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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 16:43

Neuf mois après avoir vilipendé le protocole signé par le seul SE-Unsa, le SNUipp se déclare maintenant un inconditionnel de la mesure phare : l'emploi d'EVS comme aide administrative du directeur.

Le SNUipp n'avait pas de mots assez durs pour disqualifier cette mesure : personnel précaire, non formé, dont le seul but est de faire baisser le chômage et qui sera une charge pour le directeur...

 

Nous avons retrouvé la diatribe lancée par le SNUipp juste apès la signature du protocole...

 

Recrutements de contrats aidés (EVS)

1er juin 2006   -        Le SNUipp 06 appelle au boycott.

La circulaire de l'IA qui est arrivée dans les écoles invite les équipes à demander un Emploi Vie Scolaire, sous la forme de "contrats d'avenir" (CAV), qui se verra confier les fonctions d'assistance administrative au directeur et, éventuellement, d'aide à la scolarisation d'élèves handicapés. "Cette circulaire précise aussi que les directeurs se verront associés au recrutement des "contrats aidés".

Nouvelle "conséquence" de la signature du protocole d'accord sur la direction d'école, signé par le seul Se-Unsa...  

Transformer les directeurs d'école en agents recruteurs de personnels à statut précaire ne relève en aucun cas d'une quelconque "revalorisation" des fonctions de direction mais vise plutôt à en faire des acteurs de l'accélération de la précarité du travail. A l'heure où les mobilisations collectives viennent de faire reculer le gouvernement sur son projet de CPE, comment pourrait-on accepter l'arrivée massive dans les écoles de personnels précaires, d'autant qu'aucune perspective d'embauche ni de formation, n'est même envisagée ? Rappelons que le SNUipp-FSU a toujours revendiqué des créations de postes statutaires pour le secrétariat, les BCD, l'accompagnement des enfants porteurs de handicaps...

Si le manque de moyens aussi bien pour la direction d'école que sur l'accueil des enfants en situation de handicap est une fois de plus pointé par le Ministère, celui-ci cependant n'apporte pas les réponses adéquates en proposant une fois de plus de recruter un personnel aussi précaire et non formé. Le SNUipp ne peut cautionner un tel dispositif.

 

L'école n'a pas pour vocation de contribuer à faire baisser artificiellement le taux de chômage par des illusions d'emplois qui seront d'abord une charge supplémentaire pour les directeur.

La lutte victorieuse contre la CPE vient à peine de se terminer. Il serait incohérent de laisser la précarité de l'emploi se frayer un chemin par des voies détournées et encore plus incohérent d'y prendre part.

Outre le renforcement de la précarité, cette circulaire pose de nombreux problèmes :

  • Seul l'avis du directeur est demandé. Nous rappelons que pour nous, ce sont les conseils des maîtres qui garantissent la prise en compte de l'avis de l'ensemble de la profession. Il est donc primordial que ceux-ci puissent discuter de cette question et écrivent une motion expliquant le refus de la précarité et rappelant les besoins de l'école.
     
  • Les équipes se retrouvent face à un choix difficile alors que c'est à l'administration de prendre ses responsabilités quant au recrutement des personnels.
      
  • Aucune instance paritaire n'a pu discuter de la mise en place de ce dispositif et donc exiger un recrutement transparent et équitable.

Nous considérons que l'annonce de recrutement par les EPLE de 50 000 EVS pour le premier degré, sans aucune négociation préalable, constitue une nouvelle provocation inacceptable. Nous avons souligné, à plusieurs reprises, les importants risques juridiques que représente cette responsabilité et déploré qu'aucun moyen n'ait été dégagé pour parvenir à des solutions beaucoup plus efficaces et neutres.

 

Le SNUipp-FSU 06 appelle donc les collègues et les directeurs à ne pas être demandeurs d'EVS et donc, à ne pas participer au recrutement ou au licenciement de ces personnes.

 

Quelques mois plus tard, le SNuipp faisait le point sur la mise en place des EVS dans les écoles. Il se montrait très critique.

"Les démissions restent également nombreuses, par exemple le département de Paris a enregistré 52 démissions d'EVS en contrat d'aide à l'emploi entre le 5 octobre et le 24 novembre pour un total de 115 postes.

Plus aucun emploi de vie scolaire ne sera en fonction fin juin 2007. Pas d'engagement ministeriel au-dela du 30 juin 2007. Tous les contrats d'emploi de vie scolaire (EVS) prendront fin au 1er juillet 2007".

 

Que s'est-il passé depuis ? Le SNUipp s'est intéressé aux personnels précaires qui s'étaient portés volontaires pour ces postes. Des recrues faciles pour gonfler les effectifs du syndicat.

Et chemin faisant, la mesure a trouvé grâce aux yeux du SNUipp. Bien sûr en y mettant les formes, en dénonçant la précarité des emplois... mais en fermant les yeux sur les autres critiques argumentées de juin 2006 : Oubliée l'absence de formation... Oubliée la charge supplémentaire pour le directeur... Oublié le camouflage des chiffres du chômage...

 

Et c'est ainsi que le SNUipp peut faire sienne la maxime : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".

 

 

11 avril 2007   -        Le SNUipp 59 demande le maintien du dispositif.

 

Les EVS "direction" mobilisés

Les Aides administratives à la direction d'école (EVS) du bassin de Douai se sont réunies le mercredi 11 avril pour évoquer leur avenir. Les responsables du SNUipp-FSU du secteur ont été conviés pour décliner la position des organisations syndicales non signataires du protocole sur la direction d'école.

 

 

A ce jour, aucune certitude ni aucune information ne peuvent renseigner sur ce qu'il adviendra d'un dispositif qui avait été mis en oeuvre pour permettre au gouvernement d'annoncer la baisse du chômage, tout en apportant une pseudo réponse aux revendications des écoles sur le dossier de la direction.

De l'avis général, la pertinence de ces emplois n'est plus à prouver aussi bien du côté des EVS que de celui des personnels chargés de direction qui réclament, de façon quasi unanime, le maintien du dispositif et même sa pérennisation par la création d'un CDI.

Un cahier de doléances est en cours de rédaction par une délégation des personnes présentes, il sera transmis aux écoles dès sa finalisation. D'ores et déjà, la décision de s'adresser à tous les EVS du département a été prise. Des collectifs existent déjà dans les autres départements : le SNUipp-FSU met ses moyens de diffusion à la disposition des EVS pour créer les liens nécessaires sur tout le territoire.

Le SNUipp-FSU Nord demande à tous les collègues chargés de Direction de transmettre cette information à la personne qui a été recrutée sur l'emploi administratif de leur école.

Les EVS demandent le soutien de toute la profession pour que leurs revendications soient entendues. Il est urgent d'agir !"

 

Le SNUipp, on s'en souvient, était à deux doigts de signer le protocole avant d'y renoncer face à la bronca des directeurs. Regrette-t-il d'avoir laissé le SE-Unsa apparaître comme le seul syndicat à apporter des "avancées à engranger" ?

Il est amusant de lire que de "l'avis général, la pertinence de ces emplois n'est plus à prouver aussi bien du côté des EVS que de celui des personnels chargés de direction qui réclament, de façon quasi unanime, le maintien du dispositif...".

Quand ça l'arrange, le SNUipp associe à sa décision l'avis des directeurs, sans le leur avoir sollicité, bien entendu... Est-il certain de ce qu'il avance ? A-t-il consulté les "personnels chargés de direction" ? Qu'il nous permette de lui rappeler la consultation Ifop organisée par le GDID... 

Quelle sera la prochaine étape des changements opérés par les dirigeants du SNUipp ? L'approbation des autres mesurettes contenues dans le protocole ? Possible sinon probable.

Et comme ce ne sont pas des imbéciles, ils peuvent encore changer d'avis sur d'autres sujets concernant la direction d'école...

Qui sait si, prochainement, ils ne se prononceront pas pour le projet de statut de directeur élaboré par nos amis du GDID ?

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

thierry fabre 21/04/2007 00:34

A Olivier,
ton point de vue serait parfaitement justifié si le GDID était un syndicat...
Ce n'est pas le cas et nous ne sommes qu'une simple association professionnelle de dirlos, ce qui n'empêche donc en rien d'être par ailleurs syndiqué. Il y a ainsi, au GDID, des collègues syndiqués à l'ensemble des syndicats existants de SUD jusqu'au SNE, collègues qui y côtoient d'autres dirlos non-syndiqués: une richesse qui fait notre force et notre capacité de débat...
ceci n'est pas d'ailleurs notre seul fait: il existe bien des collègues travaillant en maternelle, syndiqués et par ailleurs membres de l'AGEEM, des psys scols membres de l'AFPS et syndiqués par ailleurs, etc... etc... Rien ne sert d'opposer arbitrairement syndicalisme et associatif, ce sont deux modes d'expression collective qui gagnent à être associés
Thierry Fabre

Pierrot 19/04/2007 21:57

Sauf que beaucoup de collègues dirlos sont POUR un statut sans pour autant vouloir renier l'ensemble de leur engagement syndical.
Le fait que le GDiD soit une association 1901 limite les éventuelles contradictions.

Un petit conseil qui va nous faire revenir au fil initial:
"Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
-Prends quelques précautions avant d'affirmer que les syndicats (SE ou SNUipp) sont "contre" un statut du dirlo.

On a vu plus haut combien tout cela est plutôt "capricieux"...

Olivier Hourquin 19/04/2007 21:44

@ Pierrot
Il ne me semble pas honnête d'adhérer au GDID si on est syndiqué (je parle essentiellement du SE et du SNUipp) car il faut rester cohérent avec ses idées. Soit on est favorable à un statut (je respecte ce chois même si je ne le partage pas) et on adhère au GDID. Soit on y est hostile et on n'y va pas.
Faut pas manger à tous les rateliers. Faut assumer ses idées et ne pas tromper les collègues. Pour moi, une adhésion vaut engagement et je n'ai pas envie de la galvauder.

Pierrot 19/04/2007 20:04

"Si la profession était davantage syndiquée, ça irait mieux ! Il est là, le problème."
faut dire que c'est assez difficile de choisir, l'offre est imposante!

13 syndicats dans le 1°, ne serait-il pas là le problème?

Pierrot 19/04/2007 20:00

S@lut Olivier.

Et oui, j''ai milité pas mal ... et je connais bien les discussions en "section" et les "mandats\" au national.

Mais là n'est pas la question, lis bien, tranquillement, et tu verras que je trouve tout à fait normal que le militant se réjouisse... Et j'ai dit que le fonctionnement ne regarde que les adhérents.


J'ai parlé de "syndicalisme par procuration" pour répondre à un post (trop "rapide") de Gérard qui nous conseillait d'arrêter de réfléchir puisque des milliers de syndiqués le fond si bien pour nous.
Mais, l'organisation pyramidale, le paternalisme ambiant et l'agitation permanente du chiffon rouge me font plus penser à de la procuration( une prise d'assurance) qu'à de l'engagement ou de la participation.

Je vais en profiter pour dire qu'il n'y a pas de contradiction à être syndiqué et membre du GDiD. C'est le cas de beaucoup d'entre nous!

Hubert 19/04/2007 19:53

Si la profession était davantage syndiquée, ça irait mieux ! Il est là, le problème.

Lydie 19/04/2007 18:56

Qu'on commence par remplacer ces syndicats qui ont démontré leur incapacité à jouer leur rôle de défense de la profession !
Je crois que tout découle de là !
J'ai longtemps été syndiquée (au SNI-PEGC) mais trop c'est trop, je ne les supporte plus !

Olivier Hourquin 19/04/2007 18:42

@ Pierrot
Je me permets d'apporter une petite précision au sujet du fonctionnement des syndicats.
C’est ta conception du syndicalisme, la « procuration », on ne s’occupe pas de réfléchir d’autres l’ont fait pour nous ?
Je doute que tu aies milité dans un syndicat sinon tu saurais qu'il y a des contributions mises à la discussion dans les sections locales, départementales et si elles sont adoptées, elles sont encore examinées puis adoptées définitivement. C'est une démocratie interne que connaissent bien les adhérents qui prennent la peine de participer aux diverses réunions auxquelles chacun est invité.
Evidemment, si tu n'es pas syndiqué, comment veux-tu donner ton avis ? Il faut bien une organisation pour éviter l'anarchie.
Il est évident qu'on ne peut pas toujours rencontrer l'unanimité sur tous les sujets mais c'est la règle majoritaire qui prévaut. 
Donc, si tu veux donner ton avis, bienvenue au club. Tu y seras le bienvenu.

Pierrot 19/04/2007 17:57

(Tu as 12 classes. Tu t'imagines arriver en septembre prochain dans ton école et dire à tes collègues : "voilà, maintenant, je suis directeur, j'ai un statut, c'est moi le chef...". Bonjour l'ambiance !)

Je suis très surpris par ce genre d’argument.
Dois-je réellement te rappeler qu’un statut n’est rien d’autre qu’un ensemble de textes définissant une fonction.
•le statut des PE (cadre A) n’a jamais instauré une hiérarchie avec les instits (cadre B)
•le statut des profs de gym ne les place pas au-dessus des autres profs.
•les ATSEM ne sont jamais devenues les chefs des agents d’entretien
…
Par contre :
« Voilà, je suis directeur, j’ai enfin un statut » et de nature à rassurer, tout le monde. Car chacun saura à partir de quoi se positionner.

On te l’a fait remarquer plus haut, tu confonds allègrement chef de service et supérieur hiérarchique, et pour bien nous tenir la tête au fond du trou, tu manipules notre histoire :
Reconnaître le dirlo dans sa fonction actuelle, c’est justement affirmer l’histoire de l’école et son rôle essentiel dans le maillage social.

 

Enfin, je te trouve plutôt léger quand tu dis :
(Tout cela, les syndicats (et pas uniquement le mien) y ont réfléchi. Par milliers, par dizaines de milliers, les instits ont réfléchi à ce problème. Avec toujours la même réponse : toucher à une pièce du puzzle, c'est prendre le risque de tout démolir. Et la pièce du puzzle, dans le cas qui nous intéresse, c'est le statut du directeur.)
•C’est ta conception du syndicalisme, la « procuration », on ne s’occupe pas de réfléchir d’autres l’ont fait pour nous ?

•LA pièce du puzzle à surtout ne pas toucher c’est le dirlo, sinon l’école change de visage, elle ne sera plus cette école que nos anciens ont bâtie :
•l’abandon des écoles normales et les IUFM
•le concours à bac +3 ou mère de 3 minots
•l’instit devenu PE et qui n’est plus logé dans l’école
•les regroupements
Tout cela, et bien d’autres choses, ne sont pas de nature à bouleverser les traditions scolaires ?
Je ne suis pas passéiste, il est normal que l’école change dans une société en mouvement perpétuel, c’est pour montrer que l’on aborde la question des dirlos que sous l’angle des chiffons rouges.

georges 19/04/2007 14:33

Bonjour Gérard !Tu écris :"Tu as 12 classes. Tu t'imagines arriver en septembre prochain dans ton école et dire à tes collègues : "voilà, maintenant, je suis directeur, j'ai un statut, c'est moi le chef...".Je pensais qu'il était possible de communiquer et de raisonner sur un sujet comme le statut des directeurs avec toi ou d'autres ; devant l'inanité de ce genre de propos, de remarques, le simplisme de ce que tu écris, je reste confondu, étonné et ébahi !Décidément, réduire le souhait d'un statut à cela, c'est soit ne rien comprendre, soit volontairement induire en erreur les collègues lecteurs, soit faire preuve de bêtise !Je souhaite pour ma part que ce soit la première solution qui  l'emporte...Le collègue ci-dessus("deleted") a un peu plus de lucidité et de courage qui consiste à penser des réalités et non à les cacher derrière des arguments décidément bien éculés...Très sincèrement désolé...

Gérard 19/04/2007 13:52

Bonjour Georges
Tu as 12 classes. Tu t'imagines arriver en septembre prochain dans ton école et dire à tes collègues : "voilà, maintenant, je suis directeur, j'ai un statut, c'est moi le chef...". Bonjour l'ambiance !
La tradition de l'école primaire, tu ne crois pas qu'il est capital de la préserver ? La culture de l'école sans chef, ne me dis pas que ça n'existe pas. Je sais qu'une tradition, ça évolue et ça peut disparaître. Mais en combien de temps ? Des générations d'instits ont travaillé de la sorte. Tu penses tout révolutionner par un texte ?
Tout cela, les syndicats (et pas uniquement le mien) y ont réfléchi. Par milliers, par dizaines de milliers, les instits ont réfléchi à ce problème. Avec toujours la même réponse : toucher à une pièce du puzzle, c'est prendre le risque de tout démolir. Et la pièce du puzzle, dans le cas qui nous intéresse, c'est le statut du directeur.

deleted 19/04/2007 11:19

S@lut Diabolicus,
Ne fais-tu pas de l'anti-syndicalisme primaire et de en ne voyant de salut qu'à travers un seul syndicat, celui qui a le courage de dire OUI?
>Assez sectaire quand même... boutiquier ?

Gérard,
Je ne suis pas convaincu par ton raisonnement, mais par ta volonté 'en discuter. Dont acte!

Tu confonds une chose essentielle:
supérieur hiérarchique et chef de service.

Dans les faits, nous sommes les supérieurs hiérarchiques dans l'école (reconnu par un jugement du Conseil d'état, voir ce blog).
Notre chef de service est l'IA, c'est lui qui nous note et nous sanctionne.
L'IEN agit par procuration de l'IA.
Par exemple, si un IEN participe à un CM, il est sous l'autorité de son président, le dirlo.
si un IEN participe à un CE il est sous l'autorité de son président, le dirlo.
C'est le Dirlo qui, après AVIS du CM est responsable de la répartition des classes, des moyens, des services... pas l’IEN
Pas l'IEN.
>C'est le dirlo qui autorise l'entrée des intervenants, jamais l'IEN.
>c'est le dirlo qui autorise les sorties scolaires les plus fréquentes, jamais l'IEN
... Cette, liste, encore plus longue si on la voulait exhaustive, montre bien à quel point la relation à l’autorité est confuse chez nous.

L’école n’a pas besoin d’un chef de service qui noterait et aurait le pouvoir de sanction. Mais, pour exister, donner du sens aux projets, répondre à nos nombreux interlocuteurs, rester au plus proche du minot, il faut un pilote, un responsable désigné de l’école : plus simplement, un directeur clairement identifier.

>En cela, je trouve très dangereux le fait de demander un statut pour les CP, proches des IEN et qui se prennent déjà pour nos sup. hiérarchiques.
>En cela je trouve dangereux que les psyscos. obtiennent un statut car ils sortiraient de fait du « pédagogique » (enseignant) pour n’être plus que dans le médical.

>C'est bien cette confusion (entretenue?) sup. hiérarchique / chef de service qui pose un vrai problème.
Car, contrairement à ce que tu prétends, l'autorité du dirlo dans l\'école a toujours été affirmée par les textes réglementaires.
À la création des premiers CM, 'état avait bien pris soin de souligner que cette nouvelle structure de concertation ne devait en rien atténuer les responsabilités et l'autorité du directeur., ce qu’a confirmé la loi de 89 et démontré le dernier rapport de la DGS.

S@lut Diabolicus,
Ne fais-tu pas de l'anti-syndicalisme primaire et de en ne voyant de salut qu'à travers un seul syndicat, celui qui a le courage de dire OUI?
>Assez sectaire quand même... boutiquier ?

Gérard,
Je ne suis pas convaincu par ton raisonnement, mais par ta volonté d'en discuter. Dont acte!

Tu confonds une chose essentielle:
supérieur hiérarchique et chef de service.

Dans les faits, nous sommes les supérieurs hiérarchiques dans l'école (reconnu par un jugement du Conseil d'état, voir ce blog).
Notre chef de service est l'IA, c'est lui qui nous note et nous sanctionne.
L'IEN agit par procuration de l'IA.
Par exemple, si un IEN participe à un CM, il est sous l'autorité de son président, le dirlo.
si un IEN participe à un CE il est sous l'autorité de son président, le dirlo.
C'est le Dirlo qui, après AVIS du CM est responsable de la répartition des classes, des moyens, des services... pas l’IEN
Pas l'IEN.
>C'est le dirlo qui autorise l'entrée des intervenants, jamais l'IEN.
>c'est le dirlo qui autorise les sorties scolaires les plus fréquentes, jamais l'IEN
... Cette, liste, encore plus longue si on la voulait exhaustive, montre bien à quel point la relation à l’autorité est confuse chez nous.

L’école n’a pas besoin d’un chef de service qui noterait et aurait le pouvoir de sanction. Mais, pour exister, donner du sens aux projets, répondre à nos nombreux interlocuteurs, rester au plus proche du minot, il faut un pilote, un responsable désigné de l’école : plus simplement, un directeur clairement identifier.

>En cela, je trouve très dangereux le fait de demander un statut pour les CP, proches des IEN et qui se prennent déjà pour nos sup. hiérarchiques.
>En cela je trouve dangereux que les psyscos. obtiennent un statut car ils sortiraient de fait du « pédagogique » (enseignant) pour n’être plus que dans le médical.

>C'est bien cette confusion (entretenue?) sup. hiérarchique / chef de service qui pose un vrai problème.
Car, contrairement à ce que tu prétends, l'autorité du dirlo dans l'école a toujours été affirmée par les textes réglementaires.
À la création des premiers CM, l'état avait bien pris soin de souligner que cette nouvelle structure de concertation ne devait en rien atténuer les responsabilités et l'autorité du directeur., ce qu’a confirmé la loi de 89 et démontré le dernier rapport de la DGS.
C'est parce que les relations se sont complexifiées et que l'AVOIR n'est jamais venu reconnaître le niveau de responsabilité des dirlos qu''il y a aujourd'hui hiatus et crise profonde de vocation:
"le directeur est un enseignant comme les autres" c’est un slogan mal interprété qui continue à nous nuire.
Le dirlo est un enseignant, sans aucune contestation possible, mais comme quel autre ?

Jérémy Fourquay 19/04/2007 08:52

@ Diabolicus
Tu te contentes décidément de bien peu avec ton syndicat !
360 € par an ! Mieux que rien, certes et on prend. Mais compte bien, ça fait 1 € par jour... Les généralistes ont la même chose à chaque visite soit entre 5000 et 7500 € en moyenne par an ! et rebelote en 2008.
Les EVS. Dans 2 mois c'est terminé !
Les décharges. Elles ont rendu service aux 4 classes. Tant mieux ! Mais au détriment des 5 à 8 classes parfois. Et avec quels moyens ! des débutants complets, non formés qui sont une charge souvent pour le directeur. C'est le SNUipp qui le disait avant de changer d'avis !
Alors 7 ans de grève pour ça ! Surtout qu'il nous sera impossible de reconduire un tel mouvement avant longtemps. On a eu des miettes "grâce" au SE-Unsa, on devra s'en contenter pendant des années alors qu'on aurait pu aboutir à une vraie négociation et espérr bien plus ! Merci aux syndicats !!!!

georges 19/04/2007 06:18

Citation :"(...)la vie humaine [est]si complexe. Dans une école, la tradition est là : pendant plus d'un siècle, les instits n'ont pas eu de supérieur hiérarchique sur leur lieu de travail."Curieux ton raisonnement, Gérard ! Te voici ayant recours à la "vie" (à la "nature" pourrait-on dire !) fort complexe et à la "tradition"...Tu nous as évité, fort heureusement, la génétique et je t'en remercie. Pour asseoir ton raisonnement, nous sommes loin des structures et des institutions !Une "tradition", pour autant qu'elle existe, cela peut évoluer et cela devient une "histoire" : la France a eu une tradition royaliste qui s'est transformée en République !  À moins que sous couvert de tradition, tu souhaites  conserver des statu quo  et accentuer l'immobilisme dans lequel nous sommes !Dans un collège, le principal est "naturellement perçu" comme...Recours à la nature, à la perception..."On accepte forcément son rôle". Tiens, curieux !Pour faire bref, et des collègues l'ont déjà écrit, un directeur d'école, ne t'en déplaise n'est pas un enseignant comme les autres ; le statut souhaité est un statut non-hiérarchique ; il n'est que la traduction et la révision améliorées, remises à jour du décret de février 89 déjà bien obsolète et rendu caduc par la réalité sur le terrain...Un regret pour ma part : le temps perdu depuis longtemps par un refus obstiné et entêté à une évolution qui adviendra un jour ..."naturellement" comme tu pourrais l'écrire.

Diabolicus 18/04/2007 22:57


les corps des PE: contre

concours interne: contre

les aides- éducateurs: contre

les EVS: contre

le protocole direction: contre

...: contre

Il s'agit des positions du syndicat majoritaire, je suis curieux de savoir quelles avancées on peut mettre à son actif , à part être... contre ?

Heureusement qu'il existe à côté au moins un syndicat réformiste (et/mais minoritaire) le SE qui a le courage de signer quand il estime qu'il s'agit d'une avancée (car lui n'a pas signé le protocole sur les retraites où il n'y avait aucune avancée) et permet à toute la profession d'engranger les acquis (on est presque tous PE, on a presque tous pleuré quand on a supprimé les AE, on a presque tous pris les EVS, on prend tous les 360€/an...) pour réclamer ensuite d'autres avancées, comme par exemple sur la direction d'école

patrick LOUET 18/04/2007 22:45

Corporatiste pour Patrice (commentaire 5 du post précédent), psycho rigide maintenant… Quel tableau !
 
 

Comme cela a été dit par de nombreux collègues, le dirlo est, et ceci depuis toujours, l’interface centrale de l’école avec l’IEN, la municipalité, le collège, les parents, entre les collègues de l’équipe. Je ne reprendrais pas les textes, mais depuis toujours, il anime l’équipe pédagogique, l’équipe éducative, il est garant du projet d’école, du respect des programmes officiels, du respect par tous des règles administratives etc.. etc..
En clair, il n’a jamais été un « collègue comme les autres » Alors L’idée que la création du statut de dirlo qui le placerait comme « un collègue différent des autres » casserait les équipes pédagogiques, çà, j’avoue que çà me fait rire comme argument
 

 
 

Le statut proposé c’est en fait la simple rédaction de ce que nous faisons déjà, avec des propositions d’améliorations du système au plan financier et matériel (Personne ne peut nier que le boulot de dirlo s’est considérablement accru (équipes éducatives, PPRE, loi sur le handicap) et toute peine mérite salaire) (décharge car le système ne correspond plus aux charges)
 

En revanche, ce qu’il marque, c’est la reconnaissance par tous les partenaires (internes comme externes) de l’importance de ce rôle et de ce métier. Ce qui, de mon point de vue est un grand pas vers la reconnaissance accrue du travail de l’équipe pédagogique (qui en a bien besoin actuellement) dont le dirlo est le représentant.
 

Ce qu’il définit, ce sont les cadres.. Ce qui me semble de bon aloi pour tous les membres de l’équipe et qui éviterait les « vous n’avez qu’à gérer le problème en bon père de famille » qui fleurissent de plus en plus dans les textes et dans les relations avec les IEN, et qui mettent chacun dans une situation difficile.
 

Ce qu’il garantit, c’est justement l’importance de équipe pédagogique, dont le directeur est l’animateur car il dispose d’une vue globale sur l’école et qu’il dispose du temps pour la faire vivre.
 

 
 

A ce titre, je pense que c’est une avancée pour toute la profession de PE. Alors oui.. Je suis corporatiste car Ëtre corporatiste, c’est défendre sa « corporation » (à priori d’ailleurs le rôle d’un syndicat que d’être corporatiste) et proposer des avancées pour un meilleur exercice du travail effectué par cette « corporation ». C’est ce que propose le GDID, tout simplement
 

 
 

Est ce d’être psycho rigide que de défendre ce projet de statut âprement ?
 

Le GDID n’a rien contre un contre projet réfléchi .. On discutera. Mais si la seule contradiction est de dire que la situation actuelle n’est pas si mal et qu’elle se contenterait d’un ou deux petits aménagements à la marge.. (15 €.. Conseil des maître décisionnaire… PE2 en déchargeant.. ) alors je suis certainement psycho rigide ( un peu) car c’est avec ce type de pansements que l’on en est à des milliers de directions vacantes, ce qui n’a rien de glorieux pour l’image de l’Ecole et des PE.

Gérard 18/04/2007 22:26

Réponse à Pierrot
Dans l'absolu, effectivement, toute fonction doit être reconnue et celui qui l'occupe doit avoir les moyens de l'accomplir correctement. Pour lui, bien sûr, mais aussi et surtout pour la fonction elle-même.
Ce que tu décris comme étant ton souhait, j'y souscrirais sans peine si la vie humaine n'était pas si complexe. Dans une école, la tradition est là : pendant plus d'un siècle, les instits n'ont pas eu de supérieur hiérarchique sur leur lieu de travail. Bien ou pas bien, c'est un autre débat. Mais chacun a en lui cette culture de "maître dans sa classe". Le métier est individuel même si l'on nous bassine régulièrement avec les équipes pédagogiques. Parallèlement, pour que l'école vive, une unité relationnelle est nécessaire à l'efficacité pédagogique.
Or, dans ce groupe un directeur "officiellement reconnu par un statut" serait inévitablement perçu comme un supérieur hiérarchique même si ce n'est pas ce que veut le GDID.  Les relations dans l'équipe ne pourraient que se détériorer.
Dans un collège, c'est différent car le principal est naturellement perçu comme quelqu'un de différent. Il ne fait pas cours. C'est un administratif. Il dispose d'une secrétaire et de gens qui l'entourent (adjoint, CPE, surveillants, intendant...). On accepte forcément son rôle. Chez nous, tu imagines le même scénario dans une équipe de 4 ou 5 personnes !
Alors, tu me dis "oui, mais les CP, les psys"...  Aucun problème puisqu'un coonseiller pédadogique n'est pas vraiment membre d'une équipe comme nous le sommes. Il papillonne d'école en école (quand on le voit...). Idem pour les psychologues.
La création du corps des PE, c'était différent aussi puisque chacun avait vocation à y entrer et donc de bénéficier d'une évolution de carrière.
Crois bien que dans les syndicats, on réfléchit à ces questions. Je ne veux pas parler en leur nom puisque je n'y exerce aucune responsabilité. Mais je crois comprendre pourquoi ils sont hostiles à ce statut. Je leur fais un reproche : ne pas assez communiquer sur leur refus. Ne pas prendre la peine d'expliquer les motivations de ce refus. Dommage car ils ne sont pas toujours bien compris et c'est le syndicalisme en général qui en pâtit.
T'ai-je convaincu ? Je n'aurai pas cette prétention mais je pense que tu dois mieux comprendre notre raisonnement. Je l'espère.
Gérard

george 18/04/2007 21:27

À Armelle !Ouf ! désolé pour cette confusion et merci pour ta réponse qui me rtire une épine du pied !À Gérard !"C'est vraiment complexe, crois-moi." Personne n' a nié la complexité du problème et je te crois sans peine ! Reste que j'attends que tu veuilles bien répondre à mes questions ; écrire que la responsabilité d'un principal de collège "dépasse" celle d'un directeur d'école n'a pas de sens, sauf à vouloir nier l'importance de plus en plus grande de celles de ce dernier ; elles s'exercent dans d'autres domaines (sécurité, "gestion" budgétaire, interface avec des partenaires de plus en plus nombreux, mise en place de projets qui se multiplient, etc...) dont le directeur est le garant...Autre différence et elle est de taille : le principal n'est plus chargé de classe, ce qui est encore le cas de bon nombre de directeurs dont la "mission" entre direction et classe s'avère de plus en plus périlleuse; qui fait les frais d'une telle situation ? Les élèves ! Penses-tu que l'on puisse se satisfaire d'une telle situation ?

Pierrot 18/04/2007 20:38

S@lut, sans doute hors sujet, mais tant pis, j'implore le pardon des "modérateurs"...

Gérard, il n'a jamais été question de transformer les écoles en "petits collèges", ce serait stupide et contraire à la mission spécifiquement de proximité de l'école.

Si tu suis ce blog (ça a été aussi repris sur le GDiD) tu sais qu'un récent avis du Conseil d'état (qui devait se prononcer sur une histoire de CR du CM et opposait un dirlo et un adjoint) désigne le dirlo comme le sup. hiérarchique dans l'école et le SNUipp, qui donnait l’info, expliquait très bien la différence entre un supérieur hiérarchique et un chef de service.

Pour dire que nous savons très bien que c'est compliqué. Mais que nous vivons un statut quo fantasmé et destructeur.
Cela fait belle lurette (et Gai Luron!) que les moyens ne sont plus mis dans l'école mais dans les "équipes départementales” (remplacement, lutte contre l'échec scolaire, missions diverses...).
Ce faisant on éloigne l'école de son centre d'intérêt, les minots, et l’on éloigne, dans le même temps, notre service public d'enseignement de ses partenaires.


Reconnaître le dirlo comme tel c'est rendre, de la proximité, de l'Autonomie (A majuscule!) à l'école. De l'Autonomie, je ne parle pas d’une école indépendante, mouvement amorcée par les lois Jospin, complètement détournées au profit des circonscriptions...

Et c'est là que l'on fait peur aux institutionnels (gouvernement & syndicats) restés très Jacobins.
L'Autonomie c'est un pouvoir qu'il faut bien prendre à quelqu'un pour le rendre aux usagers... Et quand on parle"pouvoir", il y a des crispations et de la (psycho?) rigidité.

Car ton argument sur ce dirlo devant rester un enseignant comme les autres est une fadaise (en fait, il ne l'a jamais été, relis les premiers textes qui instaurent le CM dans les années 50 je crois.):
Il faut dire: le dirlo EST et DOIT rester un enseignant, mais qu'il n'est pas comme les autres.
Commencez à le reconnaître (dans vos articles, vos interventions, vos CR...) et nous aurons fait la plus grande partie du chemin qui doit pouvoir nous réunir. À ce moment-là, on pourra réellement rentrer dans les détails d'un statut.
Celui qui est en ligne est une proposition. Comme nous savons que nous n'aurons pas raison "seul" et qu'il ne sera que le produit d'un compromis, nous nous préparons au débat.
>ce qui nous vaut quelque « ultra…, anti.., corporatistes et autres psychorigides...
(Au fait, ne serait-il pas intéressant qu'un grand syndicat ouvre un forum "libre"?)

>pourquoi le CP ne doit-il pas être un enseignant comme les autres?
>pourquoi le psysco ne doit-il pas rester un enseignant comme les autres?
>en créant les PE, on a divisé les enseignants?
>les ATSEM y ont perdu à être reconnue comme telles?

Gérard, une réponse sur le statut des CP et celui des psysco. SVP
Bonne soirée.

Armelle 18/04/2007 19:56

Bonjour George
Surprise de ta réaction. Je pense que tu as fait erreur sur la personne. relis mon commentaire (n°6). Tu verras que je m'étonnais des propos de Bernard Floc'h.
Rassure-toi, je me compte parmi les défenseurs du statut et je partage les idées du GDID et des "directeurs en lutte". Et je vais même te faire une confidence : je ne me sens pas pour autant une "psycho-rigide".
AmicalementArmelle

Gérard 18/04/2007 18:59

S@lut George
Tu as une école de 12 classes et 270 élèves. Je connais des collèges qui sont plus petits. Oui, mais tu ne peux pas comparer le fonctionnement du collège et celui d'une école. Le principal a une responsabilité qui dépasse de loin celle d'un directeur : autonomie financière, notation administrative des profs, représentant de l'état par son statut, organisation de la passation du brevet...).
La grande variété des écoles est également un frein à une réforme globale. Faut-il créer un statut d'établissement à une école de 2 classes, par exemple ? Peut-on donner un statut à un directeur de classe unique ? Comment gérer les relations individuelles dans une école à 3 classes si le directeur n'est plus un enseignant comme les autres.
Rien n'est simple. Les situations sont tellement diverses qu'il est difficile d'appliquer une règle commune aux 50 000 écoles éparpillées dans le pays.
Tout cela est débattu dans les instances départementales des syndicats. C'est vraiment complexe, crois-moi.

georges 18/04/2007 18:51

Bonjour Armelle ! C'est un psycho-rigide qui t'écris ! Jusqu'à ce jour, j pensais n'être qu'un affreux corporatiste dont le seul désir était de se voir confier un bâton, un uniforme de chef et de mener à la baguette des collègues apeurés et de faire règner la terreur dans le tête des élèves de mon école...Aujourd'hui, me voici promu au rang de psycho-rigide et cela parce que, comme bien d'autres de mes collèges du GDID, je suis favorable à un statut non-hiérarchique pour les directeurs d'école !, c'est-à-dire un texte qui définisse clairement nos responsabilités, qui soit une reconnaissance de notre métier de directeur et de la lourdeur de ce qu'il est devenu depuis des années.De crainte d'être trop long et d'encombrer le site, je t'invite à te rendre sur le site du GDID, éventuellement à poser des questions en toute liberté, à consulter le projet de statut élaboré par le GDID (il figure en page d'accueil) ; je pense que raisonnablement, en toute liberté de jugement tu t'apercevras par toi-même que le GDID est un lieu d'échanges et de projets et non un repaire de psycho-rigides embusqués.Une fois cette démarche faite, je t'invite à nousrépondre soit ici-même soit sur le site du GDID et à nous libérer de cette étiquette de psycho-rigide !Bien à toi.

Henri Jobert 18/04/2007 18:44

@ Bernard
En tant que syndiqué, tu as le droit de ne pas penser comme les collègues du GDID. Mais dois-tu pour autant les affubler de qualificatifs tels que ceux que tu emploies ? En quoi sont-ils psycho-rigides ? Parce qu'ils réclament un statut de la direction d'école ? Dans ce cas, je te signale que 93 % des directeurs sont dans ce cas. Même s'ils ne s'expriment pas tous sur le forum du GDID, ils ont en commun le fait de s'être exprimés clairement lorsqu'ils ont été consultés par l'Ifop.
Parce qu'ils critiquent un syndicat qui se moque des directeurs, tu te permets de les traiter de donneurs de leçons droits dans leurs bottes ?
Je crois qu'on a le droit d'avoir des opinions différentes, ce n'est pas un crime ! On a aussi le droit de ne pas être d'accord avec un syndicat sans être taxé d'antisyndicaliste primaire, de fasciste ou autre nom d'oiseau. Pourquoi ne pas échanger calmement dans le respect de tous ? Je ne partage pas tes idées mais je les respecte.
Cordialement
Henri

george 18/04/2007 18:39

Bonjour Gérard !Je te cite : "On ne peut pas comparer un directeur et un chef d'établissement du secondaire. Nos établissements n'ont rien de comparable. Nos responsabilités non plus. Les écoles sont de petites entités disparates disséminées sur l'ensemble du territoire."Directeur d'une école urbaine de 12 classes comptant environ 270 élèves, je souhaiterais que tu m'expliques en quoi :- mon établissement n'a rien  de comparable avec un collège ;- en quoi mes responsabilités ne sont pas les mêmes (je "gère" l'ensemble de ces élèves + les familles + près de 24 intervenants qui sont sous ma responsabilité + tous les partenaires du monde éducatif, socio-médical, et j'en passe qui gravite autour) ;- en quoi mon école est une "petite entité".Peux-tu également m'indiquer s'il n' y a pas dans ton propos (je te cite à nouveau :"Quoi de commun entre une école à classe unique et une école urbaine de 15 classes ?") comme une légère contradiction.Par ailleurs, je te félicite pour tes dons de Cassandre puisque tu/vous avez été capable de voir les conséquences (désastreuses, évidemment désastreuses) d'un statut non-hiérarchique des directeurs d'école avant que celui-ci ne voit le jour(je te cite encore, désolé :"On s'est vite rendu compte qu'on casserait les équipes pédagogiques en accordant un statut particulier à l'un de ses membres. Le directeur se retrouverait isolé dans son établissement et c'est la convivialité, la vie de l'école et donc les enfants qui en subiraient les conséquences. ")Pour terminer, je t'invite à relire si tu en as le temps, le post de T. Fabre que tu as certainement lu rapidement et dans lequel il n'écrit pas ce que tu prétends lui faire dire...Mais les lecteurs plus avisés peuvent aller sur le site du GDID et prendre connaissance par eux-mêmes de ce qui as été écrit.Au plaisir de lire tes réponses à mes quelques petites questions.

Jacques 18/04/2007 18:24

Salut Bernard,
Je pense que tu te réjouis un peu vite. Il me semble que tu as tout pris au premier degré ce qui explique, tu me diras si je me trompe, que tu sois si agressif envers les collègues du GDID.
L'article de 'directeur en lutte', faut le prendre au second degré. Les auteurs me pardonneront si j'interprète mal ce qu'ils ont écrit. Ce que j'en retire, c'est le manque de crédibilité du SNUipp qui n'a pas de convictions bien établies. En fait, sa prise de position a été calquée à l'inverse de celle du SE-Unsa. J'ai toujours pensé que le SNUipp a regretté de n'avoir pas signé ce protocole. On voit aujourd'hui qu'il se rapproche de la position de son concurrent. Que reste-t-il pour les différencier ?  

Bernard Floc'h 18/04/2007 14:46

Armelle
Va donc jeter un coup d'oeil sur le forum du GDID... Tu comprendras mieux ma réflexion. Tu les trouveras les donneurs de leçons et les psycho-rigides. Fais gaffe, il y en a partout ! Pas difficile de les débusquer. Tu verras que ce sont maintenant les seuls à ne pas évoluer. Ils vont faire profil bas pendant quelque temps...
 

Armelle 18/04/2007 14:41

@ Bernard
Je ne vois vraiment pas à qui vous faites allusion. Je n'ai pas vu, ici, de donneurs de leçons, ni de psycho-rigides pour reprendre votre expression. Je ne comprends pas. Aurais-je raté un épisode ?

Bernard Floc'h 18/04/2007 14:37

D'accord avec l'analyse de Jean-Pierre. Moi aussi je me réjouis de ce changement de ton à l'égard des EVS. Oui, ça vient à point nommé démentir les allégations de ceux qui disaient que les syndicats ne peuvent pas évoluer. La preuve !
Mais j'ajoute un élément à ce que tus as dit : cette évolution fait apparaître tous les autres comme des ringards, des psycho-rigides, droits dans leurs bottes. Je veux parler de ceux qui n'ont qu'un mot à la bouche : STATUT ! Ils doivent être recroquevillés devant leur écran, ne sachant plus que dire, eux les donneurs de leçons.
Retour de manivelle, messieurs. Je sais et je comprends votre désarroi : cette nouvelle ne vous arrange pas car elle vous retire la majeure partie de vos arguments. C'est tellement plus facile pour vous d'avoir en face de vous des syndicats immobiles sur qui taper. Problème : ils bougent, ils évoluent et sont positifs, EUX ! Allez, sans rancune...

Jean-Pierre 18/04/2007 14:21

Bonjour
Je suis syndiqué depuis 30 ans, ce qui ne m'empêche pas de vous lire régulièrement même si je ne partage pas souvent vos idées. Cependant, vos convictions, je les respecte car je ne suis pas sectaire. Je dois même vous dire qu'il m'arrive de venir chercher de l'information sur votre site comme la définition, par exemple, du statut d'emploi dont je n'avais jamais entendu parler.
Aujourd'hui, j'apprends que MON syndicat a changé d'avis sur les emplois EVS. J'en suis ravi. Contre sa volonté, j'ai demandé une aide EVS. Je n'ai pas à le regretter. J'ai peut-être eu de la chance mais j'ai une jeune fille qui m'est d'un grand secours quand je suis débordé. Elle est dynamique, vive, elle voit le travail à faire... J'espère que le prochain gouvernement reconduira l'opération.
Je vous écris pour vous dire que je ne tire pas les mêmes conclusions que vous du changement d'opinion du SNUipp. C'est le signe qu'il sait écouter la base et surtout reconnaître ses erreurs. C'est plutôt réconfortant. Je n'étais plus très à l'aise dans ce syndicat depuis cette histoire de protocole. Cette nouvelle me fait plaisir car elle montre qu'on peut agir de l'intérieur. J'ai envie de dire à ceux qui se sont "désyndiqués" : REVENEZ, ON A BESOIN DE VOUS !

Hamida 18/04/2007 09:27

C'était bien la peine de hurler aux loups quand le protocole a été signé ! Irresponsables, inconstants, irréfléchis ou opportunistes ?

Pierre 18/04/2007 08:43

Est-ce que le propos du SNUipp 59 engage vraiment l'ensemble du SNUipp ? Je ne l'ai pas vu sur le site national. Si tel est le cas, c'est un vrai rapprochement vers les idées du SE-Unsa.

GisÚle F. 17/04/2007 23:29

Vous savez, moi, plus rien ne peut m'étonner ! Cela montre une chose, c'est que bien souvent, nous sommes otages de la guéguerre que se livrent SE-Unsa et SNUipp... pour notre bien, disent-ils. L'un est pour une mesure, l'autre s'y oppose et inversement quitte à nier ses propres valeurs ou croyances et à faire machine arrière sans le moindre scrupule.
Il y a longtemps que j'ai compris leur manège et que je ne les fais plus vivre de mes cotisations.