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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 23:21

Un de nos correspondants qui avait écrit aux parlementaires cités dans un précédent article des "directeurs en lutte" nous a transmis copie de la réponse qu'il a reçue de monsieur Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône.

Nous la reproduisons ci-après.

Paris, le 20 juin 2006

GT/LRP/BT n°06/272

Madame, Monsieur,

C’est avec intérêt et une attention particulière que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif aux attentes des directeurs d’école.

Comme vous le savez, la question des directeurs d’école n’est pas nouvelle pour moi. Pour être au contact régulier des enseignants et des directeurs d’école, je connais leurs problèmes et leurs attentes. Déjà en 2002, face à la mise en cause pénale de plus en plus fréquente de responsables éducatifs, j’avais déposé une proposition de loi d’orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d’école. Fort de cette proposition de loi qui avait à l’époque reçu le soutien de 120 députés cosignataires, il m’a semblé indispensable, dès l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi relatif à l’école, de mettre en place un groupe de travail afin, le moment venu, de faire des propositions concrètes et viables.

Il y a de cela un an, j’ai ainsi réuni à cinq reprises les représentants des directeurs d’école (associés au sein de la Fédération DEFI) et une centaine de parlementaires afin d’aborder l’ensemble des questions liées aux responsabilités des directeurs d’école, à leur recrutement et leur formation, à leur rémunération et leur régime de décharge. Nous avons pu, ce faisant, envisager dans son ensemble la question de la direction d’école.

Qu’il s’agisse de l’enseignement maternel ou élémentaire, la fonction de directeur d’école représente pour moi un échelon essentiel de la vie scolaire. Les enseignants qui assument ces responsabilités sont en effet les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux.

Leurs tâches, déjà nombreuses, se sont considérablement alourdies au fil des années, leurs responsabilités ont évolué, aboutissant à une désaffection des candidatures et, par conséquent, à des vacances de postes -près de 5 000- qui perturbent le fonctionnement de nos écoles. La grève administrative commencée sous le gouvernement de Lionel JOSPIN et qui perdure depuis lors est le symptôme du profond malaise de la profession.

Parce que les directeurs d’école ont aujourd’hui le sentiment justifié de ne pas disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, il convenait d’apporter à leur métier la reconnaissance qu’il mérite. Le sujet est vaste et le chantier considérable. La réunion de travail que les représentants des directeurs d’école ont eu avec le cabinet du Ministre, et les entretiens que j’ai eu avec le Ministre lui-même, ont permis de définir ce qui était envisageable et ce qui ne l’était pas, étant donné l’hostilité traditionnelle de certains partenaires sociaux vis-à-vis de toute avancée en matière de reconnaissance du statut de la direction d’école.

Le Ministre a notamment souligné que la direction d’école est un sujet qui fait naturellement l’objet d’une étude attentive de sa part. Des réponses ont d’ailleurs été apportées ces dernières années aux directeurs d’école à travers la facilitation de l’accès aux fonctions, l’extension des décharges aux écoles de cinq classes (pour un coût de plus de 1 000 emplois), l’augmentation et l’uniformisation de l’indemnité de sujétion spéciale pour un coût de plus de 24 millions d’euros...

Tout au long des réunions que nous avons tenues, la principale attente des directeurs d’école a cependant porté sur la reconnaissance spécifique et symbolique de leur métier. Contrairement aux principaux de collèges ou aux proviseurs de lycées, la fonction de directeur d’école maternelle ou élémentaire n’est pas en effet véritablement reconnue.

Parce que le projet de loi d’orientation n’abordait pas directement le cas de la direction d’école, il m’a semblé essentiel de proposer un amendement prévoyant qu’un « décret en Conseil d’Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’école maternelle et élémentaire ». Cette mesure symbolique -mais essentielle- est celle que les directeurs d’école appellent de leurs vœux et à partir de laquelle d’autres avancées pourront être faîtes ultérieurement.

Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école, l’amendement que j’ai déposé en faveur des directeurs d’école a reçu l’avis favorable du rapporteur et du Ministre et a donc pu être adopté grâce aux voix des députés UMP et UDF.

De façon beaucoup récente, le protocole d’accord qui a été signé prévoit une décharge des directeurs d’école de quatre classes un jour par semaine, le recrutement de 50 000 employés de vie scolaire, la réalisation d’un vade-mecum juridique et une augmentation de 20% de l’indemnité de sujétion spéciale.

En conclusion, je sais fort bien que ces réformes ne régleront pas toutes les difficultés et qu’elles ne satisferont pas toutes vos demandes. Mais je sais aussi que c’est une maladie bien française que de s’évertuer à élaborer une réforme parfaite, à tel point que jamais la réforme ne voit le jour… Il y a tellement de rattrapage à effectuer que les avancées en la matière ne peuvent être que progressives dans le contexte tendu que nous impose le refus systématique de certains syndicats à trouver une solution définitive à ce sujet.

Vous pouvez être assuré que je suis particulièrement touché par l’intérêt que vous portez au bien public et au soin que vous mettez à me faire part de vos remarques. C’est pourquoi vous trouverez toujours en moi un interlocuteur attentif à vos préoccupations de directeur d’école.

Demeurant attentif à cette question, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER

 Député des Bouches-du-Rhône

Soyez nombreux à soliciter le soutien de nos parlementaires.

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