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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 17:40

Dire que le syndicalisme est en crise est devenu une banalité, tellement la chose est évidente. Depuis 1945, il n'y a jamais eu aussi peu de syndiqués en France.

Et si d'autres pays, comme l'Allemagne, le Portugal ou le Royaume-Uni, ont vu leur taux s'éroder, aucun n'a connu, comme la France, une diminution régulière et quasi inexorable de la participation syndicale. Doit-on du reste parler de crise quand le phénomène prend une telle allure ? La France occupe la dernière place en Europe et se trouve même derrière le Japon.

Mais pourquoi des entreprises changent leur management et pas les syndicats ? Pourquoi des dimensions locales et régionales seraient prises en compte dans les politiques publiques et pas dans les politiques syndicales ? Pourquoi entreprises et administrations tiendraient compte de l?évolution de leur environnement, des mentalités et pas les syndicats ?

  

Le débat sur la résistance des appareils est quelque peu éculé, mais il est difficile d'y échapper : les syndicats, notamment les syndicats dits représentatifs, éprouveraient des difficultés particulières à innover.

 

« Peut-on se passer de syndicats ? » titrait le Monde Initiatives

en mai 2004. Même s'ils traversent une crise depuis une trentaine d'années en France, les syndicats disposent toujours d'une capacité de mobilisation. Bien évidemment qu'il nous faut des syndicats et même des syndicats forts car la faiblesse syndicale profite à l'Etat et au patronat. Les directeurs d'école l'ont constaté à leurs dépens tout au long de cette année scolaire 2006-2007.

 

Notre pays souffre également d'un défaut bien français : la multiplicité d'organisations syndicales issues de divisions. Certes, chacun pourra y trouver son bonheur en se reconnaissant des points communs avec tel ou tel courant de pensée. 

  

Cependant, La division syndicale est lourde d'effets négatifs. Dominique Labbé, maître de conférence spécialisé sur le syndicalisme français a décrit dans un ouvrage récent la crise que traversent les syndicats français. "Jusqu'à la fin des années 1970, les militants tissaient un réseau informel et créaient sur le lieu de travail une ambiance propice à la syndicalisation.

Aucune nouvelle génération militante n'est venue relayer ces syndicalistes lorsqu'ils ont abandonné leur action. Il reste quelques professionnels du syndicalisme mais, du fait de l'institutionnalisation de leurs fonctions, ils ont déserté les bureaux et les usines. Leurs divisions et leurs engagements partisans les discréditent aux yeux de nombreux salariés. Faute d'une base militante, le "syndicalisme d'électeurs" semble à son tour condamné".

 

Hélas, trois fois hélas, le syndicalisme enseignant suit la même pente de désyndicalisation massive que les grandes centrales ouvrières. Et les événements récents telle la signature du protocole par un seul syndicat ou les retenues sur salaire pour "absence de service fait" mal défendues par des syndicats qui se sont montrés incapables de faire plier le gouvernement après avoir appelé à poursuivre le "blocage administratif"... ne sont pas faits pour améliorer la compréhension et recouvrer la confiance perdue.

 

La crise ouverte entre les directeurs d'école et les organisations syndicales majoritaires risque d'être préjudiciable aux deux principaux syndicats du premier degré. Jusqu'à la fin des années 70, tout nouvel enseignant était "invité" à adhérer à la MGEN, à la MAIF, à la CAMIF et "au syndicat majoritaire". L'école normale se chargeait de "guider" le jeune instituteur dans le "droit chemin". Les directeurs d'école, tous syndiqués, prodiguaient les mêmes bons conseils...

Comme le souligne Dominique Labbé, "l'ambiance propice à la syndicalisation" s'est rapidement diluée à partir des années 80. Et le fossé qui s'est creusé entre les directeurs et les syndicats risque d'aggraver la situation et de l'amplifier plus rapidement encore.

 

En effet, les directeurs, dans leur immense majorité, se sentent ignorés, voire dénigrés par les syndicats majoritaires. Leur fonction n'est pas reconnue par un statut comme le réclament 93 % d'entre eux. Et ceux-là savent que le principal frein à toute véritable reconnaissance statutaire de leur métier est d'abord la conséquence du refus des syndicats de les entendre, de les écouter et de les défendre.

Peut-on, dans ces conditions, compter sur les directeurs pour servir de relais et faire la promotion des organisations qui refusent de prendre en compte leurs revendications ?

Il est temps de repenser le syndicalisme pour l'empêcher de sombrer définitivement. Il est urgent de le rénover car nous avons besoin de syndicats proches de nos aspirations, de syndicats authentiques et forts.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierrot 04/05/2007 21:28

Tu as peut-être raison...
Je dis cela parce qu'il se dit que les enseignants sont des plus syndiqués de la fonction publique.
Donc, le chiffre de 30% d'enseignants syndiqués (aux 13 syndicats) ne me paraît pas improbable...

Mais, cela dit, j'ai cherché un moment sur Goooooooogle le nombre, ou le taux, de syndiqués dans notre grande Maison, sans trouver.

Guy Terlyn 04/05/2007 14:02

Pierrot,
Je te cite "il est possible, même probalble, que 30% des enseignants soient syndiqués".
Faut pas te laisser berner, Pierrot. Tu connais Aschieri... c'est le roi de l'intox !!! Ni plus ni moins, d'ailleurs, que tous les responsables de partis ou de syndicats... On joue la gonflette...

Sébastien Moirat 04/05/2007 13:58

Merci à tous. Il n'y avait pas de mise en cause du GDID dans mon intervention. Amitiés. Sébastien

georges 04/05/2007 10:54

@ Sébastien !Aux excuses de Pierrot, je joins les miennes ! j'avais probablement mal interprété ton commentaire ! d'où mon ironie et ma petite pique !Salut !

Pierrot 04/05/2007 10:44

Pardon, mais j'avais peut-être mal compris ton post Sébastien.

Par contre il est possible, même probalble, que 30% des enseignants soient syndiqués.

Sébastien Moirat 04/05/2007 08:56

Merci Robert
Je me disais bien que 30 % c'est impossible. Il n'est que de voir dans chacune de nos écoles le nombre de syndiqués pour comprendre que le "camarade" Aschieri rêve tout haut.

Pierrot 04/05/2007 08:50

Voilà d'où viennent les 8%:

"En 2003, plus de 8 % des salariés (7,5 % des femmes et 9 % des hommes) sont syndiqués.
...
Dans la fonction publique, 15% des salariés sont affiliés à un syndicat. C'est trois fois plus que dans les entreprises du secteur privé et un peu moins que dans les entreprises publiques."

http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/2004.10-44.2.pdf.

Avec Goooooooooogle et un peu de patience, on peut avoir des chiffres.
Tu sais Sébastien, ce qui est vraiment désagréable c'est cette volonté de blesser.
Quel intérêt aurais-je à "manipuler" ?
Je ne suis candidat à rien, je ne vise aucun "privilège"... J'ai des convictions sur la façon de faire évoluer mon métier, convictions qui se sont construites au fil de mes pratiques professionnelles et que j'essaie de faire partager, notamment au sein du GDiD.

Je sais que je ne détiens pas la vérité seul. Mais pourquoi refuser le débat et pousser vers les extrêmes?

Tu me dis manipulateur, tu cites Aschiéri qui, sur les chiffres de SON syndicat, l'objet de SON engagement... ne sait pas trop, ne donne rien de précis:
"Il doit être de l'ordre de....
Il régresse peu..."
Il s'appuie vite sur les élections professionnelles pour assurer d'une "représentativité stable". Mais, tu le sais comme moi, seuls les suffrages exprimés comptes.
Dans ce cas le % peut être stable avec un nombre de moins en moins important de votants...

Alors qui manipule qui?

Je ne suis pas pour la disparition des syndicats, je suis pour qu'ils prennent en compte les revendications de leur base et, s'il doit y avoir "action", qu'ils s'engagent sur un contrat clair.
Ensuite on gagne ou on perd, sur la base du rapport de force on cherche le compromis…
Mais pas la compromission :
On ne dit pas, on a gagné quand on a perdu !

La rhétorique manipulatrice consiste, par la méthode Couet, à nous faire croire, par exemple, que les 7 fiches du vade-mecum est une "avancée".


Et c'est moi que l'on qualifie d'antisyndical...
Mais avec de tels défenseurs, vous n'avez pas besoin d'enemi, inutile de les inventer.

Robert 04/05/2007 08:39

A Sébastien,
Les chiffres avancés par Th.Fabre et Randonneur sont exacts. C'est le chiffre qui concerne l'ensemble des salariés.
Le taux de syndicalisation dans la fonction publique tourne autour de 15,1 %.

En 2003, plus de 8 % des salariés (7,5 % des femmes et 9 % des hommes) sont syndiqués. C'est deux fois moins qu'il y a vingt-cinq ans. Pourtant, le taux de syndicalisation s'est stabilisé depuis une dizaine d'années.
Quant au chiffre de 30 % avancé par G.Aschiéri pour le taux de syndicalisation dans l'enseignement, il est sûrement très gonflé !
Mais c'est une habitude chez ce monsieur !
Tout ces chiffres sont vérifiables sur http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/2004.10-44.2.pdf

georges 04/05/2007 06:21

@ Sébastien !"Je n'ai pas réussi à les retrouver."...ce qui serait bien c'est que tu parviennes effectivement à les retrouver ! À défaut, ce serait toi que l'on pourrait accuser de "manipuler" les lecteurs...ou d'instiller un ...doute !Si tu as du temps à consacrer à cette recherche, merci de nous transmettre l'info'...sinon la tienne pourrait être considérée comme nulle et non avenue !Dernière petite question : que signifie "taux de syndicalisation dans l´enseignement" ?À bientôt !

Sébastien Moirat 03/05/2007 22:11

Plusieurs fois, j'ai lu sur le site du GDID que le taux de syndicalisation était très faible. Je me souviens de chiffres donnés par DirloNet et Randonneur mais aussi par Th. Fabre. Je n'ai pas réussi à les retrouver. Mais je me rappelle qu'ils étaient de l'ordre de 8 %, me semble-t-il.
Or, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU participant à un "chat" sur le Nouvel Obs le 30 avril déclare ceci :
Question de : Internaute"Quelle est le taux de syndicalisation dans l´enseignement? Est-il en hausse ou en baisse?Réponse : Il doit être de l´ordre de 30% et il régresse peu à peu. En revanche la représentativité mesurée par le vote est stable".
Entre 7 à 8 % et 30 %, il y a un monde ! Qui dit vrai ? Qui ment ? Je peux imaginer que Aschieri majore ses effectifs (comme dans les manifs) mais je suppose qu'il dispose de chiffres que n'ont pas les collègues du GDID. Alors faut-il penser que ces derniers manipulent leurs lecteurs ? J'ai comme un doute...

Armelle B. 03/05/2007 14:43

@ Thierry et Pierrot
Je comprends vos hésitations à créer un syndicat. C'est vrai : un de plus, à quoi bon !!!
Mais, dans le même temps,c'est un peu désespérant. On sait bien qu'il est impossible de faire bouger les "gros" syndicats de l'intérieur. Tout est vérouillé. Ceux qui s'y sont frottés ont vite abandonné et la plupart du temps n'ont pas renouvellé l'adhésion. J'en fais partie. Ne restent que ceux qui sont d'accord avec les "chefs" et ceux qui n'ont pas vraiment de convictions affirmés et qui restent là par habitude ou qui ont besoin de se sentir à l'abri... A l'abri de quoi ? On se le demande bien puisqu'ils n'ont pas été capables d'empêcher les retenues sur salaire...
Percevez-vous une volonté, parmi vos adhérents, de dépasser le cadre de l'association ? Et sinon, que faire ? A la limite, l'association ne dérange pas beaucoup les organisations syndicales qui ont pignon sur rue...
C'est triste à dire, mais avec 27 ans d'ancienneté dont 14 de direction, j'en suis à me raccrocher à me plonger dans la lecture du forum du GDID et des articles du blog "directeurs en lutte". Heureusement que ces 2 groupes de défense des directeurs existent... Je me sens moins seule dans ma verte campagne isolée. Au moins, je sais que d'autres collègues pensent comme moi. Mais ne peut-on aller plus loin encore ?

Pierrot 01/05/2007 18:35

Si c'est pour évaluer le taux de satisfaction après un an de dégustation des savoureuses avancées du protocole, le SE-UNSA N'a qu'à s'y coller.(CHICHE?)

Si le GDiD devait se relancer dans l'aventure (et cela en était une, car, en plus du coût, il y avait l'incertitude du niveau de pénétration de nos propositions.) il faudrait que l'on ait un petit encouragement sur la manière de prendre en compte les résultats...

Je ne me lasserais pas de rappeler le cri alarmant de la MGEN, après enquête, sur l'état des dirlos français.
La MGEN! notre mutuelle... pas une assoc. de dirlos irresponsables...
À part le fait de l'ignorer superbement, quels relais, quelles discussions, cette enquête (qui est présentée dans un papier plutôt haut de gamme et distribuée dans chaque école) a-t-elle suscités?

Sur la création d'un syndicat, je partage tout à fait la position de Thierry.
Les syndicats existent et peuvent très bien prendre en compte tout ou partie de nos propositions ou, déjà, en discuter... C'est leur rôle.

Il suffit pour cela qu'ils arrivent à faire un petit effort pour entendre... Mais, n’est-il pas pire sourd que...

D'où, peut-être, cette idée de nous faire répéter.

Bertrand Juhaux 01/05/2007 09:28

Thierry
Merci d'avoir répondu. Je sais que la consultation a eu lieu alors que chacun connaissait les grandes AVANCEES du protocole.. On pouvait signifier sa déception de ne pas avoir eu davantage.
Mais tu sais comme moi, que la grogne disparaît vite quand on donne un petit os à ronger... Plus sérieusement, les collègues ont peut-être apprécié certaines mesures et trouvent peut-être que ça n'est pas si mal à l'usage. D'où mon idée de refaire un sondage en connaissance de cause.

thierry fabre 01/05/2007 00:44

A Francine
Il doit y avoir une bonne cinquantaine de membres du GDID sur le département du Nord. Si tu souhaites entrer en contact avec eux, il te suffit de nous laisser un message sur le site du GDID ( www.dirlo.org ) et on t'enverra leurs coordonnées.
Pour ce qui est de transformer notre association en syndicat, un avis tout personnel:
- Il existe déjà dix syndicats nationaux: rajouter une onzième voix dans cette cacophonie ne servirait pas à grand chose.
- Les dirlos, ça n'existe pas, aux yeux de notre administration. Partant, on peut bien créer un syndicat de dirlos mais celui-ci ne serait pas reconnu par notre ministère et ne pourrait se présenter aux élections professionnelles.
- Aujourd'hui, plus d'un millier de collègues sont membres de notre association. Il n'est pas sur qu'ils soient tous partants dans l'idée de créer un nouveau syndicat. Certains d'entre eux jugent notre forme associative préférable. D'autres, syndiqués par ailleurs, trouveraient bizarre qu'on les mette dans l'obligation de choisir.
- Enfin, et surtout, ce qui fait la force et la richesse du GDID, c'est bien la possibilité de se retrouver entre collègues différents, venant d'horizons divers et arrivant à discuter ensemble le morceau. Cette indépendance et cette liberté, nous la devons au choix d'être une association. Nous ne l'aurions plus dans un syndicat...
- Un dernier pour la route: il existe quelques syndicats se prononçant pour un statut de la direction d'école. Certains d'entre eux depuis plus de 20 ans, sans grand résultat. Par contre, en 4 ans, notre petite association a fait pas mal avancer les choses...
Thierry fabre

thierry fabre 01/05/2007 00:22

A Bertrand... Le protocole et ses mirifiques avancées à engranger date de la fin Avril 2006. Notre sondage de la mi-septembre... Il a donc eu lieu après la rentrée, à un moment où, particulièrement dans les écoles de 4 classes, chaque collègue avait déjà pu constater les "acquis". Il ne semble pas, au vu de ses résultats que ceux-ci aient particulièrement marqué les esprits. Refaire ce sondage ? Pourquoi pas... Mais il faudrait sans doute un peu plus de temps. En effet, poser les mêmes questions, à un an d'intervalle, aux mêmes collègues, risque de sembler un bégaiement de notre part. Par ailleurs, c'est loin d'être gratuit, une telle aventure, et notre association n'a d'autres fonds que les cotisations de ses membres... Donc chiche, mais laisse-nous quelques temps de répit... Thierry fabre

Francine Lallez 30/04/2007 23:44

Bonjour,Si vous décidez de créer un syndicat, je peux vous affirmer que vous avez mon adhésion dans les 48 heures !!!!!Y a-t-il une personne référente du GDID dans le département du Nord ?Merci pour tout ce que vous faites...Une directrice qui a souvent le blues et qui se sent un peu moins seule depuis qu'elle lit régulièrement "directeurs en lutte"Bonne journéeCordialementFrancine Lallez

Bertrand Juhaux 30/04/2007 23:14

à pierrot
Sondage en septembre. Faudrait en refaire un après une année avec les acquis obtenus : EVS, décharges, ISS.
Si les résultats restent les mêmes, alors, d'accord, j'y croirai. Allez chiche, pierrot, demande à ton copain thierry de refaire ce sondage et on en reparle. Chiche ?

Joël 29/04/2007 22:36

Notre collègue qui doute n'a pas compris qu'il s'agissait d'une consultation à laquelle ont répondu un nombre tellement important qu'il a été jugé exceptionnel par l'IFOP. Il suffit de relire la synthèse de l'institut d'enquête qui insiste sur ce point...
Pierrot a raison : certains croient qu'il suffit de casser le thermomètre pour se persuader que la fièvre a disparu !

Pierrot 29/04/2007 20:51

Oui, et c'est le but de ces enquêtes... application de la loi sur les grands nombres...

Plus de 10 000 dirlo (soit plus de 1 sur 5!) ont pris la peine de répondre aux questions de l'IFOP, ce qui rend la "représentation" indiscutable.

Jeter le thermomètre ne va pas nous préserver des tempêtes.

Par contre, tu peux, et c'est tout à fait légitime, te revendiquer des 7% des dirlos qui refusent de nous voir reconnus par un statut.

ac-versailles 28/04/2007 22:10

"Leur fonction n'est pas reconnue par un statut comme le réclament 93 % d'entre eux".
 
Attention, 93% de ceux qui ont répondu !!!

Patricia 28/04/2007 09:20

Je pense qu'on ne peut rien attendre de ces syndicats d'un autre âge. Ne pourrait-on pas transformer le GDID en syndicat ? Ce serait l'idéal.

georges 26/04/2007 08:58

La crise de la représentation est globale : elle affecte partis politiques et syndicats et on pourrait constater que dans le temps ces deux crises ont été parallèles. Le problème de la transmission se pose également : vous le soulignez à juste titre, longtemps, les directeurs d\\\'école "guidaient" les jeunes collègues au plus près des partenaires de l\\\'école (Maif, Autonome de Solidarité, syndicats, Mgen...) ; quitte à paraître archaïque, ils jouaient un rôle de "bon père", de mentor (personnellement, je peux en témoigner) avec les sortants de l\\\'École Normale. Pour X raisons sur lesquelles on pourrait revenir, cette position s\\\'est trouvée disparaître : le directeur comme pivot, interface avec des partenaires institutionnels indispensables (comme les syndicats) s\\\'est trouvé "réduit" au rôle d\\\'enseignant "comme les autres. À quoi il faudrait ajouter la mutation également des mutuelles sommées de changer leurs "stratégies" face aux différences concurrences privées.Mutations de société, bouleversements institutionnels : le fossé s\\\'est creusé entre représentation syndicale et direction d\\\'école, cette dernière se voyant confier des tâches de plus en plus lourdes, des responsabilités de plus en plus grandes, un rôle "partenarial" de plus en plus prépondérant auxquels les syndicats n\\\'ont pas su répondre, confinant les directrices et directeurs dans un pur rôle "administratif"...Leur reprocher de se rapprocher  d\\\'instances plus "à leur écoute", c\\\'est faire preuve d\\\'aveuglement face à une réalité vécue quotidiennement comme de plus en plus lourde...

Christian 26/04/2007 08:51

Oui, 1000 fois raison. Je partage votre analyse

Robert 26/04/2007 07:24

Entièrement d'accord avec votre analyse , mais quel syndicat sera prêt à se réformer ?
Faudra-t-il créer un nouveau syndicat représentant beaucoup plus les aspirations et plus proche du terrain, un syndicat capable de redonner espoir dans le syndicalisme véritable : défense des travailleurs uniquement ?
Dans tous les cas la crise est là , et le fossé se creuse , ce qui n'est pas bon pour la profession.

Jean-Pascal Linoux 25/04/2007 23:34

J'approuve totalement votre prise de position. J'adhère à 100 %. Il ne faut pas que meure le syndicalisme. Nous en avons plus que jamais besoin. Il faut donc qu'il se ressaisisse.
Bravo pour votre article !
JP Linoux