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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 17:18


Début septembre, Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, remettent un rapport intitulé «Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire ». Cette note permet à l’Inspection générale de donner son avis sur "la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire". (relire notre article)

 

Parmi les points abordés, les rapporteurs insistent sur les nombreux inconvénients de « la généralisation de la semaine de 4 jours ».

 

« La situation n’est pas satisfaisante. Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir :

                 

Sur la fatigue des élèves et des enseignants : les constats effectués dès le premier trimestre scolaire ont été confirmés à l’issue de l’année, conduisant parfois à la suspension de l’aide personnalisée les semaines précédant les vacances scolaires.

 

Sur la réduction du temps de dialogue avec les parents : le samedi matin est supprimé, les enseignants, pris par l’aide personnalisée ou par une autre activité, ne sont plus disponibles à la sortie de l’école le soir.

 

Sur le temps de concertation des enseignants : des doutes sont exprimés par l’encadrement sur la qualité (voire la réalité) des concertations qui ont lieu le vendredi soir à la fin d’une semaine chargée.

 

Enfin, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements : au terme de l’année scolaire, il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible. L’année scolaire n’est plus que de 144 jours théoriques (quatre jours pendant 36 semaines), et 140 jours en fait, alors que la moyenne européenne est de 185 jours (Regards sur l’éducation - OCDE 2008). »

 

Cette note de synthèse rappelle également que « l’évolution souhaitable de la situation n’est pas dans le retour au samedi matin, que personne ne revendique, mais dans la scolarisation du mercredi matin, en vue d’alléger la journée de travail scolaire dans une semaine rééquilibrée. »

 

Les Inspecteurs généraux abordent également l’aide personnalisée. S’ils reconnaissent l’adhésion des familles et des élèves, ils sont davantage sceptiques sur les bienfaits de cette mesure : « Les effets sur les apprentissages et les acquis sont plus difficiles à mesurer. » [L’aide personnalisée] « ne permet pas, selon les enseignants, de compenser les difficultés lourdes, elle ne permet donc pas d’infléchir l’organisation du cursus scolaire des élèves. »

 

La FCPE milite également pour le retour de la semaine de quatre jours et demi. Pour son président, Jean-Jacques Hazan, il faut juste expliquer aux adultes que c’est pour le bien-être des enfants : "Si les chronobiologistes et chronopsychologues, depuis plus de vingt ans, ont expliqué qu’il fallait baisser le nombre d’heures de classe et étaler ça sur plus de journées, c’est pour une raison. Il faut que les parents comprennent pourquoi ce n’est pas bon pour leurs enfants ni pour la réussite scolaire."

 

Les contestations de la semaine de quatre jours se font plus nombreuses et s’alimentent de l’avis des experts de terrain. Pas très réjouissant pour Luc Chatel, nouveau ministre et qui, nous dit-on, est en place pour « gérer les affaires courantes » avant le prochain grand changement de gouvernement.

Il est évident que Luc Chatel aura suffisamment à faire avec les suppressions de postes  et la réforme des lycées décidées par son prédécesseur. Lorsqu'un nouveau ministre de l'éducation est nommé à mi-mandat, c'est généralement pour calmer le jeu. D’ailleurs, chose maintes fois vérifiée à l’Education nationale : à une période agitée à cause de réformes mal acceptées, succède souvent une période d’apaisement. Comme une sorte de trêve…

 

Il devenait donc urgent d’allumer un contre-feu pour faire oublier les contestations. Pour ce faire, quoi de mieux que d’utiliser l’opinion dont on sait qu’elle est favorable à la suppression des cours le samedi

En effet, beaucoup apprécient ce réaménagement du rythme hebdomadaire, notamment les familles recomposées. Il suffisait donc de canaliser les bonnes opinions pour donner une belle image de cette réforme.

C’est ce que confirmera l’enquête commandée par le Ministère de l’Education nationale à l’Institut de sondage Ipsos.

 

On y apprend, sans surprise, que « 77% des Français jugent que la suppression des cours le samedi matin à l’école primaire pour mettre en place un dispositif de soutien aux élèves en difficulté est une bonne chose » et que « 88% des parents d’élèves considèrent que la suppression de l’école le samedi est une bonne chose pour les familles ».

 

Cependant, la question la plus « intéressante » pour le ministère est la suivante :

 

« De manière générale, considérez-vous que la suppression de l’école le samedi matin en primaire est une bonne ou une mauvaise chose pour assurer un enseignement de qualité aux élèves ? »

Réponse positive à 76%.

 

Cette question, au demeurant innocente, appelle les remarques suivantes :

-       C’est une question fermée qui n’offre que peu de possibilités aux parents d’apporter une réponse autre que celle attendue

-       Cette question découle tout naturellement des autres. Les parents approuvent la suppression de l’école le samedi ; ils répondent prioritairement à cette partie de la question

 

Si la question a été posée ainsi, c’était avant tout pour la réponse induite qu’elle ne manquerait pas de fournir. A question fermée, réponse évidente…

 

Les parents auraient-ils répondu aussi massivement si la question avait été posée différemment :

« Pensez-vous que la suppression de l’école le samedi permet d’assurer un enseignement de qualité aux élèves ? » Il est permis d’en douter.

 

En effet, les parents sont-ils en mesure de juger de la qualité de l’enseignement du fait de la suppression de classe le samedi ? Les professionnels sont déjà bien en peine de le faire. Y avait-il nécessité impérieuse à leur poser cette seconde partie de la question ?

 

Bien connue des pompiers qui luttent contre les incendies, la technique du contre-feu est également très utilisée par les politiques. Elle permet souvent de détourner l’attention d’un sujet brûlant…

Nous avons là un nouveau et bel exemple de stratégie de communication gouvernementale. Puisque les « gens de terrain » critiquent la semaine de quatre jours, il faut leur montrer que cette réforme est plébiscitée par les familles.

 

Deux semaines après la publication de la synthèse de l’IGEN, le sondage tombe à pic pour enfoncer le clou : non seulement les familles adhèrent à la semaine des 4 jours mais, en plus, elles estiment à 76% que c’est une bonne mesure pour « assurer un enseignement de qualité aux élèves ». CQFD.

 

Hélas, si le ministère tire son épingle du jeu par cet artifice, il nous faut déplorer qu’une stratégie de communication tienne lieu de réflexion sur des sujets aussi importants. Ce n’est pas de cette façon que l’on pourra progresser et améliorer le système scolaire qui en a pourtant un besoin urgent.
 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Maurice 12/02/2010 15:07


un nouveau sondage sur le site du SNE à consulter


Thierry Menge 28/09/2009 09:56


Le sondage produit par le SNUIPP, et ses affirmations selon lesquelles la masse des enseignants seraient ..., me semblent tout autant relever de la manipulation.
Si vous réduisez la journée de classe, vous envoyez des enfants dans des garderies. Leur journée de collectivité, cause première de la fatigue, n'en sera pas allégée. Que vaut-il mieux ?
Pour ma part, j'adapte le contenu de ma classe en fonction de la charge de la journée..


che 23/09/2009 23:02


La suppression du samedi n'a jamais été une volonté d'améliorer le bien être des enfants. Darcos a simplement très bien jouer son coup pour faire passer une semaine qui correspondait le meiux à ses
objectifs.

Le projet est sur plusieurs années et cela marche.
C'est d'ailleurs révélateur que nos grands maitres de la synthèse relève "la réduction du temps de contact avec les parents" (le samedi tenait une place importante en ce domaine) tout en se
dressant bien sûr contre le retour du samedi.

A noter que Avant Darcos.. rien n'empêchait les conseils d'école en fonction des particularités du périmètre scolaire de passer à la semaine de 4 jours.
Paris n'est pas la France, et malgré ce que veut bien penser le politiquement correct.. il y a plein de coins où les parents préféraient travailler le samedi. Je sais que c'est mieux pour les
départ en week end le vendredi, mais savez vous qu'il y a plein de personns qui ne partent pas.

Le but est de mettre les instits au diapason des entreprises.. 5 jours et week end.
Pour l'heure.. Ca va être 4,5 avec les gamins et l'AM pour les conférences et autres joyeusetés.. Les gamins... les particularités des situations.. On s'en fout.
ICI, le mercredi.. les parents veulent le garder  libre d'école... les associations sont nombreuses et les installations municipales sont libres pour les enfants. le samedi matin d'école, les
parents aiment .. ils en profitent pour faire des activités (sports etc..) les installations sont libres pour eux et les enfants sont gardés..

Le mercredi matin travaillé? Globalement cela leur pose un problème. Ils ont des gardes pour une journée, mais ne les auront plus pour une demi. Peu rentable pour les gardes.

Y'en a marre de ces ordres bardés de "politiquement correct" qui cache la vraie réalité. Des programmes plus lourds pour faire style avec des horaires réduits pour faire plaisir à qui? A la
FCPE?

Nous avions les moyens d'organiser les 26 heures des gamins en fonction des particularités locales.. On ne l'aura pluset il faudra toujours faire en 24h ce que l'on faisait difficilement en 26 que
ce soit en 4 ou 4,5 jours...
che


Delphine IA78 23/09/2009 21:43


C'est très compliqué. Les intérêts sont tellement contradictoires et les lobbies si présents qu'on en oublie l'enfant. Quant à nous, petits enseignants du bas de l'échelle sociale, on n'existe
pas.
Je pense, comme l'a écrit Grégoire, que l'intérêt de l'enfant commande qu'on mette tout sur la table une fois pour toutes. Tout est à réaménager, pas seulement la journée ou la semaine mais
l'année, le rythme, les programmes, le soutien...
Seulement, voilà... comme le dit Pascal, le tourisme pointe son nez. Et le tourisme, c'est l'économie. Rappelons-nous que les zones des vacances n'existent que pour le tourisme. La règle des 7 + 2
ne résiste pas à l'or blanc.
Comme Pascal, je doute qu'on y touche un jour vraiment. Dommage. On ne fera toujours qu'un replâtrage. Quant à nos salaires... ne rêvons pas Pascal.


Pascal Oudot 23/09/2009 21:29


Mouais. Pour moi les vacances pendant lesquelles je ne suis pas payé ne sont pas une chose négociable. On me donne deux mois de traitement en plus, et j'ouvrirai peut-être une oreille.
Ceci dit, tu crois que le secteur du tourisme serait d'accord? Dubitatif je suis, jeune padawan...


Grégoire 23/09/2009 17:08


J'ai apprécié le rappel historique de Papy .

Effectivement le samedi après-midi a été donné aux enseignants pour qu'ils puissent fréquenter les bibliothèques et se former. Mes parents enseignants s'en souviennent.

Les grandes vacances ont été accordées pour coller au calendrier agricole : c'était indispensable pour permettre au public visé par l'instruction obligatoire de 1883 d'être présent sur les banc
communaux.Instruire le etit  peuple pour installer définitivement la République et éviter le retour des fâcheux ( l'expérience de Bonaparte le petit était toute fraîche ).

Et aujourd'hui quels critères ?
Outre l'aspect chronobiologique ( qui reste en débat scientifiquement car on lit tout et son contraire ) c'est davantage quelle mission pour l'école et pour qui ?
Parents divorcés ? soit, réalité du travail des femmes ? ok, On ne vit pas dans un bocal et il faut tenir compte de la réalité. Avantages acquis des enseignants payés 10 mois annualisés ( d'où nos
salaires inférieurs par rapport à d'autres administations à échelle égale )  d'accord :nous sommes  des salariés comme les autres et nous devons défendre nos acquis sociaux .

Mais les enfants ?
Soyons cohérents : plus de travaux agricoles mais des enfants au bas des tours 2 mois durant. Qui peut offrir 2 mois de colo à ses minos ? Alors on revoit les vacances d'été et on commence l'année
scolaire le 15 août et on fait notre travail de prévention et d'éducation populaire.

Quatre jours c'est pas tenable ( j'y souscris car déjà fatigué et les mômes aussi ). On travaille le mercredi matin en arrêtant à 16h puis aide personnalisée jusqu' à 16h30.

L'idée est de tout mettre sur la table sans tabous y compris nos avantages acquis pour finalement travailler autant mais différemment. Qu'avons nous à y perdre ?




anschutz 23/09/2009 14:00


"les enseignants ont du mal à terminer leur programme": j'ai pu entendre et/ou lire ici ou là que les programmes sont parfaitement faits pour une
semaine de 24h. Sauf que dans les programmes, on ne parle pas des récrés. Donc les programmes sont imparfaitement faits pour une semaine de 22h.

Autre point de vue plus politique celui là: la suppression du samedi a été décrété principalement pour que l'école s'adapte à notre société en l'occurence le nombre croissant de familles divorcées.
Puis on annonce la généralisation du travail le dimanche (pour le pouvoir d'achat). Un couac dans la com' qu'aucun journaliste n'a relevé! En outre, il me semble qu'un divorce ça coute cher non? Le
travail le dimanche est séduisant pour les parents divorcés. Cruel dilemne: gosse ou pognon?


PouK 22/09/2009 14:39


Je comprends l'indignation de Pascal à voir ces syndicalistes profiter d'un forum pour distiller leur pub.
Faudrait-il leur interdire tout accès à un forum libre ? Je n'y suis pas favorable. Mais je pense que, dans la mesure où leur syndicat ne laisse aucune possibilité d'expression, ils s'honoreraient
à s'abstenir de nous imposer leur prose.


Ewen 22/09/2009 12:51


Il aurait surtout faire avec de l'intelligence mais pour faire passer le 'n'importe quoi' la méthode employée était la bonne, faire très vite.
J'ai bossé  plus de dix ans dans une école qui ouvrait ses portes le mercredi matin et après la nécessité de changer ma pédagogie j'ai pu constater combien les élèves étaient réceptifs ce
matin là.  Le samedi pour la famille était très apprécié, et pas que pour le confort, loin de là.
Il est pour moi évident que le rythme actuel est un non sens total d'autant plus qu'on propose un temps supplémentaire à ceux qui ont besoin d'aide.
Mais pourquoi réfléchir ? Laissons monsieur Chatel poursuivre avec tranquillité les énormités du précédent.


Pierrot 22/09/2009 12:07


2 choses.
> d'abord sur le fond: la situation avant le passage par tous à la semaine de 4 jours.
Je ne crois pas me tromper (mais peut-être que si?)en rappelant que la majorité des écoles étaient passées, via leurs CE,  à une semaine raccourcie avec rattrapage sur les vacances.
Cette solution présente les mêmes inconvénients que ceux exposés ici (ce n'est pas en faisant 3 jours de plus en juillet que l'on boucle le programme ou que l'on répartit la fatigue), et a été mis
en place par... les acteurs de terrain! 

> Seule   une forte mobilisation de la communauté éducative permettra la
construction de l’école que nous voulons.a) la 'communauté éducative' regroupe tous les citoyens, et pas seulement des enseignants et des parents d'élèves.
On le voit pour le sujet qui nous intéresse, les décisions prises prennent en considération des facteurs, sociaux, économiques, autres que ceux strictement liés à la gestion du temps de
l'enfant.
Là encore, faut drôlement être nombriliste pour ne 'penser' que 'école' alors qu'elle ne représente qu'un peu moins de la moitié du temps que l'enfant passe en collectivité.
b) Je ne sais pas qu'elle est l'école que 'nous' voulons... 


Pascal Oudot 22/09/2009 11:30


Qu'est-ce qui se passe sur ce billet? Une offensive syndicale? Même le billet de"papy" sent la provocation à plein nez! Si "Directeurs en lutte" devient une annexe du SNU, ce ne sera plus la peine
de venir.


Froment 22/09/2009 09:41

Vous évoquez les contre-feux. Je crois effectivement que la technique est plus utilisée en politique que sur le terrain par les pompiers. Les exemples foisonnent ces dernières années.De l'article, je retiens surtout ceci qui me semble tout à fait exact :"Lorsqu'un nouveau ministre de l'éducation est nommé à mi-mandat, c'est généralement pour calmer le jeu. D’ailleurs, chose maintes fois vérifiée à l’Education nationale : à une période agitée à cause de réformes mal acceptées, succède souvent une période d’apaisement."C'est une constante. Rappelez-vous Bayrou avec son million de manifestants dans les rues et qui n'a plus rien fait ensuite si ce n'est se mettre les syndicats dans la poche...Ce qui signifie, hélas, que plus rien d'important ne viendra améliorer le sort des directeurs. Ni statut, ni EPEP à négocier.  Seules les suppressions de postes continueront car les déficits battent des records. Tous déficits confondus, on va atteindre la somme colossale de 150 milliards (Etat, collectivités, sécu...).C'est ce qu'on appelle "gérer les affaires courantes"....

Jean-Yves 22/09/2009 08:06

Tous ensemble à Paris le 26 septembre pour lutter contre la casse des services publics et manifester notre opposition aux réformes néfastes de l'école.
A l'appel de la Fcpe et du Snuipp 75, un grand pique-nique réunissant enseignants et parents aura lieu à Paris dans l'ile de la Cité le samedi 26 septembre à 12h. Deux cortèges partant de la rive droite et de la rive gauche convergeront vers Notre Dame. Il s'agit pour les organisateurs de "réaffirmer son opposition aux réformes de l'école primaire".
Le 26 septembre, l’action «on va pas se laisser bouffer!» organisée à Paris sera une première étape de la mobilisation des enseignants et des parents d’élèves. Seule   une forte mobilisation de la communauté éducative permettra la construction de l’école que nous voulons.

Christian Fau 21/09/2009 22:52

Je suis une nouvelle fois consterné par les propos de Dedel.Tu n'es pas capable d'avoir une opinion, un avis, des arguments, tu ne fais que citer Moindrot. C'est ton papa, ton gourou, ton grand timonier? C'est ça ta version du syndicalisme? Répéter la bonne parole, faire le bon toutou de ton grand maître? Tu es à toi tout seul une caricature, un triste guignol. Quand je pense qu'à l'école, on se bat tous les jours pour que nos élèves puissent devenir des citoyens capables de se faire une opinion, ça doit faire un moment que tu n'y es pas allé.Je te plains,Christian

Papy 21/09/2009 22:35

Petit rappel pour les plus jeunes lecteurs.
Je suis entré en CP en 1959 et durant mes cinq année à l'école élémentaire, j'avais classe CINQ journées de SIX heures soit TRENTE heures par semaine: lundi, mardi, mercredi, vendredi, samedi (y compris donc le samedi après-midi). La journée de repos (et le cas échéant de catéchisme) était le jeudi. La perte par rapport à une semaine de quatre jours est de un cinquième ou encore d'une année scolaire complète par rapport à la situation actuelle (24 heures hebdomadaires pour un élève ne suivant pas le soutien). Oui, vous avez bien lu: UNE année scolaire en moins à l'école primaire! De plus à l'époque nous avions pas mal de devoirs et de leçons à faire à la maison, et certains de mes camarades les faisaient en étude surveillée par les instituteurs après la classe. D'autre part il y avait très peu de sorties et autres activités ludo-éducatives prises sur le temps scolaire. Il n'est donc pas possible que les élèves actuels aient le même niveau dans les matières fondamentales en arrivant en sixième qu'il y a 40 ans.
Mais depuis, la durée de la scolarité moyenne a beaucoup augmenté pour chaque élève puisque presque tous sont scolarisés au moins jusqu'à l'âge de 18 ans voire beaucoup plus ! Donc le temps d'apprentissage total a en fait augmenté. Je suggère que la durée passée à l'école primaire augmente d'un an et passe à 6 ans (de l'âge de 6 ans à l'âge de 12 ans) et que lycées et collèges soient fusionnés pour que la durée de l'enseignement secondaire soit également de 6 ans (de l'âge de 12 ans à l'âge de 18 ans). L'ensemble de la scolarité des moins de 18 ans serait ainsi mieux équilibrée.
Dernière remarque: que font les élèves du primaire du temps libre supplémentaire par rapport à la situation d'il y a 40 ans ? La plupart d'entre eux regardent la télévision ...
Le progrès consiste donc à ce que les enfants de 6 à 11 ans ont vu une année scolaire remplacée par une année de télévision ... Vive la modernité !!

Dedel 21/09/2009 21:58

Article intéressant qui met en lumière la manière de réformer du pouvoir : sans concertation et en opposant les salariés à l'opinion publique.Il y a une dizaine de jours, G. Moindrot a répondu à "La Croix". En substance, il disait que la mesure correspondait aux attentes des enseignants et des parents mais qu'elle avait été prise dans la précipitation.Il disait qu'il est difficile de mettre en place une nouvelle organisation avec cours le mercredi matin car les conséquences financières sont lourdes pour les collectivités locales qui doivent réorganiser les transports scolaires et les loisirs.Et surtout, aucune étude ne permet de comparer les résultats des enfants qui travaillent 4 jours par rapport à ceux qui travaillent 4 jours 1/2.71% des enseignants interrogés ne souhaitent pas remettre le dossier à l'ordre du jour du conseil d'école, fatigués par trop de réformes en 2 ans.Quant à l'aide personnalisée, on se retrouve avec 2 heures uniformes dans tous les établissements alors que certains d'entre cumulent des taux importants d'élèves en difficulté. Il aurait peut-être fallu adapter le soutien en tenant compte des besoins.

Simon 21/09/2009 18:29

Ceci ce n'est pas toujours simple de juger... J'ai par exemple servi de classe témoin à un célèbre chronobiologiste dans 2 classes différentes, l'une en 4 jours en centre ville et l'année suivante dans une autre en rythme 4jrs et demie en banlieue. Résultat les 2 études faisaient apparaître que les rythmes étaient pareillement adaptés et bénéfiques aux élèves (au vu de leur milieu socio-pro et donc de leur gestion du hts)...