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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 22:42

La méfiance envers les partis de gauche traditionnels a gagné le corps enseignant, autrefois bastion du PS (Libération 30/01/07).

Fini le bon vieux temps où la plupart des enseignants militants convaincus, votaient à gauche sans se poser de questions. Aujourd'hui, ils sont plus partagés.

Pour André Robert, professeur de sciences de l'éducation à Lyon-III, il est manifeste que le monde enseignant est aujourd'hui nettement moins fidèle aux partis de gauche traditionnels (PS et PCF) que dans les années 80.

Une majorité d'enseignants vote en effet pour les partis de gauche, mais on constate un certain tassement de ce soutien depuis le pic des années 70 et 80.

 

En 2002, Lionel Jospin n'avait recueilli que 19 % des voix enseignantes. Les candidatures dissidentes de Christiane Taubira (8 %) mais aussi et surtout de Jean-Pierre Chevènement (15 %), dont le discours sur l'école républicaine avait porté auprès de cette cible, ayant rencontré un beau succès. Les trois candidats d'extrême-gauche réunis avaient obtenu à l'époque 11 % des voix, ajoutant à la dispersion à gauche des suffrages étudiants et surclassant très largement Robert Hue (4 %).

 

Alors que l'élection s'annonce très serrée, le vote des 860 000 enseignants revêt une importance stratégique. Ils ont lâché Jospin en 2002. Voleront-ils, cette année, au secours de Royal ?

Rien n'est moins sûr si l'on en croit les résultats de l'étude réalisée par l'Ifop début février pour "Le Monde de l'Education" et LCP-AN :

S. Royal : 31 %
F. Bayrou : 27 %
N. Sarkozy : 19 %
D. Voynet : 5 %
M.G. Buffet : 4 %
O. Besancenot : 4 %
J. Bové : 3 %
J.M. Le Pen : 3 %

Bayrou à 27% d’intentions de vote chez les enseignants talonne Ségolène Royal, donnée à 31% chez les enseignants.

Seulement 17% se disent inquiets par le député béarnais, alors que 36% ont peur de la candidate socialiste, et 60% de Nicolas Sarkozy. En fait, les enseignants, lassés par les vagues de réformes successives, ont envie de tout sauf d'être secoués.

Néanmoins, si le candidat centriste séduit le monde enseignant, les profs restent massivement fidèles à la gauche. Au second tour, selon la même enquête, la candidate socialiste remporterait 62% de leurs suffrages, contre 38% pour Nicolas Sarkozy.

  

 

Le jugement des enseignants sur les ministres de l'Education successifs

 

La note 20 signifie que vous estimez que la personnalité a été un excellent Ministre de l’Education, la note 0 qu’elle a été un très mauvais Ministre, les notes intermédiaires servant à nuancer le jugement.

Jack Lang              11 %
François Bayrou     10,4 %
Ségolène Royal        8,4%
Claude Allègre         8,3 %
Luc Ferry                8 %
Xavier Darcos          7,3 %
Gilles de Robien      7 %
François Fillon        6,9 %

 


Mauvaises notes pour les ministres                


Moyenne générale : 8,4/20. Un mauvais résultat qui tend à souligner "une non-maîtrise des compétences attendues", à moins que ce soit "un travail trop superficiel".

En queue de classe : François Fillon (7/20), comme Gilles de Robien, puis Xavier Darcos (7,3/20), Luc Ferry (8/20) et Claude Allègre (8,3/20).

Quant à Ségolène Royal, avec 8,4/20, elle s'inscrit juste dans la moyenne. Les deux têtes de classes sont Jack Lang, crédité de 11/20 et François Bayrou, avec 10,4/20. Ces deux derniers doivent avoir le triomphe modeste car leurs passages au ministère ont été marqués par une volonté d'apaisement.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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Mallorie 28/02/2007 15:07

La défiance des professeurs à l'égard du Parti socialiste date de l'époque où Claude Allègre était ministre de l'Education nationale. Son franc-parler a profondément choqué.Puis, sur fond de crise, la vidéo d'Angers, dans laquelle Ségolène Royal préconisait les 35 heures aux professeurs, a été diffusée. Les enseignants ont alors cru que la machine à critiquer avait redémarré. François Bayrou ratisse chez les enseignants car il sait qu'ils incarnent un électorat fracturé, et donc captif. Beaucoup ne se retrouvent plus dans la gauche. Les jeunes qui débutent votent désormais plus à droite que leurs aînés.
(analyse de Florence Aubenas - Nouvel Obs)
 

Benjamin Boutard - 58 28/02/2007 15:03

En tant qu'ancien ministre de l'Education nationale, Bayrou a laissé un bon souvenir. Lorsqu'il était en poste, il avait voulu faire passer une loi qui accordait plus de place au secteur privé. Face à la pression des enseignants, il avait finalement dû y renoncer. Satisfaits de le voir céder, les enseignants l'ont trouvé sympathique et tolérant. Selon l'expression d'un haut fonctionnaire, il a géré son ministère par "calinothérapie"...
Est-ce ainsi qu'on avance ? A-t-on des chances d'avoir notre statut un jour s'il est élu ?

Dominique 28/02/2007 14:10

Savent-ils combien nous avons une mauvaise image d'eux et de leur action ?A les entendre, ils sont les meilleurs... "moi quand j'étais ministre de l'Education nationale, j'ai fait...".Pas de quoi être fiers !
Je pensais que Jack Lang avait meilleure presse auprès des enseignants. Même pas... Lui, il s'imagine adulé... Faut dire qu'il n'a rien fait de plus que les autres, sinon caresser dans le sens du poil...

Marc Hébert 28/02/2007 10:59

A l'instar de la population française, les enseignants diversifient leur vote. Et on trouve le même processus pour tout ce concerne la vie associative et syndicale.
Il y a 30 ans, il était "de bon ton", presque "naturel" de voir les enseignants militer au PS et avoir leur carte dans le même syndicat largement majoritaire. Tout est fini. Les partis et les syndicats doivent tenir compte de cette évolution. A eux aussi d'évoluer pour "séduire" les adhérents. On est loin du compte...