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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:55


Alors qu’en ce jour de grève, l’ensemble du système éducatif est mobilisé, des études sur l’Education nationale, habituellement rendues publiques, dorment toujours rue de Grenelle.

 

Chaque année, le ministère de l’Education nationale multiplie études et données statistiques sur l’état de l’école publique et notamment l’évolution des effectifs. Mais cette année, bon nombre de ces données pour 2008, n’ont toujours pas été publiées.

 

Pourtant les enquêtes ont été réalisées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (D.E.P.P.). D’ailleurs, les salariés de la D.E.P.P. réclament la publication de la vingtaine de notes non publiées. A savoir notamment : le coût de l’éducation, le coût de la recherche, l’orientation après le bac (les entrées à l’université, dans les écoles…), les sorties sans diplôme du système éducatif et la validation des acquis.

 

Pour la CGT-FERC (Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture), qui lutte depuis des mois pour faire sortir les chiffres, il n’y a pas de doute, les études dorment tranquillement sur une étagère du ministère. Pour Daniel Blondet, de la CGT-FERC, « la publication au compte-gouttes des informations est inacceptable », précisant que « si 10 des 38 données manquantes ont été publiées en janvier dernier, c’est uniquement à cause de la petite pression médiatique. »

 

Le 28 janvier dernier, nous avons publié un article intitulé : « Evolution du niveau des CM2 (1987 – 2007) : l’étude cachée du ministère  ». Le lendemain, la D.E.P.P. était autorisée à rendre publique cette étude…

 

Au fil des mois, l’interrogation se transforme en accusation. Et cette accusation vise directement le ministre car, parmi les études en sommeil, se trouvent celles qui concernent la démographie. Soit les projections d’effectifs, c’est-à-dire l’évolution du nombre d’élèves inscrits dans le public d’une année sur l’autre.

Or,  Xavier Darcos s’est appuyé sur une baisse des effectifs prévue pour expliquer la suppression (ou « non remplacement ») des 13 500 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. De là à soupçonner le ministre de dissimuler volontairement les données, il n’y a qu'un pas que certains n’hésitent pas à franchir…

 

Contacté par Bakchich, le ministère de l’Education nationale a expliqué qu’il était de bonne foi, les quelques retards n’étant dus qu’à des problèmes techniques au moment de la reproduction. « Ces problèmes arrivent de temps en temps, il y a parfois des incidents incontrôlables ». « Par ailleurs, ajoute l’interlocutrice du ministère, Mireille Sybille, ce ne sont pas des diffusions en temps réel. Il n’y a pas d’exacte adéquation entre la parution et la diffusion des textes. »

 

Le SNUipp s’engouffre dans la brèche :

 

« Comment comprendre que le ministère s’entête à supprimer 3000 postes d’enseignants en RASED et de diminuer de 3000 le nombre de postes au concours alors que, plus que jamais en temps de crise il est nécessaire d’investir dans la formation pour transformer l’école et assurer la réussite de tous les élèves ? Suppressions de postes d’autant plus inadmissibles que les écoles élémentaires et maternelles accueilleront 14 000 élèves supplémentaires en septembre 2009 ».

 

Publications retenues pour cause de « problèmes techniques » mais aussi absence de réactivité à la forte mobilisation du 19 mars. Le ministre peut-il rester sourd aux messages qui lui sont envoyés et que partagent largement les Français ?

 

« L’avenir de l’école et la réussite de tous les élèves nécessitent que le ministre prenne la mesure de la colère et du rejet que provoque sa politique éducative et budgétaire », déclare le SNUipp dans un communiqué à l’issue de cette journée.

 

Pour l’instant, aucun rendez-vous syndical n'est inscrit à l'agenda du ministre de l'éducation nationale. Faut-il y voir une forme d'autisme politique ? Ou s'agit-il déjà de laisser les dossiers à un successeur ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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merlin 26/03/2009 19:11

Muriel,   Je n'ai pas voulu dire qu'en tant que CP , tu n'avais pas de compétences pour devenir directrice. Ce serait stupide de ma part, on nomme bien sur des directions à 8 classes des jeunes à peine sortis de l'Iufm. Je dis simplement qu'il semble bien qu'actuellement, dans certains départements, des CP soient préssentis pour prendre des grosses directions et je pense que dans ces mêmes départements , ces postes interresseraient des dirlos déjà en exercice depuis plusieurs années. Ceux-là me semblent plus à même d'exercer dans de bonnes conditions le métier de directeur. S'ils sont écartés par le fait du Prince, ce n'est pas normal, mais on entendra pas non plus beaucoup de protestations syndicales, ce qui est tout aussi choquant ( bien que ça ne surprenne que les naïfs). C'était le sens de mon propos, mon département n'est pas encore concerné, je vais essayer de passer une nuit sereine mais nous verrons bien si aucun CP ne " pique" de direction en dehors des règles du mouvement. Je pense que ce sera le cas.

Pierrot 26/03/2009 08:13

@ Muriel,En quoi la conseillère pédagogique que je suis serait-elle moins capable de diriger une école ? > à priori le manque d'expérience! Je pense, à partir de ton commentaire, que tu ne te rends pas compte de la difficulté et des dégâts sur le personnel toujours plus jeune que l'on nomme sur ces postes.Au GDiD nous avons mis en public 3 numéros de tél. pour apporter de l'aide aux directrices et directeurs, plus un "mail" anonyme... C'est 4 à 5 cas par semaine! Et souvent douloureux.tu dis:Sur le plan administratif, j'ai l'habitude de seconder mon IEN et il m'arrive très souvent de devoir faire des rapports, des synthèses...Justement, c'est ce qui devrait inquiéter, un directeur ne seconde pas un IEN. Il administre un bâtiment, c'est à dire qu'il effectue un travail administratif de "proximité" et pas de "dossier". Chaque action qu'il mène il en mesure directement les effets.Sur le plan politique on peut le comparer à un Maire, alors qu'un IEN... Sur le plan pédagogique, je pourrais apporter mon expérience notamment pour monter un projet d'école.. C'est justement le domaine où il faut que l'équipe puisse se prendre en main et se sente très concernée. Sur le PE, le rôle du directeur est plus à la périphérie (recherches, conditions, budgétisation, solidarité, défense, régulation)  qu'au coeur.le directeur travaille sur les métiers de l'enseignant et de l'élève.Sur le plan relationnel, je ne pense pas être à ce point incapable de m'entendre avec une équipe..Encore une erreur. Le plan relationnel concerne surtout les partenaires.Le travail d'équipe, puisque nous bossons dans une Institution, est codifié, par contre le niveau de discussion avec les élus, les relations avec les parents, le types de dialogues avec la MDPH, l'IEN et l'IA, la médecine scolaire... celui-là il n'est pas réglementé...Pour dire Muriel, que directrice / directeur est un métier. Il ne suffit pas de se sentir capable, il faut y avoir des compétences particulières.je regrette que ton commentaire puisse laisser penser qu'être directeur est à la porté d'un chacun. Tous les jours nous avons la preuve du contraire.les conseillers pédagogiques seraient en train de "piquer" les places de dirlos (les bons postes, dit-il)..C'est un constat clair dans certains départements qui ont publié les listes des candidats.La mise en "profil" des grosses écoles a créé des vocations tardives chez des CP, qui, de fait (sur un poste à profil celui qui travaille près du décideur à un avantage... Qu'il n'a pas si c'est le barème qui départage!) piquent bien les postes aux directeurs qui se construisent une carrière en gardant les mains dans le cambouis.Je tiens également à signaler que 85% des hors-classes sont des enseignants qui n'ont pas de classe.la preuve que de "seconder" un IEN est plus "rentable" que d'être au quotidien aux côtés de nos usagers. 

Muriel 25/03/2009 23:12

Je suis un peu surprise de lire sous la plume de Merlin ce commentaire :Laissons donc nommer des personnels qui ont des qualifications autres ( les CP par exemple) censés être alors plus compétents que les dirlos de base pour accomplir une mission dont ils sont coupés depuis pas mal de temps pour certains.En quoi la conseillère pédagogique que je suis serait-elle moins capable de diriger une école ?Sur le plan administratif, j'ai l'habitude de seconder mon IEN et il m'arrive très souvent de devoir faire des rapports, des synthèses..Sur le plan pédagogique, je pourrais apporter mon expérience notamment pour monter un projet d'école..Sur le plan relationnel, je ne pense pas être à ce point incapable de m'entendre avec une équipe..Je suis également surprise par ce que semble dire Merlin : les conseillers pédagogiques seraient en train de "piquer" les places de dirlos (les bons postes, dit-il)..Où a-t-il vu cela sinon dans un cauchemar ?Que Merlin se rassure, cette info est loin d'être généralisée et, pour ce qui me concerne, je me sens très bien là où je suis. Qu'il dorme tranquille...

Gégé 25/03/2009 22:39

Pierrot"Je suis convaincu que ça passera par le dialogue et la conviction... donc je suis patient."Tu te fais vraiment des illusions... C'est beau d'être jeune.... Mais, trop jeune pour comprendre le fonctionnement de la grande maison...Moi, je sais que je serai en retraite avant que ça change.Toi, tu en profiteras peut-être, si tu as encore 20 ou 25 ans à faire. Mais c'est bien de garder l'espoir.

Pierrot 25/03/2009 21:23

faudrait savoir, je suis "anti syndical primaire" ou je cherche à faire "ami ami" avec les syndicats? - Je suis convaincu que ça passera par le dialogue et la conviction... donc je suis patient.Et je suis prêt à mettre autant d'énergie pour défendre mes idées que ceux qui dépensent la leur afin de détourner la conversationOK Patrick, pas grand chose à attendre, d'ailleurs je n'attend rien, par contre pas question de quitter le terrain avant la fin du match.Et ne t'en fais pas, notre projet d'EPE est loin d'être enterré. 

merlin 25/03/2009 19:29

L'indignation syndicale " en faveur" du problème de la direction d'école me fait penser à celle de Sarko " en faveur" des salariés des entreprises qui licencient: grandes déclarations d'intention, belles formules et emportements convenus, et ...rien au bout. il faudra bien passer à autre chose ou le but recherché sera obtenu: le dirlo de terrain disparaîtra au profit d'un " nommé sur profil" reste à savoir lequel bien que l'on puisse avoir quelques idées.................

VALMORI Patrick 25/03/2009 15:50

Pierrot, je suis convaincu (et de plus en plus) qu'on n'a rien à attendre des syndicats. Inutile d'essayer de les amadouer, de leur expliquer, de tenter de ne pas les effrayer... on n'arivera jamais à leur faire entendre raison. On ne pourra jamais s'en faire des alliés. Leur intérêt : temporiser. Toujours autant de gagné pour eux.Je pense qu'il ne faut plus hésiter à les attaquer frontalement. Et c'est ce que j'apprécie sur ce site : pas de langue de bois.Plus on les attaquera, plus on les obligera à se positionner et même si c'est contre nous, on aura marqué des points parce que la confrontation aura permis de mettre le problème de la direction sur la place publique.Chaque fois qu'on est clair vis à vis des syndicats, on arrive à souder les directeurs. C'était le cas après la signature du protocole. Réprobation générale et gros succès de l'enquête Ifop-GDID.Ne le prends pas mal, Pierrot, mais c'est un peu le "reproche" que je peux t'adresser (si tu me le permets) : avec ton association, tu essaies trop de vouloir faire "ami-ami" avec les syndicats. Tu vois bien qu'ils ne prennent même pas la plume pour te répondre. Ou alors ils écrivent en langue de bois. En réalité, ils doivent se marrer derrière leur clavier. Je suis persuadé que pour souder la profession, il faut prendre des positions courageuses. Je pense aux EPEP notamment qu'on pourrait relancer tout en essayant d'améliorer les quelques points qui nous déplaisent. Au final, ils ne sont pas si nombreux. On se ferait entendre d'une manière qui n'apparaîtrait pas comme du suivisme syndical. Ils seraient contraints de "jouer" contre nous. Pas sûr qu'ils en aient le courage car ils savent que les risques seraient importants pour eux.

Pierrot 25/03/2009 15:15

@ Théo,Curieux cette façon de tout ramener au "petit', quand on parle des directrices et des directeurs:- petit chef, petit bout de la lorgnette...Ceci-dit, tu es toi aussi hors sujet.• qui a prétendu que la JAS remplaçait la grève?Il faut même être timbré pour penser que le mouvement social actuel puisse avoir la même intensité  s'il n'était porté que par une JAS.Revenons donc à nos moutons (domaine qui vous est familier non?)> il n'y a pas eu de mouvement de grève spécifique contre la suppression  de 3000 postes de RASED.Il y a eu d'un côté une communication importantes, des actions spécifiques, mais la question du RASED n'a pas entraîner à elle seule une grève.Nous proposons une JAS sur la question des directeurs.Donc Théo je confirme, c'est la JAS ou RIEN!PS @ Ralbol.Je sais, ses commentaires ne méritent pas de réponse, mais juste pour lui signaler 2 choses.> fonctionnaires grévistes  à peu près 25%... Donc 75% de tout va bien?75% de pros Sarko?75% d'anti syndicalistes primaires? Quant à ceux qui ne veulent pas perdre de fric (les salauds!), on fait la liste de ceux qui ne seront pas ponctionnés d'1/30° et qui ont défilé?Je te reconnais pourtant une qualité Ralbol, en réaction primaire tu es imbattable. 

Ralbol 25/03/2009 14:32

La "jas"... un gadget fait par et pour ceux qui trouvent prétexte à ne pas faire grève !Dans cette catégorie :  - ceux qui ne veulent pas perdre de fric (ou le moins possible) - ceux qui trouvent que tout va bien - ceux qui qui sont pro-Darcos ou pro-Sarkozy - ceux qui sont anti-syndicalistes primaires

Théo62 25/03/2009 12:08

@ Pierrot"on parlera des différences entre JAS et grève.Parce que pour le moment c'est JAS ou RIEN."Si on ne regarde que par le petit bout de la lorgnette, alors oui, tu as raison...Mais les grèves  (depuis novembre) touchent un public plus large et des revendications elles-aussi plus larges... Heureusement qu'il y a encore des gens qui luttent vraiment sur le terrain...

Pierrot 25/03/2009 12:02

@ Cédric,Sur le sujet de la J.A.S. je suis en accord avec Dedel...Et tu es autant hors sujet que lui! la JAS que nous proposons ne vient pas de nulle part.1- d'abord parce que nos charges ne cessent d'augmenter (lire le bulletin 15 du GDiD) sans aucune compensation.2- aucun syndicat ne s'en préoccupe (mal à l'aise ils ont tué la grève administrative et innové la retenue de salaire pour service non fait)3- Thierry a montré que la JAS a un retentissement certain, et plutôt bien accueillie auprès des collègues (tous, pas mal d'adjoints ont déjà participé)4- en tant qu'association nous n'avons pas le droit d'appeler à la grève.De toutes les manières nous n'aimons pas le mélange des genres. • le SE ou le SNUipp proposent quelque chose pour contrer les fusions, les profilages et l'accroissement de nos tâches?à partir de là on parlera des différences entre JAS et grève.Parce que pour le moment c'est JAS ou RIEN. 

merlin 25/03/2009 11:39

Pierrot, " ils disent quoi, là?"  ...probablement pas grand'chose car pour eux le choix est fait. Des dirlos ayant une reconnaissance ( statut?) différente que celle d'aujourd'hui devient de plus en plus indispensable dans les grosses structures... de plus en plus nombreuses. La logique voudrait que ces postes soient ouverts prioritairement aux dirlos en poste pouvant alors bénéficier d'un avancement de carrière en mettant leurs compétences aquises au service de leur équipe. Mais cela nécessiterait de reconnaître qu'un dirlo a des compétences qui lui sont propres ( qu'il n'est donc pas totalement un instit comme les autres) et cela est insupportable pour certains. Laissons donc nommer des personnels qui ont des qualifications autres ( les CP par exemple) censés être alors plus compétents que les dirlos de base pour accomplir une mission dont ils sont coupés depuis pas mal de temps pour certains. On n' en est pas à un paradoxe près.Une question se pose: les dirlos des déparements concernés vont-ils accepter la situation? vont-ils à terme se laisser démissionner si certains occupent une place convointée par un postulant " à profil" ? J'espère que non, il devient urgent de se sentir comme faisant partie d'une catégorie d'enseignants ayant une mission particulière, actuellement menacée de disparition ou de confiscation. Nos postes supprimés nous donneront-ils droit à un mouvement aménagé? on ne sait pas. Serons-nous soutenus par les défenseurs des salariés? on sait que non.  " Selon que vous serez dirlo ou pas, vous serez défendus ou pas...."( plagia).

Cedric58 25/03/2009 11:02

Sur le sujet de la J.A.S. je suis en accord avec Dedel. Une opportunité pour les oeuvres caritatives ou associations qui travaillent pour les plus humbles de la socité mais en aucun cas cette action ne peut remplacer une grève.Quend on se lance dans une grève, on veut d'abord montrer qu'on n'est pas satisfait et que le dialogue n'a pas été possible mais on cherche avant tout l'efficacité. On ne peut se permettre de lancer des grèves à répétition. Donc, il faut mettre les moyens nécessaires pour avoir des chances d'être entendus. Pas évident avec les grèves d'un jour alors croire que ce pourrait lêtre avec des journées de solidarité ?

Pierrot 25/03/2009 10:59

La JAS : une idée généreuse qui peut apparaître comme une alternative à la grève pure et dure.Complètement hors sujet, mais très révélateur de la volonté de bipolariser, de schématiser...c'est la grève qui a permis d'arracher des progrès ou de faire annuler des projets funestes. Le CPE, vous vous souvenez... Sans la grève... aurait-on obtenu le même résultat ? Et plus près de nous, les reculs successifs de Darcos (RASED, EPEP, formation, enseignants chercheurs, réforme du lycée...) ?Soit plus complet Dédel, le CPE, comme pour les reculades de Darcos & Sarko, sont le fruit de grèves... étudiantes & lycéennes.Par contre on peut citer les retraites, où la forte mobilisation et la grève dure et longue des fonctionnaires n'ont rien donné...Mais bien entendu que la grève doit rester un outil de pression.La JAS est un outil supplémentaire, il est plus fort que la pétition (engagement nominatif+financier), elle ne peut être que populaire, elle à vocation à être médiatisée (remise des chèques) et pénalise le gouvernement.De plus si on l'accompagne d'une journée thématique "solidarité" dans nos classes on ajoute à cette action un écho de proximité important. @ Merlin.Cette catégorie n'a pas la faveur des syndicats qui préfèrent même voir nommer sur ces postes une nouvelle race de dirlos, celle issue des CP et autres IMF, dont le principal " mérite" est de ne plus être enseignant chargé de classe. Cela semble se confirmer notamment dans l'hérault où beaucoup de CP postulent sur des postes de direction à profil.> Ce qui devrait inquiéter le SNUipp, FO, SUD... car comment imaginer autrement qu'en "petit chef" un directeur nommer sur son profil par l'IA?Autre crainte, un CP n'a pas d'expérience de direction, de gestion, d'administration (au sens noble), du contact avec les partenaires.Sa "légitimité" il ne la tire que du côté "pédagogique"... domaine dont les enseignants protègent leur liberté.Tous ceux qui nous bassinent avec le déséquilibre et la mauvaise ambiance dans les équipes qu'installerait automatiquement un directeur avec un statut, ils disent quoi là? 

merlin 25/03/2009 10:17

Dirlos, Rased? le combat n'est pas le même pour les syndicats. D'un côté les Rased, dont les membres représentent un socle dur de militants pour le syndicat Snuipp majoritairement. De l'autre les dirlos, " gentils" pour les nommés d'office, " suspects" pour les anciens dans la fonction, soupçonnés inévitablement de vouloir devenir des " patrons d'école", à la botte de l'IA et l'IEN , ça va de soit. A noter qu'il y a une vingtaine d'années, les dirlos étaient au contraire la courroie de transmission du syndicat de l'époque , le Sni. Les temps changent.Le problème des dirlos, c'est qu'il y a nombre de profils: dirlos nommés ATP pour un an , qui fait son taf en essayant d'éviter le bug, dirlo à 2 ou 3 classes avec des copains adjoints, et puis dirlos de 8 classes et plus, partagés entre une classe et un boulot de direction quotidien, plus les multiples stages et APE à organiser, qui est devenu de fait un chef d'établissement virtuel.Cette catégorie n'a pas la faveur des syndicats qui préfèrent même voir nommer sur ces postes une nouvelle race de dirlos, celle issue des CP et autres IMF, dont le principal " mérite" est de ne plus être enseignant chargé de classe.   Est-ce une plus value pour l'école? probablement pas mais cela explique le peu de battage syndical sur ces nomminations à profil. Chers collègues dirlos et dirlettes, si vous voulez être reconnus et ne pas être les dindons de la farce, il va falloir vous battre et au risque de fâcher Dédel, en dehors des structures syndicales qui vous ont déjà rayé de leurs listes.

Dedel 25/03/2009 08:53

La JAS : une idée généreuse qui peut apparaître comme une alternative à la grève pure et dure.Mais ce procédé pour généreux qu'il soit me semble dangereux à terme s'il devait se substituer à la grève. N'oublions pas que la grève c'est le recours ultime quand on a tout exploré pour se faire entendre et qu'on n'y est pas parvenu.N'oublions pas que Sarkozy a créé le SMA pour casser la grève. Ne disait-il pas "en france, quand il y a des grèves on ne les voit pas...". C'est vrai, il aurait mieux fait de se taire.Imagine-t-on se faire entendre par une gentille journée de solidarité ? Oui, côté opinion publique, on marque des points. Et encore combien le sauraient ?Hélas, je dis bien hélas ! c'est la grève qui a permis d'arracher des progrès ou de faire annuler des projets funestes. Le CPE, vous vous souvenez... Sans la grève... aurait-on obtenu le même résultat ? Et plus près de nous, les reculs successifs de Darcos (RASED, EPEP, formation, enseignants chercheurs, réforme du lycée...) ?Bref, la démonstration n'est plus à faire. Oui à des actions solidaires mais attention de ne pas se donner bonne conscience à bon compte.

Pierrot 25/03/2009 08:38

@ gérald,Sur la comparaison Directeurs/RASED.- la situation n'est pas "directement comparable" c'est vrai, mais l'accélération des fusions d'écoles et la nomination par profil tendent à la disparition de postes aussi. Mobilisation syndicale?- Sur la JAS... On se lance, notre optimisme n'a d'égal que notre enthousiasme.- OTP:On se base sur cet article:http://www.boamp.fr/index.php?action=avisFO1&identifiant=08-15968&total=1&_s=0&indice=0

AVIS D'ATTRIBUTION DE MARCHE
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) Nom, adresses et point(s) de contact :
Ministère de l'éducation nationale, service des technologies et des systèmes d'information Sous direction des infrastructures techniques et des plans d'informatisation Bureau des études techniques et des plans d'informatisation STSI A1 Département du pilotage des achats - sAAM C2 61-65, rue Dutot, à l'attention de M. le secrétaire général, F-75015 Paris. E-mail : ce.saamc2@education.gouv.fr.....
SECTION II : OBJET DU MARCHE
II.1) Description
II.1.1) Intitulé attribué au marché par le pouvoir adjudicateur :
prestations de fournitures de concessions de droit d'usages à titre non exclusif (licences) et d'intégration d'une solution d'authentification forte à base de composant à " mot de passe à usage unique " communément appelés OTP (One Time Password) ainsi que la fourniture de clés de sécurité....
SECTION V : ATTRIBUTION DU MARCHE

Marché n° : 0700377

Intitulé : Prestations de fournitures de concessions de droit d'usages à titre non exclusif (licences) et d'intégration d'une solution d'authentification forte à base de composant à " mot de passe à usage unique " communément appelés OTP (One Time Password) ainsi que la fourniture de clés de sécurité.
V.1) Date d'attribution du marché : 26 novembre 2007
V.2) Nombre d'offres reçues :
V.3) Nom et adresse de l'opérateur économique auquel le marché a été attribué :
RSA SECURITY IRELAND LIMITED,Bay 81/82 Shannon Free Zone,IE-,Shannon Country Clare.
V.4) Informations sur le montant du marché :

Valeur totale finale du marché :

Valeur : 2 933 673,95 EUR.
TVA comprise.
. Taux de TVA (%) :21 

thierry fabre 24/03/2009 23:44





A Gérard Huet
 
Tâchons donc de rester crédible :
 
Sur l’analogie entre Rased et des dirlos, il n’était pas question des situations respectives des uns et des autres, mais bien de comparer l’ampleur des luttes, des mobilisations pour les Rased, face au silence lancinant, depuis des années, pour ce qui concerne la direction d’école. Il n’est qu’à se rappeler le mutisme et les fuites de Dedel sur ce sujet, dans ce blog, pour se rendre compte qu’il y a un problème. Là où un syndicat aussi puissant que le SNUipp a su faire preuve de sa capacité d’action pour 3000 collègues, on constate son peu d’allant pour 4000 autres.
Perte de postes et suppressions pour les uns, poste non pourvus pour les autres. La différence est mince. Que des directions soient « occupées » par des jeunes faisant fonction, nommés manu militari, on le sait bien. Cela est-il moins grave pour autant ?
Depuis plus de 10 ans, ce sont plus de 30 000 collègues qui ont arrêté la direction d’école. Il n’est aucun exemple similaire d’une telle désaffection dans l’ensemble des trois fonctions, publique, territoriale et hospitalière. Cela ne mériterait-il pas un minimum d’action, une once de réaction, un chouia d’attention, un peu de volonté et de courage ?
Sur la JAS, le chiffre avancé n’est là qu’à titre d’exemple. Bien entendu, nous ne nous attendons pas à recevoir 225 000 contributions. Avec seulement 50 000 dirlos, ce serait difficile. Pour autant, ce chiffre a volonté de montrer que cette action n’est en rien estampillée GDID et peut très bien figurer demain au rang d’actions plus larges et plus innovante que l’habituel tryptique pétition/manifestation/grève. J’exagère ? Pas tant que ça : on constate, ici ou là, que les (bonnes) idées trouvent souvent preneur Par exemple ici http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Don-de-greve-a-l-Unicef-_38826-867270_actu.Htm
 Enfin, sur le coût des clés Otp, on n’invente rien et on s’est simplement rancardés aux meilleurs sources, celles du site des marchés publics. Tu y trouveras le montant que nous avons indiqué, le nom et l’adresse de l’entreprise irlandaise qui a obtenu ce marché, etc… C’est à l’annonce n°119, Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) du 15/06/2007 n° 113 B, Dépt. 75
http://www.boamp.fr/index.php?action=avisFO1&identifiant=08-15968&total=1&_s=0&indice=0
 
 
En espérant que ces quelques lignes te convainquent de notre crédibilité…
Thierry fabre

Gérald Huet 24/03/2009 22:58

J’attache toujours beaucoup d’intérêt aux infos du GDID. Néanmoins, je pense que si nous voulons être entendus, il nous faut rester crédibles dans nos dires et nos actions. Or, dans le bulletin d’information n° 15 reçu ce jour, je note 2 ou 3 points qui appellent les remarques suivantes :
 
C’est vrai qu’on ne retrouve pas la même mobilisation syndicale sur le problème de la direction d’école que sur celui des RASED. Mais, peut-on rapprocher les 2 situations comme cela est fait dans le bulletin ? Pour les RASED, il s’agit de suppressions de postes. Quand il manque 4000 directeurs, les emplois existent bel et bien et ils sont occupés par des jeunes, des faisant fonction…etc.
 
la J.A.S. (Journée d’Action Solidaire)   « Si 30% des enseignants de l'école publique (soit 225 000 collègues) participent à la JAS, cela représenterait 2,5 millions d'euros de perte pour l'état. »
 
D’abord, il est illusoire d’imaginer la participation d’un tiers des enseignants à une telle action. Je crois que le GDID l’a déjà tentée et que le résultat, bien que satisfaisant, n’a pas atteint de tels sommets.
Ensuite, cela ne se traduirait pas forcément par une perte pour l’Etat. On vient de le voir avec le Sidaction qui a eu lieu ce week-end, qui a rapporté davantage que l’an dernier mais qui ne réjouit pas pleinement les chercheurs… Ceux-ci dénoncent en effet la baisse de contribution de l’Etat. La France baisse sa contribution annuelle au Fonds mondial de lutte contre le sida, de 300 millions d’euros en 2007, elle est passée à 250 millions d’euros en 2008. Gel en 2009 et 2010.D’autres associations ont également dénoncé une baisse de leur financement.
Chaque année, le gouvernement ajuste le financement accordé aux associations. On peut donc imaginer que les sommes recueillies par la J.A.S. et reversées à une œuvre caritative soient retirées, dans une même proportion, des subventions habituelles. Opération blanche pour le budget de l’Etat, en quelque sorte…
 
Le coût des clés OTP
« Les clés d’un coût unitaire de 8.17 €TTC sont acquises par le rectorat et ont une durée de vie de 5 années à partir de leur date de fabrication. »
Environ 50000 directeurs + 36000 maires,  + chefs d’établissement secondaire, + IEN…, on doit arriver à 100000 clés. On est loin des chiffres annoncés : 2 933 673,95 euros … . 

Dedel 24/03/2009 15:09

J'ai eu un mal fou à envoyer mon message. Je l'ai réécrit pour le renvoyer et je vois que celui qui est passé est le 2ème. J'ai tellement écrit vite que je ne me suis pas relu et je découvre de groooosses fôtes !!!!"Faut t'y faire..." et non "faut y faire...""Voilà" au lieu de "volià"...Désolé...De plus, je vois que la réponse de Pierrot passe après mon commentaire...Toutes mes excuses, Pierrot.

Les directeurs en lutte 24/03/2009 15:20


@ Dedel et Pierrot
La plateforme overblog nous cause quelques soucis aujourd'hui : bugs, lenteur d'affichage...etc.
Le commentaire posté par Dedel s'est affiché de façon incomplète avant de disparaître (???). Il est resté suffisamment affiché pour permettre à Pierrot d'y répondre. Ne voyant plus son message,
Dedel l'a retapé. De notre côté, nous avons relancé et c'est le second message de Dedel qui est apparu à l'écran. D'où l'inversion.
Toutes nos excuses à tous les deux pour ce problème technique indépendant de notre volonté.


Dedel 24/03/2009 14:50

Faut y faire, Pierrot... Notre bon Darcos prépare ses bagages. Il n'a plus la tête à ses réformes...Volià ce qu'en dit Marianne...
Xavier Darcos, ministre sur le départ
 
Invité de France Inter ce matin, le ministre de l’Education nationale a botté en touche sur tous les sujets. Le déni, c’est une bonne méthode pour apaiser un mouvement de contestation qui fête ses deux mois et passer tranquillement ses derniers jours à la tête d'un ministère...
 
Le mouvement de protestation entre dans sa huitième semaine et Xavier Darcos répond de plus en plus mollement aux attaques : « Je voudrais faire observer que derrière tous ces mouvements, il y a beaucoup de choses qui marchent », a-t-il expliqué sur France Inter ce matin, « Il me semble que la crise est moins grande aujourd’hui dans le second degré, dans l’école primaire, au collège et au lycée. On peut même dire que les choses se sont à peu près stabilisées… »
 
Mais Xavier Darcos a une explication en or pour expliquer la persistance de la « grogne » : il s'agit d'un mouvement politique. Il en veut pour preuve l’existence de deux types de contestataires : « Il y a dans les mouvements que nous voyons aujourd’hui, ceux qui se posent de vraies questions, qui souhaitent que les choses s’améliorent, qui veulent débattre avec nous, avec Valérie Pécresse. Et puis il y a ceux qui considèrent que le verdict du suffrage universel ne concerne que ceux qui l’acceptent et qui n’acceptent pas des réformes qui ont été décidées démocratiquement, qui ont été votées par le Parlement et qui s’opposent de manière systématique. » Xavier Darcos aurait-il oublié qu’il est un des rares ministres de l’Education nationale à avoir réussi à se mettre à dos les présidents d’universités, une catégorie du personnel que même Michèle Alliot-Marie aurait du mal à assimiler à l'ultra-gauche... 
 
Xavier Darcos répond de façon tout aussi je-m'en-foutiste quand on lui explique qu’il a engagé des « reculades » dans tous les domaines : « Non, nous ne reculons pas sur tout : nous expliquons mieux et nous négocions. (…) Ce que nous souhaitons, c’est que les réformes que nous proposons soient comprises. Et lorsque nous sentons qu’elles ne le sont pas ou qu’elles suscitent une opposition absolument systématique, nous reparlons. Sur les lycées, nous n’avons pas reculé : nous avons simplement décidé que les lycéens devaient tous être entendus. Sur le décret enseignants-chercheurs : il n’a pas été retiré, il a simplement été réécrit. »
 
Le ministre de l’Education nationale ne veut pas non plus reconnaître que le volet de la réforme consacré à la formation des enseignants répond essentiellement à une logique d’économie budgétaire. C’est pourtant simple à comprendre : c'est mathématique ! Aujourd’hui, les futurs enseignants passent deux tiers de leur temps ou presque en formation contre un tiers sur le terrain. A l'avenir, la formation ne représentera qu’un tiers et la pratique deux tiers…

Les directeurs en lutte 24/03/2009 14:51



  Des bugs sur OverBlog qui nous ont contraint à relancer les 2 derniers commentaires (Pierrot et Dedel) qui, du coup, se trouvent inversés.
Toutes nos excuses à nos lecteurs.



Pierrot 24/03/2009 14:49

Dédel, c'est moi qui m'occupe de la revue de presse sur dirlo.org. http://www.dirlo.org/modules.php?name=News&file=article&sid=1075...Et je m'y fait très bien! >par contre, qui a été consulté pour le CMD? 

Dedel 24/03/2009 14:43

Pierrot, il va falloir t'y faire... Notre bon Darcos va quitter la maison... Il prépare déjà ses cartons et n'a plus la tête aux réformes... Va-t-on le regretter ? On sait ce qu'on perd...Voilà ce qu'en dit Marianne...Xavier Darcos, ministre sur le départ

Invité de France Inter ce matin, le ministre de l’Education nationale a botté en touche sur tous les sujets. Le déni, c’est une bonne méthode pour apaiser un mouvement de contestation qui fête ses deux mois et passer tranquillement ses derniers jours à la tête d'un ministère...
 
Le mouvement de protestation entre dans sa huitième semaine et Xavier Darcos répond de plus en plus mollement aux attaques : « Je voudrais faire observer que derrière tous ces mouvements, il y a beaucoup de choses qui marchent », a-t-il expliqué sur France Inter ce matin, « Il me semble que la crise est moins grande aujourd’hui dans le second degré, dans l’école primaire, au collège et au lycée. On peut même dire que les choses se sont à peu près stabilisées… »
 
Mais Xavier Darcos a une explication en or pour expliquer la persistance de la « grogne » : il s'agit d'un mouvement politique. Il en veut pour preuve l’existence de deux types de contestataires : « Il y a dans les mouvements que nous voyons aujourd’hui, ceux qui se posent de vraies questions, qui souhaitent que les choses s’améliorent, qui veulent débattre avec nous, avec Valérie Pécresse. Et puis il y a ceux qui considèrent que le verdict du suffrage universel ne concerne que ceux qui l’acceptent et qui n’acceptent pas des réformes qui ont été décidées démocratiquement, qui ont été votées par le Parlement et qui s’opposent de manière systématique. » Xavier Darcos aurait-il oublié qu’il est un des rares ministres de l’Education nationale à avoir réussi à se mettre à dos les présidents d’universités, une catégorie du personnel que même Michèle Alliot-Marie aurait du mal à assimiler à l'ultra-gauche... 
 
Je recule pas : j’explique !
Xavier Darcos répond de façon tout aussi je-m'en-foutiste quand on lui explique qu’il a engagé des « reculades » dans tous les domaines : « Non, nous ne reculons pas sur tout : nous expliquons mieux et nous négocions. (…) Ce que nous souhaitons, c’est que les réformes que nous proposons soient comprises. Et lorsque nous sentons qu’elles ne le sont pas ou qu’elles suscitent une opposition absolument systématique, nous reparlons. Sur les lycées, nous n’avons pas reculé : nous avons simplement décidé que les lycéens devaient tous être entendus. Sur le décret enseignants-chercheurs : il n’a pas été retiré, il a simplement été réécrit. »
 
Le ministre de l’Education nationale ne veut pas non plus reconnaître que le volet de la réforme consacré à la formation des enseignants répond essentiellement à une logique d’économie budgétaire. C’est pourtant simple à comprendre : c'est mathématique ! Aujourd’hui, les futurs enseignants passent deux tiers de leur temps ou presque en formation contre un tiers sur le terrain. A l'avenir, la formation ne représentera qu’un tiers et la pratique deux tiers…

Mais visiblement, Xavier Darcos a décidé de ne pas se compliquer la vie avant de quitter ses fonctions.

Pierrot 24/03/2009 09:56

Théo, tu déformes mes propos afin de te réconforter dans la position du gentil.Le gouvernement propose la réforme de la formation des enseignants. Tu la trouves bonne par nature au seul prétexte qu’il faut absolument réformer l’Education nationale. NON, je ne la trouve pas bonne, parce que uniquement guidée par un souci d'économie sans celui de l'efficacité.NON, je ne la trouve pas bonne parce qu'elle n'est pas issue d'un consensus.NON, je ne la trouve pas bonne parce que quelle que soit la légitimité issu des urnes, un gvt ne peut s'absoudre du dialogue et l'arrogance n'est jamais justifiée.Mais OUI, je pense indispensable une réforme de la formation des enseignants aussi (c'est une évidence non?)Et OUI je suis persuadé que quelle que soit cette réforme elle mettra en branle des coordinations et des étudiants dans la rue.Et, je crois  que c'est cette crainte de se voir déborder par leur gauche qui rend les syndicats pour le moins "frileux" (pas que les syndicats d'ailleurs).Donc, il n'est jamais question dans mes commentaires de tout accepter les yeux fermés, JAMAIS.Mais ce n'est pas une raison pour tout refuser les yeux fermés.Je ne crois pas que l'on puisse savoir sans les autres. C'est pourquoi je prêche pour le dialogue. La recherche du consensus.Sortir des slogans et des postures et rentrer dans le débat d'idées.Ce qui implique le respect de l'autre, l'humilité et exclut la rigidité.Pour cela il faut un syndicalisme fort, or (thierry l'a très bien expliqué) ce n'est pas le cas en France.Et même dans l'EN, ou le FSU est puissante, on a du mal à freiner les lubies de nos ministres.Il y a donc bien un PROBLÈME de stratégie syndicale.Celle du gvt, aller vite et par petits morceaux, nous laisse le SMA, les nouveaux programmes, les SRAN, le soutien, ...Pour les EPEP, alors qu'il y avait la place pour discuter et amener de l'autonomie et de la cohérence à l'école (alors que l'on est dans la dépendance!) ça a été NIET...Mais voilà, il faut pouvoir crier "victoire", donc on montre ses muscles en prétendant avoir bloqué le réforme la PLUS DANGEREUSE, même si en coulisse on reconnaît que le statut d'établissement est logique.Ce genre de com. est catastrophique parce qu'elle gèle l'idée même que l'on puisse en discuter.C'est de cette logique de l'affrontement qu'il faut sortir, et pour cela il faut commencer par balayer devant sa porte. 

shadow 24/03/2009 09:55

Il n'y a pas si longtemps: Bac ( souvent licence) + 3 ans d'EN rémunérés. Le temps des PE est venu, un seul corps, tous égaux, mais ne comparons pas trop la vie du " vrai" prof est celle du PE.  A-t-on gagné? perdu? les avis sont partagés.Mais un sujet essentiel est bien celui-là: que proposent les syndicats ( gros et petits) pour demain? quel projet de réforme? quelles évolutions de structures? On ne sait pas. Effectivement l'impression est générale: les boites mails des écoles sont remplies des " non à..." , mais nous savons aussi que l'école fonctionne mal, soumise aux consignes diverses et variées de tous bords. Alors demain , ça sera comment pour le SE ? le Snuipp ? les autres?

Théo62 24/03/2009 09:08

Tu es vraiment extraordinaire, Pierrot. Pourquoi prêtes-tu aux syndicats des idées de contester toute proposition de réformes ?
 
Prenons l’exemple de celle qui empoisonne actuellement les ministres Darcos et Pécresse…
 
Le gouvernement propose la réforme de la formation des enseignants. Tu la trouves bonne par nature au seul prétexte qu’il faut absolument réformer l’Education nationale.
Les syndicats, les profs, les élèves, les étudiants, les coordinations… s’opposent à ce texte et tu y vois un refus systématique de la réforme.
 
Aujourd’hui. Licence (Bac +3) + 1 an de préparation au concours + 1 année de formation professionnelle rémunérée
Demain ? Licence (Bac +3) + 2 ans de Master sans rémunération
Toujours 5 ans d’études, mais suppression de l’année de stage rémunérée.
 
Dans la réforme annoncée, la deuxième année d’IUFM pendant laquelle les étudiants ayant réussi le concours sont actuellement stagiaires dans des classes sera supprimée. Par voie de conséquence, ils ne seront plus rémunérés pendant cette seconde année. L’Etat réalisera par cette opération une économie sur la rémunération de 18000 stagiaires, soit 10000 postes équivalents temps plein.
 
Et quel affreux contestataire affirme de si vilaines choses ? Les syndicats ? Les profs ? Les étudiants ? Non, Pierrot, le très sérieux journal « Les Echos ».
 
C’est pour ces raisons qu’on ne peut pas tout accepter les yeux fermés, Pierrot. Le ministère ne réalise que des réformes avec pour tout horizon les économies à réaliser en suppression de postes. Et toi, tu t’imagines que c’est dans l’intérêt de l’école… Ben non !

Théo62 24/03/2009 09:05

Tu es vraiment extraordinaire, Pierrot. Pourquoi prêtes-tu aux syndicats des idées de contester toute proposition de réformes ?
 
Prenons l’exemple de celle qui empoisonne actuellement les ministres Darcos et Pécresse…
 
Le gouvernement propose la réforme de la formation des enseignants. Tu la trouves bonne par nature au seul prétexte qu’il faut absolument réformer l’Education nationale.
Les syndicats, les profs, les élèves, les étudiants, les coordinations… s’opposent à ce texte et tu y vois un refus systématique de la réforme.
 
Aujourd’hui. Licence (Bac +3) + 1 an de préparation au concours + 1 année de formation professionnelle rémunérée
Demain ? Licence (Bac +3) + 2 ans de Master sans rémunération
Toujours 5 ans d’études, mais suppression de l’année de stage rémunérée.
 
Dans la réforme annoncée, la deuxième année d’IUFM pendant laquelle les étudiants ayant réussi le concours sont actuellement stagiaires dans des classes sera supprimée. Par voie de conséquence, ils ne seront plus rémunérés pendant cette seconde année. L’Etat réalisera par cette opération une économie sur la rémunération de 18000 stagiaires, soit 10000 postes équivalents temps plein.
 
Et quel affreux contestataire affirme de si vilaines choses ? Les syndicats ? Les profs ? Les étudiants ? Non, Pierrot, le très sérieux journal « Les Echos ».
 
C’est pour ces raisons qu’on ne peut pas tout accepter les yeux fermés, Pierrot. Le ministère ne réalise que des réformes avec pour tout horizon les économies à réaliser en suppression de postes. Et toi, tu t’imagines que c’est dans l’intérêt de l’école… Ben non !

Pierrot 24/03/2009 08:22

@ Dédel:Tu fais allusion à la commission Thélot. Je te rappelle qu'elle n'a débouché sur rien du tout. Comment pouvait-on en attendre plus quand on sait que les IEN ont fait des synthèses d'écoles, que les IA ont fait des synthèses d'IEN, que les recteurs...En plus, il y avait les parents qui pouvaient s'exprimer directement...Comment résumer du qualitatif de manière claire et nette ? C'est de l'enfumage... On est bien d'accord Dédel, comme le peuple n'est pas consultable, comme il est impossible de "synthétiser" ses  doléances, ben on pense pour lui pendant qu'il broute.La commission Thélot a fait son boulot.C'est vrai que son rapport est un peu indigeste, mais si on s'en donne la peine (l'effort) on y retrouve tout ce que l'on dit depuis des lustres.L'enfumage vient des politiques d'abord (pas d'ambiguïté), mais aussi des syndicats (pas tous, mais il y en a tellement...).Je me souviens très bien du monologue préalable du SNUipp dans les réunions... Pas vraiment engageant devant un parterre nombreux  "d'acteurs non EN" de l'école, qui venaient, en dehors de leur activité professionnelle dire leur intentions.D'ailleurs, le succès de cette consultation et des échanges montre bien que les citoyens, à qui appartient l'école, sont disponibles pour la réforme.Ce qui amène au commentaire de Isabelle.Merlin à raison.Il n'exonère pas les fautes du gouvernement, là-dessus il y a consensus.Il pointe le conservatisme syndical enseignant. Le fait que ça fasse une fois de plus n'est pas une raison pour ne pas le (re)dire puisque ça ne bouge pas. Pire les choses s'aggravent.- Comment accepter les conséquences du profilage pour les directions des grosses écoles?- Qui a discuté du CMD, solution avancée par le plus grand syndicat EN et qui est de nature à changer le fonctionnement de l'école?- Quel ministre a pu réformer l'école depuis l'éclatement de la FEN (accusée de cogestion)?On le voit bien dans les commentaires, vous dites rarement en quoi une réforme est mauvaise, l'important étant la manière de la contrer, mais vous ne dites jamais quelles adaptations faire pour avoir une école en phase avec la société:- Tu prends l'exemple de la formation des enseignants.OK.> faut-il réformer la formation.- OUI.- comment?...> faut-il réformer le lycée?- OUI- comment?...Ben là peu de réponse... Du conservatisme ou des réponses "enfumées": le CMD.Et à chaque reculade d'un gouvernement on demande d'aller plus loin dans la reculade, pas d'entrer dans le discussion:- préalable retirer la réforme!Or, on l'a dit, là on est plus dans le pragmatisme, mais dans le politicien, dans la tactique.Il est dans l'ordre des choses de se méfier, critiquer, s'opposer à des mesures prises par un gvt, surtout quand il s'agit de la fonction publique.Par quelle magie serait-il interdit d'avoir un attitude similaire envers un syndicat? 

Isabelle Censier 23/03/2009 22:57

Merlin, il faut cesser de croire que tout est de la faute des syndicats. En ce moment, Xavier Darcos ne sait plus comment se sortir de sa réforme de la formation des enseignants. Il ne pense qu'à une chose : quitter au plus vite ce ministère. Il ne s'en cache plus. Richard Descoings l'a même confirmé ce matin au micro de Jean-Pierre Elkkabach.Alors, la gestion de l'argent de l'école, les missions et responsabilités... il n'est pas en mesure d'entendre ce discours. Il ne sert donc à rien d'accabler les syndicats, UNE FOIS DE PLUS !

merlin 23/03/2009 22:18

Il faut quand même bien reconnaître que toute réflexion sur le fonctionnement de l'école est bloquée par les syndicats. En dehors du classique " plus de postes " rien sur le financement des écoles ou même la gestion de l'argent à l'école, rien sur les responsabilités et obligations des uns et des autres, rien sur l'évolution possible de nos établissements. Une seule raison à cela: qu'on prenne le problème par n'importe quel bout , cela revient à poser celui de la direction et du directeur: son rôle, ses missions... sa reconnaissance. Et ça, il y en a qui ne souhaitent surtout pas mettre le doigt dans l'engrenage...!reste le mouvement Freinet.... mais ça a pas l'air de botter Dedel non plus!

Dedel 23/03/2009 17:13

@ PierrotTout à fait d'accord avec toi quand tu dis que l'école n'appartient pas qu'aux enseignants.: D'ailleurs, dans de nombreux pays, on ne demande pas l'avis des enseignants quand on réforme. Attention, je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire, bien au contraire...Pas d'accord quand tu dis :"Et toi tu oublies les Parents, les élus..."En fait, j'ai écrit ceci : "c'est aussi l'affaire de beaucoup d'autres personnes. N'oublie pas les adjoints."Mon "N'oublie pas les adjoints" n'était pas exclusif...A vrai dire, Pierrot, je n'y crois pas à cette "démocratie directe" qu'évoque Delphine. Mais j'ai compris qu'elle disait ça plutôt sous forme de boutade...Tu fais allusion à la commission Thélot. Je te rappelle qu'elle n'a débouché sur rien du tout. Comment pouvait-on en attendre plus quand on sait que les IEN ont fait des synthèses d'écoles, que les IA ont fait des synthèses d'IEN, que les recteurs...En plus, il y avait les parents qui pouvaient s'exprimer directement...Comment résumer du qualitatif de manière claire et nette ? C'est de l'enfumage...

Pierrot 23/03/2009 16:49

@ dedel,Et toi tu oublies les Parents, les élus...À oui c'est vrai, le CMD les exclut déjà.L'école n'appartient pas aux directeurs, c'est une évidence, mais elle n'appartient pas non plus aux enseignants, c'est une autre évidence.Plus sérieusement Delphine propose un forum ouvert àTous ceux concerné par la direction des écoles... ça me plairait bien.(Même en partant sur le thème du CMD . Au fait, quelqu'un a pensé à consulter la profession pour faire de ce concept une revendication?)Mais un tel forum a existé. Lors de la commission Thélot.L'idée d'un directeur reconnu comme tel y a été largement majoritaire alors que le GDiD n'était encore qu'un balbutiement.PS (ou PC) Surtout qu'on n'a pas forcément les idées très éclairées si on n'est pas un lycéen sensibilisé aux problèmes politiques ou si l'on ne veut réfléchir qu'à son intérêt immédiat.Patrice citait plus haut  Jean-François Revel "L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place"  

Dedel 23/03/2009 15:39

@ DelphineOn se grandit toujours à refuser la démagogie. Comment veux-tu qu'on puisse tirer une synthèse de tout ce qui sera écrit par les uns et par les autres. Surtout qu'on n'a pas forcément les idées très éclairées si on n'est pas un lycéen sensibilisé aux problèmes politiques ou si l'on ne veut réfléchir qu'à son intérêt immédiat. Oui c'est de la démagogie.Tu proposes, en plaisantant, d'ouvrir un site identique aux directeurs afin qu'ils puissent s'exprimer. Sauf que tu oublies que l'école c'est aussi l'affaire de beaucoup d'autres personnes. N'oublie pas les adjoints. Ils ont, me semble-t-il tout autant le droit de s'exprimer que les directeurs. C'est une vision d'ensemble du problème qu'il faut avoir, Delphine. 

Delphine IA78 23/03/2009 15:24

Nouveauté : un site officiel pour connaître ce que pensent les lycéens de la réforme que leur concocte Richard Descoings chargé de seconder notre pauvre Xavier Darcos bien mal en point..."Que tous ceux concernés par le lycée s'expriment"... Telle est l'invite de ce site.On ne passe plus par les syndicats, ni par les représentants des coordinations qui ont fleuri. Les usagers sont directement invités à donner leur avis. Après tout pourquoi pas si on estime que les délégués ne représentent pas grand monde...Ne pourrait-on demander qu'on nous crée un site officiel afin que chacun des directeurs puisse donner son avis. Nos représentants syndicaux ne représentent pas grand monde, non plus... Alors, pourquoi ne pas s'adresser à nous directement comme on le fait pour les lycées ?La démocratie directe...

mat pu j.prevert 23/03/2009 11:16

"Vous verrez alors comment l’école fonctionne mieux quand chacun s’y sent bien."Oh ! ça ressemble bigrement à de la propagande...Si l'école Freinet c'était la panacée, il y a bien longtemps que beaucoup de collègues s'y seraient engouffrés. Hélas, aux yeux dela plupart, cela ne reste, au mieux, qu'une belle utopie.Anne-Marie

Pierrot 23/03/2009 10:12


@ Patrice.
Mais, cher ami, ne sais-tu pas où nous ont conduit les idéologies ? le fascisme... le bolchévisme... 
"L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place".
 
Bien entendu Patrice, mais, et c'est pourquoi j'insiste depuis quelques articles, je ne crois pas (j'espère tout au moins) que Théo utilise ce répertoire.
Je ne parle pas d'extrêmes ni de dogme. 
Sarko n'est pas dans ce registre.(à moins que le "bling-bling ne soit une idéologie...)
Par contre, c'est la partie où je rejoins Théo, c'est bien la droite qui est aux affaires.
Mais elle ne s'affirme pas idéologiquement (Hirsh,Fadela...).
On est plus dans l'inspiration libérale que dans l'ultra libéralisme (à moins que la passion des montres voyantes soit de la doctrine...)
Quand je dis préférer plus d'idéologie, je parle de courants de pensée, je veux dire que nous avons besoin d'une droite et d'une gauche républicaines clairement définies. Je ne parle pas d'idéologies d'un autre siècle.
On doit pouvoir avoir le choix entre 2 projets de société clairs.
Mais cela suppose de s'affronter sur des idées et pas sur des slogans. Cela demande de la conviction et pas de la démagogie, du charisme et pas de la posture.
 Donner un coup de barre à droite et un autre à gauche, ce n'est pas gouverner, être dans la demande et l'offre politique je n'appelle pas cela de l'idéologie, mais de l'opportunisme (excellente chanson de Dutronc!).
Qualifier cela de d'idéologie est une attitude paresseuse, elle ne nous demande pas d'effort sur nous même, simplement stigmatiser l'autre.
- c'est un frein à la recherche de consensus (indispensable à la réforme)
- c'est un frein à la refonte de notre logiciel (image politicien à la mode) afin de proposer une alternative sociale, solidaire, crédible.
> résultat, au lieu de profiter de la période pour définir notre vision, nous avons un PS accaparé par les personnalités (et pas par les idées), l'émergence de partis nouveaux à sa gauche et un modem à sa droite qui se dit ni de droite ni de gauche (idéologie?).
Qui profite de cette situation?
Je n'ai pas besoin de diaboliser Sarko pour m'opposer. 
Je préfère dire pourquoi ça sera mieux avec nous.
 
PS"nous ne recevrons pas les syndicats" ou "toutes les mesures ont déjà été prises"...
 
non, c'est de la stratégie, le B et A BA de la politique politicienne: ne pas lâcher quand l'opposition le demande...
 
Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'ils ont raison contre tout le monde ! 
Non, et je n'aime pas trop cette envolée.
D'abord parce que le "tout le monde" s'est exprimé par un vote. Donc, si on garde ton argument, c’est Sarko qui a raison.
-Je suis élu pour faire ceci (au niveau du discours)
Et je suis entièrement d'accord avec Cédric:
Pour l'instant, le gouvernement fait le sourd mas je suis persuadé qu'il sera obligé d'intervenir d'une façon ou d'une autre. 
 
Dernière Chose:
Je ne soutiens pas ce gouvernement.
Par contre je respecte sa légitimité. C'est avec lui que je dois composer.
Cela ne m'empêche pas de m'y opposer et d'espérer voir ceux qui ont mes préférences reprendre le pouvoir... En respectant les échéances.
> je rappelle que l'on traitait de fascisme rampant la politique de de Gaulle, et de Bolchevique à la solde de l'URSS Mitterand...
Cette façon de caricaturer les choses, je le répète, est intellectuellement flémarde.

Paul 23/03/2009 09:21

Mesdames, messieurs, les directrices et directeurs d’école et chers collègues
 
Aucune provocation dans ma façon de m’adresser à vous sur ce site. A tous ceux qui pensent que la conduite d’un groupe passe inexorablement par un statut donnant pouvoir de… sur…, nous vous proposons de prendre connaissance d’une autre façon de travailler ensemble.
 
Philippe Meirieu explique bien le sentiment d'insécurité des enseignants : "ils oscillent toujours entre deux extrêmes, se sentir responsable de tout et ne se sentir responsable de rien".
Il précise aussi que l'institution lui semble excessivement infantilisante, caporalisante avec les enseignants. "Construite sur un modèle archaïque, elle empêche les relations humaines de se développer, elle met en tension les cadres intermédiaires condamnés au flicage ou à l'abandon".  
 
Dans le contexte des réformes gouvernementales, contestées massivement de la maternelle à l'université, l'ICEM  44 vous propose de participer à son 19ème  Salon les 25 et 26 mars à Nantes.
Sous le titre "« Une école pour penser, repenser l’école », L'Icem Freinet  entend approfondir 4 questions : "quelles finalités, quels contenus, quelles pratiques pédagogiques, quelle organisation de l'école permettront de former des personnes capables de penser et construire une autre société coopérative, écologique et solidaire". Pour répondre à ces questions, l'Icem invitera Hubert Montagner, Pierre Madiot, Nicolas Go, Pierre Frackowiak, Sylvain Grandserre et Isabelle Delcambre.
 
Ce que nous cherchons, chers collègues, c’est encourager la prise de responsabilité, pour travailler en équipe, par la création de cadres sécurisants qui aident à avoir "prise sur le quotidien".
Vous verrez alors comment l’école fonctionne mieux quand chacun s’y sent bien.

Gégé 22/03/2009 16:07

Manque de réactivité, reculade...Tout est bon pour fustiger le ministre.En réalité, c'est le corps enseignant dans son ensemble, de la maternelle au supérieur qu'il faut incriminer.Impossible de réformer. Refus systématique. Le pompon, c'est qu'on entend les mêmes, ceux qui s'opposent à toute tentative de réforme, clamer qu'il est indispensable de réformer l'école, le collège, le lycée, l'université...On a le corps enseignant "le plus bête du monde". Mais, ça, aucune étude ne le mesure.

Viviane 21/03/2009 22:53

Darcos recule simplement parce qu'il craint que les étudiants descendent dans la rue en masse. Le gouvernement à peur que ce soit le déclencheur qui mette le feu aux poudres, comprendre par là, que le mouvement étudiant entraîne dans son sillage tous les mécontents ce qui pourrait déboucher sur un blocage du pays.

Dedel 20/03/2009 21:53

La mobilisation n'aura pas été inutile puisqu'on apprend que Darcos recule sur la réforme de la formation des enseignants. Tout n'est pas gagné car il ne fait que la repousser d'un an. Mais comme disait Luc Ferry, en politique, ajourné ça veut dire abandonné... Ce ne sera peut-être pas le cas mais c'est une façon pour Darcos de laisser le bébé à son successeur...Cette journée est donc la preuve que l'on peut obtenir mais seulement dans le cadre d'un rapport de force. Et ça suppose qu'on soit nombreux, unis et qu'on décide d'y aller tous ensemble.

Cedric58 20/03/2009 17:52

Oui, Dedel, j'ai fait grève et j'ai bien marché... Pour l'instant, le gouvernement fait le sourd mas je suis persuadé qu'il sera obligé d'intervenir d'une façon ou d'une autre. C'est ce que disent aussi les chroniqueurs politiques qui savent bien qu'il n'est pas possible de ne pas réagir à une telle mobilisation.Dans quelques semaines, on nous annoncera de nouvelles mesures, c'est évident.Dans l'immédiat, c'est un coup d'arrêt à l'inflation de suppressions de postes en tous genres, aux réformes les plus bancales (Rased, EPEP...). Si ça ne sera pas un retour en arrière toute... ce sera au moins une stabilisation et une grosse hésitation à terminer le travail de sape entrepris.

Théo62 20/03/2009 14:04

Pierrot, tu trouves que ce n'est pas de l'idéologie que de dire le soir d'une manifestation d'ampleur comme hier : "nous ne recvrons pas les syndicats" ou "toutes les mesures ont déjà été prises"...Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'ils ont raison contre tout le monde ! Ques seules leurs idées sont porteuses de bon sens ! Que seules leurs mesures sont efficaces ! Que ce qui est bon pour tous, c'est ce qu'ils ont décidé !Et ce n'est pas de l'idéologie ?Quasiment tout ce qu'entreprend notre président est teinté d'idéologie.Le bouclier fiscal (tu disais que les députés UMP..)La réintégration dans l'OTAN contre l'avis de tous... y compris de députés UMP muselés par la motion de censure...Le traité de Lisbonne contre l'avis du peuple...Les réformes de l'école dont le seul but est de réaliser des économies...J'en passe et des meilleures...Crois-moi, Pierrot, tu fais fausse route en soutenant ce gouvernement.

Patrice Druez 20/03/2009 13:46

QUOI ? Que vois-je ?Je préférerais justement plus d'idéologieMais, cher ami, ne sais-tu pas où nous ont conduit les idéologies ? le fascisme... le bolchévisme... De nos jours : la construction européenne ultralibérale avec ses conséquences désastreuses (délocalisations, chômage de masse, pauvreté...).Plus près de toi encore : les milliers de suppressions de postes dans le privé mais aussi à l'école, à l'hôpital, dans les tribunaux... bref, l'application idéologique de la RGPP.Idéologie encore chez les syndicats qui prônent le CMD ou chez ceux qui attendent avec impatience les EPEP pour avoir un bon poste.Mais toujours la même connotation péjorative des différentes idéologies : imposer ses idées aux autres.Sais-tu ce qu'en disait Jean-François Revel ? "L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place".Ressaisis-toi, Pierrot !

Pierrot 20/03/2009 13:20

Théo, je ne défends pas.Rien de positif ni de gratifiant quand je dis que Darcos à l'échine souple, au contraire.Je préférerais justement plus d'idéologie, donner du sens à la politique au lieu qu'elle ne soit que politicienne.Je lisais la semaine dernière un article sur "sauvons l'école".2 "spécialistes" détaillaient une stratégie pour pouvoir réformer l'EN...Sauvons l'école y voit la preuve du "complot marchand", alors, et c'est déjà trop, que ce n'est que la divagation de 2 "technocrates" sur la manière l'EN serait réformable, quelqu'en soit le but.-réformer par petits bouts, surtout pas globalement. Or, je pense le contraire.1- on DOIT réformer2- montrer la considération que l'on a vis à vis des enseignants.3- dire où on veut aller (idéologie)4- négocier. Or Sarkozy et Darcos ne s'en tiennent qu'au 1  en jouant l'opinion contre le "conservatisme" syndical:> Politique politicienne.Mais on n'arrivera pas à se mettre d'accord Théo, comme disait Che on apprécie le niveau de liquide qu'il y a dans le verre:Certain que c'est une politique de droite qui se met en place (idéologie), mais avec de sérieuses embardées (pragmatisme) 

PouK 20/03/2009 10:33

"aucun rendez-vous syndical n'est inscrit à l'agenda du ministre"C'est une stratégie qui vient de tout en haut... Hier, Fillon a été clair sur TF1 : rien de plus malgré la journée d'action.Il faut attendre que les mesures prises en février produisent leurs effets...Nous, les effets, on les verra en septembre quand on aura plus d'élèves dans nos classes, moins de maîtres spécialisés pour ceux en difficulté et pas de remplaçant en cas d'absence de collègue malade.Oui, nous pouvons établir dès maintenant le calendrier des effets des mesures prises.

Théo62 20/03/2009 10:23

Tout cela montre bien combien l'idéologie est prégnante dans toutes les mesures prises dans l'Education nationale, comme ailleurs, bien sûr.Tu vois Pierrot, les faits t'apportent chaque jour un démenti. Toi qui persistes à penser que la réalité est adaptable même si elle politique.On planque les chiffres qui montrent une hausse des effectifs pour justifier des suppressions de postes.Economies forcées au détriment du service public. Indéfendable, Pierrot !