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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 10:24

Le rapport sur l'école remis par Xavier Darcos à Nicolas Sarkozy en mars est publié par La Lettre de l'éducation. Conçu en pleine campagne électorale, on y trouvera cependant quelques pistes pour imaginer ce que pourra être le programme présidentiel.

L'Ecole devant la réaction, le changement ou la continuité ?

Changement ou catastrophe ? Pour l'Ecole que signifie l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République ? Il faut sans doute rappeler les promesses du candidat. Mais aussi les confronter aux dossiers qui l'attendent.

 

Les promesses du candidat. Au terme d'une longue campagne, le candidat N. Sarkozy est intervenu très souvent sur l'Ecole. Un point important du programme est la suppression de la carte scolaire. Une mesure qui pourrait encourager la discrimination sociale et ethnique. Mais le candidat a aussi promis de consacrer 1 milliard au soutien des zep en leur garantissant "des classes de 15 élèves". Il souhaite également "plus de diversité dans l'école pour que l'intelligence de chaque enfant soit reconnue". Pour lui cela signifie que "dans une même ville un établissement pourra être spécialisé dans les matières littéraires, un autre dans le sport, un troisième dans les mathématiques". Du coté des enseignants, il a promis l'abrogation des décrets Robien sur les décharges. Il veut "que leur autorité et leur liberté pédagogique soient respectées". Des propos qui semblent ensuite avoir été contredits en fin de campagne par de violentes attaques contre "l'esprit de mai 68" et par la promesse de réduire le nombre de fonctionnaires tout en multipliant les  exonérations fiscales.

 

Quel budget pour l'Education nationale ? Pour appliquer la loi Fillon, le ministère avait calculé qu'il lui faudrait 23 000 postes supplémentaires (dédoublements en LV1 en 1ère et terminale, introduction de la LV2 en 5ème, PPRE sur le collège). L'essentiel de l'effort a été reporté après les élections. Si le prochain ministre veut simplement stabiliser le budget il lui faudra donc supprimer des emplois pour les réaffecter. La voie lui est montrée parle rapport d'audit sur les lycées qui propose trois mesures : la suppression de la totalité des décharges des enseignants, l'allongement de la durée de l'année scolaire (de 32 à 36 semaines effectives), la réduction de 20% des heures de cours, la suppression des dédoublements partout sauf en langues, sciences expérimentales et enseignements technologiques. Si N. Sarkozy souhaite diminuer le nombre d'enseignants il lui faudra aller encore plus loin.

 

Où trouver le budget des universités ? N. Sarkozy a promis d'élargir l'accès des jeunes à l'enseignement supérieur pour un coût moyen de 1,3 milliard. Favoriser l'accès des jeunes en université cela veut dire en fait hisser vers l'université les jeunes des milieux défavorisés. Cela implique donc un effort en amont et particulièrement au primaire, un domaine où le précédent gouvernement avait désinvesti (pour les 2 ans). Où le nouveau président trouvera-t-il les moyens nécessaires ?

 

Quelle conception de l'Ecole ? Il n'est pas indifférent que le nouveau président de la République ait été élu aussi sur des thèses d'extrême-droite. La stigmatisation des jeunes immigrés, l'affirmation du caractère génétique de  certains traits moraux sont à l'opposé des valeurs de l'Ecole. La condamnation répétée de Mai 68 semble indiquer que contrairement à ce qu'il a promis par ailleurs le président pourrait ne pas respecter la liberté pédagogique des enseignants. Le discours sur l'autorité inscrit aussi en perspective l'usage de la force et de la violence pour imposer ses solutions. Or si la transformation de l'Ecole est nécessaire, elle ne saurait réussir qu'en y associant les personnels et leurs organisations. 

 

Quelle modernité ? Les Français viennent de voter pour un changement. Sont-ils pour autant prêt à abandonner les valeurs morales de mai 68 qui ont largement pénétré la société ? Sont ils en recherche de modernité ou de bouc émissaire ? Ce sont ces interrogations maintenant qui vont peser face à la nouvelle question qui nous est posée : le président de la République doit il cumuler le pouvoir exécutif avec une majorité législative ? Et si la modernité c'était la vieille idée de l'équilibre des pouvoirs ?

 

Nous vous proposons quelques extraits du rapport commandé à Xavier Darcos par Nicolas Sarkozy (remis le 10 mars).

 

Préambule

 Vous avez parlé aux professeurs. Vous vous êtes engagé "à leur donner la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière, [...] à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies", à permettre à ceux "qui voudront travailler davantage, de gagner plus". Vous avez précisé votre promesse : "Je m'engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié. Je m'engage à ce qu'ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et par conséquent moins isolés".

Dans la lettre de mission que vous m'avez adressée, vous confirmez ce projet. Mais vous n'avez pas souhaité aborder la question de la fonction enseignante sous l'angle unique des statuts ? comme le ferait d'emblée la Gauche. Il n'en demeure pas moins qu'il n'y aura d'évolution profonde dans ce domaine qu'en desserrant le carcan des innombrables statuts actuels du monde enseignant. Ce sujet devra être abordé ultérieurement, lorsque le Gouvernement se mettra au travail. Il conviendra en particulier d'organiser une table ronde (avec tous les représentants des personnels et avec les services de la Fonction publique) pour remettre à l'examen les décrets qui fixent les obligations de service des enseignants (les O. R.S.). Ces textes réglementaires datent d'un décret de mai1950 (et d'un décret similaire de 1992 pour les professeurs des lycées professionnels). Personne ne doute qu'il faille les revoir entièrement, d'autant qu'il est désormais impossible d'accepter la façon dont se calcule le temps de travail des enseignants : il est défini exclusivement par une obligation horaire de cours à donner, le seul critère (unique et définitif) étant le concours de recrutement passé en début de carrière.

Conscient de ce nécessaire aggiornamento, le Ministre de l?Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'y est pris de manière abrupte. Il a corrigé à la marge sans toucher au fond. Par un décret publié le 14 février dernier, il a décidé de supprimer diverses décharges horaires dont bénéficient traditionnellement les professeurs de lycée, notamment les agrégés. Ces décharges ont des motifs qui peuvent paraître surannés (par exemple : « première chaire » pour ceux qui enseignent plus de trois heures une discipline qui fera l'objet d'une épreuve écrite au baccalauréat ; heure de laboratoire ; heure de « cabinet d?histoire ; etc.). Mais il reste qu'elles étaient compensées par un complément de salaire qui représente, pour chaque enseignant concerné, au moins 200 € par mois, soit 1 800 € chaque année scolaire. Et dans un lycée de taille moyenne, la mesure a touché 40 % des enseignants. 

Ce qui est fâcheux dans cette affaire, ceest que cette décision assez brutale, qui est prévue pour s'appliquer dès septembre prochain, frappe presque exclusivement les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS). Ils correspondent exactement à ce que vous avez souhaité dans vos discours d'Angers et de Maison-Alfort : ils font partie de ceux qui s?engagent, qui ont du mérite, qui assument des tâches supplémentaires. Il était normal qu'ils soient mieux rémunérés que ceux qui préfèrent simplement assurer leur service minimum. Vous devrez donc laisser entendre que vous reviendrez sur la décision prise par Gilles de Robien. Car il ne s'agit pas corriger - à la marge et unilatéralement - les services des enseignants, en les pénalisant tous à la fois, mais de remettre à plat les circulaires qui règlent les obligations de service et de redessiner le métier de professeur aujourd'hui, lors d'une table ronde globale qui pourrait se tenir avant l'été, à l'initiative du Gouvernement. 

La tâche que vous m'avez confiée n'a pas été facile. Les syndicats enseignants en ont vue d'autres. Dans cette période, ils n'ont aucun intérêt à paraître publiquement s'intéresser à cette initiative, ni à lui donner un début de contenu. Il s'agissait donc de leur offrir un terrain de discussion, tout en prenant l'opinion à témoin. Mais ils me connaissent bien depuis longtemps et ne me considèrent pas comme un intrus. Nos discussions ont donc été très courtoises et fécondes, sans exception. 

 

 

J'ai été frappé du climat de lassitude, de démobilisation et d'aigreur qui règne au sein des diverses fédérations d'enseignants, tous bords confondus. A tort ou à raison, elles considèrent que le métier s'est dégradé et qu'elles n'ont pas obtenu les mesures catégorielles dont ont bénéficié d'autres corps de la fonction publique. Pire, qu'on diminue unilatéralement les revenus des professeurs au moment où l'on leur demande de tout assumer : violence, déclassements divers, mixité sociale, hétérogénéité, éclatement des familles, perte de repères des jeunes, concurrence avec les média et Internet, etc. Les chefs d'établissement le formulent sans ambages : « on vit dans un climat de crise perpétuelle ».
[...]
Rien ne se reconstruira sans les enseignants. Il font le plus beau métier du monde : instituer l'humanité dans l?homme. Il faut leur rendre l'hommage qu'ils méritent car si l?institution scolaire tient encore, malgré les tensions sociales, c'est d'abord grâce au dévouement et à la passion de tous les serviteurs de notre école. La revalorisation de la fonction enseignante passe par la conscience retrouvée du rôle social éminent du professeur. Cet enjeu est considérable au moment où se prépare un renouvellement massif du corps enseignant : dans les dix années qui viennent, la moitié des professeurs partiront à la retraite.
[...]
Bien entendu, l'essentiel reste la question du pouvoir d'achat, donc des rémunérations. Tous les syndicats unanimes déclarent que le déclassement des enseignants vient d'abord de leur appauvrissement relatif. Ils ont tous des propositions ingénieuses et coûteuses : création d'échelons supplémentaires ; relèvement sensible des débuts de carrière ; accès de tous à la Hors-Classe au moins cinq ans avant le départ à la retraite ; décloisonnement des corps ; évolutions indiciaires diverses ; rémunérations annexes versées par les établissements sur une dotation globale de fonctionnement (DGF) augmentée ou alimentée avec le concours de collectivités locales. 
Sur tous ces aspects budgétaires, la difficulté principale, pour tout Gouvernement, reste la masse des fonctionnaires concernés : en 2006, les enseignants des 1er et 2nd degrés (public et privé) étaient au nombre de 993 744, auxquels s'ajoutent le personnel d'encadrement et les agents administratifs ou techniques (285 957). Toute mesure globale et collective aura un impact budgétaire sensible[1] qui impose de la prudence.
[...]
Sur le fond, la mission est loin d'être impossible, car le consensus sur le changement existe et parce que des marges de man?uvre et de négociations existent : encore environ 20 000 ETP [équivalents temps plein] de décharges et MAD [mises à disposition] sont récupérables. De même, la population scolaire du 2nd degré a diminué de 15 % en dix ans, ce qui allège certaines charges. Des marges de manoeuvre existent aussi sur les grilles horaires, en particulier en lycée, où la France se distingue par l'abondance de son offre d'enseignement. Ces marges de manoeuvre seront bien utiles pour financer d'une part la revalorisation liée au « travailler autrement ». Récemment, trois « audits de modernisation », commandés par le Budget, sur la gestion des moyens (en collège, lycée et lycée professionnel) sont venus démontrer qu'un effort de rationalisation est possible.

 


[1]  Rappelons que le Ministère en charge de l'Éducation nationale gère 66 milliards d'€, 56 600 écoles, 7 000 collèges et 2 600 lycées, pour 15 millions d'enfants (et donc pour 30 millions de parents !).

 

 

Etat des lieux

 1-1 Quel est le ressentiment des enseignants ?

 

 

Le succès de la manifestation du 20 janvier dernier a surpris. Elle reflète le sentiment qu'ont les enseignants de la dévalorisation de leurs métiers. L'opinion pense de même, comme en atteste le sondage commandé en novembre dernier par la FSU à CSA : pour 65% des Français, les métiers de la fonction publique, au premier rang desquels ils citent les enseignants, sont « mal reconnus et mal payés ».
La dévalorisation des métiers de l'enseignement a un aspect objectif : le recul du point d'indice de la Fonction Publique , puisque les indices de rémunération des certifiés n'ont évolué qu'à la marge.

 1-2 Est-il vrai que le pouvoir d'achat des enseignants a baissé ?

Une étude, disponible sur le site de l'université Paris I, vient de faire grand bruit. Elle a récemment conclu que le pouvoir d'achat des salaires nets des enseignants aurait baissé de 20% en 25 ans.

"En nous appuyant sur une reconstruction des grilles indiciaires des fonctionnaires de l'enseignement, échelon par échelon, pour les instituteurs, agrégés et certifiés, maîtres de conférences et professeurs des universités, de 1960 à 2004, nous montrons que le pouvoir d'achat des salaires nets des enseignants du secondaire et du supérieur a baissé d'environ 20% en 25 ans, de 1981 à 2004, pendant que les effectifs s'accroissaient à peu près dans les mêmes proportions. Utilisant une reconstruction du même type, nous montrons que dans le même temps, les salaires réels des éboueurs de la Mairie de Paris ont été rattrapés par le SMIC, pendant que la politique d'externalisation des services de nettoiement conduisait à une baisse des effectifs titulaires et à une spectaculaire diminution de l'incidence des grèves. Nous discutons ensuite les ressorts possibles de ce « tournant de la rigueur », qui remonte à 1983, du point de vue de l'économie politique, et formulons l'hypothèse qu'il comporte d'importants coûts sociaux à long terme, en partie cachés, sous forme d?aggravation du risque moral, de baisse de la qualité et de la productivité du service, et sous forme d'anti-sélection dans les recrutements."
 

 

Que faire ?
 

I - Redéfinir la fonction enseignante : des pistes pour le quinquennat
 

Dès la prise de fonction du Président de la République et l'ouverture de la nouvelle législature, une négociation globale sur la fonction enseignante au 21ème siècle peut être engagée.

La gauche et les principaux syndicats abordent cette question comme ils abordent tout ce qui a trait au champ social et à l'économie : par le règlement, le statut et la dépense, notamment due à la demande d'augmentation des effectifs.

Nous pouvons, quant à nous, aborder la question sous un angle sensiblement différent, en faisant porter les efforts sur les personnes plutôt que sur les structures :

 


Améliorer les débuts de carrière
 
Définir une « typologie » des métiers de l'enseignement aujourd'hui. Il faudra distinguer les diverses situations professionnelles, lesquelles n'existaient pas en 1950. Par exemple : professeur de collège dans un quartier sensible ; professeur de lycée des métiers ; professeur de BTS ou de classes préparatoires ; formateur ; conseiller pédagogique ; professeur principal ; responsable d'un projet éducatif ; professeur dans un IME [Institut médico-éducatif], etc. Cette typologie comprendrait une description des « actes professionnels » afférents à ces métiers. Les obligations réglementaires de service et les rémunérations principales et indemnitaires seraient établies sur cette base fonctionnelle

Simplifier le système d'accès aux différents corps enseignants, qui est particulièrement complexe.

Pour favoriser et valoriser l'initiative (la liberté pédagogique et le goût d'entreprendre) des professeurs, leurs services pourraient être globalisés et annualisés. D'abord à titre expérimental, bien sûr.
La réflexion sur une gestion plus qualitative des ressources humaines est engagée depuis le début des années 90, mais n'a abouti à rien.
Il est possible d'améliorer les rémunérations si un effort budgétaire spécifique est décidé. On peut aussi agir sur le remplacement. On pourrait par exemple décider que tous les cours inscrits à l'emploi du temps sont dus aux élèves, quoi qu'il arrive - encore un droit « opposable », en quelque sorte - et charger l'établissement d'y pourvoir : les H.S. [heures supplémentaires] en seraient sensiblement augmentées.

De nouvelles fonctions - rémunératrices - peuvent aussi être créées ou revalorisées.

Les conditions de travail des enseignants peuvent être sensiblement améliorées.

L'évaluation des professeurs
devra être complètement revue. Les résultats et performances de l'établissement seraient rendus publics tous les ans. Les professeurs dont les élèves auront progressé ou réussi leurs examens ou certifications, les professeurs qui auront conduit avec succès à leur terme des projets pédagogiques ou éducatifs pourront bénéficier de primes. Le chef d'établissement serait dans ce cadre le principal évaluateur des personnels. Les corps d'inspection n?interviendraient dans l'évaluation de personnels que dans quelques cas précis : manquement graves, excellence et promotion. Ce sujet est sensible : il devra être longuement négocié.

La médecine du travail 

La considération : l'avancement, la promotion doivent dépendre dans d'importantes proportions de la difficulté du métier exercé, du mérite et de l'engagement, évalués par les chefs d'établissements. Un grade de « professeur émérite » des écoles, des collèges, des lycées pourra être créé.

La mobilité
 : tous les enseignants soulignent que la fatigue du métier s’accentue en milieu de carrière, quand le professeur est définitivement installé dans le même poste, avec des classes semblables et avec un emploi du temps qui ne se modifiera que marginalement. Les sorties de carrière internes sont rares : devenir inspecteur, assumer des tâches d’encadrement.
[...]
Il faut offrir aux enseignants une mobilité externe et, en retour, accueillir dans les établissements des personnalités qui ont eu d’autres expériences. Cette mobilité externe pourrait concerner les collectivités locales, les ministères chargés de questions culturelles et sociales, les ONG, le réseau associatif.
 

 

 

II - Changer notre regard face aux" professeurs de France"
 

Travailler autrement pour travailler mieux et gagner plus

Le succès de la classe et la réorientation des élèves difficiles

Redéfinir le métier de professeur
Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement, et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes. Un récent sondage a montré que 79% des professeurs seraient prêts à consacrer du temps de travail supplémentaire au soutien scolaire en échange d’un supplément de rémunération.

Rompre l'isolement des professeurs

Passer de la centralisation et de l'uniformité à plus d'autonomie

Vers un dialogue social plus efficace

  

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

merlin 16/05/2007 15:47

Pierrot: le Maire traite directement avec l'IEN sans passer par le dirlo ( ouvertures/fermetures de classes, agrandissement de locaux, ... lors des réunions Cm2/6ème as-tu le sentiment d'être " l'égal" en terme de représentation que le Principal du collège? ( d'ailleurs, si tu n'enseignes pas au Cm2, tu ne seras même pas invité), les membres du Rased traitent souvent directement avec l'IEN qui accepte ou pas cet état de fait; de même losrque certains parents écrivent directement à l'IEN celui-ci renvoie ou non sur le dirlo qu'il laisse décisionnaire ou qu'il informe: tout ceci pour dire que notre absence de statut entretien le flou et que tout le reste dépend des relations des uns avec les autres , de leur ancienneté etc....

georges 16/05/2007 15:22

S'il est bien quelqu'un pour qui le directeur est INDISPENSABLE, c'est l'IEN ; de combien de "problèmes", de tracas nous occupons-nous bien souvent en interne, sans faire remonter auprès de lui-même ou de son secrétariat leur existence ?Et cette situation les arrange tant leur charge de travail s'est également alourdie (réunions par-ci, projets-par là, etc...) et que bien souvent nous, sur le terrain, sommes les mieux à même de les maîtriser : les rapports avec les familles par exemple (parfois conflictuelles), les rapports avec certains membres du corps enseignant (ex : certains RASED, par exemple qui se vivent comme "autonomes" par rapport à l'école et avec lesquels des IEN n'aiment guère se frotter) ou, parfois, les rapports avec des adjoints (lorsqu'il s'en présente)...Est-on assuré que les IEN verraient d'un mauvais oeil les directeurs dotés d'un statut ?Et qui endossera mieux le rôle d'interlocuteur de proximité que le directeur ? Aux yeux de la Commune (Caisse des Écoles, notamment) quel est le seul interlocuteur contacté et responsable (du budget par exemple) ?Aux yeux de l'IA quel est le seul interlocateur responsable dans de multiples occasions (signalement des enfants en cas d'absentéisme, par ex) ?Il serait fastidieux d'énumérer les occasions dans lesquelles le directeur assure et assume en son nom (prenons bien soin de donner notre nom et de signer) les responsabilités qui, parfois, peuvent le mener au pénal (lui et lui seul...)

Noémie 16/05/2007 14:45

Tout à fait d'accord avec Pierrot. Le directeur est perçu comme le chef d'établissement par les enfants, les parents, les élus et même par beaucoup d'adjoints, contrairement à ce qu'on pourrait penser.
Il n'y a que les syndicats pour penser le contraire ! Et encore, s'ils ne faisaient que le penser... Le problème, c'est qu'ils se comportent en adversaire de ce fait. Ils y mettent toute leur énergie pour le nier et empêcher de l'institutionnaliser. Un comble pour des représentants du personnel, n'est-ce pas ?
Quant à l'idée d'un conseil des maîtres décisionnaire... quel archaïsme ! Les syndicats savent bien qu'aucun gouvernement n'accèdera jamais à leur demande tant c'est incompatible avec le droit, la responsabilité individuelle...
Leur seul but : détourner les projets de statut pour les retarder au maximum...

Pierrot 16/05/2007 14:32

@ Merlin,
....
-Il (le dirlo) représente l'institution scolaire auprès de la commune et des autres collectivités territoriales.


-Il (le dirlo) est l'interlocuteur des autorités locales.
...

Et même si l'IEN est présent.
À moins que le dirlo lui demande de le représenter ;-) !

merlin 16/05/2007 11:30

L\\\'école ( en tant quétablissement) ne doit-elle pas être mieux reconnue et entendue ? Aujourd\\\'hui, nous prenons des consignes auprès de l\\\'IEN, nous sommes représentés par l\\\'IEN ou son représentant lors des réunions avec le collège, la mairie...
 L\\\'école peut emettre des avis, mais elle n\\\'a pas de parole propre.
Il me semble important que la parole collective puisse être portée par le directeur lors de rencontres et de réunions: l\\\'école serait alors reconnue et sa parole mieux entendue. Toute l\\\'équipe y gagne . Mais pour cela, il faut aussi que son représentant soit lui aussi reconnu par son statut de directeur et qu\\\'il ait les moyens matériels de conduire ses missions dans de bonnes conditions.

Pierrot 16/05/2007 11:15

S@lut Jean Noël,

Je crois, pour ma part, que L'argument avancé par Thierry est essentiel, car il concerne les fondements (supposés) de la revendication d’un CMD.

Tu as raison de le souligner, le fonctionnement de l'Institution scolaire n'a rien de "démocratique". Mais, l’école étant un outil de la démocratie et pas son modèle réduit, cela nuit-il à son efficacité ?

Cela n’empêche pas de nous présenter le CMD, non pas comme un élément visant à améliorer les conditions de travail des dirlos et des adjoints, mais comme un élément de démocratie dans l'école.
Le CMD s'oppose (au moins dans l'implicite) à une direction autoritaire introduite par le statut des dirlos.

Ors, si on se place de ce point de vue, celui d'un fonctionnement plus démocratique, le choix du CM est d’abord surprenant, puis critiquable, car, naturellement, c’est bien le CE qui devrait être l’objet de cette promotion.


Reste le deuxième point que tu soulèves:
Quelles graines à moudre?
Pour que le CM devienne CMD, il lui faut de la matière.


L'exercice de la démocratie passe d'abord par une autonomie certaine (c'est loin d'être le cas dans les écoles) et, ensuite, par une lutte de pouvoir, des idées qui s'affrontent, des choix que l'on propose, des mandats à assumer. (C’est le cas dans les exemples cités plus haut : Conseil Municipal, Conseil d’Administration…)

Est-ce de ce déficit "démocratique" dont souffre le fonctionnement de l'école?
Y a-t-il une demande de la profession?
En quoi cela répond-il aux revendications des dirlos?

merlin 16/05/2007 11:12

Il semblerait bien que 2 conceptions de l'école s'affrontent: une, purement idéologique et intellectuelle dans laquelle de gentils enseignants se partagent avec joie des tâches multiples à toutes époques de l'année. Une autre de terrain qui prend en compte les mutations dans l'équipe , les contraintes temps scolaire et hors temps scolaire auxquelles il faut bien répondre, les obligations des uns et des autres... Cette conception reconnaît un Conseil des Maîtres statuant de façon institutionnelle sur l'organisation et les choix pédagogiques de l'école, un Conseil d'Ecole , lieu de rencontre entre les différents partenaires et intervenants, lieu de simple proposition actuellement et en coordinateur de ce dispositif qui peut rassemblé plusieurs dizaines de personnes un " personnel de direction" qui assure le lien, gère le quotidien, informe , etc...
 On peut souhaiter une évolution du rôle de ces instances car l'école évolue avec nos missions, mais vouloir nier le rôle majeur et indispensable de celui ou celle qui représente aux yeux de tous l'établissement est à la fois insultant pour ces personnels et dangereux à mon sens pour l'autonomie que l'on est en droit de souhaiter pour nos établissements, autonomie garante de notre indépendance.

thierry fabre 16/05/2007 10:41

A Jean-Noël Injuste ? Je ne pense pas... Je fais plus dans la polémique que dans l'injustice.
Je soulignais juste que le choix du lieu décisionnel a toute son importance... On le conçoit restrictif, et cela donne le CMD, ou on inscrit l'école dans sa dimension de Service Public d'Education, et on envisage plutôt le Conseil d'Ecole.
Les attributions actuelles du Conseil d'Ecole ne vont effectivement pas bien loin, puisque les votes s'y limitent au règlement intérieur et à l'adoption du Projet d'Ecole. Elles donnent cependant possibilité d'y traiter l'ensemble des problèmes concernant la vie de l'école. De plus, il s'agit de la seule structure collective d'échange et de dialogue entre les représentants des parents, les élus et les enseignants. Par ailleurs, rien n'empêche, dans la législation actuelle, d'associer à ses travaux, les ATSEM et autres personnels, les EVS et AVS, voire les gamins eux-mêmes.
A l'opposé, le Conseil des Maîtres me semble avoir été créé comme une instance pédagogique. Lui conférer un rôle décisionnel n'a pas de sens, sauf à vouloir instituer des écoles-abbaye-de-Thélème, où les pov' enseignants que nous sommes seraient bien à l'abri de la fureur du monde, calfeutrés dans l'enseinte de nos écoles.
A ce titre, je ne fais aucune différence entre le CMD prôné par certains membres du SNUipp et le "rester maîtres à l'école" du SNE. Ce sont des slogans, déconnectés du réel, et ne traduisant qu'une peur de l'ouverture et du dialogue, qu'un conservatisme forcené qui voudrait remettre à toute force l'Ecole Publique dans le soi-disant âge d'or des années 70. Pour y avoir été élève, j'ai des sérieux doutes sur la qualité de cette école là...
Entre les délires d'une école à l'américaine, dans laquelle les parents choisissent les enseignants, et le repli sur soi, il doit bien y avoir un équilibre, non ?
Le CMD concrétise une autre peur, celles des dirlos. Nous concevant comme suspects par définition, dangereux par fonction même, il était normal que certains esprits plus empreints d'idéologie que d'éducation aillent inventer moyen de museler les trublions que nous sommes. Rien de mieux pour cela qu'une mise sous tutelle qui transformerait de fait les dirlos en simples larbins du Conseil des Maîtres. Nous décidons, nous réfléchissons, tout est simple ! Lui, il exécute et se fade le boulot et les emmerdes. S'il vient râler, nous saurons bien lui rappeler qu'il se doit de respecter les sages décision du CMD...
Enfin, si la démocratie au travail s'institue par des textes, elle ne vit que par une pratique et le souci mutuel de la développer.
Le Conseil d'Ecole, même imparfait sous sa forme actuelle, me paraît être un meilleur lieu que ce CMD qui n'est que carapace contre l'extérieur et mise sous tutelle des dirlos. Engoncés dans une armure, la gueule sous muselière, nous serait-il vraiment facile de vivre et faire vivre cette démocratie au travail ?
Thierry Fabre

georges 16/05/2007 06:22

@ Didier !  Merci cher collègue je m'avoir fait rire de (très) bon matin : il est 6 h 17, je suis dans le bureau, je bosse déjà (en prenant un peu de temps pour lire vos commentaires!) et j'attends que les membres virtuels du CMD me rejoignent pour travailler, dans la bonne humeur, l'allégresse, sans se poser des question inutiles, forcément inutiles, puisque tout baigne, tout est simple !Le Paradis existe sur Terre ! Tu l'as rencontré ! tu l'as expliqué à mon cerveau bien fatigué !À nouveau merci !

Jean-Noël B. 15/05/2007 23:22

@ Thierry Fabre
Je précise que je n'interviens pas pour "défendre" Didier qui exposait la vision de son syndicat. Loin de moi cette idée car je ne suis pas du tout favorable à cette façon de gérer une école. Je n'y crois pas un seul instant.
Simplement, je trouve que sur un point, tu l'accables avec un argument qui n'en est pas un. Je te cite :
"- présenter comme parangon démocratique un CMD, structure qui exclurait de toute participation décisionnelle les parents d'élèves, les personnels de service, les EVS, les AVS, les ATSEM, les élus, les minots, me parait relever d'une conception bien étroite de la démocratie. Il doit y avoir mieux à inventer que ce nombrilisme forcené des instits entre eux, comme notion du Service Public d'Education, non ? "
Il n'est pas juste d'employer cet argument. Actuellement, crois-tu que la démocratie soit plus développée que ce que tu lui reproches ?
Actuellement, les parents d'élèves, les élèves, les EVS, les AVS, les ATSEM, les élus... ne participent pas non plus aux décisions prises dans l'école. Je sais bien qu'il y a le conseil d'école. Mais il n'a qu'un rôle consultatif non décisionnel. On y informe, écoute, échange mais on n'y décide rien si ce n'est qu'on y adopte le réglement intérieur...
Je trouve que tu t'es montré injuste à son égard sur le sujet de démocratie. Sur les autres points, je te rejoins sans peine.
Cordialemment. Jean-Noël
 

merlin 15/05/2007 22:53

Merci Didier pour mon cerveau, mais j'ai la sale habitude d'essayer de comprendre et ce , en prenant appui, non sur des concepts mais sur le quotidien:
Un parent arrive ce matin à l'école, furieux, suite à une punition donnée par un(e) collègue: le ( la) collègue s'agace aussi, le ton monte: qui s'y colle?
la mairie veut une réponse urgente pour un devis de transport qui traine: qui répond?
des équipes éducatives n'ont pas été prévues dans les délais: qui règle le problème?
Le projet d'école doit être rédigé pour avant hier: qui réunit? qui impulse?
un collègue se fout des réunions et part à 16h30: solution?
un élève arrive en cours d'année: les 2 collègues de ce niveau refusent de le prendre, qui tranche?......
 

thierry fabre 15/05/2007 22:52

A Didier (SNUIPP-FSU)
Milles mercis, mon collègue... Jusqu'à présent, j'avais un truc qui m'enquiquinait, m'occasionnait de fréquentes migraines, était source de stress et d'angoisses multiples: un cerveau...
Grâce à toi et à ta méritoire intervention, j'arrête de me torturer les méninges, je stoppe l'abus de cerveau qu'est dangereux pour la santé, je cesse de réfléchir, tout va bien !
Le temps de réunion ? On verra... La présidence du CDM ? On verra... Les fréquences de réunions ? On verra... Les attributions du CDM ? Tout et n'importe quoi, ça reste à préciser... Effectivement, tout est lié (et même fou à lier) tout est simple (et même Simplet)
Mais , ceci dit, tu pardonneras un vieux reste de cervelet reptilien qui laisse trois points en suspens, malgré tous tes efforts:
- présenter comme parangon démocratique un CMD, structure qui exclurait de toute participation décisionnelle les parents d'élèves, les personnels de service, les EVS, les AVS, les ATSEM, les élus, les minots, me parait relever d'une conception bien étroite de la démocratie. Il doit y avoir mieux à inventer que ce nombrilisme forcené des instits entre eux, comme notion du Service Public d'Education, non ?
- Juridiquement, la notion de responsabilité ne peut être collective. Il y aurait donc un CDM pour décider quand tout va bien, et un pingouin-dirlo pour morfler en cas de problème. Je ne suis pas bien sur que cette vision d'avenir déclenche chez les dirlos un vent d'enthousiasme...
- J'adore enfin ta conception du "boulot"; cela se résume à réfléchir ensemble et à trouver des solutions... Il est pourtant d'autres manières d'envisager le terme "boulot", ne serait-ce qu'en notion d'heures de travail. Au risque de te décevoir, il me semble bien plus important de savoir qui se cogne le "boulot" que de rêver éveillé sur la meilleure manière d'y réfléchir ensemble...
Maintenant je peux me tromper, et il est sans doute des dizaines de milliers d'écoles dans lesquelles les collègues, adjoints et dirlos confondus, se sont prononcés pour ce CMD, ont commencé à le mettre en oeuvre, le font vivre au quotidien...
Non ? Ah bon... Curieux...
Thierry Fabre

Didier (SNUIPP-FSU) 15/05/2007 21:47

Merlin,
Pourquoi te torturer le cerveau avec des questions inutiles ?
Le temps de réunion ? Tu le sais bien, nous réclamons du temps supplémentaire.
Quelle fréquence ? tout dépend des problèmes qui se posent à l'école et à son équipe. Comme maintenant.
Le CDM présidé par qui ? On peut imaginer que ce soit par le directeur ou par un secrétaire de séance ou à tour de rôle... Tout est envisageable. Ce n'est pas un problème.
Quelles attributions ? Tu connais la réponse. Le syndicat l'a maintes fois exprimée : tout ce qui touche au fonctionnement de l'école. Sans domaine réservé et sans tabou.
Quel boulot à faire pour les adjoints et le dirlo ? Le même qu'actuellement : se poser les problèmes, réfléchir et leur apporter des solutions.
Tu vois, tout est lié, tout est simple. Je crois qu'il faut être réformiste et ne pas craindre la nouveauté. Le statu quo ne serait-il pas du côté où on ne l'attend pas ?

merlin 15/05/2007 18:04

Nombreuses sont les demandes de précision sur le fameux CDMD: quelles attributions?présidé par qui? quels rapports avec le CE? la place du dirlo?
 et puis les conséquences pour les adjoints et le dirlo en terme de temps de réunion ( pris sur quel volume horaire?) , avec quel boulot a faire pour chacun? selon quelle fréquence?...; on pourrait poursuivre.
Nous souhaitons tous , je pense, ces précisions que je n'ai trouvé détaillées sur aucun site.
Sans vouloir être désagréable, même si le système permet aux syndicats d'être reconnus comme représentatifs, chacun sait bien que les votants sont peu nombreux par rapport aux nombres de pédagos et que si les dirlos ne DEVAIENT pas organiser sans contrepartie les élections dans les écoles de 8 classes et plus, le nombre de votants serait encore plus faible ( on peut dire hélas!)

Herbert V. 15/05/2007 13:58

MONSIEUR Meirieu... l'intelligensia pédagogo... Il en aura fait des dégats, celui-là ! C'est le Monsieur-je-sais-tout qui aura dénaturé l'Education nationale pour l'amener là où elle est. Les syndicats sont en admiration devant cette tête pensante... qui pense pour nous, bien évidemment... Remarquez que pour eux, c'est bien pratique, ça permet de masquer le fait qu'ils n'ont pas d'idées pour réformer le système...

Robert 15/05/2007 13:31

Désolé Jean,
 j'ai eu beau cherché sur le site du Snuipp, vraiment rien de précis sur le CMD.
Par contre une vison de l'école qui s'inspire des propos de Meirieu, c'est à dire une gestion collective pour organiser l'institution " Ecole", d'où cette logique que direction et fonctionnement de l'école sont indissociables .
Mais dans cette vision là , le rôle du directeur disparaît totalement pour n'être qu'une interface reconnue simplement comme responsable . En effet reste le problème de la responsabilité et de la non possibilité de partage en équipe.
 Quant à la représentativité des syndicats , vu le faible taux de syndicalisation, il faudrait sûrement revoir les règles de signatures d'accord avec le MEN quant plus de 50% des collègues ne sont aucunement représentés !

georges 15/05/2007 12:28

@ Jean !Cher collègue, "si la position du Snuipp est mise à mal sur le forum du GDID" c'est qu'il y a bien quelques raisons : les posteurs de ce site ainsi que de celui de "directeursenlutte" , n'étant pas à mes yeux des farfelus ou de sinistres "psychorigides" (écrit par un collègue du Snuipp) on peut trouver à leurs textes des raisons valables de "rouspéter" :- l'abandon des directeurs par les syndicats au profit d'autres personnels (ce qui est aussi normal à mes yeux !) : PE, EVS, ZIL, etc...Combien de fois le mot "directeur" n'apparaît pas dans certains articles ou propos au profit de "chargé de direction", "faisant fonction de.", "fonctionnement de l'École" ?- les étiquettes longtemps assenées : cela va de "facho" à "corporatistes" en passant par l'éternel "chef" (ou "cheffaillon") ;- la mise entre parenthèses dans certains compte-rendus des réunions ministérielles des représentants du GDID ("acteurs de terrain") ;- la négation de la validité de la consultation IFOP auprès des collègues directeurs ;- l'abandon des directeurs comme pièce centrale de l'École (interface "incontournable") au profit de CMD ;En clair, ce qui est ressenti, c\\\'est la négation de l'identité des directeurs ! Comment ne pas se sentir floué ?Quant à la représentation des "deux gros syndicats", elle est à reporter à la participation.Je fais en ce qui me concerne le pari que les syndicats gagneraient en représentativité, en combativité, probablement en adhésions (ce qui n'est pas négligeable, reconnais-le !) si la porte était plus ouverte qu'elle ne l'est actuellement, si le GDID apparaissait comme un partenaire lui aussi incontournable (et non comme une association "qui pèse peu") et si le malaise des directeurs (cf. le rapport de la MGEN) était réellement pris en compte...C'est très sincèrement mon voeu le plus cher !

Jean 15/05/2007 10:50

@ Georges
D'accord avec toi. Mais tu es bien placé pour savoir combien notre position (celle du SNUipp) est mise à mal sur le forum du GDID. Visiblement, c'est un endroit où l'on ne nous apprécie guère. Pourtant, tu le sais bien, les 2 gros syndicats sont incontournables car plébiscités par l'ensemble de la profession aux élections professionnelles. Hors d'eux, rien n'est possible. J'ai beaucoup de respect pour le GDID, mais que pèse une association face aux poids lourds que sont les organisations syndicales. On serait plus fort sans cette division un peu stupide et pour le moins regrettable. Tu ne penses pas, Georges ?

georges 15/05/2007 10:12

@ JeanTon commentaire apaisé et modéré fait plaisir à lire ; il est plus correct de dialoguer que de s'invectiver à coups d'amalgames et d'anathèmes !À situation complexe, réflexion nécessaire, loin de tout dogme, de tout tabou !Cordialement !

Jean 15/05/2007 09:25

Robert
Si tu relis bien tout ce qui est dit à ce sujet dans les publications du SNUipp, tu verras que le CDM est saisi de tout ce touche au fonctionnement de l'école. On ne peut pas dissocier tel ou tel domaine qui serait réservé à une instance plutôt qu'à une autre.
Evidemment, on ne nie pas le rôle du directeur. Il reste un personnage important au sein de l'institution. Il a un rôle de représentation auprès des familles, de la mairie, de l'administration. il est chargé de faire appliquer les décisions prises en collégialité. Bref, c'est un rouage important et personne ne songe à s'en passer comme pourraient le laisser croire les commentaires de ceux qui raillent la proposition du syndicat.
Je reconnais volontiers que le sujet n'est pas simple et qu'il convient encore d'y réfléchir. Je tiens aussi à rappeler que je n'ai aucun mandat au sein de mon syndicat et que je n'en suis pas le porte-parole. Je n'ai donc pas toutes les clés en main pour te répondre très précisément. Je suppose que si tu vas sur le site national du SNUipp, tu auras toutes les infos nécessaires. Tu peux aussi leur écrire, ils te répondront car le sujet n'est ni secret, ni tabou.

Robert 15/05/2007 07:56

A Jean, ( 28), peux-tu expliciter ...
D'ailleurs, le conseil des maîtres décisionnaire n'exclut en rien l'existence d'un directeur responsable dans une école. Il aurait la responsabilité de faire aplliquer les décisions prises par le C.M.
Une nouvelle responsabilité pour un factotum !
Qui ferait partie de ce CMD ? Comment se prendraient les décisions ?
En cas de problème suite à une décision du CMD, qui est responsable ? Si les collègues ayant pris une décision , l'année suivante ne sont plus dans l'école quelle valeur prend celle-ci  ?
Quel temps est prévu pour le fonctionnement du CMD ? Quels sujets pourrait aborder le CMD ? Quid de la gestion des conflits ?
Quand nous aurons des réponses à ces questions et à bien d'autres, nous verrons mais pour le moment le Snuipp propose une vaste nébuleuse pour combler le vide de propositions face au dossier de la direction après 7 ans stériles.
Le GDID propose un Statut original, imparfait sûrement, à construire avec tous , mais un projet porteur d'avenir .

Pierrot 15/05/2007 07:37

Tout à fait Florence, je L'ai mentionné dans un autre commentaire.

Le texte que vous avez publié était en ligne sur quelques sites départementaux, puis retiré...
Il me semble, sans aucune certitude, qu'il est réapparu lors de la préparation du congrès de 10 Mai 2007...

Je ne partage pas, moi non plus, les conclusions de ce texte, j'y reconnais le mérite de poser de façon moins manichéenne et plus argumenter, la notion de hiérarchie au sein de l'éducation nationale.

On est loin des fantasmes et autres chiffons rouges agités.

Un mot encore @ Tiffany et @ Denis.

Dans l'exemple que je cite, je ne me place jamais dans l'hypothèse où le dirlo serait un chef de service.
J'y fais la différence entre ce que peut (doit) faire un dirlo AUJOURD'HUI, et les risques d'un CMD sans pilote.

Tiffany, je crois que si nous étions reconnus clairement, que nous sortions de ce flou si peu artistique, que chacun connaisse bien son champ d'action, ses prérogatives, ses limites, les relations au sein des écoles ne pourraient que se porter mieux simplement du fait qu'elles s'établiraient sur des bases saines, sur un contrat explicite.

L'école n'a pas besoin d'un "chef", elle a besoin d'un pilote, un responsable reconnu de tous, aux missions bien définies.
Vouloir, dans le contexte actuel, alors que nous n’avons pas su installer la politique des cycles (89 !), inventer un CMD est un leurre qui ne répond en rien aux attentes soulignées par la DESCO, la MGEN et l’IFOP.

georges 15/05/2007 06:23

@ Tiffany !Pierrot ayant répondu à ta question, je t'invite à le (re)lire ; je ne répèterai pas ce qu'il écrit et en quoi je suis d'accord !@ Denis !J'ai en général une sainte horreur que l'on pense à ma place ! aussi, je te demanderai en toute cordialité de bien vouloir t'abstenir de dire à ma place ce que je souhaite, ce que je pense ! Les lecteurs ici sont assez grands et adultes pour lire par eux-mêmes, réfléchir dans ce qui ce veut un espace de réflexion...Par ailleurs, je m'exprime ici toujours en tant qu'individu, en mon nom personnel et non en quelconque encarté à une association ou pour certains à un syndicat ; je ne suis aucune ligne directrice et si tu penses qu'il y a contradiction entre ce qui s'écrit ici et les buts d'une association, libre à toi de le penser : ne mélange pas les propos en substituant aux uns ceux des autres. De grâce, évite de faire profiter, par prosélytisme implicite, les collègues de tes oeillères partisanes ; essaie de penser par toi-même et tu ne t'en sentiras que mieux...Sans rancune aucune !

Florence (directeurs en lutte) 14/05/2007 23:00

Pierrot
Le texte que tu cites n'est ni nouveau ni spécifique à la préparation du congrès du SNUipp. Nous l'avions évoqué sur ce blog le 14 janvier dernier : http://directeurenlutte.over-blog.com/article-5256748.html
Nous disions également dans cet article que la jurisprudence n'est jamais définitive et que la conclusion du SNUipp est un peu hâtive.
CordialementFlorence(équipe de rédaction des directeurs en lutte)

Pierrot 14/05/2007 22:41

Pardon Denis, je n'avais pas lu ton post.
Plus qu'un autre long discours un copié colllé d'un texte du SNUipp pour la préparation de leur congré actuel:

"6. La question du pouvoir hiérarchique

L'art. 28 de la n° 83 634 du 13 juillet 1983 ne parle pas, concernant les obligations des fontionnaires de « devoir d'obéissance », elle se contente de préciser (comme dans les statuts de 1946) que « Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hié¬rarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromet¬tre gravement un intérêt public ».
Si on peut en déduire que le devoir d'obéissance
se définit comme le devoir de « se conformer aux
instructions de son supérieur hiérarchique », la notion de supérieur hiérarchique n'est pas si simple à saisir que ça. Il apparaît clairement que le supérieur hiérarchique se distingue du chef de service. C'est ainsi que le décret n° 2002 682 du 29 avril 2002 relatif aux conditions générales d'évaluation, de notation et d'avancement des fonctionnaires de l'Etat précise à l'article 6 que le pouvoir de fixer les notes et appréciations générales est « exercé par le chef de service, après avis, le cas échéant, du ou des supérieurs hiérarchiques du fonctionnaire à noter ». Preuve, s'il en ait, que
la notion de supérieur hiérarchique ne se confond pas avec celle de chef de service
Le chef de service est défini explicitement dans la loi. C'est celui qui a le pouvoir de notation, de nomination et disciplinaire : l'inspecteur d'Académie pour les écoles.

A contrario, le supérieur hiérarchique reste sou¬vent dans l'implicite. Dans le silence des textes, c'est à la jurisprudence qu'il revient de définir qui il est en prenant en compte la nature des fonctions exercées et l'organisation générale du service. Bien que le grade détenu exerce une certaine influence par le titre qu'il confère à son pro¬priétaire, le pouvoir hiérarchique ne se déduit pas de la hiérarchie des grades et des corps. Dans ce domaine, c'est un peu la fonction qui crée l'organe et non l'inverse.
Dans une affaire jugée récemment qui opposait un directeur d'école et un adjoint au sujet de la remise des comptes rendus de conseil des maî¬tres, le Conseil d'état a été amené à qualifier de «supérieur hiérarchique» le directeur de l'école. Il ne s'agit pas d'une faute de frappe. Si on regarde de près le décret n° 89 122 du 24 février 1989 et notamment son art. 2, le directeur d'école est compétent dans un certain nombre de domaines qui relèvent de l'organisation du service : il «répartit les moyens d'enseignement », «après avis du conseil des maîtres, il arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles », etc. les textes lui reconnaissent bien un pouvoir hiérarchique."

Oui, la vie est complexe, alors, pardon de ne pas être manichéen, de me renseigner et de ne pas confondre un sup. hiérarchique et un chef de service...

Pierrot 14/05/2007 22:32

Bonsoir Jean le,

Je pense, à te lire, que tu cours 2 lièvres à la fois (pour rester dans l'animalier).


Tu as tort d'opposer adjoints et dirlo dans la visions qu'ils peuvent avoir de l'école et de son fonctionnement.
Tous réclament de la lisisbilité et de la cohérence.
Pas sûr que nous voulions multiplier les réunions formelles.
En plus, les décision par vote impliquent des tensions, la préparation de certains CMD risquent de mettre à mal la bonne ambiance et la concertation bonne enfant que tu décris risque fort de devenir des campagnes où s'affrontent des "clans"... (j'ai été adjoint au Maire...)

L'ambiance dans l'école de dépend ni d'un statut du dirlo, ni de l'installation d'un CMD. Mais du projet et de la motivation des personnels.

>Un Président face à son CA, un Maire dans son CM, sont des personnage de pouvoir, avec des prérogatives propres.
Ce sont eux qui rythment, impulsent et provoquent les décisions de leur assemblée avec des moyens à la (dé)mesure de leur responsabilités.

Réclamer un satut-non-hiérarchique, c'est, bien entendu, se placer d'abord dans la concertation...
Plus que dans l'exercice stérile d'un quelconque pouvoir, le statut doit justement nous positionner clairement dans l'équipe pour que les relations qui s'y tissent soient fructueuses du point de vue professionnel et repose sur une base saine.

Qu'est-ce que tu veux que je foute d'un galon doré sur mon blouson (moi qui suis resté 2° cul pendant mon service militaire)!

Je ne tiens pas à être le "chef", mais être clairement, presque naturellement, le Directeur de l'école.
Je VEUX, que les Parents, les Élus, les Collègues qui s'adressent à moi, sachent quel est mon rôle dans l'école et jusqu'où s'étend mon autorité (donc, savoir où elle s'arrête!)

À partir de cette reconnaissance, je VEUX les moyens d'assumer mon métier.

C'est là que je diverge avec les Syndicats majoritaires:
>pourquoi nous donner des avantages puisque nous sommes des instits. comme les autres?





Denis Houche 14/05/2007 22:26

Tiffany, en fait c'est simple à comprendre... Georges n'ose pas dire qu'il a envie d'un statut de chef. Si on suit bien son raisonnement, il n'y a pas 36 solutions. Il lui faut un beau statut pour lui permettre de calmer les revendications de ses adjoints, mettre fin aux dérives et imposer ses vues. Même chose pour Pierrot s'il veut régler les problèmes qu'il a exposés dans le message n° 30.
Je ne critique pas leur position. Ils ont le droit de réclamer les moyens de faire fonctionner l'école telle qu'ils la voient. Je leur reproche simplement de ne pas avoir le courage d'exprimer le fond de leur pensée. Mais, il est vrai qu'ils sont en contradiction avec la doctrine de leur association.
Que la vie est complexe !!!!

Tiffany 14/05/2007 22:19

Georges
Si je te comprends bien, tu es favorable à un statut non hiérarchique. Crois-tu que ce soit suffisant pour régler les conflits que tu décris comme inéluctables dans toute vie sociale. Je suis d'accord avec toi. On ne peut jamais être d'accord sur tout, c'est évident.
Mais crois-tu vraiment que parce que tu aurais un statut, tout serait changé ? Penses-tu que tu serais en mesure de mieux répondre aux difficultés inhérentes à la vie de groupe ? C'est là que j'ai du mal à te suivre. Les dérives dont tu parles existeraient encore même avec un statut de directeur. Comment vois-tu les choses s'arranger du fait d'un statut ?

george 14/05/2007 21:44

Chacun sait qu'une communauté d'individus différents (en sexe, en âge, en qualifications, etc...) génère aussi bien des conflits que des accords : nul besoin de formation en "management" pour le savoir : il suffit d'ouvrir les yeux autour de soi ! Une équipe pédagogique (le directeur + les adjoints) n'échappe pas à cette règle de constitution, de fonctionnement de tout groupe !Nulle réalité manichéenne : il y a le directeur (= le BON) et les adjoints (=les BRUTES) ainsi que l'on tente ci-dessus de faire croire qu'un collègue l'a écrit ; inversement, ce n'est pas non plus le vert paradis dans lequel s'ébattent de gentils petits lapins tout roses, joyeux de vivre et de travailler ensemble !("Tout cela doit se faire dans une bonne ambiance")C'est le mode de fonctionnement de toute collectivité ; à celle-ci, il faut un "modérateur" des tensions (un "contenant") qui sache apaiser ce qui doit l'être mais qui sache aussi recentrer les "dérives" potentielles lorsqu'il y en a (et qui parmi les directeurs n'en a pas connu ? Ce serait mentir que de le nier tout en reconnaissant qu'elles ne sont pas l'apanage de toute une équipe !)Et puisque j'évoquais l'univers animalier, lire ceci :"Il aurait la responsabilité de faire aplliquer les décisions prises par le C.M.", fait froid dans le dos : car c'est installer le directeur dans un joli rôle de ...pigeon ! ("Nous décidons ; tu exécutes et dans l'hypothèse de recours à l'encontre de la décision, le responsable ce sera toi" ; caricature ?)

Jean 14/05/2007 21:39

Pierrot,
Tu choisis un exemple dans lequel une responsabilité doit s'exercer. J'en conviens, ça peut arriver de se retrouver dans une situation conflictuelle. Mais, soyons optimistes. Pourquoi ne pas imaginer qu'on puisse se sortir de telles situations tendues par un peu de dialogue. N'oublie pas que le SNUipp demande également plus de temps de concertation pour l'équipe. C'est un tout. Du temps, une équipe, une véritable concertation... peuvent permettre de débloquer pas mal de conflits, tu ne crois pas ?
Le directeur "valet" de son C.M. dis-tu... Crois-tu que dans une entreprise, le président soit le valet de son conseil d'administration ? Et dans une commune, le maire est-il le valet de son conseil municipal ? Il faut créer les conditions d'une bonne entente et d'une véritable concertation. Pour l'instant, je crois que tu vois le problème avec des yeux de directeur et non de collègue, Pierrot.

Pierrot 14/05/2007 21:02

Pardon Gérard, mais la remarque de mon dernier envoi été adressée à Jean LE

Pourquoi N'es -tu pas un"fan" du CDM?

>donc, le dirlo serait l'exécutant et le responsable pénal des décisions du CMD?
Tu penses qu'il y aura beaucoup de volontaires?

un exemple concret (vécu), c'est toujours plus facile pour comprendre.
•création d'une 6e classe maternelle.
•cour de récréation très petite
>surpopulation et risque accru d'accident.

-Aujourd'hui, le dirlo est le président du CM et responsable de la sécurité, la surveillance et des services.
>donc, professionnelllement, il est interpelé, il convoque un CM et soumet à la discussion le problème posé par le nombre très important de minots dans une cour de récrée trop petite.
Après avoir recueilli les avis il décide:
>2 services de récréation
Conséquences: doublement de la fréquence des services de cour pour les instits....

-CMD:
1) pas sûr que le CMD se saisisse de la question.
2)les instits "adultes"(je te rappelle que c'est du vécu) rechignant à doubler le nombre de leur service de surveillance, vote en CMD pour le statut quo...
Le dirlo assume la décision (jusqu'au pénal) et la met en oeuvre?

Idem pour 'attribution des classes, les répartitions, les protocoles d'urgence, les relations avec les partenaires...

>je n'ose imaginer le nombre de recours à 'IEN!
"D'ailleurs, le conseil des maîtres décisionnaire n'exclut en rien l'existence d'un directeur responsable dans une école. Il aurait la responsabilité de faire aplliquer les décisions prises par le C.M."
Cette conception d'un directeur d'école "valet" de son CM n'est pas compatible avec une école moderne (réactive et surtout proche de ses usagers) ni avec son histoire.
Je comprends que le SNUipp soit ouvert à toutes les propositions... Il lui faut sortir de cette impasse.

merlin 14/05/2007 20:25

Lorsqu'un problème se pose dans une école (collègue ne s'acquitant pas de ses obligations par exemple) vers qui se tournent les adjoints? le dirlo à qui on fait appel pour régler le problème en qualité de supérieur hiérarchique de l'équipe. Qui ne l'a pas vécu? Qui n'a pas constaté que les conflits entre adjoints dégénéraient très vite et qu'un modérateur était indispensable? qui n'a pas vécu de CDM tendus au moment crucial des répartitions de classes? Alors on veut bien fermer les yeux et faire comme si celui ou celle qui s'y colle pour faire en sorte que le système fonctionne n'existait pas mais est-ce juste envers cette catégorie de personnel ?

Jean 14/05/2007 19:38

CHE
Je ne suis pas un fana du conseil des maîtres décisionnaire mais je ne vois pas d'autre solution pour mener à bien l'école.
Ce qu'a écrit SURFER fait froid dans le dos : pouvoir en référer à un supérieur quand un adjoint ne donne pas satisfaction dans son boulot. Tu te rends compte où on va !
Alors si en plus il avait un statut, SURFER, il serait dangereux pour la bonne marche des équipes. Tout cela doit se faire dans une bonne ambiance. Il faudrait aux directeurs une formation de manager plutôt qu'un statut.
Naturellement, je dis aussi qu'on doit nous payer mieux et reconnaître par un salaire décent nos responsabilités. D'ailleurs, le conseil des maîtres décisionnaire n'exclut en rien l'existence d'un directeur responsable dans une école. Il aurait la responsabilité de faire aplliquer les décisions prises par le C.M. Tu vois on peut envisager plusieurs possibilités. Je pense que le SNUipp est ouvert à toutes les propositions.

Pierrot 14/05/2007 19:34

Bonsoir Jean-Benoît,

Je ne crois pas ce texte alarmiste.
C'est assez rare pour être reconnu, j'y trouve une volonté explicative, on nous livre enfin une argumentation...

Je ne partage pas les conclusions, qui restent hostiles au statut que nous réclamons, mais j'y vois des points qui peuvent permettre de sortir de l'anathème généralement utiliser contre nous (voir Gérard) et nous faire entrer dans un débat constructif.

citation
"S'agissant du pouvoir hiérarchique et du statut, la véritable question est de savoir jusqu'où s'exerce ce pouvoir au sein de l'école (et non de savoir s'il existe ou s'il n'existe pas).
Le Directeur anime et coordonne le travail des maîtres. Cette fonction est essentielle pour le bon fonctionnement des écoles"
Optimisme?

@ Gérard,

Facile d'agiter une cape rouge devant un taurau et se plaindre ensuite de sa charge.

Par contre au sujet des questions sur le CMD...

Patrick Louet 14/05/2007 18:59

Un copié collé raté dansle post précédent et un paragraphe de trop..
Mes excuses
CHE

Patrick Louet 14/05/2007 18:57

@ Jean
Que tu défendes avec force le CMD.. Si tu es pour, Je trouve cela normal et intéressant.. mais il faudrait apporter des arguments positifs en sa faveur qui s'enchainent et donnent une cohérence au projet. Montre comment les freins à sa mise en place sont levés (responsabilité collective inexistante dans l'état actuel des choses par exemple..) .. On pourra engager un vrai débat enrichissant.
Un point à ce propos.. je te rappelle que les directeurs qui se sont mis en grève ont fait signer un courrier (prposé par les syndicat d'ailleurs)  qui impliquait le conseil de maîtres dans cette grève... Pourtant les sanctions ont été personnalisées. Ce n'est pas le CM qui a été frappé de "service non fait.
Mais tenter une justification en dénaturant les arguments de ceux qui défendent un autre projet ne validera de toute manière pas la faisabilité du tien.
citation :
Pour revenir au sujet, dans une équipe, il n'y a que des adultes. Y aurait-il deux catégories d'enseignants ? D'un côté ceux qui sont consciencieux, qui font bien leur boulot, en un mot, les directeurs et de l'autre ceux qui ne sont pas sérieux, qui se foutent de leurs élèves et n'ont aucun savoir vivre, je veux dire les adjoints ?  Allons,allons... Robert et Georges, où travaillez-vous pour avoir de telles velléités à l'encontre de vos collègues adjoints ? Demandez-vous si vous n'y êtes pas pour quelque chose. Interrogez-vous sur les relations que vous mettez en place avec vos collègues.

Là j'avoue que tu mes laisses quoi.... Tu sais très bien que personne n'a jamais dit cela. Mais tu sais très bien aussi que ces cas limites existent et que d'ailleurs ils posent autant de problèmes aux dirlos qu'aux adjoints. Mais la question n'est pas là.. 
Là j'avoue que tu mes laisses quoi.... Tu sais très bien que personne n'a jamais dit cela. Mais tu sais très bien aussi que ces cas limites existent et que d'ailleurs ils posent autant de problèmes aux dirlos qu'aux adjoints. Mais la question n'est pas là.. 
"Ils ont dit qu'il y avait  des adjoints indélicats... Il y a des adjoints dans toutes les écoles donc ....ils ont dit que tous les adjoints sont indélicats.. "      Ce genre de raisonnement par récurrence est falacieux et tu le sais.. Alors soyons sérieux et parlons du problème des directions qui intéresse autant les dirlos que les adjoints (qui sont je te le rappelle des dirlos potentiels) sans recourir à ces moyens dépassés.
Cordialement
CHE

georges 14/05/2007 15:42

@ Jean !Une seule remarque : ton art de la fuite est un exercice de haute voltige !Les lecteurs apprécieront ...Salut !

Jean-Benoît Dauchez 14/05/2007 14:02

@ Pierrot
Je ne suis pas tout à fait de ton avis quand tu dis que "c'est le SNUipp qui diffuse l'avis du Conseil d'état désignant le dirlo comme le supérieur hiérarchique des adjoints.C'est le SNIipp qui dit que la question n'est pas de savoir s'il faut ou non un supérieur hiérarchique dans L'école, mais jusqu'où doit s'exercer cette autorité. En cela, les positions du GDiD et du SNUipp ne sont pas si éloignées"
Je pense que le SNUipp publie ce texte pour faire peur aux adjoints mais aussi aux collègues directeurs. Façon de leur dire : "voyez, ça risque 'aller loin, refusons les "p'tits chefs" et le statut qui peut y conduire"...
Relis les écrits du SNUipp, tu y retrouves toujours les mêmes absurdités sur le conseil des maîtres décisionnaire. Maintenant, dans la préparation de son congrès, le SNUipp dit que des collègues posent la question du statut. Oui, mais je sais à quelle réponse m'attendre. Tout comme toi, d'ailleurs...
 

Jean 14/05/2007 13:55

@ Georges et Robert
Cool... zen... les gars... Respirez un grand coup et ça passera...
Vous pouvez le dire sans agressivité, ça ira aussi bien, sinon mieux. Pourquoi s'emballer à ce point ? Vous n'acceptez pas la contradiction ? Tout le monde doit avoir les mêmes idées que vous ?
Pour revenir au sujet, dans une équipe, il n'y a que des adultes. Y aurait-il deux catégories d'enseignants ? D'un côté ceux qui sont consciencieux, qui font bien leur boulot, en un mot, les directeurs et de l'autre ceux qui ne sont pas sérieux, qui se foutent de leurs élèves et n'ont aucun savoir vivre, je veux dire les adjoints ?
Allons,allons... Robert et Georges, où travaillez-vous pour avoir de telles velléités à l'encontre de vos collègues adjoints ? Demandez-vous si vous n'y êtes pas pour quelque chose. Interrogez-vous sur les relations que vous mettez en place avec vos collègues. Attention, loin de moi l'idée que tout le monde, il est gentil, tout le monde, il est beau. Mais à vous lire tous sur le GDID, on a l'impression que c'est monnaie courante.

Pierrot 14/05/2007 13:46

@ Jean,
En quoi un CMD peut-il rassurer les collègues quant au fait de voir "débouler" (rigolo comme expression) l'IEN dans sa classe?

Tu ne sais pas ce que craignent les syndicats majoritaires, et ce n'est certainement pas ce que, très maladroitement, tu essaies de démontrer.

>ils craignent la création, toute administrative, d'un nouveau corps, (comme pour les PE, rappelle-toi, ils ont agité les mêmes repoussoirs...), une perte, toute fantasmée, de leur audience et un refus, tout "centralisateur", de devoir abandonner un peu de pouvoir.
Ils sont surtout comme prisonnier du traumatisme qu'a laissé le décret des "maîtres-directeurs"...
Pour résumer en une expression plus triviale, ils ne savent pas très bien sur quel pied danser.

D'ailleurs, c'est le SNUipp qui diffuse l'avis du Conseil d'état désignant le dirlo comme le supérieur hiérarchique des adjoints.
C'est le SNIipp qui dit que la question n'est pas de savoir s'il faut ou non un supérieur hiérarchique dans L'école, mais jusqu'où doit s'exercer cette autorité.

En cela, les positions du GDiD et du SNUipp ne sont pas si éloignées que tu veux le faire croire:
>accord sur les moyens à nous octroyer et accord pour être au clair avec notre rôle et nos missions dans l'école (quelle autorité?).
Nous, nous militons pour que cela passe par un texte: un statut et que les moyens doivent en découler:
l'ÊTRE avant l'AVOIR

Robert 14/05/2007 12:39

Jean,
j'ajouterai au terme de délateur que tu emploies , le terme de collabo , de chéfaillon, ou très petit chef....
Arrête d'agiter des épouvantails de vieilles lunes éculées, lorsqu'on assume des responsabilités , adjoint ou directeur , il faut aller jusqu'au bout .
Désolé , je ne te suis pas , car tu extrapôles, tu déformes , restes avec tes oeillères , bien figées dans les dogmes que représente ton syndicat , sans apporter de solutions aux centaines de directeurs qui abandonnent la direction chaque année ou qui se trouvent au beau milieu de plaintes et actions en justice.
Je te souhaite de ne pas connaître ce type de problème, surtout quand il s'agit de trouver le responsable, tu t'apercevras que là , tu vas être au premier plan et bien seul.
A propos que fait le Snuipp pour les dirlos sanctionnés suite à la rétention de l'enquête 19 !
Te sachant solidaire de ceux qui ont perdu une journée de salaire , j'espère que tu as versé à la caisse de soilidarité créée et dont nous aurons quelques nouvelles bientôt !
 

georges 14/05/2007 11:15

@ Jean !C'est LAMENTABLE ! Tu jongles d'un argument à un autre surtout en prenant les lecteurs pour des imbéciles ! Tu tronques les citations, saisis un post parmi tant d'autres (c'est la richesse du forum du GDID) et lis bien ce qui t'arrange : car, et j'en serai d'accord avec toi si c'était le cas, un directeur ne raconte pas "ce qu'il veut" ; en revanche, il est en droit, devant des aberrations, des comportements "illicites" d'en référer (cela te gêne-t-il ? souhaites-tu "couvrir" des adjoints dont le comportement met en péril et la sécurité, et la moralité des élèves ?) ; tu prends les directeurs en place pour des salauds ! Peut-être en connais-tu ? Alors quitte-les rapidement, c'est un conseil !Il y a, fossilisée dans ta tête, une image du directeur qui depuis longtemps a cessé d'exister : le "chef", le délateur, etc...Désolé ! un directeur est un responsable (et des personnels, et des enfants, et des biens, etc...) et c'est de ces responsabilités dont il est comptable (cf. décret de 1 989) et garant parfois même devant les juridictions compétantesEt c\'est de cette méconnaissance, voulue, sans cesse répétée, jusqu'à satiété, martelée ainsi que des images de la direction qui vont avec, dont tu es empreint !Sincèrement désolé !

Jean 14/05/2007 10:31

@ Georges, Robert et Pierrot
Ne vous méprenez pas sur mes propos. Le côté dangereux que je dénonce et que craignent les syndicats opposés au statut, c'est la dérive possible presque inéluctable de celui qui se considère comme un "petit chef". SURFER le dit bien : il veut le pouvoir de délation !
"Je souhaiterais avoir le pouvoir d’agir, je dis bien d’agir, de dire à un collègue, mais surtout d’en référer si le statut le permettait à mon supérieur hiérarchique sans aucune gêne"
C'est clair, non ? C'est un comportement inadmissible ! Vous imaginez l'ambiance dans les écoles si chacun des adjoints peut s'attendre à voir débouler son IEN parce que le directeur se permettrait de "raconter" ce qu'il veut à son supérieur hiérarchique !!!
De plus, c'est un comportement totalement irresponsable qui peut se faire sans statut, d'ailleurs. Alors, si on n'a que cet argument pour réclamer un statut, ça me paraît très insuffisant et je suis heureux que mon syndicat s'y oppose.

Pierrot 14/05/2007 09:33

C'est bien de reproduire des morceaux de post d'un forum et de les opposer à des positions syndicales.
Bonne manière de retrouver une base solide.

Quelques questions tout de même:
>En quoi y a-t-il "dérive" dans le fait de pouvoir dire à un collègue adjoint d'être à l'heure dans sa classe?
>de pouvoir le faire parce que l'Institution nous en donne les moyens et pas en jouant sur un aspect particulier de notre personnalité: le charisme?

•Tu parles du choix d'un CM décisionnaire pour éviter certaines dérives, mais connais-tu les intentions du SNUipp dans ce domaine?
>Quel président pour ce CM?
aujourd'hui ce ne peut-être que le dirlo.
Ou alors il faudra des élections, des mandats (annuels?), des implications sur le mouvement (puisque le PE nous engage sur 3 ans), avec les postes fractionnés il y aura des 1/2 voix, des 1/4 de voix...?
>Quels pouvoirs pour ce "président"? Il n'existe pas d'organes décisionnels sans que son représentant ait des pouvoirs propres.
>Quel niveau de responsabilité (juridique et pénal) pour ce représentant du CM décisionnaire? La responsabilité collective n'existe pas, le président du CM sera donc responsable devant la loi non seulement des décisions, mais aussi de ses mises en place.
>Pour qu'un CM puisse "décider", cela suppose du grain à moudre, une autonomie accrue.
Quels seraient les domaines que l'on transfèreraient à ce CMD? Budget, organisation des services, choix pédagogiques?

Enfin, le CM n'est pas la structure la plus représentative de l'école, la plus démocratique c'est le CE. Quelle place aurait le CE avec un CM décisionnaire?


>Tout cela implique un changement profond de l'école et de son fonctionnement. J'espère que le SNUipp aura la même sagesse qu'il a eu avec les revendications très catégorielles des dirlos (décharges, augmentations... rien qui ne modifie l'école): consulter la profession.

Pour dire que je ne crois pas en la mise en place d'un CMD... Sauf s'il est accompagné d'un statut du dirlo.
Là il y aurait cohérence.

D'où ma question initiale:
Es-tu bien au fait des intentions du SNuipp?
>Sur les dernier doc. de ce syndicat, il semble bien que le traitement des dirlos (plus de décharges, augmentation du salaires, d'aide...) soit maintenu et que le CMD soit une revendication parallèle:
Alors un super dirlo pour un CMD?

Robert 14/05/2007 07:32

C’est triste Jean,

 

Si tu n’as aucune réponse aux problèmes posés par Surfer, tu aurais pu au moins reproduire l’intégralité du post.

 

Les propos de Surfer reprennent ce que l’on peut lire sur bien des sites traitant de l’Education et surtout des directeurs, les problèmes de responsabilité , de sécurité , de fonctionnement  , d’animation d’une équipe pédagogique.

 

Des terrains abandonnés depuis fort longtemps par le Snuipp que tu cites.

 

Juridiquement la responsabilité collective n’existe pas, et attendre en plus d’un CMD , de l’action sans déterminer son mode de fonctionnement , c’est rêver !

 

Le Snuipp n’a jamais détaillé le mode de fonctionnement du CMD, ni proposé une consultation auprès des collègues , et je serai très intéressé de connaître l’avis des autres syndicats sur le CMD .

 

Merci Jean de répondre si tu as des, ou le début d’une réponse.

 

A ma connaissance Surfer qui est membre du GDID , prône le Statut Non-Hiérarchique , statut original , ce qui n’empêche pas de trouver des solutions aux tracas quotidiens d’un dirlo lambda qui peut se retrouver avec de gros soucis de responsabilités et toutes les conséquences,

 

georges 14/05/2007 06:26

@ Jean !Je ne répondrai pas à la place de "Surfer" qui est certainement assez grand et responsable  pour le faire ! Mais suite à son post que tu reproduis en intégralité, ta remarque est pour le moins curieuse : si aux "dérives" que le collègue énumère (et il y en a bien d'autres !) et qui engagent sa responsabilité dans le domaine de la surveillance et de la sécurité des élèves, tu ne peux que brandir l'argument du CMD, cela est bien triste car cela tend à avaliser, à cautionner certaines pratiques !Il est de la responsabilité du Directeur (c'est même écrit dans un texte que tu devrais connaître : décret de février 1 989) de veiller, entre autres, à ce que sur ces deux points de la marche d'une école, il n'y ait pas de failles.Problème (et c'est se que pointent Surfer et d'autres collègues  responsables sur le forum que tu cites...) : il doit le faire sans en avoir les moyens...Si cela ne te paraît pas être un curieux paradoxe, il y a bien problème !Et on voit mal en quoi le CMD dont tu parles viendrait apporter plus de clarté sur ce point, sauf encore une fois à cautionner des pratiques illégales.Mais probablement et obstinément "braqué" sur la notion de directeur vu uniquement comme un "petit chef" (pourquoi dit-on toujours "petit" d'ailleurs ?) et sur l'obsession d'un statut non-hiérarchique induisant "naturellement" une telle étiquette, tu continues comme tant d'autres à t'aveugler sur des réalités qui sont vécues quotidiennement sur le terrain...C'est, à mon sens, très regrettable !

Jean 13/05/2007 23:42

Voilà ce qu'écrit SURFER sur le forum "privé" du GDID :
Je souhaiterais avoir le pouvoir d’agir, je dis bien d’agir, de dire à un collègue, mais surtout d’en référer si le statut le permettait à mon supérieur hiérarchique sans aucune gêne : 1 _ Tes retards successifs gênent le fonctionnement de l’école et met en danger les enfants. 2_ Tes surveillances dans la cour ne sont pas faites pour faire des corrections. Ne pensez pas que j’invente ou charge la mule mais ceci sont des propos que l’on retrouve régulièrement sur des sites traitant de l’éducation. 3_ Tes absences régulières aux réuni­ons ne sont plus acceptables. 4_ Il n’est pas normal que tu me rendes une demande de sortie scolaire sans nuitée la veille de la sortie. 5_ Le Projet d’école, il n’est pas normal que la partie que tu as en charge ne soit pas traitée. 6_ Tu fuis ta part de travail au niveau de la coopérative. …etc. Des cas quotidiens de petits problèmes avec gros effets et responsabilités du dirlo, je pense que vous en rajouterez…J’entends donc par autorité le fait d’avoir des fonctions en tant que directeur qui sont reconnues par les collègues, je ne veux pas avoir l’autorité mais être l’autorité reconnue. Pour l’accomplissement de certaines fonctions, cette compétence personnelle induit « être » l’autorité. Cette notion engage l’action …permettre d’obtenir le meilleur de chacun dans un groupe et une dynamique de celui-ci.
Inutile d'en rajouter. Voilà pourquoi, au SNUipp, nous préférons un conseil des maîtres décisionnaire. Pour éviter ce genre de dérives inévitables si l'on donne un statut aux directeurs.
 
 
 

george 13/05/2007 21:16

@ Diabolicus !"Je préfère notre rôle actuel de directeur, malgré ses imperfections."...ah ! bon ! parce que actuellement, le directeur d'École n'est pas un factotum ? C'est justement dans cette position que, personnellement, je vois beaucoup d'imperfections !!!

Diabolicus 13/05/2007 18:11

certains diront "un statut".. de factotum pour 90 % des dirlos et de personnel de direction pour 10 %
c'est effectivement ce que je crains quand aux revendications d'un statut qui ne concerneront bien evidemment que quelques-uns d'entre-nous, ceux qui savent se faire bien voir... et se vendre. Tous les autres nous deviendrons statutairement factotum. Je préfère notre rôle actuel de directeur, malgré ses imperfections.
 

Patrick Louet 13/05/2007 16:47

Primaire / maternelle 0
Directeurs primaires 0   c'est vrai que l'on se sent pris en compte
Une remarque tout de même..
Définir une « typologie » des métiers de l'enseignement aujourd'hui. Il faudra distinguer les diverses situations professionnelles, lesquelles n'existaient pas en 1950. Par exemple : professeur de collège dans un quartier sensible ; professeur de lycée des métiers ; professeur de BTS ou de classes préparatoires ; formateur ; conseiller pédagogique ; professeur principal ; responsable d'un projet éducatif ; professeur dans un IME [Institut médico-éducatif], etc. Cette typologie comprendrait une description des « actes professionnels » afférents à ces métiers. Les obligations réglementaires de service et les rémunérations principales et indemnitaires seraient établies sur cette base fonctionnelle"..."Revoir l'évaluation" Le chef d'établissement serait dans ce cadre le principal évaluateur des personnels. Les corps d'inspection n'interviendraient dans l'évaluation de personnels que dans quelques cas précis : manquement graves, excellence et promotion.  "..."[/
En liaison avec le post précédent sur l'intégration des directeurs dans le corps de direction.... J'ai du mal à imaginer "le  directeur responsable d'école" ailleurs que dans la "nouvelle typologie" plutôt qu'en chef d'établissement évaluateur dans la vision de M Darcos... 50 000 dirlos primaires et mat chefs d'établissements et évaluateurs.. Ca va donner..
En revanche, en liaison avec les projets d'EPEP, verser les responsables des EPEP dans le corps des personnels de direction et faire disparaître le "directeur" pour nommer des "responsables d'école", sous tutelle du directeur d'EPEP, qui auraient en charge le "quotidien" pour une "compensation indemnitaire plus ou moins importante et au mieux quelques heures de décharge par ci par là. (ce serait des actes professionnels particuliers de la nouvelle typologie)...  Ca va bien avec le tableau du rapport je trouve..
Ce choix là donne une définition aux actions et responsabilités  que nous menons dans nos écoles depuis des années..  certains diront "un statut".. de factotum pour 90 % des dirlos et de personnel de direction pour 10 %
C'est peut être un bonchoix.. Mais, Il faut appeler un chat , un chat..
CHE