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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:17

Il est loin le temps où notre ministre déclarait haut et fort sa « volonté d'engager une réflexion d'ampleur sur les nouveaux contours du métier d'enseignant ». C’était il y a un an, lors de la remise du « Livre vert » par le Conseiller d’Etat Marcel Pochard. Xavier Darcos avait de belles envolées lyriques pour décrire la mission que lui avait confiée le Président de la République.

 

« Il est impossible de proposer un véritable projet pour l'école et une ambition renouvelée pour les enseignants si nous refusons de sortir des clivages idéologiques éternels que soulève cette question et si nous posons comme principe intangible le respect de règles élaborées dans les années 1950. Le statut qui régit aujourd'hui le métier d'enseignant a été conçu, en effet, dans une France qui ne connaissait pas le collège, qui ignorait les usages personnels de l'informatique, et dont l'économie était guidée par l'industrie plutôt que par les services ! Vouloir le perpétuer à tout prix, et au mépris de la forte aspiration au changement des enseignants eux-mêmes, serait une erreur manifeste, dont les professeurs seraient les premiers à payer le prix », déclarait alors solennellement Xavier Darcos.

 

Un mois plus tôt, en janvier, devant les IEN, Xavier Darcos avait évoqué « le statut du directeur et de l’établissement du premier degré, doté d’une autonomie financière ».

 

Quatre semaines après la remise de son rapport sur l’évolution du métier enseignant, Marcel Pochard est un homme en colère. Le conseiller d’Etat se dit victime d’«une certaine arrière-pensée tactique» du ministère. Il dénonce une collusion entre les syndicats et l’administration de l’éducation nationale qui préfèrent l’« iniquité au désordre », et craint que sa contribution ne passe à la trappe de l’histoire, et avec elle, une véritable occasion de réformer le système éducatif français.

 

Le 6 juillet 2008, les inquiétudes de Marcel Pochard étaient confirmées et nous pouvions titrer « On a perdu le rapport Pochard… ».

 

Un an plus tard, la volonté affichée par Xavier Darcos de redéfinir le métier d’enseignant s’est-elle traduite dans les faits ? Pour les directeurs d’école, hormis une revalorisation de l’ISS avec partie variable de 200 à 600 €, quel bilan peut-on en tirer ? Hélas ! Un mot suffit à le qualifier : nul !

 

Les rapports qui dénoncent la situation insupportable du métier de directeur d’école, qui en décrivent les difficultés, qui expliquent les raisons de sa désaffection s’accumulent sur le bureau du ministre. Les auteurs de ces rapports ont beau préconiser des solutions pour remédier à ce grave problème qui, depuis des années, nuit au bon fonctionnement de l’école primaire, rien n’y fait. Le ministre reste ostensiblement sourd et fermé à toutes les propositions de bon sens qui lui sont présentées.

 

Certes, en 2008, il a manifesté une réelle intention de mettre en place des EPEP. Une réforme qui avait le mérite d’accorder un statut à l’école et à son directeur. Ce projet mal ficelé, mal préparé, mal expliqué, établi sans la moindre concertation a fait long feu. Les 500 postes administratifs prévus au budget ont été retirés. La proposition de loi déposée par 3 députés UMP a été ajournée avant d’être « oubliée ».

Cette réforme ne présentait pas que des avantages pour les directeurs. Nous en avions dénoncé certains inconvénients majeurs notamment le fait que le directeur ne soit pas automatiquement président du CA. D’autres points méritaient débat. Il semblait possible d’apporter d’autres améliorations au texte. Au lieu de cela, face à la grogne ambiante, face au refus des syndicats qui se complaisent dans la situation de statu quo pour la direction d’école, le ministre a reculé.

*        

*       Depuis, bien des choses ont changé. Il y a les ministres pour qui « ça roule » et ceux qui sont « sur le toboggan ». C'est un ami du président qui divise ainsi les membres du gouvernement en deux. Mais les mots sont ceux du « chef ». Un chef préoccupé quand il se penche sur les performances de ses ministres.

Pour Xavier Darcos, cela a commencé avant la trêve de Noël. Décrit comme un « bon pro » par l'Élysée, le ministre n'a pas résisté à la crise lycéenne. Le voilà cornaqué par deux spécialistes de la jeunesse : Martin Hirsch et le médiatique directeur de Sciences Po, Richard Descoings.

 

Sa crédibilité s’est tellement dégradée que Xavier Darcos attend avec impatience l’heure de son départ pour le ministère de la Justice. Probablement lors d’un grand remaniement ministériel après les élections européennes du 7 juin prochain...

Un nouveau ministre sera alors nommé à l’Education nationale. Plusieurs noms circulent. Richard Descoings a laissé entendre qu’il n’était pas forcément intéressé. Prudence ou stratégie ? Il se murmure aussi que Nadine Morano est en attente d’un grand ministère et que celui-ci ne serait pas pour lui déplaire…

Le temps que la nouvelle équipe prenne connaissance des dossiers (après son retour de vacances), nous serons en automne. A mi-mandat, Nicolas Sarkozy insistera pour que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas. Il incitera certainement le nouveau locataire de la rue de Grenelle à entretenir de meilleures relations avec les partenaires sociaux. Bref, il faudra compter avec le retour en grâce des syndicats. Si l’on ajoute les difficultés financières du pays, il y aura peu à attendre côté décharges, indemnités ou moyens supplémentaires. Quant au statut…

Pas de quoi rendre optimistes les directeurs d’école pour qui l’année 2009 aura été une année perdue… Une de plus !

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierrot 28/03/2009 11:16

@ Moira,Prends le temps Pierrot de me lire. Tu verras que je ne démolis pas ton travail. Je pense simplement qu'il est trop "sage" vu du gouvernement.  Je te lis avec beaucoup d'attention, et jamais je n'ai pensé que tu "démolissais" un travail somme toute très collectif.À l'opposé d'autres, tu apportes des arguments, et, de plus, notre projet d'EPE est amendable, ce n'est pas un paquet tout fait, à prendre ou à laisser. (comme le CMD)Il n'y a rien de scandaleux à ce que des élus de la nation se préoccupent de la mise en oeuvre de leurs réformes sur le terrain.Le contraire serait plutôt inquiétant, non?> le problème est en amont, dans la préparation de la réforme et la qualité des négociations.Or, nous persistons dans une culture d'affrontement ce qui favorise les coups de gueule et la mise en place de stratégies visant à contourner le dialogue social.> ce qui a pour conséquence ce que nous connaissons depuis des lustres:-même la réforme Jospin ne s'est pas traduite dans les faits, et ce n'est pas par manque de moyens!Dans ce contexte, les députés ont plutôt intérêt (je crois) à s'appuyer sur un projet "sage", qui ne sacrifie en rien leur volonté de voir leurs réformes appliquées, évaluées, voire régulées par des acteurs de terrain.Nous aurions une école proche de ses usagers, incarné par un professionnel de proximité capable de mettre à la sauce locale les instructions nationales.ça REISS l'a compris, et si on prenait le temps de comparer le projet Darcos (celui qui est expérimentable!) et celui des 3 députés on noterait des avancées notables (faut dire qu'entre temps- 8/7/2008- nous avions été reçu au ministère, et que notre rendez-vous prévu pour 1/2 h a duré 2h!), et il y a encore de la place.Reste que Darcos a fermé cette porte. Son seul but affiché "faire des économies" ne peut qu'être un repoussoir pour une école ayant déjà des difficultés à assumer ses missions. Du pain bénit pour le SNUipp.Mais je crois que TOUS les ministres attendaient un "donnant-donnant".> En tous les cas ils ne l'ont pas exprimé (même dans le projet des EPEP de Darcos, le directeur ni ne note ni ne sanctionne et reste le simple exécutant du CA).Par contre TOUS les ministres se sont heurtés au SNUipp (le SE n'est pas loin d'accepter un directeur reconnu) et ont "marchandé" une certaine paix.Il n'y a pas longtemps, suite au rapport Thélot, Fillon, alors, MEN, négociait avec les syndicats:lisez la suite là:http://dirpri.free.fr/documents/table_ronde_03-02-05.htm.  

henri 27/03/2009 16:48

Ouf ! me voilà donc rassuré et peut-être d'autres avec moi : nous pouvons donc dormir sur nos deux oreilles !Ce n'est donc qu'une "une phase d'expérimentation qui n'est même pas clairement établie en droit puisque le décret d'application n'est pas sorti (...)""Et ce n'est pas parce que ça se fait que c'est légal" : merci de reconnaître que cela se fait et probablement que cela est aussi susceptible de se multiplier et de cesser d'être des "cas troublants" (avant de devenir des généralités ?)Restons donc dans la confusion ! "On en a vu d'autres" et on en a même lu d'autres et grâce à toi Dédel, ce n'est pas fini !

Dedel 27/03/2009 16:39

Allons, allons, Henri... ce procédé qui consiste à extraire quelques mots pour leur faire dire ce qu'on veut hors contexte, il est vieux comme le monde... Ce ne sont que de basses attaques.Tu m'avais habitué à des commentaires un peu plus relevés... Et j'ai envie de te dire :"Pas ça, pas toi,pas à moi... "Comme si j'allais approuver cette façon de regrouper des écoles en usine à gaz ingérable en utilisant une phase d'expérimentation qui n'est même pas clairement établie en droit puisque le décret d'application n'est pas sorti. Et ce n'est pas parce que ça se fait que c'est légal. On en a vu d'autres.

henri 27/03/2009 15:13

Surréaliste ? le commentaire de Dédel ? ou proprement aberrant ?Si, si ! relisez ! Lui qui nous invite si souvent à défiler, manifester et engager des épreuves de force contre les mesures ministérielles sous la bannière de son syndicat, voici qu'il souhaite tempèrer la colère et l'indignation des commentaires par des appels au calme, à la retenue !Après tout, il n'y a pas de "déferlement de demandes", mais seulement des " cas troublants".Nous t'avons connu sur d'autres dossiers plus réactifs, plus combattifs : ce serait-ce pas que, au final (je n'ose le penser !) les fusions, les regroupements ne représentent pas une aussi "diabolique" mesure que l'on veut bien le prétendre ?Quoi qu'il en soit, ces dispositions montrent (s'il en était besoin !!!) que les directeurs d'école, non seulement taillables et corvéables à merci jusqu'à présent, vont devenir plus que jamais des personnels non plus comme les autres mais pire : des objets à déplacer, modifiables et modulables à souhait (qu'en pensent les collègues de Nogent sur Marne ?)Est-ce trop tard ?

Moira377 27/03/2009 14:48

@ PirrotJe te sens vraiment en colère et en plus très sincère. Et je te suis sauf sur un point;"relisez bien notre projet d'EPE, et vous verrez combien il répond au besoin urgent de protéger l'école et de lui rendre sa place"Désolé de me répéter mais voici ce que j'écrivais le 16 mars (c'était la semaine dernière) en réponse à une intervention de Merlin sur les EPE du GDID."Rien de diabolique dans ce projet. Il est même très raisonnable. Simplement, il est naïf de penser qu'en l'état il puisse intéresser un ministre de l'Education nationale. Tu penses bien que ce serait déjà fait. On ne peut quand même pas suspecter TOUS ceux qui ont occupé ce poste d'être foncièrement opposés à une meilleure condition des dirlos.Actuellement, impensable avec la crise que rencontre le pays. Le projet nécessite trop de moyens (décharges notamment) en créations de postes. Il est illusoire d'espérer avoir gain de cause sur ce sujet en ce moment.Alors, pourquoi ça n'a pas été fait quand les finances le permettaient ? Parce que les syndicats s'y sont toujours opposés, serait-on tenté de répondre. Sans doute. Mais je crois que TOUS les ministres attendaient un "donnant-donnant".Si on reprend les propos de REISS, on a un éclairage sur ce que voulait X. Darcos : donner les moyens au directeur de faire passer la politique mise en place et faire fonctionner les réformes sur le terrain. A ce sujet, il est très explicite sur l'échec des cycles.On retrouve les mêmes explications dans la bouche de rapporteurs qui ont travaillé sur le sujet.Comme ON (par le biais des syndicats du statu quo) ne veut pas entendre ce discours, ce sera NIET pour le statut ou les moyens qui manquent aux dirlos. "Donnant-donnant" ou "perdant-perdant".Si ce projet EPE intéressait vraiment les députés, ils avaient et ont encore la possibilité de le proposer à l'Assemblée. Surtout depuis la modification de la Constitution qui donne plus de latitude aux parlementaires. S'ils ne le font pas... c'est qu'il y a bien une raison.Personnellement, je l'ai déjà écrit, je suis favorable au statut et pour l'avoir, je vais plus loin, je suis prêt à accepter les EPEP. Parce que j'en ai marre de trimer depuis des années sans moyens, sans reconnaissance, sans salaire décent..."Je ne retire pas un mot. Prends le temps Pierrot de me lire. Tu verras que je ne démolis pas ton travail. Je pense simplement qu'il est trop "sage" vu du gouvernement. Moi, je serais prêt à le prendre tel quel. Il me va. Mais si l'on se place du côté du ministère et du pouvoir, ça ne peut pas leur paraître suffisant.Quant aux syndicats, ils savent que s'ils mettent le doigt dans cet engrenage, on leur bouffe la main. Ce sera donc un refus général de tous les institutionnels.Faut qu'on aille plus loin, Pierrot, si on veut se faire entendre !Moi aussi, je suis en colère contre tout ce qui nous arrive.

Pierrot 27/03/2009 14:25

Tes infos me rendent furax, Furax!En colère contre moi d'abord, de n'être pas assez convaincant, de me perdre dans de trop longues explications alors que les choses rampent si vite. Contre nous ensuite, faut vraiment aimer se faire tondre. Mais dans un sens pourquoi ils se gêneraient? (a-t-on ce que l'on mérite?)Contre ceux qui sont sensés nous défendre enfin, qui nous refusent la reconnaissance et la protection d'un statut, qui refusent l'Autonomie pour nous maintenir dans la dépendance, qui se félicitent d'avoir fait "barrage" au pire... Et on récolte le pire du pire.Ce qui arrive à Nogent est ahurissant, inconcevable... c'est portant là.Ailleurs ce sont des directrices que l'on "force" au mouvement (avec des menaces à peine voilées) pour fusionner Mater & élémentaire.- "Nous avons fait barrage..." nous disait-on.Le dernier commentaire de Dédel est surréaliste:Alors, pour l'instant, c'est vrai, Henri, c'est la confusion. Mais attention cela reste, pour l'instant (soyons vigilants), assez limité en France.Ouf, nous voilà rassurés!Nous sommes dans un pays de droit et nous bossons dans une institution. Les choses doivent être réglées par des textes qui encadrent, délimitent, protègent. Comment continuer à afficher ce genre de posture (nous avons fait barrage...) alors que tout se met en place de manière occulte. > que restera-t-il à faire quand tous les postes des écoles de plus de 10 classes seront dirigées par un personnel directement nommé par l'IA, qui dans le même temps accélère les fusions? - ben pas grand chose, parce que les postes les plus difficiles à pourvoir sont les postes peu ou pas déchargés... On n'aura de plus en plus de "provisoires faisant fonction" facile à dégager pour arriver à des fusions improbables... mais tout va bien, ce genre de dérapage est limité.En attendant la généralisation, relisez bien notre projet d'EPE, et vous verrez combien il répond au besoin urgent de protéger l'école et de lui rendre sa place. Place confisquée par tous ceux qui ne veulent plus y bosser  

Furax 27/03/2009 11:25

Certes le décret n'est pas sorti, mais l' expérimentation en cours n'est pas illégale donc pas contestable, car elle s'appuie sur l'article 34 de la loi Fillon de 2005. (Article sorti du chapeau pour éviter justement d'être dans un vide juridique). http://www.nogent-citoyen.com/wp-content/uploads/2009/03/article-34-de-la-loi-de-programmation-sur-laveniur-de-lecole.pdf

Dedel 27/03/2009 11:11

Pas si simple, Pouk !Les IA et les recteurs mais aussi les maires ont un premier devoir : celui de respecter lalégislation en cours. Ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent car je te rappelle que s'il existe un texte concernant l'expérimentation des EPEP, le décret n'est toujours pas sorti.Ce qui montre 2 choses :1- toute décision illégale peut être contestée en l'absence de décret2- les politiques sont hésitants sinon ils auraient publié ce décret tant de fois annoncé.Alors, pour l'instant, c'est vrai, Henri, c'est la confusion. Mais attention cela reste, pour l'instant (soyons vigilants), assez limité en France. Il ne faut pas laisser croire qu'il y a déferlement de demandes même si elles sont trop nombreuses selon nous. Pas d'affolement même s'il faut dénoncer les cas troublants. Sachons raison garder.

Furax 27/03/2009 11:06

A propos de poste pour seconder le directeur, à Nogent sur Marne, ce qui a été proposé par l'IA lors de la fameuse réunion avec les parents le 4 décembre est : un contrat avenir ! (L'inspectrice a même ajouté, désolée, qu'elle avait trouvé une personne formidable mais que malheureusement elle avait trouvé un meilleur job que contrat avenir, qu'elle tenterait donc de trouver quelqu'un autre (Ces propos sont vérifiables, la réunion a été entièrement enregistrée par la municipalité). Concrètement, cette année, il s'agira d'un enseignant en partie déchargé mais non formé à la fonction de directeur.

PouK 27/03/2009 11:01

Oui, Henri, ça avance et dans la plus grande confusion, tu as raison, parce que justement on laisse les choses se faire. Par "on" j'entends nos syndicats qui vont bientôt s'apercevoir qu'ils vont se trouver débordés par des initiatives locales d'IA ou de recteurs qui, finalement, fferont ce que bon leur semble puisque les textes n'existent pas.

henri 27/03/2009 10:57























EPEP ? ou pas ? Fusion ? ou pas ?

Les choses, s'y elles avancent masquées, avancent malgré tout.

Communiqué du SNUipp qui relève parmi les points en discussion avec l'IA : " les projets de fusion d'école (notamment d'école maternelle et élémentaire)"...

En tout cas, confusion...

.

Martine 27/03/2009 10:43

Le maire M. Jacques J.P. Martin a envoyé une lettre aux parents d'élèves dans laquelle il argumente en faveur de ce regroupement :"Lors de la réunion-débat tenue le 4 décembre 2008, les parents présents nous ont fait part de leurs interrogations face aux changements attendus d’une telle démarche.
Après les avoir écoutés et entendus, je n’ai pas jugé opportun de procéder à une « fusion » des deux écoles pour la rentrée 2009-2010. J’ai donc proposé à Monsieur l’Inspecteur d’Académie que nous nous donnions une année de transition pour réfléchir tout en maintenant deux écoles.
De plus, la mutation de Madame la Directrice de l’école Paul Bert va permettre de créer, confirmant le même nombre de postes d’enseignants, un poste destiné à seconder le directeur de l’école Guy Môquet, lequel assurera l’intérim de l’école Paul Bert.
L’organisation et le fonctionnement des écoles relèvent de la prérogative de leur direction et de l’ensemble des équipes éducatives. Elles prépareront, avec un nouvel inspecteur, pendant l’année à venir le projet pédagogique pour la rentrée 2010 /2011.
La ville de Nogent-sur-Marne développera son soutien pour valoriser les projets pédagogiques en cours (musique et sport) et leur déploiement respectif sur les deux écoles.
Par ailleurs, les locaux des deux écoles pourront être mutualisés afin de permettre le déroulement d’un plus grand nombre d’activités. Dans cette configuration, la création d’une classe de grande section supplémentaire sera facilitée à l’école Guy Môquet par l’utilisation d’une salle de classe sur Paul Bert. Les enfants de l’école Paul Bert bénéficiant déjà d’une bibliothèque pourront la partager avec ceux de l’école Guy Môquet.
Cette mutualisation permettra une mise en place plus aisée de l’accompagnement éducatif dès la rentrée de septembre."Il met l'accent notamment sur le fait que ce regroupement permettra d'obtenir un poste pour seconder le directeur.L'IA suivra-t-elle ?

Furax 27/03/2009 09:57

Dans le cas de Nogent sur Marne, les syndicats commencent à se mobiliser car il s'agit d'un cas unique dans le département, et, j'espère pour les autres, en France, mais ce n'est pas gagné. Au-delà de la question des EPEP, ce qui est inquiétant dans cette histoire est le bombre de classes. Car les EPEP ont été conçus, si j'ai bien compris, pour regrouper des 'petits' établissements, or, il s'agit ici de grouper 2 écoles de 14 classes, ce qui va donner naissance à un mastodonte. Nous (parents et enseignants) sommes mobilisés depuis le début de l'année (nombreux courriers réclamant en vain une concertation, pétition, manifestation...)  mais avons l'impression d'être devant un rouleau compresseur. si vous avez des conseils ...

mat pu j.prevert 27/03/2009 08:51

Je partage assez les inquiétudes de Patrick. Je pense que le risque de contournement existe. Si on nous met ici ou là, un ersatz d'EPEP, on aura tout perdu. Et il y a une probabilité forte pour ces expérimentations décidées par les IA se généralisent ensuite.Ne serait-il pas mieux d'engager une vraie discussion avec le ministère sur le sujet. La discussion peut laisser le champ libre à une négociation qui nous apporterait certaines garanties.C'est le serpent qui se mord la queue car qui peut négocier sinon les syndicats qui eux ne le veulent pas...Anne-Marie  

VALMORI Patrick 27/03/2009 08:11

Les syndicats refusent la mise en place des EPEP. Ils affichent toujours les mêmes "bonnes" raisons : ne pas "caporaliser" l'école.Le risque de cette décision idéologique, c'est de voir fleurir des "expérimentations" sauvages comme celle de Nogent. Les EPEP ne disent pas leur nom mais existent bel et bien avec tous les inconvénients possibles (pas de véritable statut ni pour l'école, ni pour le directeur) et surtout pas de garde-fou en cas de problème.Quelle sera la réaction des syndicats dans le cas cité par "Furax" ? Ce sera intéressant à suivre...

Furax 26/03/2009 23:26

Ce commentaire pour vous informer qu'un EPEP de 28 classes qui ne dit pas nom, est en train d'être mis en place dans les pires conditions (sans aucune concertation) à Nogent sur Marne dès la rentrée (les enseignants qui n'adhèrent pas n'ont même pas la priorité pour partir). Le projet qui ne s'appuie pas sur la loi sur les EPEP (vu qu'elle n'est pas votée), a sorti du chapeau l'article 34 de la loi d'orientation de Fillon de 2005 permettant des expériementations dans le cadre du projet d'école. Résultat : le poste de directeur d'une de 2 écoles mitoyennes de 14 classes chacune a été "bloqué" (terme de l'inspecteur) pour expérimenter une gestion des 2 écoles (soit 28 classes) par le directeur de l'autre école, secondé par un enseignant en partie déchargé. Le projet mené par l'Inspection du 94 et la mairie de Nogent sur Marne a pour objectif de valoriser un projet d'école dans lequel la ville est largement partenaire. Si vous souhaitez vérifier toutes ces infos (courriers officiels) et en savoir plus sur les circonstances de ce fâcheux précédent, vous pouvez aller sur le site commun des 3 associations de parents d'élèves de la ville (FCPE? PEEP et L'Ecolo Parents) (www.nogent-ecoles.com) ainsi que sur le blog d'information local : www.nogent-citoyen.com.

Cedric58 26/03/2009 15:10

Gégé fait allusion au sondage réalisé par le SE-Unsa auprès de la profession. 11640 collègues ont répondu.Ce qui ressort, c'est d'abord que la profession enseignante envisage les formes de lutte pour la défense de l'école plutôt dans le cadre d'un mouvement inter-professionnel.C'est l'action dans la durée qui est privilégiée mais pas dans des grèves longues.Maintenant, le SE va intégrer les enseignements de ce sondage dans ses actions et justement bâtir son mode d'action à partir des réponses obtenues. Nos instances vont travailler avec la volonté de rassemblement de tous les partenaires sociaux. Elles vont ensuite retenir les formes d'action qui reçoivent l'approbation du plus grand nombre.En ce sens, le sondage est intéressant.

Maxime Deleu 26/03/2009 14:27

Ah, mon pauvre Gégé... Cesse de te lamenter...Les temps évoluent... Faut t'adapter. Les luttes à la "grand-papa", c'est du passé. Faut vivre avec son temps... Maintenant on aborde la grève autrement : on fait la "JAS"."Nous vivons une époque moderne, le progrès fait rage" avait l'habitude de dire le journaliste Philippe Meyer dans ses chroniques quotidiennes sur Radio France...Maxime

Gégé 26/03/2009 14:10

Pour faire suite à l'article... ce n'est pas demain qu'on obtiendra notre statut !Pas de quoi être optimiste en effet quand on lit les résultats de l'enquête du SE-Unsa : seuls 5,32 % des enseignants sont d'attaque pour faire grève seuls...Autrement dit, ils préfèrent s'en remettre à d'autres pour engager les luttes ensemble. Si on n'est pas capable de lutter soi-même pour son propre avenir, alors c'est désespérant !Quelqu'un disait que les enseignants ne veulent rien changer... Pas même leurs conditions de travail, si l'on en croit ce sondage... Ils comptent sur les autres pour engranger ! Belle mentalité.Je trouve cette mentalité lamentable. Nos anciens qui se sont battus en 36 doivent se retourner dans leur tombe.

Pierrot 26/03/2009 11:33

@ Théo:"ÊTRE directeur c'est acquérir et cultiver des compétences spécifiques: ""acquérir" par de l'expérience à défaut de formation (ce que le GDiD revendique!).Si on doit "profiler" les postes des grosses écoles, je pense que les directrices et les directeurs devraient être prioritaires, car à défaut de formation, nous avons au moins l'expérience (notre note prend même en compte notre rôle de dirlo alors que le note administrative n'existe pas chez nous!).Alors pourquoi X ou Y ne seraient pas aptes à faire ce que nous faisons tous ? - Je te renvoie à l'enquête de la MGEN (dangeureux sous-marin Darco-Sarkoziste.). C'est évident, on ne s'improvise pas directeur.Et tu m'expliqueras pourquoi le "profilage" déclenche des vocations?Je précise que pour moi, il est  hors de question que je quitte la petite école où j'exerce...PS: Tu pousses le bouchon un peu loin.Ah bon? Et tu crois que je suis le seul sur ce forum? 

Théo62 26/03/2009 11:17

@ Pierrot"ÊTRE directeur c'est acquérir et cultiver des compétences spécifiques:...Toutes choses auxquelles le métier d’enseignant ne prépare pas.…  Le profilage de poste tourne le dos à tout ce que je crois, parce qu'il permet le discours:- en tant que xx je me sens capable de faire la "directrice" ou le directeur, donc nie notre spécificité."Tu pousses le bouchon un peu loin. Est-ce que les dirlos en place ont eu une formation pour les préparer à la spécificité dont tu parles et qui est bien réelle, j'en conviens ?As-tu reçu cette formation ? Et ceux des collègues qui t'entourent dans ta circo ?Eh non ! Personne n'a été formé. C'est bien le drame d'ailleurs. Chacun a dû se former sur le tas et faire sa propre expérience. Alors pourquoi X ou Y ne seraient pas aptes à faire ce que nous faisons tous ? Dans le cas de la CP, c'est une collègue qui visiblement a de l'expérience, en quoi serait-elle moins compétente que toi ou moi ?Disant cela, je ne défends pas le principe ds postes à profil. C'est un autre problème. Un de plus dans l'EN...

Pierrot 26/03/2009 10:37

@ Moira,Pardon de citer mes commentaires:Aujourd'hui:- Sur le PE, le rôle du directeur est plus à la périphérie (recherches, conditions, budgétisation, solidarité, défense, régulation) qu'au cœur. Le directeur travaille sur les métiers de l'enseignant et de l'élève. Il y a donc 3 semaines:- En effet il faut que le directeur d'école soit le porteur du projet de l'établissement, qu'il en soit en même tant l'acteur, le régulateur et son défenseur. Je ne change donc pas de discours.C'est sans doute le mot "périphérie" qui est maladroit, je ne l'ai pas voulu synonyme de "extérieur".  Au contraire et bien entendu que le directeur est partie prenante du PE, mais je voulais juste dire que ce n'est pas dans sa dimension "pédagogique" qu'il y exerce son boulot spécifique de dirlo. Si besoin d'aide pédagogique, on pourra toujours avoir recours aux CP.Je persiste et signe, l'école a besoin de se rapprocher de son public et de ses partenaires, c'est pour cela qu'elle a besoin d'Autonomie et d'avoir un interlocuteur reconnu: un directeur.Si c'est pour la rapprocher un peu pus des IA via les IEN, ben, on profile les postes?ÊTRE directeur c'est acquérir et cultiver des compétences spécifiques:déléguer, mobiliser des personnes-ressources, pacifier, consulter, faire travailler ensemble, arbitrer des conflits... avec comme substance le travail des enseignants et des élèves.Toutes choses auxquelles le métier d’enseignant ne prépare pas.C’est une compétence professionnelle d’une autre nature. Encore faut-il la revendiquer et donc être le premier à y croire…   Le profilage de poste tourne le dos à tout ce que je crois, parce qu'il permet le discours:- en tant que xx je me sens capable de faire la "directrice" ou le directeur, donc nie notre spécificité. 

Moira377 26/03/2009 09:30

Je me suis déjà positionné clairement sur le sujet du statut. Evidemment, comme tous les collègues, je le réclame avec insistance. Je pense même que la seule façon de l’obtenir, c’est d’accepter les EPEP dans leurs grandes lignes avec une modification majeure : accorder la présidence du CA au directeur. C’est impératif et je pense que c’est négociable. Car il faudra bien du donnant-donnant si on veut ce statut.
Le donnant-donnant, ce serait « vous avez un statut et en échange vous exercer un pouvoir hiérarchique dans l’école pour faire appliquer les réformes ». En gros, c’est ce que disait REISS en présentant sa proposition de loi sur les EPEP.
Dans ce cas, je l’ai déjà dit : je suis preneur car j’en ai assez d’être le dindon de la farce à force d’attendre quelque chose qui ne vient jamais.
L’inconvénient, c’est que je me sens assez seul… D’ailleurs, je note une contradiction dans ce que répond Pierrot par rapport à ce qu’il avait déjà écrit sur le sujet et que j’ai retrouvé.
 
Aujourd’hui, Pierrot répond ceci à une conseillère pédagogique :
« Sur le plan pédagogique, je pourrais apporter mon expérience notamment pour monter un projet d'école.. » (Muriel - CP) Pierrot : C'est justement le domaine où il faut que l'équipe puisse se prendre en main et se sente très concernée. Sur le PE, le rôle du directeur est plus à la périphérie (recherches, conditions, budgétisation, solidarité, défense, régulation) qu'au cœur. Le directeur travaille sur les métiers de l'enseignant et de l'élève.
 
Or sur le même sujet, le 5 mars (il y a 3 semaines), Pierrot écrivait ceci :
 
Dans l'Administration, le supérieur hiérarchique est celui qui a le pouvoir de notation et de sanction sur son personnel.Ce pouvoir là, je ne le revendique pas (le GDiD non plus!).… cela brouillerait notre attachement au terrain, à l'école.En effet il faut que le directeur d'école soit le porteur du projet de l'établissement, qu'il en soit en même tant l'acteur, le régulateur et son défenseur.Cette proximité doit être non seulement préservée mais clairement installée.>le directeur ne peut être à la fois juge et partie.Comme il doit continuer à faire partie, il ne peut être juge.
 
Est-il correct de choisir et modifier ses arguments uniquement pour contredire son interlocuteur quitte à se contredire soi-même ?  Et les convictions dans tout ça ?

Gégé 25/03/2009 22:36

De toute façon, ne vous faites pas d'illusions, quel que soit le ministre, il ne se passera rien de plus : les enseignants, par l'intermédiaire de leurs syndicats, refusent tout changement.On le constate depuis 40 ans. On change constamment de ministre et on a des résultats de plus en plus médiocres dans les enquêtes internationales.On a vu tant et tant de ministres défiler sans qu'ils puissent faire quoi que ce soit d'intéressant. Les bonnes idées ne restent qu'à l'état d'idées.Les EPEP qui pourraient vraiment faire avancer le statut, eh bien, comme le reste : remisé dans les armoires poussiéreuses du ministère. En attendant de ressortir un jour au cas où... mais avec l'assurance de retourner sur l'étagère aussi vite.Alors, Descoings, Morano ou un autre...

Delphine IA78 25/03/2009 18:54

Une année perdue après combien d'autres ?C'est assez désespérant de voir que rien n'avance pour nous.Si on regarde ce qu'on a eu depuis la signature du protocole, ça va faire bientôt 3 ans, à part les fameuses "avancées" du SE... RIEN ! Ah si, l'obligation d'arrêter la grève administrative et l'arrivée de charges nouvelles de plus en plus nombreuses. Y en a marre !