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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 08:17

            Robien impose aux syndicats un statut de directeur d'école

 

"Restrictions budgétaires, carte scolaire, décret EPEP, programmes, avant de faire ses valises le ministre de l’Education nationale multiplie les mauvais coups contre l’école. En apportant de mauvaises réponses au problème de la direction d'école, c'est le corps enseignant que l'on divise. Ce statut est un mauvais coup porté à l'école !" Telles sont les premières réactions syndicales.

 

Retour sur un conflit vieux de 7 ans

Le 27 mars dernier, le ministre de l'Education nationale rappelait aux députés qui l'avaient interpellé sur le statut des directeurs d'école les différentes mesures contenues dans le protocole d'accord signé par un seul syndicat en mai 2006.

A la suite de cet accord censé mettre un terme à 7 années de grève administrative, Gilles de Robien a organisé des groupes de travail largement boycottés par les principaux syndicats enseignants.

Depuis quelques semaines, le ministre multiplie les circulaires et impose sa marque sur les programmes du primaire. En l'absence de concertation, les syndicats demandent aux candidats à la présidentielle de prendre l'engagement d'abroger les dernières "mesurettes Robien".

  

Publication de l'arrêté au Journal Officiel de la République

C'est dans ce contexte, que le J.O. du 31 mars 2007 publie l'arrêté de création d'un statut de directeur d'école. Ce statut s'inspire, dans son esprit, du projet élaboré par une association nationale de directeurs - GDID - qui avait commandé une étude à l'IFOP à la rentrée de septembre 2006. Les résultats étaient très nets : à la quasi unanimité (93 %) les directeurs se sont prononcés pour la création d'un statut.

Le statut publié par Gilles de Robien précise les responsabilités et pouvoirs des directeurs. Il fixe les conditions de nomination, crée une nouvelle grille de rémunération et institue un régime spécifique de décharges tenant compte non plus du nombre de classes mais du nombre d'élèves. 

Concernant ce dernier point, il reprend dans ses grandes lignes les propositions du GDID.

Gilles de Robien indique dans un communiqué à l'AFP que Nicolas Sarkozy s'est engagé, s'il est élu, à convoquer une session extraordinaire de l'Assemblée nationale en juillet afin de voter le collectif budgétaire nécessaire à l'application de cette réforme dès septembre 2007.

Le ministre chiffre à 650 millions d'euros la création des 3500 postes nécessaires à améliorer le service de décharge des directeurs et à 110 millions d'euros l'augmentation des indemnités (ISS et points indiciaires).

  

Les réactions syndicales ne se font pas attendre

Pour les syndicats, ce texte qui n'a fait l'objet d'aucune demande de leur part et qui n'a été ni négocié ni même évoqué lors des dernières rencontres avec le ministre est "une véritable déclaration de guerre aux enseignants des écoles".

 

Luc Berille Secrétaire Général du Se-Unsa et Gilles Moindrot son homologue du SNUipp-FSU crient au scandale... Leurs organisations se sont toujours montrées hostiles à la création d'un statut de directeur d'école.

Pour Luc Berille, ce dernier "coup de jarnac" de Robien est un mauvais coup porté au suivi du protocole. "Les directeurs d'école ont davantage besoin de temps que de statut".

"Alors que personne ne sait encore quel sera le paysage politique à venir, Gilles de Robien, à quelques semaines de son départ du ministère, continue, seul, de tracer les contours d’une école mal orientée" déclare Gilles Moindrot qui estime que "le fonctionnement des écoles passe avant tout par la reconnaissance officielle du conseil des maîtres décisionnaire afin de favoriser le travail en équipe et d'aider le collègue chargé de direction sur qui pèsent actuellement de trop lourdes responsabilités".

 

L'inter-syndicale appelle l'ensemble de la profession à une grève de 2 jours immédiatement après la fin des vacances de la zone B, les jeudi 3 et vendredi 4 mai. Le préavis de grève stipule que l'action est reconductible jusqu'à promesse d'abrogation de l'arrêté par les candidats à la présidentielle.

 

Réaction des directeurs

La surprise est totale chez les enseignants qui ne s'attendaient pas à un tel revirement de situation et qui ont peine à y croire. Les premières réactions laissent place à un scepticisme ambiant assez général. Pour Jocelyne Fisher, directrice dans le XVème arrondissement de Paris, "c'est un rêve qui se réalise et une lutte de 20 ans qui aboutit enfin".

L'AFP n'a pas réussi à contacter Thierry Fabre, directeur d'école et secrétaire du GDID. 

Lire l'arrêté du journal officiel.

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Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
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commentaires

Roseline (48) 03/04/2007 15:28

Ah ! Vous êtes durs avec nos coeurs ! On ne s'attend à rien. On a soudain des palpitations, une espèce de joie qui monte et... on s'écroule !
Bravo quand même pour ce bon gag.

directrice mat jaurÚs 03/04/2007 10:18

plouf ! j'ai fait plouf comme vos poissons.
amusant. merci.
la récré est finie. je retourne à mes bambins. c'est ça aussi la vie d'une directrice qui n'a pas de décharge syndicale.

Antoine B. 60 03/04/2007 10:13

Content au début, déçu par la suite puis un bon moment de passé en fin de compte.
Merci aux farceurs de nous faire sourire avec une actualité assez démoralisante.

Pauline 02/04/2007 23:18

Complètement d'accord avec Olivier. Ils sont insupportables ces gens qui se réclament d'un syndicalisme d'un autre âge. Qu'ils évoluent ! Qu'ils se posent des questions ! Qu'ils s'interrogent sur la désaffection constatée dans toutes les organisations syndicales de ce pays ! Est-ce le hasard ? Est-ce un complot fomenté par des millions d'anti-syndicalistes primaires ?

Olivier pour les "directeurs en lutte" 02/04/2007 19:06

Réponse à Gildas
Autant nous laissons chacun s'exprimer librement sur ce blog, autant nous souhaitons que les propos restent mesurés et courtois.
Le "Marsellais" auquel il est fait allusion n'est autre que Thierry Fabre. Rappelons que le GDID n'est pas une secte et que personne n'a jamais été obligé d'y adhérer ni de partager sa ligne de conduite. Cette association n'est pas non plus dirigée par un gourou.
Est-ce un hasard si de plus en plus de directeurs se retrouvent et se reconnaissent dans le GDID ?
Enfin, n'oublions pas les résultats de la consultation IFOP : 93 % des directeurs sont favorables à un statut. Quel syndicat pourrait se taguer d'être aussi suivi dans ses thèses, propositions ou projets pour la profession ?
Cordialement.
Olivier
Pour l'équipe de rédaction des "directeurs en lutte".

Gildas 02/04/2007 16:00

Vous me faites marrer avec votre Marseillais ! Il suffit de lire les conneries qu'il raconte dans sa bouteille à l'encre, comme il dit. A croire qu'il a bu un coup quand il écrit. C'est plutôt une bouteille à pastis. Il monte le bourrichon à tous ces moutons qui le prennent presque comme un dieu. Il va à l'encontre de la cause des directeurs avec son statut. D'accord avec Pagnol (commentaire n° 12). Ne vous laissez plus embobiner. Réfléchissez aux conséquences d'un statut qui nous tombera sur le coin du nez dans peu de temps !
Je reconnais que la blague était bonne.
Salut à tous.
Gildas. Syndiqué et fier de l'être

Berdnikoff HélÚne 02/04/2007 15:36

Quelques réflexions concernant la fonction de directeur:
Remarque : Comment défendre les Directeurs d'Ecole, puisque nous n'avons pas d'existence propre ?
Nous n'existons pas. Nos revendications ne peuvent passer que par un statut spécifique, une qualification, une reconnaissance en tant que fonction. Or, cela ne fait pas partie des revendications demandées par les syndicats (puisqu'ils n'en veulent pas). C'est honteux. Etre enseignant, oui ! Mais la fonction de Directeur : c'est vraiment un autre métier. Chaque corps de métier devrait être défendu à part entière. C'est eux directeurs de décider de ce qu'ils souhaitent et à eux seuls. Il est trop facile d'être RESPONSABLE de tout et d'être transparents pour bien des partenaires ! La responsabilité : cela se paie. Il n'y a que les Directeurs qui n'obtiennent aucune revendication de fond : nous sommes en nombre ( trop peu nombreux) et très mal défendus. (Les réponses apportées sont pour les équipes, ce qui est nécessaire mais non suffisant). Le blocage administratif, je l'ai fait pendant des années...

Isabelle BEERBLOCK 02/04/2007 15:33

on est mal mais dans trois semaines le ministre n'aura plus le même nom !!!
Isabelle BEERBLOCKDirectriceEcole Elémentaire Jardin Parisien

Emmanuel Roux 02/04/2007 14:49

Méchants ! Méchants ! Méchants !
Ce n'est pas gentil de faire de fausses joies aux pauvres directeurs qui vivent sous pression !
Honte sur moi ! Je suis tombé dans le panneau (à pieds joints)
Vivement que l'on retrouve ce genre de communiqué un autre jour que le 1er avril...
Merci quand même pour ce bon moment de rigolade

M. Pagnol 02/04/2007 14:45

Dans ce cas heureusement que les miracles n'existent pas !! Mais rassurez-vous chers futurs chefs d'établissement, dès après la présidentielle, quel(le)que soit le (la) présidente, on aura le " statut", avec , comme dans le second degré, les vacances le 14 juillet et la reprise le 25 août, les permanences à assurer, les collègues à noter, tout cela en plus de ce que l'on fait déjà et pour une augmentation de presque rien (qui passera dans les médias comme une augmentation de 20%, au ministère, ils savent faire dans la com, on l'a vu récemment) et en plus du reste, que vous connaissez comme moi..."L'ordre juste" ou "juste dans l'ordre" (si vous voyez de qui je parle) , c'est dans tous les cas  pour les directeurs (sans prendre position par ailleurs) une évolution vers le statut qui n'aura rien à voir avec ce que le GDID, dans sa grande et généreuse bonté d'âme, souhaite pour les directeurs, mais sera ce dont le minsitère a besoin : des relais des IEN "à l'insu de leur plein gré" !Allez, je me calme et je nous invite à  continuer le combat pour une école meilleure, plus juste, plus laïque, plus démocratique, là au moins on est tous d'accord....Avec le bonjour de Pagnol

Mme Berdnikoff 02/04/2007 13:13

Depuis des années je suis favorable à la mise en place d'un statut pour les directeurs.
Cordialement,
La Directrice de l'école Bezançon

Lucas 92 02/04/2007 12:47

Vous allez vous offrir une bonne friture avec tous ces gogos - dont je suis - qui se laissent prendre aussi facilement.

Gégé 02/04/2007 10:51

Plus on est de fous, plus on rit. Un de plus ! La pêche est bonne ?

Béatrice Goudenove - maternelle Racine 02/04/2007 10:49

ça mord bien, on dirait... je n'ai rien vu venir... je me suis retrouver dans la nasse comme les autres.

Martine Levilain-Castel 02/04/2007 09:29

Excellent poisson d'avril ! J'y ai vraiment cru et je commençais timidement à me réjouir mais pas avant d'avoir lu de mes yeux ce statut, alors j'ai vraiment rigolé ! ça fait du bien, merci.

Amicalement,
Martine Levilain-Castel,Ginasservis(Var)

Alexandre Coutard - 54 01/04/2007 22:58

On en rit de ce poisson d'avril, très réussi en l'occurrence. Mais vous avez vu juste. Ce scénario est proche de ce qui se passerait si, par aventure, un "bon" ministre nous entendait...
Il me semble que les réactions que vous décrivez seraient, à peu de choses près, très ressemblantes. C'est la raison qui me porte à croire que je serai en retraite bien avant que cela n'arrive.
Merci de ce bon moment.

Louise Herbaut 01/04/2007 13:53

Il était où, notre marseillais préféré ?

Régis dit Gigi 01/04/2007 12:48

Moi je rêve de lire cet article, tel qu'il est, mais pas un 1er avril...

Gabin 01/04/2007 10:49

Chapeau ! J'avais du mal à y croire. Pourtant, je dois avouer que j'y croyais quand même un peu.
Vous m'avez eu... Je me marre encore.

Joëlle 01/04/2007 10:41

Un peu de bonne humeur, ça fait du bien. Bravo.

Serge 01/04/2007 09:37

L'ami Thierry était encore couché ? Il faut être sur le pont et surtout être opérationnel et réactif, cher Thierry...