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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 22:53


Eric Woerth, en charge du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, vient d’entamer les discussions avec les principaux ministres du gouvernement. Il s’agit de fixer les plafonds d’emploi à respecter en 2010 pour chacun des ministères
.

 

Nicolas Sarkozy a été clair : la résorption du déficit public en sortie de crise ne passera pas par des hausses d'impôts mais par une baisse de la dépense. Ce principe trouve une première traduction concrète à l'occasion des négociations entamées à Bercy.

 

Les débats risquent d’être encore plus compliqués que les années précédentes : pour la première fois, le gouvernement entend appliquer strictement le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. « La France doit réduire ses frais de fonctionnement pour accroître ses capacités d'investissement. Quelles que soient les difficultés, je ne reviendrai pas sur mon engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a rappelé Nicolas Sarkozy fin mars, lors de son déplacement à Saint-Quentin.

 

 

Le tableau ci-dessous montre clairement les objectifs fixés en 2010.

 

 

L'évolution des effectifs de la fonction publique

 

2008

2009

2010

       

Départs à la retraite (en ETP)

68 411

68 740

68 500

Suppressions de postes (en ETP)

22 791

30 529

34 250

Soit taux de non remplacement

33%

44%

50%

Economie nette (en millions d'euros)

233

388

478

       

ETP : en équivalent temps plein

     
       

 

Bercy estime à 68 500 les départs à la retraite l'année prochaine. Ils pourraient être un peu moins nombreux que prévu du fait de l'allongement des durées de carrières.

La stricte application du non-remplacement d'un départ sur deux doit donc porter le nombre de suppressions de postes « entre 33.000 et 35.000 ». L'économie générée atteindrait alors 956 millions d'euros, dont la moitié allouée au pouvoir d'achat des agents, soit une économie nette de 478 millions d’euros.

 

Très peu de ministères seront épargnés par la règle du « 1 sur 2 ». Parmi les  exceptions : les universités, qui conserveront l'an prochain les 450 postes qui devaient être supprimés, suite à la mobilisation des enseignants-chercheurs. La Justice qui poursuit la modernisation de l'administration pénitentiaire, devrait être, elle aussi, partiellement exonérée.

 

Pour conserver la moyenne du « 1 sur 2 », d’autres ministères perdront plus de la moitié des postes libérés par les départs à la retraite. Ce sera le cas des ministères des Finances, des Affaires étrangères, du Développement durable (MEEDDAT) et de la Défense.

 

Quant à l’Education nationale, il lui sera demandé de faire un effort significatif. En 2009, 62% des départs à la retraite ont encore été remplacés. Beaucoup trop, estime Bercy. 21 200 postes pourraient être supprimés. Ce serait nettement plus qu'en 2008 et 2009 (11 000 et 13 500).

 

Le cap fixé en 2010 sera le même en 2011. Les salaires et retraites des fonctionnaires représentant 43 % des dépenses de l'Etat, la réduction des effectifs est, pour le gouvernement, la pierre angulaire de la maîtrise des dépenses publiques.

 

 « La fonction publique n'est pas la plus exposée à la crise », a rappelé Eric Woerth.

 

Autant dire que le budget consacré à améliorer les carrières sera réduit à la partie congrue. Or, on sait qu’un statut passe inévitablement par un effort budgétaire conséquent. En effet, pour nécessaire qu’elle soit, la  reconnaissance statutaire des directeurs d'école doit s’accompagner d’une amélioration en moyens (des décharges, notamment) et d’une revalorisation indiciaire.

 

Alors, 2009, 2010 et 2011… Faudra-t-il attendre la sortie de la crise ou la prochaine élection présidentielle pour espérer un engagement en notre faveur ? L’espoir fait vivre, dit-on… à condition d'être patient. Probablement, nous faudra-t-il prendre en main notre destin et nous rappeler au bon souvenir de nos élus et de nos ministres si nous ne voulons pas attendre trop longtemps au risque de désespérer certains de nos collègues directeurs.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

che 16/05/2009 18:10

Deux remarques..1- L'image reste une image.. Il serait faux de croire que l'image fait l'opinion même si c'est ce que le gvt veut faire croire. L'image des tentes des don quichotte était forte, ils ont cru que cea avait marqué.. Ca a marqué, jusquà l'image suivante et on l'a oublié. Les sans abris restent sans abris en pire en fait car maintenant l'opinion a l'impression que le problème est réglé.Bilan, quand ils remettent des tentes sur les bords de la Seine, ils sont virés au bout de 5h heures. L'image de cette année est une copie.. elle n'intéresse plus le passant.2- "Donner satisfaction" tout dépend dans quel sens on le prendDans le privé.. C'est répondre aux désidératas des payeurs (les parents)Dans les publics... C'est répondre aux objectifs et finalités définis pour l'Ecole par les Elus démocratiques, même si quelquefois, cela ne va pas dans le sens des parents.Notre meilleure défense, c'est la vérité et notre professionalisme, même si quelquefois c'est pas agréable à entrendre.Et après tout, même si cela me désolerait, si les parents optent, par leurs votes de citoyens pour une dérive du piblic vers le privé.. Qu'y puis-je. C'est la démocratie. Maintenant, à moi de les informer pour qu'ils comprennent le pourquoi des problèmes que peut rencontrer l'Ecole publique, pourquoi on prend des positions et ce qu'ils risquent si l'école se privatise.Alors ce sera leur choix... Comme pour la santé, et les autres services publics.Mais bon... Si Paris vaut bien une messe... Si chez vous, la défense de l'école vaut une fête.. Banco! che

oleoduc 14/05/2009 10:15

Et mettre sur la façade de son école des calicots"ECOLE EN DANGER" c'est scier la branche sur laquelle on est assis :Soit c'est FAUX, et alors pourquoi mettrais-je mon enfant dans une école qui proclame haut et fort des contre-vérités?Soit c'est VRAI et alors pourqiuoi mettrais-je mon enfant dans une école en danger?

mat pu j.prevert 13/05/2009 23:29

@ cheJe sais bien que le non-dit est souvent présent chez les parents qui migrent vers le privé. Je sais bien que fêtes et kermesses ne suffisent pas à retenir les mécontents. Je sais bien que l'école publique est victime d'abord de son ministère de tutelle.Néanmoins, je crois encore à l'image que nos manifestations, nos actions, notre comportement peuvent laisser chez les familles. Je pense que c'est important pour combler, en partie, le handicap des difficultés de fonctionnement imputables au pouvoir. Si l'école ne donne pas suffisamment satisfaction dans son fonctionnement et si, en plus, l'image des personnels est exécrable, alors... on contribue à l'accélération de la fuite vers d'autres cieux...

che 13/05/2009 16:44

"Supression de toutes les kermesses, fêtes d'école et autres classes transplantées et j'en passe qui prennent du temps pour quoi?"De plus en plus, ça me pèse de faire tout ce que tu cites (pas les classes transplantées, je n'en ai pas) mais si je ne le fais pas, c'est la comparaison avec le privé voisin qui tue mon école. Les parents sont très attachés à tout ce qui se fait hors les heures de classe. Ils nous jugent et si nous restons immobiles dans nos murs, ce sera la fuite vers l'école privée voisine. On m'a déjà dit que chez eux, il y a de belles expos, de belles fêtes, plus de ceci, mieux de cela. Dans les endroits où la concurrence est forte, nous risquons de tuer l'école publique. J'y suis trop attachée pour jouer à ce jeu-là.Anne-Marie"Je ne crois pas Anne Marie. J'ai les mêmes remarques ici (ca fait belle lurette que j'ai tout clos, kermesse etc...).  les belles expos et les grandes kermesses ne sont qu'un écran de fumée auquel il ne faut pas se laisser prendre. Pousse un peu tes parents et tu verras que si il "fuient" l'Ecole publique, leur raison de façade n'est pas la vraie. Les attaques permanentes sur le "niveau" relayée par le GVT, les violences montées en épingle (tu remarqueras qu'on parle peu de l'évolution du niveau dans les écoles publiques)  sont des raisons bien plus réelles.L'Ecole publique et laïque a toujours été une école de combat car finalement, elle n'est pas si commune que cela dans le monde. Et on ne combat pas en courant à la traine des adversaires. Les 2/3 mécontents que tu feras en supprimant les "fêtes" qui n'ont en général de pédagogique que le fait qu'elle se passe dans les locaux scolaires, ce n'est rien face aux attaques bien plus fortes qui sont faites par le GVT. La dernière en date. Ouvrir la possibilité aux écoles privés de créer et valider leurs propres diplômes nationaux..  Là c'est vraiment grave. Là on va vraiment vers une mise à mal de l'école publique. che

oleoduc 13/05/2009 12:04

D'accord avec toi Che... Suis favorable à TOUT ce qui peut être fait en faveur des Directeurs d'école...Mais dispenser TOUS les Directeurs des 60h, c'eût été donner PLUS à certains Directeurs qu'à d'autres... Au nom de quoi?

che 13/05/2009 11:05

@ fromentJe suis entièrement d'accord avec ton analyse. d'ailleurs, on peut même se demander si cette crise financière puis économique n'est pas arrivée "à point nommé" pour faciliter la mise à mal des services publics et pas que eux, puisqu'elle "justifie" sans problèmes des plans sociaux et dans toute l'Europe. Le bon peuple est plus "malléable" puisque c'est "la crise"! On vous le dit et on vous le redit!Le CAC 40 a quand même pris 600 points depuis un mois, idem pour le nasdaq ou le dow jones.  Je sais... Il avait beaucoup baissé.. (la crise), mais c'est marrant comme y'en a qui gagnent avec ou sans crise, toujours de la même manière.Pour retrouver les critères de Maastrich et éponger la dette, il est évident qu'on ne coupera pas à des suppressions de postes par milliers dans le cadre actuel. C'est le moyen le plus simple. A mon avis, on ne coupera pas à des augmentation simultanée des impots. Sarko dit qu'il ne le fera pas, mais il suffira de basculer d'autres catégories ou charges vers les collectivités locales pour entrainer une augmentation des impots, tout en se dédouanant au plan national. Ce mode de fonctionnement n'est pas neuf. Tous les pays qui ont voulu se débarasser des charges des emplois publics  les ont d'abord "appauvris", "sous alimentés en postes et finances" pour pouvoir ensuite les auditer, montrer leurs carences (qu'ils avaient créés) et donc les tronçonner.L'Hopital est un bon exemple et y'en a d'autres.
Donc ... D'accord, on ne s'en sort pas... Car évidemment, en regardant toujours dans le même sens, on finit par croire qu'il n'y a qu'une voie. L'Europe qui "impose 4 ans"... D'accord. mais je croyais que l'Europe, en fait, c'était nous.. Pas une sorte d'entité déifiée. Ses décisions d'ailleurs sont à géométrie variable.  "4 ans"... Mon bon Monsieur, c'est incontournable... L'Europe l'a dit!  "La loi Adopi", l'Europe est contre, mais là, on s'assoit dessus! "On fait ce quon veut chez nous que diable".Y'a des voies pour trouver des sous, tout de même... imposer les retraites chapeau, les stock options (je crois qu'il en est question), taxer les opérations boursières (Taxe Tobin), casser le bouclier fiscal... Ca comblera pas, mais ça peut équilibrer un peu avec les postes du public.
Certains économistes aux USA commencent à trouver le système socio-économique français "pas si mal", et ils le font savoir. Notre Caporal, lui, court pour nous aligner sur le mode anglo saxon d'il y a 10 ans. C'est pas au Misitère de la Justice qu'il faut dépenser 500 € par jour pour acheter des journaux, mais à l'Elysée.che
 

merlin 13/05/2009 10:44

D'accord avec toi Che et désolé d'enfoncer encore le clou mais le double discours est vraiment énervant: sur ce site , des militants syndicaux argumentent régulièrement pour instaurer l'idée qu'ils défendent les dirlos...alors que les actes prouvent le contraire.La liste est ( trop) longue des tâches en plus, des gestes de reconnaissance non faits parceque pas demandés : BE :bientôt  on aura des dirlos assignés en justice parcequ'ils ont renseigné BE et d'autres avec des retenues sur salaire et retrait de fonction parcequ'ils ne l' auront pas fait, les cours ELCO? responsables de cours HTS souvent le mercredi AM... sur quel temps? etc...on décompte beaucoup le temps de certains ( normal) , jamais le nôtre ( pas normal).   A moins d'être sourd, aveugle et totalement benêt , chacun peut s'apercevoir que les syndicats écrivent le mot " dirlos" 15 jours avant les élections pro et plus jamais ensuite. Il faut donc trouver d'autres canaux pour être entendus, reconnus, défendus. Note: merci à ceux qui sont à Paris pour parler de nos conditions de travail (d'après le post de Pierrot.)

che 13/05/2009 10:20

Je suis 100 % d'accord avec oleoduc concernant les IMF, ils n'ont pas "gagné" 72 h... Ils ne les faisaient pas "pour le compte de l'IA" (ne pas oublier qu'il font des heures les mercredis en équipes de suivis etc.. pour l'IUFM).Dégager les 60 heures pour les dirlos... C'aurait été un bon choix, il faut simplement croire que nos syndicats n'ont pas assez forcé le trait nous concernant. Pour les maitres E, il l'ont fait puisqu'ils n'y sont pas assujettis. Eux ont "gagné" quelquechose.Ce n'est pas la même chose de "gagner" ou de "ne pas perdre". D'autres ont "gagné".. Les T1 par exemple, qui ne sont pas assujettis à la totalité des 60 heures du fait qu'ils doivent finir leur formation de PE2 la première année et qu'ils ont des heures le mercredi. (pas facile à gérer pour le dirlo d'ailleurs quand il y a des IMF, des T1, des fractionnés dans l'école.)Nous on réclamait une amélioration en s'appuyant sur ce changement et le tout d'ailleurs à moyens constants, comme ils aiment. On s'est simplement fait planter ce qui, je crois montre bien à la fois l'intérêt que nous porte le MEN, tout autant que l'interêt que nous portent les syndicats.Donc pas d'erreur "d'ennemis".. L'an dernier, j'ai "perdu" des décharges car on m'a mis un stage filé pour une école de 8 classes. Je ne vais pas dire que c'est ma collègue de 4 classes qui m'a piqué de la décharge. C'est le principe du stage filé pour une décharge qui est stupide et victoire à la phyrrhus.Les dirlos devaient être exonérés des 60 heures parce que leurs charges de travail le nécessitentLes IMF devaient conserver leur temps de travail pour l'IA. Une augmentation de ce temps à salaire égal aurait été d'ailleurs un réel danger car il aurait certainement préfiguré une augmentation de présence obligatoire de tous, à salaire égal (ce que l'on a paut être pas évité d'ailleurs)che

oleoduc 13/05/2009 09:06

Pierrot,Diminuer le temps d'enseignement des MF ??????!!!!!!!18h-2h par semaineEt qui enseignerait pendant ces deux heures???????Crois-moi je connais bien ce dossier... tu te trompes... Le gvt n'a fait aucun cadeau aux MFBeaucoup d'ailleurs regrettent leur emploi du temps précédent !!!!! 

Pierrot 13/05/2009 08:53

Oléoduc, Ne soit pas désolé, ce sont les avis différents qui sont intéressants...Sur les MF, le gvt aurait très bien pu prendre au prorata (%) sur leur 18 h enseignement, le temps du soutien.Ne le faisant pas il rationalise leur service.Il ne le fait pas pour nous.Je pars sur Paris, nous rencontrons, le SE, la CFTC, la CGT et le MEN...Je te répondrais sur les 60HS des dirlos vendredi... 

merlin 13/05/2009 08:35

" Dispenser les dirlos de l'APE, ce serait pour eux 60h en moins"!Des syndicats responsables et justes auraient fait remarquer que les dirlos assument tous les ans des tâches en PLUS sans que ni leur statut(!) , ni leur rémunération ne changent. Cette " dispense" aurait donc été négociée afin de réequilibrer un peu la balance. Rien, nada, les Rased oui, les dirlos au boulot comme les autres , contentez vous des quelques heures que l'on vous donne.Depuis le début de l'année scolaire, je tiens le relevé de toutes les heures de réunion diverses en HTS ( je ne compte pas les compte-rendus desdites réunions), je totalise actuellement plus de 40h d'équipes éducatives ( toujours en HTS dans mon département), réunions mairie etc.......et l'année n'est pas finie, les inscriptions arrivent, les commandes....Alors, non, ce n'aurait pas été un cadeau, une faveur, rien qu'un peu de justice, de ...reconnaissance? mais le MEN n'en a pas pour nous et il n'est hélas pas le seul quoiqu'en disent certains!

merlin 13/05/2009 08:34

" Dispenser les dirlos de l'APE, ce serait pour eux 60h en moins"!Des syndicats responsables et justes auraient fait remarquer que les dirlos assument tous les ans des tâches en PLUS sans que ni leur statut(!) , ni leur rémunération ne changent. Cette " dispense" aurait donc été négociée afin de réequilibrer un peu la balance. Rien, nada, les Rased oui, les dirlos au boulot comme les autres , contentez vous des quelques heures que l'on vous donne.Depuis le début de l'année scolaire, je tiens le relevé de toutes les heures de réunion diverses en HTS ( je ne compte pas les compte-rendus desdites réunions), je totalise actuellement plus de 40h d'équipes éducatives ( toujours en HTS dans mon département), réunions mairie etc.......et l'année n'est pas finie, les inscriptions arrivent, les commandes....Alors, non, ce n'aurait pas été un cadeau, une faveur, rien qu'un peu de justice, de ...reconnaissance? mais le MEN n'en a pas pour nous et il n'est hélas pas le seul quoiqu'en disent certains!

oleoduc 13/05/2009 00:35

Désolé PIERROT, tu te trompes... les PEMF n'ont bénéficié d'aucune mansuétude !!!Ils ont EXACTEMENT le même nombre d'heures de service qu'auparavant !Leur imposer l'aide personnalisée, c'eut été leur imposer 60h de service EN PLUS.De même, imposer l'aide personnalisée aux directeurs totalement déchargés, c'eut été leur imposer 60h de service auprès des élèves EN PLUS.Par contre, dispenser les Directeurs d'école de 3 classes (par exemple) de l'aide personnalisée, c'eut été leur enlever 60h de service.La solution choisie par le Ministère a été STRICTEMENT MATHEMATIQUE.C'était, à mon avis, le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres, donc le meilleur... le plus juste...Tout le reste est pure démagogie !

Pierrot 12/05/2009 19:35

@ Oléoduc,Non, je dis bien la même chose que toi, sauf que moi j'y vois bien une amélioration de leur boulot, en tous les cas, on ne le leur complique pas.On se sert de la mesure pour "rationaliser" leur service (on aurait très bien pu leur donner des hs au prorata de leur temps de service devant les élèves...)Je persiste à dire que l'on devrait bénéficier de la même mansuétude. Et sur ce coup c'était aussi facile et même plus économique, puisque pas d'H. sup.Ce que je demande c'est juste ça, puisque l'on est comme les autres, que l'on nous traite comme les autres.Ce qui me mène à répondre @ ThéoTu me prends pour un de tes élèves?Je sais que nous fréquentons les cours de récréation, mais nous, on surveille, on y fait pas mumuse.Il faut arrêter de jalouser les collègues.C'est le syndicalisme expliqué aux enfants... de maternelle.Le SE, FO, le SNUipp... nous expliquent en long, en large et en travers que ce n'est pas possible qu'ils acceptent l'octroi d'1 point supplémentaire pour l'accès à la HC, parce que c'est "pris sur nos collègues".Soit.Mais alors pourquoi accepter le passage automatique des directeurs des écoles spé., c'est aussi pris sur le quota des PE.Pourquoi le SNUipp revendique-t-il pour les CP ce même accès automatique, sans se soucier de la diminution des promotions PE que cela entraînerait?...2- Afin de conserver un certain attrait à la fonction nous demandons une hausse significative de nos salaires et le passage automatique à la hors classe comme nos collègues directeurs d'école d'application . ...Jaloux?On voit bien que chaque fois qu'arrive un gâteau, le discours infantilisant c'est pour nous. Au pays de Candy, tout le monde il est gentil, sauf Gargamel..."c'est tant mieux pour eux, c'est pas beau de "diviser" (faut voir comme ils montrent l'exemple "unitaire" nos syndicats!  ), sauf que c'est toujours tant pis pour nous.Que vient faire "la jalousie" ici?Il n'est question que de CHOIX, et de les assumer, en adulte responsable.-Pourquoi revendiquer un statut des psysco. (qui les sortirait de l'En pour les fixer dans le "médical")?-Pourquoi revendiquer un statut pour les CP afin d'affirmer leur rôle formateur,et nous le refuser, alors que nous avons besoin de reconnaissance?Je demande "cohérence" on me répond "jaloux" .Faire des CHOIX, me mène à répondre au collègue Benji.pardon de me citer:Parce qu'il doit exister des différence entres les choix et les méthodes: c'est l'offre politique. C'est vrai que j'aurais pu mettre un conditionnel, plus proche de mes intentions.Et je ne suis pas loin de penser comme toi parce que quand je dis:Le problème aujourd'hui, c'est que l'on ne fait plus de politique mais de "peopleitique". c'est très proche de ce que tu appelles de l'enfumage...Mais moi je le déplore, je sais que l'offre politique de gauche n'est pas la même que celle de droite. Et j'enrage de voir nos politiques, dont l'arme est le verbe, s'en servir comme suppositoire...En France comme en Europe (comment refuser sa construction politique?)Mais je ne désespère pas, je crois que c'est aussi à nous d'être exigeant... d'où ma réponse à Théo... Et même si je me trompe, pas grave, j'en sortirais moins con... cher collègue. 

oleoduc 12/05/2009 16:48

Tu te trompes Pierrot,Avant pour les PEMF : 18h de classe, 6h pour l'IUFM, 2h de formation personnelle (=72h) et 1h de réunion (soit 36h)Maintenant : 18h de classe, 6h pour l'IUFM et moins d'une heure par semaine de réunion (soit 24h et plus 36h : ils ne doivent que 6h aux animations ien contre 18h pour un instit "ordinaire")) + 72 h de formation personnelleRien n'a changé pour eux !

Benji 12/05/2009 16:10

Au collègue PierrotTu écris "Alors, tous pareils? NON! " en parlant des politiques, si j'ai bien compris. Plus précisément de la gauche et de la droite...Confirmé hier dans les médias : UMP, PS et Modem votent ENSEMBLE 97% des textes au Parlement européen. A Paris, ils font mine de s'étriller ! Tu sais comme moi que 80 % des textes votés à Paris sont dictés par les directives ou textes de Bruxelles. Autant dire que la marge de manoeuvre, à Paris, est mince et qu'il n'y a pas la place d'une feuill de papier à cigarette entre les ACTES de la gauche et de la droite. Le reste n'est que paroles verbales ou, si tu préfères, de l'enfumage.Tant que tu n'en seras pas persuadé, tu feras une grossière erreur d'analyse, cher collègue.

Théo62 12/05/2009 15:57

Il faut arrêter de jalouser les collègues. Un jour, c'est les psys, un jour le conseillers pédagogiques, aujourd'hui les maîtres formateurs. C'est inutile et ça crée un sentiment nauséabond entre les collègues. De plus, ça contribue à renforcer le pouvoir qui joue la division entre personnels et entre syndicats.Il faut clairement désigner le responsable de ce fiasco : le gouvernement. Il ne considère l'Education nationale que sous un angle comptable. Il ne cherche qu'une chose : combien peut-on supprimer de RASED, de postes de remplaçants, de classes de petits en maternelle, de M.A.D...En France, on a tendance à oublier l'essentiel, à savoir que l'école est un investissement. On le paiera doublement un jour. Trop tard quand on ouvrira les yeux.

Pierrot 12/05/2009 14:44

Plus alambiqué que cela:Avant:Le maître formateur consacre aux différentes activités dont il a la charge, pour un total de vingt-sept heures hebdomadaires, l’équivalent de dix-huit heures à la conduite de sa classe, de deux heures aux activités de documentation et de formation personnelles, d’une heure aux réunions d’école et de six heures aux activités de formation. Aujourd'hui:Dans le cadre de leur service, les maîtres formateurs consacrent : 1. Vingt-quatre heures, dont dix-huit heures d'enseignement dans leurs classes et six heures d'activités qu'ils effectuent sous la responsabilité des directeurs des instituts universitaires de formation des maîtres afin de participer directement aux actions de formation, d'animation et de recherche qui incombent à ces établissements. 
2. Deux heures à leur documentation et à leur information personnelles sur les problèmes de formation des maîtres. 
3. Une heure en moyenne hebdomadaire sur l'année (soit 36 heures annuelles)
Sur leur temps de service (qui reste à 27 h),  le gvt les dispense bien du soutien(18h consacré exclusivement à la classe), en leur permettant de le faire en heures sup. 

oleoduc 12/05/2009 11:00

A Pierrot, au sujet des 60h...A ma connaissance, rien n'a été donné aux maîtres formateurs.Ils font ces 60 h au profit des étufiants de l'IUFM et ne peuvent donc les faire en plus au profit de leurs élèves, sauf contre rémunération...  comme le dit le texte officiel...

Froment 12/05/2009 09:14

PierrotCe que tu soulèves est tout à fait juste :"les impôts locaux eux continuent à progresser limitant de fait les possibilités des prélèvements nationaux)"C'est d'ailleurs un vrai problème pour les communes confrontées de plus en plus au désengagement de l'Etat dans beaucoup de domaines. Le gouvernement confie des responsabilités nouvelles mais sans toujours décentraliser les budgets afférents... D'où la grogne des maires et l'inévitable hausse des impôts locaux. En fin de compte, c'est le citoyen qui paye.Le dernier exemple en date qui se met en place sous nos yeux, c'est la création des jardins d'éveil. Dans un premier temps, l'Etat va participer aux côtés de la CNAF et des communes puis dans quelques années, il se désengagera et il fera des économies sur les deux tableaux : garde des enfants à la charge des parents et des communes et diminution de l'offre en maternelle... Gagnant-gagnant pour l'Etat. Perdant-perdant pour les familles.

Pierrot 12/05/2009 08:27

Entièrement d'accord avec ton analyse Froment.À un moment, il faudra rembourser, et tu as raison de dire que quelque soit la couleur du gvt, il y aura une réduction significative des dépenses. (je ne crois pas en une reprise forte de la croissance en France, et les marges de manoeuvre sont très étroites pour augmenter les impôts, la suppression du bouclier fiscal serait un geste symbolique fort... Mais resterait au niveau du symbole, et les impôts locaux eux continuent à progresser limitant de fait les possibilités des prélèvements nationaux)Alors, tous pareils?NON!Parce qu'il doit exister des différence entres les choix et les méthodes: c'est l'offre politique.Le problème aujourd'hui, c'est que l'on ne fait plus de politique mais de "peopleitique". 

Froment 11/05/2009 23:01

CHE,"Ca fait des lustres que les syndicats n'étaient pas "unitaires", Ca fait des lustres que les appels à grève n'avaient pas été autant suivis. Ca fait des lustres que la situation n'était pas aussi dure... Et pourtant.. banco. Woerth annonce l'augmentation des suppressions de postes. Preuve de "la trouille" qu'il a des mouvements sociaux en général et des notres en particulier."Je pense que les suppressions de postes par milliers, quelle que soit l'action syndicale, nous n'y couperons pas. Les finances de la France sont dans un tel état, le déficit et la dette sont si gigantesques, que le gouvernement n'a pas le choix. Et ce serait exactement pareil avec un gouvernement de gauche ou du centre. Dans sa "grande bonté", l'Europe nous accorde 4 ans pour revenir à une situation "normale".Si notre pays veut rester l'élément moteur de l'UE comme le répète N. Sarkozy, alors, nous n'avons d'autre choix que d'augmenter les impôts (le gouvernement s'y refuse) ou réduire les dépenses. Les dépenses de l'Etat, c'est essentiellement la fonction publique comme indiqué dans l'article. Il y aurait bien une troisième solution citée par Pierrot : une nette reprise et une forte croissance. Hélas, il ne faut pas trop y croire. L'activité reprendra lentement à la sortie de la crise et la croissance risque de ne pas être tout de suite au rendez-vous. Beaucoup d'économistes craignent une hyper inflation en sortie de crise.Les états peuvent être tentés par une forte inflation car c'est une façon commode de réduire rapidement et fortement la dette publique. Revers de la médaille, c'est l'installation d'une grande misère pour les plus faibles revenus... On n'en sort pas. 

mat pu j.prevert 11/05/2009 22:43

@ che"Supression de toutes les kermesses, fêtes d'école et autres classes transplantées et j'en passe qui prennent du temps pour quoi?"De plus en plus, ça me pèse de faire tout ce que tu cites (pas les classes transplantées, je n'en ai pas) mais si je ne le fais pas, c'est la comparaison avec le privé voisin qui tue mon école. Les parents sont très attachés à tout ce qui se fait hors les heures de classe. Ils nous jugent et si nous restons immobiles dans nos murs, ce sera la fuite vers l'école privée voisine. On m'a déjà dit que chez eux, il y a de belles expos, de belles fêtes, plus de ceci, mieux de cela. Dans les endroits où la concurrence est forte, nous risquons de tuer l'école publique. J'y suis trop attachée pour jouer à ce jeu-là.Anne-Marie

Pierrot 11/05/2009 22:19

... Sauf que les syndicats ne déposeront jamais un préavis d'un mois de grève pour les dirlos...

jmih 11/05/2009 21:49

Che dans le style de mouvement que l'on a pas encore testé mais qui d'après moi foutrait un sacré bordel si on l'appliquer. Le SMA tournant.Je m'explique. Les syndicats dépose un préavis de grève pour un mois minimum. (c'est légal)Un maximum d'écoles se déclarent en grève, et remplissent leur petit coupon deux jour avant (c'est obligatoire).Les mairies mettent en place un SMA. (c'est normal)Et, on va tous à l'école normalement (si, si c'est légal)tu me diras que ça casse pas trois pattes à un canard, sauf que par roulement et suivant un planning bien établi à l'avance 5 à 10% des écoles font réellement grève.Du coup, LEs mairies ne savent jamais si il y aura vraiment nécessité du SMA. Toi, tu perds qu'un jour de travail sur un mouvement qui peut durer longtemps. La chose que ne peuvent gérer les gouvernements, c'est l'incertitude. Et de ce côté, les syndicats, sont réglés comme du papier à musique. On sait déjà leurs actions, leurs discours, et leurs revendications.Bon d'accord après pour avoir de bonnes relations avec les mairies c'est foutu.;Soyons créatif. (je sais c'est plus facile à dire qu'à faire)

merlin 11/05/2009 20:09

C'est marrant Dédel, comme d'un fil à un autre le discours change... en partie.  Dans le fil précédent, c'était " le projet EPE pas mal au fond mais pas possible car il faudrait le négocier" ( le donnant-donnant)....... sur ce fil, on a droit au " il faut lutter, encore et toujours, pour obtenir des milliers de postes"......s'il faut lutter dans le vide, dis-le aux camarades, qu'ils sachent!Pour les dirlos , on retrouve la mesure: " la HC, on voudrait bien... mais quand ça sera pout out le monde..." ( donc aux calendes greques!)    Mais attention! le Snuipp à part ça aime les dirlos, les dorlotent et ceux qui disent le contraire sont des menteurs.... donc je suis un menteur!

che 11/05/2009 20:05

Une résistance passive... c'est quoi... En fait, agir comme nos chefs, mais à l'envers. IA, IEN, CP(c'est pas nos chefs mais ils veulent de plus en plus faire croire que si) se retranchent toujours derrière le "c'est une décision du plus haut"..Mais tous doivent aussi rendre des comptes.. projets, enquêtes etc.. C'est ce qui fait, chacun à son niveau, la preuve de leur "efficacité" et donc de leur compétences et qui conditionnent leur "carrière".Donc.. Par exemple... un mot d'ordre syndical qui proposerait-plus de participation "gratuite" aux projets de circo (ecole et cinéma etc..) qui veulent faire croire que tout va bien, que les instits sont contents et qu'ils travaillent en plus pour ne pas être payés plus.-Plus de demande de stages. On pleure sur la réduction à peau de chagrin de la FC. Les stages à public désignés se multiplient... On en fait plus et où vont les PE2?-Plus de participation aux assocs de circos. SI SI, y'a encore des PE et des dirlos qui vont faire des ronds de jambes dans l'assoc animées par la CP.-Plus de participation aux Regroupements sportifs à l'initiative de CPC-Plus de participation à la " journée internet" pour la beauté du geste!Mieux.. Supression de toutes les kermesses, fêtes d'école et autres classes transplantées et j'en passe qui prennent du temps pour quoi?En bref.. J'enseigne, je gère et vous me lâchez Travailler plus pour gagner plus? Je gagne quoi en plus à faire tous ces trucs qui ne servent qu'à d'autres?Je fais des trucs en plus si je suis "content" et je ne le suis pas.. Alors pourquoi les faire?Ca coute rien, ce n'est pas illégal... Ca n'entraine pas de sanctions et quand tu parles  de monter d'un cran... Comment faire comprendre qu'on est au bout du banc quand tu continues à faire des trucs, externes, non essenciels pour faire plaisir à machin, bidule ou truc.che

che 11/05/2009 18:54

Frederic, quand je parlais de "résistance passive", c'est parce que je cherche un moyen de pression qui pourrait fonctionner."On a jamais vu"... peut être.. Mais sans faire l'histoire des mouvements sociaux, une chose est sûre, c'est qu'actuellement on n'est pas vraiment en position de gagner quoique ce soit et c'est même angoissant.Ca fait des lustres que les syndicats n'étaient pas "unitaires", Ca fait des lustres que les appels à grève n'avaient pas été autant suivis. Ca fait des lustres que la situation n'était pas aussi dure... Et pourtant.. banco. Woerth annonce l'augmentation des suppressions de postes. Preuve de "la trouille" qu'il a des mouvements sociaux en général et des notres en particulier.Tu dis "vitesse supérieure"... C'est quoi?  Que nous propose les syndicats?... Une" grève longue? Y'a le SMA et aucun d'entre nous n'est capable de la tenir. Sans compter que les mouvement des étudiants s'étiolent sans rien obtenir depuis 3 mois.
J'avais proposé, il y a quelques années aux syndicats de mettre en réserve 50 % des sommes des adhésions pour constituer un fond de soutien permettant de verser aux grévistes, dans le cadre d'un grève longue, une partie du salaire perdu, pour tenir... C'était certainement idiot...
Plutôt qu'une grève d'un jour dans l'année, j'avais aussi proposé en réunion syndicale de programmer une grève de plusieurs jours le jour de la rentrée.. Ca marquerait et la perte sur l'année serait la même pour les grévistes. "Trop entier et trop agressif".. C'est pas faux!
J'ai fait la grève administrative jusqu'au bout et ai eu le droit à ma menace de sanction par courrier de l'IA pour Base élèves.. (comme d'autres) C'était "dur"... Mais en fait, j'ai eu une retenue de salaire pour service non fait et puis vogue la galère.Alors, c'est quoi la vitesse supérieure?che

PouK 11/05/2009 13:11

@ PierrotDans le compte rendu du SE, il y a un mot qui me choque et qui est troublant. Presque un lapsus. en tout cas, il laisse un sentiment de malaise.Tu écris :"Sur le point supplémentaire pour les directeurs :Nous ne pouvons pas nous opposer à cette mesure et entrer dans une guerre de « tranchée » entre directeurs et adjoints"Ce mot me reste en travers de la gorge. Ils auraient pu écrire "nous ne voulons pas" ou quelque chose de ce genre... Mais dire "nous ne pouvons pas", c'est presque avouer le regretter. Bizarre comme formulation. Il y aurait de quoi faire une belle analyse de texte... C'est comme si on disait, "on n'est pas d'accord mais, pour ne pas faire d'histoire, on laisse tomber..."Je ne sais pas comment tu le perçois mais c'est révélateur d'un état d'esprit.

Pierrot 11/05/2009 12:28

Il est certain que le poids de la dettes est un élément déterminant quant à la satisfaction de nos revendications.- Soit les gvts vont espérer une forte croissance...- Soit il faut augmenter les impôts ...- Soit il faut faire des économies sur le budget de fonctionnement.Mais est-ce une raison pour attendre les bras croisés? évidemment, NON!J'ajoute un autre obstacle, c'est que nos revendications ne sont pas portées par les syndicats majoritaires.Ce qui permets à l'État d'orienter le peu de marge ailleurs que dans la direction de l'école.(j'espère pouvoir revenir sur le commentaire 2)Delphine donne la position du SNU sur l'éventuel bonus d'un point attribué aux directeurs pour leur faciliter l'accès à la HC.Voilà l'analyse du SE:Position du SE-UNSA...Le SE-UNSA demande que le ratio retenu redonne à tous les personnels de véritables perspectives de promotion. > ce qui sous entend que tous les "personnels" n'ont pas une véritable perspectives de promotion, mais que d'autres oui....
Sur le point supplémentaire pour les directeurs :
Nous ne pouvons pas nous opposer à cette mesure et entrer dans une guerre de « tranchée » entre directeurs et adjoints,   mais nous en montrons les limites :- La faiblesse du taux actuel interdit quasiment à un PE qui n’occupe pas d’autres fonctions (directeur de SEGPA, conseiller pédagogique …) d’accéder à la hors-classe. Ce point supplémentaire aux directeurs va accentuer ce phénomène.Là on a des précisions sur les catégories qui bénéficient de perspectives de carrière, aujourd'hui, sans que l'on trouve à y rechigner tant pis pour le phénomène, leur fonction est reconnue.Je comprends tout à fait, je partage même, que le taux de promouvables est beaucoup trop bas (dans le secondaire la HC se fait par catégorie: certifiés, EPS...) et tourne autour de 5% chaque fois.Mais pourquoi accepter quand il s'agit d'autres fonctions, et traîner des pieds (montrer les limites) quand il s'agit des dirlos?Parce qu'il n'est pas question de nous reconnaître!Je trouve cette histoire, avec les 60 HS (données au RASED & aux maîtres formateurs), très emblématique de la façon dont on nous traite et de l'urgence de sortir de ce cercle infernal.l'ÊTRE avant l'AVOIR!

Dedel 11/05/2009 11:23

@ Delphine"Qui veut noyer son chien..."Il ne faut toujours tout voir par le petit bout de la lorgnette, Delphine. On s'est déjà expliqué sur le point supplémentaire. Ce n'est pas l'attribution d'un point qui pose problème. C'est le fait que l'on n'augmente pas le nombre de places en HC. Du coup, favoriser les uns, ça se fait au détriment des autres. C'est cela que nous dénonçons. L'injustice, elle est là.Pour en venir à l'article sur les suppressions de postes, nul doute que nous allons tous devoir nous serrer les coudes pour réagir avec ampleur et force à ce nouveau saccage du service public. Les syndicats ont l'obligation de rester unis en intersyndicale pour faire pression de manière la plus efficace possible. Les sujets ne vont pas manquer en cette fin d'année et à la rentré e de septembre : les maternelles, les RASED et surtout, surtout, les dizaines de milliers de suppressions de postes ! Du jamais vu ! Il va falloir lutter, lutter et lutter encore pour arrêter ce massacre.

Delphine IA78 11/05/2009 10:27

Dans le dernier "Fenêtres sur cours" reçu samedi, sur les 30 pages, un petit paragraphe sur les directeurs d'école. Mais à sa lecture, on ne peut pas vraiment ressentir une grande satisfaction..."Hors-classe
Une lettre du ministère indique que les inspecteurs d'académie pourront, dès cette année, «attribuer aux directeurs un point supplémentaire pour le calcul du barème à la hors classe»... sans pour autant augmenter le nombre de promus. Les critères selon lesquels ce point, pour mieux reconnaître l'investissement professionnel des directeurs d'école, pourrait être donné doivent être transparents au risque d'une revalorisation à la tête du client..."Pas très enthousiasmante, cette lecture... A croire que ce point supplémentaire accordé aux directeurs est une injustice insupportable... Ils ne changeront donc jamais ? 

Jocelyne Dumetz 11/05/2009 09:09

Quelle catastrophe ! Où et quand va s'arrêter l'hémorragie de postes à l'école ? En un an, on risque de perdre presque autant que les deux dernières années réunies. C'est un scandale sans nom !M. Darcos répète que les suppressions de postes ne réduisent pas l'encadrement. Sait-il que les stages sont supprimés en nombre faute de pouvoir remplacer les maîtres admis en formation continue ?Sait-il que les enseignants absents ne sont quasiment plus remplacés et que les élèves viennent grossir les effectifs des autres classes et qu'ils perdent leur temps parfois jusqu'à 2 semaines ?Il y a là un véritable enjeu pour les syndicats enseignants. Je les trouve bien timorés sur ces sujets pourtant essentiels de l'investissement dans l'éducation.

Frédéric 10/05/2009 23:11

Quelqu'un parlait ici de "résistance passive". Je lui avais répondu que je n'avais jamais vu une telle "action" donner des résultats. Je crois que pour hâter notre destin, il nous faudra passer à la vitesse supérieure car la "résistance passive" n'y suffira pas !