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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 16:24

Toutes les enquêtes d'opinion placent Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au coude à coude pour briguer le mandat suprême en 2007.

Quelles sont leurs positions au sujet des problèmes des directeurs d'école ? Ont-ils exprimé des opinions concernant un éventuel statut des directeurs ?

Nous allons nous attacher à vous faire connaître leur programme. Nous commençons, ce jour, par le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy

Si, personnellement, à ce jour, il ne s'est pas exprimé à ce sujet, l'on peut se référer aux déclarations de celui qui passe pour être son premier ministre encas de victoire aux présidentielles : François Fillon.

François Fillon a été ministre de l'Education nationale. A ce titre, il a été sollicité par des parlementaires. Une question précise lui a été posée concernant le statut des directeurs d'école. Nous la reproduisons ci-après ainsi que la réponse faite en son nom par le ministre délégué.

M. Gilbert Meyer - Les évolutions que l'école a connues ces dernières années conduisent les directeurs d'écoles à jouer un rôle non seulement administratif mais aussi social. En plus de ses fonctions d'enseignant, le directeur doit gérer administrativement son école, animer l'équipe pédagogique et assurer l'interface entre l'inspection, les parents d'élèves, les collectivités locales et toute structure appelée à intervenir au sein de l'école.

L'enjeu des décharges de cours est donc de taille, car l'école - comme le grand débat national l'a montré - doit s'ouvrir aux demandes et aux besoins de la population. Il s'agit de lui redonner toute sa dimension de maison républicaine afin qu'elle puisse véritablement rayonner.

Pour cela, il importe que les directeurs bénéficient des décharges d'enseignement leur permettant de remplir leurs missions dans toute leur plénitude.

Actuellement les décharges dont bénéficient les directrices et directeurs d'école maternelles et élémentaires sont les suivantes : décharge d'un jour par semaine entre cinq et neuf classes, demi décharge entre dix et treize classes, décharge totale pour quatorze classes et au-delà.

Au-delà de l'impérieuse nécessité d'abaisser ces seuils, ne pourrions-nous pas nous inspirer du modèle allemand basé sur un quota par classe ? La décharge y est proportionnelle au nombre de classes, ce qui permet d'éliminer l'effet de palier.

Compte tenu des charges de plus en plus lourdes qui pèsent sur les directeurs, comment le Gouvernement entend-il adapter les structures pédagogiques de nos écoles ?

M. François d'Aubert, ministre délégué à la recherche - François Fillon, qui réunit en ce moment les recteurs d'Académie, m'a prié de vous répondre en son nom. 

Les directeurs d'école assument au sein du service public des missions importantes et variées sur le plan pédagogique, administratif et social. Ces responsabilités s'accroissent au fur et à mesure que se complexifie la vie administrative de nos établissements. C'est en raison de ces nouvelles missions, qu'ils assument avec beaucoup de dévouement, qu'il a été décidé, l'an passé, de revaloriser l'indemnité de direction : cette mesure, aussi exceptionnelle que juste, représente un montant annuel de 51 millions.

Par ailleurs, les directeurs bénéficient de décharges d'enseignement qui varient suivant la taille de l'école. A ce jour, les textes autorisent une décharge pour la direction des écoles de six classes et plus. Une réflexion a été lancée afin d'abaisser ce seuil à cinq classes et d'ores et déjà des recrutements ont été opérés dans plusieurs académies, si bien qu'un certain nombre de directeurs d'école de cinq classes bénéficient d'une telle décharge, notamment dans votre département.

Sur l'ensemble du territoire, il restait, à la rentrée 2003, un millier d'écoles sans décharge, ce qui correspond à 250 créations de postes. A la rentrée prochaine, l'effort entrepris pour décharger un plus grand nombre de directeurs sera poursuivi.

M. Gilbert Meyer - Je me réjouis que vous partagiez ma préoccupation mais, pour le reste, je reste sur ma faim. Certes, l'indemnité a augmenté, mais, s'agissant de l'élargissement des décharges, vous me répondez seulement qu'une réflexion est engagée. Or, au regard de l'évolution des missions des directeurs, qui ne sont plus compatibles avec des fonctions d'enseignement, je considère qu'il ne s'agit plus de réfléchir mais d'agir ! A défaut, nos écoles ne pourront avoir le rayonnement nécessaire. Cessez donc de réfléchir, pour nous proposer quelque chose de concret !

Le 17 février 2005, il était de nouveau interpellé sur ce thème.

L'amendement 226 soulève la question du statut des directeurs d'école. Actuellement, 4 000 postes sur 60 000, soit 15%, ne sont pas pourvus. Les directeurs sont surchargés de travaux administratifs, de problèmes de sécurité, ils doivent s'occuper de questions comme les exceptions dans l'alimentation, et tout cela, sans véritable reconnaissance ni formation, ni décharge suffisante pour être de véritables animateurs de leur école. Nous demandons donc au Gouvernement de s'engager à élaborer avant le 31 décembre 2005 par des décrets en Conseil d'Etat un statut pour les directeurs d'école, en définissant la formation, les missions, les responsabilités et la protection juridique ainsi qu'un nouveau système de décharge. Ces dispositions s'appliqueraient aux maîtres faisant fonction de directeurs. Ce statut faciliterait aussi leurs relations avec l'extérieur.

M. le Rapporteur - La mission des directeurs d'école est difficile. M. Teissier, et d'autres, travaillent sur le sujet. La commission a repoussé cet amendement et en a adopté un autre avant l'article 19 allant dans le même sens.

M. le Ministre - Des négociations sont en cours avec les représentants des directeurs d'école et il faut les mener à terme. De toute façon, ces dispositions n'ont pas leur place ici. Mieux vaudrait retirer l'amendement pour y revenir après l'article 19 dans la partie relative à l'organisation de l'école.

M. Guy Geoffroy - Le groupe UMP attache une grande importance à cette question. Trop de postes sont vacants, et on a des difficultés à trouver des candidats faute de valoriser la fonction. D'autre part, la grève administrative des directeurs d'école se poursuit et ils souhaitent en sortir par le haut. Nous formons le vœu que les négociations débouchent sur une solution équilibrée, et nous devrions pouvoir nous retrouver sur les amendements après l'article 19.

L'amendement 226 mis aux voix n'est pas adopté !

Nous le voyons : rien de concret ni rien de vraiment novateur ou satisfaisant ! Il est évident que si le gouvernement avait la volonté et le courage de créer un statut des directeurs d'école, il avait (il a encore...) toutes les cartes en main pour le réaliser.

Il nous reste beaucoup de travail si nous voulons nous faire entendre. Commençons par faire connaître nos difficultés et notre désir de transcender les divers courants de pensée unique qui vont de la gauche à la droite en passant par les syndicats enseignants majoritaires.

Les candidats à la présidentielle nous invitent tous, sans exception, à participer à la campagne par nos contributions à la mise en place d'un programme et par un échange d'idées, disent-ils... Ils appellent cela la "démocratie participative".

A nous de vérifier si ce ne sont que des mots, de vagues promesses ou un vrai changement de mentalité des candidats. Nicolas Sarkozy nous invite à laisser nos commentaires, suggestions et idées sur son blog. N'hésitons pas à en user et abuser en cliquant ICI puis aller en bas de page.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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