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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:05

Notre collègue Froment, expert en économie, nous adresse un nouveau texte que nous reproduisons dans son intégralité. L’analyse qu’il fait de la situation économique du pays nous aide à comprendre combien il nous sera difficile de prétendre à un statut avant de longues années…

 

---------------------------------------------------------------------

 

En juin 2008, alors que la crise n’avait pas encore pointé le bout de son nez, j’avais envoyé un texte aux administrateurs de ce site. Texte publié sous le titre « La mauvaise santé économique du pays plombe la création d’un statut de directeur d’école ».

Il y a un an, la création d’un statut m’apparaissait déjà compromise parce que la philosophie de la réforme était passée sous la coupe de la RGPP.

 

Pour des raisons de commodité, je me contente de reprendre ce que j’écrivais alors, et qui reste valable :


« 
Parmi les 59 % de directeurs qui disposent d’un temps de décharge, 83 % ont 1/4 de décharge, 13 % une ½ décharge et seuls 4 % ont une décharge complète.

Il est important de bien garder ces chiffres en tête pour comprendre l’effort financier colossal que représenterait la création d’un statut.

Bien sûr, il est possible de créer un statut à moindres frais. Un statut pourrait ne comporter que la stricte reconnaissance institutionnelle du métier de directeur. Ce serait une avancée capitale. Mais passé le moment d’euphorie « on a gagné ! on a gagné ! », viendrait vite la déception de la coquille vide. En effet, ce qu’attendent les directeurs et toutes les enquêtes le disent, c’est la reconnaissance mais aussi et surtout les moyens nécessaires pour mieux faire fonctionner leur école.

Du temps, du temps, du temps, réclament les directeurs. Or, le temps ne peut être attribué qu’en accordant des décharges d’enseignement. Seulement, voilà ! Le temps de décharge passe par des créations de postes en nombre considérable.

Rappelons-nous : la signature du protocole a « accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein).

Pour que le statut présente réellement un intérêt palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi-décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000 collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années. »

 

Ce qui était encore possible, il y a un an, au prix d’une forte volonté politique d’améliorer le fonctionnement de l’école primaire ne l’est plus du tout un an plus tard.

 

La crise financière puis économique est passée par là. Les baisses d'impôts de 2007 et le ralentissement économique limitent les marges de manœuvre budgétaires.

Le constat de la Cour des comptes est sans appel : en 2007, la France a creusé le déficit alors que la conjoncture économique était plutôt favorable. En cause, la politique fiscale du gouvernement, qui réduit sans cesse les recettes sans parvenir à relancer la croissance.

 

Le déficit public de la France s'est creusé de près de 15 milliards d'euros en 2008. Il s’élève à  65,9 milliards d'euros, soit 3,4% du PIB (2,7% en 2007 avec 51,3 milliards).

La dette publique s'est alourdie de près de 43 milliards, pour atteindre 1.327,1 milliards, soit 68% du produit intérieur brut.

 

La loi de finances rectificative présentée par le gouvernement le 4 mars vise un déficit public de 5,6% du PIB à la fin 2009 pour une dette publique qui atteindrait alors 73,9% du PIB.

 

Dans ses perspectives économiques, l’OCDE prévoit une récession de 3,3% en France cette année, mais avec une atténuation progressive de la crise en cours d'année, avant un nouveau repli de 0,1% de l'activité en 2010.

Dans ces conditions, le déficit public atteindrait 6,6% du PIB cette année puis 8,3% en 2010, selon l'OCDE.

 

Le Pacte européen de stabilité et de croissance recommande qu'en dehors de circonstances exceptionnelles le déficit public et la dette publique ne dépassent pas respectivement 3% du PIB et 60% du PIB respectivement.

Les finances de notre pays en sont très loin…

Cette dégradation brutale des finances des administrations publiques alarme Bruxelles. La Commission européenne a lancé une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France et lui a octroyé un délai de quatre ans pour assainir ses finances publiques, selon un projet de recommandation rendu public dernièrement.

 

"Au moment où la France sortira de cette crise il faudra bien évidemment commencer à rembourser et on ne pourra y arriver que si on a une croissance qui repart", a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, sur LCI.

La dégradation du déficit public en 2008 s'explique principalement par une détérioration des comptes de l'Etat, relève l'Insee.

 

Aussitôt le pire moment de la crise passé, certains économistes préconiseront le retour à la rigueur, tandis que d’autres miseront sur la croissance. Le gouvernement en place, quel qu’il soit, n’aura n’autre choix que d’appliquer un budget de rigueur tout en favorisant la croissance.

Ce gouvernement ne pourra prendre la voie de créations de postes par milliers dans la fonction publique alors qu’il devra, au contraire, en réduire les effectifs plus qu’il ne le fait actuellement.

 

La seule amélioration prévisible de la situation des directeurs ne peut se concevoir que si elle passe par une réduction drastique du nombre des écoles et une mutualisation de leurs moyens dans le cadre de regroupements. Cette réforme ne pourrait aboutir que si elle est d’une ampleur sans précédent pour qu’il en résulte une économie substantielle de postes. Cette réforme porte un nom : création d’EPEP. (Froment - mai 2009)

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

VALMORI Patrick 06/05/2009 18:46

Oui, Merlin, "lutter sans eux", mais avec quel poids ? On ne peut pas être entendus du gouvernement. Il suffirait qu'un ministre aille dans notre sens pour qu'aussitôt les "gros" syndicats montent au créneau. Comme avec les "maîtres directeurs". Tout ministre le sait et ça suffit pour lui ôter toute idée vélléitaire...

merlin 06/05/2009 18:08

" lutter sans eux", c'est la seule solution car il ne faut rien attendre d'eux. La raison est simple. Les syndicats majoritaires sont conscients que toute avancée en faveur des dirlos ouvrirait ce qui est pour eux la boite de Pandore , c'est à dire , d'autres revendications dont le statut. Ils savent très bien que nous exerçons déjà un autre métier que celui d'enseignant . Nous ne sommes plus pour eux , des instits comme les autres et ils tiennent par dessus tout à entretenir l'idée contraire. C'est un choix des dirigeants nationaux, car si on ne veut pas de " petit, moyen ou grand chef " dans les écoles, il n'en est pas de même dans les instances nationales syndicales. Là aussi, la base est parfois peu en phase avec le discours officiel.  Peu importe pour nous, le constat est que nous sommes une catégorie d'enseignants non représentés et non défendus. La solution passera par une prise de conscience plus grande qu'aujourd'hui et une représentation soit syndicale ( il existe des syndicats en faveur des dirlos) ou associative avec le Gdid qui a su fédérer quelques 2000 dirlos de toutes opinions autour de l'idée de statut. Un combat à poursuivre.

merlin 06/05/2009 18:07

" lutter sans eux", c'est la seule solution car il ne faut rien attendre d'eux. La raison est simple. Les syndicats majoritaires sont conscients que toute avancée en faveur des dirlos ouvrirait ce qui est pour eux la boite de Pandore , c'est à dire , d'autres revendications dont le statut. Ils savent très bien que nous exerçons déjà un autre métier que celui d'enseignant . Nous ne sommes plus pour eux , des instits comme les autres et ils tiennent par dessus tout à entretenir l'idée contraire. C'est un choix des dirigeants nationaux, car si on ne veut pas de " petit, moyen ou grand chef " dans les écoles, il n'en est pas de même dans les instances nationales syndicales. Là aussi, la base est parfois peu en phase avec le discours officiel.  Peu importe pour nous, le constat est que nous sommes une catégorie d'enseignants non représentés et non défendus. La solution passera par une prise de conscience plus grande qu'aujourd'hui et une représentation soit syndicale ( il existe des syndicats en faveur des dirlos) ou associative avec le Gdid qui a su fédérer quelques 2000 dirlos de toutes opinions autour de l'idée de statut. Un combat à poursuivre.

merlin 06/05/2009 18:07

" lutter sans eux", c'est la seule solution car il ne faut rien attendre d'eux. La raison est simple. Les syndicats majoritaires sont conscients que toute avancée en faveur des dirlos ouvrirait ce qui est pour eux la boite de Pandore , c'est à dire , d'autres revendications dont le statut. Ils savent très bien que nous exerçons déjà un autre métier que celui d'enseignant . Nous ne sommes plus pour eux , des instits comme les autres et ils tiennent par dessus tout à entretenir l'idée contraire. C'est un choix des dirigeants nationaux, car si on ne veut pas de " petit, moyen ou grand chef " dans les écoles, il n'en est pas de même dans les instances nationales syndicales. Là aussi, la base est parfois peu en phase avec le discours officiel.  Peu importe pour nous, le constat est que nous sommes une catégorie d'enseignants non représentés et non défendus. La solution passera par une prise de conscience plus grande qu'aujourd'hui et une représentation soit syndicale ( il existe des syndicats en faveur des dirlos) ou associative avec le Gdid qui a su fédérer quelques 2000 dirlos de toutes opinions autour de l'idée de statut. Un combat à poursuivre.

Delphine IA78 06/05/2009 16:58

Merlin,"la dispense des 60 h eu égard au travail d'organisation? sans problème, il l'a accordé sur demande syndicale aux Rased , pourtant des pros de l'aide individualisée... comprenne qui pourra"Lorsque ça ne coûte rien, le gouvernement ccorde sans difficulté ce que les syndicats souhaitent. Tu cites le cas des RASED. Il ne dépense rien, il peut montrer facilement qu'il fait un geste en direction des syndicats.Je suis d'accord avec toi, je suis persuadée qu'il aurait fait de même pour nous décharger des 60 h si la demande avait été faite par les syndicats avec un "peu plus d'insistance". La preuve, c'est qu'il en a dispensé les collègues totalement déchargés. Il aurait pu étendre la mesure puisque ça ne coûtait rien.Seulement, voilà, on en revient toujours au même problème : les syndicats !!! Que faire ? Comment lutter sans eux ? J'avoue que je ne vois pas.

Administrateur 06/05/2009 16:23

@ Christophe - commentaires 87 et 88
Le commentaire a été écrit sous traitement de texte : reconnaissable aux guillemets différents de la police d'Overblog. Causes probables :
      -  soit trop long (?)
      -  soit police non acceptée par Overblog (?)

merlin 06/05/2009 16:01

Je ne suis pas tout à fait d'accord: le MEN peut actuellement nous utiliser sans bourse déliée, mais il l'aurait fait si la pression syndicale l'y avait obligé : le statut ? à voir, la dispense des 60 h eu égard au travail d'organisation? sans problème, il l'a accordé sur demande syndicale aux Rased , pourtant des pros de l'aide individualisée... comprenne qui pourra.Il serait même prêt à une reconnaissance de notre rôle: avancement plus rapide par exemple, accès à la Hors classe....ce qui a déclenché immédiatement les foudres syndicales ( une fois de plus) alors que d'autres en bénéficient depuis longtemps. Il y a quelques années, l'idée circulait de donner des points de bonification pour l'avancement aux dirlos en fonction du nombre d'années à exercer ce poste...projet tombé aux oubliettes , allez savoir pourquoi! ce n'était pas un statut , certes, mais cela permettait de reconnaître quelques peu notre engagement militant et bénévole au service de l'école!

Christophe 06/05/2009 15:48

« ...

Christophe 06/05/2009 15:47

« ...

Solène 06/05/2009 14:00

Merlin,Je pense que dans vous utilisez 2 phrases qui doivent être reliées par une coordination."Bien entendu que la " crise" est un faux prétexte pour enterrer le problème des dirlos""Tant que le SE et le Snuipp ( et quelques autres) tiendront les rênes, je ne vois pas pourquoi le MEN se collerait sur le dos une réforme de l'école"Je dirais que c'est parce que le SE et le SNUipp nous sont hostiles que le pouvoir peut saisir le prétexte de la crise pour ne rien faire pour nous.En réalité, le gouvernement ne se saisit même pas de ce prétexte. Il ne dit rien, ne propose rien, ne nous promet rien. Quant à eux, les syndicats, ils ne réclament rien, ne nous plaignent pas et ne nous disent rien non plus.

merlin 06/05/2009 12:53

Bien entendu que l'école doit changer. Bien entendu que la " crise" est un faux prétexte pour enterrer le problème des dirlos ( apparemment , on va trouver des sous pour les sage-femmes, tant mieux pour elles), bien entendu , nous ne réclamons pas " moins de travail" mais être reconnus et payés pour le travail que nous faisons déjà .Une chose est cependant aussi certaine: le reconnaissance statutaire des dirlos risque de ne pas avancer très vite. Pourquoi? Tant que le SE et le Snuipp ( et quelques autres) tiendront les rênes, je ne vois pas pourquoi le MEN se collerait sur le dos une réforme de l'école. Il sait qu'il peut nous rajouter du boulot pour faire appliquer ses réformes et qu'aucun de ces syndicats ne bronchera. Tout bénef, les ajustements se font, on met en place des stages RAN, des APE etc..., on dit que les IEN gèrent, les syndicats applaudissent.....les dirlos sont au charbon dans les faits. Elle est pas belle la vie ?  

Pierrot 05/05/2009 23:21

@ Densi:Vous n'avez d'autres désirs que de souhaiter, contre quelques menues monnaies certes non négligeables, devenir comptable des tickets de cantine, de garderie...?Encore une fois il ne s'agit pas de ça (quoiqu'à Paris ça marche bien ) Celà ne me choque pas que les ELUS proposent un budget de fonctionnement"décident"... mais moi non plus , je ne m'offusque pas, j'essaie, vainement, de faire remarquer à Dédel que le Maire a un rôle premier, aujourd'hui, dans la gestion de l'école (et par la même occase, que l'école dirigée par les enseignant est un fantasme dangereux, parce que cela écarte les autres partenaires qui ont droit aux chapitres... reste à définir lesquels et les proportions)Enfin Pierrot, en mettant sur le même pied une FAC avec son millier de salariés et une école moyenne de 10 personnes, tu es aussi crédible que dédel (et son syndicat) avec  son absence de  réponse.... Et avec un collège "100", on pourrait comparer?...Et en conclure que les grosses écoles (+ de 15 classes) pourraient devenir des EPEP ou, à l'inverse, enlever le statut d'établissement à ces petits collèges?Mais non,le statut d'établissement n'est pas une question d'échelle (c'est l'erreur de Reiss aussi) c'est plus compliqué et surtout ce n'était pas le propos.J'essaie, vainement, de faire admettre à Dédel que le fait d'avoir un "statut d'établissement" peut rencontrer naturellement des oppositions, mais ne place pas la structure dans un autre "système" que celui de l'Éducation nationale...ça c'est du pipeau.@ Mathusalem,On pourrait aussi citer Gandhi, Martin Luther King ou Léon Blum.. Gandhi, Luther King... j'ai des lacunes (comme avec les brunes -A.Souchon).Par contre avec Léon Blum, j'ai des billes  
Toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa cohésion qu'à condition de ne pas agir, qui ne peut durer qu'à la condition de ne pas changer, est condamnée à disparaître.Suivez mon regard 

Frédéric 05/05/2009 23:13

"La résistance passive... "Je n'ai pas d'exemple où cette théorie ait permis d'augmenter des salaires ou amené des avantages à leurs auteurs. On voit tous les jours que seules les actions dures permettent de se faire entendre. Et encore..."BE est finalement un bon exemple, même si elle est encore là.. Abandonnés les dizaines de champs qui en faisaient l'intérêt pour les chefs. Il reste rien... Et elle périclite."L'essentiel est préservé pour le ministère : connaître les effectifs pour mieux supprimer des classes. Car on sait bien qu'on risque plus de trouver MOINS d'élèves que PLUS par rapport aux remontées des enquêtes de terrain... Bien sûr, il était tentant de profiter de l'occasion pour glaner quelques renseignements secondaires... Pas possible ? On s'en passera. Le deuxième avantage de BE, c'est de se prémunir contre une éventuelle nouvelle grève administrative des directeurs. Aucune chance que ça périclite."Vous n'avez d'autres désirs que de souhaiter, contre quelques menues monnaies certes non négligeables, devenir comptable des tickets de cantine, de garderie...?"Du bon sens. Si nous réclamons reconnaissance et estimons qu'elle nous est due, c'est d'abord pour le boulot que nous exerçons à titre principal et non pour ses à-côtés.

Frédéric 05/05/2009 23:11

"La résistance passive... "Je n'ai pas d'exemple où cette théorie ait permis d'augmenter des salaires ou amené des avantages à leurs auteurs. On voit tous les jours que seules les actions dures permettent de se faire entendre. Et encore..."BE est finalement un bon exemple, même si elle est encore là.. Abandonnés les dizaines de champs qui en faisaient l'intérêt pour les chefs. Il reste rien... Et elle périclite."L'essentiel est préservé pour le ministère : connaître les effectifs pour mieux supprimer des classes. Car on sait bien qu'on risque plus de trouver MOINS d'élèves que PLUS par rapport aux remontées des enquêtes de terrain... Bien sûr, il était tentant de profiter de l'occasion pour glaner quelques renseignements secondaires... Pas possible ? On s'en passera. Le deuxième avantage de BE, c'est de se prémunir contre une éventuelle nouvelle grève administrative des directeurs. Aucune chance que ça périclite."Vous n'avez d'autres désirs que de souhaiter, contre quelques menues monnaies certes non négligeables, devenir comptable des tickets de cantine, de garderie...?"Du bon sens. Si nous réclamons reconnaissance et estimons qu'elle nous est due, c'est d'abord pour le boulot que nous exerçons à titre principal et non pour ses à-côtés.

Mathusalem 05/05/2009 22:31

S'il vous plait, laissez Jaurès reposer en paix !On pourrait aussi citer Gandhi, Martin Luther King ou Léon Blum....

Densi 05/05/2009 21:43

Vous n'avez d'autres désirs que de souhaiter, contre quelques menues monnaies certes non négligeables, devenir comptable des tickets de cantine, de garderie...? Je croyais que les dirlos faisaient déjà + de 10h par jour? Soyons sérieux, réclamons notre dû (en temps ou en argent) pour l'organisation actuel de l'accompagnement éducatif, de l'aide personalisée, les réunions HTS... et revendiquons une reconnaissance(peut-être statutaire)de nos rôles pédagogique, relationnel ou représentatifs. Quant au statut d'établissement c'est autre chose. Celà ne me choque pas que les ELUS proposent un budget de fonctionnement et assez réaliste qu'il le gère par délégation. Nous sommes par ailleurs souvent associés aux réflexions sur l'investissement.Enfin Pierrot, en mettant sur le même pied une FAC avec son millier de salariés et une école moyenne de 10 personnes, tu es aussi crédible que dédel (et son syndicat) avec  son absence de  réponse.

Pierrot 05/05/2009 19:17

Pour nous... Pas "d'arrangements" à trouver. un statut, après on voit.Effectivement Che, nous sommes d'accord!Et j'en ai assez marre aussi (pour sortir du corporatisme) des prétextes éculés (sans n...) que l'on nous balance pour ne pas toucher à nos salaires, et masquer leur faiblesse politique.On perd du pouvoir d'achat depuis plus de 20 ans alors que la "CRISE" à pour origine le crédit facile pour compenser la stagnation des salaires...
Tu le fais exprès hein Dédel?Rassure-moi A partir du moment où tu acceptes le rôle premier au représentant de la municipalité, tu es dans un autre système que celui de l'éducation nationale.> qui l'accepte? qu'est que ça vient foutre ici? les collèges, les lycées les FAC ne sont pas dnas le système de l'EN?Le Maire te consulte pour déterminer le budget de fonctionnement de l'école?N'est-ce pas un rôle premier que de monter un budget et répartir les dépenses?Et un statut d'établissement pour l'école ne peut se concevoir qu'avec un élu comme président du CA?Mais arrête de nous prendre pour des truffes.Un statut d'établissement instaure une Autonomie par rapport à une tutelle étouffante des administrations centrales. Son fonctionnement n'y est pas écrit d'avance, il est le fruit de discussions et sans doute d'un rapport de force.Ta présentation révèle en fait le peu de confiance dans ton syndicat pour assumer ses rôles.Sans compter que tu mettras à mal le fonctionnement interne de l'école puisque les relations n'y seront plus les mêmes, n'étant plus basées sur la confiance et l'égalité... Désolant, navrant, éculé (toujours sans n...). Que fais-tu de la récente nomination sur profil des dirlos déchargés... Va pas être mal le fonctionnement en septembre?Pour le coup, la confiance et l'égalité on s'assoit dessus, vu que l'on sait qui est généralement choisi sur profil par les IA.Pas de bruit quand on se partage le magot..."pourquoi ont-ils tué Jaurès ?" (J.Brel)
 

che 05/05/2009 18:37

Je suis d'accord avec toi Pierrot.Mes remarques en fait sont plus "économiques" que "catégorielles" sur ce coup.Que le statut soit prioritaire... Bien sûr. c'est sa définition qui définira les actions "supplémentaires" à celles inhérentes au "métier de dirlo"Que des tâches diverses puissent s'ajouter à celle du "métier"... Je ne suis pas contre.. Le temps général de l'Enfant est plus large que le temps scolaire et il est difficile de ne pas le prendre en compte.Une implication du dirlo ne me choque pas, qu'elle soit d'ailleurs payée ou pas, avec la Mairie ou des assocs... Ca dépend du public, de la situation locale, des personnes... D'ailleurs on le fait tous déjà.J'ai un boulot de dirlo. Je m'implique ou pas, gratuitement ou pas, dans des actions en dehors de ce boulot (cantine, étude, clubs etc..)Il faut donc un statut qui clarifie les missions et les limites pour que les autres implications apparaissent externes et donc supplémentaires.Ce qui me gêne c'est cette sournoise pensée qui s'insinue chez tout le monde grâce à des évènements "fort à propos" montés en épingle type LA CRISE, que pour améliorer les conditions financières ou d'exercice d'un métier, il faut forcément que les salariés soient dans le "donnant/ donnant" -Instits vous voulez être mieux payés... C'est la crise, faites des stages-dirlos vous voulez être reconnus... gérez la cantine, le temps après l'école etc.. La mairie vous paiera votre décharge etc..-ouvriers, vous voulez garder votre boulot, travaillez 40 heures payés 35 (on a vu l'efficacité)Le pire même, c'est que ça marche.Le fameux "a fond constant" qui s'est imposé comme un des 10 commandements me fatigue. Y' rien de pire que quand les gens autocensurent leurs demandes.Le GVT accepte un statut satisfaisant pour les dirlos.. OK, après on discuteOn rattrape le retard de salaire sur l'inflation... OK, après je discute des stagesetc..Ils ne cèderont pas? Pas si sûr. La résistance passive... Le trainage de pieds... Ca use, surtout ceux qui ont besoin de donner des preuves rapides de "leur" efficacité (IEN, IA etc..)BE est finalement un bon exemple, même si elle est encore là.. Abandonnés les dizaines de champs qui en faisaient l'intérêt pour les chefs.Il reste rien... Et elle périclite.Pour nous... Pas "d'arrangements" à trouver. un statut, après on voit. Pour l'heure, y'en a pas.. Et ben, les dirlos restent en "sale état", les postes vacants, et les "projets gouvernementaux" piétinnent. Le temps politique est court. Le temps scolaire bien plus long. Il faut faire confiance à l'égo démesuré de nos "patrons", prêts à tout pour donner l'impression d'avancer et même souvent, à lâcher du lest.che 

Dedel 05/05/2009 18:10

"Ne les appelons pas EPEP mais écoles primaires"...Tu joues sur les mots, mathusalem. Appelons un chat, un chat...A partir du moment où tu acceptes le rôle premier au représentant de la municipalité, tu es dans un autre système que celui de l'éducation nationale.Et, là, pour le coup, tu auras des disparités invraisemblables, bien plus importantes que maintenant, de Dunkerque à Perpignan.Sans compter que tu mettras à mal le fonctionnement interne de l'école puisque les relations n'y seront plus les mêmes, n'étant plus basées sur la confiance et l'égalité... C'est un autre problème, je sais, mais ne l'oublions pas.

Mathusalem 05/05/2009 17:18

(suite...et fin !)Je disais donc : obligation d'un cadre imposant aux communes des établissements (ne les appelons pas EPEP...) "Ecoles primaires" :

Mathusalem 05/05/2009 17:17

(désolé, mon message a été coupé !)

Mathusalem 05/05/2009 17:16

Je trouve qu'il y a beaucoup d'hypocrisies dans certaines réactions...Faire croire que l'Ecole Républicaine (j'ai mis les majuscules !) est la même de Dunkerque à Perpignan (ou Bonifacio...) est un peu rétro !Ce que je souhaite, c'est que chaque élève, chaque enseignant, chaque directeur soit traîté de la même manière. C'est possible si l'Etat (eh oui !) donne les moyens et impose aux collectivités locales l'égalité de traitement.

oleoduc 05/05/2009 16:13

Pourquoi les syndicats ne demandent-ils pas l'abandon du système, au nom de l'égalité du traitement des directeurs sur le territoire, du caractère national de l'EN ou du danger d'une main mise municipale sur l'école?Et au nom de l'égalité entre les enfants, entre les parents, entre les collègues... entre les écoles...Pourquoi certains enfants, certains parents, certains collègues, certaines écoles ont-ils droit à un directeur totalement déchargé (CE QUI EST UN PLUS ) et pas les autres?????????????????????PARIS : 5 classes : décharge totalePartout ailleurs : 5 classes : 1/4 de déchargeUne inégalité scandaleuse !

Pierrot 05/05/2009 15:50

@ Che,L'Etat ne veut pas d'un statut de dirlo payés correctement parce qu'il a pas de sous (Ah AH AH...), donc on va prendre à notre charge des tafs supplémentaires et les faire payer par un autre employeur (Les Mairies)  Travailler plus pour gagner plus quoi!Pour ma part, je ne suis pas là dedans et ce ne sont pas mes arguments.D'abord parce que je dis que cela doit commencer par un statut (donc reconnaissance de l'État)Ensuite, si on considère (et comment faire autrement) que le temps passé à l'école, en collectivité, en temps Éducatif, de l'enfant/élève dépasse celui strictement scolaire, il y a une cohérence à envisager une gestion commune de ce temps. Et tout le monde y gagnerait, en premier lieu les élèves qui seront des élèves à l'école!> la question est: si on en confie la responsabilité à l'EN, la Municipalité, qui ferait donc des économies, peut-elle participer (dans le cadre d'un contrat cadre état/commune)?Sinon, il faut organiser clairement la cohabitation.
Dans les 2 cas ça commence par un statut!
Désolé... C'est mon boulot actuel qui doit être revalorisé et "statufié"Mais bien entendu, ce n'est pas l'un sans l'autre ou l'autre parce que l'un on l'aura pas parce que plus de sous.(j'ai déjà dit que la volonté politique était prépondérante sur la chose économique)Je dis simplement qu'il est stupide de fermer des portes, se priver d'une réflexion, sur des arguments fallacieux:> caractère national de l'Éducation nationale> école sous la coupe des municipalitésMaintenant Che, le gros problème, c'est qu'il faudrait que l'on se mette d'accord sur ce qu'est notre "boulot actuel", parce qu'à force d'empiler les tâches et les responsabilités je suis certain que ce qu'est notre boulot actuel est devenu plutôt difficile à définir (comment justifier que nous soyons responsable du PPMS, de la sécurité en général, de l'organisation...en refusant d'être des chefs d'établissements ou en refusant le statut d'établissement à l'école?)Un autre souci, c'est l'écart considérable qui s'est creusé entre notre "boulot actuel" le même il y a 10 ans et les moyens que l'on nous alloue.Donc, OUI, il faut commencer par rattraper les retards, mais aussi considérer que les changements (bouleversements) opérés par la société ne sont pas sans conséquences sur notre fonctionnement, et adapter notre Institution au mieux (explorer des pistes):-Aujourd'hui l'école Primaire débouche sur le collège.-Aujourd'hui pratiquement 1 famille /2 se recompose-Aujourd'hui, l'enfant passe beaucoup de temps à l'école, et c'est mon postulat de départ (pas les ronds, d'ailleurs même si c'est l'État qui nous reconnaîtrait à travers une augmentation de salaire, ça ne serait pas suffisant...) passant d'un statut social à un autre plusieurs fois par jour, pas le top pour construire sa citoyenneté.Je ne vois pas ce qu'il y a comme "dérive parmi les pires que l'on peut voir pour l'école" d'envisager une organisation globale de ce temps et la placer sous la responsabilité du directeur. Au contraire, c'est l'organisation actuelle qui est une dérive du système, je constate les dégâts (accentués par les 60hs, SMA et autre SRAN) que charrient la confusion des genres, chez les enfants, les parents et, d'une autre manière, les élus, les équipes IEN...@ MoiraOn doit se bagarrer pour être reconnus pour ce qu'on est et ce qu'on fait.OUI!C'est exactement ce que l'on s'attache à faire au GDiD.Après avoir discuté avec FO (sans grande avancée), mi-mai nous voyons l'UNSA et sommes convoqués au ministère.Chaque fois, c'est bien le débloquage et la reconnaissance de notre "boulot actuel" que nous portons, et ça passe d'ABORD par un statut. Cela ne doit pas nous empêcher de débattre sur des avenirs possibles  PS- Et puis à Paris ça fonctionne plutôt très bien, beaucoup de postulants (donc peu rebutés par les tâches sup., ou qui considèrent que les contre parties sont intéressantes) et peu d'élus... et pas de "nommés d'office".Pourquoi les syndicats ne demandent-ils pas l'abandon du système, au nom de l'égalité du traitement des directeurs sur le territoire, du caractère national de l'EN ou du danger d'une main mise municipale sur l'école?Pourquoi "sujet taboo" comme le dit Oléoduc? 

primaireetvisceral 05/05/2009 15:34

"Faut bien subvenir aux agricultures des anciens pays de l'Est..."Eh oui, le communisme ça se paie cash ! Qu'en pense le Syndicat "National" Unitaire et Actif?

Théo62 05/05/2009 15:18

@ CHETu peux ajouter à ta liste de "dons" tout ce que la France verse à l'Europe dans le cadre de la PAC. Bien sûr, nos agriculteurs reçoivent des subventions mais globalement, la France verse plus qu'elle ne reçoit. Faut bien subvenir aux agricultures des anciens pays de l'Est...Et nos députés européens grassement payés, ils servent à quoi ? Ils ne peuvent même pas démettre la commission européenne. Ils ne font que voter ce qu'on leur propose...Et les déplacements, chaque mois, de Bruxelles à Strasbourg... pour une session de 4 jours avec quantité de camions qui doivent tout déménager à chaque fois... Y aurait de quoi revaloriser les dirlos, tu ne crois pas ? 

Moira377 05/05/2009 14:27

@ che100% d'accord avec toi. C'est ce que j'ai écrit au comm. 61 :"Il faut trouver une solution sur le fond et non par quelques arrangements.Sinon, vous donnez raison au SNUipp et au SE qui ne revendiquent qu'un peu plus de temps et d'argent.C'est un statut qu'il nous faut. Avec la paye qui s'y rattache sans devoir se raccrocher à un organisation de garderie ou de cantine."On doit se bagarrer pour être reconnus pour ce qu'on est et ce qu'on fait. Notre seul métier de directeur d'école primaire y suffit. Pas la peine de justifier avec des trucs en plus qui peuvent sauter chaque année selon le budget ou la couleur politique de la municipalité.

che 05/05/2009 14:07

"Non, pas vraiment le moment. "  dis tu  Froment... "Emprunts pourris que certaines mairies ne peuvent rembourser, crise... Donc c'est pas le moment..." En fait, c'est jamais le moment pour tout ce qui n'est pas marchand.Quand ce n'est pas la crise, c'est la sortie de crise, sinon c'est parce qu'il faut investir ou se désendetter, ou le contraire.Sur ce thème là (les mairies qui "complètent", en fait, la paye du dirlo d'une manière ou du autre (bel argent sonnant et trébuchant ou paiement de la décharge, ou les deux..) ce principe m'arrange parce que ce sytème est pour moi une dérive parmi les pires que l'on peut voir pour l'école (je l'ai déjà dit plus haut)Mais au plan économique général, c'est quand même génial comme principe. - On est en crise ("Ca va se savoir!!!")... On est au bord de la faillite... La dette explose... (6/7 %)... On peut rien dépenser pour personne.... SAUF:-Les banques et les entreprises (on l'a déjà dit)   Là y'a du fric.. quelques milliards.. une pailleMais aussi-Le FMI.... La France double sa participation (quelques milliards encore..)  Sympa de notre part non??? Le plus drôle toute même...On file de l'argent aux banques en France (société générale par exemple)On file du fric au FMI qui s'empresse de le distribuer "aux pays en difficultés". Aujourd'hui la Roumanie pour 4 à 6 milliards... et pour quoi faire me direz vous? Pour sauver parait il des banques roumaines ..... qui sont quoi en fait.... des filiales de nos banques (société générale par exemple).Bilan, le titre "société générale" prend 7 % à la Bourse pour le plus grand plaisir des actionnaires.Donc en simple.. Y' a pas un peseta pour les dirlos, ou qui que ce soit (la crise), mais nous on en trouve des tonnes pour financer les banques deux fois... en direct en France et par leurs filiales étrangères grâce au FMI que l'on a payé.Et qui c'est qui paye tout ça.... nous contribuables.  Alors ce "c'est pas le moment".... Ben voyons.En revanche cette merveille de fonctionnement économique réussit le tour de force de forcer les travailleurs de terrain que nous sommes à limiter les demandes et même à finir par trouver normal de faire financer ce que notre employeur ne veut pas faire par d'autres moyens parallèles.Ici.. L'Etat ne veut pas d'une statut de dirlo payés correctement parce qu'il a pas de sous (Ah AH AH...), donc on va prendre à notre charge des tafs supplémentaires et les faire payer par un autre employeur (Les Mairies)  Travailler plus pour gagner plus quoi!Au passage, cette voie accrédite l'idée que pour l'heure , ON est bien assez payé et déchargé pour le boulot qu'on fait...Désolé... C'est mon boulot actuel qui doit être revalorisé et "statufié"che

Amaury 05/05/2009 13:19

"directeur qui pourrait voir ces moyens augmenter par une participation municipale imposée par l'État"Impossible, Pierrot. Le droit français ne permet pas à l'Etat d'obliger une commune à engager des dépenses de personnel qui ne lui appartiendrait pas.

Pierrot 05/05/2009 12:33

Oléoduc, merci!Peut-on soupçonner Jaurès de s'asseoir sur le moindre principe de la République?Et là, Dédel, si prompt à nous rappeler les luttes de nos anciens, et Jaurès quelle référence! il s'engouffre dans un non-sens!Bref, les villes sont libres de faire travailler qui elles veulent (enseignants ou pas).Partir sur ce principe, c'est s'engouffrer dans un système où la règle nationale n'existe plus, où certaines communes riches ou ayant une politique d'éducation ambitieuse vont se lancer dans un tas de projets et bien rémunérer le directeur qui accepterait de prendre des responsabilités ou du service. Et, à côté, tu auras les municipalités pauvres ou qui favorisent le privé (ça existe aussi...) et dans lesquels le directeur sera lésé par rapport à ses collègues mieux lotis. > Mais c'est justement ce qui se passe aujourd'hui... et que nous voulons corriger en donnant un statut au directeur qui pourrait voir ces moyens augmenter par une participation municipale imposée par l'État.et le pompon!Tu comprends qu'on ne peut pas cautionner un tel système aussi injuste.  Tu nous refuses toute reconnaissance de notre métier, tu décris ce que nous vivons quotidiennement, ce qu'est le fonctionnement actuel de l'école et tu nous dis ne pas vouloir cautionner un tel système comme s'il était à venir!Dédel, tu débarques de la planète Mars? PS (mais il en faudrait tellement)Partir sur ce principe, c'est s'engouffrer dans un système où la règle nationale n'existe plus,mais c'est faux, ça ne veut rien dire!Fais l'effort de lire les commentaires des autres, Dédel, et tu verras qu'une des conditions essentielles c'est justement de définir les règles nationales, là tu en parles comme si Jaurès et ses pairs n'avaient pas existé.Aujourd'hui toutes les écoles rentrent à la même heure, sortent à la même heure, ont le même rythme hebdomadaire, ont les mêmes dotations?????Tu vois Gégé, quand je dis que les valeurs ne sont pas bien comprises par tous... 

Pierrot 05/05/2009 12:32

Oléoduc, merci!Peut-on soupçonner Jaurès de s'asseoir sur le moindre principe de la République?Et là, Dédel, si prompt à nous rappeler les luttes de nos anciens, et Jaurès quelle référence! il s'engouffre dans un non-sens!Bref, les villes sont libres de faire travailler qui elles veulent (enseignants ou pas).Partir sur ce principe, c'est s'engouffrer dans un système où la règle nationale n'existe plus, où certaines communes riches ou ayant une politique d'éducation ambitieuse vont se lancer dans un tas de projets et bien rémunérer le directeur qui accepterait de prendre des responsabilités ou du service. Et, à côté, tu auras les municipalités pauvres ou qui favorisent le privé (ça existe aussi...) et dans lesquels le directeur sera lésé par rapport à ses collègues mieux lotis. > Mais c'est justement ce qui se passe aujourd'hui... et que nous voulons corriger en donnant un statut au directeur qui pourrait voir ces moyens augmenter par une participation municipale imposée par l'État.et le pompon!Tu comprends qu'on ne peut pas cautionner un tel système aussi injuste.  Tu nous refuses toute reconnaissance de notre métier, tu décris ce que nous vivons quotidiennement, ce qu'est le fonctionnement actuel de l'école et tu nous dis ne pas vouloir cautionner un tel système comme s'il était à venir!Dédel, tu débarques de la planète Mars? PS (mais il en faudrait tellement)Partir sur ce principe, c'est s'engouffrer dans un système où la règle nationale n'existe plus,mais c'est faux, ça ne veut rien dire!Fais l'effort de lire les commentaires des autres, Dédel, et tu verras qu'une des conditions essentielles c'est justement de définir les règles nationales, là tu en parles comme si Jaurès et ses pairs n'avaient pas existé.Aujourd'hui toutes les écoles rentrent à la même heure, sortent à la même heure, ont le même rythme hebdomadaire, ont les mêmes dotations?????Tu vois Gégé, quand je dis que les valeurs ne sont pas bien comprises par tous... 

Dedel 05/05/2009 11:58

Pierrot et Mathusalem,Vous oubliez une chose, une toute petite chose dans votre raisonnement : les enseignants sont des fonctionnaires d'Etat. Et ça change tout. Car rien ne peut obliger une commune à rémunérer des personnels qui ne lui appartiennent pas. Si bien quetous les cas de figure existent. Tu as des villes où les enseignants assurent des service de surveillance de cantine. Ils sont donc rémunérés en tant que personnels embauchés par la commune. Tu en as d'autres qui se passent des enseignants pour assurer ce service. Tu as des villes où le directeur est chargé (il l'accepte) du service de garderie. D'autres où le service se fait sans lui... Bref, les villes sont libres de faire travailler qui elles veulent (enseignants ou pas).Partir sur ce principe, c'est s'engouffrer dans un système où la règle nationale n'existe plus, où certaines communes riches ou ayant une politique d'éducation ambitieuse vont se lancer dans un tas de projets et bien rémunérer le directeur qui accepterait de prendre des responsabilités ou du service. Et, à côté, tu auras les municipalités pauvres ou qui favorisent le privé (ça existe aussi...) et dans lesquels le directeur sera lésé par rapport à ses collègues mieux lotis.Tu comprends qu'on ne peut pas cautionner un tel système aussi injuste.

oleoduc 05/05/2009 11:52

« Dans quelques années quand la plupart des écoles nécessaires auront été construites demain, quand les maîtres seront payés par l'Etat, quand le souvenir des sacrifices consentis par les communes et des droits que ces sacrifices leur conféraient aura disparu, que verrons-nous ? Je le crains : insouciance des communes et arrogante tutelle de l'Etat. A l'avenir, les programmes seront discutés bien loin des familles, tout contrôle leur échappera et, même, jusqu'à la pensée d'en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement un enseignement qu'il n'aura pas préparé.      Lorsque la commune aura pourvu à toutes ces obligations envers l'Etat, lorsqu'elle aura créé le nombre d'écoles publiques exigé par celui-ci, qu'elle ait encore le droit, à ses frais et sans sortir de la laïcité, d'instituer des écoles d'expériences ou des programmes nouveaux, que des méthodes nouvelles puissent être essayées, ou des doctrines plus hardies puissent se produire. Laissez au contraire à quelques municipalités la gestion de quelques écoles indépendantes, et les municipalités mettront, tous les jours, les familles en face de l'éducation ! »                                                                                                   Jean Jaurès, 21 octobre 1886

Pierrot 05/05/2009 11:25

@ Moira,Mais les "chefs d'établissement" que tu évoques ne gagnent pas plus en faisant des petits boulots supplémentaires pour le conseil général (principal) ou le conseil régional (proviseur).Ils gagnent plus parce qu'ils sont reconnus par un statut. Tout simplement....Et dans leurs missions et responsabilités sont comprises les temps d'"accueil", un lycée ou un collège n'est jamais ouvert sans que son Proviseur ou son Principal en soit le responsable.Donc, contrairement à ce que tu nous prêtes:Pas d'accord avec Pierrot et oleoduc pour régler notre problème de la sorte. Il faut trouver une solution sur le fond et non par quelques arrangements.Chercher l'équilibre des missions et définir les responsabilités du directeur dans l'école "municipale" en impliquant financièrement les municipalités est bien une question de fond.@ Gégé,... Une question de fond que l'on doit se poser, pas forcement "accepter", très loin de là.J'ai déjà dit les conditions.Et, quand je parle de "valeurs partagés" il faut bien se mettre d'accord sur ce que veut dire le "nationale" dans Éducation nationale. Je ne reviendrais pas ici sur Éducation (préférée justement à Enseignement...)  mais la partienationale ce sont et DOIVENT rester:- les examens et leur reconnaissance.- le niveau de recrutement des enseignants et leur déroulement de carrière.- les programmes.Et plus largement les missions et les objectifs de l'école Primaire en France.À partir de là, je ne vois pas sur quels principes Républicains on s'assoirait en déconcentrantla gestion de l'établissement "école" sur le lieu où s'exerce l'Éducation nationale et en demandant aux communes de prendre en charge une part plus large à leurs dépenses de fonctionnement.Le problème Gégé, c'est que pour toi, et pour beaucoup trop d'autres, envisager c'est accepter, Si encore c'était efficace, mais le malheur c'est qu'en refusant... on a quand même, mais en pire. 

Gégé 05/05/2009 10:22

@ mathusalem, pierrot et oleoducVous poussez le bouchon un peu loin. Que va-t-il rester de l'Education NATIONALE ?Côté argent, financement... elle est municipale, selon vous. Côté diplômes, elle perd aussi son caractère NATIONAL si l'on en juge par le commentaire de pouk (31 ou 32 ?).Non, on ne peut pas tout accepter en s'asseyant sur les principes républicains, tout ça pour gagner un peu plus.

Moira377 05/05/2009 09:39

@ mathusalemJe te cite :"Qu'on le veuille ou non, les directeurs d'école sont devenus des chefs d'établissement (oh ! le gros mot !).Ils doivent donc obtenir tous les avantages des chefs d'établissement du second degré."C'est ce que je dis depuis longtemps. Mais les "chefs d'établissement" que tu évoques ne gagnent pas plus en faisant des petits boulots supplémentaires pour le conseil général (principal) ou le conseil régional (proviseur).Ils gagnent plus parce qu'ils sont reconnus par un statut. Tout simplement.Bien sûr que j'aimerais profiter de quelques centaines d'euros supplémentaires quitte à organiser quelques menus travaux pour ma ville. Mais ça ne règle en rien notre problème.Pas d'accord avec Pierrot et oleoduc pour régler notre problème de la sorte. Il faut trouver une solution sur le fond et non par quelques arrangements.Sinon, vous donnez raison au SNUipp et au SE qui ne revendiquent qu'un peu plus de temps et d'argent.C'est un statut qu'il nous faut. Avec la paye qui s'y rattache sans devoir se raccrocher à un organisation de garderie ou de cantine.Pour ma part, je l'ai déjà dit et redit : je suis pour un statut de chef d'établissement comme le dit mathusalem. Et j'ajoute : même s'il faut pour cela que je sois un échelon hiérarchique (oh le gros mot, n'est-ce pas mathusalem...).Il faudra bien qu'on se décide un jour à prendre nos responsabilités et qu'on cesse de nous laisser bouffer par les sujets tabou.

Pierrot 05/05/2009 09:16


Gégé tu te rassures en caricaturant.
 
Le lien entre l'école et la commune est originel, c'est bien l'école communale que Jules Ferry a imposé. Et l'erreur a été de vouloir s'en défaire en boostant, artificiellement, les équipes IEN.
Le résultat c'est ce que nous vivons aujourd'hui:
> Limites du pilotage à distance
> Gestion "administrative" distribuée soit à l'un (IEN) soit à l'autre (Mairie), mais à chaque fois avec plus de tâches et de responsabilités pour nous:
(PPMS, DUER, 2 parents votants, SMA, SRAN, BE, OTP, ....)
 
• Qui inscrit nos élèves?
Dans combien de communes c'est le directeur et sans contre partie?
 
• Sur quel "temps" avons nous pris le soutien, sous quelle responsabilité organisationnelle se déroule les SRAN?
Comment vivons-nous cette « cohabitation » ?
 
En définitive, une école (le lieu) si affaiblie que ses prédateurs osent s'en approcher. En cela je rejoins les commentaires de Che.
 Il n'est donc pas question de ramener l'exploration d'une piste, à savoir la prise en charge d'une partie du budget de fonctionnement d'un vrai directeur par les municipalités, à une recherche désespérée d'une aumône que l'on pense méritée, mais bien à la recherche d'un équilibre perdu, d’une cohérence fonctionnelle.
Replacer le curseur sur l’école, le lieu, pour que le concept retrouve enfin sa réalité (qu’est ce que l’école pour un IEN, IA, Ministre…. Alors que pour un élève, un parent, un enseignant, un dirlo… un Maire c’est précis, concret)
Pour cela il faut s'appuyer sur des valeurs comprises par tous (République, Institution, École...), et être imaginatif.
Par contre, où je peux partager tes réticences Gégé, c'est que nous ne sommes pas, pour le moment, en position assez forte  ne serait-ce que pour "rechercher" une solution et sur une position strictement défensive, donc loin de l'effort d'imagination nécessaire.
> On se précipite sur « le plus de... » comme tous les salariés, alors que nous avons besoin d'abord d'une véritable reconnaissance de notre métier, ce qui n'est pas le cas des autres salariés. Pourquoi augmenter de façon significative le salaire d’un « enseignant comme les autres » ?
D’ailleurs :
•  tu as vu les réactions de nos représentants quand le MEN a donné la possibilité de nous octroyer 1point supplémentaire pour accéder à la HC, alors que les directeurs de SEGPA y  arrivent automatiquement. Voici la position du SE :
- La faiblesse du taux actuel interdit quasiment à un PE qui n’occupe pas d’autres fonctions (directeur de SEGPA, conseiller pédagogique …) d’accéder à la hors-classe. Ce point supplémentaire aux directeurs va accentuer ce phénomène.
Traduction : jusqu’à maintenant ce sont ceux qui n’ont pas de classe (exerçant une autre fonction) qui se partagent la hors-classe, mais chut… parachute doré.
Mais voilà qu’un enseignant comme les autres peut « accentuer ce phénomène »… Inadmissible !
• pas d’augmentation, pas d’amélioration de carrière, pas de décharge supplémentaire (je vise les 60HS, pourtant données aux MF et aux RASED)…
ALORS QUOI ?
Le Proutocole ?
 
Encore une fois, il est inutile de vouloir s'émanciper des relations que nous avons avec les municipalités, par contre il faut les encadrer, que chacun puisse travailler à partir des missions et des responsabilités qui lui sont confiées.
Et c'est là où nous nous faisons avoir: n'ayant pas de statut, les adaptations inéluctables se font à notre détriment (alors que le temps passé en collectivité et dans l’école et bien vécu globalement par l’enfant/élève, pourquoi ne pas envisager un pilotage par le directeur, donc, placer sous la responsabilité de l’EN ?).
 
PS. Anne-Marie, la grande diversité des écoles communales est en effet un frein important à une réponse globale à nos problèmes.
Par contre, on peut constater 2 choses:
1-  c'est justement les regroupements qui "sauvent" les petits villages et leur petite école, et ces RPI fonctionnent plutôt bien en « rationalisant » leurs moyens.
2- il existe désormais une autre structure administrative juste au dessus des communes:les communautés de communes, qui pourrait être un échelon pertinent dans la recherche des moyens.
 

mathusalem 05/05/2009 09:12

Il ne s'agit pas de mendier aux communes ce que l'Etat ne nous donne pas, mais de sortir de la situation du directeur telle qu'elle existe depuis la Libération.L'école de 2009 n'est plus celle de cette époque.Les relations entre l'Ecole et les communes sont primordiales. C'est pour cette raison que la ville de Paris (et d'autres...) rémunère les directeurs pour un travail qu'ils effectuent.Mais je comprends très bien que certains d'entre nous préfèrent rester dans le schéma actuel, ou râler de temps en temps en faisant des journées de grève d'une journée, ou encore une "grève administrative" pendant 10 ans...Qu'on le veuille ou non, les directeurs d'école sont devenus des chefs d'établissement (oh ! le gros mot !).Ils doivent donc obtenir tous les avantages des chefs d'établissement du second degré.C'est ça ou on reste des "enseignants-comme-les-zôtres" (merci le SNUIPP !) Mathusalem

Gégé 04/05/2009 23:05

Je suis quand même étonné des réactions de certains collègues ici. En venir à réclamer quelques subsides des communes pour se faire quelques heures sup' !J'imagine que CHE doit bouillir en lisant ces commentaires... Le problème est bien plus important. Nous devons exiger un salaire décent pour ce que nous faisons. J'avais l'impression qu'on en faisait déjà beaucoup trop et voilà que quelques-uns demandent à être responsables de cantine, de garderie, de cours de ceci ou d'animateurs de cela... Je ne comprends plus. Comment jouer aussi "petits bras" ? Oui, c'est surprenant.

mathusalem 04/05/2009 18:11

Concernant les petites communes (j'ai travaillé dans une école de 2 classes, 35 élèves en tout, 250 habitants, dans une région pauvre...), il faut à tout prix que ces écoles obtiennent les mêmes crédits que celles des villes. L'école républicaine doit donner les mêmes moyens à tous les citoyens, qu'ils habitent à Paris ou au fin fond des Hautes-Alpes.Pour revenir au problème des dirlos, je pense qu'un dirlo de RPI (regroupement pédagogique intercommunal = 3, 4 ou 5 écoles accueillant les élèves de plusieurs communes) bénéficient d'une décharge de service. Il suffit qu'il n'y ait qu'un seul directeur par regroupement. C'est d'ailleurs déjà le cas dans au moins un département, le Val-d'Oise (dans sa partie rurale au nord-ouest de Paris). Cela inciterait peut-être les autres petites écoles à se regrouper.Quand c'est vraiment impossible (distances trop grandes, zones de montagne...), il faudrait envisager d'autres modes de regroupement, peut-être à partir d'un secteur de collège, en privilégiant le maintien des écoles, afin de ne pas donner un coup de grâce aux petites communes.Dans les zones urbaines, on peut très bien envisager des regroupements maternelle/élémentaire. Là où ça existe, ça marche très bien.Le problème serait de diminuer le nombre total d'écoles (plus de 50000 actuellement) afin que TOUS les dirlos soient logés à la même enseigne...Mais je rève peut-être ?

oleoduc 04/05/2009 17:46

j'aimerais bien lire une réponse de dédel à l'excellentissime commentaire N°51 !

oleoduc 04/05/2009 17:41

"Je pense que tu es complètement coupé des réalités. Tu es probablement dans une grosse bourgade et tu n'as pas idée des difficultés qu'ont les petites communes quand il faut trouver 3 francs 6 sous pour boucler leur budget."J'en ai bien conscience. Je ne dis pas que tout serait possible et facile...MAISJe connais des petits villages qui pleurent sans cesse misère mais qui trouvent cependant les moyens financiers nécessaires pour subventionner une école publique ET une école privée...MAISJe connais des petits villages qui pleurent sans cesse misère mais qui trouvent toujours les moyens financiers nécessaires pour la réfection de tel ou tel chemin vicinal mais jamais pour subventionner telle ou telle action culturelle ou scolaire...Volonté et choix politiques ! Volonté et choix des populations !

henri 04/05/2009 17:40

"Sinon, très vite, on ne parlera plus d'Education NATIONALE et les disparités seront amplifiées."Il est bien des domaines dans lesquels l'appellation "NATIONALE" ne s'applique bien plus à l'école ou à son éducation : domaines dans lesquels interviennent les financements "territoriaux".Prenons l'exemple des dotations budgétaires par élève dans le domaine du fonctionnement : les disparités sont énormes et loin de recouvrir forcément des différences entre villes grandes, moyennes ou petites. Il y a bien là, sur cet aspect des choses, déjà une sorte de "municipalisation" des écoles, qui fonctionnent selon la volonté qu'on peut appeler "politique" des municipalités.Et sur la mise à disposition d'intervenants (par exemple sportifs ou culturels), les communes se sont depuis bien longtemps substituées aux financements purement "étatiques", même s'il s'agit d'une règle du fonctionnement des écoles mais avec des différences très notables.Écoles, encore "nationales" ?

oleoduc 04/05/2009 17:35

"Je pense que tu es complètement coupé des réalités. Tu es probablement dans une grosse bourgade et tu n'as pas idée des difficultés qu'ont les petites communes quand il faut trouver 3 francs 6 sous pour boucler leur budget."J'en ai conscience bien sûr. Je ne dis pas que tout serait possible et facile...MAISJe connais certains petits villages qui pleurent sans cesse misère mais qui trouvent cependant les budgets pour subventionner une école publique ET une école privée...MAISJe connais certains petits villages qui pleurent sans cesse misère mais qui trouvent ltoujours les budgets pour financer tel ou tel chemin mais jamais pour financer telle ou telle action culturelle, telle ou telle action scolaire...Volonté et choix politiques ! Volonté et choix des populations!

Froment 04/05/2009 17:05

Il faut savoir que la crise a sérieusement compromis les finances de nombreuses villes petites, moyennes ou grandes. Beaucoup ont contracté des emprunts basés sur des placements "pourris" qu'il faut apurer. Parmi elles, certaines n'ont plus la capacité de rembourser les emprunts ou ne peuvent plus emprunter de nouveau pour financer des investissements programmés. Il en est même qui sont à deux doigts d'être placés sous latetelle des préfets tant leur situation financière est catastrophique.Alors imaginer qu'elles pourraient investir davantage dans le domaine du fonctionnement... Non, pas vraiment le moment.

Pierrot 04/05/2009 16:59

"La piste municipale est illusoire", ce qui reste à démontrer, car comme l'imagine oléoduc, le directeur rendrait un service à la municipalité, et tous les directeurs en France n'ont pas 5 classes, donc pas de dépenses pour la décharges complètes.Mais le plus surprenant c'est que ce soit toi, Dédel, qui parle de "faibles" moyens en appelant  Oléoduc à la raison, alors ton syndicat ne revendique que de l'AVOIR supplémentaire à un État beaucoup endettéLes revendications du SNUipp pour les dirlos seraient-elles illusoires, Dédel? 

mat pu j.prevert 04/05/2009 16:55

Je pense que tu es complètement coupé des réalités. Tu es probablement dans une grosse bourgade et tu n'as pas idée des difficultés qu'ont les petites communes quand il faut trouver 3 francs 6 sous pour boucler leur budget.J'ai travaillé dans un village de 350 habitants pendant 8 années. Ce sont quelques parents bénévoles qui ont mis en place une garderie. Dès que ces parents n'ont plus eu d'enfants à l'école, il ne s'est trouvé personne pour prendre la relève alors qu'il y avait de la demande pour rester le soir. Tout s'est arrêté, la mairie n'ayant pas les moyens de financer une garderie officielle. "On ne peut pas tout faire" avait répondu le maire.Et la cantine, pareil ! On trouve encore plein de villages où rien n'est organisé. Trop cher. Pas assez de rentrées d'argent.Tu vois, on est loin de la situation de Paris ou Lyon...Anne-Marie

oleoduc 04/05/2009 16:39

Ou, parfois, semble-t-il, il est géré BENEVOLEMENT par les directeurs d'écoleSacerdoce quand tu nous tiens !On n'a que ce que l'on mérite ...Cela me fait penser au cinéaste français médiocre qui fustige le cinéma américain : facile pour eux de faire des bons films, ils ont beaucoup d'argent !

oleoduc 04/05/2009 16:35

Complexe tout court!Il ne s'agit pas de l'école ni de l'éduaction nationale...Il s'agit de temps périscolaire...Et le temps périscolaire municipal existe ailleurs qu'à paris... dans de très petites communes parfois...VOLONTE POLITIQUE !Par contre ce temps périscolaire municipal n'est pas toujours et partout géré par le directeur d'école...

oleoduc 04/05/2009 16:29

Pas du tout !Complexe provincial !Complexe provincial !Complexe provincial !Tu prends le problème par le mauvais bout !Pourquoi un enfant d'un village de 4000 habitants n'aurait-il pas droit à une étude du soir gratuite (gérée par le directeur), à un repas de cantine subventionné (géré par le directeur),  à un accueil du matin avant 8h30  (géré par le directeur), , à des activités du mercredi (gérés par le directeur), , à des ateliers périscolaires  (gérés par le directeur),  etc.?