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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 10:28

Au moment de partir en vacances, il nous a semblé intéressant d’avoir une pensée pour le nouveau titulaire du ministère de l’Education nationale… Xavier Darcos, grillé, Richard Descoings ayant décliné l’offre, aucun volontaire ne se manifestant à l’horizon, Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment eu le choix pour ce poste à haut risque…

L’Express nous propose un ensemble de témoignages d’anciens ministres de l’Education nationale. Certains ont accepté de se livrer, d’autres non. Luc Chatel ne peut pas ignorer ce qui l’attend dès la prochaine rentrée scolaire…

 

Nous reproduisons un extrait de cet article intitulé « Bienvenue en enfer ».

 

Luc Chatel récupère le portefeuille le plus redoutable du gouvernement. De leur arrivée à leur départ de la Rue de Grenelle, cinq anciens tenants du titre livrent leurs souvenirs sur cette maison si spéciale. Et sur ce poste ingrat qui ne se refuse pas.

 

C'est un métier où l'on récolte plus de coups que de gloire. Où l'on noue une relation sadomasochiste avec les syndicats - tu me cèdes, je te méprise, tu me résistes, je te grille.

Un ministère avec 1,1 million d'âmes inconnues et suspicieuses, enseignants et administratifs. Un maroquin que l'on n'a pourtant guère le choix de refuser : on y manie les plus nobles des matières, le savoir, l'avenir, l'esprit républicain. Et les dossiers les plus roboratifs: réformes du primaire, du lycée, des programmes, revalorisation des carrières.

"C'est l'un des portefeuilles les plus difficiles, parce qu'il y a 60 millions de ministres de l'Education en France, mais c'est aussi l'un des plus beaux". Et puis François Fillon m'a dit: "On en sort vivant, regarde-moi !", confie à L'Express Luc Chatel, en poste depuis le 23 juin.

 

Cinq ministres "rescapés", Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang, Luc Ferry, Gilles de Robien et Xavier Darcos, ont accepté de raconter leurs souvenirs. François Bayrou et Lionel Jospin ont refusé de répondre. Claude Allègre s'est contenté d'un : "Jamais plus je ne voudrai être ministre de l'Education nationale. J'ai gagné mon paradis une fois, je ne tenterai pas ma chance une seconde fois." Car, si ce ministère peut mener au paradis, il faut, le plus souvent, passer d'abord par l'enfer.

 

Lire l’ensemble des témoignages sur " l’Express.fr ". La lecture des commentaires de certains des ministres interrogés montrent que Claude Allègre n’est pas le seul à manier l’ironie et l’amertume voire l’insulte…

A lire également, dans ce même journal, la chronologie des manifestations étudiantes depuis plus de 30 ans. De quoi assombrir un peu plus le moral de Luc Chatel…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Laurent 12/07/2009 23:10

Dur, dur… d’être ministre !
Ah mon ami, voilà donc un titre qu’il est bon…
 
Vous ne croyez pas si bien dire… Eh oui, ministre, un vrai job qui vous fatigue son homme…
Voyez donc Nathalie Kosciusko-Morizet. Est-ce qu’elle se plaint NKM ? Non ! Pas le moindre gémissement…  Pas comme ces feignasses de « chargés de direction » qui se plaignent tout le temps… Qui se plaignent d’avoir 2 boulots : instit et dirlo ! La belle affaire…
Et pourtant, elle aurait de quoi la ramener, NKM… Elle, qui ne se contente pas de 2 boulots comme les dirlos, mais qui en assure 4 ! Oui, 4 (quatre) à elle toute seule : secrétaire d’Etat, maire de Longjumeau, conseillère régionale et vice-présidente de la Communauté d'Agglomération. Rien que ça ! Et on ne l’entend pas… Pas comme ces feignasses de « chargés de direction »…
 
Ah, j’oubliais… Y a peut-être quelque chose qui l’aide à faire passer la pilule : un revenu de 19 807 euros brut par mois.
 
- secrétaire d'Etat : 13 316 euros brut par mois.
- Maire de Longjumeau : 2 627 euros brut par mois.
- Conseillère régionale : 2 626 euros brut par mois.
- Vice-présidente de la Communauté d'Agglomération : 1 238 euros brut par mois.
 
Ah, ben non, mon ami, c’est pas tout à fait comme les feignasses de dirlos… Ah, je comprends mieux maintenant… Mais où avais-je la tête ?
Le nez dans le guidon, ça empêche de réfléchir… C’est peut-être pour ça qu’on nous empêche de le relever…

HAMY Julien 10/07/2009 08:47

Bonjour,Je vous invite à visiter MEDIA' notre site d'actus : sports, actus avec le figaro, cinéma, musique, météo ....Nous proposons également à nos visiteurs de devenir rédacteur.Merci de votre futur visite sur www.avosblog.frA+, Julien

thierry fabre 03/07/2009 21:28

Même demande...Je sens que Dédel brûlait de nous annoncer de prime voix et, avant tout autre canal médiatique habituel, la grande initiative du SNUipp envers les dirlos à la rentrée.Dommage donc qu'un malheureux problème technique indépendant de sa volonté le conduise ainsi à le celer...Sinon, je veux bien admettre ton propos, Dedel, sur l'analyse des premières semaines de Darcos. Tout comme je me rappelle les petits espoirs mis dans le fait qu'il était du "sérail". Espoirs qui me semblaient biens vains: il y avait quelques lustres que Darcos n'avait pas enseigné lui-même et faisait plus dans la politique que dans l'enseignement...Pour autant, les quelques espoirs mis à ses débuts me semblent plus relever du compagnonage mammouthesque de l'analyse sérieuse... L'esentiel de ces espoirs reposaient en effet sur ses déclarations. Or, de gôche comme de droâte, c'est ce que fait l'homme politique qui compte, non ce qu'il dit...Et Darcos, en la matière, a bien fait ce qu'on lui a dit de faire, sans le moindre état d'âme...Thierry fabre

merlin 03/07/2009 15:41

Désolé Dédel, mais la fin de ton post est illisible à l'affichage et je n'ai pas pu lire ce que ton syndicat prépare pour la rentrée en faveur des directeurs d'école. Peux-tu renvoyer la fin?   Merci

Dedel 02/07/2009 23:02

Peu après l’élection présidentielle, début juillet 2007, le journal Les Echos avance le chiffre de 17 000 suppressions de postes d’enseignants. Les syndicats s'attendaient à un chiffre compris entre 10 000 et 15 000.
Fin juillet, Darcos annonce dans un entretien à Paris-Match que ce sera environ 11 000. En fait 11 200.
Il avance également "qu’environ 1 000 postes seront créés chaque année dans le primaire pour compenser la hausse du nombre d’élèves ".
On a su quelque temps plus tard qu’il avait mis tout son poids dans la bataille qui l’opposait à Woerth pour supprimer moins que ne le prévoyait Bercy. Sarkozy avait alors tranché en sa faveur dans l'espoir de mieux faire avaler les pilules à venir...
A cette époque, il recevait facilement les organisations syndicales et, il jouissait plutôt d’une image de défenseur de l’école. Contre le méchant Bercy, s’entend… Tout est relatif.
C’est aussi à ce moment-là qu’il avait déclaré qu'"un professeur doit être respecté comme un officier de police ou un magistrat". Un professeur "a réussi des concours parfois aussi ardus que ceux de l'Ecole nationale de la magistrature et son autorité est la condition de toute transmission du savoir".
On sait que ça n’a pas duré. Les 1 000 postes créés dans le primaire, on les attend encore. Sa lutte contre Bercy n’aura été qu’un feu de paille aussi.

thierry fabre 02/07/2009 22:12

"Au début, il a même réussi à capitaliser de la sympathie auprès des organisations syndicales. Il avait réussi à diminuer le nombre de suppressions de postes annoncées par Woerth. Il s’était investi dans la défense de l’école."Deux petites erreurs dans ton commentaire, Dedel, commentaire, un fois n'est pas coutume auquel je souscris sur l'essentiel...Si darcos a réussi à ses débuts à réduire les suppressions de postes annoncées au budget (possible, je ne m'en souviens pas) il aurait donc fini sa brève carrière de la même manière, puisque les 16 000 suppressions annoncées n'en sont pas vraiment (14 000 de ces postes ne correspondant en fait qu'aux modifications de la formation initiale: plus de stagiaires IUFM du fait de la mastérisation). Soit plus de 14 000 postes non supprimés, mais décalés d'un an dans leur créationSimple affaire de propagande et manière de faire semblant à bon compte de souscrire aux objectifs du gouvernement. Chatel n'aura plus ce subterfuge et les années à venir risquent d'être plus cruciales...Par contre, si tu pouvais m'indiquer en quoi notre bon xavier s'est investi en quoi que ce soit dans la défense de l'école, j'en suis preneur. Là aussi, pas le moindre souvenir...Sinon, à part ça, Dedel, ton syndicat, y nous prépare un truc sur la direction, pour la rentrée ? Rien depuis 2006. Ca commence à faire long...Thierry fabre

henri 02/07/2009 16:29

"c’est vrai que ça n’est pas de tout repos…"Je serai bien d'accord avec toi dédel...pour une rare fois !J'ajouterai cependant...pas de tout repos pour les directeurs !!!

Dedel 02/07/2009 14:18

L’enfer, le mot est un peu fort mais c’est vrai que ça n’est pas de tout repos… Je crois que ça tient à 2 choses. D’abord, la taille de la maison : l’armée rouge ! Mais aussi au fait que nous ne sommes pas une entreprise de biens de consommation. Pas de bénéfices à attendre à court terme. Nous créons de la richesse qui ne rapporte que beaucoup plus tard et qui n'est pas palpable.
La gestion consiste trop souvent à savoir combien de bénéfices il est possible de réaliser en supprimant des emplois. Une sorte d'incompatibilité...
Si on prend le cas de notre dernier ministre, il en dit long sur le fonctionnement de la boutique.
Quand Darcos est arrivé, il a bénéficié d’une bonne image. Il avait fait sa carrière dans la maison. Il avait terminé doyen de l’Inspection Générale… Bref, un bon connaisseur de l’EN.
Au début, il a même réussi à capitaliser de la sympathie auprès des organisations syndicales. Il avait réussi à diminuer le nombre de suppressions de postes annoncées par Woerth. Il s’était investi dans la défense de l’école.
Très vite, nous avons déchanté. Parce qu’il a dû se plier aux volontés de N. Sarkozy de réduire l’emploi dans l’EN de façon abrupte et importante. Puis, un peu à la fois, on a eu un ministre rigide qui y allait de réforme en réforme, sans concertation, sans réflexion, sans préparation… On connaît la suite.

Pascal Oudot 02/07/2009 12:49

En général, dans ses fonctions antérieures et jusqu'à présent, M Chatel a eu l'intelligence... de se taire. Bravo M. Chatel, c'est la chose la plus sage que vous puissiez faire. Mais que ceci ne vous empêche pas de vous pencher sur le problème des directeurs d'école, qui n'en peuvent mais...