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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 22:01

Le 11 janvier 2007, notre article intitulé "Appel à solidarité, lettre ouverte au SNUipp" plaçait ce syndicat face à ses responsabilités.

Nous écrivions alors au secrétaire national du SNUipp :

"Permettez-nous de vous rappeler que le SNUipp est l'un des acteurs principaux de l'action de "blocage administratif" sans avoir pris soin d'expliquer aux collègues la différence notoire entre "grève" et "blocage" sur un plan strictement juridique. Cet "oubli" est fâcheux car il est à l'origine de situations délicates pour de nombreux directeurs".

[...]

Si nous vous rejoignons sans peine pour exprimer notre colère et dénoncer ces sanctions iniques, en revanche, nous sommes en total désaccord avec deux de vos affirmations largement répandues dans la presse syndicale.

La première nous semble irresponsable. C'est votre insistance à minimiser les risques. Ainsi, le SNUipp 66 écrit : "Le Ministre oserait-il sanctionner des milliers de directeurs engagés dans l'action ?" On en voit le résultat aujourd'hui.

La seconde est franchement risible. Est-il sérieux de laisser croire à une solidarité des collègues adjoints ? Que penser de la lettre-type à destination de l'IA que le SNUipp 66 met à disposition des directeurs ?"

 

Trois mois plus tard, les faits nous ont, hélas, donné raison : des centaines de collègues ont subi une retenue sur salaire.

Le SNUipp n'a pu que constater les dégats. Rien n'y a fait : ni ses rassemblements squelettiques devant les inspections académiques, ni son défilé de "mille délégués à Paris", ni ses courriers de protestation... Toutes les actions ont fait "pschitt" !

Néanmoins, le SNUipp persévère dans la gesticulation. Il incite maintenant les directeurs à demander un recours à l'administration. Sans y croire une seconde, comme en témoigne notre collègue Marie-Hélène (cf lettre publiée le 27 mars) :

"...Je pensais naïvement que les syndicats, et particulièrement le SNUIPP, avaient pour raison d'être la défense des intérêts des travailleurs,  et au lieu de ça, vous me proposez d'implorer la clémence... pardon, de solliciter un recours gracieux.

 
De plus vous précisez que celui-ci sera sans doute refusé, et que nous pourrons alors faire une démarche auprès du Ministre..."
 
 
Ainsi, le SNUipp a adressé ce type de courrier aux collègues sanctionnés :
 

Recours sur le retrait de salaire

L’intitulé indiqué sur les fiches de paie du mois de janvier concernant le retrait de salaire évoque : "journée d’absence non rémunérée". Nous vous conseillons d’écrire un courrier rapidement aux services de l’inspection académique pour demander le reversement du 1/30 puisqu’il ne s’agit pas d’une absence.

Le courrier pourrait se formuler de la façon suivante :

"J’ai l’honneur de solliciter le reversement du trentième retiré sur mon salaire du mois de janvier pour absence non rémunérée. En effet, je peux faire la preuve de ma présence dans mon école tous les jours du mois de décembre. Je vous prie d’effectuer le remboursement de mon dû dans les plus brefs délais. Veuillez recevoir, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, l’expression de mes sentiments les plus respectueux."

Il serait souhaitable que nous disposions d’une copie de votre courrier.

 

Et le SNUipp croit tellement peu en son action que certaines sections départementales prennent les devants et ajoutent :

"Suite au retrait injuste d’un 1/30 du salaire de janvier, le SNUipp 85 a organisé une caisse de soutien qu’elle mettra à disposition si le recours n’aboutit pas".

"Direction : après les sanctions, la solidarité continue.

Caisse de solidarité : à ce jour près de 2000 euros ont été récoltés. Les dons viennent de tout le département et sont versés par toutes les catégories et pas seulement les directeurs. Continuez. Le reversement se fera en toute transparence" (SNUipp 06).

 

Le 11 janvier, nous écrivions aussi :

"Est-il sérieux de laisser croire à une solidarité des collègues adjoints ? Que penser de la lettre-type à destination de l'IA que le SNUipp 66 met à disposition des directeurs ?

"Les directeurs d'école n'ayant pas encore rendu l'enquête 19 sont à nouveau soumis à des pressions dans un courrier adressé cette fois à la demande du Recteur. L'ensemble de l'équipe pédagogique de l'école tient à vous manifester son indignation. 

Les problèmes liés à la direction et au fonctionnement des écoles restent entiers. Ils concernent l'ensemble des enseignants des écoles. L'action de blocage est une action collective".

 

Puisque le blocage des documents était une action collective, les retenues sur salaire sont-elles également assumées par la collectivité dans les Pyrénées Orientales ? Le SNUipp 66 a-t-il mis en place un système de solidarité ? 

 

De même, le 14 décembre 2006, le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 publiaient un communiqué commun dans lequel on pouvait lire :

"Le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 proposent avec amertume aux collègues encore en blocage d’arrêter cette action qui pourrait les mettre en difficulté individuellement sans perspective de défense juridique syndicale.

 

 

Parallèlement, le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 vont organiser une campagne de solidarité financière pour soutenir les collègues qui feront, malgré tout, le choix de continuer le blocage et qui nous le feront savoir".

 

Qu'en est-il de la solidarité promise dans les Hautes-Pyrénées ? Le SNUipp et le Sgen ont-ils reversé les sommes retenues aux directeurs qui ont poursuivi le blocage ? 

 

Collègues directeurs, ne désespérez pas, "le dossier n'est pas clos", comme nous le rappellent avec insistance le Se-Unsa et le SNUipp.

Tellement vrai que le SNUipp 85 l'écrit de nouveau en ces termes :

 

"Fonctionnement d’école : Le dossier de la direction d’école n’est pas enterré. La réalité de la vie des écoles impose à tous du temps pour la faire fonctionner. Il n’est pas possible de s’appuyer sur la bonne volonté des uns ou des autres pour remplir des missions toujours plus lourdes et plus complexes. Il est encore moins acceptable de concevoir, par le biais d’un statut, la mise en place d’un chef "superviseur" qui serait le maillon souhaité par le ministère et qui d’ailleurs n’aurait pas forcément les moyens de faire fonctionner l’école dans de meilleures conditions".

 

"La réalité de la vie des écoles impose à tous du temps pour la faire fonctionner".

Un chef-d'oeuvre de langue de bois ! Une pure merveille que ne renierait pas le maître en la matière, le grand Jack Lang...

Quelle belle phrase ! 

"La réalité de la vie des écoles...", ça commence fort !

"... impose à tous du temps pour la faire fonctionner". Que désigne ce tous ? Et faire fonctionner quoi ? La réalité de la vie des écoles ?

  

Nous avons droit, évidemment, à la tirade sur le statut qui conduirait inexorablement au "p'tit chef"... qualifié de "superviseur" !

Ne manque que le couplet sur le "conseil des maîtres décisionnaire" pour que le tableau soit complet. Un oubli, sans doute... mais qui sera vite réparé.

Remercions le SNUipp de nous faire sourire de temps à autre pour oublier nos petites misères quotidiennes... 

 

Le SNUipp voudrait-il détourner l'attention et faire oublier ses échecs à "défendre" les directeurs ? Après avoir "tout" essayé et échoué, il est maintenant dos au mur. Il ne lui reste plus qu'à honorer ses derniers engagements : organiser la campagne de solidarité quitte à casser sa propre cagnotte s'il le faut...

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

Jacky 10/04/2007 18:00

Complètement accord avec Isabelle. Ne rien dire, c'est faire leur jeu. Proposer, ils s'en fichent. Cause toujours... Critiquer, c'est jouer sur la corde sensible. même s'ils ne disent rien, ils n'apprécient pas car ça les dévalorise aux yeux de ceux qui n'y avaient pas trop réfléchi.
OUI, IL FAUT CONTINUER. OUI, IL FAUT ENFONCER LE CLOU. ILS NE COMPRENNENT PAS ? TANT PIS POUR EUX !

Isabelle Lagadec 10/04/2007 16:22

Elle est bien bonne, celle-là ! Il faudrait arrêter de les critiquer nos syndicalistes ? Les laisser faire leur petit train-train routinier ?
Non. Il faut les pousser dans leurs retranchements ! Leur montrer qu'on ne peut être dupes !
Quand on ne dit rien, ils considèrent que tout va bien. Si on les critique, on nous fait passer pour des personnes qui n'apportent rien de positif. Mais que font-ils des propositions ? Les écoutent-ils ? Le GDID n'a pas cessé de proposer. La consultation, qu leur apporte-t-elle ? En ont-ils tiré matière à se remettre en cause ? A se poser certaines questions ? RIEN !
Alors, et je dis HELAS, nous n'avons pas d'autre possibilité pour nous faire entendre que de critiquer ceux qui ne veulent rien entendre, ceux qui ne savent pas ce que sont la démocratie, la transparence, l'écoute et le service.
Continuez collègues directeurs en lutte ! Vous apportez une bouffée d'air frais.
Isabelle

A.Marié 10/04/2007 15:10

Ce n'est pas en passant votre temps à critiquer que vos idées progresseront.
 
    A.Marié

Bernard -- élem 94 06/04/2007 14:12

@ Caroline
Très bien répondu. Mais tu oublies l'essentiel pour montrer la prévenance des organisations syndicales à l'égard des directeurs : le REFUS d'entendre les revendications exprimées par 93 % de la profession ! Le refus d'un statut ! Alors si après tout cela, Provost (commentaire 6) a envie de les rejoindre...

Caroline Ternak 06/04/2007 14:07

Je suis surprise de la réaction de notre collègue (commentaire 6).
Je n'ai pas rêvé : c'est bien le SE-Unsa qui a mis fin à la grève administrative avec la signature du protocole et ses "avancées à engranger" ?
7 ans pour ça ! On sait ce qu'en pensent les directeurs (relire les résultats IFOP).
Je n'ai pas rêvé : c'est bien le SNUipp et le Sgen qui ont parlé de "blocage administratif" pour succéder à la grève administrative ? Il y a plus qu'une nuance entre les 2 expressions !
Je n'ai pas rêvé : je n'ai pas entendu parler d'action nationale pour soutenir les directeurs menacés de retenue sur salaire. Dans l'Isère, le SNUipp 38 s'est précipité pour remettre l'enquête 19 "à la demande des directeurs"... Dans d'autres départements, on a observé des rassemblements devant les IA pour remettre les documents réclamés par l'administration. Dans d'autres encore, on a engagé une campagne de solidarité en prétendant que les adjoints étaient solidaires de leurs directeurs...
Je n'ai pas rêvé : c'est bien le SNUipp qui a ajouté une revendication nouvelle en exigeant la reconnaissance d'un "conseil des maîtres décisionnaire".
Oui, il est temps que je change de lunettes car, moi, je n'ai pas vu "l'implication des organisations syndicales" de la même façon que mon collègue. De ce pas, je prends un RdV chez mon ophtalmo...

PROVOST 06/04/2007 12:58

Désolé,mais de plus en plus les propos tenus affichent clairement un objectif anti-syndical qui ne peut à terme que mener dans le mur.Je ne suis pas syndiqué mais j'ai pu mesurer l'implication des organisations syndicales ayant soutenu la grève administrative des directeurs dans le 78.l'attitude que vous adoptez ne peut une fois de plus que diviser les personnels et pire faire en sorte que les enseignants rejettent leurs syndicats, syndicats dans lesquels ils ne se battent pas mais restent plutôt spectateurs et juges. Gràce à votre attitude, vous m'avez décidé de me resyndiquer.P Provost

Gaëtan 06/04/2007 11:21

Ne nous leurrons pas sur le soutien du SNUipp. C'est un soutien de façade. Ce syndicat a toujours manifesté un grand désintérêt (doux euphémisme) pour le combat des directeurs. Il ne souhaite (intérieurement) qu'une chose : que le mouvement s'éteigne et qu'on ne fasse plus parler de nous.

Blandine Liebbehrt 06/04/2007 10:26

"La réalité de la vie des écoles impose à tous du temps pour la faire fonctionner"
Ah, la belle phrase que voilà. Je vais la ressortir. Elle est tellement bien ficelée !
Je comprends qu'on accorde des décharges aux représentants syndicaux... Rendez-vous compte, c'est qu'il en faut du temps pour accoucher d'une telle phrase !
Ils en ont d'autres en stock ?

Gégé 06/04/2007 09:53

Vivien, tu as oublié JeanRoger et BrunoMartin dans la liste des anti...

Emma 06/04/2007 09:11

C'est vrai, on n'y pensait plus. Les collègues de ces départements ont-ils reçu une aide matérielle du snuipp ou du sgen ?

Vivien Doubay 06/04/2007 09:06

Voilà un article qui devrait convenir à l'équipe d'anti-syndicalistes primaires emmenés par Surfer, DirloNet et autres Vegas et Randonneur qui opèrent, à longueur de journée, sur le forum du GDID.