Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 14:51

Dans son numéro 100 de « LA BOUTEILLE A L’ENCRE », le GDID annonce qu’il a commandé un sondage à l’Ifop. Sur son site, le GDID précise que ce sondage sera réalisé, à partir du 11 septembre, auprès de 42 000 écoles. Probablement ce nombre correspond-il aux écoles connectées à Internet puisque nous serons appelés à répondre à ce questionnaire via le Net. 

Petite précision de vocabulaire : il ne semble pas s’agir ici d’un sondage mais d’une consultation. En effet, un sondage est une enquête réalisée auprès d’un échantillon donné (1 000 personnes, par exemple). Mais ne jouons pas sur les mots : sondage ou consultation, peu importe. L’essentiel est que la profession soit consultée et cela semble le cas dans ce qui nous est annoncé. 

 

« Les directrices et directeurs d’école doivent être consultés ! » réclame le SNE. Nous ne pouvons qu’adhérer à cette exigence.  

 

« On ne gouverne pas avec des sondages », rétorqueront ceux qui en craignent les résultats. Erreur ! Tous nos gouvernants, de droite comme de gauche, font appel aux sondeurs pour connaître l’opinion des citoyens et surfer sur la vague et l’air du temps.  

 

Tous les prétendants au suffrage universel commandent des enquêtes pour ne pas commettre d’impair. Comme le soulignaient les journalistes réunis lundi soir (04/09) sur RTL, c’est d’ailleurs la raison qui explique l’étonnante ressemblance (à quelques nuances près) des propositions de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Tous deux se basent sur les souhaits des citoyens électeurs (cf « le vrai débat »).  

 

Eric Dupin (qui enseigne l’analyse des médias à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris) faisait déjà l’analyse suivante dans Le Monde, en 2002 : « C’est aussi la faiblesse des corps intermédiaires (partis, syndicats et associations) qui favorise la commande de sondages…  Le Parlement peine à jouer pleinement son rôle d’expression démocratique. Il en résulte un face à face brutal entre l’opinion et l’exécutif. Le cas des conflits sociaux est typique. L’usage a été pris de les faire arbitrer, grâce aux sondages, par « les Français ». Le pouvoir a du mal à résister à un mouvement de protestation populaire. Plus généralement, les gouvernants intériorisent fréquemment l’impossibilité d’agir contre le sentiment populaire du moment. Rocard avait même théorisé, en septembre 1990, qu’une réforme n’était légitime que si elle était acceptée par l’opinion ».  

 

Rêvons un instant que les directeurs d’école soient bien représentés par les syndicats « majoritaires ». Ces derniers entendraient leurs revendications et négocieraient pour les faire aboutir. L’amélioration des conditions de travail des directeurs conduirait, de facto, à un meilleur « fonctionnement de l’école » comme dit le SNUipp…  

 

Mais, voilà… La réalité est bien différente ! Les directeurs ne sont pas correctement représentés et les ministres successifs trouvent l’occasion bien belle de ne faire aucun effort budgétaire en leur faveur. Leur réponse est toujours la même : « on ne peut pas accorder un statut aux directeurs… leurs syndicats n’en veulent pas. »  

 

Le SNUipp va plus loin : il affirme que les directeurs eux-mêmes ne veulent pas de statut. Comment le sait-il ? Mystère ! Il n’a jamais consulté les directeurs sur ce sujet. Ce ne sont pas les quelques directeurs qui n’ont pas encore déserté les « syndicats dits majoritaires » qui peuvent lui être d’un grand secours pour appréhender l’opinion de toute la profession. Ils sont si peu nombreux. 

 

Alors, il faut croire que le SNUipp fait sienne la boutade prêtée au Général de Gaulle (lorsque je veux savoir ce que pense la France, je m’interroge) et qu’il la paraphrase ainsi : « lorsque je veux savoir ce que pensent les directeurs d’école, je m’interroge »…  

 

En tous cas, les syndicats devraient se réjouir de l’initiative du GDID. Ils sont tous attachés à la liberté d’expression, à la démocratie et ils devraient donc se féliciter que les directeurs d’école expriment leur opinion. Pour une fois qu’on leur permet de le faire !

Retour

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article

commentaires

HélÚne 15/09/2006 21:41

Tout à fait d'accord !
Les syndicats majoritaires n'ont jamais voulu réaliser une vraie consultation des directeurs. Ils ont simplement organisé une pseudo-consultation pour l'ensemble des enseignants. Aucune rigueur ! Chacun pouvait répondre autant de fois qu'il le voulait ! Les "bonnes questions" n'étaient pas posées... Il ne s'agissait que d'avaliser l'idéologie post-soixante-huitarde des apparatchiks planqués déchargés de classe ! Aucune transparence ! Des résultats bidon non crédibles !
La consultation du GDID ne souffrira pas de ces critiques. Elle a été confiée à un institut de sondages qui garantit le sérieux de l'enquête.

parms 15/09/2006 15:58

Les syndicats majoritaires ont trop peur que l'on se rende compte de ce que souhaitent les directeurs... alors que leurs pseudo-sondages syndicaux n'ont fait que leur prêter ces intentions.