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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 12:10


L’on pouvait s’attendre à de nombreuses et fortes réactions syndicales suite à la publication du rapport établi par Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Il n’en est rien.

Manque d’intérêt ou embarras des syndicats de l’enseignement primaire ? En effet, rien de très significatif, hormis un entretien de Gilles Moindrot pour le SNUipp et un communiqué du SE-Unsa...

 

Dans son entretien, Gilles Moindrot, estime que « le rapport confirme bien les analyses du SNUipp ». Le Secrétaire général du SNUipp passe en revue chacun des thèmes évoqués dans la note de synthèse : l'aide personnalisée, les évaluations de CM2 et CE1, la semaine de 4 jours, les réformes de 2008-2009, les réformes qui passent bien et le bilan positif de l'année passée malgré les oppositions syndicales…

 

Cependant, il est un paragraphe important de ce rapport que Gilles Moindrot n’aborde pas dans son entretien, celui qui concerne le statut des écoles (EPEP) ou la valorisation du rôle du directeur… Curieusement, le responsable syndical, si disert sur les autres thèmes, n’a manifestement rien à dire sur cette partie, pourtant importante, de la note de synthèse des deux inspecteurs généraux. D’ailleurs, il est tout aussi curieux qu’aucune question ne lui ait été posée sur ce sujet pourtant très sensible au SNUipp… Souci de l’intervieweur de ne pas mettre mal à l’aise Gilles Moindrot ou volonté de l’interviewé de ne pas envenimer ses rapports avec les directeurs d’école ?

 

Côté SE-Unsa, la réaction est tout aussi convenue. « Les auteurs du rapport concluent leur introduction en affirmant qu’il est évidemment nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de toutes les réformes. Le reste du rapport est loin de confirmer cette évidence. »

 

« Le succès des réformes a apaisé les tensions et permet d’envisager de progresser dans la modernisation de la gestion des enseignants sur deux points en particulier, celui du suivi des services et celui de l’individualisation de l’affectation ». L’inspection générale est-elle vraiment allée dans les écoles pour conclure ainsi son rapport sur les réformes en cours ? Nos collègues sont sous pression pour mettre en œuvre des réformes qui n’apportent pas d’amélioration significative de la réussite des élèves et qui sont ressenties comme une détérioration des conditions d’exercice de leur métier.

« Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire. »

 

Mais les inquiétudes du Se-Unsa se portent surtout sur la réforme du statut des enseignants.

"La note affirme que toutes ces réformes « comportent en elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants », l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires… Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire."

Comment peut-on prétendre qu’il faut aller plus loin encore ? Et, en particulier, imposer à l’occasion de ces réformes « pédagogiques » qui complexifient résolument le fonctionnement des écoles, des réformes « structurelles » et « statutaires », dont on ne voit pas en quoi elles constitueraient une réponse à la difficulté scolaire ? Peut-on faire remarquer que si la réussite des élèves dépendait de la structure juridique et administrative des établissements et si l’établissement public « type EPLE » était la solution, nous n’aurions plus depuis longtemps d’élèves en échec au collège…

 

Si le SNUipp a « oublié » de commenter la proposition des IG sur le statut de l’école (EPEP) et la reconnaissance du rôle du directeur, le SE-Unsa laisse transparaître son opposition à des « réformes structurelles et statutaires dont [il] ne voit pas en quoi elles seraient une réponse à la difficulté scolaire ». Cette petite phrase mériterait d’être développée car elle intéresse fortement les directeurs d’école.

Le SE-Unsa ne voit manifestement pas la nécessité de doter les écoles d’un « statut juridique et administratif ». Ne pas y croire, c’est une chose, mais s’y opposerait-il ?

La réforme du statut des enseignants semble également lui poser problème. L’utilisation d’expressions telles que « modifications fonctionnelles » ou « gestion des personnels » s’apparente beaucoup à une forme de « langue de bois » syndicale. Des précisions seraient les bienvenues, là-aussi…

 

Manifestement, certains thèmes semblent bigrement embarrasser les responsables syndicaux de l’enseignement primaire. Les directeurs d’école attendent du SNUipp et du SE une prise de position moins ambiguë, moins fuyante et surtout plus clairement exprimée sur la question du statut de l’école et celui de leur propre reconnaissance institutionnelle.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

merlin 20/09/2009 23:06

Je crois, après réflexion, que Simon résume bien, volontairement ou pas, l'opinion syndicale prédominante nous concernant:Dirlos et dirlettes, continuez à faire votre boulot et un peu plus , le système fonctionne plutôt bien, acceptez que l'on réclame pour vous quelques miettes ( Theo) et ne nous em...bêtez plus avec votre statut!Les dirlos sont corvéables et ils pourraient même porter un peu plus avec le secrétariat d'un CDMD qui permettrait à certains de " gérer" à leur profit une école dont il n'aurait pas la charge et donc la responsabilité. Situation extrèmement confortable autorisant l'autosatisfaction en cas de réussite et le rejet de responsabilité pour incompétence sur la personne de ce manant de dirlo en cas de problème. Le rêve pour certains ! PS: merci aux collègues qui ont, avant moi, relevé la lecture sélective et interprétative de Théo, lequel doit peut-être apprendre à ses élèves ( s'il en a ...) que la phrase s'arrête à la virgule. Je confirme Théo, pour moi , le statut est un préalable à d'autres reconnaissances et il fait partie intégrante d'une évolution du fonctionnement de l'école, qui ne passe pas ( hélas!) par le CDMD , sans nier pour autant la participation de chacun des intervenants scolaires dans le PE. Est-ce assez clair? Je me fous d'1/2 journée de décharge en plus et de 30 euros à la fin du mois avec , en guise de cadeau Bonus , une EVS que l'on aura recruté pour moi et qu'il ME faudra "remercier" à la fin de l'année scolaire!

Pierrot 20/09/2009 22:10

Merlin, tu dis "du temps et des sous". Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions. C'est faux Théo, à moins que ne fasses tes réunions qu'avec les 3% de directeurs qui sont opposés au statut.Tu sais très bien ce qu'ils vous ont crié lors de vos États Généraux, je copie/collerai des témoignages...- l'enquête de la MGEN le dis, même la votre, ouverte à tous, montre que la reconnaissance par le staut est une préoccupation prioritaire.Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.Mais que disons-nous d'autre ?Dire? mais c'est surtout ce que vous n'obtenez pas pour nous, alors que vous y arrivez pour les autres (RASED, MF, CLIS...)Mais eux ont leur spécifités reconnue,  nous vous nous la refuser.Ceci explique cela.faire à fond notre boulot de quoi? d'enseignant comme les autres, de pédagogue?Et non de dirlo!Pour avoir le temps et le salaire que l'on mérite,faut commencer par dire clairement pourquoi on le réclame.Or en disant que l'on est comme les autres, ben on a .... rien, comme les autres qui ne sont pas reconnus. 

Campa 20/09/2009 18:09

Je viens de lie attentivement tout ce qui a été écrit, il y aurait énormémént à dire...................mais , jai encore trop de chosesà faire , ah ces dirlos et ces dirlettes si mal organisés qu'ils sont obligés de travailler le soir et le week end ! c'est sûr qu'avec un conseil de s maîtres décisionnaires (au fait c'est le conseil qui serait décisionnaire ou les maîtres? ), je dis ça c'est uniquement pour l'accord de l'adjectif hein!!!, donc aec un conseil des maîtres ce serait sans aucun doute le pays des Bisounours......... tous unis mains dans la main, retroussant nos manches dans un même élan fédérateur..............., HE!!! OH!!! Campa , debout c'est l'heure, on se réveille!!c'est pas tout ça mais un peu de sérieux: alors dans l'ordre:1) CDMD : dans l'esprit du S.............. c'est un conseil qui ouvre le bulletin syndical, qui redige son chèque de cotisation et quio vote d'une seule man une journée de grève inutile , mais qui leur permettra de gonfler le jabot!c'est auss un conseil qui votera selon leurs suggestion la grève administrative des directeurs pour nous laisser ensuite tomber comme des m e r d e s, et je sais de quoi je parle!on n'oubliera pas de refuser les évaluations et tout le toutim, sans attendre de soutien !!tiens le soutien, ils sont combien les délégués du SSSSSSSS.......... à les avoir faites les heures de soutien? c'est jute une question hein? faut pas y voir malice, c'est en oeuvrant sur le terrain qu'onfinit par savoir de quoi on parle !2) les collegues qui' s'impliquent :  pas de généralisation hative, ç n'a rien à voir avec le fait d'être jeune ou PE, il y a des gens qui bossent , d'autres pas , certains plus d'autres moins , des jeunes , des viex,ds beaux et des moches !3) le rapport au dirlo: rien n'est très clair et c'est bien là que le bât blesse, ça dpnd su dirlo bien sur et auss des collègues, certains nou sprennent pour le messie, d'autes ont desesperement besoin d'un chef, d'un père, d'une mère............ou pire encore ils ont besoin d'unebonne à tout faire: "je m e sauve  tu   fermeras ma porte ..........."  , ben oui on nous prend pour Passe Partout à fort Boyard!!!!!4) l'administration: no comment! plus le temps , j'ai pas encore préparé ma classe, ah oui vous saviez pas ?  on es D'ABORD  enseignants et le sminots ils se fichent éperdument de tout ça et je les trouve super sympas de ne pas faire lebazar uand je suis pendue au  telephone pour commander les repas de cantine !!bon dimanche , et une dernière chose , j'ai été syndiquée , j'ai vu , j'ai payé, le S de snuipp'autrefois) ou de Sni, pour moic'est le S de stalinien !

Tiphaine 20/09/2009 14:20

"Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions. Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.Mais que disons-nous d'autre ? "Ah bon, excuse-moi Théo, mais je n'ai pas entendu grand chose pour les heures "d'aide personnalisée", que nous, les DIRLOS, nous faisons malgré :"le boulot qui devient de plus en plus prenant..."

Denis 20/09/2009 14:05

Décidément, Théo btus. Quand tu cites, essaie d'aller jusqu'au bout. Merlin souhaite un statut, du temps et des sous. Comme beaucoup d'entre nous qui pensent que les sous et le temps seraient une conséquence du statut. T'es sûr que t'as bien tout lu ? Si oui, passe par chez moi, on a un MAP lecture...

henri 20/09/2009 12:59

Pas gentil et très correct, Théo62, de tronquer les propos des collègues directeurs :Merlin a écrit :"Alors le statut, je le souhaite pour être reconnu en terme de temps ( actuellement 1 jour de décharge: 9 classes..;) , de sous ( hé oui!), et puis le statut me permettrait de faire mon métier de dirlo à plein temps, de développer de nouveaux projets , de les faire vivre, de prêter la main à la réalisation de certains d'entre eux. (...)"Ce qui n'est pas la même chose que toi ou d'autres écrivez ! Sois sympa' : ne fais pas dire aux autres ce qui te convient...

Pascal Oudot 20/09/2009 12:58

Arrêtez de discuter avec Théo, ce type est sourd comme un pot. Et ne venez pas me dire que discuter est toujours enrichissant, quand il est nécessaire de répéter billet après billet la même chose.

Théo62 20/09/2009 10:02

Merlin, tu dis "du temps et des sous". Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions. Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.Mais que disons-nous d'autre ?

Pierrot 19/09/2009 19:15

"Ben justement, pourquoi vouloir établir un statut hiérarchisant alors qu'avec , certes, un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés. Ne crois-tu pas que c'est justement cette obligation de communication et de 'pédagogie' qui te  permet d'arriver à ce consensus et je pense que ce modèle de non autoritarisme décisionnaire devrait au contraire montré en exemple, modélisé."ben, pourquoi le CMD alors? Et puis avoir une  autorité n'a rien à voir avec de l'autoritarisme, et pour qu'il y ait "communication" il faut que les codes (émetteur/ récepteur) soient véritablement en place, sinon ce n'est pas de la pédagogie, mais de la démagogie.Le comportement humain, sa conduite dans un groupe, suit des règles (voir 'Mon Oncle d'Amérique').Et ces règles sont loin d'être celles utilisées par les Bisounours.C'est pourquoi, dans un milieu professionnel, d'autant plus quand c'est une Institution, les relations humaines doivent être écrites et hiérarchisées.Je ne vois pas d'autres moyens pour protéger les plus faibles. 

merlin 19/09/2009 19:02

Simon, ton propos est confondant de naïveté ( j'espère) ou de perversité ( peut-être). Tu m'écris en substance: " Mon bon Merlin, ton école tourne, tes relations avec l'équipe sont potables, continue et pourquoi demander en plus un statut?"   Tu n'as pas compris ce me semble , que ces résultats sont obtenus au prix d'efforts quotidiens, de beaucoup de bénévolat, en sacrifiant sa propre classe assez souvent...Oui, j'aime mon boulot de dirlo, j'aime chaque fois que c'est possible dépanner mes collègues , répondre à leurs demandes, mais j'en ai marre aussi de faire des heures bénévolement, de voir les collègues partir le soir en me disant " tiens, tu penses à rappeller pour mes commandes?" etc..; Alors le statut, je le souhaite pour être reconnu en terme de temps ( actuellement 1 jour de décharge: 9 classes..;) , de sous ( hé oui!), et puis le statut me permettrait de faire mon métier de dirlo à plein temps, de développer de nouveaux projets , de les faire vivre, de prêter la main à la réalisation de certains d'entre eux. Voilà ce qui me plairait, mais faire le bouche trou qui est partout et nulle part, qui fait passer sa classe en dernier encore et toujours, Ras le bol ( sans jeu de mots!)

Pascal Oudot 19/09/2009 15:05

"un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés"Non, ça, ce n'est pas vrai. J'ai connu ça, et puis une personne change, et freine des quatre fers, et tu te retrouves comme une andouille à ramer pour faire ce qui a été décidé. J'en ai fait, des projets d'école, et marre de tirer tout le monde.

Moira377 19/09/2009 14:49

"Des gens sans prétention qui font leur boulot, aide les collègues dans les embrouilles, prennent sur eux de dire " pars, on se débrouille" si un problème familial frappe l'un d'entre eux, sans passer par l'IEN, des gens qui assument, se taisent souvent pour ne pas " faire monter la mayonnaise", arrondissent les angles pour que l'équipe reste soudée, le quotidien dans lequel beaucoup des dirlos qui fréquentent ce site vont se reconnaître... "Oui, Merlin, beaucoup de dirlos se reconnaissent dans le fonctionnement que tu décris. Moi le premier. Mais justement, j'en ai assez d'arrondir les angles, de ne pas faire monter la mayonnaise... pour que l'équipe reste soudée.Parce qu'il faut avoir le courage de le reconnaître, pour que l'équipe reste soudée (comme tu dis) on baisse notre pantalon. On arrondit les angles, on laisse faire, on ferme les yeux sur les dysfonctionnements... J'en ai assez de cette lâcheté. Car c'est le mot qui convient pour désigner ce comportement. Comme on sait n'avoir ni autorité ni moyen de s'imposer, on finit par tout accepter... pour que l'équipe reste soudée.Oui, mais qui en profite ? Toujours les mêmes. Ceux qui ont compris que le dirlo n'aura pas le dernier mot car il fera tout pour que l'équipe reste soudée.Voilà pourquoi j'en suis venu, au fil des ans, avec l'expérience qui commence à compter, à vouloir que le dirlo soit un vrai chef dans son école. Je n'ai pas dit tyran. Je n'ai pas dit cheffaillon. Je n'ai pas dit facho, Denis. Je dis chef d'établissement. Tout simplement, responsable de son équipe. Et je redis ce que j'ai déjà écrit je ne sais combien de fois ici : il faut que dans notre statut soit précisé noir sur blanc que le directeur a autorité sur ses adjoints.Comme c'est mentionné pour le personnel municipal placé sous notre autorité.Tant que nous n'accepterons pas ce minimum, tant que nous n'aurons pas le courage de le réclamer et de l'assumer, nous n'aurons rien.Voilà pourquoi

Gégé 19/09/2009 14:33

Je pense que les choses sont simples. Quand une mesure est bonne, quelles que soient les réticences, elle finit par s'imposer et être acceptée.Quand une mesure apparaît inutile ou articficielle, tu as beau la rendre obligatoire, mettre la pression sur les gens, rien à faire, elle ne passera pas. La force d'inertie en viendra à bout. C'est exactement le même problème qu'on rencontre avec les cycles qui n'ont jamais été mis en place nulle part. C'est aussi l'IGEN qui le dit. Le bon sens finit toujours par triompher. Et c'est tant mieux. Ce qui est dommage c'est que ça pompe l'énergie de tas de gens pendant des années avant de mourir de sa belle mort... Et les iniateurs, conscients de leur ineptie finissent par faire le mort eux aussi. C'est comme ça que se terminera le projet d'école.

Simon 19/09/2009 13:12

"C'est le portrait de la plupart des dirlos que je connais et aussi ( j'espère) un peu le mien."Ben justement, pourquoi vouloir établir un statut hiérarchisant alors qu'avec , certes, un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés. Ne crois-tu pas que c'est justement cette obligation de communication et de 'pédagogie' qui te  permet d'arriver à ce consensus et je pense que ce modèle de non autoritarisme décisionnaire devrait au contraire montré en exemple, modélisé. Celà étant les problèmes de responsabilités ne sont pas résolus pour l'instant et nécessitent une certaine révision(peut-être un statut de l'école).Quant au projet d'école ne nous trompons pas de cible. Le désintérêt n'est ni du fait des dirlos ni des adjoints. Les équipes ont cessé de 'y investir lorsqu'il a perdu toute sa finalité d'adaptation locale initiale. Aujourd'hui, on peut effectivement appliquer le mëme quasiment n'importe où ! Par ailleurs, le mien, par ex n'a pas été validé (je ne sais même pas pourquoi) depuis 2 ans et tt le monde s'en fout!

Christian Fau 19/09/2009 11:34

Je constate moi aussi souvent que les projets sont des coquilles vides en voilà une illustratio:l'année dernière en réunion des directeurs de rentrée, l'IEN propose une présentation par chacun des dirlos (environ 40)Pour tous sans aucune exception, les 2 axes étaient la maîtrise de la langue et la citoyenneté. Question donc, ça sert à quoi? Réponse subliminale...Mais je ne pense pas qu'il faille pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain. Le projet d'école ou d'établissement pourrait être un outils adapté pour faire mieux progresser nos élèves si nous avions une certaine autonomie et donc une certaine marge de manoeuvre même si les programmes restent nationaux. Mais pour cela, il faudrait que nos écoles deviennent des établissements et que nous en devenions les plotes. C'est ce que je souhaite et qui me paraît chaque jour devenir une évidence qu'il faudra bien un jour reconnaître.Christian Fau

Grégoire 19/09/2009 11:31

Plusieurs réflexions :Que pensé de ceux qui crient : ni Dieux ni Maîtres !...  à part moi dans ma classe...Pöur le GDID : il n'y a que les arbres à fruits qui reçoivent des pierres....pour les syndicats : parole en bouche pas charge...Mes amis antillais développent parfois des propos d'une profondeur sans fin...Pour le projet d'école.J'ai subi pendant des années ce machin comme une excroissance étrangère à ma pratique pédagogique. Puis j'ai observé que sur une année énormement d'activités, de mini projets de classe, de sorties, de travaux collectifs se faisaient dans une école sans rechercher de la cohérence. L'idée m'est venue comme à bien d'autres de rechercher derrière tout cela le plus petit dénominateur commun ; la substantifique moelle qui lierait toute cette énergie autour d'un seul et même objectif. En clair pas forcement travailler plus mais travailler mieux et travailler utile.Le projet d'école m'est apparut comme un outil complémentaire aux apprentissages encadrés par les programmes et tout et tout et tout.Son champ d'action qui diffère de celui du projet de classe ( faire apprendre ) est effectivement de décliner en des objectifs relevant davantage de l'engagement philosophique , d'une mission éducative du genre citoyenneté, éveil culturel, éco-bidule etc ... Il permet de fédérer autour d'un Projet les énergies de tous les partenaires ( parents mairie association) et d'offrir un support aux apprentissages, un habillage à visée d'apprentissage. La problèmatique est comment faire coincider programmation des apprentissages obligatoires ( fichu programme ) et projet ( qui a sa propre dynamique ). C'était le sujet de mon mémoire de PE.Alors du coup j'ai pris le problème à l'envers ; j'ai observé ce qui se faisait ( des petites pépites parfois dommage que la communication ne soit  pas le souci des collègues  ) et j'ai recherché à fédérer en complétant . Cela a donné un rallye de la citoyenneté sous forme de situations problèmes regroupant apprendre à alerter secourir , les instututions de la République etc etc.. lié au permis piéton, à Prévention, Maif et autre USEP.. Une autre année ce fut une étude de milieu littoral/moyenne montagne avec un échange de classe Jura Cancale, une autre un échange ente Guadeloupe et Cancale dans le cadre de la route du Rhum. Tout cela sans jamais perdre l'essentiel : les apprentissages.Bien sûr c'est du boulot mais quel plaisir pour l'équipe et pour nos élèves. Allez cette année dans le cadre du vivre ensemble ( 1er indicateur du PE ) on part à 3 classes en Bretagne stage EPS et nature. Et je ne confonds pas animation et instruction : ils vont bosser les loupiots de CE2  pour cela .Donc je suis devenu pro projet d'école comme supplément de sens à notre pratique de classe.Grégoire

Denis 19/09/2009 11:19

Dedel, Théo, vous avez raison. Le dirlo facho existe, je l'ai rencontré. 1 en 33 ans de boutique! Dirlo et élu FN, une denrée rare vous en conviendrez.Et c'est celui-là que vous agitez comme un épouvantail. Mais quid des autres, de tous les autres, de l'immense majorité des autres qui font leur boulot dans le respect des gamins et des adjoints? Ca remonte à quand votre dernière immersion dans la vie d'une école? Parce qu'autour de moi, ils sont nombreux les dirlos qui ressemblent aux portraits dressés par Pascal, Merlin et les autres. C'est d'ailleurs assez révélateur à notre époque de statistiques et de courbes corrigées des données saisonnières qu'aucun syndicat n'ait entrepris une large consultation sur la vision qu'ont les adjoints de leurs dirlos. Pas bon pour les affaires, ça tuerait le mythe du croquemitaine.

zellof 19/09/2009 09:44

Une petite anecdote au sujet des projets...C'était en 2003, il me semble. Présentation par le Recteur du "projet de l'académie de Lille" (2ème académie de France). Matin : présentation du projet. Après-midi : débat. L'IA avait demandé à chaque IEN d'inviter 2 dirlos à y assister. J'ai compris pourquoi... Fallait remplir la magnifique salle de concert de l'Orchestre National de Lille (Palais des Congrès), heureusement très confortable. Eh oui, fallait une salle bien garnie devant les caméras de FR3. Et puis il y avait du beau monde, Martine Aubry maire de Lille et les personnalités de la région...On a eu droit à un projet bateau, rempli de belles phrases creuses, vides, qui ne veulent rien dire mais qui en mettent plein la vue des non-initiés.Débat morne au possible. Forcément ajouter du vide à du vide...Et ce projet me faisait penser à ces calendriers perpétuels : il peut servir dans n'importe quelle académie, à Lille comme en Lozère, et il suffit de changer la date pour le réactualiser...Bien entendu, Monsieur le Recteur a été félicité pour la qualité et la profondeur du projet... Gros applaudissements, petites plaquettes... articles dans les journaux et reportage TV avec promotion assurée pour le brillant auteur.Alors, va-t-on jeter aux orties les projets vides des écoles ? A chacun de se faire son opinion. La mienne est faite depuis longtemps.

henri 19/09/2009 07:17

"Dis-moi, Merlin, c'est le portrait de l'homme providentiel que tu nous dresses..."Et dans la bonne tradition du "raisonnement" stalinien, Merlin devient un facho...au mieux !Passons !Au fait quelques questions à Gégé :- depuis quand le fait que tu considères le PE comme "gonflant" devient-il une généralité pour l'humanité entière ?- depuis quand continues-tu à penser que le statut des chefs d'établissement du secondaire serait-il exactement duplicable au primaire ?- dans l'hypothèse de l'instauration d'un CMD comment fonctionnerait-il par rapport au PE "gonflant" ? (le larbin directeur, que deviendrait-il ?)Merci si tu veux bien répondre...

merlin 18/09/2009 23:54

Bien vu Théo! C'est le portrait de la plupart des dirlos que je connais et aussi ( j'espère) un peu le mien. Des gens sans prétention qui font leur boulot, aide les collègues dans les embrouilles, prennent sur eux de dire " pars, on se débrouille" si un problème familial frappe l'un d'entre eux, sans passer par l'IEN, des gens qui assument, se taisent souvent pour ne pas " faire monter la mayonnaise", arrondissent les angles pour que l'équipe reste soudée, le quotidien dans lequel beaucoup des dirlos qui fréquentent ce site vont se reconnaître... un quotidien que tu sembles ignorer... peut-être pas dirlo? ou dirlo modèle "SNI" ( j'ai connu les mêmes c'est marrant, recyclés aussi à la retraite dans les associations amies de l'école comme on dit)...

mamony 18/09/2009 23:36

C'est peut-être le "portrait d'un homme (ou d'une femme) providentiel", mais c'est pourtant exactement ce que j'ai la prétention d'être! J'anime mon équipe et je la fais fonctionner "en harmonie et dans le respect de chacun", oui, monsieur! Et nous sommes nombreux à nous reconnaître dans ce portrait! Et ça fait bientôt 15 ans que ça dure, et chacun des adjoints qui ont passé dans mon école ont apprécié et apprécient encore, j'ose le dire...Tout ça pour ajouter au débat une notion à mon sens fondamentale qui apparaît pourtant trop rarement dans les commentaires que je lis assidûment: je fais fonctionner mon école en harmonie, oui, mais avant tout pour le bien et dans le respect de chacun des enfants dont j'ai la charge! C'est le seul principe sur lequel je ne transige jamais (mais que je rappelle toujours avec diplomatie), que ce soit vis-à-vis de mon équipe (assez facile), des parents d'élèves (moins évident, malgré les apparences), des partenaires extérieurs (difficile) et de l'administration (impossible, je sais, je m'en rends compte tous les jours!) Mais c'est pourtant une évidence qu'il me faut rappeler souvent, et qui serait sans doute acceptée plus facilement si j'avais les moyens (ou plutôt le statut) de la faire appliquer, sans être obligée de la justifier à tout bout de champ...Alors oui, pour le moment, pour les enfants, j'ai encore le feu sacré, je garde la foi, mais je ne sais vraiment plus combien de temps je tiendrai encore!

Théo62 18/09/2009 22:34

"…quelqu'un qui écoute, recadre, anime les débats et s'assure que l'opinion ou le choix de la majorité soit respecté.
…un directeur chargé d'animer son équipe et de la faire fonctionner en harmonie dans le respect de chacun.
…un modérateur… un capitaine…"Dis-moi, Merlin, c'est le portrait de l'homme providentiel que tu nous dresses...

Pascal Oudot 18/09/2009 20:47

Avant d'être directeur, j'étais adjoint. Si si! Des années de remplacement (Brigade, ZIL...), quelques postes fixes, j'ai connu de tout, Et comme directeurs-trices aussi! Les plus fachos que j'aie connus étaient tous des pontes du SNI de l'époque. Ils sont en retraite maintenant, mais sont toujours syndiqués, et font pour certains partie du CS du département. Ils en ont emm... pas mal quand ils étaient en poste, et continuent aujourd'hui. Pourquoi je parle de ça? Parce que si on leur avait parlé de Conseil des Maîtres Décisionnaire ou autre ânerie de cet acabit ils seraient grimpés aux rideaux. Je n'ai jamais vu pires dictateurs que ces gens-là. Bref, tout ça pour revenir au billet qui est à l'origine de cette discussion. Alors, les syndicats, vous dites quoi des revendications des directeurs d'aujourd'hui, dont clairement les 4/5èmes vous lâchent?

anschutz 18/09/2009 19:38

"tu ne peux empêcher que dans l'esprit de ses adjoints, il est celui qui décide"C'est bizarre mais dans toute les écoles où je suis passé, même dans l'école où la directrice était "psycho", je n'ai jamais vu un directeur décider seul.Alors puisque tu en es au postulat à l'emporte-pièce, tu peux rajouter "tu ne peux empêcher que dans l'esprit du directeur, les adjoints ne pensent qu'à leur pomme"Le problème est quand le directeur décide vraiment, enfin je veux dire tranche dans des avis divergents (à cause du postulat précédent), dans le cadre des textes, on lui retire ce droit!

merlin 18/09/2009 18:48

Personnellement, je ne connais pas de groupes humains d'un peu d'importance qui fonctionne harmonieusement sans chef. Il est indispensable que lors d'une réunion, il y ait autour de la table quelqu'un qui écoute, recadre, anime les débats et s'assure que l'opinion ou le choix de la majorité soit respecté. Je ne connais pas de dirlo qui ait imposé un projet d'école à une équipe sans concertation. Le problème du " chef" qui démotive l'équipe est donc pure invention.  Si d'aventure, on transformait le dirlo en secrétaire d'un CDMD , l'école fonctionnerait-elle mieux? Assurément pas. L'équipe pédagogique deviendrait le jouet d'un ou de plusieurs enseignants, de groupes de pression ou d'opinion, imposant leur vision des choses sans intervention d'aucun modérateur. D'autres enseignants se réfugieraient dans un individualisme protecteur et pour les problèmes quotidiens avec les parents, l'absence de référent identifié convaincra vite ceux-ci que le bateau n'a pas de capitaine... beau cadeau fait au privé.Il faut ne jamais avoir fait partie d'une association pour penser que celle-ci fonctionnerait mieux sans président, ni bureau!D'ailleurs les syndicats se gardent bien de s'appliquer leurs propres recettes, Moindrot et Bérille ne me contrediront pas je pense! Non, le but de cette manoeuvre est plutôt de transformer les CDM en défouloir et de transférer le pouvoir de décision ( qui devra de toute façon s'exercer) en dehors de l'école.Je revendique ce pouvoir de décision dans l'école, reconnue comme établissement public, sous l'autorité d'un directeur chargé d'animer son équipe et de la faire fonctionner en harmonie dans le respect de chacun.

Gégé 18/09/2009 13:31

Je pense qu'on (nous, les dirlos) se comporte déjà comme des relais de la hiérarchie "Educ'Nat". Le projet d'école, le dirlo, ça le gonfle comme ça gonfle les adjoints et même les IEN qui font semblant d'y croire.En fait, on se comporte comme des moutons. On nous demande de faire ? On fait. ET ce n'est pas simple problème de statut ou pas statut. La preuve, en collège et lycée. Et d'ailleurs, avec un statut, ce serait pire. On devrait se comporter en bons petits soldats obéissants. Les adjoints continueraient à dire que ça les gonfle et on aurait quand même le boulot à faire. Comme les principaux et proviseurs. En réalité, personne n'est convaincu de la nécessité de travailler "à l'aide" d'un projet d'école. Imagine-t-on les hussards de la République revenant dans ce monde et entendant parler de projet d'école ? Eux, leur projet, c'était d'apprendre à lire, écrire et compter et ils y parvenaient bien sans projet d'école... Oui, ça nous gonfle et on ne le dit pas assez. Et, sur ce sujet, voyez-vous, je suis en désaccord avec les syndicats dont le mien.

dominique 18/09/2009 13:18

Henri, tu n'as peut-être pas choisi le meilleur exemple. Le projet d'école, tu sais que ça gonfle tout le monde : les adjoints comme les dirlos.Voue êtes vraiment trop forts. Si les enseignants ne s'impliquent pas c'est parceque le "sujet" n'est pas à la hauteur. Il doit y en avoir des "sujets pas à la hauteur".....  Si cela "gonfle" tout le monde (y compris le dirlo) cela ne gène personne qu'il s'y colle. Ne serait-il donc plus un "enseignant-comme-les-autres"...

Pierrot 18/09/2009 13:18

Je crois au contraire que l'on est au coeur du problème.Même si je partage ton constat, Gégé, je ne peux pas envisager l'école, son efficacité, son autonomie et son pilotage sans un 'Projet d'École'.(article indéfini, parce que celui que l'on nous propose est bien une coquille vide).En effet, si on pense que l'école n'a pas à mener des actions spécifiques pour mieux répondre aux contingences locales, aux particularités de son public, pourquoi revendiquer de l'autonomie, de la réactivité, de la souplesse, du temps pour les travaux d'équipes.À ce moment-là on cautionne les gros regroupements avec un administrateur central, revendiquer un statut pour n'être que le relais des politiques académiques n'a pas d'intérêt, la demande de + de temps et + d'argent suffit.Motiver une équipe, trouver des synergies, de l'implication de chacun dans un cadre professionnel ne peut se faire qu'autour d'un projet commun au niveau du terrain. C'est en cela que ce que dit Théo dans son commentaire est totalement abscons.Le fait d'avoir un chef d'équipe n'est JAMAIS un handicap à la collaboration.Est-ce que l'on imagine une rédaction se passer de son rédacteur en chef?Est-ce que cela nuit au travail d'équipe d'un journal?Ben assurément non! C'est bien à partir de la ligne rédactionnelle (chez nous le PE) que l'on structure l'équipe et pas le contraire.Vouloir être reconnu en tant que directeur c'est placer le curseur sur l'école et pas sur la circo. ou l'IA.

Pascal Oudot 18/09/2009 12:55

Projet d'école? Hi hi hi! Quel projet d'école? Vous ne croyez pas qu'il serait mieux d'appeler ça "Projet du directeur"? Quelle bonne bande de blagueurs vous faites, pour botter en touche ainsi. J'ai (ré)animé hier un conseil de... de je ne sais quoi, peut-être de maîtres (avec 66% de femmes), au sujet du Praujédécol. Qui c'est qui a causé? Qui c'est qui a eu les idées? Qui c'est qui va organiser et pousser tout ça pour que ça marche, hmmm? Je ne sais même pas pourquoi je m'escrime, tiens, face à des zigotos qui n'ont pas dû mettre les pieds dans une école depuis des lustres.

liocal 18/09/2009 11:58

Très bon exemple Henri que le projet d'école. Effectivement, ça gonfle tout le monde, mais pourquoi ? Parce qu'à mon avis, il est terriblement difficile pour beaucoup d'adjoints de penser l'école hors leur classe ou éventuellement hors un décloisonnement avec la classe d'à côté. Les dirlos ont au moins un avantage sur ce sujet : ils ont l'habitude eux de penser d'abord à leur école, puis aux classes des collègues et enfin àç la leur propre. Trop souvent, un projet d'école n'est qu'une succession de projets de classes sans aucun lien ni liant. Et comme ça gonfle tout le monde, c'est le dirlo qui s'y colle.Hier soir, premier conseil des maîtres sur le nouveau PE. Début 17h15. Premier départ de collègues à 17h45 pour des causes toutes plus avalbles les unes que les autres (gamins à récupérer, parce que moi non peut être ? Coiffeur ? J'en passe et des meilleurs). Difficile de faire quelque chose de sérieux comme cela.Mais bon, d'après Théo, ça doit être de ma faute si je n'arrive pas à motiver mes collègues. Je veux bien associer tout le monde à la vie de l'école, je ne cesse de le faire même. Mais si les associés ne veulent pas l'être associer justement, suis-je censé palier à leur non-association de fait pour combler tout ce qui devrait être fait dans cette association ?

henri 18/09/2009 11:02

"Ne crois-tu pas que le problème est plus profond (...)"J'attends donc que tu me dises où est le problème selon toi et où situer sa profondeur ?

Gégé 18/09/2009 10:27

Excuse-moi, Henri, mais pas très convaincante ton argumentation..."Ce qui peut-être te pose problème, c'est que justement le P. E. est bien un des éléments qui montre la fragilité de la position du directeur, la difficulté à "piloter" une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte !".Dans le secondaire, le projet d'établissement est de la même veine : une "coquille vide". Ce n'est pas moi qui le dis. Et pourtant, que je sache, le principal et le proviseur n'ont pas "la fragilité de la position du directeur". Comment expliques-tu leur "difficulté à piloter une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte" ? Et cela malgré leur statut ? Y a des choses qui m'échappent... Ne crois-tu pas que le problème est plus profond et qu'il n'a peut-être rien à voir avec le statut ? Sinon, ça donnerait de meilleurs résultats en collège et lycée. Les coquilles seraient moins vides...

henri 18/09/2009 09:22

Bravo pour la qualité de ce....raisonnement !Ainsi le P. E. n'aurait aucune valeur parce qu'il "gonfle" tout le monde et "n'offre aucun intérêt à leurs yeux" !On pourrait se poser la question suivante : "Pourquoi les P.E. sont-ils des "coquilles vides" ?Peut-être du fait justement de l'absence d'investissement des enseignants...Qui est premier : la poule ou l'oeuf ?À partir de quel titre ou de quelle position s'autorise-t-on à décreter qu'un dispositif ne doit pas être mis en place parce qu'il casse les pieds aux individus ? (et en particulier aux adjoints !)Ce qui peut-être te pose problème, c'est que justement le P. E. est bien un des éléments qui montre la fragilité de la position du directeur, la difficulté à "piloter" une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte !Ces remarques, le rapport Reiss les avait faites fort justement l'année dernière !Mais c'est vrai que le rapport Reiss ne doit pas faire partie de tes lectures...

Gégé 18/09/2009 08:38

Henri, tu n'as peut-être pas choisi le meilleur exemple. Le projet d'école, tu sais que ça gonfle tout le monde : les adjoints comme les dirlos. Rendu obligatoire en 1990, la mayonnaise n'a jamais pris. Et pas seulement dans le primaire. Une synthèse de l'inspection générale avait noté, il y a quelques années, que 80% des prjets d'école ou d'établissement (pour le secondaire) étaient des "coquilles vides" (je cite leur expression). Comment veux-tu mobiliser des gens sur des choses qui n'ont aucun intérêt à leurs yeux ? 

henri 18/09/2009 06:44

Comme d'habitude aucune réponse aux questions pratiques posées par les collègues ci-dessus mais des généralités lyriques sur les adjoints pour qui le directeur est "celui qui décide", les adjoints qui se sentent floués, etc...Prenons un exemple bien pratique lui aussi et dans lequel les adjoints sont associés pleinement et où, dans la grande majorité des cas à en croire les collègues directeurs ils trouvent bien l'occasion de se "défiler" (désolé, je ne trouve pas d'autre mot)."Le Projet d'École", véritable vitrine, tout au moins institutionnelle de l'école !Combien d'entre nous ont vécu la situation pendant laquelle, lorsqu'il est question d'élaborer ce P. E. , de travailler sur les "avenants", d'y apporter une moelle très substantifique, les mouches se mettent à voler dans les Conseils des Maîtres, le directeur se trouvant souvent bien seul à "trouver une idée", tenter au mieux de mobiliser les énergies, d'impulser les adjoints dans ce Projet ?En près de dix ans de direction, et donc plusieurs P. E. mis en place, je n'ai jamais vu le C. M. se mobiliser sur un plan annuel, bi-annuel ou autour de ce travail !Voilà une belle occasion offerte à tout un chacun de s'impliquer, de ne pas se sentir "floué" ou de "décider" sans avoir l'impression que c'est le "peti-chef" qui fait tout aux dépends des autres....Mais bon, cela doit vraiment être trop "pratique" pour être significatif...

Théo62 17/09/2009 22:56

Liocal, il ne s'agit pas pour moi de me défiler mais comment veux-tu que je me positionne sur une affaire personnelle que tu rencontres ?Je peux simplement dire ma conviction : c'est la situation actuelle qui crée le malaise. Même si le directeur ne veut ou n'a le tempérament à se comporter en supérieur, en patron, en relais de l'administration (peu importe), tu ne peux empêcher que dans l'esprit de ses adjoints, il est celui qui décide. Tu n'empêcheras pas que les adjoints aient ce sentiment (souvent infondé ou injuste, je le concède) qu'ils comptent pour du beurre. Ce qui peut expliquer leur attitude qui peut prendre différentes formes : de l'opposition frontale au dirlo à l'indifférence totale dans l'école, la palette est large. Chacun peut trouver exemple de ce que je dis. D'où ma conviction, et ce n'est pas une consigne pondue par tel ou tel dirigeant syndicaliste comme tu pourrais le croire, qu'il faut associer les collègues, tous les collègues à la vie de l'école. Et ça ne peut se traduire pas de faux-semblants. Non, ça doit être institutionnalisé si tu veux que chacun se sente vraiment impliqué et sente qu'il apporte sa pierre à l'édifice. C'est ainsi, du moins c'est ma conviction, que l'on peut travailler ensemble dans l'école du XXIème siècle. La demande de responsabilisation est très forte et surtout chez les jeunes collègues qui débutent leur carrière. Ils n'acceptent plus l'arbitraire. Ils veulent être de véritables associés. Pas facile à gérer, je sais mais y a-t-il une autre façon de le faire pour éviter les situations telles que celle que tu as vécue ? Crois-moi, c'est davantage le fruit d'une réflexion personnelle et collective que le résultat d'une idéologie comme on semble trop souvent le croire.

thierry fabre 17/09/2009 22:54

Pas plus de commentaires, encore moins d'invective, surtout pas de cette perfidie sentencieuse qui m'est propre... Juste quelques lignes pour signaler que j'attends avec une impatience non déguisée les réponses qui me manqueront pas de fuser face aux questions d'Anschutz, Grégoire, Pierrot et Liocal.A vous lire donc...Thierry fabre

Liocal 17/09/2009 21:42

Mon cher Théo, en voici une autre de question : quelle est ta position vis à vis de collègues adjoints syndiqués au SNUIPP qui ne veulent avoir de compte à rendre à personne et surtout pas au directeur parce qu'un supérieur hiérarchique ou pas, c'est forcément un salaud, et qui en cas de très grosses difficultés dans leur école  laisse ce même directeur argumenter plus d'une heure sans jamais intervenir lors d'une réunion d'équipe avec la hyène de service, mais apprécie ensuite d'en tirer les marrons du feu ?Je suis curieux de connaître ton avis sur ce cas d'école (si j'ose dire) que je viens de connaître et dans lequel les adjoints ont tenu le rôle de parfaits adjoints, laissant le secrétaire du cmd monter au feu en gants blancs et shako saint-cyrien.Là tu vois, juste une petite question pour laquelle j'ose espérer une réponse argumentée et posée de ta part, sans trop me faire d'illusions cependant.

Grégoire 17/09/2009 20:48

Le problème qui parfois nous emmene vers l'exaspération donc parfois vers l'outrance réside dans l'urgence absolue pour nous qui sommes aux commandes d'école et non dans le monde virtuel des débats syndicaux de voir la situation évoluer. On n'en peut plus de faire le job comme les conditions actuelles l'exigent. On n'en peut plus des postures à 3 balles alors que tel Atlas on porte le poids du système en sacrifiant nos vies personnelles notre santé physique et mentale pour faire que nos écoles ( je dis nos car on y est vicéralement attaché) continuent à fonctionner. Alors quand ceux qui nous représentent officiellement nous méprisent ( caporalisation ? ) ou nous lancent dans les pattes un CMD qu'aucun syndicaliste n'ose devant nous développer tant la réalité quotidienne vient dévaster leurs arguments alors on mord on déchiquette on massacre. Et encore, je vous prie de croire que vu les plumes et les CV de ceux qui écrivent et militent sur DEL ou GDID, on vous épargne le reste.Tiens si j'avais le courage, je vous raconterais ma journée ( et ma veille à l'école hier mercredi ) suite à l'arrivée inopinée du salopard H1N1 dans mon école et comment j'ai fait classe le téléphone greffé à l'oreille devant mes CE2. Je vous dirais l'amertume de lire les mêmes courriers les mêmes consignes pour Messieurs les chefs d'établissement et Messieurs les directeurs d'école sur les actions anti pandémie. Alors vos jérémiades de débatteurs agressés par quelques traits d'esprit littéraires voire par des noms d'oiseaux exotiques, je m'assois dessus car tous les jours j'en prends plein la gueule pour continuer à faire fonctionner le royaume d'IUbu roi.

Pierrot 17/09/2009 14:23

Et voilà.... on reste sur la forme.On ne compte plus le nombre de fois où Thierry a argumenté sur le fond, en s'appuyant sur du concret, en partant de notre vécu, en avançant des proposition à la fois novatrices et respectueuses de ce qu'est l'école républicaine.Le nombre de fois où Thierry a posé, calmement, des questions, demandé des éclaircissements...A-til eu, a-t-on eu, le début d'une réponse?- non!Vous (Simon, Dedel, Théo...) me faites pensez à ces élèves dans la cour de récréation qui vont chercher le maître quand, après l'avoir énervé, le copain se rebiffe.Là, c'est à force d'esquives, de papiers collés , de hors-sujet, de provocations, que l'on cherche l'invective. Une fois celle-ci obtenue,  on vient pleurnicher à longueur de commentaires.Non Théo, nous ne dialoguons pas.Pour que le dialogue s'installe, ce n'est pas la politesse qui est essentielle, mais le respect.Or, vous ne nous respectez-pas.Nous venons avec des preuves vous dire le mal-être des directeurs (enquête MGEN).Nous venons avec des pistes pour en sortir.(reconnaissance de notre métier)Que nous répondez-vous?Tiens, je vais encore essayer:En 2005 le SNU & le SGEN lançaient une consultation nationale sur les problèmes liés à la direction (2005!).Le 12 avril 2006 communiqué de presse:Le SGEN-CFDT et le SNUipp-FSU ont fait état des résultats de la consultation qu’il ont organisée dans les écoles. Parmi les 5 204 réponses dépouillées à ce jour (soit 10 % des écoles maternelles et élémentaires), ...Dans l’ordre des priorités, 52 % d’entre eux placent la revendication du temps supplémentaire au premier rang de leur préoccupation. Ensuite viennent l’amélioration de la rémunération (21,17 %) et la simplification administrative (7,39 %).Or, à la même époque le SGEN commentait un peu plus tard, ces même résultats, mais avec une légère différence...Le Sgen-CFDT est conscient de son imperfection tant sur la forme que sur le fond. Les réponses ne constituent pas un sondage, ni un échantillon représentatif, et son contenu est limité à une appréciation ponctuelle. (on comprendra pourquoi un peu plus loin...)Malgré tout le succès était inattendu : plus de 3000 réponses avant le 12 avril, plus de 5000 à ce jour. (le communiqué du SNU date du 12 et que dire alors de la participation au sondage IFOP!) Des réponses “ sincères" dans leur immense majorité, c’est-à-dire non dictée par une tentation de lobbying, et des questions ouvertes très souvent argumentées. 70 % des réponses émanent de directeurs. Le rejet des propositions ministérielles est sans appel (plus de 90 % considèrent les propositions comme insuffisantes ou inacceptables. La trilogie gagnante des sujets à traiter en priorité est : temps, indemnités, statut. "Et c'était toute la profession qui était interrogée.Comment l'idée du statut, revendication sur le podium, est-elle prise en compte et relayée par le SNUipp, autrement que par sa négation?

anschutz 17/09/2009 12:28

Trop fort!!Un syndicaliste qui critique chez les autres la stratégie syndicale : on montre les dents pour dire qu'on est pas content, on dit ce que l'on veut avec plus ou moins d'arguments.Thierry Fabre, me semble t-il, rentre dans le lard, c'est indéniable mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas apporter d'arguments.Maintenant je ne crois pas avoir vu de réponse par rapport au fonctionnement du CMD malgré les nombreuses demandes qui ont été faites. Serait-il possible de combler mon ignorance et mettre fin à ce suspens diabolique!

Théo62 17/09/2009 09:57

Oui, Pierrot, la forme devrait passer au second plan au profit des idées de fond mais voilà, comme le dit Simon, pas facile d'avoir envie de dialoguer avec des collègues qui ont recours en permanence à la diabolisation ou qui utilisent l'invective en remplacement des arguments. Dans ce cas, admets que la confrontation d'idées n'est pas facilitée...Ce n'est pas toi que je vise, Pierrot. Tes commentaires sont toujours très corrects et même si, parfois, je ne suis pas d'accord avec ce que tu écris, j'apprécie d'échanger de cette façon courtoise et respectueuse des autres participants. 

Pierrot 17/09/2009 08:55

Est-ce qu'une fois, une petite fois, VOUS pourriez nous apporter autre chose qu'une critique sur la forme?On est ce que l'on est, et l'écriture reflète notre personnalité aussi, mais pas que...On a des défauts, ok, mais nous défendons une idée, quelle est la votre?Je parle d'une idée, pas d'une position tout aussi caricaturale que vos critiques.

thierry fabre 17/09/2009 00:58

Mon brave SimonIl y a une trentaine de commentaires sur ce dernier texte. J'ai du en commettre 3. Trois qui sont autant de trop à tes yeux révulsés, je n'en doute pas... 3 sur 30, c'est certainement de trop...Pour autant, il y aurait bien un moyen rapide, sinon de me faire taire, du moins, d'assourdir cette voix qui te dérange. Il suffirait que chaque syndicat ouvre sur son site un forum ! Du coup, je serais bien attrapé, ne pouvant courir de l'un à l'autre pour y répandre mes sentencieuses diatribes. De quoi me rendre dépressif...Heureusement pour moi, ce n'est pas demain la veille qu'un syndicat ouvrira un forum semblable à celui du GDID, un blog comparable à celui-ci. Il n'y a que deux espaces de liberté pour discuter de la direction d'école. Liberté qui t'es donnée ici, que nous n'avons pas là-bas... C'est donc amusant, pour reprendre le mot de Grégoire, de voir les ennemis de la liberté venir ici, en toute liberté, prendre la liberté de nous dire que nous ne respectons pas la liberté ! On peut chanter lanlaire tant qu'on veux, en attendant,  Simon, Dedel, Théo peuvent parler ici, tandis que Pierrot, Grégoire et des milliers d'autres, dont ton serviteur n'ont jamais pu exprimer un avis différent dans la presse ou sur le site du SNUipp...Ce n'est pas la liberté que tu défends ici, Simon, c'est le politiquement correct et la pensée unique, rien de plus.Pour le reste, Théo et Dedel sont des grands garçons, et si je les maltraitre, ils peuvent s'en défendre tout seul Au passage, une précision: je ne leur reproche pas de s'exprimer. Je leur reproche au contraire de ne rien dire, de ne jamais argumenter, de fuir tout débat, d'esquiver toute question, de se réfugier dans des copiers/collés inutiles. Tes reproches leur sont-ils destinés ?Enfin, pour ce qui est du classique LA verité, TA vérité, d'autres l'ont chanté:"la vérité est dans la rueau parti ou dans les églisesles épiciers l'ont dans le buffetet les filous, dans leurs miroirs"  (Pierrot ?) et l'ont chanté mieux que toi. Ce qui n'empêche en rien LA vérité d'exister, indépendamment des vérités de circonstances. En 1400, vérité de circonstance, partagée par tous: la terre est plateBen non, LA vérité, c'est qu'elle est ronde...En 1990, vérité de circonstance: le directeur-est-un-instit-comme-les-autresEn 2009, LA vérité ?Et comme à chaque fois que LA vérité vient bousculer les habitudes acquises, les dogmes de tous poils, il se trouve toujours des curés pour dire, comme toi, à mon encontre: "Tais-toi !!!!"Et pourtant elle tourne...Thierry fabre

Simon 16/09/2009 21:02

T.Fabre, le ton sentencieux que tu emploies systématiquement sur ce site devient pénible. Si personne ne met pas en doute qui tu es, ce que tu fais, permet aux autres d'exister et d'utiliser cet espace de parole, on n'est pas au GDID.Tu peux garder tes jugements de 'valeur' pour toi. Moi(je parle en mon nom pour ne pas froisser P.Oudot), dirlo lambda, apprécie que  certains osent encore exprimer des avis différents(ce qui n'est pas le cas de ton site), et pense que celà contribue  se forger ou faire évoluer une opinion. Que je sache, TA vérité n'est pas LA vérité, celà ce saurait et ce serait déjà traduit dans les faits. Alors, débat, argumente ou si celà te paraît indigne de ton niveau tais toi.                       Ras le bol et non Ratlbol

merlin 16/09/2009 11:23

Je ne sais pas qui administre DEL . Ce que je sais, c'est que ce forum est un des deux seuls espaces de parole sur le thème de la direction d'école. Le deuxième se trouve sur le site du Gdid. Fort logiquement, on retrouve parfois les mêmes posteurs sur l'un et l'autre.  Ce que je sais aussi, c'est que sur ces deux sites, il y a eu plus de réflexions, de propositions, de débat sur la direction d'école, le rôle et le métier de directeur mais aussi sur le fonctionnement de l'école et son avenir que nulle part ailleurs. Aucun syndicat, majoritaire ou pas, n'a voulu donner la parole au directeurs, ni aux enseignants. Les sujets de débat sont pourtant nombreux et pas seulement autour de la direction mais aussi la place des Rased dans les écoles, leur mode de fonctionnement et d'intervention, les instances représentatrives etc...  Alors, merci à ceux qui nous permettent de débattre et certainement de faire avancer les idées... même si ceux qui freinent des 2 pieds sont plus nombreux!

thierry fabre 15/09/2009 01:10

Mon bon Théo62, ton absence n'est pas dominicale, elle est permanente. Tu fais malheureusement partie des gens absents même lorsqu'il sont là...Tu es absent du réel !Et ton ignorance de nos réalités t'amène à écrire des couenneries sans bornes ni limites, du genre "il n'y a pas que les dirlos qui sont exonérés de l'aide spécialisée" Tu mets donc sur le même plan les quelques miettes que nous a octroyé le ministère et l'exonération totale des CLIS, des Rased, des Maîtres d'Application ? Et il ne te vient pas à l'esprit qu'il est incongru de voir les dirlos, qui pilotent ce dispositif, devoir se taper peu ou prou du soutien, quand les membres du Rased, les CLIS (pourtant spécialistes du soutien scolaire), les Maîtres d'Applic (pourtant meilleurs instits, puisque formant les jeunes) en être exonérés ?Tu es absent du terrain !Il te faut des "psychologues, des sociologues et autres spécialistes" pour t'expliquer la violence des cités ? Il ne te vient donc pas à l'esprit d'aller en juger toi-même, plutôt que de mettre ton cervelet en jachère ? Pourtant, ton humble serviteur que je suis a été à l'école dans une cité, est devenu instit puis dirlo dans une cité, et n'a besoin d'aucun spécialiste bidon pour savoir ce que c'est que la violence, dans une cité. Il me suffit d'aller travailler...Tu es absent de l'argument...Et face à un discours un peu rude, et moins politiquement correct que tu n'as l'ahbitude d'entendre, tu vas te draper dans une dignité un tantinet ridicule. Descends donc de ton piedestal, Monsieur Prudhomme... Et épargnes les grandes déclamations pour rester sur un réalité de bon aloi, qui veut que l'on n'énonce pas de principes sans se montrer prêt à les mettre en pratique. Un exemple ? "Nous sommes entre gens respectables". C'est un postulat, pas une preuve. Nous on te parle à visage découvert, ceux qui nous connaissent savent si nous sommes ou non respectables. En ce qui te concerne, ta respectabilité reste une hypothèse non avérée...Tu es enfin, et surtout, absent de l'échange...Et il ne sert à rien d'aller proclamer que l'on peut "échanger sans s'injurier". C'est vrai, à la condition expresse qu'il y ait "échange" Echange auquel tu te refuses, dialogue que tu fuis, écoute que tu n'as pas. Quoi de moins étonnant que des collègues, lassés, t'envoient paître ? On mérite les réponse que l'on a, Théo...Thierry fabre

Moira377 14/09/2009 23:06

Lu ceci du SNUipp-FSU 21 :
 
"Le SNUipp-FSU dénonce ce recours à la précarité alors que l’école et les enfants devraient bénéficier de personnels formés et stables, avec un vrai statut et un vrai salaire."
 
Non, ne vous réjouissez pas trop vite… Le SNUipp ne se lamente pas sur les postes de direction vacants qui amènent un changement fréquent à la tête de pas mal d’écoles… Le vrai statut et le vrai salaire, ce n’est pas non plus pour les dirlos…
 
Il parlait des "autres personnels dont les écoles et les parents déplorent le départ : les contrats aidés employés dans les écoles (EVS et AVS)"… Eh oui ! Aujourd'hui les EVS et AVS... Qui sait, peut-être qu'un jour...

Pascal Oudot 14/09/2009 19:12

Je serais bien d'accord avec toi, Théo, et tu me vois désolé de devoir haïr les centrales syndicales qui nous exploitent, mais depuis trente ans que personne ne disait rien mais laissait faire faire j'ai assisté à des passe-droits aberrants et à d'autres joyeusetés faites en mon nom. Comme personne n'écoute quand je parle normalement, je ressens comme un devoir aujourd'hui de crier haut et fort en ajoutant les mots d'oiseaux qui me semblent les plus appropriés. J'ajoute que j'ai été il y a quelques mois ici-même le premier insulté. Je n'ai donc aucune raison de laisser aux thuriféraires syndicaux le monopole de l'épithète douteuse.

Théo62 14/09/2009 13:33

Absent tout ce week-end, je découvre que j'ai raté un épisode me concernant... indirectement, s'entend. Anne-Marie (commentaire 11)Si les IEN utilisent l'expression "certains enseignants" dans le communiqué du SNPI, ce n'est pas parce qu'ils ne veulent pas prononcer le mot "directeurs" qui n'a rien de tabou d'autant qu'ils l'utilisent tous les jours.Non, c'est parce qu'il n'y a pas que les dirlos qui sont exonérés de l'aide personnalisée. Il y a aussi les Clis, les Rased. Donc, ils ont utilisé "certains enseignants" pour désigner l'ensemble des enseignants concernés. Attention, c'est ce que je suppose personnellement et sans les impliquer car je ne suis pas leur porte-parole.Pascal (commentaires 17 et 25)Je pense qu'il faut oublier les outrances verbales. Nous sommes entre gens respectables. On peut échanger sans s'injurier. Laissons ce vocabulaire à ceux qui n'ont pas eu la chance, hélas, d'avoir une éducation digne de ce nom. Les arguments se suffisent à eux-même. La violence (même verbale) est utilisée par ceux qui sont à court d'arguments, généralement. C'est ce que nous expliquent les psys, sociologues et autres spécialistes pour nous expliquer la violence des cités.