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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 10:53

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Dès le 11 juin, nous avions demandé à nos collègues de toute la France d'envoyer un premier courrier aux parlementaires pour les alerter sur les insuffisances des "avancées du protocole".

Le 2 novembre nous avons sollicité, de nouveau, l'ensemble des collègues en mettant à leur disposition une copie de notre nouvelle lettre. Relayés par le GDID, notre appel a été largement entendu.

De nombreux députés ont été interpellés. Même si peu d'entre eux ont répondu aux directeurs, beaucoup sont intervenus auprès du ministre soit pour l'interroger, soit pour lui faire part du malaise de notre profession et lui demander ce qu'il envisage pour améliorer notre situation.

 

Nous publions ci-dessous la liste des députés qui, à ce jour, ont posé une question écrite au ministre. Nous indiquons également sa date de publication au Journal Officiel.

 

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

La question écrite

 

Prévue par le Réglement de l'Assemblée nationale, cette procédure constitue une prérogative individuelle des députés qui s'exerce en dehors du cadre de la séance et dont l'effet est différé.

 

Les questions écrites doivent être sommairement rédigées et se limiter aux éléments strictement indispensables à la compréhension de la question. Elles ne doivent contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés.

 

Le texte des questions écrites est remis au Président de l'Assemblée nationale, qui le notifie au Gouvernement. Les questions écrites sont publiées chaque semaine, durant les sessions et hors session, dans un fascicule spécial du Journal Officiel.

 

Les réponses des ministres doivent être publiées dans les deux mois suivant la publication des questions.

 

Il faut signaler que les réponses aux questions n'ont aucune valeur juridique et ne lient pas l'administration sauf en matière fiscale où elles sont considérées comme exprimant l'interprétation administrative des textes.

 

A ce jour, 25 députés ont posé une question écrite au ministre de l'Education nationale. Dans cette liste, nous trouvons des députés de partis différents (PS, PC, UDF, UMP) provenant de diverses régions de France.

 

A titre d'exemple, nous publions la question écrite de M. Mesquida Kléber, député de l'Hérault :

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le malaise des directeurs d'école. Suivant les années, 4 000 à 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. De plus en plus d'enseignants finissent par occuper la fonction, mais aussi de plus en plus de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM dirigent une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. En dépit de leurs compétences et de leur travail, ces "directeurs malgré eux" n'auront pas la formation, l'expérience et la motivation. Ce malaise s'aggrave. En mai 2006, le Gouvernement a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. La grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, des retenues de salaire sont annoncées, de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme est à comparer avec l'augmentation de 20 % de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour. Les arguments sont déterminants, mais n'ont pas apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école.

Aujourd'hui, 93 % des directeurs réclament un statut reconnaissant la spécificité de leur métier (cf consultation IFOP). A l'initiative du GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs), l'association nationale des directeurs d'école, plus de 42 000 d'entre eux ont été consultés en septembre 2006.

Dans ces conditions, il lui demande quelles mesures il compte prendre sur l'institution d'un véritable statut de directeur d'école".

 

La plupart des questions écrites reprennent les mêmes éléments. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Poursuivons notre campagne d'information et de sensibilisation auprès des élus qui ne se sont pas encore manifestés. La procédure (pour trouver l'adresse mail du parlementaire et le courrier à copier) se trouve sur la page d'accueil de notre site.

Ne négligeons pas ce travail de fourmi. L'utilisation d'Internet est un véritable outil mis à notre disposition (cf l'étude de l'UTC Compiègne sur la campagne électorale du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen).

 

Si nous ne nous mobilisons pas pour améliorer nos conditions de travail, personne ne le fera pour nous.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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commentaires

Gaumé Luc 18/12/2006 17:46

Comme beaucoup de mes camarades, j'ai reçu ma lettre recommandée avec AR de la part de mon IA ( à mon nom s'il vous plait) pour service non fait. Peut-on envoyé à notre IA une lettre recommandée avec AR également pour service non fait : les langues, les remplacements, les décharges de direction...etc. Je fais mon travail, exemple samedi 16/12 après mon tservice d'enseignant , j'ai reçu une nouvelle famille qui voulait inscrire ses deux enfants à l'école: Visite des locaux, discussion du projet de l'école, de chaque classe, fonctionnement générale ,demande d'inscriptions à la Mairie, diverses formalités  administratives et remerciements ... c'est çà le travail que l'on ne fait pas?

Pilou 15/12/2006 14:06

Le p\\\'tit mec du SNuipp 59 nous aurait donc menti ?
Selon lui, 4 députés seulement auraient répondu et tous UMP ou UDF...
Et ce SNUipépère s\\\'est permis d\\\'envoyer cette info (intox ?) à toutes les écoles via la messagerie IA 59 !!! C\\\'est leur façon de faire ? Chapeau !

Bénédicte Sueur 14/12/2006 16:21

Incroyable ! Dans ma petite campagne toute calme, je m'étais faite à l'idée que les députés ne bougeraient pas pour nous.
Ce qui me fait plaisir, c'est de constater que les 4 grands partis sont représentés. J'espère qu'il y en aura d'autres qui suivront. Le ministre est-il obligé de répondre ? Comment le saura-t-on s'il répond ?
 
 

Pierre-Edouard 14/12/2006 16:12

Voilà un petit coin de ciel bleu... On se demandait si nos députés avaient bien reçu et surtout lu nos mails... En voilà au moins 25 qui s'intéressent à notre sort... Tout n'est pas perdu.