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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 13:25

Dans son hebdomadaire "Action Syndicale" du 23/01/06, le Sgen-CFDT 59-62 dénonce le projet de décret instituant une expérimentation concernant la création d'EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire).

"Il est certain qu'aucune amélioration ne concernera les directeurs qui ne sont pas responsables de l'EPEP (donc la grande majorité des directeurs actuellement en place). Quant aux responsables, c'est flou !", conclut le Sgen-CFDT. Rappelons que nous partageons ses critiques. Nos précédents articles en attestent.

Le Sgen-CFDT poursuit : "Le ministère profite des difficultés de mobilisation des directeurs et surtout de la division des personnels. Entre les associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat" et le SE qui, à notre sens, a signé seul un compromis nettement insuffisant, le Sgen-CFDT continue à revendiquer trois priorités : du temps de décharge supplémentaire, une reconnaissance financière digne, de la formation continue.

Le Sgen-CFDT (avec le SNUipp-FSU et le Sden-CGT) organise des réunions de bassin pour faire le point sur la mobilisation et envisager d'autres actions (les dates et les lieux ont été envoyés par mails aux écoles)".

 

Ainsi, le Sgen-CFDT attribue la responsabilité de la faible mobilisation au SE-Unsa et "aux associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat".

Certes, pour ce qui concerne la division orchestrée par le SE-Unsa, rien à ajouter. En signant seul le protocole, ce syndicat a tourné le dos aux revendications des directeurs et a contribué à mettre fin à la grève administrative avec les conséquences que l'on sait. Depuis, le SE-Unsa fait cavalier seul et est en but aux critiques incessantes de ses concurrents.

Quant aux "associations corporatistes", il n'est nul besoin d'être grand clerc pour savoir qui est visé... Suivez mon regard... Il s'agit bel et bien du GDID !

Aux yeux des syndicats, en commandant une consultation à l'IFOP, le GDID a jeté un pavé dans la mare. Pensez donc ! Jusque-là, il était facile de parler au nom des directeurs et de leur faire dire parfois même l'inverse de ce qu'ils pensent. Exemple : "les directeurs ne veulent pas d'un statut".

 

 

Mais, le GDID est-il, pour autant, le méchant diviseur de la profession ? Certainement pas. Peut-on lui reprocher d'avoir permis aux directeurs de s'exprimer sur leur métier, leur vécu, leur avenir, leurs problèmes, leurs aspirations ? Ceux-ci ont répondu massivement et avec enthousiasme. Ce fait a été largement souligné par l'institut d'enquêtes.

 

   

C'est cette consultation qui a fait apparaître les syndicats en complet déphasage par rapport aux collègues. Au lieu de se saisir des résultats et d'en tirer certaines conséquences, les responsables syndicaux se sont obstinés avec une détermination teintée d'idéologie pour se maintenir dans une ligne de conduite erronée.

 

   

Avaient-ils des doutes sur la fiabilité de la consultation, qu'il leur était (est encore) facile d'en organiser une autre. Si le GDID a pu le faire avec ses faibles moyens, une telle enquête est à la portée des syndicats enseignants. Les instituts ne manquent pas sur la place publique (BVA, CSA, LH2, IPSOS, TNS-SOFRES, IFOP, OPINION-WAY...). Que ne l'ont-ils pas réalisée pour mieux connaître leur base ?

Certes, les résultats les auraient placés en délicate position... Ils le savent. Mais, les appareils syndicaux ne sont pas propriété des équipes dirigeantes. Ou elles représentent la profession et se mettent à son service, ou elles laissent la place. Ceux de leurs membres qui ne se sentent pas ou plus en accord avec les souhaits exprimés par la profession doivent (ou devraient) se mettre en accord avec leur conscience. C'est aussi cela, la démocratie.

 

Au lieu de rassembler la profession, les syndicats s'en sont séparés un peu plus. La division n'est pas entre directeurs (93 % expriment leur désir d'être reconnus par un statut). Le clivage se situe entre les directeurs et les responsables syndicaux. C'est en cela que ce sont, eux, les diviseurs. Et c'est en cela qu'ils font le jeu du ministre.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Marielle 29/01/2007 11:21

Qu'un syndicat lance une nouvelle consultation ou un sondage sur les souhaits des directeurs et directrices d'école... Chiche !

Benjamin 27/01/2007 14:53

Vous vous faites des illusins, chers collègues en lutte si vous imaginez que les responsables syndicaux vont laisser leur place parce qu'ils ne se sentiraient plus en adéquation avec la base des directeurs.
Croyez-vous vraiment qu'ils ont un problème de conscience quand ils sont reçus dans les palais dorés de la République ?
Vont-ils hésiter entre leur conscience et l'abandon de leur décharge syndicale ? Vous les imaginez quitter leur fonction syndicale pour une classe ?

Benjamin 27/01/2007 14:48

Vous vous faites des illusions, chers collègues en lutte, si vous pensez que les responsables syndicaux vont laisser leur place simplement parce qu'ils ne seraient pas en phase avec la base des directeurs.
Leur conscience ne pèse pas lourd à côté des décharges syndicales et des réunions dans les palais dorés de la République...
Vous ne pensez tout de même pas qu'ils vont reprendre une classe !!!

Julie 27/01/2007 12:50

J'attends de voir

Pierric Legrand 26/01/2007 17:20

Eh oui ! Toujours plus facile de désigner un bouc-émissaire que de réfléchir à ses propres responsabilités !
Le gdid coupable idéal : il a osé donner la parole aux directeurs...
"Le premier qui dit la vérité Il doit être exécuté"    Guy Béart