Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 19:02

Après avoir examiné les positions personnelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, au sujet du statut des directeurs d'école, les "directeurs en lutte" s'attachent à décortiquer le programme de leur parti respectif. Aujourd'hui, nous avons connaissance de celui du PS.

On vient de l’apprendre, moins d'un adhérent du Parti Socialiste sur deux s'est rendu aux urnes pour voter sur le projet présidentiel du mouvement. Parmi les nouveaux membres, le résultat est encore plus mauvais : seulement 46% de participation, alors qu'on aurait pu croire les petits nouveaux plus motivés que les anciens...

Cette faible mobilisation traduit un enthousiasme plus que modéré quant au projet du parti, et pour cause...Ce projet (ICI si vous souhaitez le lire) reste bien vague sur la plupart des sujets abordés. (source : « le vrai débat »).

Les « directeurs en lutte » se sont attachés à étudier de plus près la partie du projet concernant l’éducation.

« Pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité. » Ainsi commence la partie consacrée à l’éducation.

Première surprise : Le PS a planché courant mai à Marseille sur son projet sur l'éducation en vue de 2007 en l'absence de ses présidentiables, au grand dam du premier secrétaire François Hollande qui a manifesté son agacement à leur égard. 

 

Deuxième surprise : La partie D « Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale concernant les personnels ne contient que généralités et banalités. »

 « Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

→ Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

→ Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM). »

Troisième surprise : Lors de l’élaboration du projet (en l’absence des éléphants du parti), l’atelier 3 était consacré à « enseigner aujourd’hui ». Le PS avait invité des « experts » pour l’aider à débattre de son projet. La liste des invités à l’atelier 3 est intéressante :

 

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet

Jean-Louis AUDUC, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT

Lors de la présentation du protocole, les « experts » du SE-Unsa et du SNUipp ont montré leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’école. Ils n’en ont d’autre vision que celle de leur idéologie.

Est-ce avec ces « experts » que l’on va améliorer l’image de l’école publique et redonner confiance à ses acteurs ?

Est-ce avec ces « experts » que nos représentants politiques vont réformer en profondeur l’Education nationale ?

Est-ce avec ces « experts » que les directeurs d’école peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer ?

Voilà notre petit monde de l’éducation qui se mord la queue…

Retour

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans directeurs en lutte
commenter cet article

commentaires