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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 21:42

Le 18 avril dernier, nous avons consacré un article à l’annonce faite par le ministre d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école pour favoriser leur accès à la Hors Classe.

Les syndicats ont immédiatement réagi à la circulaire ministérielle. Sujet brûlant, en effet, que celui d’accorder un « avantage » aux directeurs d’école.

 

Si le SNE-CSEN s’est félicité « d’avoir obtenu un avantage substantiel dans l’accélération de la carrière des directeurs d’école », la CGT Educ’Action et le SNUipp ont entonné le thème de « la division pour mieux régner »…

 

Un mois plus tard, il nous a semblé intéressant de faire le point sur la façon dont cette mesure s’est traduite dans les faits lors des CAPD.

 

Selon les informations qui nous sont parvenues à ce jour, les IA semblent avoir largement suivi la circulaire ministérielle leur offrant la possibilité d’accorder ce point supplémentaire aux directeurs d’école.

Dans la plupart des départements, les syndicats ont tenté de dissuader l’IA d’user de cette prérogative. En vain, le plus souvent.

 

 

Nous publions, ci-après, quelques-unes des réactions significatives des principaux syndicats au moment où se tiennent les CAPD :

 

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SNUipp – Hauts-de-Seine

 

« L’inspecteur d’académie a répondu défavorablement à notre demande (alors qu’il en avait la possibilité) de ne pas modifier le barème pour l’accès à la hors classe. Au barème existant, sera ajouté un point direction.

Ce point supplémentaire renforcera l’injustice entre les fonctions. Sur les 50 premiers de la liste, 74% sont des directeurs, 14% des adjoints et 12% des enseignants spécialisés. Si l’ancien barème avait été maintenu 30% de directeurs auraient été promus 34% d’adjoints et 36% d’enseignants spécialisés. Nous avons rappelé, avec force, que la fonction occupée ne devait pas influer sur l’accès à la Hors Classe.

Est-il déméritant à ce point de faire le choix de rester en classe ? De plus, nous avons souligné et regretté que les fonctions de directeur ne soient autrement reconnues que par l’ajout de ce point qui ne répond nullement aux préoccupations et difficultés actuelles de ceux-ci. La reconnaissance de la spécificité de la direction d’école passe par des mesures qui concernent l’ensemble des directeurs et non 36 d’entre eux ! »

 

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SE-Unsa – Nord

 

« Ainsi, notre Inspecteur d’Académie, à « l’invitation » du cabinet du ministre, nous a annoncé qu’il bonifiait d’un point le barème hors-classe des directrices et directeurs.

Bien sûr, les collègues concernés par ce point ne seront pas mécontents de l’avoir obtenu. Mais fallait-il déshabiller Paul pour habiller Jacques ? Si l’on compte les collègues au barème maximal bénéficiant d’un point supplémentaire (enseignants REP et directeurs), on arrive à 121. Or il y aura 120 promus.

Autant dire que pour les collègues qui pouvaient raisonnablement prétendre accéder à la hors-classe au regard du barème 2008, ce sera peau de chagrin. Bien sûr, un certain nombre des 120 premiers préfèreront maintenir leur projet de partir à la retraite que de passer à la hors-classe et les 40 ou 50 collègues qui ont refait un an pour accéder à la hors classe seront sans doute « repêchés »…

Il n’empêche. Un certain nombre d’entre eux sans doute le devront à l’accord obtenu auprès du ministre par le SE-UNSA l’an dernier : l’amélioration du ratio hors-classe qui s’était traduit en 2008 par 30 promus supplémentaires dans notre département. Nous continuons de nous battre pour que ce ration soit une nouvelle fois amélioré : la hors-classe, ça doit être pour tout le monde.

Pour mémoire, le rapport Silicani rendu en avril 2008 au président de la République proposait que le traitement des enseignants soit composé d’une part fixe (75%) et d’une part variable (25%). Il préconisait aussi que « l’accès au dernier grade de chaque cadre statutaire ou d’emploi soit conditionné au fait d’avoir occupé, pendant au moins trois ans, un ou plusieurs postes comportant des responsabilités ou des sujétions particulièrement lourdes », en d’autres termes que l’accès à la hors-classe soit interdit aux adjoints travaillant en milieu ordinaire.

Imparable pour tenir l’engagement de faire accéder 15% des collègues à la hors-classe (1,6% actuellement !) :

Plutôt que d’augmenter le nombre de promus, il suffit de réduire le nombre de promouvables

 

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SNUipp - Cantal

 

« L’administration avait fait le choix de modifier le barème pour l’accès à la hors classe en donnant un point aux directeurs d’école, et ce, sans concertation avec les délégués du personnels ni même en avoir informé les collègues.

Nous avons rejeté ce manque de transparence et noté que si la fonction de directeur doit être revalorisée, ce n’est pas au détriment des autres enseignants. Or, le choix de majorer d’un point le barème des directeurs bouleverse considérablement les conditions d’accès à la hors classe et freine le passage à tous les non directeurs.

L’IA a tenu compte de notre demande et propose un nouveau classement sans ajouter de point aux directeurs ».

 

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Sgen -Alsace

 

« Bonification des directeurs pour l’accès à la hors-classe des PE : Le ministère a informé l’IA de la possibilité de donner un point de bonification aux directeurs pour accéder à la hors-classe. Pour le Sgen-CFDT, cette mesure n’est pas la bonne manière de répondre à la nécessaire amélioration des conditions de travail et de rémunération des directeurs. En effet, elle aurait pour conséquence de réduire considérablement la possibilité pour un PE adjoint d’accéder à la hors classe.

Le Sgen-CFDT revendique une reconnaissance de l’engagement des directeurs par une augmentation des décharges et des indemnités. De plus, une aide administrative doit être envisagée pour les écoles maternelles et élémentaires.»

 

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SNUDI-FO - Vienne

 

« Un point supplémentaire de barème pour la hors-classe pour certains directeurs d’école « méritants », mesure qui met en place « le salaire au mérite » !

Sur le fond, si le SNUDI-FO prend acte du fait que le Ministère reconnaît que les directeurs sont amenés à fournir un investissement personnel, force est de constater que compte tenu du nombre extrêmement limité d’accès à la hors classe, il y aura très peu de collègues directeurs qui pourront bénéficier de cette promotion.

De plus cette mesure apparaît comme une mesure discriminatoire et inégalitaire aux yeux des professeurs des écoles qui n’exercent pas sur des postes de direction et qui demandent également que leur investissement professionnel soit reconnu à travers une augmentation salariale conséquente, notamment par l’augmentation du point d’indice pour tous.

Au contraire ces collègues seront fondés à considérer que non seulement ils sont exclus définitivement du passage à la hors classe, mais que cette proposition est prise à leur détriment. En effet, la mesure préconisée n’aboutit qu’à la répartition différente de la somme globale consacrée au passage à la hors classe puisque aucune place supplémentaire n’est créée. De fait, elle conduit à rompre l’unité du corps des professeurs des écoles et à instaurer un système de promotion uniquement fondé sur le critère du « mérite » et sa reconnaissance par l’IA, ce que notre syndicat ne peut accepter.

Cette mesure d’octroi d’un point supplémentaire apparaît comme un effet d’annonce quelque peu démagogique ».

 

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SNUDI-FO – Oise

 

« Le ministère prévoit d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école. Il appartient aux IA de « choisir » d’attribuer ou non ce point à tous les directeurs ou partiellement (selon quels critères ?).

De facto, la généralisation d’attribution du point aurait pour conséquence d’intégrer uniquement les directeurs en fin de carrière au détriment de tous les collègues. Sans vouloir opposer telle ou telle catégorie de personnel, c’est un choix politique du ministère qui est contestable en rompant une égalité de traitement entre les personnels dans l’accès à la hors classe. »

 

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On le constate, les syndicats acceptent mal l’idée d’accorder un avantage (si minime soit-il) aux directeurs d’école. Division pour les uns, injustice pour les autres… Manifestement, l’IA du Cantal s’est laissé convaincre…

Certes, les dirigeants syndicaux accompagnent leur protestation d’un couplet sur la « nécessité de reconnaître l’engagement des directeurs » mais, hélas, on ne les voit guère donner suite à leurs propos généreux et mener une action vigoureuse dans ce sens… « Paroles, paroles, paroles… ».

 

 

Autre préoccupation et nouveau sujet de colère : les syndicats n’ont plus le privilège d’annoncer aux enseignants le résultat du mouvement du personnel (mutations et nominations).

 

Jusqu’à présent, les jours de CAPD, les délégués du personnel tenaient des permanences téléphoniques pour informer les collègues en attente d’un poste. C’était le bon temps : celui où le syndicat se montre au service des enseignants, de tous les enseignants. Planait alors le doux parfum d’une cogestion tranquille. Les représentants du personnel apparaissaient comme garants de la régularité des opérations. Ils étaient donc très logiquement « payés de retour ». Le champ de syndicalisation attirait nombre de débutants convaincus de pouvoir compter sur l’aide utile, voire indispensable des syndicats. Et, cerise sur le gâteau, ces derniers jouissaient du privilège exclusif de la communication des résultats du mouvement.  

 

Xavier Darcos en a décidé autrement : « Informer les enseignants, cela fait partie des missions de l’Administration » avec probablement, en arrière-pensée, l’idée de faire croire que les syndicats ne seraient que des porteurs d’informations.

 

Les responsables syndicaux y ont vu une « attaque déguisée » contre les organisations qu’ils représentent et une volonté de minimiser l’action des délégués du personnel. Ils considèrent qu’il s’agit d’une véritable « négation du paritarisme ».

 

Les syndicats sont d’autant plus en colère qu’ils sont court-circuités par les IA qui communiquent les résultats provisoires avant même la tenue des CAPD.

En effet, dans certains départements, les enseignants peuvent prendre connaissance de leur future nomination sur iProf « sous réserve de vérification par la CAPD ».

Dans d’autres départements, l’annonce de l’IA se fait par mail, téléphone ou même SMS comme en Loire-Atlantique… Jamais, l’Education nationale n'aura autant été à la pointe du progrès…

 

Ainsi, le déplore le SNUDI-FO de l’Oise :

 

« Le SNUDI FO a appris avec une grande surprise, mardi 5 mai dans la journée, par des collègues, que les résultats du mouvement départemental étaient déjà divulgués aux enseignants concernés par un message de l’administration sur leur boîte I-PROF !  Ce procédé qui, de plus, n’a pas été soumis à l’approbation des commissaires paritaires, est une nouvelle remise en cause du paritarisme, après la suppression envisagée des CAPD des 2e et 3e phases du mouvement ».

Pour l’IA, « la divulgation du projet de mouvement sur I-Prof suit clairement les consignes ministérielles portées dans la circulaire des permutations et mutations. L’IA ne renie pas pour autant la position de confidentialité qu’il défendait auparavant. Il remarque que plusieurs syndicats informaient les collègues avant la CAPD depuis des années et que cette nouvelle mesure a au moins le mérite d’informer tous les collègues alors qu’ils ne s’adressaient pas tous aux syndicats avant ».

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

jean.jacques.gregoire@wanadoo.fr 08/06/2009 22:35

Je viens de finir le dépouillement dans ma commune du vote aux européennes. Il est content le frontiste rouge ? à vouloir casser le PS il se retrouve avec les écolos et Sarkozy confirmé. Joli boulotMais après tout c'est aussi une stratégie : protégez moi de mes amis je m'occupe de mes ennemis.Allez pour un peu on lui mettrait le tapis rouge au petit Nicolas.

Marcel 02/06/2009 13:41

Petite participation personnelle au débat entre les grands connaisseurs du fonctionnement du parlement européen : Contrairement à l'assemblée nationale Française il n'y a pas de majorité absolue qui se dégage et tous les parlementaires ne votent pas en bloc pour ou contre une loi en fonction des consignes de leur parti . C'est une assemblée du compromis. Avant d'être votée à Strasbourg une loi fait l'objet de tractations de manière à être acceptable par une majorité aussi large que possible de députés (et donc de citoyens). Elle n'est présentée au vote que quand ce compromis est atteint. Il est donc normal que les députés des deux plus grandes familles politiques se retrouvent sur la majorité des votes, surtout que la plus grande partie de ces lois ne portent que sur des points très concrets de la vie quotidienne ou de l'économie (définition du chocolat, du vin rosé ...) et rarement sur les grandes orientations de la politique européenne. Pour conclure PS et UMP ce n'est pas pareil mais ils arrivent quand même à se mettre d'accord sur la composition du chocolat ou l'étiquetage de la viande.

MARCEL 02/06/2009 12:03

Bonjour,J'apprends en lisant votre article que le passage à la HC serait un avantage "minime". Je pense que les simples adjoints qui comptaient sur ce passage pour partir à la retraite avec une pension un peu moins indécente (ils n'ont déjà pas de bonification indicière) seront ravis de l'apprendre, surtout si ce passage leur a été refusé de fait de cette nouvelle règle qui favorise les directeurs. Diviser pour mieux régner ...Si les directeurs méritent à l'évidence certains avantages liés à leur fonction, il est anormal que ces avantages leur soient octroyés sur le dos de leurs collègues.

Théo62 31/05/2009 19:30

Oh ! les fôtes ! "faisaient", "toupet"...Désolé d'écrire et de ne pas me relire...

Théo62 31/05/2009 19:28

"j'ai appris à me méfier comme la peste de ceux qui  veulent mon bonheur"C'est le message qu'avaient envoyé les Français aux politiques lors de leur refus de la constitution européenne en 2005. Tu te souviens : une bonne participation (70%) et 55% de NON.Rappelle-toi, dans le même temps, les "élites" (parlementaires, médias...) étaient à 95% pour le OUI. Ils faissaient une campagne acharnée pour convaincre le bon peuple de ne pas faire une erreur...Comme le peuple a "mal" voté, les parlementaires ont modifié son vote en adoptant le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution Giscard. C'est lui-même qui l'a dit...Alors, ta différenciation UMP / PS... Elle n'est que de façade puisqu'à Bruxelles, ils adoptent les mêmes directives qui ensuite s'imposent à nous... Et ils ont parfois le touper de faire semblant de s'en étonner à Paris...

Grégoire 31/05/2009 17:25

Je connais cette réthorique et mon discours était destiné à la politique nationale interne. Je ne me prononce pas sur tes informations , pour cela il me faudrait chercher les intitulés exacts des lois votées par le parlement européen et les synthèses des votes. Je le ferai à l'occasion. Depuis le traité de Rome et les accords sur les services, il est vrai que l'Europe dominée comme dans le reste du monde par une vision libérale de l'économie ( la main, pas si invisible d'ailleurs,  du marché )  influe directement sur les services publiques. D'autant que cela reste une spécificité bien française et qu'il a fallut batailler ferme pour préserver le minimum. Maastrich ne nous protège pas. Le refus de la constitution européenne ( où est donc ce plan B ? ) qui voulait introduire un peu de social revient à appliquer ce traité très défavorable en l'état.  C''est pourquoi le PS appelait à voter pour considérant que c'était mieux que rien et que cela constituait une première marche vers une régulation .En cette époque de crise où le modèle social français est observé favorablement partout dans le monde car il amortit les conséquences brutales de cette faillite financière plus qu'économique , on peut penser que nos gouvernants seront plus prudents. Et puis quelle alternative à l'Europe ? Voyage un peu et tu verras que les asiatiques comme les nords américains considèrent l'Europe comme un parc d'attraction pour touristes  et comme un nain politique.Je précise que je ne suis pas encarté PS ou autre parti mais j'ai appris à me méfier comme la peste de ceux qui  veulent mon bonheur et qui depuis 2002 ont tracé le chemin d'un certain Sarkozy. Et je ne crois pas au grand soir et à l'heureuse nature des hommes. Bref tout cela nous éloigne du sujet mais pas tant que cela.Alors cours camarade et bonne chance pour  reconstruire un monde meilleurs.

Théo62 31/05/2009 15:04

Erreur grossière, Grégoire. Ne te laisse pas enfumer par la propagande pro-européenne…
 
Dans 97% des cas en 2008, le PSE (parti socialiste européen, au sein duquel siègent les socialistes français) et le PPE (parti populaire européen, dont l'UMP) ont voté dans le même sens les textes qui leur étaient soumis au parlement européen. Soit 10 votes différents seulement sur un total de 535. C'est le résultat d'une étude dont les détails seront prochainement publiés.Lorsqu'on sait que plus de 80% de nos lois sont issues de cette législation européenne, on comprend pourquoi l'opposition médiatique entre le PS et l'UMP n'est qu'une duperie, une comédie destinée à masquer la collusion des deux piliers du Système, et de leurs supplétifs.

Grégoire 31/05/2009 12:02

Là cela devient franchement craignos ( pour parler comme mes élèves ). On ne gagne jamais à ce jeu anti contre anti-anti. Pendant ce temps la caravane passe...Plusieurs remarques : UMP PS cela se vaut ? c'est ce discours là qui assure à l'UMP son hégémonie deuis 2002. Le NPA et autre Front de gauche sont les alliés objectifs avec cette stratégie de M.Sarkosy. Il le sait et en joue comme Mitterand avec Lepen. Dire ces choses c'est désespérant et préfigure effectivement un boulevard pour l'école libérale que nous combattons ( GDID comme syndicats )Chacun est libre de sa parole et cela n'engage que sa personne. Mais un peu d'empathie ne nuit pas à la santé morale alors  un peu de mesure SVP.Si il existe une rancoeur de certains directeurs ( nombreux ) face aux syndicats c'est parce qu'ils ont le sentiment d'être méprisés et pas reconnus dans leurs difficultés. Tout le monde s'en fout et pendant ce temps ils s'usent la santé à faire tourner cette machine de fou qu'est devenue une école primaire. Alors comme le disait Laborit ( la nouvelle grille ) face à cette situation devenue intolérable ils n'ont que 3 choix possibles : la fuite ( combien de directions vacantes? ) la maladie ( ha très chère MGEN et sa bonne maison 3 épis combien de directeur ? ) ou l'attaque ( d'où le GDID car la nature a horreur du vide ).Il suffit aux syndicats de prendre le dossier direction en main, d'accepter de dire le mot directeuir pour certain,et d'écouter les gens qui y réfléchissent depuis déjà longtemps.Vives les syndicats vive le GDID et vive la libre expression ( tout le monde s'y retrouvera j'espère )

Gégé 30/05/2009 16:49

Très bien, Henri, tu fais une bonne analys politique. Mais, si c'est bien de faire ce constat, il est mieux de faire en sorte qu'il ne perdure pas trop longtemps.Je ne comprends pas bien comment tu peux t'opposer à ce que tu dénonces si tu ne veux même pas lutter aux côtés des syndicats. Il n'y a pas 36 façons de s'opposer... Bonne analyse mais sans les moyens ni la volonté autre que par la parole de s'y opposer. Reconnais que c'est un peu contradictoire.

henri 30/05/2009 12:59

Pauvre Gégé ! tu n'es même plus lamentable ! tu en deviens pitoyable !Le paysage social ne sera pas modifié : il est déjà en place depuis une bonne trentaine d'années (années Giscard [*], années socialo libérales de Mitterand et toute la suite qui n'a fait que marcher dans les voies ainsi tracées !!!!) La démission de la gauche devant le capital, tu connais ?Et c'est nous qui sommes des "anti-luttes" et "bienveillants" avec le nouveau gouvernement ? ce que fait le président actuellement en place, il ne peut le faire que parce qu'antérieurement des jalons ont été posés ! La complicité de la CFDT pour flanquer en l'air le code du Travail pour le plus grand bonheur des patrons du temps de sa ...patronne (j'en ai même oublié le nom !), ça ne te dit rien ? et je pourrais te donner encore X exemples !Ce qui est sûr, pour en terminer à ta petite personne mais qui se hausse en porteur de grandes luttes les oeillères sur les yeux et sur sa "pensée", c'est que tes amalgames, ton appel à voter UMP à partir du moment où l'on n'est pas d'accord avec toi, relèvent des plus pures pratiques staliniennes que des naïfs croyaient disparues !

Pascal Oudot 30/05/2009 12:19

Vous m'épatez. C'est ahurissant comme vous êtes incapables d'imaginer que les autres ne pensent pas comme vous. C'est effarant cette croyance que vous avez que tous les enseignants doivent forcément avoir les mêmes idées ou les mêmes envies. Ben non. Votre vision de l'avenir n'est pas la mienne. Et je suis persuadé que ma vision du passé non plus.

Gégé 30/05/2009 11:14

Tu sais, Cédric, ça fait le bonheur des gouvernements, surtout de clui qu'on a actuellement, le plus grand démolisseur des services publics (école, hôpitaux, armée, justice...). Pour Sarko et ses amis, c'est pain béni. C'est l'assurance de continuer le démantèlement de l'Education nationale puisqu'ils bénéficient, directement ou indirectement, de la bienveillance de collègues anti-lutte.Quand je lis qu'en 5 décennies, le paysage social n'a guère été modifié, je crois rêver. Soyez certains, chers Pascal et Henri qu'il sera modifié, le paysage social. Le gouvernement s'en charge et vous aurez l'occasion de vous en rendre compte si ce n'est déjà fait. Au passage, un petit mot entre nous : si vous voulez qu'il soit modifié plus vite encore, votez pour les listes UMPS (= UMP+PS c'est pareil) aux élections européennes. Eux, ils vont le secouer le cocotier social... Faites-leur confiance.

henri 30/05/2009 10:17

Cédric58 ! tu es un sacré numéro ! S'il te plaît garde tes sermons cléricaux pour d'autres messes ! avec ceux qui se dévouent , qui croient, et se pensent investis d'une mission humanitaire et planétaire en défendant les droits sociaux.Plus modestement, la défense des directeurs (en es-tu un ?) est bien suffisante et constitue déjà une bien lourde tâche pour ne pas se prendre pour le sauveur de l'Humanité !Ce type de discours, pour l'entendre depuis près de 5 décennies, n'a guère modifié le paysage social de nos contemporains dans la mouise celui statutaire des directeurs !Change ta Bible et prêche d'autres convaincus (qui le sont déjà) mais ne prend pas les autres pour des imbéciles...de grâce !

Pascal Oudot 30/05/2009 09:48

Ceux qui luttent pour moi ? "Des gens qui se dévouent au service des autres" ? C'est une plaisanterie? Qui se sent morveux, qu'il se mouche! Cela fait trente ans qu'on veut me faire prendre des vessies pour des lanternes, ça devient lassant. Cela fait trente ans que je vois les yndicalistes se servir dans le plat en premier EN MON NOM, ça suffit.Je respecte ce qui est respectable, et j'ai certainement plus de conscience de ce qui se passe que beaucoup. J'ai déjà bien donné, dans beaucoup d'endroits, de multiples façons, alors la prétendue défense des droits sociaux, hein, j'ai eu le temps et j'ai bien vu la façon dont elle était exercée...Antisyndicaliste primaire, je le suis devenu le jour où une collègue syndiquée qui ne me valait pas m'a croisé, après une grève que je n'avais pas faite, en me disant "Toi je ne te parle pas."Continuez allègremment à vous croire chargés d'une mission divine, à vous penser les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, à vous croire détenteurs de la vérité. Mais ne venez surtout pas me dire ce que je dois faire ou ce que je dois penser.

Cédric58 30/05/2009 08:42

Je suis peiné de voir des collègues s'arroger le droit d'insulter des gens qui se dévouent au service des autres et de leur asséner : "bande de rigolos syndicalisés"...C'est d'autant plus grave que ce même collègue ne croit en rien. Il se targue de ne pas être membre du GDID, se vante d'être un "antisyndicaliste primaire". Heureusement que d'autres ont une concience plus aiguisée de la défense des droits sociaux... S'il est si désespéré qu'il ne croit plus en personne, au moins qu'il fasse l'effort de respecter ceux qui luttent pour lui.

Pierrot 29/05/2009 20:16

@ Thibault,Les réactions, vives, étaient dues au fait que les dirlos présents craignaient de donner des consignes "autoritaires" aux adjoints. (l'IEN ne voulait plus d'enseignants assis dans les cours...), et j'ai compris ces réactions plus comme une défense (naïveté?) que comme un refus.Faut dire que l'IEN était fort maladroite.Plutôt que d'affirmer notre mission par la législation (le B&A BA) elle disait:-vous n'avez qu'à leur dire que c'est moi qui le demande... Ce qui est déroutant et ne correspond pas aux textes.Et, tu peux me croire, il a fallu ferrailler sec et contre l'IEN (qui voulait à tout prix garder la main sur le gouvernail) et pour que les dirlos comprennent bien que l'on ne leur demandait de faire que leur boulot de dirlo....Mais ils comprennent très vite. L'année prochaine, à cette même réunion, les rancoeurs seront tournés vers d'autres problèmes, ceux rencontrés tout au long de l'année. PS: Oui, c'était une écrasante majorité: sur une 30taine, 25 râlaient...

Pascal Oudot 29/05/2009 18:13

Quant au commentaire très rigolo de Karine:La communication individuelle aux collègues concernés, faite par l’Inspecteur d’Académie, le mardi 26 mai dernier, sans que le contrôle paritaire n’ait eu lieu sur la totalité des barèmes. Cette opération de communication remet fortement en cause le droit des personnels à voir leur situation collective et individuelle défendue par leurs représentants.... c'est l'hôpital qui se fout de la charité! Qui a donné pendant des années les info avant l'administration? Bon sang, essayez au moins d'être crédibles, bande de rigolos syndicalisés.

thierry fabre 29/05/2009 17:48

Deux fois le même commentaire, Ralbol, à deux endroits différents...Ferais-tu partie de ces péremptoires qui croient qu'asséner maintes fois la même bêtise en ferait une vérité première ?Ferais-tu partie par ailleurs de ces pauvres gens incapables de penser par eux-mêmes, infichus d'écrire  trois mots sans se croire obligés de nous infliger de pesants copiés-collés de la sainte parole divine ?Ton info est bidon, Ralbol... Elle l'était déjà en Janvier, elle n'est pas meilleure aujourd'hui, juste un peu plus faisandée...Info bidon, commentaire bidon, un mec à frime, bourré d'aspirine...Thierry fabre

Thibaut 29/05/2009 16:11

Encore une fois, je comprends ce que tu veux dire Henri. Mais Pierrot parlait de "l'écrasante majorité" des dirlos de sa circonscription... Je ne pense pas qu'ils étaient tous dans la situation que tu décris Henri. Même si, effectivement, il peut y avoir un turn-over important.Je crois qu'il faut savoir reconnaître que des gens ne sont pas aptes à faire ce travail. On rencontre le même phénomène dans tous les métiers.

henri 29/05/2009 14:59

@ Thibaut ! J'ai bien lu comme toi le commentaire de Pierrot : un collègue nommé "à l'arrache" sur une direction à la rentrée, un autre assurant l'intérim "à l'insu de son plein gré" ne te semblent-ils pas correspondre à ce type de directeurs naïvement et innocemment installés sur des "fonctions" en ignorant le "B. A. BA" du travail de directeurs ? Pour ma  part, je n'en serais pas étonné... Le retour de Ralbol ! " Les chefs du gdid" : les fantasmes continuent ! faut dormir la nuit, mon p'tit gars ! tu vois des chefs partout !!! " Le gouvernement nous bouffe, nous les travailleurs" : de quelle catégorie de travailleurs fais-tu partie, mon p'tit gars ? Ceux qui vont se retrouver au chômage d'ici la fin de l'année civile ou ceux qui émargent dans la fonction publique et qui de leur position de fonctionnaire s'autorisent de tels jugements ? Un texte de "janvier 2 009" ? Tu n'as plus rien de plus récent à nous mettre sous la dent ? Ou bien le SNUDI FO n'a-t-il pas suivi l'affaire ? Un peu frelatée ton information, non ? Tiens nous au courant !

henri 29/05/2009 14:56

Deuxième tentative !




henri 29/05/2009 14:50

Karine (59) 29/05/2009 14:37

Reçu ce mail sur messagerie IA
Mouvement…
Opération de communication ?
Attention Danger !
Lors de la parution de la note nationale de novembre 2008  l’ensemble des représentants des personnelsavait demandé de reporter cette publication et d’ouvrir une réelle concertation. Ce que nous dénoncions alors se vérifie aujourd’hui :
-       le paritarisme connaît un recul important. Il n’y a pas eu de réelles concertations sur les règles du mouvement qui ont connu des bouleversements. Les remarques et les demandes des délégués n’ont pas été prises en compte.
-       les postes à profil augmentent et sont attribués au mépris des règles régissant les opérations du mouvement.
-       des règles sont imposées et conduisent à des injustices flagrantes comme celles concernant les rapprochements de conjoints pour lesquelles les stagiaires et les entrants dans le département sont exclus.
 
Le sentiment que les affectations se font hors de toute règle et de tout contrôle se confirme. La communication individuelle aux collègues concernés, faite par l’Inspecteur d’Académie, le mardi 26 mai dernier, sans que le contrôle paritaire n’ait eu lieu sur la totalité des barèmes. Cette opération de communication remet fortement en cause le droit des personnels à voir leur situation collective et individuelle défendue par leurs représentants.
 
Lors de la CAPD les délégués du personnel demanderont une réponse pour chaque litige qu’ils auront communiqué à l’administration ou qu’ils porteront au moment de cette commission.
D’ici mardi, les organisations syndicales sont à votre service (sur leur site ou par téléphone) pour vous permettre de vérifier votre barème et votre situation. Si vous remarquez une erreur n’hésitez pas à renvoyer par courriel votre question (adresse des sites et mel en entête).
Par mesure d'économie de temps (du vôtre) ce texte est envoyé par le SNUipp pour les 3 organisations syndicales signataires : SGEN-CFDT, SE-UNSA, SNUIPP.

Karine (59) 29/05/2009 14:36

Reçu ce mail sur messagerie IA
Mouvement…
Opération de communication ?
Attention Danger !
Lors de la parution de la note nationale de novembre 2008  l’ensemble des représentants des personnelsavait demandé de reporter cette publication et d’ouvrir une réelle concertation. Ce que nous dénoncions alors se vérifie aujourd’hui :
-       le paritarisme connaît un recul important. Il n’y a pas eu de réelles concertations sur les règles du mouvement qui ont connu des bouleversements. Les remarques et les demandes des délégués n’ont pas été prises en compte.
-       les postes à profil augmentent et sont attribués au mépris des règles régissant les opérations du mouvement.
-       des règles sont imposées et conduisent à des injustices flagrantes comme celles concernant les rapprochements de conjoints pour lesquelles les stagiaires et les entrants dans le département sont exclus.
 
Le sentiment que les affectations se font hors de toute règle et de tout contrôle se confirme. La communication individuelle aux collègues concernés, faite par l’Inspecteur d’Académie, le mardi 26 mai dernier, sans que le contrôle paritaire n’ait eu lieu sur la totalité des barèmes. Cette opération de communication remet fortement en cause le droit des personnels à voir leur situation collective et individuelle défendue par leurs représentants.
 
Lors de la CAPD les délégués du personnel demanderont une réponse pour chaque litige qu’ils auront communiqué à l’administration ou qu’ils porteront au moment de cette commission.
D’ici mardi, les organisations syndicales sont à votre service (sur leur site ou par téléphone) pour vous permettre de vérifier votre barème et votre situation. Si vous remarquez une erreur n’hésitez pas à renvoyer par courriel votre question (adresse des sites et mel en entête).
Par mesure d'économie de temps (du vôtre) ce texte est envoyé par le SNUipp pour les 3 organisations syndicales signataires : SGEN-CFDT, SE-UNSA, SNUIPP.
 

Thibaut 29/05/2009 14:06

On est bien d'accord, Henri."Tout dispositif nouveau (et nous n'en manquons pas !) s'accompagne d'une non-définition des responsabilités du directeur...ou bien tout reste dans l'implicite d'où les dysfonctionnements que l'on peut deviner ! "Mais, dans son intervention, Pierrot parlait e la responsabilité du directeur quant à la surveillance des récrés...Le B-A BA du boulot, non ? On est loin de la nouveauté qui nous tombe sur le coin de la figure un beau matin. Si un collègue accepte même "à l'insu de son plein gré" d'assumer cette fonction, il se met au courant des choses les plus évidentes du métier. N'importe quel quidam, avec ou sans longue expérience, entend assez parler des responsabilités engagées par les enseignants pour savoir que c'est sérieux. Ou alors, c'est quelqu'un qui n'écoute jamais la radio, ne regarde pas la télé et ne lit jamais un journal... Ni même les revues syndicales, celles de la MAIF ou de la Solidarité laïque... Si tel est le cas, il n'a rien à faire dans ce boulot. Je persiste et signe. D'ailleurs, on n'oblige personne à assumer une responsabilité dont il ne veut pas. On peut "inciter" lourdement, "faire pression", y aller par "chantage à la nomination" mais que je sache, chacun est LIBRE de refuser. Il ne lui arrivera rien. 

Ralbol 29/05/2009 13:54

Les chefs du gdid, faudrait arrêter de JASticuler dans tous les sens et voir un peu la réalité en face !!!Le gouvernement nous bouffe, nous les travailleurs, et vous, vous êtes sur votre nuage à croire les balivernes du SE qui pourtant vous a cocufiés en beauté il y a 3 ans. Mémoire courte ou sélective ?
 
Après les Deux-Sèvres, la Vienne s’apprête à recruter des enseignants vacataires payés au SMIC
NEUF VACATAIRES PRECAIRES RECRUTES EN DEUX SEVRES.
LA VIENNE EN ATTENTE POUR EXPERIMENTER L’ENSEIGNANT AU SMIC.
 
Le SNUDI-FO 86 a été informé du recrutement de vacataires dans le premier degré afin de pallier aux absences non remplacées dans les écoles des Deux-Sèvres. Ainsi 11 entretiens d’embauche ont eu lieu à l’IA79 vendredi 24 janvier après-midi dans le but de recruter 9 remplaçants vacataires.
Les recrutements ont été confirmés lundi 26 janvier aux délégués du personnel SNUDI-FO79 siégeant en CAPD. Ce recrutement de vacataires est à ce jour unique en France. Le SNUDI-FO79 et le SNUDI-FO86 en ont alerté leur syndicat national afin qu’il intervienne auprès du Ministre.
 
« Fonctionnaire d’Etat : un statut tellement contraignant !»
Ces embauches de vacataires ont lieu par ailleurs dans un contexte que les  SNUDI-FO 16, 17, 79 et 86 n’ont de cesse de dénoncer : des absences non remplacées dans des proportions jamais connues sur ces départements. L’inquiétude des collègues, voire la colère, est grande alors qu’il est annoncé en plus 106.500 suppressions de postes d’ici 2012.
 
Janvier 2009    
http://snudifo86.over-blog.org/article-27286950.html
 
 

henri 29/05/2009 13:52

Beaucoup de jeunes certes, Pierrot, mais aussi des "anciens" assez désorientés par la multiplicité des demandes auxquelles il faut faire face, demandes derrière lesquelles les responsabilités sont devenues floues ou manquent d'un cadrage tel que certains ne savent plus à quel saint se vouer !En matière de"personnel" nouveau par exemple (EVS, AVS, etc...), le directeur qui n'est pas employeur mais "utilisateur", responsable de ces personnes comme intervenant sous son toit, a parfois le derrière entre deux chaises !Pour ne rien dire des stages RAN, du SMA, de l'accompagnement éducatif...Tout dispositif nouveau (et nous n'en manquons pas !) s'accompagne d'une non-définition des responsabilités du directeur...ou bien tout reste dans l'implicite d'où les dysfonctionnements que l'on peut deviner !

Pierrot 29/05/2009 13:25

Beaucoup, beaucoup moins sévère que toi, Thibaut. Et ils étaient plutôt jeunes (turn over important)On ne récolte que ce que l'on sème.À force de laisser le champ libre à ceux qui prétendent que nous sommes des "enseignants comme les autres"... Certains débarquent en le croyant et sont déstabilisés quand ils comprennent (très vite) l'écart entre le fantasme et la réalité.D'où l'importance de quitter l'implicite pour rentrer dans l'explicite.  

Thibaut 29/05/2009 12:38

Cher collègue Pierrot,
 
Ce que tu nous délivres me navre à un point que tu ne peux même pas imaginer…
 
"…l'an dernier, notre IEN nous a demandé de veiller à ce que la surveillance des cours soit effective de bien préciser aux adjoints le contenu de leur service.Ben, l'écrasante majorité des directrices et directeurs présents étaient persuadés  que cela ne relevait pas de leur responsabilité..."
 
Voilà des collègues qui ont atteint leur seuil d’incompétence. On en trouve partout et pas mal chez nous, je regrette de le dire. C’est le principe de Peter…
 Le Principe de Peter est un principe relatif à l'organisation hiérarchique.
Selon ce principe, " tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. "
 
Il est suivi du " Corollaire de Peter " :
" Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. "

Le principe de Peter connait deux extensions principales dont l’une (la seconde, en l’occurrence) suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu'ils produiront le moins de dégâts, c'est-à-dire l'encadrement.
 
Je suis désolé de le dire, Pierrot, si ce que tu dis est vrai, et je ne doute pas que ce soit vrai, ces gens-là n’ont rien à faire à la tête d’une école. Même si nos missions ne sont pas clairement définies et qu’un statut s’impose, cette mission (celle de la responsabilité) est on ne peut plus claire. Ce sont des gens qui contribuent à discréditer les directeurs qui font tout à fait bien leur travail. Comme ils sont dans la fonction publique, ils sont assurés de traîner leur incompétence jusqu’à leur retraite sans qu’il ne leur soit rien reproché. Quel scandale !

Pierrot 29/05/2009 11:22

Tu as peut-être vécu un mauvais exemple, Pierrot, mais je ne pense pas que ça se passe comme tu le dis.Pas perso (relations claires et uniquement professionnelles, vraiment peu d'affect, que je réserve aux relations de terrain)mais  il n'y a qu'à consulter nos forums ou entendre la teneur  des nombreux appels à nos numéros "SOS"...> points de tensions ces dernières années:• PPMS, BE, organisations des 60hs, DUER ...Je te rejoins sur le fait que ces "tensions"(râle de temps à autre... quelques rares discussions houleuses...) ne sont pas "naturelles". Pour moi elles sont induites par le manque de clarté des missions et responsabilités de chacun.Le flou dans le positionnement d'un ou des autres nuit au bon déroulement des relations professionnelles.anecdote. En réunion de dirlos de circo, l'an dernier, notre IEN nous a demandé de veiller à ce que la surveillance des cours soit effective de bien préciser aux adjoints le contenu de leur service.Ben, l'écrasante majorité des directrices et directeurs présents étaient persuadés  que cela ne relevait pas de leur responsabilité... d'où une formidable bronca sur le thème de "qui est le chef de qui?" 

Maryse 29/05/2009 10:13

Parlant des IEN, Pierrot écrit "nos relations, vu notre charge de boulot, sont surtout spasmodiques: épisodiques, nerveuses et confilictuelles".Bof ! bof ! Pas d'accord...24ème année de direction dans 3 circonscriptions avec 5 ou 6 IEN différents. Je peux dire que, hormis quelques rares discussions houleuses, dans l'ensemble les relations n'étaient pas tendues, loin s'en faut.Je peux même dire qu'elles étaient souvent cordiales. Cette année, une vingtaine d'écoles dans la circo et pas de problèmes relationnels entre nous et notre IEN. Tout se passe bien. On râle de temps à autre quand on nous réclame aujourd'huiun dossier à rendre pour hier... Mais pas d'animosité. Et une vraie reconnaissance (sincère même je crois) de notre boulot par l'IEN.Tu as peut-etre vécu un mauvais exemple, Pierrot, mais je ne pense pas que ça se passe comme tu le dis. Ou alors, c'est que j'ai eu vraiment beaucoup de chance dans ma carrière.

Pierrot 29/05/2009 09:38

Je comprends bien l'opposition au principe même de la hors classe. Je la partage même.C'est bien une manière de "récompense au mérite" car la note y est sur-représentée:2 x échelon (importance de la note  pour le passage au choix...) + note + ... bonus.Car, aujourd'hui, des bonus existent:> passage automatique pour les directeurs des écoles spé. (d'où le 74% de Dédel) > +1 pour au moins 3 ans de ZEP.Et je ne me souviens pas ni de réactions indignées des syndicats, ni même d'éventuelles divisions au sein des enseignants...Le "bonus" est un des outils d'une promotion au mérite.Et dans ce cadre (contestable mais qui est, pour le moment, le nôtre) je ne comprends pas les positions de certaines sections départementales qui, au lieu de s'opposer au système, stigmatise, au risque de la créer, une tentative de division du personnel.Ce qui pose un 2° problème: le corps unique des PE.... elle conduit à rompre l’unité du corps des professeurs des écoles ? Dans le secondaire, l'accès à la HC, se fait par catégorie d'enseignants qui ont des statuts particuliers: profs d'EPS, certifiés, agrégés... et tourne autour de 5% pour chaque catégorie.Le fait de vouloir garder un seul corps dans le primaire (voir l'étendre au secondaire) ne contient-il pas en lui la reconnaissance salariale au mérite?Comment "payer" la grande diversité des tâches, missions, responsabilités assurées par des PE suivant qu'ils soient MF, CP, Dirlos, adjoints, E, D, chargés de missions, délégués, détachés... ? (que l'on va regrouper, au moment des promotions sous un seul vocable: PE, puis ne distinguer que les adjoints, les spé. et les dirlos...  pas très honnête)Enfin, après l'épisode des 60HS (temps) et celui-ci (argent), la question de savoir comment reconnaître notre boulot reste entière.On voit bien l'embarras que suscite la moindre mesure qui nous désigne comme directeur...Ce qui est significatif de l'impasse dans laquelle les revendications uniquement basées sur l'AVOIR nous conduisent.PS: Dédel, le fait de dire qu'un directeur a une relation personnelle plus proche et plus privilégiée avec son IEN est d'abord une absurdité, car nos relations, vu notre charge de boulot, sont surtout spasmodiques: épisodiques, nerveuses et confilictuelles.Ensuite, une stupidité, car si on voulait pointer un personnel "proche et privilégié" de l'IEN, il n'y aurait qu'à constater l'accroissement de  son "équipe",  proportionnel à celui de nos tâches et inversement proportionnel à nos moyens...Enfin, et c'est le plus grave, révélateur d'une mentalité plus guidée par l'idéologie que par la raison: directeur = petit-chef, donc forcément faisant partie de la cour des inspecteurs.(on retrouve le thème de la division)Et bien, non, les directrices et directeurs sont avant tout des responsables de terrains et pas des couloirs!

Dedel 29/05/2009 09:29

@ ThierryTu me questionnes sur le Loiret. Je ne suis pas en mesure de te répondre. D’une façon générale, je n’aborde que les choses que je connais bien. On ne peut pas tout savoir, n’est-ce pas ?  
 
Tu écris :
"Sinon, pour ce truc récurrent du passage à la hors-classe, il y aurait manière d'éclaircir ce point facilement: chaque section départementale du SNUipp est en mesure de faire remonter rapidement au niveau national la répartition des passages à la hors-classe: adjoints, spécialisés, dirlos, "sans-classe", etc..."
 
Est-ce vraiment du ressort des organisations syndicales ? D’ailleurs, au moment où le gouvernement estime que l’information fait partie des missions de l’administration, ne lui appartient-il pas de répondre à ta sollicitation ? Il dispose de toutes les données et peut le faire beaucoup plus vite que les syndicats.
Puisque tu as tes entrées au ministère, interroge le ministre ou ses conseillers.

Dedel 29/05/2009 09:06

@ CheSoyons clairs. Il n'est pas question dans mon esprit de parler de passe-droit dont pourrait bénéficier le directeur. Bien sûr que non. Ce serait faire injure aux IEN que de penser qu'ils ne sont pas intègres.Ce que je voulais dire, c'est que par la force des choses, le directeur est amené, plus que les adjoints, à rencontrer l'IEN. Sauf exception, les relations sont souvent correctes voire bonnes. Et dans une inspection, tu sais bien que l'état des relations personnelles joue son rôle. C'est humain. Comment le reprocher sinon réclamer que les IEN soient des robots.Mes propos relèvent donc du constat : les directeurs accèdent, généralement, plus rapidement que leurs adjoints à la HC tout simplement parce que leur carrière est aussi plus rapide. Meilleures notes, meilleur barème... Rien que de très logique. Et, je le répète rien de répréhensible.On retrouve le même phénomène pour les remises de distinction et notamment les palmes. Encore une fois, ça s'explique très bien du fait de relations privilégiées. Un IEN sera plus enclin à songer à proposer les palmes à quelqu'un qu'il connaît mieux qu'à une personne qu'il rencontre une fois tous les 3 ou 4 ans. Tout cela est d'une grande logique.Alors, bien sûr, on trouvera toujours ici ou là des exceptions. Un directeur qui a eu maille à partir avec son IEN et qui se trouve dans son collimateur. Mais ce n'est pas le cas le plus fréquent.Les chifres que donnent nos collègues du 92 montrent que le point supplémentaire augmente fortement le pourcentage de directeurs admis en HC. De 30%, ils passent à 74%. C'est net.Même sans ce point, à 30%, les directeurs sont sur-représentés. En effet, ils ne représentent pas 30% dans l'effectif total des enseignants du 1er degré. Les adjoints, eux, représentent beaucoup plus que 34%. On retrouve la même distorsion avec les PE spécialisés.Voilà, Che, j'espère avoir été plus précis.

thierry+fabre 29/05/2009 06:32

Dedel, ce bon vieux Dedel, te voila de retour ? Je te craignais perdu en des limbes cybernétiques...Du coup, de par ton absence, je n'ai pas eu réponse à mon message précédent et à mon humble question sur les décharges syndicales supprimées dans le Loiret. Je te la repose donc:  ma modeste analyse des suppressions des décharges syndicales, indues à mes yeux, était-elle vraie ou fausse ?Confiant dans cette volonté de dialogue que tu affichais récemment, je ne doute pas de ta prochaine réponse...Sinon, pour ce truc récurrent du passage à la hors-classe, il y aurait manière d'éclaircir ce point facilement: chaque section départementale du SNUipp est en mesure de faire remonter rapidement au niveau national la répartition des passages à la hors-classe: adjoints, spécialisés, dirlos, "sans-classe", etc... comme vient de le faire le SNU 92. Le SNUipp, nationalement, pourrait ainsi faire connaître ce qu'est réellement la hors-classe et à qui elle profite. Il y aurait là réel travail syndical, sur le fond: information des collègues, données exactes, comparatif des situations, etc... Chacun pourrait s'en faire une idée exacte, bien au-delà des simples slogans.Qu'ne penses-tu ?Thierry fabre

che 28/05/2009 23:38

J'ai un problème avec ce truc du hors classe et des dirlos dedel. Je dois habiter au pays de Candy, mais j piges pas ce que tu dis quand tu parles de "relations privilégiées avec leur IEN"..Je croyais que pour le hors classe, il y avait un barême (AGS, note et points pour ZEP et autres trucs.. J'ai pas vraiment mis mon nez dedans.. pardonne les inexactitudes)Alors où agissent les IEN? pas sur l'AGS, pas sur la ZEP... Sur la note? Il y aurait donc des inspections de complaisance tous les ans pour certains potes de l'IEN?C'est en effet possible... Mais alors? que faitle syndicat si il le sait? Pourquoi pas d'attaque au TA, si cela se fait?Cette "proximité avec l'IEN des dirlos" que tu sembles sous entendre comme courante, me surprend.. Ca fait un moment que j'enseigne et j'ai pas vu plus de cireurs de pompes chez les dirlos que chez les adjoints. Ce type de fonctionnement n'est pas lié à une fonction.J'irai pas plus loin, car je ne suis pas sur mon terrain. Pas de chiffres, pas de connaissance du sujet, pas de statistiques... Je veux bien te croire mais je ne comprends toujours pas.
D'autant plus que tu n'es pas clair... Sans le point, si je te comprends, dans ton exemple du 92, Les dirlos, avec 30 %, arrivaient en 3eme derrière les spécialisés et les adjoints... Donc où est cette "proximité avec l'IEN" qui filerait des avantages?
Le point fait passer les dirlos devant... Ben oui... comme les différences de barêmes sont minimes.. 1 point c'est beaucoup... comme le point et demi donné au PE2 sortants au mouvement qui les a fait tous passer devant les T1 et même T2.
Mais je ne vois toujours pas le coup de la "proximité avec l'IEN"
Explique, car je ne trouve pas cela très cool... Cela sous entend que le dirlo, de par sa fonction, serait plus "proche" de l'IEN qui lui filerait des points en lousde? Donc pour être plus clair, le dirlo, en plus de vouloir être un p'tit caporal dans son école est forcément un cireur de pompes qui pofite de sa fonction pour avancer plus vite dans la "carrière"?Ouah!!! Voilà qui ne va pas arranger nos affaires! J'ai du mal lire... C'est trop tard, ce soir.. che

Dedel 28/05/2009 22:54

Suite à votre premier article sur le sujet, Pierrot avait posé la question suivante :
 
"J'aimerais bien avoir une répartition des HC par catégorie, on pourrait comprendre pourquoi ça s'appelle  "Hors Classe""
 
Ma réponse était la suivante :
 
Je n'ai pas de statistiques précises mais ce que je peux dire c'est que ce sont surtout des directeurs qui passent en HC. En tout cas proportionnellement aux effectifs qu'ils représentent dans le 1er degré, ils sont sur-représentés.A quoi attribuer cette "reconnaissance" ? probablement au fait d'avoir une relation personnelle plus proche et plus privilégiée avec son IEN...
 
Densi, Merlin, Moira… me sont tombés sur le paletot. Qu’avais-je osé dire ! Aujourd’hui, nos collègues du 92 donnent des chiffres précis… qui confirment ce que je disais le 19 avril.
"Sur les 50 premiers de la liste, 74% sont des directeurs, 14% des adjoints et 12% des enseignants spécialisés. Si l’ancien barème avait été maintenu 30% de directeurs auraient été promus 34% d’adjoints et 36% d’enseignants spécialisés."
Il y a de fortes chances que les proportions soient sensiblement les mêmes d’un département à l’autre…

Pascal Oudot 28/05/2009 22:44

En ce qui te concerne, "Véro", cela aurait exactement la même chose si tu avais été informée par un syndicat comme c'était le cas depuis plusieurs années. C'est la CAPD qui entérine. Mais les erreurs sont devenues rares, et généralement réparées avant la CAPD. Tu as donc 99% de chance que ta nomination soit confirmée.En Côte d'or aussi les propositions sont consultables sur i-prof. Je comprends que ça râle dans les centrales départementales, car c'était bien là un de leurs derniers bastions. Il ne va plus rien leur rester, les pauvres! :-)

Véro 28/05/2009 22:14

Je suis dans le cas cité ici. Depuis hier, sur I-Prof, il est indiqué que je serai nommée en septembre 2009 sur la CLIS que j'occupe cette année à titre provisoire, poste que j'ai redemandé. Il y a une formule qui me précise que cette annonce peut éventuellement être remise en question.J'ai appelé mon syndicat qui m'a dit que je ne devais surtout pas déjà me croire nommée car la CAPD n'a lieu que le 2 juin. Tous les ans, des changements provoquent des chamboulements complets car c'est une chaîne entière qui bouge, m'a-t-on dit. J'avoue que je suis un peu déçue ce soir. Pourquoi cette annonce anticipée si c'est ensuite une déception qui m'attend ?