Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:19

Après Nicolas Sarkozy, nous avons noté certaines déclarations de Ségolène Royal sur les problèmes de la direction d'école. Elle a eu l'occasion de répondre à la question précise d'un député sur la nécessité d'un statut pour les directeurs d'école. Comme nous l'avons fait pour son rival de l'UMP, nous reproduisons, ci-après le dialogue qui s'est tenu à l'Assemblée nationale en décembre 2001.

M. Patrick Ollier - J'ai déjà alerté M. Lang, lors des questions au Gouvernement du 13 juin dernier, sur la grève administrative suivie par 60 % des directeurs d'école primaire depuis septembre 2000 : plus de 30 000 d'entre eux ne transmettent plus à leur hiérarchie des documents importants tels que les fiches prévisionnelles pour l'entrée en 6ème. Ces personnels demandent un statut, des décharges d'enseignement plus importantes, une revalorisation de la grille indiciaire et une formation adaptée. M. Lang m'avait alors assuré « qu'il prenait ce sujet à bras-le-corps ».

Vous avez, Madame la ministre, réuni les représentants des directeurs le 13 septembre dernier, mais les mesures que vous leurs avez proposées sont très insuffisantes : mise à disposition de guides pratiques, accès à des conseils juridiques, revalorisation progressive de l'indemnité spéciale de sujétion qui serait portée en deux ans à 6 070 F, ce qui ne représente que 69 F à 315 F d'augmentation mensuelle selon les cas ! C'est à peine une aumône ! En outre, les directeurs veulent une revalorisation non pas indemnitaire, mais indiciaire, comptant pour la retraite.

Enfin votre mesure-phare, c'est la mise en place de groupements d'écoles ayant à leur tête des directeurs coordinateurs, ce qu'aucune organisation représentative ne demande, au contraire, car l'émergence de cette nouvelle fonction, placée sous la double tutelle de l'Education nationale et des collectivités locales, conduirait à la disparition de la fonction de directeur.

Madame la ministre déléguée, les directeurs d'école, qui aiment leur métier, réclament une plus grande considération. Ils souhaitent qu'on réponde à leurs questions et non à celles qu'ils n'ont pas posées. Allez-vous proposer une réelle revalorisation de leur grille indiciaire - et non indemnitaire -, ainsi que la création d'un statut digne de ce nom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe du RPR)

Mme Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées - Jack Lang m'a priée de vous répondre. C'est un problème qu'il a décidé de prendre à bras-le-corps. Des négociations sont en cours, sous l'autorité de son directeur de cabinet, Christian Forestier.

Cinq chantiers ont été ouverts. En premier lieu, la gestion administrative sera simplifiée, ce qui devrait se traduire par une réduction sensible du nombre d'écoles dont les postes de directeurs ne sont pas demandés, et qui concernent pour l'essentiel de petites écoles de deux à quatre classes.

En second lieu, nous négocions sur les décharges à accorder aux directeurs d'école de cinq classes ou plus. C'est un dossier important. Près de 3 000 écoles ne disposent pas encore de temps de décharge. Nous avons proposé de résorber ce retard en trois ans, ce qui représente l'équivalent de 700 emplois. C'est un effort considérable.

Il convient par ailleurs de mettre en œuvre tout un ensemble de mesures destinées à apporter une meilleure aide technique et pédagogique aux directeurs. C'est un dossier que suit attentivement M. de Gaudemar, directeur de l'enseignement scolaire.

En outre, nous avons proposé une revalorisation indemnitaire, qui pourrait concerner l'ensemble des directeurs d'école, quel que soit le nombre de classes, et dont le coût budgétaire pourrait s'élever à 80 millions de francs pour l'année 2002.

Enfin, le traitement de l'ensemble de ces questions nous a conduit à nous pencher sur l'organisation globale de notre école élémentaire. Certes, la concertation devra se poursuivre avec les élus et les parents, mais nous avons déjà avancé.

Pour l'instant, ces propositions n'ont pas encore reçu l'assentiment des intéressés mais, après avoir été encore retravaillées et affinées, elles devraient d'ici peu mettre fin à la grève administrative que tous les directeurs, heureusement, ne suivent pas, et faire évoluer sans rupture l'organisation de notre école.

M. Patrick Ollier - Je vous remercie de votre réponse, mais 60 % des directeurs suivent cette grève, ce qui est tout de même considérable. Il faut passer de l'indemnitaire à l'indiciaire et prévoir un véritable statut. Sur les autres revendications, qu'il s'agisse des décharges ou de la formation, vous dites que la position du Gouvernement va encore évoluer. Je le souhaite. Encore un effort, Madame la ministre ! "

Pas plus que chez Nicolas Sarkozy nous ne trouvons, dans les propos de Ségolène Royal, le moindre élément susceptible de nous rendre optimistes quant à une vraie reconnaissance du métier de directeur d'école.

 

La façon de traiter le problème est aussi superficielle. Nous ne percevons nulle volonté de le prendre à bras-le-corps. Les propos restent vagues. La langue de bois est de rigueur.  La pensée sur le fond est identique chez les deux prétendants à briguer le poste suprême.

 

Certes, cette prise de position remonte à fin 2001. La pensée de Ségolène Royal a-t-elle évolué depuis ? Il nous appartient de lui poser la question directement. En théorie, rien de plus simple. En effet, tout comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal appelle de ses voeux la "démocratie participative". Elle a créé un site officiel qu'elle qualifie de "forum participatif".

Elle le présente ainsi :

Bonjour, Ce site est un forum participatif. Il est à vous si vous avez envie de participer aux décisions qui nous concernent. Pour avoir commencé à expérimenter la démocratie participative en région Poitou-Charentes que je préside, j'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée.

Ecouter pour agir juste, telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité.

Agir, c'est être au clair sur les principes d'action pour mieux imaginer l'avenir, essayer ce qui réussit et s'ajuster en permanence.

Des débats de fond sont ouverts sur le forum "Désirs d'avenir" pendant une première séquence de temps à l'issue de laquelle est faite la synthèse des échanges. Les idées qui en résultent et qui me paraissent réalisables sont alors affichées sur le site afin que vos prises de parole soient fructueuses.

Cordialement "

 

Il ne dépend que de nous de créer les conditions d'un dialogue en intervenant sur le site de Ségolène Royal, en lui demandant de s'exprimer sur le sujet, en lui faisant part de nos problèmes, nos souhaits... afin qu'un vrai débat soit lancé dans le pays.

 

Pour laisser commentaires, analyses et questions sur le site de Ségolène Royal, il suffit de cliquer ICI.

Il convient de le faire sans plus tarder puisque Ségolène Royal annonce la mise en ligne prochaine du chapitre 3 de son livre. Ce chapitre abordera notamment la question de l'école qui, dit-elle, lui "tient tant à coeur".

                                                                                  retour

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
commenter cet article

commentaires