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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 21:38

Nous le révélions mardi 17/04 dans un article intitulé "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", le SNUipp se fait maintenant le chantre du dispositif EVS contenu dans le protocole signé en mai 2006 par le seul SE-Unsa.

Et pourtant... le SNUipp l'a fortement critiqué ce "dispositif censé masquer le chômage". Il n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer ce "renforcement de la précarité" qui ne correspond pas "aux besoins et aux attentes" des directeurs et serait même "une charge supplémentaire" pour eux...

D'ailleurs, dans sa pseudo-consultation de "l'ensemble de la profession", les résultats sont très nets pour rejeter cette mesure : "Pour 63 % des réponses, le recrutement d’un emploi de vie scolaire (E.V.S) pour assister le directeur dans l’accomplissement de tâches matérielles et d’accueil pour le fonctionnement de l’école n’est pas une mesure acceptable".

 

Alors comment expliquer le revirement soudain du SNUipp ? Aurait-il organisé une nouvelle consultation des enseignants ? Que nenni ! Et pourquoi maintenant alors que le dispositif touche à sa fin ? Ce syndicat aurait-il toujours un train de retard ?

 

La direction du SNUipp a été contrainte de faire le constat amer qu'elle n'avait pas été suivie par ses troupes. En effet, sa consigne de ne pas engager d'EVS est restée lettre morte. Les directeurs se trouvent dans un tel dénuement matériel que beaucoup d'entre eux ont saisi l'opportunité d'obtenir une aide pour mener à bien leur fonction.

La direction du SNUipp sait également que les contrats EVS arrivent à terme en juin 2007 et que nombre de ses adhérents vont faire grise mine en voyant disparaître ce moyen supplémentaire, même s'il est imparfait et insuffisant à leurs yeux. Et il faudra bien essayer d'obtenir un ersatz "des personnels aux fonctions pérennes et qualifiées avec un statut de droit public" réclamés en vain par le SNUipp, sinon la base risque de gronder...

 

Cette volte-face inattendue du SNUipp démontre, s'il en était encore besoin, à quel point ce syndicat manque de vision claire et globale du système éducatif. Il navigue à vue, au gré des vents et des courants, balloté entre les prises de position de ses dirigeants et les réactions de ses adhérents de moins en moins nombreux.

 

Un exemple :

 

La création du corps des PE

"Le SNUipp n’a jamais cautionné le dispositif qui a instauré la division et qui a bradé, pour les PE, le droit au logement d’une part et la retraite à 55 ans d’autre part"

"Dès sa création, le SNUipp a relancé le débat avec la profession sur cette question et a engagé l’action : plusieurs grèves à l’initiative du seul SNUipp, notamment le 20 janvier 98 et le 30 avril 98 et une manifestation nationale SNUipp et SGEN le 1er février 98".

Le SNuipp a maintenant intégré cette nouvelle donne au point de faire de la surenchère : "Les situations salariales des enseignants, dans le contexte actuel de régression du pouvoir d’achat, rend plus urgente la nécessité de reconstruction d’une grille unique pour le corps des PE dont l’indice terminal 782 puisse être accessible à tous".

 

Ainsi, on le voit, le SNUipp a un mode de fonctionnement plutôt curieux : sa réaction première est d'être systématiquement "contre" les propositions qui n'émanent pas de lui ou lorsqu'il n'a pas été associé à leur préparation. Dans un deuxième temps, il cherche et énonce des arguments pour se justifier.

 

Il est cependant des cas où le SNUipp prend des positions par pure idéologie sans même argumenter son choix. Ainsi, son refus de statut pour les directeurs d'école ne fait l'objet d'aucun débat et n'est assorti d'aucune explication.

Jusqu'en septembre 2006, le SNUipp se contentait de dire et d'écrire : "les directeurs d'école ne veulent pas de statut". Cette affirmation gratuite valait parole d'évangile...

Hélas, en septembre 2006, le bel ordonnancement a volé en éclats lorsque le GDID a posé la question du statut lors de la consultation Ifop... 93 % des directeurs ont réduit à néant le seul argument du SNUipp ! Depuis, il ne l'utilise plus et s'est trouvé (démocratiquement...) un autre cheval de bataille pour mener à bien sa croisade incidieuse anti-directeur : institutionnaliser le conseil des maîtres décisionnaire !

 

Devant le flop provoqué par cette nouvelle demande,  la question se pose de savoir si le revirement au sujet du dispositif EVS n'est pas purement tactique...

Si les EVS ne sont pas reconduits, ne risque-t-on pas de voir, de nouveau, les directeurs manifester un vif mécontentement ? Dans ce cas, l'objectif inavouable du SNUipp ne serait-il pas de tuer dans l'oeuf toute tentative de relancer un mouvement revendicatif qui pourrait déboucher sur un... STATUT ?

 

Alors, pilotage à vue ? Oui, mais avec une vue perçante...?

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Robert 24/04/2007 07:46

A Line,
Tout comme toi, je n'ai pas eu d'écho de cette solidarité organisée,du moins dans mon département et dans ceux qui sont limitrophes.
Le temps est passé et les directeurs sanctionnés semblent être passés aux oubliettes...
Mais en 2008, à nouveau ils seront très sollicités , et on saura se mobiliser pour leurs revendications, juste avant les élections pros...Puis ,on les oubliera !

Line Tourette 23/04/2007 23:12

A Robert
J'ai lu sur ce site il n'a pas très longtemps un article sur la solidarité du SNUipp et du SGEN dans certains départements. Qu'en est-il ?

Robert 22/04/2007 19:03

@ Alain et Diabolicus,
en attendant j'attends toujours les effets des caisses de solidarité organisées par les syndicats pour les collègues sanctionnés comme moi pour rétention de la fameuse enquête 19 !
Mais que font les syndicats avec cet argent ?  Réfléchissez à cela avant de vous gausser de Georges !
Quant à la question de départ et les retournements de positions du Snuipp qui navigue à vue , vous n'y avait apporté aucune réponse.
Quant au Se qui réussit à négocier avec un ministre de droite sans jamais le pouvoir avec les ex de ministres de gauche, il y a comme quelque chose que je ne comprends pas !

Alain 22/04/2007 15:37

@ Diabolicus
Tu vois, moi j'y crois autant que toi à ce que nous dit Georges dans le post 24... Et comme toi, je lui dis : bravo !
A l'UNICEF, ils ne vont plus savoir que faire de toute cette fortune...

Diabolicus 22/04/2007 15:14

en réponse au post n°24 et bien, si depuis septembre 2006 tu verses réellement... :)))  30€/mois à l'Unicef via le gdid, ça fera quand même 360€ pour l'année: chapeau bas, j'en connais pas bcp... un mois ou deux d'accord.... mais depuis septembre, tous les mois les 30€ ! sincèrement: bravo !

Norbert Albricht 22/04/2007 13:51

@ Thierry Fabre
Je partage tes propos à la fin de ton commentaire 42. Dans mon coin, modestement, j'essaie de faire admettre la nécessité d'un statut. C'est la mesure phare qui en appellera d'autres plus conséquentes que les trop fameuses "avancées à engranger".
Cependant, comme Olivier Hourquin, j'ai du mal à suivre le cheminement des collègues qui sont à la fois favorables à un statut et qui tout à la fois adhèrent aux positions d'un des syndicats majoritaires.
Plus que des idées divergentes, il me semble que c'est la conception même du syndicalisme qui est en cause. Et ce point est infiniment plus important que les mesures catégorielles réclamées par les uns ou par les autres.
D'un côté, on a une conception archaïque de la représentation des salariés. On accepte leurs adhésions, on quémande leurs voix aux élections professionnelles tous les 3 ans et ensuite, calme plat, silence radio hormis une petite grève annuelle pour maintenir les troupes en alerte. On ne tient pas compte de leurs souhaits même exprimés fortement comme ce fut le cas avec la consultation Ifop. Pire, on rejette les volontés de la majorité écrasante et on les nie.
De l'autre, côté GDID, on a une vision moderne de la représentation, on est à l'écoute, on suscite des réactions, des prises de position, on veut que les gens participent à l'élaboration du projet...
Ces 2 façons de procéder me semblent vraiment INCONCILIABLES. C'est là que je rejoins Olivier Hourquin dans l'incompréhension qu'une même personne puisse être amenée à jouer dans les 2 camps. Je ne les trouve pas complémentaires mais radicalement contraires. Je parle dans leur conception de la représentation, de la démocratie et de l'action...
Je dois faire amende honorable : je ne suis lié ni à un syndicat ni au GDID dont je me sens pourtant proche. Faudra que je franchisse le pas.

thierry fabre 22/04/2007 11:04

A Olivier: Incohérence de ces collègues ?
Peut-être...
Où, au contraire, recherche d'une certaine cohérence, celle de rechercher dans l'associatif, un engagement collectif que, sur cette question particulière, ils ne retrouvent pas dans leur syndicat.
Quand au fait de se taire, il n'est pas toujours question de choix... Il y a 5 ans, ce qui n'est pas si vieux, oser parler de statut dans une réunion syndicale impliquait un certain courage. Les réactions plus que teigneuses faisaient vite comprendre à l'imprudent qu'il était certains mots tabous..
En parler au dehors n'était guère plus admis. Combien de collègues syndiqués, suite à une parution d'un texte dans la bouteille, ont immédiatement reçu appels téléphoniques ou messages de la part de leurs responsables syndicaux ? Réactions allant de l'affectueux au virulent, mais qui allaient toutes dans le même sens: faire comprendre à l'imprudent qu'il était des mots à ne pas dire, des paroles à taire, des expressions à ne pas employer.
Et si aujourd'hui, on peut plus librement en parler, cela ne signifie guère que le débat s'engage vraiment; il n'est qu'à voir la hargne de certains commentaires laissés sur ce site pour en juger... (je ne parle pas des tiens...)
Maintenant, s'il est certain que l'on ne peut mettre en balance un syndicat et une association, je reconnais sans problème qu'il y a lien direct entre le syndicalisme enseignant et la création du GDID.
Le GDID, il faut le savoir, n'existe que par défaut. S'il s'était trouvé un syndicat ayant le courage d'ouvrir le débat, d'engager le dialogue, et de représenter vraiment nos attentes, au lieu de nous en renvoyer une fausse image, nous ne sous serions certainement pas donné toute cette peine...
Thierry Fabre

Olivier Hourquin 22/04/2007 10:17

@ Thierry Fabre
Dont acte. Cependant j'ai vraiment du mal à saisir la cohérence entre des choix aussi opposés que ceux des syndicats et du GDID concernant le problème de la direction.
A moins de se taire dans les réunions syndicales... Alors, quel intérêt d'en être ?

Pierrot 22/04/2007 09:03

Au bondissant Hubert,

•Je n'ai donné aucune leçon de démocratie, j'ai même souligné que le fonctionnement interne du SE ne regardait que le SE (il n'en va pas de même pour ses décisions qui engagent tout un personnel...).

J'ai même écrit qu'il était naturel que les adhérents se réjouissent du résultat des élections dans leur syndicat.
Mais, quand le score est livré au public avec des commentaires pompeux, il n'y a pas à s'offusquer d'éventuelles critiques qui prennent la forme que leur auteur voudront bien leur donner.


•J'ai bien pris soin de préciser que l'on a interrogé "la profession" (les mots ont un sens) que sur des mesures très catégorielles(les mots ont un sens) ne concernant, donc, que les dirlos.

Pourrais-tu avoir l'amabilité de me dire en quoi l'augmentation de notre ISS modifie-t-il le fonctionnement de l'école?
Pourrais-tu me dire en quoi l'EVS destiné "exclusivement" à l'aide au dirlo boulverse-t-il le fonctionnement de l'école?
Pourrais-tu me dire en quoi l'édition d'un vade mecim menace-t-il le fonctionnement de l'école?
Pourrais-tu me dire en quoi un IUFM en stage filé dans la classe du dirlo révolutionne-t-il le fonctionnement de l'école?

Lier le fonctionnement de l'école aux exigences des dirlos est un artifice, puisque RIEN dans la plate forme revendicative avancée par le SE, SNUipp et SGEN, ( en gros: du temps et des ronds), n'est de nature à modifier le fonctionnement de l'école.
On manipule, on agite le chiffon rouge, on contourne le débat... ça, j'ai l'habitude.

Mais, que ça puisse marcher...
je suis toujours aussi surpris devant des Hubert-Bondissant-qui-se-frottent-les-yeux.



thierry fabre 22/04/2007 00:51

A Olivier Hourquin Désolé, mais tu fais erreur. Il y a donc, au sein du GDID, des collègues syndiqués, partageant globalement la quasi-totalité des positions de leur syndicat, mais trouvant dans notre association une écoute, un débat, une réflexion sur la direction d'école qui n'existe que peu dans leur syndicat. Complémentarité donc plus qu'opposition... Et ne cela, nous ne différons pas des autres associations professionnelles Ces associations dont on parle sont bien sur des lieux d'entraide, de convivialité et d'échange. Le GDID ne fonctionne pas autrement. Mais réduire le travail de ces associations à cette seule dimension est une erreur totale Je ne te demande pas de m'en croire sur parole, mais donne-toi la peine de jeter un oeil au site de l'AGEEM (http://www.ageem.fr/ ) de l'AFPS (Psy scol) (http://www.afps.info/ ) de l'ANCP (conseillers péda) (http://www.aideeleves.net/ancp/Diaporama%20ANCP.ppt ) Tu y constateras une volonté affirmée de contribuer, en tant qu'associations, à l'évolution et à la reconnaissance statutaire de leur métier. Le GDID n'agit pas autrement... Reste donc à comprendre pourquoi ce qui est admissible pour les uns serait impossible aux pov' dirlos que nous sommes. A ce titre, une indication copié sur le site de l'AFPS "...Mme DINI a écouté avec intérêt nos revendications statutaires et nos propositions concernant un grand service de psychologie de l’EN. Elle s’est dite tout à fait surprise quant à notre statut actuel d’enseignant qui de son point de vue ne se justifie absolument pas...." Traduction: - Mme Dini est responsable des questions d'éducation auprès du sieur Bayrou, candidat de son état. - Elle recevait non la seule AFPS, mais le "G6" - Ce G6 est uns structure informelle regroupant l'association des Psy Scol et l'ensemble des syndicats enseignants. Conclusion: il semble parfaitement possible de voir, ensemble, une association professionnelle et les principaux syndicats enseignants agir de concert pour demander un statut qui viendrait reconnaître la spécificité du boulot de psy. Le GDID ne demande pas mieux, ni plus... Aux syndicats enseignants d'engager ce dialogue et cet échange auquel nous sommes prêts. Certains l'ont fait déjà, et acceptent de nos rencontrer et de discuter avec nous au niveau national (SNUDI-FO, SE-UNSA) Aux autres d'en faire autant. Et à chaque militant syndical honnête, attaché, au delà de son seul syndicat, à l'avenir du syndicalisme enseignant de se poser la seule question qui vaille: "Lorsque 93 % des collègues veulent une chose, et mon syndicat, une autre, qui a raison ?" Thierry Fabre

thierry fabre 22/04/2007 00:21

Mon pauvre Hubert, Pourrais-tu laisser tomber les effets de langage qui n'apportent pas grand chose au débat ? Ce que dit Pierrot est vrai, et peu importe que tu "n'en croies pas tes yeux" ou que cela te fasse" bondir", c'est et cela restera vrai... On parle du protocole: aucune des mesurettes de cet accord ne concerne les collègues adjoints: 1/4 de décharge pour les 4 classes, indemnité de direction, vademecum,... rien qui touche aux sort des instits et des PE, rien qui change quoi que ce soit au fonctionnement actuel de l'école. Pourquoi faudrait-il donc consulter sur ce sujet "l'ensemble de la profession" ? Est-ce aux IEN, aux psychologues scolaires, aux coordonnateurs REP, aux IA de dire ce qui serait bon pour ces gueux de dirlos ? Ils font après tout partie de la profession... Nous, il nous semblait, tout bêtement, que c'étaient les gens concernés qui devaient donner leur avis, celles et ceux qui font ce métier. A moins qu'il ne soit deux poids et deux mesures, et des collègues moins égaux que d'autres. Après tout, lorsque le ministère négocie le futur statut des psy, les syndicats consultent, et c'est normal, les seuls psy scolaires. Lorsque notre futur ex-ministre enlève partie de leurs indemnités aux ZIL, les syndicats réunissent les ZIL et élaborent avec eux plate-forme et actions. Et quand les mêmes syndicats veulent connaître les avis des EVS sur leur proche fin de contrat, ils réunissent et consultent ces EVS, et eux seuls.... Il y aurait donc à tes yeux-que-tu-ne-crois-pas deux catégories de personnels: les dirlos, qui ne pourraient s'exprimer que bien encadrés, et tous les autres membres du 1° degré qui auraient droit, eux, à expression autonome... Et tu emploies le mot "démocratie", mon collègue ? A moins aussi que, constante de ces blocages idéologiques dont on parlait, tu ne développes une logique bien boutiquière: à vouloir à toute force ne laisser s'exprimer les dirlos que perdus dans la masse de "l'ensemble de la profession", cela te permet sans doute de ne pas entendre leur voix, leurs attentes, leurs demandes. Calcul à bien courte vue, qui ne fait que contribuer plus encore à accroître le gouffre entre les dirlos et leurs représentation syndicale. Cependant, tu as au moins une phrase avec laquelle je suis totalement en accord: "...Une minorité de personnels devrait imposer son mode de fonctionnement à l'ensemble de la profession ?" C'est très exactement ce qui se passe aujourd'hui: une minorité de personnels, dont tu fais partie, prétend imposer à la majorité des directrices et directeurs d'école un mode de fonctionnement, une vision de leur métier à l'opposé exact de ce que nous voulons... Et c'est bien ce qui coince, mon collègue... Thierry Fabre

Hubert M. 21/04/2007 23:43

Je n'en crois pas mes yeux ! Dans des articles traitant de la démocratie interne des syndicats, certains donneurs de leçons ne trouvent rien de mieux que de limiter le droit d'expression des collègues !
Ainsi, je relève dans le commentaire 34 une phrase qui me fait bondir :
"pourquoi vouloir intérroger toute la profession sur des mesures ultra-catégorielles ?"
Comme si le fonctionnement de l'école ne regardait que les seuls directeurs !
Une minorité de personnels devrait imposer son mode de fonctionnement à l'ensemble de la profession ?
Messieurs les démocrates, un peu de retenue s'il vous plaît !

Elise Touati 21/04/2007 23:35

Merci à vous deux pour vos réponses. J'ai parcouru les résultats de la consultation Ifop. J'ajoute ma voix aux 93 %.

george 21/04/2007 18:05

@ Élise ! Bonjour ! Le plus simple à faire afin de dissiper tes "peurs", tes doutes, c'est de te rendre sur le site du GDID et de consulter les résultats de la...consultation directement...Ce qui te permettra de te faire une idée par toi-même...et de te rassurer, ce que je te souhaite.(Ceci n'est nullement de la publicité, je le précise)

Pierrot 21/04/2007 16:26

Il n'y a pas de raison d'avoir peur, surtout à partir de la guéguerre au sujet des consultations. Elles ne sont que des outils.
Si tu veux une idée assez objective du boulot, tu peux te plonger dans le lecture du rapport de la DESCO, non remis en cause par les syndicats majoritaires (curieux quand on le compare au vade mecum mis en ligne)

Au sujet des consultations, donc:
-Le SNUipp & le SGEN puis le SE ont mis en ligne un questionnaire portant d'abord sur les attentes (en évitant le gros-mot "statut") puis sur le fait s'il fallait ou non signer le protocole.

> sur la forme: on pouvait y répondre autant de fois que l'on voulait... Ce qui, je crois, rend ligitime le doute quant à l'idée même de ces consultations.
>sur le fond, pourquoi vouloir intérroger toute la profession sur des mesures ultra-catégorielles?
Le GDiD, trouvant l'idée plutôt bonne et fidèle à sa volonté de donner la parole aux dirlos, a commandé une enquête à des professionnels: l'IFOP.
Cette enquête a le mérite d'être rigoureuse et d'avoir des résultats très détaillés.
Résultats rendus incontestables part la participation exeptionnelle à ce genre d'enquête (plus haut score de réponses chez IFOP!)


Quant à la question dite fermée, la voilà:
Etes-vous favorable ou opposé à la création d’un statut de la direction d’école, statut non hiérarchique envers les collègues adjoints (pas d'intervention dans la notation et l'évaluation de ces collègues), statut venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative les tâches et responsabilités ?
TOTAL Favorable 93
• Tout à fait favorable 64
• Plutôt favorable 29
TOTAL Opposé 7
• Plutôt opposé 5
• Tout à fait opposé 2

...
Les principaux enseignements
...
D.Une adhésion massive à la création d'un statut de la direction d'école.
93% des répondants se déclarent favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et responsabilités. 64% se disent même très favorables à la création d'un tel statut. Une fois encore, la quasi unanimité des Directeurs laisse transparaître très peu de variations selon les catégories. Tout au plus peut-on noter quelques nuances sur le degré d'adhésion. Ainsi, dans les plus petites écoles (1 à 5 classes) 59% des Directeurs se déclarent tout à fait favorable à la création d'un statut, ce taux montant à plus de 70% dès que l'on dépasse cinq classes.

Elise Touati 21/04/2007 14:52

Ma question va peut-être vous paraître incongrue et je précise que je ne suis pas syndiquée et que je débute dans le métier. Pour l'instant, je réfléchis à la proposition que m'a faite mon IEN de prendre en charge, à titre de faisant fonction, une direction maternelle de 5 classes vacante et dont personne ne veut apparemment. D'où mon intérêt soudain pour tout ce qui touche à la direction d'école.
Ma question : pourquoi lit-on sur ce site ou celui du GDID "pseudo consultation" quand c'est commandé par un syndicat et "consultation" quand ça vient du GDID ? Est-ce de la guéguerre partisane ou un procès d'intention ? Je vous avoue qu'un sondage qu'il soit fait par l'Ifop, la Sofrès ou Ipsos, pour moi il a la même valeur et me semble-t-il, les mêmes marges d'erreur.
Inversement, j'ai déjà entendu des syndicalistes dire que les questions posées par le GDID étaient "fermées" et qu'elles appelaient inévitablement le même type de réponses. C'est ainsi qu'ils expliquaient les 93 %.
Je vous avoue que des sons de cloche aussi différents quand on débute, qu'on n'y connait rien et qu'on découvre tout... c'est déconcertant.
A la fois, j'ai envie de prendre cette direction mais toutes ces histoires me font peur.

Pierrot 21/04/2007 10:40

Pas mal quand on fait braire un âne….
Et dire que plus haut on se plaignait de l’accueil sur le forum du GDiD.

Le « protocole » pose un vrai problème de fond, et l’on prend bien soin de n’articuler les discutions qu’autour de la forme.

C’est sûr que si on ne se place exclusivement du côté de l’AVOIR, on peut dire que c’est « plus que rien ».
Mais ça n’a pas de sens.
>D’abord, parce que le protocole n’entraîne pas de dépenses supplémentaires et s’inscrit dans la rigueur de la LOLF.
Il s’agit d’un « redéploiement des ressources », dont le but n’est pas la satisfaction des revendications des dirlos, mais :
•Régler des problèmes liés à la formation
•Avoir un taux de chômage présentable
•Saupoudrer les économies réalisées en augmentant l’ISS (ça n’a jamais été une revendication des dirlos qui, eux, réclamaient une augmentation indiciaire, prise en compte pour le calcul de la retraite).
Le présenter comme des avancées à engranger pour les dirlos n’est que pure opportunité.
(D’où l’intervention ironique de GdR , assurant sa majorité à l’Assemblée)

>Ensuite c’est oublier 2 choses :
1) La réalité quotidienne de notre boulot, soulignée par le rapport de la DESCO (qui souligne l’accroissement et la diversification de nos tâches) et l’enquête de la MGEN qui alerte sur l’inquiétante dégradation « morale » des dirlos, qualifiés de « responsables des écoles ». (différent d’enseignant chargé de la direction…)
2)Le degré de nos convictions, notre capacité à faire des propositions, notre volonté à s’inscrire dans l’ÊTRE en réclamant, prioritairement, d’être reconnus en tant que dirlos (enquêtes syndicales du SE et du SNUipp, et, surtout, l’enquête IFOP ou plus d’un dirlo sur cinq a pris la peine et le temps de répondre. Ce taux de participation en fait un outil incontournable).

Donc, le « rien » n’est pas le vide, il n’existe que dans le discours pour justifier le mot « avancée ».
Si on prend en considération, comme base de départ, ce qui n’est pas encore un corps, mais qui a déjà une âme et des aspirations, c’est-à-dire le boulot des dirlos, ce protocole ne peut être considéré comme une victoire, ni même comme une pierre à l’édifice.

Question ?
-Combien auraient suivi la grève administrative si on leur avait annoncé clairement le moment où nos représentants étaient prêts à lâcher ?

HI HAAAN! BOUH! (Pierrot-âne-qui-joue-à-se-faire-peur)

PS
@ Olivier, l'association des psysco milite pour un statut, idem pour l'association des CP.

Olivier Hourquin 21/04/2007 09:05

@ Thierry Fabre
"...Nous ne sommes qu'une simple association professionnelle de dirlos, ce qui n'empêche donc en rien d'être par ailleurs syndiqué. Il y a ainsi, au GDID, des collègues syndiqués à l'ensemble des syndicats existants de SUD jusqu'au SNE, collègues qui y côtoient d'autres dirlos non-syndiqués: une richesse qui fait notre force et notre capacité de débat...
ceci n'est pas d'ailleurs notre seul fait: il existe bien des collègues travaillant en maternelle, syndiqués et par ailleurs membres de l'AGEEM, des psys scols membres de l'AFPS et syndiqués par ailleurs, etc... etc... Rien ne sert d'opposer arbitrairement syndicalisme et associatif, ce sont deux modes d'expression collective qui gagnent à être associés"
Rien à voir avec les associations que tu évoques car ce sont plutôt des amicales qui rassemblent des collègues pour partager leur expérience professionnelle. Un lieu de convivialité comme les amicales laïques.
Le GDID est un association de défense des intérêts des directeurs. C'est son titre et la raison de son existence. Il me semble difficile d'être favorable à un statut dans le GDID et de militer dans un syndicat qui lui y est farouchement opposé. C'est en cela qu'il me semble qu'à un moment donné un choix s'impose. Je connais des collègues qui changent de discours selon leurs interlocuteurs. Grands défenseurs des dirlos quand ils parlent à un collègue adhérent du GDID et souvent "muet" dans leur syndicat. Est-ce honnête d'agir ainsi ?

Robert 21/04/2007 08:04


@Béatrice et Alain, 




Bonjour, j’en ai ras le bol des donneurs de leçons syndiqués plus clairvoyants que tous,
plus intelligents ( Nous savons, vous pas ! Nos responsables ont une vision globale, vous pas !) et c’est pour cela que j’interviens.

 

Au GDID et comme beaucoup ancien syndiqué , alors qu’on ne vienne pas m’expliquer comment fonctionne un syndicat ! Car si j’en suis sorti après le mouvement des retraites , c’est bien parce que j’ai compris que rien n’avait changé depuis plus de 30 ans date de ma première syndicalisation !
Actuellement , la pensée unique règne , tout discours différents des lignes directrices des nationaux sont muselés , les soi-disant consultations des collègues syndiqués sur tel ou tel thème sont incontrôlables au niveau des résultats ( voir la dernière consultation sur le Protocole par le SE  et le résultat final ).

 

Mais , j’interpelle à nouveau ces chers collègues syndiqués en leur demandant comme je l’ai déjà fait auprès des syndicats : qu’est ce qui vous empêche si vous voulez tordre le cou à toute idée de statut non-hiérarchique d’organiser une consultation auprès des directeurs par le biais d’un organisme indépendant tout comme l’a fait le GDID !
Vos moyens financiers , vous permettent largement cette dépense !

 

Ensuite je n’ai pas compris du tout comment le SE qui se bat pour une redéfinition de la représentativité syndicale via le rapport Hadas-Lebel ( entre autre ,un syndicat ne pourra signer un accord que s’il est représentatif dans l’entreprise …) a pu signer seul le protocole alors qu’il ne représente qu’une infime partie de la profession.
C’est vrai que maintenant , il se bat pour le faire appliquer et pour cause , car remontent les nombreux dysfonctionnements de l’application sur le terrain.

 

Enfin comme beaucoup, je me suis senti humilié lorsque G De Robien :
 Direction : Intervention intégrale de notre ministre à L’assemblée nationale : Mercredi 10 Mai
 

J'ai le plaisir de vous annoncer que, ce matin de bonne heure, j'ai pu signer avec le syndicat d'enseignants UNSA,
 

Enfin, pour ce qui concerne la reconnaissance, il était normal d'octroyer à tous les directeurs d'écoles une majoration de 20 % de l'indemnité qu'ils perçoivent - relativement faible, je vous rassure (Sourires sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire. - Exclamations sur quelques bancs du groupe socialiste) - et justifiée par le travail supplémentaire qu'ils accomplissent.
Oui, senti humilié que le ministre annonce cela de manière aussi ironique et méprisante.

 

Une indemnité de 50 centimes d’euros !

 

Alors collègues du SE ou autre , acceptez les critiques , et tenez compte de la grogne grandissante qui s’exprime . Mais plus rien ne sera désormais comme avant et vos affolements et insultes n’ y feront rien , …

 


 


 

Patrick LOUET 21/04/2007 02:08

@ louis et Pierre
Pas très sympas vos posts, les gars..
 

Questions « faire peur ».. Ne t’inquiète pas.. Y’a pas besoin.. Il y a déjà 5000 écoles sans dirlos. Et comme justement, on aime notre boulot, ce ne sont pas les 15 € qui sont fondamentaux mais bien plus la reconnaissance de notre rôle.. Mais bon..

 

Quant à dire des « âneries ».. D’accord, je suis un « âne »… Un peu maitre formateur, malgré tout ce qui m’entraine à me formuler ces « stupides aneries »
 

Les PE2 en stage filé sont en formation contractuelle avec l’IUFM (qui est universitaire). La validation de ce stage nécessite une évaluation (visites des membres de l’équipe de suivi.. IMF, PIUFM et membre circo, + réunion avec le PE pour discussion évaluative sur le stage effectué)
 

Il est de fait plus difficile d’évaluer la compétence de tenue de classe tout autant que la capacité du PE à construire et mener une séquence, tout autant qu’à gérer la semaine sur une présence hebdomadaire que sur une stage de 3 semaines.
 

D’où le recours (logique d’ailleurs) au directeur qui gère le PE en tant que collègue, mais aussi en tant que titulaire de la classe. Ce qui le place de fait, partie intégrante de l’équipe de suivi du PE. C’est indéniable. Il a donc un rôle de formateur « de fait », qui, à mon avis ne pourra que s’amplifier durant les années à venir.. Il y a bien une charge supplémentaire de travail.
 

De plus, lors des réunions de synthèses (le mercredi)et surtout en cas de problèmes (bulletins de visites négatifs) sa présence et son avis, (sans être pour l’heure obligatoire, je vous l’accorde) sembleraient fort à propos, ce qui, si je me place du point de vue de la formation initiale est logique.

 

Autre menu problème.. Les règles de formation des PE2 imposent que le PE « s’exerce durant son stage à toutes les matières » . Il est même demandé, lorsqu’il y a des intervenants dans une classe, que le PE prenne en charge les activités faites par les intervenants. Pas facile à gérer sur un stage filé et cela posera des problèmes à terme.
 

Autre problème qui justifie ma « plaisanterie « sur les triplettes ». Le PE2 doit effectuer 3 stages dans les 3 cycles. Les deux autres stages (non filés) , ils remplacent   les PE partant en formation continue. Si une majorité de PE2 en stages filés se trouvent être en C 1, cela signifie donc que pour équilibrer leur formation il faut placer pour les autres stages en C2 et C3 ? D’où prévoir au plan de formation des stages PE, C2 et C3.. Ce sont les instits de C1 qui vont être content quand on expliquera qu’il n’y a pas  de stages pour eux car les directeurs ont le stage filé.
 

Un PE2 est universitaire en formation, il n’est pas titulaire Education Nationale remplaçant. A ce propos, si ce n’est pas en reconnaissant que  le directeur a une part formatrice « de tutelle » pour le PE, comment expliquer que les syndicats défendent une protection  des T1 et T2 (postes protégés, fleches etc..) à juste titre d’ailleurs et acceptent un « remplacement » somme toute pas facile pour un PE2 ?
 

 
 

Je veux bien que vous soyez en désaccord avec moi, mais je ne crois vraiment pas que ce soit là des « âneries »
 

Au mieux, si le protocole a été signé pour rapprocher la formation initiale du terrain .. Pourquoi pas, mais on ne peut nier que c’est en impliquant le directeur « déchargé » et donc en lui octroyant une surcharge de travail.
 

Si il n’y a aucune implication voulu du directeur qui « traite » le PE en formation comme un titulaire, c’est une remise en cause « involontaire je pense «  de la formation en IUFM car cela sous tend que cette année de formation est en partie inutile puisque le PE enseigne immédiatement « en autonomie ».
 

 
 

Cordialement
 

Ane-Che

Pierre 20/04/2007 23:39

à louis
Tu vois, CHE est l'exemple typique des gens qui utilisent toutes sortes d'arguments pour salir le SE-Unsa. Moi, je suis syndiqué SE et je peux te dire que tout ce qu'a écrit CHE est faux. Mais relis les commentaires précédents et tu y trouveras un tas d'âneries. Pierrot, on dirait qu'il joue à se faire peur quand il se lance dans des énumérations qui n'ont aucun sens. Ces gens-là ne supportent pas que le SE ait signé le protocole. C'est un peu leur raison d'être qu'on leur a enlevée. Pour nous, l'essentiel est d'avancer même à petits pas. Dommage que tout le monde ne le comprenne pas. Le monde est ainsi, hélas.

Louis Godon 20/04/2007 23:32

@ CHE
Il me semble que tu vois la vie en noir... à moins que tu ne cherches à faire peur. Personne n'a parlé de confier la formation des PE2 aux directeurs. Où as-tu trouvé cette info ? Plus c'est gros, mieux ça passe... En réunion le mercredi, des triplettes sur le terrain, remplacement des maîtres formateurs... Eh, du calme, CHE... Tu veux affoler tous les directeurs qui croient encore en leur mission ? Tu veux qu'on se retrouve avec 6000, 7000 postes vacants ? Faut être sérieux quand on avance des arguments.
Allez, salut.

Jean 20/04/2007 23:09

Moi je suis sidéré. J'arrive sur ce site et j'apprends par des "anti-SNUipp" que mon syndicat défend aujourd'hui ce qu'il a brûlé il y a 10 mois ! Et on ne nous a rien dit ! Qui a décidé ce revirement inadmissible ? Franchement si l'info se vérifie, je vais me poser des questions. Je suis écoeuré. J'ai milité au SNI avant d'être au SNUipp et tout ça pour ça !

patrick LOUET 20/04/2007 18:49

@ alain
Je me trompe certainement, mais il me semble que l'octroi de décharges pour les 5 puis 4 classes était déjà une promesse ancienne de je ne sais plus quel gouvernement suite à je ne sais plus quelle négociation..
Et puis ce ne sont pas des décharges. C'est de la formation. C'est un stage filé de PE2 qui correspond aux impératifs de leur formation. Aujourd'hui, on n'en sent pas les conséquences (à part bien sûr le fait que la "décharge" ne compte que 30 semaines (temps de formation des PE ) et non 36. Mais on la sentira bientôt quand l'IUFM demandera (si elle ne le fait pas déjà) au directeur un bilan de stage ou une évaluation. Le dirlo deviendra alors de fait "maitre formateur" avec des obligations nouvelles (participer le mercredi aux évaluations des PE2 etc..
On pourrait même faire mieux.. Construire des triplettes de PE2 pour qu'ils puissent changer de cycle( c'est dans leur formation) durant ces stages filés. Ainsi.. On clot la formation continue (les PE sont remplaçants dans les écoles), on élimine les maitres formateurs qui ont des décharges et qui coutent chers. les dirlos sont là pour former les jeunes au plus proche du terrain.
Sans compter bien sûr les adéquations nécessaires du nombre de postes à proposer aux PE2 en fonction des promotions..
Pas assez d'écoles de 4 classes? pas de problèmes.. On les place dans les écoles de 5/6/7 classes et les dirlos y perdent 6 semaines de décharge.
Victoire!
CHE
 

georges 20/04/2007 18:39

"Et les décharges, tu les oublies ?"Je les oublie d'autant moins que, enseignantfaisantfonctiondedirecteur d'une école de 12 classes et demi-déchargé (seulement, tu me vois désolé de te le signaler!) je sais ce que vaut le temps de décharge...Point n'est besoin de faire appel aux collègues de 4 classes, je compte sur leur lucidité et leur liberté de jugement pour se faire une opinion. (Par parenthèses, ces temps de décharge ont été "piqués" où ?)Quant aux 30 deniers grâcieusement accordés par le Ministère, voilà bien longtemps qu'ils ont grossi la dotation de l'Unicef aux enfants nécessiteux : cette aumône aura au moins bénéficié à  quelqu'un....

Pierrot 20/04/2007 18:01

"Pour moi, y a pas photo !"
Zut, à te lire j'avais un large sourire...

Alors adieux aux belles idées?
Tout est donc à vendre et plutôt pour pas cher...



Alain 20/04/2007 18:01

@ Georges
D'accord... ça c'est facile ce que tu fais : tu en restes à la question des 30 €. Et les décharges, tu les oublies ? C'est un tout qui a été signé et obtenu. Les collègues de 4 classes apprécieront.

georges 20/04/2007 17:49

Alors là, bravo Alain ! je reconnais que tu es plus fort que moi et j'en reste sans voix :"Vous rapportez "combien" à l'ensemble des directeurs ? Qu'est-ce qui compte le plus pour les collègues : vos beaux discours ou les 30 € d'augmentation par mois de l'ISS ?"Le travail d'un syndicat n'est-il que de rapporter du pognon aux collègues ? Belle conception du syndicalisme ; je te la laisse car ce n'est pas la mienne. Si le "combat" pour un statut de directeur d'École se bornait à une histoire de (gros) sous, voilà bien longtemps que j'aurais déserté certains lieux...Je te laisse donc à ta cassette et à ton porte-feuilles, et à ton souci de les observer se gonfler à vue d'oeil grâce à la combativité de ce que tu appelles "un syndicat".

Alain 20/04/2007 17:23

@ Georges, Pierrot, Thierry, Antoine et les autres
Les amis, vous faites de bien beaux discours. Vous vous exprimez bien. On voit que vous en avez l'habitude. Mais, ça nous donne quelles "avancées" ? Vous rapportez "combien" à l'ensemble des directeurs ? Qu'est-ce qui compte le plus pour les collègues : vos beaux discours ou les 30 € d'augmentation par mois de l'ISS ? Qu'est-ce qui intéresse le plus les directeurs à 4 classes : vos grandes idées ou 1/4 de décharge ? 
Pour moi, y a pas photo !

Antoine Ruffenech 20/04/2007 17:15

Je partage l'avis de Thierry Fabre sur les syndicats. Leurs dirigeants nous disent que le syndicalisme va mal parce que les salariés sont devenus individualistes et ne comprennent plus le sens ou la nécessité d'oeuvrer pour le bien commun. Ils nous disent aussi que les jeunes sont égoïstes car ils se syndiquent uniquement pour des intérêts personnels : mouvement, stage, promotion... C'est probablement vrai.
MAIS, ne peut-on se demander pourquoi les salariés désertent en aussi grand nombre les syndicats ? Est-ce que ce ne serait pas justement parce que les syndicats fonctionnent mal ?
Dans le cas des syndicats enseignants, qui n'a jamais entendu cette réflexion : "Untel a trouvé une planque dans un syndicat..." ou "depuis qu'il a sa décharge syndicale, Untel est beaucoup moins au service de ses collègues... etc."
La signature du protocole a terni un peu plu encore l'image des syndicats. Le coup de grâce est survenu avec la consultation IFOP. Plus de 10000 collègues qui répondent, 93 % d'entre eux qui réclament un statut et s'opposent ainsi à tous les syndicats majoritaires, ça laisse des traces. Et ces traces seront durables !
On s'aperçoit tout à coup que loin d'être isolé dans son coin, ce sont les syndicats qui sont dans leur tour d'ivoire. On a confirmation de ce qu'on imaginait : ils sont complètement déconnectés de la réalité du terrain et pire encore, ils refusent de tenir compte de la volonté de la base. C'est insensé ! Inouï ! Incompréhensible ! Veulent-ils la mort du syndicalisme enseignant ? Pour le coup, ils sont plus antisyndicalistes que les collègues mis en cause dans certains commentaires ici ou sur le site du GDID.

thierry fabre 20/04/2007 16:44

Désolé, Anne-Sophie, pour le sobriquet; ce n'était pas bien méchant, mais totalement inutile... Plus sérieusement, il était un chouia abusif de ta part de déclarer que "tout le monde pouvait être d'accord" avec ta "vision" du SE. D'où ce bien mauvais jeu de mot sur le sophisme... Pour te répondre, je peux te confirmer que bon nombre de nos membres, mais pas mal d'autres collègues nous ont signalé avoir quitté le SE suite à la signature du protocole. S'il avait fallu remplir notre pauvre bouteille de leurs seuls messages, ce serait une dizaine de numéros spéciaux qu'il aurait fallu y consacrer. Combien cela représente-t-il ? Je l'ignore, on n'en a pas tenu décompte... Pourquoi ? Parce que l'on s'en tamponne... Le nombre d'adhérents du SE ne concerne que lui, savoir si le nombre d'arrivants dépasse ou non le nombre de départs n'a guère d'intérêt que pour les seuls responsables de ce syndicat. Mais, au-delà, tout dans ton propos apporte de l'eau à notre moulin, ne serait-ce que par ta vision des rapports avec les dirlos passés uniquement au crible de l'interne à ton syndicat ! - Vous n'êtes pas "moins nombreux à vos réunions"... Très bien, mais simple question: combien de dirlos présents à ces réunions pour combien de dirlos dans ton département ? - "les collègues directeurs présents ne se plaignent pas de ces avancées "... Les militants du SE-UNSA sont contents des choix du SE-UNSA. Super, et les autres ? Quand les a-t-on consultés sur le sujet ? Tout en interne... Jamais le moindre questionnement sur ce que pensent les dirlos, dans leur ensemble, jamais la moindre recherche de l'avis collectif. Il me semblait qu'u syndicat avait vocation à défendre l'ensemble des salariés, pas à exprimer les choix restreints d'une minorité... Mais je me trompe sans doute. Ceci dit, on doit être nombreux à faire la même erreur, et, entêtement de première, à y persister. Ne serait-ce que parce que le GDID est la seule structure, depuis Ferry (Jules) à avoir demandé leur avis aux collègues. Plus de 10 000 d'entre eux se sont clairement exprimés et leurs positions sont à des années-lumières de celles défendues par le SE et par les autres principaux syndicats Que faire vis-à-vis de ces revendications ? - Les prendre en compte, entamer le débat, prendre l'initiative courageuse d'en finir avec les veux tabous et d'aller vers les collègues. Ce serait le choix de la démocratie, du dialogue, de l'écoute. Choix qui donnerait une toute autre vigueur au syndicalisme enseignant... - Les ignorer, nier ces attentes, les refuser, c'est un autre choix, celui du despotisme "éclairé", celui de prétendre savoir plus et mieux, en tant que militant minoritaires, que la majorité des collègues. Choix qui amène chaque jour un peu plus le syndicalisme enseignant dans un mur. Il ne faut pas oublier que le syndicalisme enseignant, c'est tout au plus 10 % des collègues. Si bon nombre de collègues syndiqués font preuve, au quotidien, de leur utilité dans la défense des collègues, cela ne leur donne pas le droit d'oublier qu'il y a un autre monde, au-delà de leurs cercles bien fermés. Autre monde dangereux, ou l'on "débusque" des individus peu fréquentables, où l'on y perd ses confortables certitudes, où l'on pourrait même en être amené à revoir les bon vieux dogmes, mais où l'on pourrait y redonner sens et vigueur au syndicalisme... Alors, on va à l'écoute des collègues ou l'on se recroqueville dans sa citadelle assiégée ? Thierry fabre

Anne-Sophie 20/04/2007 15:45

@ Thierry Fabre
Merci pour le sobriquet. On ne me l'avait pas encore fait le coup du "Anne-Sophisme".
Plus sérieusement, tu écris "Bon nombre de collègues ont renvoyé en confettis leur carte du SE-UNSA au moment de la signature du protocole".
Je ne sais pas d'où tu tiens cette info. La question a été souvent posée en réunion. A chaque fois, même réponse : "c'est une rumeur créée de toutes pièces par nos détracteurs". On nous assure que le nombre de nouveaux adhérents (suite à la signature du protocole) a largement compensé les quelques départs volontaires. Voilà ce que j'en sais. Ce que je vois c'est qu'on n'est pas moins nombreux lorsqu'on se réunit. Et les collègues directeurs présents ne se plaignent pas comme tu le fais des avancées obtenues. Tout au plus disent-ils qu'il faut continuer sur cette voie pour obtenir toujours un peu plus. La 2ème fournée de 15 € n'est pas arrivée par le bon vouloir de Robien. C'est le suivi du protocole qui l'a permis. Je comprends ceux qui ricanent comme tu le fais : "se gargariser en la matière des (slogan classique) "grandes avancées" en la matière n'est que manière risible d'oublier que: - rien n'est résolu sur la question de la direction d'école". Je crois qu'un peu à la fois on avance. Si on suivait les jusqu'auboutistes (dont tu fais partie), à l'heure qu'il est, on n'aurait toujours rien. Ah si... nos yeux pour pleurer !

thierry fabre 20/04/2007 15:12

Anne Sophie ou Anne-Sophisme ? il me semble que tu as la conclusion hasardeuse. Bon nombre de collègues ont renvoyé en confettis leur carte du SE-UNSA au moment de la signature du protocole, et rien depuis n'a pu infirmer ce choix. Le fait que le SNUipp se mette maintenant à défendre les EVS qu'il a auparavant blamé ne change rien aux simples faits: contrairement aux aides-éducateurs, les EVS ne sont ni plus ni moins que les CPE de l'Education Nationale. Contrats de 10 mois, non renouvellables, aucune formation, aucun débouché. Que le SE ait signé ceci est son problème, que le SNUipp "évolue" sur le sujet est assez rigolo, mais ne contribue en rien à masquer l'essentiel: l'écart entre les demandes des collègues et l'image amoindrie, déformée, que leur renvoie ceux qui sont censés les représenter Et se gargariser en la matière des (slogan classique) "grandes avancées" en la matière n'est que manière risible d'oublier que: - rien n'est résolu sur la question de la direction d'école - les demandes des collègues pour une reconnaissance de leur métier ne sont toujours pas entendues - les "avancées" en question se limitent à un vademecum plutôt risible ( http://eduscol.education.fr/D0028/vademecum.htm ), de simili-décharges pour les 4 classes payées par les PE2 et les dirlos de 5, 6 classes et plus, sans oublier les 2 fois 15 euros d'ayugmentations. 30 Euros, mazette ! Cela me fait penser à un quidam qui s'est vendu pour 30 deniers...Ca ne lui a pas porté chance... - Au-delà, pourriez-vous comprendre, chers collègues militants acharnés de ce rêve qui bouge (Pierrot ?) que vos bisbilles entre SE et SNUipp nous indifférent totalement et que ce qui nous semblerait plutôt mieux serait que l'un ou l'autre de ces syndicats se décide enfin à prendre avis des collègues, non des militants, des demandes des dirlos, non de leurs propres blocages idéologiques, de ce que veulent les directrices te directeurs d'école, non de ce que certains cénacles bien fermés ont décidé de ce qui serait bon pour nous... Après tout, le rôle premier d'un syndicat, c'est bien de défendre les demandes des collègues, non ? C'est tout ce que l'on espère... Thierry fabre

georges 20/04/2007 14:54

Rêvè-je ?"c'est le SE qui avait vu juste."C'est ton avis et je le respecte tout à fait ! De là à conclure et voir :"ses adversaires se rallier à ses choix.", c'est ta VISION des choses (à moins que tu n'aies pas lu les courriers qui précèdent le tien !!!)Si ça ne s'appelle pas de la confusion, qu'est-ce que c'est ?

Anne-Sophie 20/04/2007 14:42

Voilà au moins un point sur lequel nous pouvons tous tomber d'accord, que l'on soit non syndiqué, syndiqué au SNuipp ou au SE-Unsa, tenant des "directeurs en lutte" ou membres du GDID, oui on arrive tous à la même conclusion : c'est le SE qui avait vu juste.
Le SE a signé, seul contre tous. Avec courage et détermination, il a affronté un véritable déferlement de quolibets, mots acerbes, critiques tous azimuts pour finalement voir petit à petit tous ses adversaires se rallier à ses choix. Désolée, mais si ça ne s'appelle pas de la vision, qu'est-ce que c'est ?

Yves Drouet 20/04/2007 14:02

@ Béatrice et Alain
N'êtes-vous pas en train tout simplement d'appliquer la tactique utilisée par vos syndicats : détourner l'attention des vrais problèmes ?
Les 2 derniers articles de ce site sont sans ambiguité : ils dénoncent le revirement incompréhensible du SNUipp-FSU au sujet des EVS.
Au lieu de polémiquer sur la liberté ou non de pouvoir s'exprimer librement sur le forum du GDID, usez de celle qui vous est offerte sur ce site pour nous expliquer, si vous les connaissez, les raisons qui ont poussé ce syndicat à retourner sa veste. Je sais bien qu'on est en période électorale mais quand même...

Pierrot 20/04/2007 13:34

S@lut Alain,

Est-ce bien l'endroit pour critiquer le forum de dirlo.org?
>dans ce forum, l'espace réservé au GDiD fera l\'objet d\\\'une étude attentive lors de l\\\'assemblée générale du GDiD... Ouverte à tous.

En attendant, jouer les "vierges effarouchées\" devant à la façon dont on est reçu dans cet espace quand on y "apporterait" des sonorités différentes est de l'ordre de la boutade.

En 3 ans un seul viré... Un "Alain"... Et certainement pas pour "idées non-conformes". (tu dois savoir les responsabilités de ceux qui accueillent des forums)

Une dernière chose, ce n'et pas parce que l'on fréquente régulièrement un site, aussi convivial soit-il, que l'on y est chez soi.

Quand on utilise un outil que d'autres ont mis à disposition, on fait un effort pour en accepter certaines contraintes de formes.
(et puis, quel bel endroit pour tester ses convictions)
Je comprendrais tes critiques si elles s'appliquaient sur le fond, mais ce n'est pas le cas.

PS. T.Fabre, le manitou, est en relation quasi permanente avec les syndicats, qui, c'est vrai, n'ont pas encore trouvé la main tendue, mais qui ne perdent pas le contact.


thierry fabre 20/04/2007 13:28

A Béatrice: (très gentiment, et sans la moindre acrimonie) je ne vois pas trop ce qui t'autorise à débiner ainsi des collègues, au simple prétexte qu'ils pensent autrement que toi... Il en va ainsi de tes remarques un tantinet méprisantes sur la réalité des engagements syndicaux des membres du GDID. En ce qui me concerne, j'ai milité aux CAL, lorsque j'étais lycéen, à la CGT, animateur social, à l'Unef, étudiant, au SNI-PEGC (de mon entrée à l'EN jusqu'au maîtres-directeurs), au SE-UNSA (jusqu'à la signature du protocole). "Carte de visite" qui n'a aucun intérêt, n'intéresse que moi et ne me donne aucun titre de gloire. Simples choix personnels, mais qui me permettent de te signaler, sans la moindre acrimonie, et très gentiment, que je ne vois pas trop quelles leçons tu serais habilitée à me donner en la matière... Le Moi étant haissable, il faut te signaler aussi que, dans la poignée de collègues qui ont crée le GDID, la quasi totalité était syndiquée au SNUipp, SE-UNSA ou au SGEN... Faudrait quand même m'expliquer en quoi un engagement syndical devrait devenir un totalitarisme tel qu'il empêche tout engagement associatif... A Alain: - tu cibles de tes remarques la charte mise en place. Elle signifie tout simplement que l'on grandit, mon collègue, et que l'on se retrouve à gérer des problèmes bien différents de ceux de nos débuts. Il se trouve que, sur un site, le ouaibeumaistre se trouve responsable des propos qui y sont tenus, y compris et surtout dans le cadre d'un forum. Responsabilité qui s'exerce jusqu'au pénal; rien donc de plus normal que l'on mette en place une charte définissant clairement les propos admissibles et ceux qui ne le sont pas. Au passage, des forums comme ceux de Cartables ou d'EDP (enseignants du primaire) fonctionnent depuis des années avec une charte similaire sans que je t'ai jamais vu y protester. Tu as les indignations bien sélectives, mon collègue... - quand aux délires sémantiques, mais somme toute révélateurs sur ton "grand chef " et autres "manitous", ils ne font que démontrer ta conception du monde, articulée sur des "chefs" et sur une masse bien moutonnière. Ce qui revient quelque part à prendre les collègues pour des billes. C'est quand même sacrément mépriser les dirlos de ce doux pays que de les croire capables de céder ainsi au chant des sirènes d'un lointain marseillais. Désolé en cela de te contredire, mais je pense que, instits ou dirlos, nos collègues sont assez grands pour penser tout seuls. Mais peut-être est-ce cela qui te désole ? Il est donc une solution immédiate, efficace et qui démontrerait les capacités syndicales à admettre et promouvoir débat. Ce serait que chaque syndicat enseignant, du plus petit au plus grand, ouvre sur son site de semblables forums. Après tout, c'est bien mignon d'aller débiner ceux des autres, encore faudrait-il montrer semblable capacité à débattre... D'une lointaine Marseille ensommeillée de ses vacances... Thierry Fabre

georges 20/04/2007 12:50

@ Alain...Décidément, nous n'avons pas la même façon de lire les textes (ou de les faire passer par un certain filtre réducteur....)Essaie de retrouver les textes dont tu parles j'en serai ravi. Je ne parlerai pas à la place de T. Fabre, il est assez grand pour le faire tout seul ; mais écrire  (je te cite) : "J'ai en souvenir plusieurs interventions (j'ai oublié les noms) de collègues qui souhaitaient une mise en veille des critiques du GDID pour favoriser une union syndicale. Qu'est-ce qu'ils ont pris, les pauvres ! Fabre leur a taillé un costard sur mesure." est plus que trompeur et ce à plusieurs titres :- le GDID n'étant pas un syndicat mais une association parler d"union syndicale" est une erreur ;- Ton propos laisse de côté les démarches entreprises par le GDID, et ce même souvent par des collègues dans les départements, pour "tendre la main" aux syndicats : à ce jour, c'est demeuré lettre morte ! Pour plus de précisions, je te renvoie ainsi que les lecteurs aux numéros de "la bouteille à l'encre" qui se trouvent sur le site...Quant à ta remarque :"Et comme tout le monde le considère comme le grand manitou qui a toujours raison et qu'il ne faut pas contrarier, tous les autres membres sont allés dans le même sens.", elle est vraiment plus que comique : les intervenants du forum du GDID n'ont pas besoin de gourou, de maître à penser, ou de grand chef qui les infantilise et leur fasse des remontrances pour savoir ce qu'ils ont à écrire, à penser ; la réalité du terrain qu'ils vivent quotidiennement leur suffit et si l'un d'entre eux souhaite dire "m...." au "grand manitou" il n'a nullement à craindre les foudres de qui que ce soit ou demander au préalable l'imprimatur de quelqu'un...Pour la recherche d'un troupeau de moutons, il faudra que tu trouves mieux ; à moins que ne soit la façon dont tu considères les collègues...

Alain 20/04/2007 11:36

@ Georges
Tu cites la charte (convivialité, échanges, entraide...). Tout ça c'est bien gentil mais le fait est qu'on ne peut pas s'exprimer librement sur le forum sans être taxé de troll.
J'ai en souvenir plusieurs interventions (j'ai oublié les noms) de collègues qui souhaitaient une mise en veille des critiques du GDID pour favoriser une union syndicale. Qu'est-ce qu'ils ont pris, les pauvres ! Fabre leur a taillé un costard sur mesure. Et comme tout le monde le considère comme le grand manitou qui a toujours raison et qu'il ne faut pas contrarier, tous les autres membres sont allés dans le même sens. Même chose pour le collègue qui disait qu'il ne fallait pas de statut pour les directeurs. On ne l'a plus revu. Catalogué TROLL et viré !
Je reconnais que pour l'instant on a encore ici un espace de liberté. Jusqu'à quand ?

Patricia 20/04/2007 11:26

Oui Rodolphe est "gentil" avec la presse syndicale. Moi je dirais qu'on nous prend pour des imbéciles. On nous demande de ne pas embaucher d'EVS, on suit la consigne et quelques mois plus tard, au moment où le dispositif s'éteint, on va nous demander de lutter pour exiger son maintien ! Ils se fichent du monde ! A quel jeu jouent-ils ?
Et les critiquer comme le font les "directeurs en lutte" ou les membres du GDID, ce serait de l'antisyndicalisme ?
Continuez ! On a besoin de fraîcheur et de "parler vrai" ! Merci.
Patricia, une fidèle lectrice. 

Rodolphe Bertier 20/04/2007 11:18

A Béatrice :
Je viens tous les jours faire un tour sur ce site. Je suis même déçu quand il n'y a rien de nouveau. Je consulte aussi tous les jours le site du GDID. Je ne vois rien qui laisse penser que ce sont des sites antisyndicaux.
Dis-toi que ce sont des analyses et que toute analyse est forcément subjective. Mais y a-t-il moins de subjectivité dans la presse syndicale ? Ce serait plutôt le contraire, tu ne penses pas ? Et encore en le disant comme ça, je suis gentil...
Ce que j'apprécie sur ce site, c'est le fait que les analyses s'appuient toujours sur des citations qu'on peut vérifier puisqu'on les retrouve dans les revues syndicales. Même chose sur le forum du GDID. Bien sûr, comme les interventions sont plus courtes sur le forum et qu'elles s'enchaînent les unes après les autres, si tu ne suis pas tout le fil de la rubrique, tu peux tomber, à un moment donné, sur une réaction épidermique. En fait, elle est la suite à ce qui a été écrit précédemment. Mais, vérifie et tu verras qu'il n'y a pas d'antisyndicalisme gratuit.
 
 

Pierrot 20/04/2007 10:33

Quelles contre-vérités chère Béatrice?
C'est quand même marrant cette arrogance, le fait d'appartenir à un syndicat vous dédouane de toutes tentatives d'argumentations, le péremptoire est votre règle?
Si tu penses que j'ai dit des "mensonges" cite-les.
>sur la position historique des dirlos dans les écoles?
>sur le fait que plutôt que d'organiser la contradidtion les syndicats se divisent et créer, par la multiplication des "chapelle"?
>qu'un statut n'a rien de hiérarchique à priori?
>que les dirlos, dans leur grande majorité demande de la reconnaissance?
>que le protocole n'est en rien une réponse à l'attente et à 7 ans de grève?
>que le rapport de la MGEN sur l'état des dirlos est passé à la trappe?
>Sur le fonctionnement interne du SNU ou du SE?

Et, côté militantisme, bien qu'on apprenne à tout âge, je n'ai pas beaucoup de leçon à recevoir... D'ailleurs, malgré les déceptions, je reste un militant.

On peut me reprocher mes positions, être en total désaccord, mais il est falacieux me faire "anti-syndical (connaîs-tu seulement la signification de ce mot?).

OUI, je suis très critique envers l'action syndicale et les positions des syndicats majoritaires sur la questions des dirlos et je le dis...

Et, à lire la presse syndicale, je crois que l'on n'a pas encore tout entendu.

georges 20/04/2007 09:35

Bonjour Béatrice !Afin de se faire une idée de la réalité des choses, il est toujours bon d'aller y voir par soi-même ! Concernant la Charte du GDID, ce qu'Alain appelle un "barrage", voici le début du texte : "Charte générale du Forum A lire absolument avant de poster un message Le forum de Dirlo.org - GDID est un lieu d’entraide et d’échange qui se doit rester convivial. Le maintient d’une bonne ambiance passe par le respect de quelques règles élémentaires de savoir vivre et de respect d’autrui. Avant de poster un message sur le forum, nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance de la charte ci-dessous. "Je ne saurais trop te conseiller d'aller en prendre connaissance en toute liberté de jugement, sans a priori, lucidement.Après cette lecture, libre à toi de te faire ta propre idée...Quant à l'accusation de l'antisyndicalisme de ce site et de celui du GDID, c'est un lieu commun assez éculé et galvaudé ; la liberté démocratique que je sache est encore en vigueur dans notre République et la liberté de penser une valeur essentielle, sauf à penser que l'on est au-dessus de toute critique ce qui, tant en ce qui concerne les personnes que les institutions me paraîtune opinion plus que dangereuse...Cordialement.

Lucie G. (Montauban) 20/04/2007 09:13

Au moment de la mise en place des aides-éducateurs ( on pourrait d'ailleurs rapppeler le contexte politique de l'époque ... ), je m'étais clairement prononcée contre cette mesure et en avais part au SNUipp dans lequel je militais. Quand je leur demandais de prendre position , les responsables syndicaux restaient très évasifs, et pour cause ! Je devins ainsi la risée du groupe et celle qui " avait des problèmes" avec les aides-éducateurs. Quelques années plus tard, ce que je craignais, comme beaucoup d'autres, se produit: on banalise et on défend aujourd'hui ce qu'on aurait dû hier combattre...
Vous comprendrez que je ne suis plus syndiquée.
Par contre, je vous lis toujours avec plaisir et attention. Surtout, ne changez rien !

Alain 20/04/2007 09:08

Bonjour Béatrice
Il y a pire. Tu ne peux plus t'exprimer en liberté sur le forum du gdid. Terminé ! Ils ont établi un barrage (une charte, disent-ils pompeusement...). Dès que tu interviens pour les contredire, on te taxe de "troll". et tu es rejeté !
Après ça, "Randonneur de leçons" peut fanfaronner...

Béatrice Joye 20/04/2007 08:54

A croire qu'il y a une véritable collusion antisyndicale entre ce site et le forum du Gdid !
A lire les contre-vérités de Pierrot-du-Gdid dont les commentaires suite à l'article précédent sont une tirade anti, anti, anti syndicats... Et il nous assure qu'il a milité dans un syndicat !!! On aura tout entendu !!!

Hervé 19/04/2007 23:42

Vous pensez qu'ils seraient assez vicieux pour nous mener en bateau avec les EVS ?