "réponse virulente" retenu comme preuve de la justesse de tes propositions, là tu pousses le bouchon un peu loin Patoune...

Si c'était le cas, il faudrait vite adhérer au GDiD.
ça c'était pour la boutade. plus sérieusement:

Rassembler les dirlos autour des (d'un?) syndicats;
>je ne demande pas mieux, mais pour cela il faudrait qu'il y en ait un qui veuille bien nous écouter ou proposer quelque chose qui tienne la route.
•toi tu proposes de se rassembler autour d'eux parce que, et seulement, parce que ce sont eux!
curieux en effet comme conception de la démocratie.
l'adhésion ne se fait plus autour d'idées mais elle est automatique.

Quand à la crainte qu'inspire les syndicats et à leur force de réaction je crois que tu fantasmes un peu (beaucoup?).
Il n'y a qu'à voir les coup de butoir de deRobien et le peu de réaction syndicale...
Regarde bien autour de toi, qui sont à la pointe des combats sociaux;
>les associations (les restos du coeurs, les sans-papiers, les sans-logis, les altermondialistes... les dirlos ;-) )

>Même au gouvernement on a besoin d'eux (Martin Hirsch = Emmaüs)...

fantasme encore que ta notion d'équipe (Tu sais, c'est un peu comme certains mecs qui parlent beaucoup des gonzesses... Il ne font qu'en parler!)
-un jour il faudra trouver le moyen de savoir comment fonctionnent les écoles, et on verrait si les dirlos du GDiD ne travaillent pas en équipe, et si les prêcheurs du CMD sont de bons pratiquants.


merlin 26/05/2007 19:03

Curieuse conception de la démocratie: à te lire, une association pourtant faible, insignifiante et non représentative mais ayant une position différente d'un (des?) syndicat(s) devrait malgré tout se saborder.
Le discours unique et ,ça va ensemble ,la pensée unique.
Je n'aime pas tes idées , je suis pour la pluralité, le débat et ,ça va ensemble aussi , la confrontation.
Tu me donnes une raison de plus ( s'il en était besoin ) de rejoindre le GDID; je m'y  trouve plus à l'aise.

Patoune 26/05/2007 18:16

@ Diabolicus
"A nous de nous unir pour être entendus, associations, partis, syndicats, gdid ou autre sont là pour ça..."
Ce que tu proposes ressemble à un idéal mais ça reste un idéal. Seulement, ç'est irréel. Pourquoi ? Parce que si tu prends le cas des syndicats et du GDID, rien ne leur est commun. Tout les oppose : le statut, la vision du fonctionnement en équipe, le rôle du directeur, celui des adjoints... Bref, c'est inconciliable.
C'est la raison qui m'avait fait faire la proposition d'un renoncement volontaire du GDID au profit des syndicats. Car, seuls les syndicats sont porteurs d'une force reconnue et de moyens puissants face à l'administration. Même s'ils ont perdu de leur superbe, ils restent craints par le pouvoir. Leur pouvoir de réaction est important, contrairement au GDID, qu'on le veuille ou non.
Tu vois, si on veut une véritable union de l'ensemble des directeurs, c'est autour des syndicats qu'il faut la bâtir. Mais, si tu as lu les réponses virulentes à ma proposition, tu comprends que j'ai le tort d'avoir raison trop tôt. Je prêche dans le désert, pour l'instant. Un jour, je le pense, cette idée fera son bonhomme de chemin et tout le monde la reprendra. Le plus tôt sera le mieux.

Pierrot 25/05/2007 22:56

Oui tu as raison Diabolicus,

Faisons en sorte que ces CAV deviennent pérennes dans nos écoles et soient de véritables personnels de secrétariat...
Ils pourraient aussi remplacer les secrétaires dans les collèges les Lycées... À l'IA...
Et les secrétaires, formées et diplômées... Elles iront au chomdu pour devenir CAV !

Et puis dans nos écoles, les EVS pourraient remplacer un maître absent, ou en grève.

EVS le personnel qui manquait à l’école !

Ne nous trompons pas.
Que l'école puisse remettre le pied à l'étrier à des personnes en rupture de boulot, OK!
Que, par la diversité des missions et des publics, ce soit un lieu formateur et propice à une remise en "train" (sur les rails...). Encore OK!
L'école doit le faire et c'est tout à son honneur.
Dans ses conditions, il est tout à fait normal de défendre ce personnel.

Mais il faut remettre les choses dans l'ordre:
1) C'est d'abord l\'école qui aide les CAV. Plus, si affinité.
2)Pour accueillir, guider, informer et formé, il faut du temps et de l'espace...
C'est là qu'il y a tromperie. On a besoin de temps et on nous en bouffe. (voir les chartes des référents AVS, désigné par le dirlo).
Les EVS, le vade-mecum (je ne peux pas m'empêcher de rire l'évoquant), les PE2 en stage filés dans les écoles de 4 classes (mais aussi dans des 5, 6 voire 7 classes qui ont vu leur décharge diminuer)...
Rien de tout cela est de nature à répondre à la crise que traverse les dirlettes et les dirlos.
Ce qui est, quand même, ennuyeux.





Robert 25/05/2007 21:28

Désolé Diabolicus aucune formation pour les emplois jeunes chez nous , 200h étaient promises et rien ! Il faut le dire , car la situation angélique diffusé par certains étaient tout autre en réalité . J'étais le tuteur de l'Emploi jeune que j'avais et quelle tristesse de voir que même son mémoire fut recalé momentanément par une bande d'icompétents qui devaient justifier leurs fonctions ! Les années ont passé et nous n'avons aucun bilan contrôlable de cette expérience ! Alors Diabolicus , tu peux comprendre que je sois échaudé par ces expériences d'emplois précaires soit disant " Tremplin Pour l'Emploi ", d'ailleurs une EVS a démissionné chez moi , ras-le bol d'être trop payée : 20h ! Diabolicus , quelques fois il faut savoir dire : NON !

Diabolicus 25/05/2007 19:07

Tu as raison Robert,
refusons les EVS, refusons les Assistants d'Education, refusons les Aides-educateurs, refusons les assistants pédagogiques, refusons les CES, refusons les contrats d'avenir, refusons systématiquement tout... et soyons seul (sans s) à le faire !!!!
Ouvre les yeux, qui ne sait pas que ces emplois sont mal payés, sont corvéables, sont précaires, sont non formés (ceci étant certains moins que d'autres cf les Aides éduc qui avaient un contrat de 5 ans, un vrai salaire et une formation payée...) pour autant tous ceux que j'ai pu côtoyer au cours de ma carrière étaient contents de cette bouffée d'oxygène que leur apportait à ce moment t, ce contrat.
Entre nos idées théoriques généreuses et la réalité du terrain, il faut parfois accepter que malheureusement (peut-être) nous ne soyons pas des élus du peuple, et que notre influence individuelle de citoyens est limitée. A nous de nous unir pour être entendus, associations, partis, syndicats, gdid ou autre sont là pour ça...

Robert 24/05/2007 08:20

A Pierre,

Ne crois-tu qu'avant de signer un protocole rejeté par une majorité de directeurs , il faut poser ces conditions là avant ? Exiger un vrai emploi au sein de l'institution avec la rémunération adéquate ?Comment vit une EVS avec 20h ou 26h payées ?
Oublies-tu la pénible aventure des Emplois jeunes ? Il était promis aussi de pérenniser ces emplois , je dis bien les emplois mais pas les personnes ! La suite tout le monde la connaît.
Et c'est cela ta vision globale de la société , je comprends mieux maintenant l'incongruité de tes arguments  et ceux du SE ( manifestant juste un peu avant contre les emplois précaires !)
 

Bruno 24/05/2007 07:03

Sébastien,
tes arguments me touchent!
"Les directeurs ne peuvent pas changer le monde à eux seuls, je le sais, mais ayons le sens social développé et soyons généreux"
ils justifient tout à fait la journée de solidarité du lundi de pentecôte
Ils justifient aussi la proposition réaliste de ne payer des IISR au TR uniquement les jours où ils ont effecués un remplacement.
Ils justifient aussi le gel des salaires, les hausses de cotisations d'entraide (chômage, etc..)
 
Par contre je n'ai jamais entendu de directeurs d'école dire qu'un statut reconnaissant leur métier changerait la face du monde. Tu as des sources plus précises que moi à ce sujet.
Dernière chose, je suis dirlo sur le terrain, ayant la chance d'avoir un demi-décharge, mais pétant quand même les plombs.
Je n'ai pas de temps supplémentaire pour aiser au fonctionnement du GDID et soutenir des collègues, pourtant je le faid sans compter.
Et toi d'où parles-tu?

georges 24/05/2007 06:22

@ Pierre et Sébastien !Voilà une nouvelle tâche qui nous incombe : faire reculer le chômage (et tout cela, pour faire larmoyer Margot au nom de la "générosité" et du "sens social") grâce à ceux qui ont une "vision globale de la société" (je suppose que celà vise ceux qui ne regardent que leur petit nombril de directeurs, non ?)Allez ! Camarades ! encore un petit effort ! pour faire passer les vilains directeurs (en plus membres du GDID, décidément c'est une manie!) pour de sombres individus, vous êtes capables de mobiliser les plus généreuses idées (oui, certes elles le sont !) pour les tirer à votre profit ; mais lorsque ces emplois auront été "liquidés" avec pertes et profit et que ces jeunes ou moins jeunes se retrouveront sur le carreau, nous attendrons votre réaction...Je rejoins Bruno : la première fonction des syndicats est (devrait être)  la défense de ses personnels dont ils sont (devraient être) les représentants et que visiblement ils ont quelque peu lâchés en chemin...Sisyphe tentait bien de faire monter le rocher, mais...Toujours cordialement.

Sébastien 24/05/2007 05:32

"J'ai des Z'idées.. Bien, mais gardez-en quelques-unes pour améliorer le sort de quelques dizaines de milliers de chômeurs souvent parmi les plus jeunes.
Les directeurs ne peuvent pas changer le monde à eux seuls, je le sais, mais ayons le sens social développé et soyons généreux
Merci pour les jeunes EVS

bruno 23/05/2007 23:34

Pierre, merci depréciser que tu es au SE, j'aime l'honnêté.
je me permets quelques commentaires :
Les EVS ne sont pas tous des jeunes
Le SE, aurait du, au moment de la signature du protocole commencer à s'engager dans ce sens. la perversion de ce système a été perçu dès le départ par les collègues. j'ai personnellement refuser de recruter un EVS parce que le poste n'était pas pérenne, ce qui est une escroquerie et pour le recruté et pour l'école. Leur aide ne peut pas être ponctuelle, seulement pour un an.
 
2) c'est bien de s'en soucier en fin d'année. On pourra dire qu'on aura lutté pour mais que le gouvernement est méchant. Ou on pourra crier victoire de faire rentrer le sous emploi dans l'école et de rajouter une fonction de formateur social au dirlo. (c'est ce beaucoup de ceux qui ont recruté disent)
 
3) Le GDID n'exige rien, mais essaye de rassembler les énergies pour faire comprendre aux syndicats et à l'administration que plus de 9 000 collègues dirlos (93% de ceux qui se sont prononcés) on dit clairement qu'ils voulait un statut de directeur d'école primaire, que les parents d'élève, les mairies, les partenaires des écoles, les élèves qui sont dans la classe du dirlo ont du mal à comprendre le fonctionnement qu'on nous impose.
Que les syndicats continue (pardon recommence) à défendre le personnel qu'ils sont sencé représenter mais qu'ils arrêtent d'essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Tu sais Pierre, la plupart de ceux qui "dénoncent" comme tu dis, les syndicats, ne souhaitent qu'un chose : que les syndicats soient à l'écoute du personnel et cesse de vivre dans des phantasmes ou mes de défendre leur structure contre les salariés.
ouvre les yeux, je t'en conjure !
 
en toute amitié
Bruno GDID(et j'en ai beaucoup)

Jean-Louis 23/05/2007 22:57

S'il change d'avis aussi facilement, le SNUipp va peut-être aussi nous réserver une bonne surprise en ce qui concerne le statut des directeurs...
Imaginez qu'il retourne sa veste (la période est propice)... Hop ! le voilà qui lutte, manifeste, exige un statut...
On peut toujours rêver, les amis...

Pierre 23/05/2007 22:52

Armelle,
Que crois-tu que font les syndicats que tu dénonces lorsqu'ils luttent pour maintenir les EVS ?
1) ils veulent sauvegarder un emploi pour ces jeunes au chômage
2) ils veulent transformer ces emplois précaires en emplois pérennes
3) ils exigent un moyen administratif pour venir en aide au directeur
Pas mal, tu en conviendras, d'allier générosité et lutte contre le chômage à la défense de la fonction de directeur. Cela s'appelle avoir une vision globale de notre société.
CordialementPierre (SE)

Armelle Lefort 23/05/2007 22:43

Nos syndicats se préoccupent des EVS. Tant mieux. Rien à dire. Encore que le revirement du SNUipp montre le peu de convictions de ce syndicat...
Il serait bien aussi qu'on se préoccupe de nous. Qu'on règle notre problème d'abord en agissant sur le statut, les moyens, le salaire, les indemnités, l'avancement, l'évolution de carrière...