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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 21:59

La feuille de route du futur ministre de l'éducation nationale obligera celui-ci à conjuguer rapidement des objectifs ambitieux avec une logique de limitation des dépenses. Des précisions ont été apportées depuis le 6 mai par l'entourage de Nicolas Sarkozy.
    

 

Ainsi, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite "n'est pas notre objectif prioritaire" dans l'enseignement, confie Emmanuelle Mignon (*), proche conseillère du président. L'évolution des postes devrait donc dépendre de la démographie scolaire. Comme promis, le décret du 12 février de Gilles de Robien, réformant les décharges horaires dans le secondaire, sera "suspendu", au profit d'une grande concertation, "avant les vacances", sur la revalorisation de la condition des enseignants.
  

Toutefois, l'équipe présidentielle envisage de regagner "des effectifs cachés", correspondant aux "enseignants qui ne sont pas devant les élèves". Selon Mme Mignon, cela représenterait "l'équivalent d'une académie". Un rapport rendu mi-mars à M. Sarkozy par Xavier Darcos - cité comme possible ministre - estimait que "20 000 équivalents temps plein de décharges et de mises à disposition sont récupérables". Mais en application du principe "travailler plus pour gagner plus", les enseignants seraient rémunérés pour leur participation aux études dirigées qui doivent être généralisées dès la rentrée, ainsi qu'à différentes tâches pédagogiques.
  

Mme Mignon évoque une prime "selon les résultats des élèves, mais qui peut très bien être attribuée collectivement", ainsi qu'une "vraie surprime" pour les enseignants de l'éducation prioritaire, qu'il s'agit désormais de "refonder". La réduction de 50 % des effectifs d'élèves des établissements les plus difficiles ne concernerait qu'"une cinquantaine d'établissements la première année".
  

La suppression progressive de la carte scolaire, allant de pair avec l'autonomie des établissements, serait d'abord expérimentée dans une dizaine de départements, qui bénéficieraient d'incitations financières. L'objectif de mixité sociale deviendrait une obligation dans les établissements concernés.
   

Enfin, l'abandon du collège unique, traditionnelle attente de la droite enseignante, ne semble pas à l'ordre du jour : M. Sarkozy entend abroger l'apprentissage à 14 ans, et, selon Mme Mignon, il n'est "pas question de sortir du principe selon lequel tous les enfants jusqu'à 16 ans ont une formation générale". Mais l'individualisation des parcours est souhaitée, ainsi que la découverte précoce des métiers.

Luc Cédelle (Le Monde du 18/05/07)
 
  
(*) Emmanuelle Mignon Diplômée de l'ESSEC et de l'Institut d'études politiques de Paris, elle sort major de l'ENA en 1995, et devient maître des requêtes au Conseil d'Etat.

En 2002, elle est nommé conseillère au cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, et parallèlement devient en novembre 2004 directrice des études de l'UMP : elle est notamment chargée des discours et de l'élaboration du projet de l'UMP en vue des élections présidentielle et législatives de 2007.

 

Xavier Darcos est un ministre expérimenté : il avait déjà été ministre délégué au coté de Luc Ferry où il avait montré une bonne connaissance des dossiers. Il avait dû inaugurer la politique de réduction de postes lancée par J.P. Raffarin. Il en reste une certaine impopularité chez les enseignants : selon un sondage Ifop de février 2007, son action rue de Grenelle avait été notée 7,3 / 20 par les enseignants, soit à peine plus que Gilles de  Robien (7) et… François Fillon (6,9). Il a également co-rédigé avec Philippe Meirieu un ouvrage (Deux voix pour une école, Desclée de Brouwer) où les deux hommes opposent  leurs conceptions sur l'Ecole. Il y défend des positions conservatrices avec une certaine modération.

Xavier Darcos est l'auteur d'un rapport remis en mars dernier à Nicolas Sarkozy (lire larges extraits dans notre article). Ci-dessous, extrait de ce qu'il déclarait au sujet des réseaux d'écoles rurales :

Voici ce qu'il déclarait lorsqu'il était ministre délégué à l'enseignement scolaire :

  

Le ministre de l'Enseignement scolaire plaide pour la constitution de réseaux d'écoles primaires dans les zones rurales


M. Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, a présenté, au conseil des ministres du mercredi 5 novembre 2003, une communication sur les réseaux d'écoles primaires.

Le ministre a expliqué que les petites écoles, situées le plus souvent en zone rurale, rencontraient des difficultés pour répondre aux exigences en matière de scolarité, qu'il s'agisse de l'organisation pédagogique, de l'équipement matériel ou de la gestion administrative.

Face à cette situation, le Comité interministériel à l'aménagement et au développement du territoire, dans sa réunion du 13 décembre 2002, a confié au ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche la conduite d'une réflexion pour « revitaliser l'école rurale ». L'objectif est de garantir aux enfants, sur tout le territoire, les mêmes chances d'accès au savoir et à la formation.

Le travail ministériel, engagé depuis le début de l'année 2003, s'est appuyé sur la concertation la plus large possible avec les élus, les syndicats d'enseignants et de cadres de l'Education nationale, les fédérations de parents d'élèves et les associations qui s'intéressent aux politiques d'éducation dans le cadre communal.

L'approche retenue à l'issue de cette phase de concertation consiste à promouvoir la constitution de réseaux d'écoles :

- en demandant à chaque inspecteur d'académie d'établir, après une concertation, un schéma territorial des écoles qui sera un instrument de prospective pour l'élaboration annuelle de la carte scolaire ;

- en établissant un cadre réglementaire pour la constitution et le fonctionnement des réseaux d'écoles ;

- et en dotant chaque réseau d'un coordonnateur qui assurera son animation en vue de l'organisation d'actions pédagogiques et éducatives communes.

Les initiatives des élus qui choisissent d'exercer la compétence scolaire au niveau intercommunal seront accompagnées, a assuré le ministre. Le projet de loi relatif aux responsabilités locales, en cours de discussion au Sénat, contient déjà plusieurs dispositions de nature à faciliter le traitement des questions scolaires dans un cadre intercommunal.

Les textes d'application devraient être publiés d'ici le printemps 2004, pour permettre leur mise en oeuvre à compter de la prochaine rentrée. L'objectif retenu est d'avoir constitué 600 réseaux d'écoles à l'horizon 2006-2007, y compris les 246 réseaux existants, qui bénéficieraient des nouvelles dispositions réglementaires.

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

merlin 23/05/2007 09:45

  Il me semble simplement qu'il y a un fossé de plus en plus grand entre la " base" des enseignants, dirlos, syndicalistes et les état-majors parisiens. Ceux-ci défendent des positions que même certains responsables  départementaux évitent de justifier lorsqu'ils sont face à leurs collègues dans une cour d'école.
Alors oui, le " combat" pour un statut doit continuer, oui, il faut être de plus en plus nombreux pour qu'enfin il y ait un changement de ton et de ligne au niveau des syndicats. Personnellement je serai aussi navré de voir arriver dans les écoles des coordinateurs en lieu et place des directeurs ravalés au rang de concierge , que de voir s'écrouler les derniers rangs des syndiqués de l'Education Nationale, gardiens d'une idéologie étrangère aux titulaires de classes. Il vaudrait mieux ne pas avoir à reconstruire sur des ruines....

Etienne 22/05/2007 23:43

@ Merlin
Toi, tu penses que les nombreuses attaques en règle dont sont victimes les défenseurs du statut sont une sorte de baroud d'honneur de syndicalistes déboussolés ? Ces attaques auraient pour objectif de décourager ceux qui veulent critiquer ou contrer les syndicats ? Cest une explication plausible, effectivement. Tu as peut-être raison Merlin. Que faire alors ? Continuer notre combat ou laisser passer l'orage ?

merlin 22/05/2007 23:04

Les syndicats n'ont pas du tout la même approche du problème de la direction: le SE a choisi les " avancées" négociées et très modestes, ne remettant surtout pas en cause le fonctionnement de l'école, le Snuipp a choisi la direction " collégiale" en sachant que ce projet n'a pas d'avenir : objectif caché: ne rien changer.
 Le dossier de la direction empoisonne la vie des syndicats qui ne savent pas quoi en faire mais qui en plus se voient débordés par des " collectifs" qu'ils ne contrôlent pas! Ce n'était pas prévu, d'où les nombreuses attaques afin d'essayer de discréditer ceux qui s'expriment en faveur d'un statut du directeur. Difficile dans ces conditions de mettre une quelconque " pression", car les positions sont très éloignées!

Alban Gontron 22/05/2007 12:53

@ Alexandra et Pierrot
Nous devons intensifier notre pression essentiellement sur les syndicats pour qu'ils prennent en compte nos revendications. Ne pas les laisser  se contenter du statu quo qui les arrange beaucoup.
C'est en cela que je trouve salutaire d'avoir le blog des "directeurs en lutte" et l'association GDID pour donner sans cesse des piqûres de rappel à nos "représentants" syndicaux. Et je donne tort à ceux qui se lamentent de voir que les syndicats sont soumis aux critiques. S'ils le sont autant, c'est qu'ils le méritent. Et encore, nous sommes trop gentils avec eux car ils nous méprisent.

Pierrot 22/05/2007 11:40

PS Alexandra, quand je parle des "institutionnels", j'y inclus les syndicats.

Pierrot 22/05/2007 11:37

C'est évident Alexandra !
Mais la solution (en tous les cas une grande partie de la solution) passe par eux.
C'est pour cela que je crois indispensable de bien poser le problème de façon pragmatique.
Ne pas s'opposer sur des artifices tout en restant ferme sur les idées.
C'est là-dessus que l'on pourra rassembler pour peser.
Peser sur le MEN, mais aussi sur les syndicats "majoritaires".
Peser dans un sens positif, c’est-à-dire se faire entendre et comprendre.


Le chemin parcouru est déjà important, on doit être au milieu du gué...
Ce n’est pas le moment de faire demi-tour (réponse à Patoune)

Alexandra 22/05/2007 10:46

Belle argumentation, Pierrot.
Mais, tu sais, le problème des directeurs, c'est avant tout les syndicats.
Tu ne crois pas que le problème serait déjà réglé si NOS syndicats l'avaient réellement voulu ?

Pierrot 22/05/2007 10:10

Bonjour Alain II,

Pour ma part, ton argument repose sur un mauvais (dans le sens de faux), constat:
>Je ne vois pas l'intérêt de fliquer les écoles, même pour un gouvernement de droite.
•D’abord parce que pour cela le texte de 89 suffit. (le dernier avis du Conseil d'État nous désigne comme les supérieurs hiérarchiques des adjoints, et nous avons été punis pour service non fait...)
•Ensuite, parce que, dans les écoles, ça fonctionne assez bien. (nous digérons, avec de plus en plus de mal c’est vrai, les LC, les PE les moins expérimentés dans les postes les plus difficiles...). Ce n'est pas dans les écoles que le bât blesse, mais aux étages supérieurs. En "gonflant" artificiellement les équipes IEN et IA, on a petit à petit éloigné l'école de ses usagers, tout en multipliant, jusqu'au harcèlement le remplissage de documents (tous plus urgents les uns que les autres) désignés comme administratifs par le moindre "enseignant-qui-travaille-auprès-des-IEN". Sbires nous le sommes devenus justement parce qu'on nous refuse un staut!
En clarifiant le rôle du dirlo, en le reconnaissant comme tel, on remet de la proximité, on redonne du sens au mot équipe pédagogique, on resserre le périmètre "école" autour de l'élève, on redonne du poids à l’école (le lieu, pas le nom générique)... On gère de l'autonomie.

Et, pour ma part, encore une fois, je crois que c'est sur ce point que se jouent les antagonismes.
Quand on parle d'autonomie, on parle "pouvoir" (au sens le plus large, pas celui mesquin du petit-chef)) à redistribuer... Et ça, les institutionnels ne sont pas prêts à lâcher!

>Pour te convaincre que l’argument de dirlos transformés en sbires du MEN par un SNH n’est pas pertinent, prends l'exemple du 2° (juste pour comparer, car je ne suis pas pour décalquer leur fonctionnent, notre mission de proximité et notre implication pédagogique nous l'interdit).
>Les grèves y sont-elles moins suivies?
•Non
>Y a t il moins de syndiqués?
•Non
>le MEN a-t-il plus la main mise sur les profs du 2°?
•Non
>La FSU ou UNSA revendiquent-ils la disparition des chefs d'établissement pour un fonctionnement "collégial"?
•Non

Pour dire qu'il faut, sur ce sujet parce qu'il est transversal, arriver à avoir une pensée pragmatique et autonome. Pour sortir des faux-semblants il faut libérer la parole des principaux intéressés, les écouter et proposer...
C'est la démarche, difficile et originale, du GDiD.
Difficile, parce que nous savons que nous ne serions pas accueillis avec des pétales de roses lancées avec ferveurs à chacun de nos pas.
Originale parce que nous ne nous situons pas dans les moules conventionnels: plutôt que la représentation, nous favorisons la participation (ce qui est au coeur de ton commentaire).

georges 22/05/2007 06:23

@ Alain2.Il n'est jamais bon de jouer les Cassandre, même si on peut envisager dans tout type de situation et le meilleur et le "pire".Le meilleur ? La confiance que l'on peut accorder aux milliers de directeurs et directrices de France et de Navarre en prise avec la réalité quotidienne la plus prosaïque et qui n'ont nullement dans la tête le projet diabolique d'être (allez ! allons-y!) des "chefs", des "chefaillons", mais pour lesquels la marche d'une école à laquelle ils sont attachés est la première des préoccupations ; sinon, s'en donneraient-ils une si grande peine, ceux que même certains CP traitent (ça m'est arrivé !) de fous et pour lesquels certains IEN (si, si, ça existe!) ont la plus grande considération...Nous n'avons (toi, moi, tant d'autres) nullement l'intention de troquer nos vêtements contre des uniformes, des galons, des képis à étoiles ou des bâtons de maréchaux !Cessons cette sinistre caricature qui au final n'est même plus risible ....Le pire ? C'est peut-être le retour du boomerang qui nous attendra tous lorsque après des années de statu quo, de blocage du dossier sous les prétextes les plus fallacieux, un statut formaté, cadré, plus contraignant nous reviendra en pleine figure, si les circonstances le rendent possible...À trop refuser un changement dans des conditions favorables, ce changement finit par s'imposer mais dans des conditions beaucoup plus dramatiques...Est-il trop tard ?

merlin 21/05/2007 22:58

  Ne crois-tu pas que tous ceux qui sont pour le SNH se sont aussi posé ces questions? Crois-tu que l'idée de devenir des "sbires" nous enchante?
Ne crois-tu pas qu'une école sans représentant ( car un CDMD ne remplacera jamais un dirlo) sera livrée à une autre race de chefs? ....celle des " coordinateurs" qui seront de VRAIS rouages de l'institution?
Un dirlo dans une école aura toujours à coeur de la défendre, elle et ses personnels, avec lesquels il travaille, il partage les doutes, les joies....il sera toujours plus près des enseignants de l'école que de l'IA; alors non, le costume de sbire ne convient pas au dirlo.Par contre plus forte sera la voix du dirlo, plus forte sera celle de l'école qu'il ne fait que représenter.

Alain2 21/05/2007 21:57

Je reconnais bien volontiers qu'en choisissant le mode de l'humour, j'ai commis une erreur : celle de faire court et donc d'être mal compris. Ce que je voulais exprimer en disant que "les syndicats savent où ils vont", c'est qu'ils ont réfléchi (je leur fais ce crédit) au problème et aux conséquences du statut.
A priori, on a tout lieu d'être POUR ce statut non hiérarchique. On l'envie, on l'attend et on en attend des merveilles. Sauf, peut-être, qu'il ne sera pas aussi mirifique qu'il est prometteur. Il y fort à parier (et c'est le pari que font les syndicats) que ce statut s'accompagnera, inévitablement, d'un côté hiérarchique. En effet, une fois le pas franchi, le ministre (quel qu'il soit) aura envie de tenir les troupes de l'Education nationale. Et quelle aubaine d'avoir un rouage supplémentaire pour mener à bien ses réformes et surtout les faire appliquer. Plus de 50 000 directeurs tansformés en autant de sbires, quel beau maillage !
Evidemment, le pire n'est jamais sûr. Mais le risque est énorme que ce que je viens de résumer un peu vite devienne un jour réalité. Je crois vraiment que les syndicats le redoutent et que la meilleure façon de prévenir ce rude coup, c'est encore de l'éviter en ne mettant pas le doigt dans l'engrenage.
Ont-ils tort de ne pas faire confiance à ce statut et à ce qu'en feraient ministre et directeurs ? Sont-ils trop pessimistes ? Je ne sais pas, à vrai dire. Je m'interroge. Mais, sous couvert d'un petit texte imagé, j'ai voulu attirer l'attention des collègues sur ce problème et ouvrir le débat. Il s'est malheureusement très vite refermé sur moi du fait de ma maladresse d'avoir usé de trop d'humour pour aborder un sujet aussi sérieux.

Pierrot 21/05/2007 20:54

Pardon Alain2, mon terme "humoristique" ne voulait pas qualifier le fond mais de la forme...
Mais, puisque tu admets que l'on puisse se planter sur la forme, pourquoi y attaches-tu tant d'importance?

Je l'ai déjà dis, (le le redis quand même)), tu as 3 pages de réponses, 43 posts qui ont exploré le "fond" de ta proposition:
>"Ecoutez donc ce que disent les syndicats pour vous, parce qu'ils savent où ils vont. Vous leur direz merci un jour. Pas de statut, pour le bien commun, et vos sondages n'y pourront rien changer."

Ben, tu veux que je te dise... Je nous trouve plutôt patients.

merlin 21/05/2007 20:37

Alain2 et Patoune: vous balancez sur le net des "propositions" comme celle de la dissolution pure et simple d'une association, comme la mise sous tutelle des dirlos par les syndicats seuls autorisés à penser pour eux et ensuite vous feignez l'étonnement en constatant que certains ne sont pas d'accord avec vous, vous le disent et l'argumente; alors , on disparaît, on change de forum pour mieux accuser en espérant l'impunité et on ne comprend pas d'avoir été ainsi maltraités: allez dites-le, qui êtes vous pour prétendre détenir la vérité, vouloir l'imposer aux autres en espérant qu'ils vous regardent avec admiration " croyez en moi, dirlos, et vous serez sauvés!" ?

george 21/05/2007 20:13

@ Alain2.Je vais essayer d'être clair dans mon explication. Prenons la métaphore suivante : un groupe de personnes d'adonne sans relâche a une passion mortelle : l'usage du tabac. Si on les écoutait, on en abuserait toute la journée, avec les conséquences que l'on sait. Le rôle d'un médecin est de le leur interdire tout en leur expliquant les dangers encourus et que lui-même agit dans leur intérêt, pour leur bien.Nous sommes dans la même situation avec le statut. Les syndicats refusent naturellement le statut : ils sont "accrocs" à cette...idée.  Mais le GDID, qui se bat depuis longtemps contre ce statu quo qui agit comme une drogue, entraînant une grande dépendance, a une vision de l'avenir moins parcellaire. Il a en tête l'intérêt, le bien-être de toute une profession : les directeurs d'École (mais pas de tout le pays, le GDID est une association modeste !). Il sait que le statut est une bonne chose pour les directeurs que 93% d'entre eux consultés par l'IFOP réclament comme une excellente thérapie, recommandée suite au rapport de la MGEN.Consultez votre médecin régulièrement et vous lui direz merci car ces consultations sont gratuites et ne creusent en rien le trou de la sécurité sociale !Moi aussi j'avais envie de dire des choses très sérieuses sur un ton..."humoristique"...ça passe mieux, comme un bon traitement !Cordialement.

Alain2 21/05/2007 19:56

@ Pierrot
Je réfute ta version selon laquelle j'aurais lancé un sujet "humoristique" comme tu dis. J'ai émis une idée très sérieuse sur le mode de l'humour. Souvent, ça passe mieux ainsi. Néanmoins, le fond était tout ce qu'il y a de plus sérieux et ne crois-tu pas que ça mérite débat ?

Pierrot 21/05/2007 16:19

Alain2, 4 pages de réponses à ton post !
Et pas de trace de Thierry... Ni de toi non plus.
Lancer un sujet "humoristique", juste pour rigoler des autres, ça s'appelle Troll.

Tu me fais penser au mec de Lavanant, dans les bronzé font du ski, tu sais celui qui met du fil à coudre dans la fondue...

Alain2 21/05/2007 13:54

@ Thierry Fabre
Voilà tout à fait le ton qui a été utilisé contre moi (mais aussi contre Patoune) !
Tes affirmations péremptoires ne facilitent pas le dialogue. En ce qui me concerne j'avais émis une proposition sur un ton humoristique. Bon, je me suis planté puisque la suite a été catastrophique.
Mais j'ai compris : hors ton avis, point de vérité.
Mes propos étaient-ils diffamatoires que je mérite d'être viré ? Ne serais-tu pas en train de faire pression ou peur aux responsables de ce site pour qu'ils me virent eux aussi ? J'espère qu'ils auront le respect des idées diverses et qui vont à l'encontre de la petite musique habituellement distillée sur certain forum que tu connais bien.

thierry fabre 21/05/2007 12:48

Patoune, Alain2, petits provos sans importance....
Plus d'un millier d'inscrits sur le site du GDID: il fallait bien deux petits pourrisseurs de débat. je ne reviens pas sur vos absences d'arguments: plus d'une centaine de collègues vous ont répondu, et tenté d'entamer un dialogue qui, visiblement, ne vous intéressait pas.
Suite classique, dans la droite ligne des trolls de la toile: aller pleurnicher sur d'autres forums en se donnant à bon compte des poses de victimes. Vous ne dérogez pas à cette règle.
Pour le reste, juste un rappel: sur chaque site, chaque forum, les ouaibeumestres exercent fonction de "direction de publication" et sont responsables, au pénal comme au civil, de tout ce qui se dit en ligne. Ce qui a amené l'ensemble des forums un tant soit peu fréquentés à se doter de modérateurs, d'une charte, et d'un minimum de contrôle sur les pénibles professionnels. Sur le forum du GDID, il en va de même, tout comme sur Cartables, EDP, etc...
Et il arrive que l'on vire les petits trolls, effectivement...
Thierry Fabre
 
 

Pierrot 21/05/2007 12:16

P@toune, Voilà les 6 premières réponses à ton post sur GDiD HOBBES:
"Tiens donc, Patoune, il est beau de rêver, d'imaginer seulement que les syndicats puissent discuter ensemble pour défendre l'école ENSEMBLE!
....
On est une assos et on (dirlos-dirlettes) a enfin un chez nous où l'on peut causer de nos problèmes et nous organiser, lutter."

Surfer:
"Bonjour Patoune,
tu t'attendais à ce qu'on te réponde,
j'ai lu attentivement ton post provocateur et c'est vrai que les syndicats pourraient se dissoudre pour laisser la place à de véritables syndicats qui soient de vrais contre-pouvoir ( Hobbes) !
Aujourd'hui dans le Monde un article sur le pouvoir d'achat des enseignants depuis 81..."

Gudule:
"Se saborder, quelle bonne idée !"

CHTIMI:
"patoune,
Au moins , on peut dire que ton post ne manque pas d'originalié ...comme on aime les propositions dans ce forum , je pense que chacun va te répondre à sa façon ...
Pour ma part, je ne pense pas céder à l'anti-syndicalisme dont tu parles.
Mais il est vrai que je suis déçu , très déçu ..."

Savigny:
"Une seule réponse à Patoune : ABRACADABRANTESQUE !"

Jmih:
"Effectivement, c’est une solution…
Mais je la verrai d’un autre œil.
... "
et,
DirloNet (moi):
Bonsoir Patoune, bienvenue sur ce forum.
En quoi une dissolution, même médiatisée est garante de l'unité syndicale autour des revendications des dirlos? "

C'est cela que tu appelles des invectives... Des "paroles violentes en ton égard?
Tous les posteurs ont argumenté sur le fond de ta proposition... ...La discussion s'est poursuivit sur 7 pages, sans une seule intervention de ta part... d'où le fait d'être considérée comme Troll.


Au fait, la dissolution du GDiD que tu proposes, c'est parce qu' on doit exécuter celui qui dit la vérité?

georges 21/05/2007 10:40

@ Patoune !Reconnais-le, tu n'as guère fait en sorte de te manifester : je jette un pavé dans la mare et je disparais...puis je deviens "victime" !De grâce ! ce discours est bien cousu de fil blanc...Pour dialoguer, il faut au moins être deux ; sinon, cela s'appelle de la provocation !Cordialement !

Patoune 21/05/2007 09:37

J'avais vraiment envie de répondre et d'argumenter mais face aux invectives... pas facile, reconnais-le, Pierrot. Chacun y est allé de sa petite musique pour me faire appraître comme un "troll". Vous étiez tous tellement opposés à ce que j'ai écrit que vous n'étiez pas en mesure de m'entendre sereinement.
"Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté..."
Guy Béart

Pierrot 21/05/2007 08:17

Alain2, viré ... Mais au bout de 3 pages, 4 jours (du 11 au 14/10/2006) et 43 réponses sans que tu ne daignes y participer une seule fois après avoir lancé le post.

Quant à Patoune, 92 réponses en 7 pages! Sans y lire un seul commentaire de Patoune après le lancement...
C'est ce que vous appelez débattre?

Et venir ce plaindre de s'être fait "viré"... c'est un peu se foutre de la charité, non?

Dans tous les forums il y a des contraintes, des protections contre ceux que l'on nomme des TROLLS!

>Alain2 et Patoune, qui, l'un ordonnant de laisser faire ceux qui savent (les syndicats) et l'autre proposant de se faire hara-kiri, vous êtes bien sympas, drôles... mais, en l'absence de tout argument appuyant votre vision, en restant dans le péremptoire, vous êtes des Trolls.

georges 21/05/2007 06:35

@ Patoune !L'objectivité de ton commentaire supposerait que tu cites (mais la place manquerait, je suppose !) les post qui ont suivi le tien et que tu cites en intégralité ci-dessus : car à se déclarer "virer" comme Alain2 pour avoir écrit vos post, vous vous installez dans une posture de "victime" et l'on sait bien que cette position est très souvent bien fragile !Aux lecteurs intéressés, je pense qu'un tour sur le forum que tu cites (ton post + les post des contributeurs du GDID) apporteront quelque lumière !Tu souhaiterais une action d'éclat ?Qu'une modeste association comme le GDID se saborde ne troublerait guère le Landernau et politique et syndical, je pense que tu en conviendras : l'on voit bien ces jours-ci, sur ce même site comme elle continue à être méprisée, transformée en "grenouille" souhaitant se faire aussi grosse que le boeuf !Donner un éclat à une action ?Pourquoi ne proposerais-tu pas aux syndicats majoritaires (forts de leurs troupes, de leur représentativité, de elur capacité à mobiliser des milliers de collègues) de se saborder en présence des médias et pour des revendications honorables ?Le "boeuf" se suicidant ? Voilà un acte qui troublerait bien plus le monde des acteurs politiques et syndicaux !...et peut-être la situation s'en trouverait-elle effectivement "débloquée" comme tu et certainement beaucoup d'entre nous le souhaitons...Situation absurde, tu en conviendras !Je fais quant à moi, le pari (peut-être stupide et un peu fou) que lorsque les syndicats regarderont en face le problème de la direction d'école autrement qu'avec des a priori purement idéologiques un grand pas sera fait et qu'ensemble (syndicats, GDID et autres bonnes volontés) nous aurons tous à y gagner...@ Alain2.Directeurs = enfants gourmands ; syndicats = vision moins parcellaire des choses ; ont en tête l'intérêt d'une profession, d'un pays, "ils savent", les syndicats "disent" pour vous....et j'en passe !Peut-on rire ?

merlin 20/05/2007 23:53

 Chers collègues,
 Je suis assez d'accord avec vous: vos propos ne méritaient pas une exclusion. Non, Patoune ton post ne m'a pas effrayé. Je l'ai lu comme une petite provoc qui ne prête guère qu'à sourire et toi Alain, j'ose espérer que tu n'es pas sérieux non plus dans tes écris. Si c'est le cas tant pis.
Les dirlos existent, pensent, progressent dans l'idée qu'ils ont de leur profession et prennent conscience qu'ils font un métier différent à côté de celui d'enseignant. C'est déjà beaucoup et nouveau car notre isolement mutuel ne nous permet guère d'échanger sur le thème de notre travail de directeur au quotidien. Merci le GDID de nous ouvrir cet espace de débat, de dialogue pour tous ceux que l'avenir de cette profession de directeur d'école interesse. On attendait cela depuis longtemps car personne ne nous avait encore reconnu en qualité de directeurs et directrices.L'emloi du passé ne convient pas dans ton post Patoune: il faut employer le présent en gardant un oeil sur le futur, c'est mieux!
 

Alain2 20/05/2007 23:31

@ Patoune
Bienvenue au club des virés du forum du GDID...
Moi, j'avais fait une petite incursion en octobre 2006 pour donner mon avis sur le statut...
Oh ! Qu'est-ce que j'ai pris !!! Ils sont devenus furieux !!! pourtant, rien de bien méchant. Juge plutôt, je remets mon message :
"Bonjour à tous, Je vais tenter d'être clair dans mon explication. Prenons la métaphore suivante : un enfant a naturellement envie de bonbons. Si on l'écoutait, il en mangerait toute la journée, avec les conséquences que l'on sait. Le rôle de ses parents est de lui interdire tout en lui expliquant qu'ils agissent ainsi dans son intérêt, pour son bien. Nous sommes dans la même situation au sujet du statut. Les directeurs naturellement veulent un statut. Mais les syndicats, ceux qui se battent depuis des générations pour vous, ont une vision moins parcellaire des choses. Ils ont en tête l'intérêt général de toute une profession, j'oserais même dire de tout un pays. Ils savent que le statut n'est pas une bonne chose pour les directeurs. Ce que ces derniers, le nez collé sur leur propre situation (et ceci n'a rien d'une critique, au contraire), ne peuvent comprendre. Ecoutez donc ce que disent les syndicats pour vous, parce qu'ils savent où ils vont. Vous leur direz merci un jour. Pas de statut, pour le bien commun, et vos sondages n'y pourront rien changer."
Tu vois, pas de quoi fouetter un chat... Pourtant : viré ! 

Patoune 20/05/2007 21:37

@ CHE & Georges
Je pense sincèrement que le GDID a grandement contribué à faire avancer la prise de conscience tout comme le blog "directeurs en lutte". Vous avez vraiment apporté un regard neuf sur les problèmes des directeurs. Vous avez alerté les médias, les politiques, avec un certain succès et c'est très bien. Grâce à vous, les directeurs eux-mêmes ont pris conscience de leur force. Personne ne peut vous enlever ce mérite.
Néanmoins, il faut savoir arrêter à temps une action qui a bien marché mais qui risque de devenir stérile voire nuisible à court terme. Parce que le revers de la médaille (votre action), c'est la division du corps enseignant entre les pro et anti statut. Voyez la réaction du SNUipp qui s'est raidi et demande maintenant la "reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance décisonnelle". Vous êtes allés trop loin d'un côté, le syndicat va trop loin dans le sens opposé.
Il faut donc essayer de trouver un juste milieu. Pour cela, il faut rassembler les collègues, réunir les énergies autour d'une table : les syndicats, le GDID, les "directeurs en lutte"... et trouver un terrain d'entente dans lequel nous serions tous gagnants. Je crois que cela ne peut se faire qu'autour de structures importantes, autour des syndicats.
Le 22 janvier dernier, j'avais fait une proposition sur le forum du GDID. L'accueil avait été très froid puis on m'a dit clairement que les contributions de ce genre n'avaient pas leur place sur votre site... Virée !
Je reproduis mon texte d'alors en espérant qu'il sera accepté sur ce blog... Voilà ce que j'écrivais en janvier :
Je suppose que les « posteurs » réguliers que sont Adouane, Surfer, Savigny, Randonneur et leurs amis, vont être choqués par le titre de cette rubrique. J’imagine l’effroi de BrunoMartin, Chtimi, DirloNet, Merlin et les autres… Je tiens à préciser d’emblée que je ne suis pas un troll. Je suis directrice depuis 14 ans (9 ans sans décharge puis ¼ maintenant), que je ne porte pas les syndicats dans mon cœur, que je suis favorable à un statut et en cela proche des idées véhiculées sur ce forum… A la lecture des derniers comptes-rendus des groupes de travail, je suis convaincue, un peu plus encore, que nous sommes dans une impasse. Les syndicats sont divisés. Leurs propositions ne satisfont nullement les directeurs (résultats IFOP). Sur ce forum, de plus en plus de collègues expriment des propos très durs à l’égard des organisations syndicales, à la limite d’un anti-syndicalisme primaire. Bref, les idées des uns et des autres semblent totalement inconciliables. On a atteint le point de non retour. Ma réflexion m’amène à penser qu’il faut débloquer la situation, d’une façon ou d’une autre. Je pense que le GDID est en avance sur son temps. Les esprits ne sont pas encore suffisamment mûrs pour accepter ses propositions pourtant empreintes de bon sens. Viendra le temps, j’en suis persuadée, où de gré ou de force, négociée ou imposée, la solution d’une école reconnue (EPEP ou autre) dirigée par un directeur reconnu (probablement avec un statut hiérarchique) sera la réalité. Dans notre monde, hormis les écoles, existe-t-il d’autres entreprises, administrations ou sociétés, sans responsable dûment reconnu ? Le temps presse car le ministère agit : - mise en place d’un statut d’emploi fonctionnel qui ne correspond pas à nos attentes et n’apportera aucune solution à nos problèmes. - mise en place d’EPEP dont personne ne veut dans leur forme actuelle. Le ministre peut d’autant mieux imposer ses projets qu’il n’a pas de véritable résistance face à lui. Les syndicats sont trop faibles et trop divisés. Il est temps de marquer les esprits et de reprendre la main. Seul le GDID est en mesure d’y parvenir. Du fait de sa notoriété et de sa réelle crédibilité, le GDID a une carte maîtresse à jouer. Il doit en faire usage. Pour cela, hélas, il doit se sacrifier ! Se dissoudre ! Se faire « hara-kiri » pour mieux se faire entendre. Il ne faut pas attendre de syndicats qu’ils fassent le premier pas. Je propose la dissolution du GDID. Pas une dissolution incognito. Non, une dissolution mise en scène. Une dissolution dans «l’intérêt supérieur » de la cause des directeurs. Pour réussir sa dissolution, le GDID doit réunir les médias, écrire aux syndicats et l’expliquer. Cette action retentissante doit se faire sous condition. Elle ne peut être gratuite. Elle doit permettre aux syndicats de se refaire une santé. Ayant perdu leur principal contradicteur (le GDID), les syndicats doivent prendre plusieurs engagements : 1) se rencontrer, discuter et faire table rase des discordes préjudiciables à tous 2) organiser une riposte commune contre les projets du ministère 3) organiser des groupes de travail en intégrant des directeurs non syndiqués 4) faire des propositions pour améliorer la situation des directeurs 5) réfléchir à la mise en place d’actions de revendications Le GDID s’engagera, quant à lui, à s’interdire toute discussion militante et à toute critique de l’action syndicale sur son forum. Il sera nécessaire de rebaptiser le GDID. De Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs, il pourrait devenir BDID : Banque de Données et d’Infos pour les Directeurs. Mieux qu’un vade-mecum, une véritable encyclopédie pour les jeunes directeurs, le site devrait être maintenu. Il serait dommage de perdre la mine d’informations qu’il contient. Cette action d’éclat, si vous la réalisiez, aurait un impact important. Elle montrerait la volonté d’unité des directeurs et devrait être prise en compte tant par les organisations professionnelles que par le ministère. Dans une dizaine d’années, les esprits auront peut-être évolué pour reprendre le combat et le mener à son terme pour aller, enfin, vers une véritable reconnaissance du métier.

Hélas, les faits me donnent raison... et ma proposition sage et raisonnable reste d'actualité.

george 20/05/2007 21:02

@ Patoune !Si tu as des informations sur le fait que tout le monde est d'accord pour améliorer la situation des directeurs, merci de nous les communiquer !Il y a bien eu la signature du Protocole (par un seul syndicat) l'an dernier, signature grâce à laquelle le Ministère a sifflé la fin du match, estimant qu'elle mettait fin à 7 années de conflit ! Visiblement, ce protocole n'a rien réglé tant du point de vue de l'amélioration des conditions de travail des dirlo', de la reconnaissance de leur métier, ni même en matière de revalorisation financière (15 € !)Parodiant un adage célèbre, on pourrait dire qu'en France, lorsque l'on veut se débarrasser d'un problème, on signe un Protocole !Mais le problème reste entier !Problème que, tu le reconnais implicitement toi-même, le GDID a fait prendre conscience à d'autres partenaires ! Car il semblait bien que, ce "problème" n'était pas effectivement à l'ordre du jour de bien des revendications syndicales : et visiblement, il semble ne pas apparaître non plus comme guère plus important qu'avant ...La meilleure façon de régler un problème, c'est de ne pas le voir !C'est vrai, tu as raison : il faut régler ce problème, mais pour cela encore faudrait-il qu'il soit reconnu comme tel et non relégué au rang de "revendication corporatiste" (pour faire bref !)Aussi, et jusqu'à preuve du contraire et jusqu'à plus ample informé, la revendication de la reconnaissance du métier de directeur d'École, l'obtention d'un statut non-hiérarchique pour l'ensemble de ces collègues (dont peut-être tu fais partie!) demeurera à l'ordre du jour !Cordialement.P. S : au fait, qui est "harcelé" ?

patrick Louet 20/05/2007 14:12

@patoune
Tout le monde est d'accord? C'est un bien grand mot. Du CMD au directeur avec statut non hiérarchique en passant par le directeur d'EPEP, le statut quo et le directeur personnel de direction.. Je ne crois pas vraiment que tout le monde est d'accord.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un problème (et encore), Mais si identifier le problème est bien, il serait mieux de mettre en place une solution.
De plus, étant donné la place donnée au primaire en général et donc aux directeurs en particulier dans les dires de la nouvelle équipe au pouvoir... On peut, sans faire un procès d'intention, se dire qu'il est un peu tôt pour lever le camp.... donc maintenir en vie "l'aiguillon".
cordialement 
CHe

Patoune 20/05/2007 11:40

Je ne suis pas anti GDID, que ce soit clair. Je pense même que le GDID a été très utile pour faire prendre conscience du malaise de la direction d'école. Il a été un formidable aiguillon, c'est incontestable. Mais a-t-il encore son utilité maintenant que tout le monde est d'accord pour améliorer la situation des directeurs ? Personne ne le nie, pas même les syndicats, il faut régler ce problème pour un meilleur fonctionnement de l'école. Alors continuer à harceler ?

bruno 19/05/2007 15:37

Lysiane, le GDID peut d'autant plus de chose qu'il regroupe de plus en plus de monde, qui se bougent pour faire ces choses. Sino, sans les dirlos de terrain que nous sommes tous, le GDID n'est plus qu'une coquille vide.
La première chose à faire est donc de rejoindre le GDID.
Si c'est fait, la seconde est de se mettre au boulot avec les autres.
On est de plus en plus nombreux et c'est bon signe !
Mais on est pas encore assez nombreux et on a de plus en plus de boulot.
 
Encore un petit effort collègues!

Lysiane V. 19/05/2007 09:07

Comme le dit Pierre-Yves, on ne peut absolument pas compter sur les syndicats enseignants pour faire bouger les choses. Ils sont hermétiques à tout changement. Pour eux, l'école est un monde figé dans lequel le directeur joue le même rôle qu'il y a 70 ans sauf qu'il est beaucoup plus contesté dans son rôle d'autorité.
Les "directeurs en lutte" ou le GDID ne pourraient-ils pas suciter un mouvement auprès des directeurs pour qu'ils se manifestent auprès du nouveau ministre ou des députés lorsqu'ils seront élus. Je pense à ce que vous avez déjà proposé ici : un courrier que nous pourrions tous envoyer pour rappeler nos attentes suite à la consultation IFOP. Qu'en pensez-vous ? Cela vous semble-t-il possible ?
Je ne sais pas si on vous le dit souvent, aussi, je le fais : merci pour tout ce que vous faites sur ce site. J'apprécie la fraîcheur des propos et surtout, plus que tout, l'absence de langue de bois. Merci à tous.

Pierre-Yves 18/05/2007 13:53

Comme le gouvernement est décidé à agir vite, très vite, dans les 6 mois à venir, nous allons être fixés rapidement sur ce qui nous attend. Mais peut-on s'attendre à une vraie rupture dans ce milieu marqué par l'immobilisme des syndicats ?

misot 18/05/2007 11:32

Certains postes vont être recherchés! Le mouvement a eu lieu au mauvais moment...

Patrick Louet 17/05/2007 23:27

Darcos n'est plus le même depuis 2003.. Il est dans le modernisme de notre président maintenant.. Rupture avec les années passées. Il a jeté son projet de 2003 aux orties.. Il mettra en place les EPEP canada dry  de ses réseaux...
 

Henri latour 17/05/2007 23:13

Xavier Darcos ne va-t-il pas accélérer la mise en place des EPEP ? Voici ce qu'il déclarait lorsqu'il était ministre délégué à l'enseignement scolaire :
Le ministre de l'Enseignement scolaire plaide pour la constitution de réseaux d'écoles primaires dans les zones rurales
M. Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, a présenté, au conseil des ministres du mercredi 5 novembre 2003, une communication sur les réseaux d'écoles primaires. Le ministre a expliqué que les petites écoles, situées le plus souvent en zone rurale, rencontraient des difficultés pour répondre aux exigences en matière de scolarité, qu'il s'agisse de l'organisation pédagogique, de l'équipement matériel ou de la gestion administrative. Face à cette situation, le Comité interministériel à l'aménagement et au développement du territoire, dans sa réunion du 13 décembre 2002, a confié au ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche la conduite d'une réflexion pour « revitaliser l'école rurale ». L'objectif est de garantir aux enfants, sur tout le territoire, les mêmes chances d'accès au savoir et à la formation. Le travail ministériel, engagé depuis le début de l'année 2003, s'est appuyé sur la concertation la plus large possible avec les élus, les syndicats d'enseignants et de cadres de l'Education nationale, les fédérations de parents d'élèves et les associations qui s'intéressent aux politiques d'éducation dans le cadre communal. L'approche retenue à l'issue de cette phase de concertation consiste à promouvoir la constitution de réseaux d'écoles : - en demandant à chaque inspecteur d'académie d'établir, après une concertation, un schéma territorial des écoles qui sera un instrument de prospective pour l'élaboration annuelle de la carte scolaire ; - en établissant un cadre réglementaire pour la constitution et le fonctionnement des réseaux d'écoles ; - et en dotant chaque réseau d'un coordonnateur qui assurera son animation en vue de l'organisation d'actions pédagogiques et éducatives communes. Les initiatives des élus qui choisissent d'exercer la compétence scolaire au niveau intercommunal seront accompagnées, a assuré le ministre. Le projet de loi relatif aux responsabilités locales, en cours de discussion au Sénat, contient déjà plusieurs dispositions de nature à faciliter le traitement des questions scolaires dans un cadre intercommunal. Les textes d'application devraient être publiés d'ici le printemps 2004, pour permettre leur mise en oeuvre à compter de la prochaine rentrée. L'objectif retenu est d'avoir constitué 600 réseaux d'écoles à l'horizon 2006-2007, y compris les 246 réseaux existants, qui bénéficieraient des nouvelles dispositions réglementaires.

Fouad 17/05/2007 23:04

Ouais... La rupture de langage pour mieux continuer comme avant... Sauf peut-être pour les syndicalistes qui pourraient perdre leur décharge... retrouver une direction non déchargée et réfléchir à la nécessité d'un statut de directeur...
Je rêve ?

Patrick Louet 17/05/2007 23:02

Pendant que j'y suis.. par contre, sympa l'idée de prime en cas de bons résultats. Il va falloir que je brieffe l'équipe pour le passage des évals.. Une semaine de bachotage avant et évaluations blanches les semaines d'avant sur le principe du BAC blanc.
Plus question d'avoir des échecs. Ca fait baisser la moyenne,et donc notre salaire de fin de mois.
CHE

Patrick Louet 17/05/2007 22:53

On verra bien, mais une chose est sûre.. On va s'asseoir sur les pertes de salaire accumulées, et sur une augmentation quelconque.
Ne pas oublier aussi  que "gagner plus en faisant  des études ou d'autres tâches" signifie en verso "Vous êtes bien assez payé pour le travail que vous faites". Merci.. je suis heureux de l'apprendre.
Bon les études.. je vois bien ce que c'est... mais les autres tâches, je vois plus mal.. Sont ce les équipes éducatives ou de suivi éducatif gratuites jusqu'à maintenant, les réunions diverses et variées avec les mairie etc.. les heures passées en dehors de nos décharges (quand on en a)...  ou alors... je sais pas moi, accueillir les gamins qui fréquentaient la garderie avant l'école, surveiller la cantine? Peut être aura t on le droit de remplacer le personnel de nettoyage le soir si on le veut?
Dans le cadre de l'inventivité qui sied aux hommes nouveaux qui abandonnent l'immobilisme coupable dans lequel ils se complaisaient jusqu'àlors, on pourrait servir d'écrivain public à partir de 16h30.. aide aux personnes c'est l'avenir.. On pourrait même être payés en chèque service
CHE

Lucien Foulon 17/05/2007 22:25

Attention, on parle ici de 20 000 "équivalents temps plein de décharges et de mises à disposition récupérables". On peut déjà noter une contradiction avec ce que disait Xavier Darcos dans son rapport puisqu'il conseillait à Nicolas Sarkozy de suspendre les décrets Robien sur les décharges horaires... Un vrai sac de noeuds...