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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 21:40

La consultation apporte des enseignements qualitatifs très intéressants. Elle montre que les directeurs n'ont pas une vision figée de leur métier. Ils estiment que les conditions actuelles de travail ne sont pas satisfaisantes et expriment une idée claire de l'évolution nécessaire pour mieux remplir leur mission et améliorer le fonctionnement de l'école.

Nous abordons, dans cet article, l'analyse des résultats concernant les questions sur les évolutions exprimées par les directeurs.  

Les décharges

Les réponses apportées aux deux questions donnent un résultat assez partagé : 53 % se déclarent pour une amélioration du régime actuel des décharges contre 47 % qui souhaitent que le directeur ne soit plus obligatoirement chargé de classe. Mais à y regarder de plus près, on constate que le clivage s'explique notamment par la taille de l'école.

Pour les écoles de 1 à 5 classes, l'amélioration du régime actuel des décharges est majoritaire de 79 % à 51 %. Les directeurs de ces "petites" écoles font preuve d'une grande sagesse dans leur jugement. Leur réponse est empreinte d'humilité. Ils savent bien qu'il serait utopique de prétendre à une décharge complète.C'est tout à leur honneur de se montrer raisonnable.

A partir de 6 classes, la majorité bascule, exprimant le fait que les directeurs ne doivent plus obligatoirement avoir la responsabilité d'une classe. Le pourcentage augmente fortement avec la taille de l'école, de 55 % à 96 %. Le taux apparaît beaucoup plus élevé en zone urbaine avec un pic à Paris (98 %).

Les indemnités de direction

A 80 %, les directeurs appellent de leurs voeux la création d'un salaire spécifique. Ce taux augmente, lui aussi, avec l'âge et la taille de l'école.

Les moyens financiers de l'école

Les directeurs expriment très nettement (76 %) la nécessité de création d'un statut d'établissement. Cette tendance est affirmée de façon très homogène toutes catégories de directeurs confondues. Les directeurs y voient probablement la garantie d'une parité de moyens quels que soient les possibilités financières des communes ou la volonté de leurs élus.

La formation des directeurs

La formation actuelle est jugée insuffisante par 83 % des directeurs. Là encore, la tendance est inversée entre les écoles de 1 à 4 classes et les autres. Dans les "petites" écoles, on opte plutôt pour un développement de la formation actuelle, alors que dans les plus grandes, on souhaite une formation qualifiante d'une année.

La définition du métier

Les directeurs sont quasi unanimes (95 %) pour souhaiter une définition plus claire et plus précise des tâches et des responsabilités de leur fonction. Les réponses sont très homogènes tous critères confondus.

La reconnaissance du métier

Près des 3/4 des directeurs (73 %) veulent que leur métier soit reconnu en tant que tel contre 27 % qui estiment que le directeur doit rester un enseignant comme les autres. Le souhait d'une reconnaissance du métier de directeur d'école croît fortement avec la taille de l'établissement (de 58 à 89 %). Cette revendication atteint des taux particulièrement élevés dans les zones urbaines qui comptent les écoles les plus importantes en nombre de classes : 86 % dans l'académie de Lille, 85 % dans celle de Versailles et 84 % à Paris.

Le statut du directeur

A 93 %, les directeurs se déclarent massivement favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école. Cette quasi unanimité est très homogène (de 87 à 97 %) quels que soient les critères évalués (âge, ancienneté, taille de l'école, zone géographique...). Elle est même renforcé par le fait que parmi ces 93 % favorables à la création d'un statut, 64 % y sont "tout à fait favorables". Ce taux atteint même 73 % dans les écoles de plus de 10 classes.

Ce jugement "tout à fait favorable" est exprimé de manière particulièrement élevée dans les académies de Nice (77 %), Lille et Paris (72 %).

Dans un prochain article, nous aborderons les questions liées aux mesures du protocole considérées comme des "avancées" par le syndicat qui se dit "responsable"...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Consultation IFOP - GDID
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Maxime 06/10/2006 11:34

J'ai pris connaissance de ce sondage. Très intéressant ! Chez les directeurs d'école aussi, la crise de représentation est donc sévère. Des syndicats qui refusent un statut, et 93% de la profession qui le réclame ! Un ministère désavoué par 85% des interviewés !...
Cela me rappelle le fossé gigantesque qui s'était creusé pendant la campagne référendaire de 2005 : d'un côté 92% des députés votaient OUI, 99% des journalistes faisaient campagne pour la Constitution, de l'autre 55% des Français disaient NON...
On voit le même phénomène, symptôme de la même crise de la représentation, se reproduire aujourd'hui : tous les médias nous bassinent à longueur d'émissions avec le duel Ségo/Sarko alors que chacun comprend peu à peu que ces deux clônes partagent les mêmes options idéologiques de fond : même libéralisme, même atlantisme, même blairisme, même résignation face à la mondialisation...Bravo pour votre action, continuez les directeurs en lutte !
Maxime
www.levraidebat.com