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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:58

Le prochain ministre et les décrets Robien

"Il aura la lettre sur son bureau lundi". Selon l'AFP, l'intersyndicale qui a mené le combat contre les décrets Robien ne désarme pas. Elle annonce son intention d'interpeller le ministre de l'éducation nationale sur l'abrogation des décrets Robien sur les décharges et la polyvalence.  Elle attend une réponse à la fin du mois.

Ces décrets Robien permettaient en effet de "récupérer" 3.058 postes équivalent temps plein au budget 2007. Les supprimer suppose donc de rétablir ces postes, "sinon, ça veut dire qu'on assomme la carte scolaire", a précisé Mme Thoby du SE-Unsa.

Composée de la quasi totalité des organisations, de l'extrême gauche à la droite, l'intersyndicale  représente 99 % de la profession enseignante.

 

Qui sera le prochain ministre ?

Le Monde parie sur Xavier Darcos. Mais Christine Albanel pourrait diriger un grand ministère de l'éducation et de la culture.

Xavier Darcos, né le 14 juillet 1947, est un haut fonctionnaire et homme politique français, professeur agrégé de Lettres et inspecteur général de l'Éducation nationale, auteur d'essais historiques et littéraires. En mai 2002, il a été nommé Ministre délégué à l’enseignement scolaire dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

  

Christine Albanel, née le 25 juin 1955, agrégée de lettre modernes, ancienne « plume » de Jacques Chirac, est depuis cinq ans présidente de l'Etablissement Public de Versailles. Elle fut Conseiller pour l'éducation et la culture (1997-2000) auprès de Jacques Chirac.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

Bruno 19/05/2007 17:01

Même pas un an d'ancienneté comme dirlo titulaire, ayant fait fonction un an, adjoints, ZIL, décharge d'IMF etc....
devenu dirlo par obligation,mais ayant une idée précise du travail en équipe.
 
je viens même de me voir redéfinir mon profil de poste par le CM (pas décisionnaire) confidence pour confidence, j'ai cru comprendre que c'est un chef dont il a besoin... et il est vrai que comme B.L. "je ne suis pas un chef, je sais pas marcher droit.."
Pour résumer, le dirlo c'est celui qui s'arrange pour que tout marche pour le mieux. En clair si les chiottes sont bouchées, il s'arrange pour qu'elle soit débouchées le plus rapidement possible, quitte à les déboucher lui-même.
Ma conception du boulot (de dirlo, c'est un vrai métier, j'insiste) est d'être un facilitateur de travail d'enseignement de mes collègues, de permettre de garder le cap que l'école s'est fixé par son projet élaboré ensemble en accord avec le CE.
Je ne comprends pas en quoi un statut ou non empêche ce que vous sembler craindre : le syndrome du petit chef. Il est déjà présent et je me suis battu contre des dirlos imbéciles quand j'étais adjoint.
Le problème n'est pas de surprotéger les adjoints en tirant à boulets rouges sur les vieux pleurnicheurs autoritaire et corporatiste que sont ces salaud de diviseurs du GDID,mais de responsabiliser chacun. Quand quelqu'un dysfonctionne, qu'il soit Adjoint, dirlo, IEN, IA, ministre ou délégué du personnel il faut savoir le dire et non pas penser que la nature de la fonction engendre forcément telle ou telle qualité ou tel ou tel défaut.
 
J'ai même rencontrer des délégués du personnel déchargés finir par déchirer leur carte. Et croyez moi, ils sont malheureux.
Le GDID existe, parce que les syndicats ont laisser un vide s'installer. il est étonnant de voir à quel point la plupart des collègue de cette assoc' ont la rage de voir le (dys)fonctinonnement actuel des syndicats. Ce n'ets pas faire de l'antisyndicalisme primaire, c'est du dépit et c'est appeler un chat : un chat.
Le jour ou un syndicat se remettra en cause dans sa façon de pratiquer le "défense du personnel" en restant un peu les pied sur terre , le GDID se dégonflera comme une baudruche.
Vous avez donc la solution pour faire disparaître cette terrible association, à vous de la mettre en pratique ! on n'attends que ça ! aillez des cojones un peu, les "djeunes" !
la collègialité ne se décrête pas, elle est le fruit du travail et de la patience du... dirlo. et oui!
 
à propos, Serge, Valentin, Brice on est tous dirlos, non, alors on peut aussi se dire si on est plutôt tendance SE, SNUipp, FO, et/ou GDID
Pour ma part je suis GDID, vous l'auriez sans doute deviné, et j'attends qu'un grand syndicat majoritaire se recentre sur ce pour quoi il a été fondé pour m'en rapprocher!

Robert 18/05/2007 18:28

A Brice,
 

je te remercie pour ta réponse. Sache que nous avons les mêmes conceptions de conduite d'une direction. Le travail en équipe , je le pratique depuis toujours, je dirai même l'impulse, la seule chose que j'ai constatée ce sont les mêmes conclusions que le rapport de la DESCO et un alourdissement considérable dans les responsabilités à tous les niveaux.
 


 

Le travail dans une école à 8,9,10,11 classes et plus en ZEP ou REP , ou commune importante n'a plus rien à voir avec une charmante petite école de campagne à 2 classes ( situation que j'ai connue aussi).
 


 

Permets-moi de te faire remarquer que les attentes,exigences de la société qui a évolué , des parents vis à vis de l'école se sont transformées et rendent notre travail bien plus complexe.
 


 

Voilà pourquoi, et c'est sûrement un point qui nous sépare , je pense que le métier de directeur est devenu un métier spécifique , à part surtout dans les domaines administratif et législatif , domaines pour lesquels l'institution prend le maximum de garanties en responsabilisant le directeur et non l'équipe éducative.
 


 

Au plaisir Brice d'avoir pu échanger autrement avec toi.
 

georges 18/05/2007 16:30

@ Brice !Il est curieux à moins que cela ne s'explique que tu continues à fonctionner sur des "vieux" (excuse-moi!) paramètres : en quoi, un directeur d'École responsable d'un établissement doit-il, selon toi, imposer ses vues ? Il est là pour assumer ses responsabilités, "gérer" (désolé je n'ai pas d'autre mot pour l'instant!) un établissement en fonction de ce que sont les directives qui instituent la fonction de directeur (décret de février 1 989, certes bien périmé sur de nombreux points mais qui reste le cadre législatif qui le définit)...Au-delà, ce serait un abus de pouvoir !Problème : la fonction s'est complexifiée (projets supplémentaires, alourdissements des tâches, et j'en passe...j'espère que tu connais !!!) et le cadre du décret est devenu très étroit et grossièrement parlant caduc...Le métier de directeur ne correspond plus, tel qu'il est actuellemnent dans le texte, à une réalité : faire coïncider celle-ci à celui-là serait déjà une belle avancée ...Non ?

Brice 18/05/2007 14:41

@ Robert
Désolé si je t'ai vexé. Telle n'était pas mon intention et telle n'est pas mon intention de porter jugement sur la compétence de mes collègues. Il ne s'agit pas de compétence ou d'incompétence, d'ailleurs, mais plus spécifiquement de la vision que l'on a de la direction d'une école. Je pense, comme Serge, qu'on peut conduire un établissement tout en partageant les réflexions avec les collègues au lieu d'imposer ses propres idées, ses propres vues. Je me cassera peut-être les dents mais, je suis moins pessimiste que toi sur la nature humaine, me semble-t-il. Je veux faire confiance à ceux qui m'entourent et je me refuse, a priori, de les imaginer peu intéressés par la bonne marche d'un établissement. L'avenir nous dira si j'ai eu raison... Je l'espère.
Je tiens cependant à te renouveler mes excuses si je t'ai blessé bien involontairement.

Robert 18/05/2007 07:30

A Serge et Brice ,
tristes , si vos arguments se résument à une discrimination par l'âge , je crois que les conformistes , conservateurs ne sont pas ceux auxquels vous pensez , mais vous en donnez un brillant exemple.
Un jeune incompétent deviendra un vieux incompétent, c'est une loi de la nature .
Permettez-moi à tous les deux de ne pas partager vos propos et ceci sans discrimination.

georges 18/05/2007 06:50

@ Serge !Moi-j'aime-pas-parler-de-moi-sauf-si-on-me-cherche !"Ancienneté de direction" ? Trois ans ! en 3 ans, me serais-je à ce point "sclérosé" , "ringardisé" ? Vite, docteur ! soignez-moi !Déjà, vois-tu, tu "supposes" mal !Tu as "une petite école de campagne" ; grand bien te fasse ! je suis responsable d'une école de 12 classes, 260 élèves (et des poussières, que j'aime bien d'ailleurs !), un budget assez conséquent à "gérer" (je n'aime pas le mot, mais bon tant pis !), 12 collègues (+ une dizaine d'intervenants divers) avec lequels je n'ai aucun rapport d'autorité mais qui, eux, reconnaissent la lourdeur d'une tâche et sont bien ravis (ne t'en déplaise!) de la déléguer : car ici, ce sont les adjoints qui délèguent et non, comme c'est ton cas, le directeur qui le fait probablement avec grande mansuétude !Malgré ta jeunesse, tu fonctionnes et c'est regrettable sur des schémas éculés et avec un vocabulaire périmé : choses "ringardes", par exemple !Ainsi qu'à Brice, je t'adresse mes félicitations pour la hâte dont tu fais preuve pour "virer" les vieux au plus vite ! Mais n'oubliez pas une chose : vous aussi vous vieillirez ! et si votre âge vous a empêché de le faire, méditez sur les paroles d'un poète (certainement un vieux ringard que vous ne connaissez pas !) :"Le temps ne fait rien à l'affaireQuand on est c...on est c...Qu'on ait vingt ans qu'on soit grand-pèreQuand on est c...on est c...(...)"Cordialement.

Pierrot 17/05/2007 22:56

Allez les petits, ranger les jouets et au lit...

C'est sur, qu'avec ce niveau de raisonnemnt, et ce n'est pas vous faire injure, loin de moi cette idée, on aura très vite un grand service d'éducation... privé.

Au fait, Serge tu "délègues très souvent"... Tu te prends pour un petit-chef ou tu vieillis?


Papy-Pierrot. (qui-n'aime-pas-parler-de-lui-donc-ne-le-fait-pas.)

Brice 17/05/2007 21:53

D'accord avec Serge. Faut attendre encore quelques années que la génération baby-boom soit partie à la retraite. Je pense comme toi que la nouvelle génération ne trouve aucun intérêt à exercer la direction de bon papa.

Serge 17/05/2007 19:58

@ Georges, Robert, Pierrot et Merlin
En fait, chers collègues, vous n'arrivez pas à penser hors votre schéma classique de fonctionnement : chef / subalterne.
Je comprends. Vous avez toujours fonctionné ainsi. Je suppose que vous avez une ancienneté de direction assez conséquente et ce n'est pas vous faire injure (loin de moi cette idée) de dire qu'elle vous a sclérosés. C'est normal. Aussi, vous ne pouvez plus imaginer qu'il peut exister une autre façon de fonctionner.
Je n'aime pas parler de moi et encore moins me vanter ou en donner seulement l'impression. Je suis un jeune directeur dans une petite école de campagne. Il m'arrive très souvent de déléguer un collègue pour représenter l'école dans une réunion, une manifestation municipale ou autre... Mes collègues trouvent cela normal. Lorsqu'un conflit surgit avec une famille, les parents demandent à me voir, j'en conviens. Mais j'ai la position strictement identique à celle de mes collègues. Et je vous assure que l'ambiance est bonne, qu'ils ne me "tirent pas dans les pattes", qu'ils ne rechignent jamais à un moment de concertation...
C'est, me semble-t-il, ce que vous avez du mal à intégrer. Je ne vous critique pas. Je veux seulement vous dire qu'un autre fonctionnement est possible : plus moderne, plus adapté au travail d'équipe, plus sympathique parce que non basé sur des rapports d'autorité, de hiérarchie... Toutes choses ringardes qui n'incitent pas les collègues à se montrer responsables. Et je crois que tout cela se mettra progressivement en place avec l'arrivée des nouvelles générations. C'est en cela que le syndicat a une longueur d'avance. Il a bien compris que nous ne pouvions plus fonctionner comme au début du XXème siècle. Mais je vous le redis, je respecte votre façon de faire qui a donné jadis des résultats. Permettez-moi de ne pas la partager.

merlin 17/05/2007 11:31

  Je constate avec satisfaction que le projet de CDMD conserve une place non négligeable au directeur chargé d'animer, de coordonner , de FAIRE appliquer.... nous n'avons jamais demandé de matraque et de carnet de bons points pour faire bosser les collègues. Simplement la juste reconnaissance des missions importantes et complexes que nous exerçons déjà dans l'école.
Il paraît normal que ces missions de coordinateur, d'animateur, de vérificateur soient reconnues par un statut spécifique ( il en est demandé un pour la reconnaissance des tâches des EVS , il me semble).
  Une équipe au travail même enthousiaste a , nous sommes d'accord sur ce point , besoin d'un arbitre, d'un référent si le mot " directeur" blesse.
Je suis un peu réservé sur le désir mal contenu des adjoints à multiplier les réunions de travail alors que ceux ci se plaignent déjà de trop de tout... enfin, les mentalités doivent changer paraît-il...
 Dernier point: je suis surpris de ce désir de confier aux seuls adjoints tous les pouvoirs décisionnaires dans l'école: sur d'autres posts on nie le rôle du CE au profit du CDMD, on efface le rôle du dirlo dans l'école, n'est-ce pas un peu sectaire et surtout éloigné des réalités du terrain?

Pierrot 17/05/2007 10:32

@ Valentin...

Ce que tu appelles les "lamentations" des "gens" (là bravo!) du GDiD ne sont que les ressentis par l'ensemble des dirlos.
Si tu n'attaches aucune importance à l'enquête de l'IFOP (curieuse attitude tout de même), tu n'as qu'à reprendre le rapport de la DESCO, l'enquête de la MGEN...
Les directrices et directeurs d'écoles apprécieront ton arrogance.
Je te laisse à tes incantations.


Plus sérieusement @ Serge.

Je ne suis pas d'accord avec ton classement et l'opposition que tu fais entre les uns qui veulent coordonnerr, tandis que les autres aurait l'ambition de diriger.
Il me semble que dans les deux cas il y a une notion organisationnelle.
Dans les deux cas (et je me situe plutôt dans le second) il faut un "producteur d'organisation", il faut que celui-là soit reconnu comme tel.
Je l'ai souvent écrit, le dirlo ne peut être en dehors de l'équipe, non seulement il participe au montage du PE (acte majeur du peu d'autonomie de notre école) mais il est également celui qui le porte, le présente, le défend et le coordonne.
En ce sens il est le représentant, le pilote, l'identité de l'équipe...
Pas son chef.

Mais, et c'est là toute la complexité car notre rôle ne s'arrête pas à cette dimension.
•Nous sommes responsables des biens et des personnes.
•Nous avons autorités sur tout personnel municipal travail dans l'école pendant le temps scolaire.
•Nous sommes responsable de l'organisation de la surveillance et de la sécurité des minots.
•Nous sommes les représentants de l'Institution scolaire auprès des autorités locales.
•Nous sommes les interlocuteurs de ces mêmes autorités
Il nous revient d'organiser les relations partenaires / école.
...
Dans ces domaines, le dirlo a un rôle d'autorité et de représentativité.

Le SNUipp ne semble plus nier cette dimension "hiérarchique".

Le GDiD a un positionnement nouveau.
Partant du constat pragmatique:
>Nous n'avons pas les moyens d'exercer nos missions diverses et exponentielles. (ce point est essentiel, car si les moyens avaient été conséquents, il n'y aurait sans doute pas de crise de la vocation... Comme à Paris!)
>De fait nous nous sommes inscrits dans la lutte pour obtenir plus.

•Mais nous avons très vite vu que les actions proposées n'étaient pas à la hauteur des revendications en temps, salaire, reconnaissance (trio gagnant de la consultation SNUipp/SGEN) de la quasi-totalité des dirlos.

Une question simple et évidente se pose alors:
Pourquoi attribuer une décharge importante, une augmentation de salaire conséquente et en rapport avec le niveau de responsabilité, pourquoi vouloir nous attribuer un personnel administratif (sous quelle autorité?) si nous ne sommes que des enseignants comme les autres (quels autres?), si une école peut se conduire en dehors des heures scolaires?

La réponse est non moins évidente:
C'est parce que nous sommes des dirlettes et des dirlos!

Et bien, nous pensons qu'il faut commencer par le reconnaître pour définir ensuite les moyens à nous accorder. L'un ne va pas sans l'autre, mais l'un arrive avant l'autre:
l'ÊTRE avant l'AVOIR.

Nous pensons que seul un statut clair est de nature à reconnaître ce qui est devenu un métier de l'éducation.

Nous avons une proposition de statut, en rien "directive" et plutôt "coordinatrice" (bien que je n'aime pas du tout le mot, car trop à la mode, donc galvaudé, en ce moment dans l'EN). Dans la continuité de ce que le décret 89 à instituer (1989)

Il existe, il est amendable, c'est une base de discussion.
Il n’est pas honnête de faire croire qu’il ne peut y avoir qu’un type de statut :
Celui qui nous imposerait comme chef de service.
Il n’est pas honnête de faire croire qu’il n’y a pas de dimension « hiérarchique » dans la coordination.

Donc, au lieu de rechercher des oppositions plutôt artificielles, ne serait-il pas intéressant de voir ce qui peut nous rapprocher (en prenant en compte le nouveau contexte politique)?

Pierre Lombard-dirlo-Mat-6-Classe-qui-ne-demande-rien-d'autre-que-de-pouvoir-assumer-efficacement-son-rôle-et-qui-a-l'outrecuidance-de-réfléchir-sur-son-métier-crime-absolu-de-division-et-de-lèse-Majesté.

Robert 17/05/2007 10:15

A Serge,
C'est un gentil rôle d'animateur, style Club Med, je crains fort que dans la pratique ceci ne puisse tenir la route devant le ras-le -bol des collègues et des heures et charges qui s'ajoutent ( PPRE, Evaluations, Projet d'école et avenants, animations obligatoires, PPS, équipes éducatives, bilans avec les différents intervenants extérieurs, bilans avec les intervenants dans le cadre de la politique éducative municipale, ...et j'en passe).
Combien de réunions supplémentaires pour faire fonctionner véritablement un CMD en toute démocratie ?
Qui fait partie de ce CMD ?
Le fonctionnement utopique de ce CMD ne peut répondre aux demandes de réponses rapides qu'exigent le fonctionnement d'une école et à un minimum de connaissance des textes législatifs et administratifs.
Le capitaine d'un bateau ne peut réunir à chaque manoeuvre l'équipage , sinon , c'est la dérive qui l'attend et l'échouage .

george 17/05/2007 09:53

@ Serge !Soit dit en toute cordialité, participerais-tu au concours de la plus plaisante caricature ?Opposer le GDID ("minoritaire dans la profession") à un syndicat avec une "majorité importante regroupée sous la bannière du snuipp." est proprement amusant et destructeur : cela validerait l'idée que hors toute majorité il n'y a point de salut !Belle idée de la démocratie ! et du rangement sous la bannière !Tu continues d'ailleurs à fonctionner de façon binaire en opposant "diriger" et "coordonner" pour le plus grand bien de la conception de l'école que tu esquisses ! Sors un peu de ton manichéisme béat et de ta naïveté : tu décris une école, comme nous l'avons déjà lu ici sur plusieurs commentaires, dans laquelle les gentils adjoints donneraient du temps personnel pour les réunions, les concertations, l'implication, la motivation et "la bonne marche de leur établissement"...Cesse de rêver : pour l'heure, c'est bien le directeur d'École qui ne ménage pas ces heures, qui, participe sur son temps personnel (ne t'en déplaise) aux réunions auxquelles il est souvent "invité" mais auxquelles il participe parce que le "fonctionnement de l'école", il en est le garant.Quant à la responsabilité collective et donc au "jugement collectif" qui en découlerait, cela n'a aucune valeur juridique : la responsabilité est individuelle dans notre droit...Cordialement.

Robert 17/05/2007 09:14

A Valentin et ces avancées fantomatique.

 

Le SE a apporté la division, le SE a signé un accord rejeté par une majorité.

 

>>2 fois 15 euros , on se vend pour 30 euros ! La colère des directeurs dépasse largement le problème de « l’avoir » , la reconnaissance qu’ils réclament se situe dans «l’être » .
Là le SE n’ a rien compris , mais cela ne date pas d’aujourd’hui.

 

>> Les décharges des écoles à 4 classes , mais tu oublies les collègues à 5, 6, 7, et plus classes qui ont aussi eu leur PE2 que l’on ne savait plus où caser , le jour de décharge imposé par le fonctionnement de l’IUFM et la perte de décharge ( passage de 36 semaines à 30 ).

 

>> Les EVS, une avancée dans l’emploi précaire institutionnalisé, après avoir dénoncé leCPE.

 

>> Et je ne te rappelle pas le Vade-Mecum, ce serait trop cruel !

 

Quelle cohérence ! Quel bilan après 7 années de grève administrative ! Quelle incompréhension du malaise des directeurs !

 

Mais sûrement une signature de protocole du SE dont nous ignorons une partie du marché avec le MEN.

Serge 17/05/2007 09:08

Au sujet du fonctionnement de l'école, dans nos réunions, les discussions tournent autour du conseil des maîtres décisionnaire. C'est vrai.
En fait, 2 conceptions de la façon de faire fonctionner l'école s'opposent : le directeur doit-il diriger ou coordonner l'équipe ?
Dans le premier camp, on trouve les membres du GDID, minoritaires dans la profession.
Dans le second, une majorité importante regroupée sous la bannière du snuipp.
Il faut bien voir que l'affrontement de ces 2 conceptions est assez récent dans le débat. Il faut donc laisser le temps aux collègues d'y réfléchir, de se familiariser avec le concept de coordination.
Diriger, on le sait bien, n'entraîne pas l'ensemble de l'équipe qui ne participe que de loin au fonctionnement de l'école et peut même s'en sentir exclue. D'où des comportements "irresponsables" de la part de certains, parfois.
Coordonner signifie que l'on se considère l'égal de ses collègues mais que l'on a, en plus, la responsabilité de suivre les dossiers, de les faire appliquer, de les représenter, les faire connaître auprès des élus, de la hiérarchie... C'est un rôle nouveau, intéressant et non négligeable pour le directeur qui l'accepte et s'engage dans cette voie. A ce titre et pour mener à bien sa mission, il lui faut du temps de décharge, des moyens (AVS ou autres). Mais il faut aussi du temps à l'équipe pour seconder le directeur, participer aux réunions de concertation... Bref, c'est une nouvelle école qui peut naître dans laquelle les collègues se sentiront impliqués, motivés et seront forcément responsables car partie prenante de la bonne marche de leur établissement. Ils seront jugés collectivement. Is le savent et en tiennent compte.

george 17/05/2007 06:31

@ Valentin !Cher collègue ! Les "coups de gueule" sont souvent sympathiques  s'ils sont argumentés autrement qu'en invectives. Il est à craindre, c'est mon point de vue, que tu commettes une erreur en ne voyant dans les commentaires sur ce site que la "main noire" du GDID : nombre de collègues intervenant ici sont certainement (beaucoup l'affirment) des directeurs "de base", non adhérents à cette association, certains syndiqués et s'interrogeant sur leur position !Un peu court donc d'accuser "les gens du GDID".Décellerais-tu là-derrière une théorie bien fumeuse de "complot" dont on sait qu'elle est bien souvent avancée pour masquer bien des problématiques et adopter une stratégie de fuite ?J'espère que non, ce serait un peu triste et la porte fermée à la discussion !Tu lis des "gens qui gémissent" ? Je lis plutôt des collègues qui avancent ou qui tentent d'avancer des pistes de réflexion : que celle-ci ne te convienne pas, c'est ta liberté totale et entière et je n'irai pas là contre ! Que ta situation peut-être de collègue syndiqué t'amène à des désaccords et à des soutiens, c'est honorable !Cependant, des questions ont été posées qui attendent encore des réponses : quelle conception de la direction d'École et de son fonctionnement ?  Comment fonctionne le Conseil des Maîtres Décisionnaire ?  Quelle est la spécificité du directeur d'École dans une institution qui a énormément évolué depuis des années et dont les cadres  "législatifs" n'ont quant à eux pas bougé d'un iota ? On pourrait continuer, la liste serait longue et je te laisse à loisir si tu le souhaites le faire ...Pour terminer, ton argument final ("Que Thierry Fabre ou Pierrot ou Merlin ou Georges soient conseillers du ministre ?") ne te grandit malheureusement pas ; mais il faut peut-être le mettre sur le compte d'une colère mal contenue....Cordialement.

Valentin 16/05/2007 23:29

Arrêtez de gémir ! SVP, arrêtez !!! Les gens du GDID ne font que cela et ça devient pénible. Vous ne vous en rendez pas compte mais c'est usant.
Quand ça n'est pas sur les syndicats, c'est sur le gouvernement qui n'est même pas encore formé et dont on ne sait pas ce qu'il va faire.
Quand c'est sur les syndicats, c'est pour reprocher de ne rien faire en ce qui concerne le SNUipp et d'en faire trop pour ce qui concerne le SE-Unsa...
Mais vous, au GDID, qu'avez-vous apporté de concret aux collègues ? Une chose : la division ! Pas de quoi en être fiers, tout de même.
Même si c'est pas grand chose à vos yeux, l'opiniatreté du SE a permis d'obtenir des décharges pour les 4 classes et 2 fois 15 € pour tous. Vous en riez souvent, je sais, mais demandez aux collègues qui ont 4 classes si ça ne les soulage pas un peu ! Et les EVS, pourquoi croyez-vous que le succès a été au rendez-vous même chez ceux qui ont critiqué le dispositif (SNUipp et GDID même combat pour une fois).
Que faut-il pour que tout aille mieux dans notre petit monde de l'école ? Que Thierry Fabre ou Pierrot ou Merlin ou Georges soient conseillers du ministre ?

merlin 16/05/2007 10:40

Je ne peux que souscrire à vos posts: du temps et des moyens pour l'équipe pédagogique !des améliorations pour le fonctionnement de l'école ! Reconduisez les emplois précaires d'aide au fonctionnement de l'école pour un an! Plus de temps pour se réunir!
  Nous vivons l'aube d'un grand bouleversement dans l'Education Nationale grâce à l'ambition visionnaire de nos élus! Serrons les rangs et informons nos collègues " adjoints" de ce qu' " on " réclame pour eux, tous ne sont pas au courant de ces heures de concertation pour le fonctionnement de l'école auxquelles ils et elles vont bientôt participé avec motivation et ardeur!

Karine Mory 16/05/2007 10:13

Jean-François et Georges, ce n'est pas du pessimisme, hélas. C'est très probablement ce à quoi il faut s'attendre. On peut en rire ou en sourire mais franchement, moi, ça me donne plutôt envie de hurler. Pour la première fois depuis 12 ans, je ne suis plus syndiquée. J'ai renvoyé illico presto un courrier pour leur dire ce que j'en pensais de leur façon de nous traiter. Croyez-moi, il faudra qu'ils changent s'ils veulent me retrouver dans leurs rangs.

georges 16/05/2007 09:55

@ Jean-François !Quel pessimisme, cher collègue ! Haut les coeurs ! L'École Primaire va figurer parmi les préoccupations du nouveau "personnel" ministériel (comme elle l'a été jusqu'à présent), les directeurs vont être écoutés plus que jamais (comme ils l'ont été jusqu'à présent) et un avenir radieux va poindre à l'horizon...sachant que l'horizon recule à mesure qu'on s'en approche.Allez ! on se retrouvera à l'horizon dans..5...10...15......ans plus combatifs que jamais, plus soutenus que jamais, plus représentés que jamais...Ministres de passage, directeurs en place (pour ceux qui n'envoient pas tout promener !)

Jean-François Boulay 16/05/2007 09:28

Les directeurs peuvent-ils attendre davantage de l'un ou de l'autre ? Il faudrait, pour cela, que nos syndicats soient plus revendicatifs. Or, nous savons bien qu'en terme de statut des personnels, le statu quo leur convient. Alors, ils vont demander "du temps pour le fonctionnement de l'école"... Comme toujours. Dans 4 ou 5 voire 7 ans on devrait connaître une nouvelle "avancée à engranger"... C'est le rythme des améliorations de la condition des "enseignants chargés d'école"...