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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 13:49

"On ne prête qu'aux riches", dit l'adage. C'est aussi ce que pense le SNUipp qui commence à s'effrayer de la dimension prise par le GDID et le site des "directeurs en lutte" et surtout de l'adhésion qu'ils rencontrent auprès des directeurs. La "puissance syndicale" serait-elle à ce point déstabilisée qu'elle doive réagir dans l'urgence, quitte à utiliser des arguments usés et mensongers ?

 

Le SNUipp du Gard, à propos des réunions ministérielles, ne craint pas d'affirmer : "En invitant pour la première fois le GDID (association de directeurs prônant entre autres le statut de "chef hiérarchique", et allant dans les sens des propositions ministérielles), le ministère cherche à contourner les représentants élus de la profession...".

 

Plus c'est gros, mieux ça passe... doit-on penser au SNUipp. Non ! Ce temps est révolu. Les collègues connaissent bien les positions du GDID. Argument dérisoire. Quant à contourner les représentants élus, rien de plus facile puisqu'ils fuient la discussion en appliquant la politique de la chaise vide.

 

Le SNUipp du Val de Marne, toujours à propos des groupes de travail sur le statut des directeurs, écrit : "Le ministère tente de se créer une nouvelle marge de manoeuvre... en ouvrant les discussions à une organisation non représentative et qui, jusque-là, affirmait son souhait d'en rester à contribuer au débat : le GDID. Cette pratique apparaît comme un soutien à la création d'un syndicalisme corporatiste en direction de la direction d'école...

Comme en témoigne le dernier courriel du GDID qui se permet de rédiger lui-même de "futurs statuts" qui ont bien du mal à masquer le caractère hiérarchique de leur contenu, il s'agit bien de répondre par un statut spécifique et donc d'introduire de fait une nouvelle rupture entre les personnels comme dans le fonctionnement de l'école".

 

Qui du SNUipp ou de "l'organisation non représentative" (GDID) jouit de la meilleure adhésion des directeurs ? La "représentativité" n'a-t-elle pas changé de camp ? Et la crédibilité ? Et la légitimité ?

 

Le SNUipp du Pas-de-Calais consacre une large place au problème de la direction dans le "fenêtre sur cours" n° 102. Page 4, il nous fait l'honneur d'emprunter le titre de notre site. Nous lui ferons cadeau des droits d'auteur...

 A l'instar de leurs homologues du Gard et du Val de Marne, les auteurs de ce dossier argumentent contre le "statut non hiérarchique". Le SNUipp 62 en profite pour louer son action, aux côtés du SGEN-CFDT et du SNUDI-FO. Jamais, le mot "directeur" n'aura été autant utilisé. Certes, pour mieux stigmatiser les "directeurs en lutte"... on l'aura deviné.

 déclare le SNUipp. Nous ne le contesterons pas. En effet, "un millier de collègues en lutte, directeurs ou non" étaient à Paris le 22 novembre. Des réunions ont été organisées dans les départements. On nous a cité celle de Villeneuve d'Ascq (59) où l'intersyndicale départementale a rassemblé 12 personnes (y compris les 6 organisateurs)... Nous ajouterons simplement que le SNUipp a tort de négliger l'utilisation d'Internet. Et nous lui conseillons de prendre connaissance de l'excellente étude de l'UTC Compiègne qui a montré l'importance du web lors du référendum sur le Traîté Constitutionnel et son influence dans la victoire du "NON". Le SNUipp comprendra alors que le site du GDID et celui des "directeurs en lutte" sont bien plus consultés que le sien.

  

    

Les 93 % de directeurs favorables à un statut apprécieront : ils luttent pour "la mise à mort de l'école communale" !!!

 

Suite à notre campagne d'information à destination de Nicolas Sarkozy, les "directeurs en lutte" ont également reçu un mail d'un fantassin du SNUipp 59.

 Nous demandions alors aux collègues d'écrire eux aussi à Nicolas Sarkozy. Nous reproduisons ce mail intégralement :

"ça devrait être facile puisqu'un des des héraults de machinenlutte est le suppléant d'un candidat ump aux législatives du nord et que sur les 4 députés qui ont répondu, 4 sont soit udf soit ump...".

Rappelons que nous ne sommes composés que de directeurs et que nous sommes indépendants de tous les pouvoirs (politiques, syndicaux, médiatiques...). Quant à être "suppléant d'un candidat"...

  

Ce défenseur zélé du statu quo n'en est pas à sa première ineptie. Plus d'une douzaine de correspondants du Nord nous ont transféré certains de ses messages dont un mémorable mail dans lequel il s'était essayé à une calamiteuse tentative pour décrédibiliser la consultation Ifop. Entre "consultation", "sondage" et "panel", il s'était pris les pieds dans le tapis... RI-DI-CU-LE !

A ce héraut du SNUipp, pour l'ensemble de son oeuvre, nous décernons un ZERO pointé.

 

Faut-il répondre à toutes ces provocations ? Nous avons choisi la dérision. Nos lecteurs se feront eux-mêmes leur opinion. Ils ont face à eux deux conceptions de la direction et du fonctionnement de l'école :

D'un côté, un syndicat figé dans ses certitudes ; de l'autre, une association (GDID) qui évolue avec la profession.

D'un côté, des représentants syndicaux qui voient l'avenir en regardant leur pendule arrêtée voilà un siècle ; de l'autre, des directeurs qui avancent avec leur temps et souhaitent adapter leurs conditions de travail au XXIème siècle.

 

Les directeurs se sont exprimés clairement lors de la consultation Ifop. Les résultats sont clairs, nets et incontestables (sauf à être de mauvaise foi... ça existe...).

 

Finalement, en braquant leurs projecteurs sur le site des "directeurs en lutte", le SNUipp 62 nous a fait une belle publicité gratuite. En effet, nous avons connu un afflux de visiteurs sans précédent.

Quant aux attaques éhontées contre le GDID, nul doute qu'elles produiront un effet "adhésion" probablement conséquent.

 

Belle leçon pour le SNUipp qui aura vérifié, à ses dépens, la teneur de l'adage selon lequel "on ne prête qu'aux riches"...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Georges 14/12/2006 09:24

Le GDID a répondu au SNUipp du Gard et à celui du Val de Marne. Vous pouvez lire leurs réponses sur le site www.gdid.org.
La mauvaise foi n’a pas de limites. Leur stratégie consistera pour les syndicats à nuire à ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils ne vont même pas s’attacher à réfuter les arguments par une brillante démonstration. Ils en sont incapables. Ce qu’ils veulent, c’est faire douter les directeurs quitte à employer des méthodes peu recommandables (mensonges, déformation des propos…).

Hervé Paul 12/12/2006 23:37

Ils sentent qu'ils sont en train de perdre la partie, ça les rend nerveux. C'est de leur faute. Ils me font penser aux chars d'assaut italiens pendant la guerre : 1 vitesse avant et 4 vitesses arrière pour se replier au plus vite...

Antoine 11/12/2006 15:29

Au lieu de s'en prendre à ceux qui s'occupent de nous, ils feraient mieux de se poser des questions.
Pourquoi s'est créé le gdid ? Pourquoi on râle contre TOUS les syndicats ? Pourquoi on en est encore là à ramer sans moyens ? Pourquoi tant de directions vacantes ? Pourquoi si peu de syndiqués parmi les directeurs mais aussi les adjoints ? Pourquoi si peu de monde dans leurs réunions ?
PARCE QU'ILS SE FOUTENT DE NOUS !

Aline 11/12/2006 11:02

Vous ne trouvez pas que ça sent la nervosité ? Quand on commence à s'affoler comme ça, c'est mauvais signe... Le snuip est sur la défensive. Faut qu'il se remue s'il veut défendre l'école de grand-papa. Eh, les gars ! on a passé l'an 2000 depuis 6 ans, bientôt 7 !!

Yann Lopez 11/12/2006 09:04

Ce qui est surprenant c'est la simultanéité des contre-attaques du Snuipp. Ce qui est curieux également, c'est que la direction nationale est muette. Elle fait accomplir ses basses oeuvres par des "seconds couteaux". C'est le "centralisme démocratique" comme ils disent...