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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:01


Les temps sont durs pour Xavier Darcos. Les derniers mois n’en finissent plus… Une éternité pour le ministre dans l'attente du remaniement-soulagement…

Il faut bien reconnaître que rien n’aura été épargné à X. Darcos. D’autant que les coups les plus durs à encaisser ne proviennent plus seulement des syndicats enseignants, des lycéens ou des étudiants. Non, le dernier croc-en-jambe est l’œuvre d’un membre du gouvernement : Nadine Morano.

 

Rappelons-nous : après des démêlés et des paroles malheureuses (couches en maternelle, suppression des classes de 2 à 3 ans…), Xavier Darcos avait su renouer le dialogue avec les enseignants en concluant un accord avec l'Ageem. Il y a quelques jours cette « déclaration commune », (l’association récuse le terme « accord », « les mots ont un sens ! ») était célébrée à travers la coédition  d'une brochure, réalisée par l'Ageem (avec un édito du ministre), présentant la maternelle, distribuée à tous les parents.

 

L'annonce le 5 avril, par Nadine Morano, de la création à titre expérimental de jardins d'éveil, installés dans les écoles maternelles « lorsque cela est possible », mais sans personnel enseignant et payés par les parents, remet tout en question. Cette promesse plonge Xavier Darcos dans l’embarras…

Lucile Barberis, présidente de l'Ageem, n'en revient pas.  "Je ne comprends pas l'objectif de créer 8 000 places en jardin d'éveil alors qu'il serait facile de réactiver des écoles maternelles qui sont laïques et gratuites". Pour l'Ageem, "les objectifs annoncés posent clairement cette nouvelle structure en concurrence avec les autres structures existantes et particulièrement avec l’Ecole Maternelle. On perçoit aisément, au-delà de la concurrence, une véritable substitution de ces jardins d’éveil à la dernière année de crèche ou à la première année de l’école maternelle, sans aucun souci de l’égalité sociale que le ministre proclame justement par ailleurs. La création de ces nouvelles structures payantes, implantées au gré des choix locaux, serait ainsi préférée au développement des structures existantes, gratuites et implantées dans la grande majorité des communes de France".

 

Et de prévenir : « Nous ne cautionnerons pas l’expérimentation des jardins d’éveil et nous serons amenés à dénoncer la Déclaration commune »

 

Après le SNUipp qui dénonçait « le subterfuge et le tour de passe-passe », le SE-Unsa qui parlait de « plantage de l’école maternelle », c’est au tour du Sgen-Cfdt de demander « que des précisions soient apportées rapidement sur l'ensemble de  la politique du gouvernement dans ce secteur. Il est notamment essentiel que des assurances soient données quant à la place de l'école maternelle. S'agissant des enfants de 2 à 3 ans, les parents doivent pouvoir faire le choix du mode d'accueil. C'est particulièrement important pour les catégories sociales les plus défavorisées, d'une part parce que l'école est gratuite, d'autre part parce que la scolarisation précoce est un moyen important de réduction de l'échec scolaire des enfants victimes d'inégalités sociales et culturelles".

 

Pauvre Xavier Darcos ! Le voilà de nouveau confronté, quelques mois plus tard, aux mêmes difficultés et contraint de remonter au créneau pour apaiser le climat tendu par l’intervention de Nadine Morano.

Pour Alain Houchot, Inspecteur Général, « On est dans un débat qui ne sort pas de l'idéologie alors que la réflexion devrait être globale autour des besoins des enfants et des familles. Ce qui est surprenant c'est que ce débat idéologique on le trouve dans tous les milieux. Chez des pédopsychiatres mais aussi chez des gens qui n'ont de connaissances que comme usagers… Il faut sortir du débat idéologique ».

 

Cette nouvelle annonce peut sembler anodine. En réalité, il n’en est rien. En effet, cette réforme, si elle est mise en œuvre, peut avoir de lourdes conséquences pour les écoles et les directeurs. L’objectif visé est clair : réaliser des économies conséquentes en fermant les classes des 2-3 ans, en transférant les dépenses sur les collectivités locales et faisant payer les familles.

 

Mais, attention ! La mesure produirait aussi de graves dégâts collatéraux sur les décharges de certaines écoles. De nombreux collègues pourraient perdre leur ¼ de décharge, d’autres passeraient de ½ à ¼ et quelques "privilégiés" risqueraient de voir leur décharge totale transformée en demi-décharge. Le risque est réel.

Aucune situation (école maternelle, primaire, RPI, regroupement) ne peut permettre de conserver les acquis existants. Les écoles qui auraient les jardins d’éveil dans l’enceinte scolaire ne pourraient comptabiliser les élèves dans leurs effectifs puisque la structure serait entièrement gérée par la municipalité (fonctionnement et personnels).

Les écoles qui accueillent actuellement des classes de 2-3 ans sont potentiellement en danger de réduction du nombre de classes et certains directeurs peuvent se trouver en situation de modification de leur régime de décharge.

En revanche, c’est le « jackpot » pour l’Etat qui gagne sur tous les fronts : il cesse de financer la scolarité des 2-3 ans et cumule les suppressions de postes d’enseignants (classes et décharges).

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

asyl 15/04/2009 17:58

punaise!!!J'hallucine quand je lis que la conséquence des jardins d'éveil est la perte des décharges des directeursvous ne voyez que ça comme conséquenceà la clé il y a suppression de postes, début de la fin de l'école gratuite...ça commence à me gonfler vos commentaires : il n'y a pas que des directeurs d'école déchargés!!!!une directrice d'école maternelle à 2 classes titulaire d'une classe de PS-TPS et fière de l'être à qui de plus on vient d'annoncer la perte d'une de ses 2 classes par une mesure de glissement sur l'école élémentaire

Walou 11/04/2009 23:16

En conseil d'école, le dden nous a lu un texte que son asso a reçu, et qui demandait aux mairies de créer des sections enfantines dans les écoles maternelles pour éviter la fermeture des maternelles à moyen terme.C'est curieux que quelques temps après, ce soit le gouvernement qui l'organise.Pourtant, l'association des dden n'est pas réputée proche d'eux ...Quelqu'un a des infos ?

Les directeurs en lutte 11/04/2009 14:55

Certains commentaires sont "vides". Mystères de la plateforme Overblog qui connait parfois des bugs étonnants.Ainsi, le webmaster peut-il lire sur les commentaires 23, 27 et 28 le texte suivant : [pas de texte].Or, il est plus que probable que les collègues ont laissé un message...On peut également s'apercevoir en lisant les commentaires que les messages 23 et 24 sont collés. De même pour les messages 27, 28 et 29. Ce qui est anormal.On constate également que l'intitulé de ces commentaires se trouve dans le corps du message et non sous le message. Exemple : "Commentaire n° 27 posté par thierry fabre aujourd'hui à 12h00"Autre problème : le commentaire n° 26 laissé par oleoduc à 10h01 a été publié en 2 exemplaires identiques ! Nous en avons supprimé un. Tout cela est le signe d'un dysfonctionnement chez Overblog et, hélas, nous ne pouvons que le regretter.Le forum d'aide d'Overblog est rempli depuis hier de réclamations diverses...Que chaque collègue qui intervient sur ce blog soit assuré qu'il n'y a aucune forme de censure de notre part.

thierry fabre 11/04/2009 13:59

Ami PierrotCe sont les mêmes guignols du SNUIpp qui nous affirmaient il y a un an que pour les stages de remise à niveau, on n'était en rien responsables, et qui viennent maintenant de sortir un 4 pages en quadrichromie pour tout bonnement, recopier ce que l'on disait à l'époque...Et confirmer ainsi, mais sans le dire et l'avouer, que nos petites analyses de l'époque n'étaient pas si mauvaises que ça...Mantenant, dire tout et son contraire, l'avers et le revers, le bon et la mauvais, ça semble être une spécialité made-in SNUipp...Thierry fabrePS Ca marche à nouveau ? J'en profite...Re PS Il va sans dire que, lorsque je critique les évolutions à géométries très variables du SNUipp, je vise plus ses dirigeants que ses membres. Les uns mentent et viennent ici se corrompre en billevesées débiles, les autres sont, honnêtement, de simples adhérents de base, comme je l'ai été longtemps...Re Re PS Je ne partage en rien les positions de SUD, en particulier sur la direction collégiale, mais je leur reconnais une honnêteté et une clarté qui manque singulièrement aux Dédel et autres Gégé de tous poils...Re Re Re PS J'abuse, mais c'est le dernier: Tu nous la cites, Dédéel, à la parfin, cette action nationale lancée par le SNUipp, cette année, pour les dirlos ? On se languit d'attendre...Thierry fabrePS En espérant que ce commentaire passe...

Pierrot 11/04/2009 12:58

encore moi...Thierry disait que lorsqu'il était en grève il allait quand même assurer ses responsabilités lors des entrées et sorties des élèves...et Gégé lui répond:Ben, tu as bien tort ! Personne ne te le demande."le directeur n’est pas chef d’établissement. S'il est en grève, il n’a pas à rester à l’école pour s’assurer que tout va bien. Il est en grève" (SNUipp).Or, le SNUipp ne dit rien d'autre que Thierry!Et oui, il n'est pas question de "rester à l'école", mais d'être présent aux moments des entrées et des sorties( s'il y a des élèves dans l'école) parce que L’article 2 du décret n °89-122 du 24février 1989 fait ainsi peser la charge de l’accueil sur les directeurs, sans distinguer si l’enseignant de l’enfant est ou non effectivement présent...C'est ce que j'appelle nous prendre pour des truffes! 

thierry fabre 11/04/2009 12:56

J'aimerais comprendre aussi...Thierry fabre

Pascal Oudot 11/04/2009 12:46

Simple lecteur de ce fil, j'aimerais comprendre pourquoi les commentaires 23, 27 et 28 ont disparu.

Pierrot 11/04/2009 12:44

je me permets de copier/coller la réponse de Thierry, qu'il a posté sur les forums de dirlo.org... Ayant quelques difficultés techniques ici:
Malepeste, serais-je victime de censure ?Je réitère donc ce petit commentaire dans lequel :- je signalais l’amusante (?) incapacité de Dédel, et maintenant Gégé (à moins que ce ne soit le même) à intervenir en longs copiés/collés, histoire de mieux asseoir leur piètres arguments- Je signalais aussi que, systématiquement, ces citations n’étaient rien d’autres que des trucs péchés ici ou là sur les différents sites du SNUipp. Gégé est allé chercher la docte parole sur celui du SNUipp des Charentes ou de celui du 44- Dans les deux cas, on reste sur de l’affirmation gratuite, qui n’est jamais étayée par le moindre texte de loi. Comme si la parole venue d’en haut du Saint Dycat était parole d’évangile, sacro-saint catéchisme à décliner, de grand messe en grand messe. Et, n’étant pas fou de la messe, j’ai toujours du mal à suivre les prêcheurs en tous genres…- Je revenais sur le soi-disant commentaire de Gégé qui consiste à me rappeler que je ne suis pas chef d’établissement (jusqu’ici, ce détail m’avait sans doute échappé) et que le directeur « quand il est en grève…il est en grève ». Achi dente, le bel argument que voila….- J’insistais sur le fait que, si la législation des chefs d’établissements, bien entendu, ne pouvait s’appliquer à nous, il devait quand même y avoir quelques textes nous concernant, textes de lois autrement plus précis et contraignants que les couenneries syndicales en la matière- J’évoquais, entre autres, les divers textes sur la surveillance et la sécurité des élèves, l’accueil des enfants, le SMA, etc…- Et, tout bonnement, je concluais en signalant que ces textes devaient très certainement échapper à Dédel comme à Gégé, directeurs d’écoles comme moi je suis diacre… Gégé et Dédel, en bons militants zélés, ne courant pas grand risque, n’étant pas dirlos, préfèrent certainement la bonne parole syndicale à tout texte de loi.Et c’est bien pour cela que je leur signalais qu’un syndicat comme SUD, peu suspect de sympathies envers les dirlos en général et le GDID en particulier, avait une analyse tout à fait différente de celle du SNUipp, analyse qui a l’avantage de s’appuyer sur la réalité des textes, non sur une interprétation idéologique…« …Dans ce cas, même s'il est gréviste, le directeur doit être présent à l'ouverture de l'école; il ferme l'école à l'heure habituelle; à notre avis, il n'a pas à assurer son service de directeur, mais il reste le gardien du local scolaire et donc est responsable de ce qui s'y passe. »C’est en fin de page 4, à cette adresse :http://www.sudeducation.org/IMG/pdf/docume...Versailles_.pdfComme quoi on peut faire dans l’idéologie, sans se croire obligé de mentir aux collègues….Thierry Fabre
 

Pierrot 11/04/2009 12:41

"La source n'est pas sûre ! "Bien sûr que si. Je confirme.Non Dédel, et sans polémique, les sources du SNuipp ne sont pas sûres.> sur le Kisaitou, on pouvait lire jusqu'à pas longtemps, que la distribution des classes se faisait à l'ancienneté.> dans plusieurs départements, le SNUipp avait appelé à ne pas monter le PPMS. Il s'est vite ravisé quand on lui a rappelé les dangers juridiques encourus par les directeurs s'ils refusaient ce travail. Dans le 06, le SNUipp vient de demander aux directeurs de ne pas remplir le DUER...> dans le dernier 4 pages sur les responsabilités des enseignants, le SNUipp contredit ses propres analyses sur l'étendue de nos responsabilités durant tous ces temps où l'on se croyait à l'abri:SRAN, Soutien, accompagnement et ...SMA.>Thierry rappelait la position de SUD:http://www.sudeducation.org/IMG/pdf/docume...Versailles_.pdf>Il y avait aussi une fiche pratique de l'"Autonomes"(ceux qui nous défendent devant les tribunaux!) qui nous invitait à être bien présent à l'entrée et à la sortie des classes les jours de grève, et qui rappelait qu'un directeur n'a pas le pouvoir de fermer une école... > c'est vrai que le SMA change un peu la donne, mais, dans le 4 pages du  SNUipp sur les responsabilités des enseignants (à le lire le titre est trompeur, car on y parle surtout de la responsabilité des directeurs.) on lit:
L’article 2 du décret n °89-122 du 24février 1989 fait ainsi peser la charge de l’accueil sur les directeurs, sans distinguer si l’enseignant de l’enfant est ou non effectivement présent. ... 
 

thierry fabre 11/04/2009 12:08

thierry fabre 11/04/2009 12:00

oleoduc 11/04/2009 10:01


Les syndicats ne sont pas d'accord !"Le Directeur de l'école est responsable de la bonne marche de son école. Son droit de grève s'arrête aux nécessitésde sa fonction d'autorité dans l'organisation du fonctionnement de l'établissement et de sa mission de sécurité des personnes et des biens."Syndicat National des Ecoles

oleoduc 11/04/2009 10:01


Les syndicats ne sont pas d'accord !"Le Directeur de l'école est responsable de la bonne marche de son école. Son droit de grève s'arrête aux nécessitésde sa fonction d'autorité dans l'organisation du fonctionnement de l'établissement et de sa mission de sécurité des personnes et des biens."Syndicat National des Ecoles

oleoduc 11/04/2009 09:54

le commentaire N° 23 a disparu !!!!!!!!!!!!!

oleoduc 11/04/2009 09:53

Pour affirmer son droit, le snuipp s’appuuie sur une réponse ministérielle à une question parlementaire publiée le 19 septembre 1994 (JO ANQR) qui distingue la responsabilité du directeur d’école de la responsabilité du maire, réponse ministérielle QUI N'A AUCUNE VALEUR JURIDIQUE :
" En cas de grève du personnel enseignant, il appartient aux directeurs d’école, qui ont notamment pour mission d’organiser l’accueil et la surveillance des élèves, de rechercher des solutions pour les accueillir, que ce soit avec la participation d’enseignants volontaires, des services municipaux ou des associations de parents d’élèves. Lorsqu’un service municipal de garderie a pu être mis en place en accord avec le directeur d’école, le personnel municipal est tout à fait habilité à surveiller les enfants présents. Dans l’hypothèse où aucune solution n’a pu être trouvée, les parents doivent être informés en temps utile que l’accueil ne pourra pas être assuré et que l’école sera fermée. Le maire, qui est responsable de la sécurité des personnes sur la voie publique, devra bien évidemment en être informé, afin qu’il puisse prendre les mesures nécessaires pour que la protection des enfants qui se seraient quand même présentés à l’école soit assurée. "

thierry fabre 10/04/2009 23:58

Dedel 10/04/2009 23:26

@ oleoduc"La source n'est pas sûre ! "Bien sûr que si. Je confirme.

oleoduc 10/04/2009 23:11

"le directeur n’est pas chef d’établissement. S'il est en grève, il n’a pas à rester à l’école pour s’assurer que tout va bien. Il est en grève" (SNUipp). La source n'est pas sûre !

Gégé 10/04/2009 22:15

"lorsque je suis en grève, je vais quand même bosser et assurer entrées et sorties de l’école."Ben, tu as bien tort ! Personne ne te le demande."le directeur n’est pas chef d’établissement. S'il est en grève, il n’a pas à rester à l’école pour s’assurer que tout va bien. Il est en grève" (SNUipp).

oleoduc 10/04/2009 17:06

"Alors que le véritable danger du SMA c'est la municipalisation de l'école, la résistance ne s'est articulée qu'autour de l'agression de l'exercice syndical." écrit pierrotBRAVO PIERROT !A l'auteur :  Merci pour le "privilègié" avec guillemets !Au fait c'est qui l'auteur??????

thierry fabre 10/04/2009 14:37

Gégé, comme beaucoup, comme trop, tu avances les peurs à venir, les craintes à avoir, l’avenir-toujours-bouché-et-menaçant…Pourquoi pas ?On peut légitimement se demander si le vécu actuel ne serait pas préférable aux risques futurs de tout changement. Une position fleurant bon le conservatisme et la crispation sur l’existant, mais qui a son sensMais il ne faut pas tricher en cela, et dépeindre, pour mieux asseoir sa comparaison, la réalité sous un autre jour bien embelli…Tu parles de grève Gégé ? D’astreintes ? De gardes d’élèves de collègues grévistes ?Alors constate ce qu’est le réel, au lieu de le fuir…- aujourd’hui, le directeur est responsable de l’organisation de cet accueil en cas de grève- aujourd’hui, même s’il y a application du SMA, nous conservons notre responsabilité en cas d’accident entre élèves en classe et gamins « gardés »- aujourd’hui, au regard de la loi, nous devons être présent aux entrées et sorties de l’école, même si nous sommes grévistes, étant responsable de la sécurité des personnes, des locaux et des biensEn gros, je suis un instit comm’ les zotres, mais lorsque je suis en grève, je vais quand même bosser et assurer entrées et sorties de l’école.C’est ce que tu veux pour les dirlos, Gégé, c’est ce que tu nous souhaites ?Merci bienThierry FabrePS Dédel, guignol comme dab. La JAS te déplait ? Fort bien, chacun est libre. Mais tu ne manqueras pas de nous citer une seule action entreprise par ton syndicat pour les dirlos, depuis plus d’un an ? On attend toujours… le temps que tu sortes de ton mutisme, souffre que l’on tente, à notre petit niveau, de faire ce que tu te refuses à entreprendre…

Pierrot 10/04/2009 14:13

@ Gégé,Je sais très bien comment fonctionne le secondaire, et je redis que la comparaison ne peut que nous nuire. Nos missions et notre public sont trop différents.Quand il ne restera que des nommés-d'office-provisoires sur les petites écoles (que l'on fusionne) et que sur les "grosses écoles" il y aura les profilés IA, tu crois qu'ils vont se gêner pour décréter les EPEP?Aucun maire ne peut se voir imposer un EPEP s'il n'en veut pas.Mais il y en a qui en veulent, et ils en trouveront d'autres (Nogent est un hasard?).Oui, les EPEP à a Darcos "avancent" masqués, mais ils avancent, et dans une direction calquée sur le secondaire que je dénonce.Oui, Gégé, je dénonce cette mise en place des EPEP malgré que l'on me bassine avec les reculs de Darcos. Je critique souvent le gouvernement et même durement mais on est quand même ENCORE dans un Etat de droit...Entièrement d'accord avec toi!C'est pourquoi je revendique des textes législatifs qui nous émancipent de la tutelle infantilisante de l'IA (via les IEN) et de celle envahissante des Maires.En l'absence de statut le MEN continue dans sa stratégie de création de très grosses structures permettant de faire des économies substantielles.À mille lieux de l'établissement scolaire de proximité que nous revendiquons. • Pour cela il faut commencer par y installer un dirlo! 

Gégé 10/04/2009 13:12

Pierrot, tu oublies que dans le secondaire le chef d'établissement a beaucoup plus de devoirs et d'obligations que nous en cas de grève. Tu sais qu'avec l'EPEP (avec ou sans P), on serait dans le même cas de figure. C'est ce que tu nous souhaites ? Merci bien !Tu oublies aussi que dans les collèges et lycées, il y a des pions pour garder les élèves en perm si nécessaire. Chez nous, même avec les EPEP (avec ou sans P), il n'y en aurait pas. Et le pion, ce serait qui ? C'est ce que tu veux pour les dirlos ?Non, les EPEP ne peuvent pas avancer en l'absence de vide juridique. Et ils n'avancent pas. Faut pas tout mélanger.Je critique souvent le gouvernement et même durement mais on est quand même ENCORE dans un Etat de droit... Aucun maire ne peut se voir imposer un EPEP s'il n'en veut pas. Et, tu le sais bien, ils ne se bousculent pas au portillon pour les réclamer. Sinon, Darcos n'aurait pas hésité à passer en force comme il l'a fait pour le SMA.

Pierrot 10/04/2009 11:09

@ Théo,T'es bien gentil, Pierrot Ne crois surtout pas ça! Je ne suis pas "gentil" Théo, et surtout pas avec ceux qui essaient de me prendre pour une truffe.tu ne réponds pas aux questions de Dedel... Pourquoi Dédel, ou toi, vous répondez aux questions?À moins que vous ne considériez  le copier/coller de tracts syndicaux comme l'unique mode de communication?Sache quand même que quand j'ai posté mon dernier commentaire, celui de Dédel n'y était pas!> Aujourd'hui ce sont 12 départements qui ont passé les postes de directeurs déchargés en poste à profil.le Pas-de-Calais, lui va plus loin, c'est à partir des 1/2 décharges que le "profilage" s'exerce.> dans l'Isère, des fusions s'opèrent avec "déplacement" d'un des 2 directeurs sur des critères improbables.On peut effectivement minimiser cela en disant:Il peut y avoir ici ou là des fusions ou regroupementsDe toutes les manières quand il s'agit des directeurs vous minimisez, c'est un réflexe pavlovien. Ce qui permet de détourner pudiquement les yeux de Nogent...OUI, la mise en place des EPEP avance bien. Et de la pire des façons, puisque que Darcos n'ayant pu passer par la loi, il profite du vide juridique pour installer ses pions.Tu fantasmes, Pierrot.Effectivement, ça m'arrive encore... Mais pas sur des sujets professionnels.Le SMA ne sert qu’à casser la grèveLe SMA sert à casser beaucoup de choses, c'est pourquoi ça passe par une MUNICIPALISATION de l'école.Que je sache dans le secondaire ce n'est pas la région ou le dép. qui se substituent aux établissements les jours de grève des enseignants. Pourtant, ces jours-là, ces établissements restent ouverts et accueillent les élèves qui s'y présentent...comment nier qu’il y a eu des reculs de Darcos ? C’est un fait.Le fait, c'est l'affaiblissement "politique" de Darcos dû à 2 éléments. 3 plus précisément en comptant son arrogance qui a précipité les choses.•  La fronde des Maires lors de leur congrès. •  Les lycéens dans la rue faisant craindre une contamination à la grecque. Faut y ajouter la très bonne gestion du mouvement syndical uni face à la crise économique qui affaiblit Sarko le rendant plus "prudent".L'article montre très bien que Morano place ses jalons politiques. et profite du FAIT que Darcos soit pratiquement out.> Effectivement, le GVT recule sur 2 point:-les lycées-l'universitéMais pour le Primaire, il avance. La preuve!Trop facile !Surtout avec toi Théo.

Gégé 10/04/2009 10:24

Il y a un bug dans le pré-projet, Pierrot car nous ne sommes pas "directeur d'établissement scolaire".C'est peut-être là que se trouve la faille... 

Théo62 10/04/2009 09:37

T'es bien gentil, Pierrot mais tu ne réponds pas aux questions de Dedel...Suffit pas d'avancer des affirmations (déplacements de dirlos en postes - les EPEP continuent - ...etc.) et ensuite de changer de sujet...Trop facile !

Pierrot 10/04/2009 09:27

« Conformément au décret de 1936, le directeur [du jardin d'éveil] pourrait être un directeur d'établissement scolaire qui percevrait une rémunération accessoire. Ce sujet va être étudié par le ministère de l'Éducation nationale car il est difficilement envisageable, que sur le temps d'ouverture des écoles, le directeur ne soit pas entièrement disponible. Il faudra de toutes manière institutionnaliser le lien avec l'Éducation nationale »....Ben voyons... En sachant que les jardins d'éveil seront payants (possibilité de gérer un budget?) et que les jours et les heures d'ouvertures seront différents de ceux de l'école, il n'y a plus beaucoup d'espace à combler pour nommer des "directeurs d'établissement scolaires" qui ne soient pas des enseignants.- Et pourquoi tout ça est possible (probable)? > parce que quand nous disons qu'il faut un texte juridique pour nous protéger, on nous répond: "petit-chef"!On nous répond suppôt de Darkozy... Alors que c'est le seul moyen de préserver dans un premier temps l'école et de lui redonner sa place de service public national de proximité.Il est parfois amer d'avoir raison!

Fred 10/04/2009 09:21

Réponse à Régine (comm. 3)Certaines académies laissent le bénéfice d'une décharge durant un an quand la personne n'a pas été mise en possibilité de bénéficier d'un code prioritaire.J'ai connu, pas plus tard que l'an dernier, un collègue qui s'est vu perdre sa demi-décharge la dernière année avant de partir en retraite. L'IA la lui a laissée. Bien sûr, la directrice qui est en poste cette nnée n'a plus qu'un quart mais elle le savait quand elle a participé au mouvement.

Dedel 10/04/2009 09:14

« Les EPEP, ça continue: fusions et "déplacements" de directeurs en poste un peu partout »
 Il peut y avoir ici ou là des fusions ou regroupements. C’est quelque chose qui n’est absolument pas nouveau et pas lié aux EPEP. C’est une situation qui n’est pas si exceptionnelle. Elle a bien des défauts à nos yeux car elle cache des redéploiements qui permettent à l’administration de faire de substantielles et faciles économies de postes par « mutualisation » des moyens (on sait ce que ça veut dire et on le dénonce).
Faut aussi reconnaître que ça peut aussi permettre de sauver des écoles dans des zones isolées qui auraient tendance à se dépeupler si on ne trouvait pas de solution pour retenir l’école et donc la population.
Tu vois, le sujet est complexe et on ne peut tout simplifier à souhait.
Tu me dis « Les EPEP, ça continue ». Faux ! Pour la simple et bonne raison que les textes ne le permettent qu’à titre expérimental et dans certaines conditions de situation d’école.
 Peux-tu être plus précis lorsque tu évoques les « déplacements de directeurs en poste un peu partout » ?

« le véritable danger du SMA c'est la municipalisation del'école »
Tu fantasmes, Pierrot. Le SMA ne sert qu’à casser la grève et il fait suite aux déclarations de Tsarkozy « en France, quand il y a des grèves, ça ne se voit pas ». C’était son rêve. On a vu ce qu’il en est advenu.

Sur un plan plus général, comment nier qu’il y a eu des reculs de Darcos ? C’est un fait. Tous les journaux le constatent (du Monde à Libération en passant par les journaux spécialisés). Avoir mis des « Monsieur mission… » pour seconder nombre de ministres, c’est déjà un aveu d’échec. Tout le monde est unanime pour le dire. D’ailleurs, un article y a été consacré sur ce site.
Même si, comme on l’a dit, la plus grande vigilance s’impose car rien n’est jamais acquis définitivement. Tu ne nous verras pas crier victoire parce qu’il y a eu recul ici ou là. On peut être content de voir nos actions permettre certains résultats mais on ne baisse pas la garde.
En tout cas, Pierrot, heureusement qu’on ne compte pas que sur la lame de fond soulevée par la JAS…

Pierrot 10/04/2009 08:36

Hé dédel, il recule le GVT?  ...SMA, Soutien, SRAN, BE, DUER... c'est fait.- Les EPEP, ça continue: fusions et "déplacements" de directeurs en poste un peu partout, Nogent en étant la caricature.... - les jardins d'éveil... ils arrivent! Pourtant je viens de recevoir un mail du SNUipp sur la circulaire RASED. Le compte pour les synthèses, conseil d'école et relation avec les parents n'y serait pas... La pression continue.Et la décharge des 60 heures soutien pour les directeurs... ça a été vite bouclé, bâclé!Pour nous c'est largement suffisant.Ce genre d'attaque ne pourrait pas être possible si le directeur avait un statut et si l'école était un établissement public!> Alors que le véritable danger du SMA c'est la municipalisation de l'école, la résistance ne s'est articulée qu'autour de l'agression de l'exercice syndical.> Alors que l'on voit se dessiner la cohérence du profilage des postes de direction, le seul angle d'attaque des syndicats c'est l'atteinte au paritarisme.Si vous pouviez arrêter de faire mumuse (le GVT et les syndicats) vous pourriez constater l'état de ruine dans lequel vous mettez votre terrain de jeu: l'école! 

Delphine IA78 10/04/2009 08:28

Je remarque une chose : les syndicats se saisissent du problème mais aucun, à ma connaissance, ne met en avant les risques de suppression ou réduction de décharge pour les directeurs. Pourtant, comment ne pas y penser ?

Cedric58 10/04/2009 08:11

Je vous invite à regarder la vidéo (très courte) sur le sujet à l'adresse suivante :http://www.se-unsa.org/spip.php?rubrique198&num=15

Corinne - Miss Georgette 2003 09/04/2009 23:29

C'est tout un débat... moi, assistante maternelle, je ne suis pas non plus pour cette réforme...

Joëlle 09/04/2009 23:11

J'ai travaillé plus de la moitié de ma carrière en maternelle. Il faut reconnaître que l'école n'est pas adaptée aux enfants de cet âge. Je me souviens des ces pauvres gamins qui auraient été bien plus heureux dans une crèche que dans une classe.Le problème, en France, c'est qu'entre la crèche et l'école, nous n'avons rien. On comprend bien que nous servons essentiellement de moyen de garde pour les familles qui ne cherchent pas à savoir si l'endroit est adapté à leur progéniture. L'essentiel, à leurs yeux, c'est que nous offrons un service GRATUIT et de QUALITE.Je comprends le problème indiqué par cet article qui montre que ce sont encore les directeurs qui vont subir les conséquences de cette réforme faite pour réaliser des économies. Mais, en même temps, je ne peux m'empêcher de penser que c'est probablement un bien pour des enfants de cet âge.

Les directeurs en lutte 09/04/2009 22:54

Réponse à Oleoduc - commentaire 2Loin de nous l'idée de considérer que les collègues disposant d'une décharge complète sont des "privilégiés". Dans notre esprit, c'était à prendre au second degré. Nous aurions dû placer le mot entre guillemets, ce que nous allons faire immédiatement.Merci d'avoir soulevé le problème.

Régine Vallaeys 09/04/2009 22:46

Si on se place sur le plan des directrices d'écoles maternelles, évidemment on a beaucoup à perdre. J'ai 9 classes dont 1 de 28 TPS. Si mon école est concernée par cette réforme, je passe à 8 classes et je perds ma demi-décharge pour ne plus avoir qu'un quart.Je considère qu'il n'est pas normal que les décisions soient prises après le mouvement. Supposons que mon école soit touchée, que se passe-t-il à la rentrée ? Je conserve ma 1/2 décharge jusqu'au prochain mouvement pour bénéficier d'un code prioritaire ? Il me semble qu'on conserve le bénéfice de sa décharge pendant un an ? Qui pourrait me renseigner ? Quelqu'un s'est-il déjà trouvé dans cette situation ?

oleoduc 09/04/2009 22:44

Le Service d'accueil en cas de grève a lancé cette monstruosité ainsi bien définie par le GDID : "cohabitation d'un service municipal d'accueil et d'un service national d'enseignement" dans les mêmes locaux, sur le temps scolaire.Le pli est pris...A l'auteur :En quoi un directeur totalement déchargé est il un privilègié?J'ai connu 1/4, 1/2, 3/4 puis 4/4 de décharge... Croyez-moi c'est dans 4/4 que le Directeur a le plus de travail ! Et de très loin !Tout le monde pense qu'il a le temps... à commencer par les 1/4 déchargés ou pas déchargés du tout qui s'imaginent très bien avec une décharge totale mais qui n'imaginent pas du tout le pendant : au moins 14 classes et tout le monde qui pense qu'il n'a rien à faire et qui chargent donc la barque...Directeur de 4 classes et de 14 classes c'est un peu le même métier et beaucoup pas du tout le même métier !

mat pu j.prevert 09/04/2009 22:33

Pour présenter la création des jardins d’éveil, on retrouve le même processus que celui utilisé pour la proposition de création des EPEP.
Dans un premier temps, des députés UMP qui lancent une idée. Dans un second temps, un ministre reprend l’idée au vol et tente de la faire passer. En réalité, tout est fait pour faire oublier qu’il s’agit d’abord d’une recherche d’économies dans tous les recoins de la maison EducNat.
Darcos avait essayé de supprimer les classes des 2 à 3 ans. Il s’y est pris de façon tellement maladroite avec son histoire de couches qu’il avait dû faire machine arrière.
Nadine Morano, qui lorgne sur le poste, saisit l’occasion de montrer qu’elle peut réussir là où Darcos a échoué. Elle s’y prend autrement et pourrait s’avérer plus dangereuse que ne l’était Darcos. Notre chance, peut-être : les syndicats ont réagi au quart de tour. Affaire à suivre.
Anne-Marie