Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 14:34

Suite aux récentes déclarations de Nicolas Sarkozy, nous avons décidé de lui faire part de certaines remarques et souhaité obtenir quelques précisions concernant ses engagements.

Nous invitons tous les collègues directeurs à faire un copie-collé de ce courrier pour l'adresser au candidat de l'UMP. Pour cela, un seul clic suffit (voir ci-dessus dans le message d'accueil)

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 

Cher Monsieur,

Le 2 février dernier, vous avez déclaré :

"Je veux rendre hommage à tous ces professeurs, à tous ces instituteurs entre les mains desquels nous mettons l'avenir de nos enfants et donc notre avenir. Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs conditions matérielles et morales. Je sais combien leur pouvoir d'achat et leurs conditions de travail se sont dégradés, combien les perspectives de carrière se sont réduites pour beaucoup d'entre eux".

C'est le cas précisément des directeurs d'école, en grève administrative depuis 1999 dont les conditions de travail n'ont cessé de détériorer. Sans aucune reconnaissance, ni institutionnelle, ni financière.

"Je m'engage, si je suis élu, à leur donner la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies", à permettre à ceux "qui voudront travailler davantage, de gagner plus".

Les directeurs d'école ne peuvent pas travailler plus pour gagner plus. Ils travaillent déjà plus mais sans gagner plus. Leur charge de travail s'est considérablement alourdie au fil des ans. La plupart d'entre eux doivent gérer une classe et assumer la direction de l'école. Leur temps de travail n'est pas extensible.

 

 

 

En mai 2006, Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative doit cesser. Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de l'indemnité de direction). C'est vraiment mal reconnaître un métier dont les responsabilités et les charges administratives ne cessent de s'alourdir.

A plusieurs reprises, des parlementaires ont attiré l'attention des gouvernements, allant jusqu'à déposer des amendements pour la création d'un statut de directeur d'école. En vain. A chaque fois, les ministres ont cédé aux pressions des syndicats enseignants qui affirmaient que "les directeurs ne veulent pas d'un statut" et que passer outre leur volonté serait considéré comme un "casus belli".

Las de n'être ni entendus, ni écoutés, les directeurs se sont organisés en association : le GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs d'école). En octobre 2006, à la demande du GDID, l'IFOP a consulté l'ensemble des directeurs d'école. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10 000 réponses"
(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp)

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur
 - 76 % favorables à un statut d'établissement
 - 95 % pour une définition plus claire des tâches du directeur

"On ne peut prétendre que l'école est une priorité si on n'assure pas le respect et le prestige de la fonction enseignante", avez-vous écrit dans votre lettre de mission à Xavier Darcos, ancien ministre délégué à l'enseignement scolaire.

C'est également ce que réclament les directeurs d'école en réclamant une véritable reconnaissance de leur fonction. Dans la consultation de l'Ifop, le constat est très sévère : 85 % des directeurs ne ressentent aucune reconnaissance de leur fonction par le ministère de l'Education nationale.
 

"Je ne souhaite pas une réforme du statut des enseignants, mais une amélioration nette et indiscutable de leurs conditions de travail, de leur statut social et de leurs revenus", avez-vous ajouté dans votre lettre de mission.

Nous estimons que notre reconnaissance doit d'abord être institutionnelle et qu'elle passe nécessairement par un statut qui définisse la spécificité de notre métier.

Elle doit ensuite se traduire par une revalorisation substantielle de nos salaires et indemnités de direction en réelle adéquation avec la charge de travail des directeurs.

Conscient que le problème n'est pas réglé, Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut de directeur. Hélas, nos syndicats continuent de le refuser contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %) qui pense que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

Même si l'on est  favorable au dialogue social, force est de constater le divorce qui s'est installé entre les principaux syndicats enseignants (SNUipp-FSU, SE-Unsa, Snudi-FO, Sgen-CFDT) et les directeurs.
Nous estimons que les prises de position des organisations syndicales ne traduisent plus la volonté des directeurs mais qu'elles sont le reflet de l'idéologie qui habite les dirigeants de ces syndicats.
De ce fait, hélas, le dialogue social a atteint ses limites. L'attitude de nos "représentants" est source d'immobilisme pour toute une profession. Il incombe aux politiques d'assumer leurs responsabilités pour améliorer le fonctionnement de l'école. En effet, bon an, mal an, plusieurs milliers de directions restent vacantes et sont "imposées malgré eux" à des enseignants "faisant fonction" voire à des sortants d'IUFM.

En ce début 2007, le malaise persiste. L'administration procède aux premières retenues sur salaire pour "absence de service fait" alors que les directeurs exercent la totalité de leur fonction. Il devient urgent de trouver une solution à ce problème qui n'a que trop duré.

Nous avons récemment interrogé le député que vous êtes. Nous n'avons reçu aucune réponse à ce jour. Nous nous adressons, maintenant, au candidat déclaré à l'élection présidentielle avec l'espoir d'être entendus.

Nous vous saurions gré de bien vouloir préciser vos propositions et nous informer de ce que vous envisagez pour répondre aux attentes des directrices et directeurs de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse, nous vous prions de croire, cher Monsieur, en l'assurance de notre profond respect.

Retour

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
commenter cet article

commentaires

MarylÚne Doubelle 05/02/2007 14:28

Moi aussi, j'ai envoyé mon message à notre « ami » Sarko. Depuis vendredi, c’est notre « ami ». Les médias disent qu’il a cherché à séduire les enseignants. S’il nous aime tant que ça, il nous répondra. Au moins par politesse…
Merci de diffuser les réponses si vous en recevez.

Béatrice Goudenove - maternelle Racine 05/02/2007 10:30

Voilà, c'est fait. J'ai envoyé ce courrier. Un message automatique me dit qu'il est transmis.
Si j'ai une réponse, je vous la fais parvenir. J'espère que beaucoup de collègues vont écrire également.

Alicia Pottier 04/02/2007 23:47

On entre dans la période de surenchères. Le 11 février, on aura droit aux promesses de Ségolène.
Allez, les candidats ! Qui dit mieux ?
Un statut sur ma droite, un statut sur ma gauche... Une prime par ici, un EPEP par là...

Bruno 04/02/2007 23:29

Sarkozy a demandé à Darcos de lui faire des propositions. Inutile de se creuser les méninges : les armoires du ministère débordent de rapports en tous genres (commissions, colloques, études, réunions...) sur les problèmes de la direction d'école. S'il veut, il n'a que l'embarras du choix pour fournir dès demain une synthèse à Sarko.